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 Please, help me kick some ass.

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MessageSujet: Please, help me kick some ass.   Sam 8 Oct - 20:17


Il fait noir, les jours raccourcissent définitivement. L’automne semble avoir finalement décidé de s’installer à la Nouvelle-Orléans après cet été sans fin. Elle inspire avec délice l’air frais qui se charge à peine des odeurs de la nuit depuis la fenêtre de son bureau. Elle remonte ses genoux contre son menton et tire sur la cigarette qui pend à ses doigts. Elle pose sa tête contre la monture et regarde la nuit tombée sur la ville. D’ici la vue est sympathique, son bureau donne sur les quelques quartiers épargnés par l’apocalypse et la ville s’animent et s’éclairent. Elle souffle le nuage de fumée qu’elle gardait dans ses poumons et jette un regard noir au bâton de nicotine qu’elle tient. Elle a repris cette mauvaise habitude après sa dernière rencontre avec Alistair. Qui l’évite consciencieusement depuis. Ça va bientôt faire trois mois que lorsqu’elle l’aperçoit dans le couloir, il l’esquive. Elle envoie le mégot volé par la fenêtre et frissonne en sautant en bas de la fenêtre pour récupérer ses affaires. Elle est censée avoir fini depuis au moins vingt minutes, mais elle était restée dans son bureau pour profiter du calme du bâtiment une fois ses collègues partis. Elle avait aussi effectué sa petite danse de la joie dans son bureau après avoir passé la journée à tacler le cher porte-parole du gouvernement sans que ce con d’Ivanov ne puisse lui répondre. Elle avait souvent des joutes verbales avec Noah, qu’elles finissaient par apprécier, même si elle n’avait pas eu l’occasion de le revoir depuis cet étrange cauchemar qu’elle avait fait. Avec Niklas, cela dépassait largement le cadre de la joute verbal. Elle avait l’impression de se battre physiquement contre lui, et, bien qu’elle ne l’avouerait jamais à quiconque, elle avait peur de lui. Pas uniquement parce qu’il avait failli la tuer, mais surtout parce qu’elle sentait en lui quelque chose qu’elle n’était pas capable d’appréhender et qui lui faisait froid dans le dos.

Elle soupire en enfilant sa veste et en prenant son sac. Elle a eu tort de le pousser aussi loin aujourd’hui, elle l’a clairement senti bouillir de rage et de colère à plusieurs reprises, et elle craint des représailles. Elle s’apprête à sortir de son bureau quand la porte manque de lui claquer au visage. Niklas entre dans la pièce, la dominant de sa haute stature. L’air semble vibrer autour de lui tant il est en colère. Il claque la porte derrière lui et s’approche d’elle à pas vif. Elle est pétrifiée. Il ne va quand même pas s’attaquer à elle ? Pas ici, en plein bâtiment du gouvernement ? Elle recule de plusieurs pas et se retrouve rapidement dos au mur. Il n’a pas dit un mot, se contentant de la fixer froidement. Elle allait parler quand sa main jailli et l’attrape à la gorge. Il la plaque au mur, la soulevant légèrement et pour la première fois depuis très longtemps. Maisy eut réellement peur pour sa vie. Elle sent ses paumes s’humidifier et ses yeux se remplir de larmes à mesure que l’air lui manquait. Il n’avait encore rien dit. Quand elle commença à suffoquer, il se pencha lentement vers elle, amenant sa bouche près de son oreille. « Tu vas arrêter ton cirque immédiatement Maisy Weaver. Ou je te ferrais arrêter. » Il la relâcha et sortit sans se presser du bureau.

