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 What now ? | William

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Féminin
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MessageSujet: What now ? | William   Jeu 6 Oct - 13:21

What now ?
ft. William & Esperanza
Cela faisait une heure qu’Esperanza faisait les cent pas dans son immense salon. Elle n’avait pu se résoudre à entreprendre quoique ce soit. Parfois elle s’arrêtait, relevait la tête vers la fenêtre puis reprenait sa marche. La métisse ne tenait pas en place. Dans sa main on pouvait apercevoir un papier. Une note. Esperanza l’avait reçue dans la journée. Un coursier était venu à sa rencontre pour lui remettre ce message sans plus de cérémonie. La styliste aurait pu s’agacer après tout, elle avait passé l’âge de communiquer avec des petits mots. Et puis elle avait lu l’annonce. Quelqu’un lui donnait rendez-vous. Quelqu’un qui disait connaître son problème et vouloir l’aider. Esperanza se laissait volontiers emporter par l’imprudence quand elle avait la promesse qu’on l’aide à se débarrasser du parasite qui lui rongeait les entrailles. Alors depuis qu’elle avait pris connaissance de la note, elle ne pouvait plus s’empêcher de bouger. Impatiente de connaître l’identité de ce mystérieux sauveur. En espérant qu’il puisse vraiment l’aider auquel cas il subirait la colère redoutable de l’ancienne pirate. Il faisait nuit, l’heure approchait. La lune était immense, lumineuse et majestueuse dans le ciel sombre de la Nouvelle-Orléans.

La richissime veuve avait congédié ses employés et quitté sa demeure –ou plutôt celle de son ex-mari dont elle avait hérité- au volant d’un petit bijou épargné par l’apocalypse et le chao actuel. Après de longues minutes de route, Esperanza arriva finalement au sud de la ville, près de l’usine en ruine dans laquelle elle avait rendez-vous. Elle freina dans un crissement de pneus sonore et sortit de son véhicule en claquant la porte. Niveau discrétion, elle repasserait. Mais la métisse était impatiente, pressée. Peut-être qu’elle n’aurait pas dû, peut-être qu’elle fonçait tout droit dans un piège. Heureusement elle n’était pas si imprudente. En plus des dons qu’elle possédait, la jeune femme s’était munie d’un 9mm qu’elle s’était procurée au marché noir. L’arme était fermement accrochée à sa ceinture, elle n’hésiterait pas à laisser un cadavre derrière elle si on lui cherchait des ennuis. Ca n’aurait pas été la première fois de sa longue vie qu’Esperanza mettrait un terme à l’existence d’autrui. Simplement que dans cette nouvelle vie, elle préférait le faire dans la discrétion le plus totale.

Les ténèbres rongeaient les alentours du lieu de rendez-vous. Et puis finalement, les rayons argentés de la lune laissèrent apparaitre la bâtisse en ruine. Esperanza fit une moue perplexe. Rien ne lui promettait que l’usine ne leur tomberait pas sur la tête. Mais c’était un risque à prendre. Quelques instants plus tard, la jeune femme se retrouva à l’intérieur de l’usine. Les vitres étaient brisées, une épaisse couche de poussière recouvrait d’anciennes machines à l’arrêt depuis des lustres. Quelques ampoules grésillaient. En regardant sa montre, Esperanza constata qu’elle était en avance. Elle n’avait pas pu attendre plus. Au plus profond d’elle-même elle espérait que tout ça n’était pas une blague. La jeune femme avait gardé la note dans la poche arrière de son pantalon. Cette fois elle ne marchait pas, plantée au milieu de l’entrepôt, les bras croisés contre sa poitrine, la métisse attendait son interlocuteur le visage fermé. Elle ne savait pas du tout à qui elle aurait à faire. Un homme, une femme ? Un vieille sorcière rabougrie ? Ou encore ce parasite d’Hélios qui voulait la menacer une énième fois ? Soudainement lasse, Esperanza ne put retenir un soupire. Ca faisait à peine deux minutes qu’elle était là que déjà elle avait l’impression d’attendre depuis une éternité.

« J’en connais qu’on aurait pendu pour moins qu’ça…»
marmonna-t-elle.

