AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 FAITH Ω ghosts of the very past

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité






MessageSujet: FAITH Ω ghosts of the very past    Jeu 6 Oct - 18:23


Il est tard, il fait chaud. Une chaleur épaisse, étouffante, qui écrase la ville et qui entraînera sans doute un orage, plus tard dans la soirée. Ulrich le sent, enfermé dans son appartement – la chaleur est partout. Elle dégouline le long de sa nuque, elle s’infiltre dans ses vêtements. La bouteille d’eau posée devant lui est déjà vide – il a l’impression de s’être levé il y a quelques minutes à peine pour la remplir. C’est agaçant, il ne parvient pas à se concentrer correctement sur ce qu’il est en train de faire. Pourtant, lire les pattes de mouche inscrites sur la feuille qui est placée sous ses yeux relèvent d’un exercice ardu de concentration. Un soupir las lui échappe – il a besoin de prendre l’air. La sensation, à l’intérieur de son appartement, l’étouffe. Sa gorge pique, ses yeux s’embrument. Il abandonne ce qu’il est en train de faire et ferme la fenêtre par laquelle aucun courant d’air ne passait. Son appartement est petit, essentiel. Peu de meubles, peu de décoration. Aucun élément réellement personnel. Aucune attache – pourquoi ? Qui ? Il est seul. Autrefois, il aurait eu Neal. Mais son amitié avec Neal s’était poursuivie, il ne serait pas ici, en train d’étouffer, à l’heure actuel. Il se trouverait dans une grande maison aux pièces larges et plafonds hauts, laissant circuler l’air pour la garder fraiche. Il pourrait travailler en paix dans le bureau aménagé spécialement pour lui par son ami, son frère. S’offrir le luxe d’une boisson fraiche, apaisante. Ulrich est toujours amer ; amer d’avoir été chassé, frappé, battu. Amer que Charisma ait menti pour s’en sortir en se désintéressant de la pire trahison possible. Lui qui a tout appris chez les Draper n’était pas encore tout à fait prêt à quitter leur maison – et pourtant, il y a été contraint.