Maisy se laissa lentement glisser jusqu’au sol, inspirant et expirant difficilement. Elle reste assise sur le sol quelques minutes, le corps tremblant, secoué de sanglot douloureux. Elle finit par rentrer dans les toilettes et poussa un cri en voyant sa gorge dans le miroir. Elle passe ses doigts sur les marques immondes qui ornent son cou et retient un haut-le-cœur en prenant conscience qu’il ne s’agit pas de simples bleus. Elle sort en courant du bâtiment, laissant son sac derrière elle. Elle marche dans le froid, l’air de la nuit ne suffisant pas à calmer la peur, le choc et les larmes. Elle s’arrête quelques secondes pour se regarder dans une vitrine. Les marques étranges ont disparu de sa gorge, ne laissant que des bleus qui ne tarderont pas à devenir franchement visible. La vision de sa peau nette aurait dû la calmer, mais les larmes refusent de s’arrêter et c’est sans vraiment s’en rendre compte qu’elle finit par atterrir dans Garden District. Le quartier chic ou vit l’une des rares amies qu’elle avait possédées fut un temps. Elle s’approche lentement du manoir, hésitant à aller frapper à la porte, mais la lumière qui filtrait par les fenêtres du salon l’y encourage. Elle passe le portail et avance à pas lent dans le jardin entretenu à la perfection. Cette verdure domestiquée la fait se sentir encore plus mal. Elle grimpe les marches du perron et appuie sur la sonnette avant de changer d’avis. Les larmes recommencent à couler quand elle entend la clé tourner dans la serrure. La brunette ouvre l'air porte l'air surpris. « Giuletta… Je… » Elle renifle et essuie ses joues, essayant de se calmer. « J’suis désolée d’te déranger si tard… J’savais pas où aller et… J’sais pas… j’ai vu l’manoir et j’me suis dit que peut-être, tu voudrais bien m’aider… » Elle respire plusieurs fois, essayant de se calmer. « J’peux entrer… S’il te plait ? »

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MessageSujet: Re: Please, help me kick some ass.   Ven 14 Oct - 18:11


Ce n’est pas mon habitude. Verre à la main, eau de vie dans l’autre, je bois à m’en rendre malade. Je bois pour oublier, pour ne plus jamais laisser mon esprit repenser à lui une nouvelle fois. Je bois pour effacer de ma mémoire son visage lorsque je lui ais menti. Je bois pour effacer ses mots qui me hantent chaque minute un peu plus. Cet idiot m’aime. Je lui fais du mal, toujours plus, à chacune de nos rencontres. Et lui s’accroche comme une moule à son rocher. Je lui fais du mal mais j’éprouve pourtant les mêmes sentiments que lui. Je l’aime aussi. Tellement que je m’enferme dans les erreurs et continue à provoquer son malheur. Il ne reviendra probablement jamais maintenant et je ne mérite de toute façon pas de le revoir. Si c’est pour enfoncer un nouveau couteau dans sa chair, il m’est inutile de le voir. Je semble incapable d’agir normalement en sa présence depuis que Liam m’a approché et si je voudrais le blâmer  lui pour le blocage, je sais que c’est uniquement de ma faute. Juste ma faute…

Et me voilà partie de nouveau dans les affres de mon esprit, qui s’évertue toujours à penser à lui. Alors je vide trois nouveaux verres, les uns après les autres, sans me soucier du sol qui tangue ou bien des murs qui semblent se rapprocher de moi à chaque seconde. Je ne divague plus vers lui, j’ai plutôt envie de peindre. Alors difficilement je grimpe les escaliers, qui bougent tout autant que le sol. Chaque pas semble être une ascension vertigineuse mais finalement après maints essais, me voilà enfin posée devant mon chevalet, palette en main. Comme habitée par un esprit bénéfique pour une fois, j’entreprends de peindre, dans un état second. Le pinceau flirte avec la toile longuement, jusqu’à ce que finalement, je m’endorme devant la réalisation. Trop d’alcool ingurgité en trop peu de temps pour y résister.