Oui Esperanza était impatiente, mais elle n’en pouvait plus de ce parasite qui lui pourrissait l’existence. Distraite, elle s’approcha d’une vitre. Le reflet quasi transparent qu’elle y aperçu la fit vivement reculer. Depuis qu’elle était devenue Hellraiser, Esperanza n’avait plus jamais pu s’apercevoir dans un miroir ou quoique ce soit. Son reflet lui rappelait à chaque fois le monstre qu’elle était et c’était décidément trop dur à encaisser. En reculant, la jeune femme fit résonner ses pas dans toute la bâtisse, manquant de trébucher sur une barre de fer. Elle n’entendit pas que quelqu’un arrivait enfin à travers ce vacarme. La réponse qu’elle attendait depuis bien plus longtemps qu’elle ne pouvait le croire arrivait.




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MessageSujet: Re: What now ? | William   Sam 8 Oct - 1:32

WHAT NOW ?
 FT ESPERANZA

~ music mind ~

Un coursier. Juste ça. Un bout de papier, et quelques mots. Il avait suffisamment de contacts dont certains n'étaient pas moindres, pour savoir que la belle voulait retrouver sa nature d'antan. Si c'est pas merveilleux. Dieu n'était pas innocent sur cette punition? Peu importait au fond, mais ça avait donné matière à l'ancien commodore question motif de rencontre avec la source de sa tourmente éternelle. Celle à l'origine de sa déchéance, de tout son désastre charnel et mental et qui avait autant transformé son âme que son corps. Il lui avait cédé par amour, mais quelle était sa raison à elle, pour ce qu'il avait subi, pour les décisions qu'elle lui avait imposé. Un oups? Une préméditation si longtemps travaillé, pour venger son équipage qu'il avait torturé et mis à mal? Pourtant il avait tout donné pour cette petite pirate de bas étage, jusqu'à sacrifier sa carrière, son avenir doré, et tellement de femmes plus riches et plus sages qu'elle... tout ça pour finir soldat dans un pays chaotique, là où elle avait retrouvé richesse et pouvoir après avoir tué son second mari. Elle devait être novice quand elle a tenté sur lui, ou bien il était moins con que son défunt mari et s'était sauvé les couilles avant le chapitre fatal... Elle n'était même pas au courant, si c'est pas pathétique tout ça. On a beau dire qu'un homme est l'image même de la puissance, de la virilité, de ce qui a bâti ce monde, mais tout homme a besoin un jour d'une femme. Une seule, celle qui le foutra en vrac autant dans le positif si elle est sincère, honnête et aimante, comme dans le négatif, si c'est une putain de garce cachotière qui manipule son monde pour arriver à ses fins, même si ça doit lui prendre des années. Au fond, ce n'était pas sa personne qui le dérangeait, il aurait souffert mille ans pour elle... mais ... leurs gosses... ses jumeaux, ses deux bébés... qu'avait-elle comme excuse à ça? Il n'avait trouvé de trace nulle part, pas même des tombes. Quel monstre ne mérite pas de tombe? Pire encore... quel innocent n'en mérite pas... Il avait volé durant des mois, des années, ratissé les possibles lieux mais rien, nulle part... Que s'était-il passé? Ils n'étaient pas vivants... alors ... elle était la seule à savoir. Elle ne pouvait être que la seule à savoir... Rien que pour ça, il devait la voir, lui parler, il était prêt et il ne flancherait pas. Il ne flancherait plus. Pas devant elle. Elle ne devait pas, et son estomac brulait depuis plusieurs jours déjà de hargne, de ce poison viscérale de lui arracher la tête, comme la sienne qui à l'époque avait failli se décrocher... S'il n'avait pas été métamorphe, elle aurait réussi son coup.