Il ne fait pas plus frais, dehors. Ou alors, c’est l’illusion de quelques bribes venteuses qui laissent croire que la chaleur est moins irrespirable. Ulrich est agacé. Il aime la chaleur, habituellement, mais pas la chaleur moite. La chaleur du soleil sur sa peau. En fait, ça dépend des jours. Il y a une partie de lui qui est changeante, qui s’adapte. L’autre qui rejette. Ce soir, il est agacé, d’une manière assez étrange, inédite – il souffle. Il souffre. Il voudrait lire un livre dans un endroit frais, ou discuter avec quelqu’un qu’il connaît sans avoir à faire l’effort d’une conversation d’introduction. Entrer directement dans le vif du sujet. Débattre. S’agacer, s’essouffler. Il réalise à quel point ça lui manque – il sait à quel point il est incapable de le faire avec qui que ce soit qu’il ne connaît pas. Ulrich est un animal sauvage sur certains aspects, encore. Il met du temps, n’approche pas sans raisons. Ne se laisse pas facilement apprivoiser. Il est méfiant, il n’a pas confiance. Les gens sont fourbes, parfois violents, il le sait pour l’avoir vécu à de nombreuses reprises, alors pourquoi prendre le risque ? Neal l’avait recueilli, Charisma avait la confiance de son modèle – les gens qu’il côtoie habituellement ont fait leurs preuves. Ont mérité sa confiance, l’absence de méfiance. Le repos de la garde.
Ulrich marche dans la nuit qui tombe sur la Nouvelle Orléans, les yeux vers le ciel qui cherchent un signe d’orage s’approchant. Il a hâte que le ciel craque et se fende pour les libérer de cette insupportable oppression qui lui rappelle d’autres moments bien moins agréables et accomplis de sa vie d’antan, il y a de ça des centaines d’années. Il aime l’orage – ça lui rappelle la foule des choses qu’il ressent, à l’intérieur, ce qui bourdonne dans son crâne, ce qui l’habite. Il aime l’idée de l’électricité dans l’air, aussi. Il finit par baisser le regard pour voir où il marche et fourre ses mains dans ses poches. Les mètres filent sous ses pas et bientôt, il oublie ce qu’il cherche, si seulement il cherche effectivement quelque chose – il marche au hasard dans les rues, observant autour de lui, les gens et ce qu’il s’y passe. Ce n’est qu’après de longues minutes et après avoir mis une certaine distance entre lui et son appartement qu’il se décide à pousser la porte d’un bar. Ici au moins, il y a de l’air. Ca sent fort, la transpiration, la chaleur de dehors, les verres emplis, le café. Mais il y a de l’air, un filet d’air frais – un peu agaçant – qui vient lui chatouiller la nuque tandis qu’il s’assoit pour s’installer au bar. Ce n’est qu’une fois assis qu’il perçoit quelque chose. Une présence familière. La familiarité date, il le sait sans avoir besoin de relever la tête, tandis qu’on pose devant lui une boisson fraiche. Cela remonte à des années, des siècles sans doute même. L’impression est forte – la personne doit être proche. Il relève la tête, parcourt le bar des yeux pour tomber sur ce qu’il cherche. Faith. Le hasard fait atrocement bien les choses, en réalité. L’histoire d’Ulrich et Faith remonte à Darkness Falls – pas vraiment de bons souvenirs. Il avait proposé un marché simple pour l’aider à s’en sortir, mais elle a préféré le rejeter, le laissant seul entouré des membres de son clan chargé de le protéger. Grand bien lui en a fait si elle a préféré mettre sa vie en danger – il n’est pas particulièrement soulagé ou heureux de constater qu’elle a réussi à sauver sa peau. Il peut ressentir des remords, ça ne veut pas dire qu’il n’est pas habillé de rancune. Il prend son verre – tellement frais dans le creux de sa main – et s’approche. « Comme le destin fait remarquablement bien les choses. » Elle n’a presque pas changé – en dehors de son regard. A croire qu’elle a quand même gardé quelques traces de son passage à Darkness Falls. Lui, en revanche, aucune. Il a été traumatisé, sans doute. Mais tout ça est révolu désormais, et tout dans sa conduite laisse à penser qu’il s’en est exceptionnellement bien sorti – quitte à arrondir les angles. Les gens n’ont pas besoin de savoir ce qu’il a enfoui.

Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 72
↳ Points : 104
↳ Date d'inscription : 01/10/2016
↳ Age : 20
↳ Avatar : James McAvoy
↳ Age du Personnage : 29 ans en apparence & 784 en réalité
↳ Métier : Sapeur Pompier; nettoyeur pour la Sakpata
↳ Opinion Politique : Le monde a besoin d'un Gouvernement. Mais pas de celui-là.
↳ Niveau de Compétences : 2/3
↳ Playlist : Danse macabre ~ Delain
Innocence ~ Tarja
Edge of the blade, Beyond the Matrix ~ Epica
↳ Citation : "We both strive for the same end. Only our methods differ. Do you not see that? Peace. Stability. A world where men live without fear."
↳ Multicomptes : Ambre M. Del Nero & Solveig Eriksson
↳ Couleur RP : Darkcyan



Feuille de perso
↳ Copyright: Lemon Tart
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: FAITH Ω ghosts of the very past    Ven 7 Oct - 23:22


Ghosts of the very past
I've got my reasons to burn the world. Reasons all my own a stitch by which I'm attacked to this world of bone ••• Ses retrouvailles avec Maisy l'avaient quelque peu perturbées. Deux ans de silence et tout avait été remis en question. Faith n'aimait pas forcément cette sensation de dépendance. D'attache. Certes, elles avaient été ensembles. Depuis, certaines choses avaient changé. Notamment avec le Gouvernement. Et pourtant, malgré toute cette envie de passer à autre chose, elle ne pouvait pas oublier. La femme était la seule personne en qui elle avait pu placer sa confiance, après toutes les horreurs qu'elle avait vécues. Alors, on ne pouvait pas tirer un trait dessus aussi facilement. Depuis, son cœur et son esprit se livraient une féroce bataille. C'était il y a quelques jours. Quelques jours de pur massacre. Elle n'arrivait pas à se défaire de ses sensations. En fait, la nightkeeper aurait presque voulu effacer la séparation traumatisante et recommencer comme si de rien n'était. Sauf que sa mémoire lui rappelait gentiment qu'elle ne pouvait pas. Que ce n'était pas possible. Et qu'elle se rappelait plus facilement des mauvais souvenirs que des bons. Des émotions négatives que positives.