Je sursaute finalement lorsque la sonnette d’entrée se fait entendre. Réveil immédiat qui me pousse à grogner légèrement et relever la tête. Juste assez pour me rendre compte de ce que mon pinceau a inscrit sur la toile auparavant. C’est le visage de Nolan… Mon cœur se serre une seconde, mais je me souviens du bruit qui m’a réveillé alors toujours en grommelant, je finis par descendre mes escaliers pour aller vers la porte. Main sur la poignée, je finis par hésiter. La dernière fois que je me suis retrouvée dans cette situation, c’est sur Nolan que je suis tombée et tout ce qui a suivi a été un cauchemar sans nom. Pourtant j’actionne tout de même et laisse l’huis s’ouvrir, pour que mes yeux se posent sur une silhouette bien connue. Mais pas celle de Wiggins. « Maisy ? » La surprise se lit sur mon visage, ainsi que diverses émotions totalement contradictoires. Colère… Son culot me sidère et me rend furieuse immédiatement. Mais ce n’est pas la vraie raison pour ma fureur. Elle pleure et d’horribles marques naissent dans son cou, des bleus qui ne laissent aucun doute quand à leur provenance. Quelqu’un a essayé de l’étrangler et malgré mon sentiment de trahison à son encontre, je me sens mal très rapidement. A cela s’ajoute presque aussitôt une tristesse que je ne parviens pas à retenir. Elle semble si désespéré que je ne peux pas lui fermer la porte et si mon esprit est toujours un peu embrumé par l’alcool, ma décence m’empêche d’agir comme je le voudrais. Cette femme n’est plus rien pour moi. Juste une traitre de plus dans ma vie. Juste quelqu’un pour qui je n’ai plus aucune affection… Juste une femme blessée aussi bien dans son cœur que sur son corps.

Mon visage se ferme, mes bras se croisent mais pourtant je finis par m’effacer pour la laisser passer. Je ne sais pas trop quoi lui dire pour l’instant, mais je ne peux pas la laisser dehors et je dois me retenir fortement pour ne pas la prendre dans mes bras et la rassurer d’un câlin. Elle est beaucoup trop dangereuse pour moi pour que je la laisse de nouveau entrer dans ma vie, dans mon coeur. « T’as encore mis quelqu’un en colère toi ! » Il me faut bien lui parler mais je ne me suis pas attendue à parler aussi sèchement. La rancœur ne m’a pas quitté et malgré mon attendrissement envers son état qui me rend tant en colère, je ne parviens pas à me détendre suffisamment pour être chaleureuse à son encontre. « Me crois pas insensible mais… Pourquoi tu es ici exactement ? Je croyais avoir été claire la dernière fois. Je ne veux… » Pendant que je parle, je sens ma colère à son encontre à elle, fondre comme neige au soleil. Je ne peux tromper personne. Son état m’inquiète et enfin depuis la première fois depuis son arrivée, je sens mon faciès se détendre légèrement. « Maisy… faut que tu arrêtes de faire ça… de te faire des ennemis… » Mon ton s’est enfin adouci, même si mon attitude reste clairement hostile.

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MessageSujet: Re: Please, help me kick some ass.   Mer 26 Oct - 21:33


Quand la porte s’ouvre sur le visage surpris de Giulietta, le cœur de Maisy manque un ou deux battements. Elle se mord la lèvre en tordant ses doigts. Quand l’expression sur le visage de Giulietta change, la jeune femme se rend compte de la bêtise qu’elle a faite. La dernière fois qu’elle a croiser la jeune femme, cette dernière c’est montré plus que claire sur son absence d’envie de la revoir. Elle se sont quitter en mauvais termes, Giulietta ne digérant pas le retour de Maisy auprès du gouvernement. Mais comment aurait-elle pu expliquer à son amie que la raison qui l’avait poussé vers ce nouveau régime, plus encore que les belles promesses qu’il avait faites, avait été la présence de Neria dans les rangs adverses ? Elle n’avait jamais parler de cette amie disparue à personne, souhaitant faire ses recherches seules, son orgueil ne la menant à rien. Heureusement pour elle, la colère semble quitter les traits de l’italienne pour laisser place à une inquiétude flagrante quand ses yeux dérivent sur le cou de Maisy. Elle n’a aucune idée de ce à quoi peut bien ressembler sa gorge maintenant, mais elle se doute bien que les douleurs qu’elle ressent quand elle déglutit ou tourne la tête doivent provenir de bleus laissés par les mains de Niklas. Un frisson traverse son corps de haut en bas quand son esprit visualise le visage impassible de l’homme qui à chercher à la tuer. Quand la jeune femme face à elle reprend un visage impassible et fini par la laisser passer, Maisy laisse échapper un soupir rapidement entrecoupé par un reniflement.