Trois siècles et quelques décennies, il ne savait plus. Il ne comptait plus. Mais il avait encore les plaies ouvertes qui vomissaient chaque chose sa colère sur les autres et son taf l'aidait à canaliser tout ça, même s'il était souvent d'un sang froid paradoxal. Aussi paradoxal que cette manipulation, ce guet apens qu'il lui tendait et qui lui était si improbablement propre... Mais quand on veut attrapper un fou, il faut se transposer dans son univers n'est-ce pas? C'est ton domaine ça Esperanza n'est-ce pas? Ne blâme pas ton ex mari pseudo défunt, premier du nom, de communiquer avec toi dans un langage que tu connais. La pleine lune étouffe la ville de sa force, et là où la plupart des métamorphes succombent à la mutation, William lui ne s'en formalise que peu. Il a suffisamment préparé cette rencontre pour ne pas céder à la mutation, en faisant même un atout car pouvant muter plus rapidement grâce à la lune si le besoin s'en faisait ressentir... La preuve en est qu'il était là bien avant son arrivée, plusieurs heures pour être exact, avec l'assurance qu'elle ne viendrait pas, mais quand la bagnole de luxe s'était pointé dans un nuage de poussière... il s'était reculé dans l'ombre, la mâchoire serrée. Une part de lui était pour ce guet-apens, et une autre part aurait préféré traverser l'atlantique pour toujours et ne jamais revenir dans cette nation dégueulasse qui osait abriter la source de ses péchés anciens. La veuve noire qui avait trouvé le bon filon. Une amertume lui serre la gorge davantage. Il n'était pas assez bien visiblement, moins fortuné que ce type, elle aurait probablement voulu qu'il garde sa richesse de commodore et qu'il l'affranchisse en rampant devant la royauté pour demander sa grâce, mais ce n'était pas William Addington. Ce même William qui faisait de nouveau surface, celui qui tenait en respect ces troupeaux de pilleurs de mers... Seulement... le soldat avait pris trop de place. Gentilhomme dans le fond, connard fini en surface la peau craquelée par les gerçures de la déception, de la rancoeur d'avoir trop espérer...

Il se faufila entre les machines, et se fit plus qu'un avec un mur sombre, pas si loin d'elle, pas si près non plus. Elle avait tant perdu. Autrefois, elle aurait senti sa présence à plusieurs kilomètres, et là rien. Leur lien n'existait plus. Il n'était plus qu'un souvenir, un écharde merdique qui a survécu, sous la main d'un dieu miséricordieux. Il passe ses doigts sur sa croix de titane sous son haut. Tout de noir vêtu, il n'avait aucun mal à ne pas se faire voir. Mais lui, la voyait. Ses courbes. Ses yeux aussi dangereux qu'attirants... Ces... lèvres... ces mains... Cette poitrine et ... Des ombres qui lui absorbent les souvenirs, des échanges charnels... Si loin et pourtant quand il la revoit, tout ne semble pas si loin... Il baisse les yeux , se laissant absorber dans ses visions généreuses, cet ancien lien aux draps épais, entre puissance et douceur, peau blanche contre peau chocolat et ce parfum... ces sensations. Il inspire lentement et envoie sa tête en arrière, fermant les yeux. Putain de merde... Il crispe les sourcils, comme pour chasser tout ça, et sa mâchoire se contracte. Il n'a aucune arme sur lui. Il a des plans bien précis mais pas celui de la tuer. Pas maintenant tout du moins. Et cette voix lui arrive aux tympans, son ouïe développé lui transmettant le murmure râleur de la petite métisse. Une décharge électrique qui stoppe ses pensées sensuelles par un flash de la potence, la gueule déformée du bourreau qui lui explique qu'après l'avoir pendu, il lui ouvrirait le ventre pour récupérer les organes et servir à la science. Que même les traitres semblaient avoir une seconde vie, une vie utile et plus simple. Et le peuple qui demande le massacre... Au final, rien n'avait changé. On aurait pensé, mais tout revient au galop quand il s'agit de l'humain: la destruction, l'humiliation, l'envie de pouvoir, la domination, le bordel intégral en somme...

Le vent souffle à l’extérieur... mais le silence dans l'usine... Il la voit avoir peur de son reflet et se dit que l'argent a du lui supprimer ce courage téméraire et sauvageon qu'elle avait autrefois... Si triste. N'est-ce pas? Will se détache du mur sans un bruit et sans se montrer, il répète doucement la phrase, à voix haute mais une voix néanmoins calme et posée, résonnant dans l'usine, en masquant la provenance précise.

- J’en connais qu’on aurait pendu pour moins qu’ça…


Juste après, elle sort lentement de l'ombre, en face d'elle, le regard froid et insipide, le visage sévère.

- Tu sais de quoi tu parles hein...

