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 mouth full of white lies (nolaliya)

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MASTER OF ILLUSIONS

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MessageSujet: mouth full of white lies (nolaliya)   Dim 9 Oct - 0:20

mouth full of white lies
Nataliya & Nolan



Je n’ai même pas besoin d’ouvrir les yeux pour comprendre que quelque chose ne va pas. Que quelque chose ne va pas du tout. Parce qu’aux dernières nouvelles, sans s’apparenter au goulag des heures sombres, la prison n’est pas un hôtel cinq étoiles, ne nous fournit pas des paillasses deux places avec matelas et draps en soie, ne nous réveille pas au son des oiseaux et d’un raie de lumière qui me chatouille la joue, ne nous laisse pas dans le calme et le silence le plus complet pour qu’on puisse finir notre nuit sans être dérangé. Quelque chose ne va pas et la solution la plus simple pour expliquer tout ça, c’est soit que je suis en train de faire un rêve sacrément réaliste, soit que je ne suis plus dans la cellule. Et autant le dire toute de suite: dans un cas comme dans l’autre, ça pue pas mal. Si c’est un rêve, dans quelques secondes on va me balancer à la gueule l’odeur rance de l’urine et les grognements et cris qu’émettent autant les coupables que les bourreaux, dans une amabilité fleurie d’insultes et de malédictions à la discrétion comparable à celle déployée par un pachyderme venu rendre visite à sa grand mère et…

Je suis probablement complètement bourré. Déjà pour avoir de telles pensées, ensuite pour avoir l’impression que je ne suis pas en train de rêver. Ca me trouble tellement, cette affaire, que je n’ose pas ouvrir les yeux. Que je reste immobile, que je me recroqueville en chien de fusil, comme toujours lorsque je dors. J’ai le dos rond, les genoux qui vont se lover contre ma poitrine, mes orteils qui se replient sur eux même. Un peu plus et je têterais mon pouce, comme j’en ai eu la mauvaise habitude pendant plus d’années que ne le permet en général la crédibilité. Je n’ai pas envie d’ouvrir les yeux, parce que tout me revient petit à petit. La prison, ça, c’était déjà acquis. Mais la visite de Liam… son bras en écharpe. Ses sous-entendus, comme quoi je ne vais pas y rester. Comme quoi je ne mérite pas d’y être. Comme quoi… « Oh le con ! Oh putain le con ! » Je me redresse brusquement: une nausée aussi familière qu’inhabituelle s’empresse de s’accrocher aussitôt à mon visage. Non. Pas inhabituelle. J’en ai juste perdu l’habitude. Elle me fait remonter le temps au moins vingt ans en arrière, dans un goût aigre-goût d’inconscience artificielle. Je papillonne des yeux, pour mieux fixer la chambre qui m'environne. Je sais comment faire en sorte de dissiper cette nausée: boire, un peu, éviter les mouvements brusques: surtout.

C’est pour ça que je sens mon cœur battre la chamade dans ma poitrine, c’est pour ça qu’il vient se poser au bord de mes lèvres, dans un vertige prononcé, dans un haut-le-cœur insistant, qui me force à tituber dans la pièce à la recherche d’une échappatoire. Je ne sais pas où je suis, même si j’en ai une vague idée, je ne sais pas où je suis mais je sais où je ne suis pas et, pire encore, où je suis supposé être. Lorsque j’ouvre la première porte que je trouve, c’est pour me retrouver dans un couloir. Là, je commence à vraiment sentir la panique se lover dans mes intestins et dans mon estomac, pour mieux faire remonter plus haut encore ce qu’il me reste du gruau dégueulasse qui a constitué mon dernier repas en date. J’atteins une nouvelle porte, qui débouche sur une autre chambre. Puis un salon. Et une cuisine. Et… la lumière est la goutte qui fait déborder le vase, ou plutôt quelque chose de bien moins pipou qu’un vase, je me plie en deux pour rendre mon repas juste à mes pieds. Ce n’est qu’en relevant la tête que je me rends compte que le salon est loin d’être désert. Merde. C’est le comble de la classe, comme entrée, ce que je viens de faire. Le comble de la classe, le comble de la grâce et… je me plie à nouveau en deux pour cracher de la bile, cette fois, une bile amère, empoisonnée par mes reins, écœurante d’acidité.