Elle essuie ses joues et son nez avec sa manche, consciente qu’elle doit faire peine à voir. Bien qu’elle ne souhaite pas attirer la pitié de son ancienne amie, elle se doute que son état pitoyable doit avoir pousser la jeune femme à la laisser rentrer. Giulietta est aussi connue pour son orgueil que pour sa beauté. Elle jette un regard dérobé à celle qui fut un temps une amie, remarquant ses traits tirés et l’air fatigué qui s’étend sur son si joli visage. Regrettant presque de l’avoir dérangée alors qu’elle semble avoir elle aussi ses propres problèmes à gérer. Elle continue à mordre se lèvres férocement, arrachant quelques petites peaux, ajoutant à son image de pauvre fille. L’état dans lequel elle est la répugne et la ramène quelques années en arrière, quand Steven avait lever la main contre elle pour la première fois. Le choc avait été plus fort que la douleur et elle s’était cette fois-là aussi diriger chez une amie. Neria l’avait accueilli et avait sécher ses larmes, ce que Giulietta ne semble pas prête à faire. Les yeux de la jeune femme dérivent de la silhouette stoïque de l’italienne pour observer la maison de cette dernière. Elle sursaute quand Giulietta s’adresse à elle. Son ton sec et cassant résonne aux oreilles de Maisy et elle se recroqueville légèrement sur elle-même, entourant son corps tremblant de ses bras. Elle hoche la tête piteusement, avouant finalement à demi-mot « J’ai… » Elle se racle la gorge, sa voix complètement brisé par la pression trop longue appliqué à son larynx. Elle toussote et réussi à sortir dans un croassement. « J’pensais pas qu’il ferait ça… »

Finalement, la jeune femme lui pose la question qu’elle attendait depuis l’instant où son visage est apparu à la porte et Maisy prend quelques secondes pour réfléchir. Pourquoi est-elle venue ici ? Elle ne saurait pas le dire. Ses pas l’ont guidé ici sans qu’elle y fasse attention, son instinct la poussant vers quelqu’un en qui elle avait eu confiance à une personne, vers l’une de celle qu’elle avait pu appeler amie. En temps normal, elle aurait probablement couru chez Timothée, le jeune homme lui aurait surement ouvert la porte. Mais elle n’avait pas envie qu’un autre homme la voie dans cet état. Elle n’avait pas envie d’être près de quiconque qui soit doter d’un pénis. Et de toute façon… Timothée était prisonnier d’une des arènes. Elle inspira profondément par la bouche, créant un léger sifflement. « J’sais pas trop… Je… j’ai pas fait attention ou j’allais et j’suis arrivée ici… T’es… T’es la seule fille dont je connaisse l’adresse… » Elle se lèche les lèvres, le goût du sang envahit sa bouche et elle grimace. « Et… J’ai… Confiance en toi… Enfin, j’crois… » Elle passe sa main dans ses cheveux, ses doigts se coinçant dans ses mèches humides de pluie. Elle pose ses yeux tristes sur le visage de Giulietta et les traits de son amie se détendent légèrement laissant apparaitre son inquiétude. Le cœur de Maisy devient soudain plus léger. Giulietta n’est toujours pas amicale dans son attitude mais au moins, elle semble prête à écouter la jeune femme. Elle soupire quand la jeune femme reprend la parole et elle hoche la tête doucement. De sa voix cassée, elle répond. « Oh, pour le coup, c’est pas un nouvel ennemi. Niklas me hait depuis longtemps. » Son expression se fait amère à l’évocation de celui qui souhaite sa mort depuis déjà longtemps. Si elle n’avouera jamais tout haut en avoir peur, il lui arrive souvent d’avoir des sueurs froides quand elle se retrouve seule avec le porte-parole. Il hante ses cauchemars depuis suffisamment longtemps pour lui foutre la frousse d’un regard. Malgré tout elle continue à faire la fière à bras devant lui, refusant de montrer à qui que ce soit sa peur par orgueil. Ce foutu orgueil qui l’a poussé à le harceler de pique toute la journée et qui l’a amené à se faire étrangler dans son bureau a un horaire ou il aurait pu facilement l’assassiner. Elle redresse la tête et s’appuie contre le mur se sentant faible. « Est-ce que t’aurais un truc à boire ? J’ai la gorge complètement desséchée… »