Un gros blanc, il se nourrit de sa réaction, de ses gestes, de l'expression de ses yeux, s'arrêtant là un instant, impassible... et reprend sa marche calmement la contournant au large, comme lui tournant autour, pareil à un vautour... pas si loin de l'aigle magnifique qu'il est mais ce soir il est vautour et elle est charogne sentimentale...

- T'as pas perdu de temps dis moi... on dirait que tu t'en sors plutôt bien depuis ta dernière preuve d'amour macabre... C'est pour quand le prochain?

Il n'a aucunement envie de plaisanter et son humour est de mauvaise augure. Il est suffisamment instable ce soir pour ne pas être à prendre à la légère. Il a bien changé de l'homme qu'elle a connu. L'homme aimant, qui donne et se dévoue aux siens avec force et prestance. Ses yeux descendent sur sa silhouette et il doit bien dire qu'elle se sape suffisamment bien pour être encore sexy ... si seulement son âme avait l'image de son cul si parfait ... la cambrure de ses reins doucereux, ou la courbure de ses seins discrets... il lui aurait revendu son âme entière pour un second voyage...


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MessageSujet: Re: What now ? | William   Lun 10 Oct - 11:52

What now ?
ft. William & Esperanza
L’écho de sa maladresse dissipé, Esperanza crut son effroi disparu. Pourtant ce qui l’attendait lorsqu’elle se retourna ne pouvait avoir d’égal. Au début la jeune femme n’avait vu qu’une silhouette. Un silhouette immense, un homme. Au début elle espéra que son futur interlocuteur ne l’avait pas vue dans sa crainte. Mais lorsque le visage de la silhouette fut caressé par la lumière, Esperanza dû fournir tous les efforts du monde pour ne pas devenir aussi pâle qu’un marin mort en mer. Il était là, son ex-mari, l’homme de sa vie, le père de ses enfants, son ancien bourreau… La métisse avait passé tous ses siècles à faire en sorte que ses souvenirs s’effacent, qu’ils disparaissent. Des années de déni. Pour elle, l’ancienne Esperanza, la pirate, la mère, était morte et pourtant… Elle aurait cru que William aurait péri. Le lien entre eux était brisé bien qu’il reste sa création. Comment masquer ses émotions à quelqu’un qui vous connait par cœur ? La jeune femme posa une main sur sa hanche droite en pouffant de rire. C’était un rire jaune, un rire dans joie et plein d’ironie.

Le regard clair d’Esperanza avisait l’homme qui lui tournait autour. Comme un prédateur prêt à bondir sur sa proie. Et puis les reproches de son ancien amant lui coulèrent dans le dos comme un torrent d’eau glacée. Elle avait compris aux traits de son visage qu’il lui en voulait. Mais il lui en voulait pour quoi au juste ? Pourquoi cette animosité ? Bien sûr, fière comme personne, la pirate entra dans le jeu sans en connaître les règles. « J’ai fait ce que j’ai pu. Ce monde est sombre, encore plus que le nôtre. J’ai vécu dans la misère, pas question que ça r’commence. » dit-elle d’un ton sec en tournant en même temps que son vis-à-vis. C’était étrange de se retrouver face à lui. Esperanza mimait le dédain mais c’était tout autre chose qui s’agitait en elle. La mélancolie, une nostalgie malsaine. En regardant William elle sentait l’air salé de l’océan, elle entendait presque le bruit des vagues contre la roche, mais elle revoyait aussi la cellule dans laquelle elle avait croupi durant des semaines. Elle revoyait ses amis morts et surtout, elle revoyait ses enfants. Le pistolet sur sa poitrine. Elle revoyait le regard mauvais de l’homme qui lui avait tiré en plein cœur. Son sourire satisfait au coin de lèvres.  La jeune femme déglutit péniblement. Désormais c’était tout le trouble de la terre qui était venu s’emparer d’elle.

« Qu’est-ce que tu veux William ? Qu’est-ce que tu fous là ? Contente de voir que tu t’en es sorti même si mon mensonge pour te couvrir n’a pas marché. T’as évité la balle en plein cœur. T’as d’la chance ça fait une vilaine cicatrice.» balança-t-elle en reprenant un air plus sûr.