La chaleur n'aidait pas à sa réflexion non plus. C'était comme une accumulation désagréable. Son appartement devenait trop petit, trop étouffant. Et, malgré tout, elle restait ici. Elle ne bougeait pas. Bon, elle était au chômage techniquement jusqu'à ce que les arènes reprennent, avec les criminels et leur mort. Le sang qui coule. Voilà ce dont elle avait besoin. Bon, il est vrai qu'elle aurait pu choisir quelques contrats et les exécuter. Néanmoins, elle ne se sentait pas opérationnelle. Cela aurait été du suicide de jouer au tueuse dans un tel état. Faith se massa la nuque en jetant un regard par la fenêtre. Le soleil se couchait. Peut-être qu'elle pourrait se bouger un peu. De toute façon, elle n'arriverait pas à dormir dans cette masse moite. Il lui fallait de l'air. Et de l'alcool. Peut-être aussi observer quelques formes, féminines comme masculines. Juste pour se rincer l'oeil et pensant à autre chose. Même si elle se doutait qu'une fois la soirée passée, tout redeviendrait comme maintenant dans sa tête... Bordel, pourquoi s'était-elle attachée en premier lieu ? Pourquoi n'avait-elle pas joué comme elle jouait si bien ? Elle avait survécu mille neuf cents ans à Darkness Falls. Son seul écart fut d'accepter d'être dans un groupe il y a plus de mille ans. Une erreur totale. Une erreur qui avait entraîné tortures et douleurs.

Elle se glissa sous la douche, quelques minutes, histoire d'enlever la moiteur sur sa peau. Surtout qu'elle avait prévu d'aller dans un bar, alors, autant être présentable. Ses cheveux furent légèrement séchés, puis laissés en peu en vrac. En tenue, elle resta sur du classique pour elle, mais pas pour les autres. Un jean déchiré, un haut des plus étranges. Bref, une tenue qui lui correspondait, quitte à faire peur aux autres. La nuit était tombée, et il était temps pour elle d'aller se détendre un peu.

En quatre ans d'existence ici, Faith avait eu l'occasion de bien se promener. Et, même avec ça, elle se doutait que de nombreux bars restaient hors de sa vision. Il fallait laisser le temps au temps. Et, ce soir n'était pas le soir des découvertes. Au contraire. Elle irait dans un lieu connu. Son bar. Celui où elle avait rencontré Niklas presque. Enfin, où ses pouvoirs avaient été mis au goût du jour et qu'il lui avait offert une certaine protection. Ainsi qu'un apport financier. Même si, étrangement, la jeune femme ne lui avait jamais réellement fait confiance. Il y avait cette peur, cette méfiance, dans le fond de ses entrailles.

Le courant d'air dans la rue lui fit du bien. Puis elle se glissa dans le bâtiment qui l'intéressait. S'installa directement au comptoir. Elle lança un sourire au barman qui déposait sa boisson favorite devant elle. L'habitude. La routine. Une bien mauvaise chose mais dans laquelle elle aimait se vautrer quand tout volait en éclats. Pour donner une cohérence à cette vie qui lui échappait ces derniers jours. Faith posa ses coudes sur la table et se massa les tempes doucement. L'odeur familière et âcre s'accrochait dans sa gorge. Comme un souvenir doucereux. Jusqu'à ce qu'une sensation étrange se glisse le long de son épiderme. Que... Qui était là ? Bordel, elle n'avait jamais rien ressenti d'aussi fort depuis son retour de DF. Avec discrétion, elle laissa son œil valide détailler les autres buveurs. Lentement. Pour s'imprégner de leur image, même si elle l'oubliera rapidement. Puis elle croisa un visage connu. Un peu trop connu. Que foutait-il ici ? Pourquoi le monde était si petit ? Et puis il s'approcha. Faith ne cacha pas le dégoût qu'il lui inspirait, bien au contraire. Il se posa non loin d'elle. Et lança une phrase un peu bidon. Prenant un air légèrement supérieur, la jeune femme jeta un regard autour d'Ulrich avant de planter son œil dans les siens :