L’italienne lui indique le couloir d’un geste de la main avant de la diriger vers le salon et de s’éclipser vers ce que Maisy assume être la cuisine. La jeune femme avance à petit pas dans la pièce richement meublée et ses yeux se pose sur l’imposante cheminée avec un léger haussement de sourcil. Elle pousse sa frange sur le côté et attache ses cheveux en un chignon lâche avant de retirer sa veste qu’elle pose sur l’accoudoir du fauteuil le plus proche avant de s’y asseoir, les mains sur les genoux. Son amie revient avec un grand verre d’eau fraîche et Maisy s’empresse d’en boire la moitié. « Merci… Je… J’ai fait la conne aujourd’hui c’est clair… Mais j’pensais pas qu’il irait jusqu’à m’étrangler dans mon propre bureau pour quelque piques… » Elle se recule et laisse son dos reposer contre le dossier de son siège, croisant les bras contre sa poitrine, soudainement prise d’un frisson de dégoût. « J’suis sacrément dans la merde… » Elle soupire et se penche en avant cachant son visage dans ses cuisses. « J’sais pas quoi faire… j’veux dire, comment j’peux continuer à travailler avec lui alors qu’j’ai juste envie de lui arracher la tête… Et j’peux pas porter plainte ou quoi… J’ai aucune chance face à lui… » Sa voix étouffer par ses jambes doit parvenir difficilement à Giulietta mais elle n’a pas la force de regarder son amie dans les yeux, elle est tellement énervée après elle-même qu’elle se taperait bien la tête dans un mur.


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MessageSujet: Re: Please, help me kick some ass.   Lun 7 Nov - 18:55


Lui en vouloir est horriblement difficile. La dernière fois déjà, lors de notre rencontre hasardeuse, il m’a été difficile de maintenir un masque d’indifférence. Tant que je me suis finalement enfuie, loin de ce sentiment dévastateur qui m’envahi à chaque fois que je la vois. Pourtant, je suis revancharde, je veux la sortir de ma vie pour de bon, pour la trahison qu’elle m’a offerte en retournant vers le gouvernement. D’un seul regard sur sa gorge abimée, je sens pourtant mes récriminations fondre comme neige au soleil, uniquement remplacées par l’inquiétude à son égard. Je m’efforce pourtant de ne pas lui montrer, dans un orgueil coutumier qui me pousse à ne pas la vouloir dans ma vie de nouveau. Stupide égoïsme, qui cherche à me protéger, quand son départ m’a fait tant de mal dans le passé. Je n’aime pas lorsque les gens se détournent de mes valeurs, pour épouser celles de ce gouvernement détestables. Cela continue de m’arriver, envoyant sans cesse les gens loin de moi et je ne suis pas une grande fan des secondes chances dans ce cas. Si cette femme m’a déjà trahi, rien ne me dit qu’elle ne recommencera pas, dès que j’aurais recommencé à m’attacher à elle. Je m’entête donc dans une froideur qui ne me ressemble pas, bras croisés et visage dur. Deux signes visibles de mon agacement, qui fondent comme neige au soleil, lorsque sa voix rauque résonne entre nous. Je ne sais qui est ce connard, mais il semble avoir serré tellement fort, que sa voix n’est plus la même et que son cou se colore toujours plus de ce noir caractéristique. Je ne peux que lui montrer mon effroi en ouvrant la bouche légèrement, mais je ne désire pas encore me dévoiler. Il serait trop facile de lui pardonner aussitôt.