Certaines personnes toussotent pour se faire remarquer. D’autres marchent d’un pas bien lourd, s’exclament à renfort de grands gestes et de grosses voix. Moi, je vomis. Chacun son style, Liam a récupéré la classe, moi j’ai eu droit à ça. Et ça cette nausée qui refuse de partir, quand bien même je n’ai plus rien à rendre, quand bien même j’ai les jambes flageolantes, quand bien même… « J’espère que vous avez rien contre les grumeaux, j’ai commencé à repeindre le couloir. C’est chez vous ici ? C’est plutôt cosy. Mais je ne sais pas ce que je fous là. Vous savez où est Liam ? Putain je vais vomir. Et m’évanouir. » Parler est un moyen comme un autre de faire passer le malaise, chez moi. Vu mon entrée fracassante, je sens que je vais devoir lui réciter le dictionnaire, la Bible et le Coran en au moins quatre ou cinq langues pour que mon malaise diminue un chouias. D’un pas hésitant, je parviens à rejoindre un meuble, l’air toujours autant perdu. Je ne reconnais pas les lieux. Je ne reconnais même pas cette femme. Je ne sais pas où je suis, je ne sais pas ce que je fais là, je sais juste que je ne suis pas à ma place, que j’ai la nausée, une migraine insistante, que j’ai dormi, que je n’ai pas de haut, juste un pantalon lâche, que Liam m’a promis de me faire sortir de prison et qu’il a réussi sans me laisser le droit à la parole. Merde. Le con. Je plisse les yeux, à la recherche de je ne sais quoi. Un indice, peut être. « Vous auriez pas un truc à boire ? Et de fort si possible ? »

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MessageSujet: Re: mouth full of white lies (nolaliya)   Mar 25 Oct - 11:59




Les talons claquent instantanément sur le plancher quand elle franchit le seuil de la demeure de son patron, claque la porte derrière elle et referme à double tour. Consciente de ce qui l’attend une fois entrée, elle ne prend pas le risque de voir n’importe qui pénétrer dans la maison sans s’annoncer. Et quand bien même une telle chose serait peu probable, elle préfère ne pas tenter le diable. Elle mène déjà bien trop d'affaires avec lui pour se risquer à un nouveau problème. Un soupir lâché sans vraiment s’en rendre compte et elle continue son chemin, les bras chargés de dossiers. De listes préparées, comme autant de sujets à aborder avec celui qu’elle s’apprête à rencontrer. Autant dire que ça ne la réjouit pas. Au contraire. En plus d’être une perte de temps considérable, elle n’a jamais approuvé cette initiative pleine de danger. Un plan risqué auquel elle s’est retrouvée mêlée, d’abord contre son gré. Ensuite, volontairement, pour le bien de son patron. Quand elle y pense, elle se demande bien ce qui a pu la pousser à accepter. Elle aurait mieux fait de prendre ses jambes à son cou et de quitter son poste. Elle n’aurait alors pas eu à s’occuper de tout ça, de lui. Elle n’aurait pas eu à être là. Elle n’aurait pas eu à supporter ça. Avant de se rendre compte qu’elle n’aurait jamais pu accepter que quelqu’un d’autre s’en charge. Qu’elle n’aurait jamais pu considérer qu’une autre qu’elle soit en charge de cette affaire. Parce que Liam en est le cœur et que malgré tout ce qu’elle se vend à elle-même, la blonde ne pourra jamais l’abandonner. Surtout pas à ce moment précis de leurs existences. Alors, elle remet ses plans personnels à plus tard, se concentre sur la mission qu’il lui a confiée. Du moins, c’est ce qu’elle pense faire. C’est ce qu’elle s’est convaincue de faire. Sans pour autant s’en sentir réellement capable.

Il est encore tôt, mais quelques rayons de lumière baignent déjà l’endroit. Elle traverse la salon sans s’y attarder. Se contente de saluer d’un sourire la femme de ménage qui s’affaire encore dans la grande pièce. La secrétaire continue son chemin, pénètre dans la cuisine et dépose la pile de dossiers sur le plan de travail. Très vite, elle se débarrasse de son trousseau de clé qui vient tinter contre le marbre, découvre ses épaules et laisse apparaître son tailleur sombre en déposant son manteau sur le dossier d’une chaise haute à sa portée. Les doigts fins de la blonde glissent dans ses cheveux le temps d’une seconde alors qu’elle se dirige vers le frigo. La fraîcheur instantanée lui arrache un frisson alors plutôt que de l’eau, elle se décide pour un café. La porte métallique se referme sans un bruit alors qu’elle presse quelques boutons et fait couler le liquide ambré. Quelques secondes suffisent, elle se retrouve avec une tasse chaude entre les doigts et savoure la sensation réconfortante. Bien consciente que ce calme ambiant ne durera pas. Au même titre que cette sérénité apparente ne va pas s’éterniser. Elle ne croit pas si bien dire. Alors qu’elle s’installe au milieu de la cuisine pour travailler, des bruits sourds se font entendre, en provenance d’une des chambres. L’ukrainienne ne tarde pas à deviner l’origine de ce vacarme et c’est le front plissé qu’elle abandonne sa paperasse pour rejoindre le salon.