« Tiens, tu n'as pas tes toutous dans les pattes ? J'en suis presque étonnée, tu as appris à te débrouiller tout seul avec le temps, c'est bien. »

Et ça, c'était pour la fois où il lui avait fait « l'honneur » de lui proposer de faire partie de son clan, pour sa propre survie. Comme si elle allait se laisser prendre. Ce qu'il voulait, c'était des boucliers pour prendre les coups à sa place. Et Faith n'était pas disposée à ce qu'on joue d'elle de cette façon une nouvelle fois. Alors, elle avait été catégorique. Elle avait déjà eu du mal à survivre seule pendant mille ans alors si, en plus, il fallait avoir une autre personne dans les pattes aussi égocentrique... Elle n'aurait pas fait long feu, c'était certain. La jeune femme vida son verre et en demanda un autre. Pour la soirée détente qu'elle voulait, c'était foutu. Alors, autant être cassante et acerbe. Il devait s'en douter en venant lui parler. Elle laissa son œil détailler la tenue de son interlocuteur. C'était... Presque commun. Ou plutôt gouvernemental. Il n'avait pas l'air d'avoir tant changé que ça.

« Et tu fais quoi maintenant ? Toujours embobineur professionnel ? Tu dois trouver pas mal d'esprits à embrumer en ce moment en plus ! »


Elle commença à siroter sa nouvelle vodka, un sourire sarcastique sur les lèvres. Bon, si elle pouvait s'amuser en ouvrant sa gueule, voilà déjà une bonne chose...


© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: FAITH Ω ghosts of the very past    Lun 10 Oct - 21:01

Il soupire et retient, de justesse, un soupir agacé qui fait claquer sa langue contre son palais. Il ne comprend pas ce sous-entendu ridicule. Mais ce n’est pas grave – il ne s’attendait pas réellement à un accueil de roi lorsqu’il est entré ici. Pas plus quand il l’a aperçue, elle et son lot de souvenir de Darkness Falls. Ulrich n’aime pas parler de Darkness Falls. Les sentiments qui le traversent quand il le fait sont invariablement désagréables – et il n’aime pas être indisposé par ce qu’il ressent, par cette boule qui se forme au creux de son estomac, menaçant de ne jamais plus s’en aller. Des remords, sans doute. Qui lui donnent le tournis, l’étouffent presque quand il songe aux vies qui ont été sacrifiées à ses pieds, pour son bien. Il n’a pas tellement tué – en dehors des menaces directes à sa personne. Mais il a appris, trop tard sans doute, que laisser mourir n’était pas tellement mieux. Parfois, il se demande s’il n’aurait pas mieux valu pour lui qu’il n’apprenne jamais toutes ces choses. On s’encombre aisément d’une âme. D’une conscience. Il était plus facile d’être inconscient. D’entrer dans un couvent et d’arracher des têtes sans sourciller. Il était fort, à l’époque, peut être plus fort qu’il ne l’est aujourd’hui malgré les années qui ont passé, la maturité acquise. Affirmer qu’il n’avait pas la moindre conscience serait légèrement idéaliste, cela dit. Il sait, il se souvient de la souffrance déversée dans son âme lorsque Sofia est morte, sur une place publique. Il ne souffre plus – c’était il y a tellement d’années. Mais il se rappelle avoir ressenti quelque chose. Un sentiment violent, exacerbé, une oppression. Presque une injustice. Comme si son esprit avait soudainement décidé de lui rappeler ce que c’était que de se sentir comme une personne à laquelle on prend tout sans aucune raison. Qu’on réduit en esclavage pour la faire souffrir autant que possible. Pour profiter de l’instant, le magnifier aussi sans doute. Ulrich ne s’est vraiment interrogé avant sur l’intérêt de lui faire subir toutes ces choses – de même qu’il ne s’est pas interrogé sur l’intérêt de tuer des gens sur sa route. Disons qu’à l’époque, le simple fait d’être incommodé par une présence lui laissait à penser qu’il avait le droit de s’autoriser à prendre une vie. Tuer ne déclenchait pas chez lui une quelconque satisfaction qui aurait pu lui servir de justification, non. Tuer n’était qu’un geste normal, comme sortir de son lit, prendre une douche, entamer une discussion. Survivre. Sortir un couteau, trancher une gorge. Changer d’endroit. Alors il sait, et savait déjà, à l’époque de Darkness Falls, qu’une personne – ou une créature – déterminée peut faire des dégâts irréversibles et peu souhaitables. Lui, si jeune, qui avait encore tant à apprendre de la vie, il n’avait pas l’intention d’y mourir. Il encourrait tout ce qu’il y avait à encourir avec force, honneur. Mais jamais il se ne se laisserait mourir sans avoir essayé de survivre et de se battre un peu. Hors de question.