Rien ne m’empêche de l’aider néanmoins, je m’efface donc pour la laisser entrer, même si je suis loin de me sentir à l’aise en sa présence pour l’instant. En refermant la porte, j’observe donc les alentours, de peur de voir son tourmenteur se pointer à son tour. Je n’ai pas besoin de me faire un nouvel ennemi en aidant la mauvaise personne. Finalement, je referme l’huis en soupirant et me tourne vers elle, en conservant une distance de sécurité. Je ne désire pas l’agresser un peu plus, elle qui sort visiblement d’une soirée difficile, je me force donc à respirer plus profondément, avant de lui accorder toute mon attention. Elle me fait confiance ? Je lâche un très léger rire amer à cette remarque et détourne le regard, pour lui épargner la vision de mes yeux, prêts à lâcher une petite larme dépitée. Elle me fait confiance. Elle a brisé la mienne, mais se permet de me faire confiance… C’est tellement ironique que je pourrais réellement en pleurer, mais je l’ai bien trop fait dernièrement, pour lui accorder la moindre larme. Je ramène de nouveau mon regard vers elle, avant de sursauter en entendant le nom. Niklas. Ivanov probablement. Je ne le connais pas vraiment, mais mon ancien époux avait l’habitude de me parler de lui, de sa réputation et je ne peux que grimacer une seconde à l’évocation de son prénom. Peu importe. Je dois m’occuper d’elle de toute façon. Aussi, quand elle me demande à boire, je la dirige vers le salon, avant d’aller chercher un verre d’eau. Sur le passage, je me dirige vers l’une des chambres d’amis, pour en sortir un plaid, que j’amène avec moi dans le salon, vers Maisy. La pauvre tremble, est probablement trempée et je ne veux pas la laisser dans cet état.

Pourtant, je me contente de lui tendre le verre, avant de la laisser s’épancher sur son problème que je ne peux saluer que d’un soupir arrogant. Quelle idiotie de s’évertuer à provoquer un homme de son acabit. Bien sûr que ça ne pouvait que mal finir. Néanmoins, je finis par m’approcher d’elle et lui dépose le plaid sur les épaules, alors qu’elle s’est penchée vers l’avant pour s’apitoyer un peu plus sur elle-même. Il m’est difficile de compatir réellement, car toujours bien trop agacée de son absence dans ma vie, mais je m’agenouille tout de même, pour poser mes mains sur ses genoux, un léger sourire qui se veut rassurant, sur les lèvres. « Pour ton propre bien, tu dois arrêter de le provoquer. Cet homme est dangereux. Tu en as eu la preuve ce soir. Ca aurait pu être pire. On aurait probablement pu retrouver ton cadavre dans une ruelle lugubre. » J’ai conscience rapidement que ce n’est pas ainsi que je vais réussir à la rassurer, du coup, je pousse un nouveau soupir, avant de poser ma main sur sa nuque. « T’es en sécurité ici Maisy. Même si effectivement, j’vois pas bien comment tu vas pouvoir continuer à travailler avec lui. Tu devrais peut être… partir ? » C’est dit comme ça, en passant, mais l’intention est plus que claire. Ce n’est pas pour le gouvernement qu’elle devrait travailler. « T’as rien à faire là bas de toute façon. » Et si la première phrase n’était pas claire, j’espère que celle là l’est un peu plus.