L’amertume se percevait dans sa voix. Elle n’avait jamais imaginé se retrouver face à lui. Elle ne le pensait même pas vivant. Faire face à lui était faire face à un passé bien trop lourd pour ses épaules. Cela faisait 4 ans qu’Esperanza refoulait la Terre, et pendant toutes ces années, elle n’avait pas cherché à retrouver William ni même à savoir s’il était vivant. Et visiblement, lui ne s’était pas décidé à le faire avant maintenant. C’était ce que la jeune femme pensait. Leur relation avait toujours été électrique. La métisse l’avait détesté ce commodore qui était venu les piéger sur leur propre navire. Mais elle l’avait aussi aimé.

« J’ai pas le temps pour le passé tu comprends ? Tu m’as fait perdre ma soirée, Commodore. » dit-elle en levant les yeux, agacée.

En fait c’en était trop. Elle ne supportait pas de l’avoir aussi près d’elle, aussi vivant. Tous les êtres qu’elle avait pu aimer étaient morts maintenant. Alors pourquoi revenait-il tout chambouler comme ça ? L’émotion était trop forte. Et avec sa nouvelle nature de Hellraiser, elle savait pertinemment que l’échange pouvait facilement tourner au fiasco. Elle ne contrôlait pas ses nouveaux dons et malgré l’amertume, la rancœur et la colère qui animaient le visage de William, Esperanza ne voulait pas lui faire de mal. Peut-être aussi qu’elle ne voulait pas montrer qu’elle n’était plus la sorcière qu’il avait connu dans le temps. Elle se sentait mal, comme si les murs de cette usine s’étaient soudainement tous rapprochés d’elle. Comme si l’oxygène avait été aspiré et qu’elle suffoquait lentement mais sûrement. Le seul souvenir qu’elle avait pu garder durant les siècles passés était le « P » qu’elle avait tatoué sur le poignet droit. Le « P » de pirate. Les hommes qui naviguent sous les voiles noires. Sa fierté de l’époque. Une fierté erronée qu’elle avait remplacé par l’argent à défaut d’avoir autre chose. Sans vraiment s'en rendre compte, dans sa défaillance, la métisse avait reculé, comme si la proximité avec son ancien amour la privait de son énergie vitale. Elle savait William tenace et s'il avait attendu tout ce temps pour se manifester, il ne la lâcherait pas l'affaire aussi facilement... C'était aussi ce qui faisait son charme, d'antan.





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MessageSujet: Re: What now ? | William   Ven 14 Oct - 0:20

WHAT NOW ?
 FT ESPERANZA

Il a vu ses traits un peu changer, puis reprendre leur froideur. Ce visage si parfait... ces lèvres qu'il se renvoit embrasser comme le chatiment de trop de temps sans la voir, trop de temps à ne pas comprendre pourquoi, trop de temps à se dire que le marbre de sa peau si douce n'avait d'égal que sa cruauté et sa ruse... trop de temps à se forcer à penser que ce n'était pas de sa faute à lui si ses gosses étaient morts.... il aurait au moins voulu les enterrer, mais même ça... impossible... C'était comme arraché la vie à une personne en la pétrifiant, qu'elle ne puisse que prétendre voir ou entendre et ne rien pouvoir faire. Même s'il avait pu les retrouver, qu'aurait-il pu bien faire en aigle...? Avait-elle conscience de tout ça. Sa présence était un poison violent qui irradiait chacune des cellules de son épiderme, des frissons incontrolés, qui la gorge qui se sert comme la seule femme qu'il a jamais aimé... elle et personne d'autres et jamais il ne pourrait donner plus à une autre que ce qu'il a fait pour elle... il pensait ça réciproque. Il pensait que si elle était vivante, elle le chercherait pas tous les moyens, mais il avait été bien con, bien naif... simplement amoureux et il allait prendre encore des claque, bien qu'il s'en pense insensible. Impossible n'est pas Esperanza... et ça, il l'a appris à ses dépens. Il aurait du s'attendre à tomber encore plus bas. Les femmes sont cruelles, douloureusement belles, mais foutrements cruelles...