C’est ainsi qu’il avait, dès son arrivée, recruté des gens pour former un rassemblement, promettant une forme de protection ou d’entraide. Il n’y avait rien de noble à l’idée, bien évidemment, sinon la protection de sa propre vie à moindre coût. Il ne se chargeait que très rarement de faire des rondes – se concentrant sur son sommeil, pour être plus efficace – et laissait les autres prendre les commandes de sa protection rapprochée. Cela dit, quand il avait proposé à Faith de faire partie du lot, ce n’était pas vraiment en tant que suiveuse. Il aurait pu, eu égard à son expérience, à son âge, faire un effort et accepter que sa protection devienne tout aussi importante que la sienne à lui. Ou presque aussi importante, en tout cas. Mais elle avait préféré se détourner de son offre et se débrouiller toute seule, ce qui apparemment ne l’avait pas que bien réussi, et ce malgré le sourire suffisant et les réponses surfaites qu’elle a décidé de lui sortir aujourd’hui. Il soupire de nouveau, sa main s’emparant de son verre plein – et glacé. Le froid lui fait un bien fou, lui permettant d’oublier quelques instants la chaleur de dehors. L’illusion dans son esprit d’une vague de fraicheur rafraichissante. Il ne sait pas ce qui l’importune le plus – la chaleur écrasante ou le froid polaire. Il n’a pas envie d’y penser, ce n’est pas le but. Il n’a envie que de profiter de la chaleur et d’oublier cette journée longue et interminable qu’il vient de subir de bout en bout, presque incapable de travailler, de lire, ou même de se concentrer sur la moindre chose tant il étouffait. Il se sort de ses pensées et reporte son attention sur Faith – puisqu’elle est là, face à lui, et apparemment encline à jouer, ce soir. Sa remarque – qu’elle veut sans doute fine – lui arrache un rire léger, ironique. Ulrich rit rarement. « C’est précisément parce que je sais me débrouiller tout seul depuis sacrément longtemps que je n’étais pas seul à Darkness Falls. Et comme tu peux le constater… » Il hausse une épaule et lui offre un clin d’œil provocateur. « Ca m’a plutôt bien servi. Ce qu’on ne peut pas vraiment affirmer pour toi, je me trompe ? » Il interroge, un sourcil haussé. Sceptique, vif. Il n’a pas envie de ménager, ni de faire amende honorable. Dans un autre jour, avec une chaleur moins insupportable, de meilleure disposition, il aurait pu avoir envie de s’excuser, de revenir sur cette période, pour se décharger un peu du poids du regret. Mais il n’est pas d’humeur. Préserver, pardonner, s’excuser – parfois, tout ça le lasse. « Généticien. Ravi que tu poses la question. » Il avale une gorgée de son verre puis le repose sur le bas en bois, caressant les marques du temps laissées là. « Cela dit, ce n’est pas de ma faute s’il existe des esprits faibles qui sont enclins à se faire embobiner par les autres. Ne prétends pas que tu n’en n’as jamais profité, que tu es l’innocence incarnée… Tout le monde manipule. Surtout par les temps qui courent… » Il chuchote la dernière phrase, puis prend une inspiration. « Et toi, Faith. Qu’est-ce que tu peux bien devenir ? »
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 72
↳ Points : 104
↳ Date d'inscription : 01/10/2016
↳ Age : 20
↳ Avatar : James McAvoy
↳ Age du Personnage : 29 ans en apparence & 784 en réalité
↳ Métier : Sapeur Pompier; nettoyeur pour la Sakpata
↳ Opinion Politique : Le monde a besoin d'un Gouvernement. Mais pas de celui-là.
↳ Niveau de Compétences : 2/3
↳ Playlist : Danse macabre ~ Delain
Innocence ~ Tarja
Edge of the blade, Beyond the Matrix ~ Epica
↳ Citation : "We both strive for the same end. Only our methods differ. Do you not see that? Peace. Stability. A world where men live without fear."
↳ Multicomptes : Ambre M. Del Nero & Solveig Eriksson
↳ Couleur RP : Darkcyan