« - J’hallucine. C’est une blague. Une blague ratée » Elle détourne le regard quand l’intrus se plie en deux. Lève les bras vers le ciel en signe de mécontentement en s’éloignant vers la cuisine. Cette fois, c’est bien une bouteille d’eau qu’elle tire du frigo alors que la femme de ménage est déjà en train de nettoyer l’horreur laissée sur le plancher. « - Liam va être ravi d’apprendre que son jumeau a refait la décoration », murmure-t-elle pour elle-même alors qu’elle inspire profondément en retournant vers le salon, saisissant une bassine dans un placard au passage. Il a suffit d’une minute mais les dégâts son réparés. Pour son plus grand bonheur. Elle contourne l’homme nauséeux du mieux qu’elle peut pour aller ouvrir une fenêtre. L’air frais leur fera certainement du bien. À elle comme à lui. Et de toutes façons, elle ne lui laisse pas le choix. « - Épargnez-nous les détails, merci », répond-t-elle sèchement en lui jetant un regard noir. Non seulement fait-il une entrée fracassante dans la vie de son frère, mais en plus de ça il faut qu’il fasse preuve d’une lourdeur non dissimulée. Elle va devoir faire beaucoup d’efforts pour le supporter. « - Asseyez-vous » Ce n’est pas une proposition. Ce n’est pas une demande. C’est presque un ordre qu’elle insuffle avec conviction. Elle désigne le canapé du regard et dépose la bassine par terre, à portée de main. De sa main. Hors de question qu’il recommence son petit spectacle. Elle le mettra dehors à coup sûr si c’est le cas. Ou c’est elle qui partira. Mais elle ne partagera plus la même pièce que lui, c’est certain.

Pour seule réponse à la dernière question du jumeau, elle dépose la bouteille d’eau sur la table basse, en forçant sur le trait pour lui faire comprendre qu’il n’aura rien d’autre. Pas pour l’instant. Elle croise finalement les bras en lui adressant un regard insistant. « - Vous pouvez y aller, Sophie. Merci beaucoup », articule-t-elle à l’intention de la femme de ménage, sur un ton beaucoup plus doux, contrastant avec son humeur apparente. Quand la porte d’entrée claque, qu’elle est certaine d’être laissée seule avec Nolan, la secrétaire prend place sur un fauteuil non loin de son futur allié. Pas trop proche non plus, puisque l’odeur qu’il semble porter sur lui est loin d’être agréable. « - Pour vous répondre, vous êtes chez votre frère. Et non il n’est pas là » Elle le déplore. La blonde aurait de loin préféré parler avec Liam qu’avec son jumeau, mais puisque cette situation a été décidée ainsi, elle va devoir s’y accorder. « - Vous devez avoir des dizaines de questions et je suis là pour y répondre. Je m’appelle Nataliya Clarke. Je suis l’assistante de Liam et c’est moi qui vais vous former » Elle se redresse sur le bord de son fauteuil. Observe les réactions de Nolan alors qu’il a l’air complètement perdu. Ne pas trop en dire pour ne pas l’assomer d’informations trop vite. Mais la blonde se retrouve confrontée à un problème bien plus grand. Incontrôlable. Le temps qui leur manque considérablement. Qu’elle doit faire en sorte d’économiser tout en évitant la moindre erreur.