Ce "jai fait ce que j'ai pu...", William plissa les yeux et pencha la tête, en enfonçant ses mains dans ses poches de jean usé. La suite le déconcerta encore plus.
" Tu t'fous d'moi?" Un rire sombre s'échappe de sa gorge puis il le perd, la mâchoire grinçante. "De la chance?? De quoi au juste? Non parce que.... " Il écarte une main, sidéré. " Faut que j'tu m'explique. De la chance d'avoir failli crever sur la potence? De la chance d'avoir appris que t'avais tué ou laissé mourir nos bébés? La chance d'être tombé amoureux de toi jusqu'à tout abandonner, ma carrière, ma fortune, ma famille, un monde que j'avais mis des années à acquerir, mon humanité aussi, tout ça pour toi?? Juste toi! Définis moi chance, vas y, parce que si tu veux mon avis, on a pas la même vision des choses.

L'amertume, la colère, la rancune dégueulait de son âme et devait inonder le sol jusqu'aux pieds de l'ancienne sorcière. Elle était sérieuse? Elle parlait de son corps , de cette cicatrice? Mais putain, Will, c'était son être entier qui était une cicatrice. Transforme, renié, en deuil, détruit et elle, le seul argument qu'elle avait à lui sortir, c'était qu'elle avait une sale cicatrice? Quelle connerie. Il la fixe sidéré, et froid...
"Excuse-moi de pas compatir à ta cicatrice là où d'autres ont perdu la vie... "

Il n'y avait bizarrement plus de colère, plus de froideur.. Quelques secondes avaient suffi..mais ... Will avait les tripes à vif, il avait mal, ne voulant le reconnaitre, cette rencontre était éprouvante... les paroles de Esperanza continuait de l'achever... au même titre que 300 ans de silence. Commodore... perdre sa soirée... plus de temps pour le passé. Il la regarde, appuyant son dos contre le mur derrière lui, la poussière s'éparpillant sur ses épaules de cuir, et il fouille ses poches à la recherche d'une clope maison, qu'il allume lentement, avalant la douleur de cette claque comme un petit déjeuner périmé... une morsure de mort vivant tout juste à peine visible de l’extérieur mais qui a déjà gangrené l'intérieur...

"J'ai passé des siècles à attendre, à me dire que tout était de ma faute, que j'l'avais cherché, que j'aurais du être là pour vous protéger...J'ai été stupide de te penser assez forte et de te laisser seule avec les gosses ce jour là...Et j't'ai recroisé par hasard... pour finalement me rendre compte que t'en as rien à foutre ... "

Il souffle sa fumée doucement vers ce sol qu'il fixe, avec froideur, affecté lourdement par tout ça. "On n'était pas grand chose pour toi, tout au plus des cobayes...? une distraction?" Il la fixe un court instant et expire de nouveau de la fumée toxique, sa langue jouant sur ses molaires. Déçu, blessé, probablement trop con pour avoir penser qu'elle allait lui sortir une excuse valable, mais même ça... ce n'était pas possible. Sa voix reprend alors une neutralité qui lui était propre quand il était Commodore. Puisqu'elle l'appelait ainsi, c'est qu'elle devait remettre tout à zéro en faisant de nouveau de lui cette bête noire qu'il avait été pour son équipage pendant des années.

"J'aurais du te tuer dans cette cale. Dieu avait raison."
Froid, tranchant, pas un mot plus haut que l'autre, il relève un regard sombre et impassible sur elle. Ne bougeant plus, il tape sa clope dans le vide et ne la lâche pas du regard.

" Crois-moi Pirate... si je reprends la chasse... ce n'sera pas pour t'épouser cette fois-ci..."


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MessageSujet: Re: What now ? | William   Lun 17 Oct - 11:03

What now ?
ft. William & Esperanza
Se retrouver devant un fantôme. Esperanza l’avait déjà vécu parfois contre son gré lorsqu’elle était encore une sorcière. Mais ce fantôme là était bien différent des autres. Bien trop vivant et chargé de souvenirs dont la belle se serait bien passée. Pour elle sa vie d’avant n’avait été qu’un échec. Et pas parce qu’elle avait épousé William et abandonné sa vie de pirate non. Simplement parce qu’elle n’avait pas pu voir ses enfants grandir et vieillir auprès de l’homme qu’elle aimait. Que sa vie avait été avortée de manière barbare et cruelle. Esperanza essuya le sarcasme de William sans moufeter, elle resta de marbre. Le fait de l’entendre parler de leurs enfants était le plus douloureux des supplices. Mais lorsque l’homme évoqua leur mort et mit sa responsabilité en cause, la métisse vit rouge. Les reproches fusaient comme des poignards aiguisés en plein dans son cœur meurtri.