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MessageSujet: Re: Please, help me kick some ass.   Hier à 14:50


Elle a froid. Ses vêtements trempés commencent à peser sur ses épaules et l’humidité semble s’introduire jusque dans ses os. Elle tremble sporadiquement et frotte ses paumes contre ses bras dans l’espoir de se réchauffer un peu. Giulietta l’a laissé seule dans ce salon gigantesque. La maison est tellement grande, tellement richement meublée que Maisy si sent un peu mal à l’aise. Ça a toujours été le cas, déjà à l’époque où elle faisait encore partie intégrante de la résistance, le manoir de l’Italienne lui paraissait intimidant, un peu comme sa propriétaire. Elle soupire, frotte son visage distraitement et repousse les quelques mèches de cheveux mouillés qui restent collées à son visage. La brunette à raison, elle s’est une fois, de plus, foutue dans la merde. Elle fait claquer sa langue dans un petit bruit d’énervement face à sa stupidité. Elle a toujours été trop impétueuse, fonçant tête baissée sans vraiment réfléchir aux conséquences de ses actes, ce qui lui avait valu un sacré paquet de cicatrice et d’engueulade de la part de son père, puis des profs, puis de ses supérieurs. Quand il y avait danger, elle ne semblait se mettre à réfléchir que quand sa vie était directement en danger. Elle mordille sa lèvre en soupirant d’énervement, de fatigue et de soulagement. Giulietta l’a accepté sous son toit, malgré leur dernière rencontre. L’Italienne avait pourtant semblé plutôt claire quand elle l’avait envoyé chier dans ce parc. C’était vraiment surprenant de sa part de lui ouvrir sa porte comme ça. Elle devait vraiment faire peur à voir.

Quand son ancienne amie revient avec le verre d’eau, Maisy pose un regard empli de reconnaissance sur le visage doux de la jeune femme. Elle attrape le liquide salvateur et boit à grande gorgée. Elle explique finalement ce qu’il s’est passé. Ses yeux continuent à errer sur la pièce, sans oser se poser plus de quelques secondes sur quoique ce soit. Elle voudrait pouvoir éteindre son cerveau, faire s’arrêter la spirale de pensée qui tournoie dans sa tête. Elle se sent comme un animal sauvage pris au piège. Le moindre craquement du bois de l’ancienne maison la fait sursauter et elle finit par cacher son visage dans ses cuisses. Préférant se soustraire directement au visage de Giulietta, esquivant son regard et ses jugements. Elle n’a pas manqué d’entendre le soupir de son ami quand elle a expliqué sa situation et elle n’est pas prête à entendre le sermon qui va sans doute possible lui tomber sur le coin du nez. Elle retient un sursaut quand elle sent quelque chose se poser sur son dos et aperçoit du coin de l’œil ce qui semble être un plaid en laine tombé sur son corps. Le tissu épais, pèse agréablement sur son corps et elle pousse un petit soupir. Elle se sent si pitoyable, si faible. Elle se prenait pour une grande fille, pour une sorcière puissante, une femme forte, mais Niklas et sa force brute et cette chose qui semble l’habiter, cette chose qui fait se dresser les poils sur les bras de Maisy à chaque fois qu’il passe trop près, ont eu raison de toutes ses illusions. Elle prend durement conscience qu’elle n’a même pas essayé d’utiliser sa magie contre lui. Qu’elle était trop choquée pour ne serait-ce que réagir. Un sourire amer déforme son visage, fut un temps où son entraînement au combat l’aurait fait réagir instinctivement. Il y a trop longtemps qu’elle s’enferme dans la tour du gouvernement, parce que c’est plus facile, moins dangereux et qu’elle a toujours de quoi manger grâce à eux.