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MessageSujet: Re: mouth full of white lies (nolaliya)   Dim 13 Nov - 13:12

mouth full of white lies
Nataliya & Nolan



J’oscille entre la panique la plus complète et la nausée la plus… nauséeuse. Perdu dans un couloir que je ne connais pas, perdu dans un appartement que je ne connais pas, perdu dans une situation que je ne connais pas, tout tangue autour de moi, je titube comme je peux, je cherche de l’aide, je cherche à comprendre, j’ai peur de comprendre, même, ce qui est en train de se passer. Ce qui s’est déjà passé. Ce qui… Mon cœur bat à tout rompre dans ma poitrine, je débouche sur un salon, et une cuisine, et dans un haut-le-cœur de trop, je me plie en deux pour rendre ce qu’il me reste dans l’estomac. Le comble de la classe, Nolan, vraiment. Tu atteins des sommets, on va te surnommer l’alpiniste dans quelques temps, à ce rythme. La bile m’irrite la gorge, me tord l’estomac, je sens presque mon sang vicié par mes reins dysfonctionnels qui veut venir se mêler à l’équation. Et alors que je me demande si la situation peut encore s’aggraver, je m’aperçois qu’il ne me reste plus qu’à attraper une pelle et à m’enterrer dans un trou parce que je ne suis pas seul. Et que j’avais une spectatrice. « - J’hallucine. C’est une blague. Une blague ratée » Je m’appuie comme je peux au mur le plus proche, pour inspirer au maximum. « Je voulais faire l’école du rire, mais mes parents ne voulaient pas. » Je réponds d’une voix pâteuse, rejoins un meuble d’un pas hésitant. J’ai l’impression d’être dans un jeu du genre de doodle jump, sauf que je ne suis pas un petit machin vert qui saute de plateforme en plateforme, je suis une loque qui rampe de meuble en meuble. Chacun son univers, le mien a l’avantage de tendre vers le réalisme de fin de soirée, ou de lendemain de soirée. Je délaisse le couloir, sursaute au mouvement d’une personne venue nettoyer derrière moi. Dans d’autres circonstances, j’essayerai de l’aider, parce que ça me dérange de la laisser faire ça, mais là… je ne perçois pas l’intégralité du murmure de la blonde, seuls le prénom de mon frère et le terme de jumeau parviennent à mes oreilles. Ce qui est déjà trop. « Quoi, Liam ? » Je la suis du regard, accroché à mon meuble, une table, comme une moule à son rocher. Elle ouvre la fenêtre, je loue la bonne intention tout en rentrant la tête sous les épaules en prévision d’un courant d’air malvenu. « - Asseyez-vous » Je fronce les sourcils en me redressant. « Vous êtes qui ? » Ma question n’est guère plus qu’un amas de syllabes, agrémenté d’une méfiance digne d’un enfant de huit ans à qui on veut reprendre le kinder bueno qu’il tient dans ses mains gourmandes. Je considère le canapé, et surtout la bassine qu’elle y a déposée. Et la nausée qui refuse de me quitter, vestige à n’en pas douter de cette putain de drogue qu’il m’a injectée.

Je parviens à me traîner jusque là, pour m’y laisser tomber sans la moindre grâce ou douceur, dans un soupir de détresse. C’est peut être idiot de ma part d’accorder une confiance toute relative à cette femme, mais je n’ai pas masse de choix, et elle a eu le mérite de me confirmer ce dont j’étais déjà convaincu : je suis chez mon frère. Et elle le sait. Donc elle sait qui je suis. Je me prends la tête entre les mains et lorsque je relève les yeux, c’est pour voir une bouteille d’eau. « Sérieusement ? » Je la cherche du regard, tombe en premier lieu sur ses bras croisés. Elle ne va pas me faire croire que mon frère n’a rien de plus fort qu’un verre d’eau, bon sang. On a eu les mêmes parents, on est à moitié français, il doit bien avoir une bouteille de Nuits-Saint-George quelque part, non ? Je lâche un nouveau soupir, en me contentant de ce que j’ai pour me rincer la bouche. La porte claque quand je recrache tout dans la bassine, une fois, deux fois, avant de pouvoir enfin avaler une gorgée d’eau dans une grimace plus qu’éloquente. Déjà que mon estomac se retourne de plus en plus souvent à la perspective de manger, mais là… « - Pour vous répondre, vous êtes chez votre frère. Et non il n’est pas là » Je ferme les yeux. « Et il est où ? «  Ma voix n’est qu’un filet d’air sans véritable consistance. La nausée reflue petit à petit, je pousse la bassin du bout du pied pour me prendre la tête entre les mains. « - Vous devez avoir des dizaines de questions et je suis là pour y répondre. Je m’appelle Nataliya Clarke. Je suis l’assistante de Liam et c’est moi qui vais vous former »