Feuille de perso
↳ Copyright: Lemon Tart
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: FAITH Ω ghosts of the very past    Dim 16 Oct - 23:18


Ghosts of the very past
I've got my reasons to burn the world. Reasons all my own a stitch by which I'm attacked to this world of bone ••• Un deuxième verre, empli d'un alcool bien plus fort, se posa devant elle. Et le barman repartit à l'autre bout du comptoir. Ses yeux restaient bloqués sur le couple étrange que les deux formaient. Et Faith ne bougeait pas lui en vouloir. Ils devaient donner l'impression qu'ils allaient sauter à la gorge l'un de l'autre et s'entretuer. Et c'était quelque chose qui faisait tâche dans un établissement, d'avoir du sang à la vue de tous. La jeune femme ne le ferait jamais. Elle était plus intelligente que ça, même si elle ne le montrait pas tout le temps. Ses doigts tapotèrent doucement sur le bar en bois. Comme pour passer les nerfs de cette soirée qui n'aurait dû être que détente. Déjà, son timbre et ses mots avaient donné le ton des retrouvailles. Puisqu'étrangement, la sorcière aurait préféré ne jamais le recroiser. Il faisait partie de ce moment de sa vie qu'elle préférait effacer de sa mémoire. Auquel repenser était tout de même douloureux, malgré tout ce qu'elle faisait pour faire croire le contraire. Elle était loin d'être invincible et cette expérience l'avait complètement transformée et chamboulée. Mais ça... Personne n'en saurait jamais rien. Puisqu'il n'y avait aucun humain aussi vieux qu'elle sur cette terre. Personne qui aurait pu la connaître « au début ». Personne qui pourrait faire un inventaire de tout ce qui avait changé. Personne.

Le léger rire d'Ulrich l'agaça presque. En fait, elle détestait tout de lui. Le voir provoquait seulement dégoût et horreur. Il était ce qu'elle détestait. Il était ce pourquoi elle avait torturé à DF. Sauf que ce n'était pas vraiment lui. Juste un groupe lui ressemblant, qui l'avait pris elle pour une pigeonne. Qui avait fait semblant juste pour être protégé. Et à cause de ça, c'était elle qui avait pris. Les douleurs, la sensation âcre dans sa gorge, la chaleur brûlante dans chaque muscle de son corps au fur et à mesure que les souvenirs remontaient. Elle se mordit la langue pour arrêter tout avant qu'il ne soit trop tard. Car ses pouvoirs avaient une tendance à se manifester de façon assez violente lorsqu'elle était en colère. Elle les contrôlait mais ils lui semblaient plus... Puissants. Ou alors c'était parce qu'elle-même ne parvenait plus à garder la main enserrer de la même manière autour d'eux. Qu'importe. Ce soir, ils joueraient. Ce soir, il n'y avait plus de métiers, plus de gouvernement, plus de prohibition qui tenait. Ce soir, ce serait une explosion. Ce soir, ils retourneraient chaque parcelle de l'autre dans le but pur et simple de l'annihiler. Et ce sera au premier qui craquera. Au premier qui laissera l'autre gagner.

Ses mots la laissèrent perplexe. S'il savait se débrouiller seul, au contraire, il n'aurait pas eu besoin d'un groupe pour assurer sa survie, pour lui servir de bouclier humain. Mais, encore une fois, c'était la façon de penser de la jeune femme. Son âge faisait que ses habitudes et ses valeurs étaient bien différentes. Peut-être qu'à une autre époque, ça se passait ainsi. A vrai dire, elle ne s'était jamais réellement penchée là-dessus. Elle aurait peut-être dû. Enfin, cela ne l'intéressait pas tant que ça. Il fit une remarque comme quoi ça lui avait plutôt bien servi, qu'il s'en était sorti indemne. Contrairement à elle. Elle haussa un sourcil. Parlait-il de son œil de verre ? Oh, s'il savait que c'était bien plus tard qu'elle l'avait eu. En revenant sur terre. Un vague sourire amusé pointa le bout de son nez sur son visage et elle n'essaya même pas de le cacher. S'il pensait pouvoir la faire chuter avec cette simple parole... Il était bien à côté de la plaque. Elle était bien plus forte que ça. En fait, elle devait être plus forte que tout ce qu'il pouvait imaginer. Si tant soit peu que son esprit soit assez développé.