Les mains de Giulietta, se posent délicatement sur ses genoux et elle tourne un peu la tête, pour jeter un regard en coin à la jeune femme. Le sourire rassurant qui s’étend sur ses lèvres soulage un peu Maisy. Bien que les paroles de l’Italienne soit difficile à entendre et qu’elle ravive une fois de plus le souvenir des mains de Niklas autour de sa gorge, de la froideur de son regard et de la douceur écœurante de sa voix, elle comprend pourquoi son amie lui dit ça. Un tremblement secoue son corps et quelques larmes roulent sur ses joues. Si même Giulietta la met en garde et doute de ses capacités à battre le porte-parole, alors comment pourrait-elle le faire ? « Qu’est-ce que tu veux qu’je fasse.. ? J’sais bien qu’ça pourrait être pire, qu’j’pourrais être morte, mais tout ça c’parce que j’suis devenue incapable d’me défendre face à lui. Y a un truc louche chez lui, j’te jure… Quelque chose de pas… Normal. » Une main chaude et douce appuie délicatement sur sa nuque et elle pousse un petit soupir accompagné d’un reniflement. Et Giulietta, reprend la place qu’elle a longtemps occupée. Son accent italien, si doux, si différent de celui de Noah aux oreilles de Maisy, parvient a apaisé un peu la tension qui l’habite. Elle soupire et les mots de son amie résonnent avec force dans son esprit. La question de quitter le gouvernement, de retourner auprès de la résistance, elle se la pose depuis quelque temps. Depuis que Lazlo, lui rabâche qu’elle a rien à faire là-bas. Elle y était retournée dans l’espoir de retrouver Neria, mais rien à faire, son amie reste introuvable. Elle y a retrouvé Alistair, mais à quoi bon, puisqu’il s’évertue à l’éviter. Certes, si elle rejoint la résistance, il sera dans le camp opposé, mais à quoi bon continuer à se battre pour lui s’il n’en a rien à faire. « Je sais que j’devrais partir Giulietta… J’le sais. » Elle inspire profondément, se redresse et plante ses yeux bleus dans les prunelles chocolat de son amie. « J’le sais bien, j’y pense depuis un bout de temps déjà. » Elle ne sait pas si ses paroles feront plaisir à Giulietta ou l’énerveront plus encore, mais après tout, au point où elle en est.

« J’les ai rejoints une deuxième fois, parce que j’pensais pouvoir retrouver quelqu’un là-bas, mais ça a pas marché. Mais j’peux pas partir comme ça. J’veux dire, ils savent où j’habite et si j’pars de chez-moi, ils sauront probablement où me retrouver. » Elle passe sa main sur son visage en grognant. « Puis, j’sais pas… j’suis lâche, j’ai la trouille. » Elle secoue la tête et détourne le regard en mordant sa lèvre inférieure. « Giu’… » Le surnom est ressorti naturellement, elle espère que l’Italienne ne s’en formalisera pas. « J’vais avoir besoin d’un coup de main. Je viens d’avoir une idée… Un truc qui pourrait vous filer un coup de main à vous… Qui pourrait m’remettre dans l’truc moi aussi d’ailleurs. » Elle se redresse entièrement et resserre le plaid autour d’elle, son embryon d’idée continuant à germer dans son esprit. « T’es toujours au BB ? » Une ébauche de sourire malveillant traverse le visage de Maisy. « Si j’te dis que j’pourrai offrir au journal, une exclue, un truc qui pourrait vraiment faire mal voir le porte-parole du Gouvernement… Tu vois où j’veux en v’nir ? » Elle s’enfonce dans le siège et attrape la main de son amie. « Tu pourrais publier un article à propos de ce qui s’est passé ce soir… Et puis j’ai d’autre truc que j’pourrais rajouter, des infos que j’pourrais choper pour toi. » Le frisson de la rébellion s’empare à nouveau de Maisy et malgré la trouille qui l’habite à l’idée de quitter le confort et la sécurité que lui apporte son emploi au gouvernement, l’idée de balancer quelques infos et quelques horreurs sur Niklas au plus gros journal résistant, lui apporte un sentiment de paix intérieure.

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But time has changed nothing at all. You're still the only one that feels like home. I've tried cutting the ropes and I let you go but you're still the only one that feels like home.
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Please, help me kick some ass.

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