Nataliya Clarke. Incapable de me lever, j’ai malgré tout un mouvement de recul qui m’accule contre le dossier du canapé. Je reconnais ce nom de famille, je cherche un air de famille, je vois l’air de famille. D’un visage qui m’a hanté pendant des semaines. De l’homme que j’ai tué. De l’homme que j’ai affirmé avoir tué. Ma respiration s’est brutalement accélérée, je me sens pris au piège. « Vous… je… » Si elle sait que je ne suis pas Liam, elle sait que je suis Nolan. Donc elle sait que je suis un meurtrier, et qu’elle… « Qu’est ce que tu vas faire de moi ? » Assistante de Liam. C’est moi qui vais vous former Ca n’a pas de sens. Rien n’a de sens. « Me former, mais à quoi ? C’est quoi cette histoire ? Je veux voir Liam. » Je veux voir mon frère jumeau. Je veux m’en aller. Je veux retourner à ma vie tranquille, avec mon chien, avec mes ordinateurs, avec mon meilleur ami. Je répète avec un peu plus de force, en tentant de contrôle cette panique qui revient se superposer au reste. « Je veux voir mon frère. » Je me lève en prenant mon inspiration.  Pour répéter une troisième fois, en tentant de garder mon calme. Garder mon calme. « J’exige de voir mon frère. Qu’est ce que tu as fait de lui ? »

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MessageSujet: Re: mouth full of white lies (nolaliya)   Sam 26 Nov - 11:48




La mine défaite de son vis-à-vis lui arrache une grimace de dégoût. Le regard qu’elle lui réserve ne laisse rien transparaître d’autre que le dédain qu’elle peut ressentir en cet instant. Les piques faussement mauvaises et autres remarques désobligeantes qu’il lui lance ne la font que très peu réagir. La peu de considération dont il fait preuve à son égard la laisse parfaitement indifférente, lui force un rictus jaunâtre alors qu’elle prend place dans la fauteuil. Il limite, répondant à son invitation mais l’ukrainienne voit bien qu’il n’est pas encore tout à fait prêt à coopérer. À raison. Si elle avait eu le choix, nul doute qu’elle aurait envoyé paître Liam sans discussion. Mais le fait est qu’elle s’est retrouvée au pied du mur, sans possibilité aucune de faire demi tour. Et Nolan se voit plongé dans le même piège désormais. C’est ce qu’elle doit tenter de lui faire comprendre. De lui faire assimiler. De lui faire accepter. Et s’il se montre réticent, elle devra trouver les arguments nécessaires pour le faire changer d’avis. Le forcer à faire ce qu’elle attend de lui sans qu’il ne s’en rende compte. La blonde va certainement devoir trouver des subterfuges assez convaincants pour parvenir à ses fins. Pour contenter Liam et venir à bout de la mission suicide qu’il lui a balancé dans les mains. Une bombe à retardement qu’elle ne sait pas comment désamorcer. Pas pour l’instant. Et lui qui se met à questionner le sérieux de cette entrevue, de la bouteille d’eau qu’elle lui tend comme seul recours. Elle n’a jamais été aussi sérieuse, à vrai dire. L’alcool, elle le garde pour un moment plus approprié. Un soupir lassé franchit la barrière de ses lèvres alors qu’elle entame des bribes d’explications, plonge son regard serein dans celui du jumeau alors qu’il l’interrompt une première. Elle ne réagit pas et continue sans se préoccuper de sa question. Mais une fois qu’elle en a terminé avec les présentations, il renchérit. Insiste. Encore et encore.

« - Calmez-vous Nolan », se contente-t-elle d’abord de répondre alors qu’il ne s’arrête plus de parler. Se lève même, pour aller on ne sait où, puisqu’il est bloqué ici. Son timbre est doux et elle fait tous les efforts du monde pour ne pas laisser transparaître dans sa voix son état d’énervement permanent. Devoir faire ça, jouer les formatrices de ministre inexpérimenté, elle s’en serait volontiers passé. « - Vous ne pouvez pas voir Liam, pas maintenant. Et certainement pas dans cet état pitoyable » Il fait peur à voir avec son teint verdâtre et soutenir son regard lui devient de plus en plus insupportable. Les prunelles aveline de l’assistante se détachent finalement de Nolan alors qu’elle prend une grande inspiration, croise les jambes dans un mouvement félin et reprend. « - Si on m’avait demandé mon avis, vous ne seriez pas là. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Votre frère à le don d’imposer sa volonté sans se préoccuper de ce je pense et voilà où ça nous mène » Elle lève les yeux au ciel tellement ça la désole. Tellement ça la rend folle d’en être arrivée là sans le vouloir. Une fois de plus, elle commence à regretter de s’être approchée si près de celui qu’elle cherchait à atteindre. Elle s’en mord les doigts aujourd’hui. Parce qu’elle aurait du venir à bout de ce problème depuis longtemps déjà. Elle en a eu l’occasion à de nombreuses reprises, mais sa volonté s’est à chaque fois retrouvée confrontée à sa raison. Effritée par des sentiments particuliers qu’elle n’a pas envie de ressentir mais qu’elle ne peut s’empêcher de se prendre en pleine figure à chaque fois qu’elle le voit. À chaque fois qu’elle essaie d’obtenir sa revanche.