« Mais je ne t’ai rien demandé William ! Désolée que tu aies dû tout abandonner pour moi. Désolée d’apprendre que ça a été un véritable sacrifice, un calvaire, t’as apporté des mouchoirs j’espère elle s’approcha de lui l’air mauvais Moi j’ai laissé mourir nos bébés ? Mais quel culot ! T’étais où quand ils nous ont choppé hein ? J’ai donné ma vie pour les sauver. Et si t’avais été là t’aurais su qu’ils ont été épargnés. Et toi, qu’est-ce que t’as donné pour les sauver ? Tu sais pas ce que ces gens nous ont fait subir. Alors cette cicatrice veut dire bien plus que ce que tu crois. Tu as failli crever sur la potence mais grâce à qui as-tu survécu au juste ? » les mots claquèrent.

Esperanza n’avait pu garder son calme. Pourtant elle aurait voulu paraître détachée mais le fait de parler de ses enfants avait été la goutte de trop. Comme quelque chose qui vous démange, qui vous ronge. Elle se rendait compte que William ne savait rien, que sa vision était complètement faussée. Que pendant des années il avait cru leurs enfants morts. Bien sûr qu’Esperanza avait sa part de responsabilité en ne l’ayant pas prévenu mais comment aurait-elle pu faire étant donné qu’elle était coincée en enfer. Comme si son séjour à Darkness Falls n’avait été qu’une partie de plaisir.

Les esprits se calmèrent légèrement. Le skinchanger alla s’appuyer contre un mur poussiéreux, Esperanza les mains sur les hanches serraient les dents. Non elle n’avait jamais envisagé de revoir William. Égoïstement elle savait que cela aurait été trop dur pour elle. Mais elle ne pouvait pas l’éviter. Finalement l’ancien Commodore reprit une voix plus neutre, un ton que la jeune femme connaissait bien. Ce qu’il dit lui fit détourner le regard vers lui. Esperanza pencha légèrement la tête, comme attendrie. « Tu n’pouvais rien faire William. Ils nous observaient, ils ont fait exprès d’attendre que je sois seule avec les enfants. Il voulait t’attraper. Ils ont cru que je parlerais, mais ils ont eu tord. Au jour d’aujourd’hui je n’sais toujours pas comment ils t’ont mis la main dessus… Et j’en ai pas rien à foutre, c’est juste que ça fait trop mal. » finit-elle dans un soupir. Esperanza n’était pas dupe et elle connaissait assez William pour savoir que sa colère émanait d’une blessure profonde. D’un malentendu sûrement, de leur fierté à tous les deux. De la perte de leurs enfants car aujourd’hui, ces derniers devaient être morts depuis longtemps. Lorsque William parla de cobaye, Esperanza roula des yeux. « Si tu pouvais arrêter de dire de la merde toutes les deux minutes on avancerait beaucoup plus vite tu crois pas ? Tu crois sincèrement que j’aurais pas tout fait pour sauver les enfants ? C’est ça que tu crois ? C’est comme ça que tu m’vois William ? Si tu n’avais été qu’une distraction je me serais enfuie, j’aurais retrouvé un autre équipage et repris ma vie d’avant. » sur ces mots elle s’avança, venant faire face à son fantôme. Elle releva le menton pour planter son regard dans celui de l’anglais. Esperanza souriait, étrangement. La malice brillait dans ses yeux, elle n’avait pas peur.

« Et bien vas-y tue moi maintenant, qu’est-ce qui t’en empêche ? » dit-elle avec toute l’insolence du monde.

Bien qu’elle ce soit persuadée pendant ces 4 dernières années d’être une nouvelle personne, Esperanza ne pouvait renier sa nature profonde. Cette nature insolente qui la caractérisait. Elle voulait savoir à quel point William lui en voulait. Et s’il oserait aller jusqu’au bout. Voilà pourquoi elle ne l’avait pas cherché à son retour sur terre. Ce trop plein d’émotions lui donnait la nausée. Elle était à deux doigts de perdre pieds mais n’en laissait rien paraître. Il ne fallait pas sembler faible devant l’ennemi. Et visiblement l’ennemi aujourd’hui était William.






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