Généticien ? C'était étonnant quand même comme métier. Mais bon, avec un peu d'apprentissage, ce devait être facilement atteignable. Sauf qu'elle ne s'y mettrait jamais elle. Ses doigts retirèrent la feuille parfumée qui avait été mise dans son verre. Comme si elle n'accordait pas la moindre attention à son interlocuteur. Alors qu'elle n'avait jamais autant été sur ses gardes. Puisqu'il était sur sa gauche. Dans son angle mort. Impossible de passer outre la menace qu'il représentait. Tout le monde manipulait. C'était tellement simple après tout... Oui, elle était loin d'être innocente. Néanmoins, elle n'avait jamais fait croire à personne que le groupe était là pour tous les protéger alors que la majorité n'étaient que des boucliers humains. Enfin, encore une fois, c'était ainsi qu'elle l'avait perçu. Elle but de longues gorgées de Vodka, laissant la chaleur s'accrocher à son œsophage. Le murmure ne lui avait pas échappé mais elle avait laissé un sourire moqueur se glisser sur son visage. Avant qu'il ne lui retourne la question.

« Eh bien... Je suis actuellement juge au Colosseum. Il serait donc mieux que tu n'es pas à te retrouver dans l'arène prochainement, je me ferai un plaisir de te mettre des bâtons dans les roues sinon... »

Une menace sous-jac... Ah non, une menace tout simplement. Faith n'était pas du genre à cacher ses ressentis. C'était pour ça qu'elle ne s'entendait pas vraiment avec son supérieur. Ou plutôt qu'il ne la supportait pas. Néanmoins, elle n'avait rien fait de préjudiciable pour qu'il se débarrasse d'elle pour le moment. La discrétion était son domaine. Evoluer dans l'ombre était tellement naturel pour la jeune femme... Une mèche bleue glissa sur son visage, se cala devant son faux œil. Elle la replaça, calmement, avant de tapoter le bout de ses ongles sur le verre poli dans son orbite.

« Tu parles de ça ? Ce n'est pas là-bas que je l'ai eu. Une simple altercation qui a mal tourné à mon retour sur ces terres. Malheureusement, l'adaptation n'a pas été instantané et a laissé quelques traces. »

Et Faith ne s'en plaignait pas. Elle aimait bien cette blessure, cet œil de verre. Il lui offrait une dureté supplémentaire, mettait les gens mal à l'aise. Tout ce que la femme aimait. Les autres l'évitaient et elle n'avait pas à faire semblant de les apprécier. Chose qu'elle aimait tout particulièrement. Ses doigts se serrèrent autour de son verre.

« Je n'ai jamais prétendu être une parfaite innocente. Néanmoins, je n'utilise que peu ce genre de moyens. Les capacités des autres ne m'intéressent pas. Il est bien trop possible qu'ils se retournent contre leur manipulateur... »

C'était un fait, une fois de plus. La musique avait pris un volume supplémentaire. Bordel, bientôt, elle devrait hurler pour se faire entendre ! Et ça l'emmerdait au plus haut point. Vraiment. Elle se mordilla la lèvre inférieure, joua avec son pendentif, réfléchit quelques secondes. Et reprit la parole :

« Tu n'as jamais essayé de monter plus haut ? Tes ambitions se résument-elles à être un simple généticien ? »



© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

FAITH Ω ghosts of the very past

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» (f) - RACHEL BILSON ► the past belongs to it, the future belongs to us
» Past-Ice
» Vampire Diaries débarque sur Un Monde Meilleur
» HELP! Ou est la Boite à outils? Rubrique effacée par erreur...
» Leave my Body Only for a Night [Faith&Caleb]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-