« - Nolan, votre frère a décidé de prendre votre place en prison. Ce qui veut dire que vous allez devoir agir en conséquence et prendre sa place en tant que ministre. Par pitié, ne me demandez pas pourquoi » Elle n’a toujours pas la réponse à cette question. Liam s’est délibérément mis en danger et désormais, c’est à elle que revient la tâche de gérer le retour de la vague. Le contrecoup de ce choix qu’elle n’a jamais approuvé. Dès la première minute, la première seconde, elle lui a dit que c’était une mauvaise idée. Mais encore une fois, il ne l’a pas écoutée. Il a choisi de n’en faire qu’à sa tête, lui mettant des bâtons dans les roues. Nolan n’a pas l’étoffe d’un ministre et pourtant, il va devoir le devenir. Et prendre ses fonctions en un temps record. « - Vous vous doutez bien que ce n’est pas une faveur que je vous demande. La survie de Mr. Wiggins dépend de vous et moi à partir de maintenant et vous allez devoir m’écouter attentivement, sous peine que cette opération ne prenne fin de manière brutale et tragique » Mettre des mots sur ce qu’elle redoute lui fait plus mal qu’elle ne l’aurait imaginé. Que ce qu’elle aurait pensé. « - Et ce n’est pas ce que nous voulons, n’est-ce pas ? » Elle l’interroge du regard en s’adossant droitement au fauteuil. Un sourcil arqué, le bout de ses doigts tape nerveusement contre l’accoudoir. Elle n’a pas d’autre choix que d’essayer désormais. C’est la seule alternative qu’il lui reste, parce qu’elle n’autorisera personne d’autre qu’elle à venir à bout de Liam. Parce que c’est son droit le plus légitime depuis qu’il a tué son frère et s’en est sorti indemne. Depuis qu’il la brisée sans même s’en rendre compte. Avant de toute faire changer. Avant de la troubler au point qu’elle se mette à questionner ses propres intentions.

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MessageSujet: Re: mouth full of white lies (nolaliya)   Dim 11 Déc - 14:57

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Nataliya & Nolan



« - Calmez-vous Nolan » Le vouvoiement me fait l’effet d’un papier de verre raclé contre ma peau, sa demande, le bruit d’une craie sur un tableau noir. En un mot comme en dix : ce n’est pas aussi doux que la caresse d’un foulard de soie tombant sur un sein dénudé comme j’ai coutume de dire, ou que le poil tout fluffy d’un chow-chow-chiot. Tout me crispe chez elle, tout me crispe dans sa voix, dans son attitude, dans son ton, dans ses sous-entendus, et me calmer me semble actuellement hors de ma portée. Je veux voir mon frère, c’est une certitude, c’est quelque chose sur quoi je ne reviendrai pas, c’est… c’est la panique qui me broie les tempes, étrangle ma respiration, s’enroule autour de ma trachée pour l’obstruer et la rendre dysfonctionnelle de la manière la plus vicieuse possible. Je ne peux pas me calmer et je ne me calmerai pas tant que la situation ne sera pas redevenue normale, tant que tout n’aura pas repris son cours, tant que Liam ne sera pas là pour poser ses mains sur mes épaules, me regarder dans les yeux et me dire que tout ira bien. Parce que rien ne va bien. Je suis chez lui, il n’est pas là, je suis chez lui et j’ai bien une idée d’où il peut être. Je me prends la tête entre les mains, en l’écoutant me dire qu’elle peut répondre à mes questions. Mon cul, oui. Mes questions, il n’y a que mon frère qui peut y répondre. Et je n’accepterai de réponse que de mon frère, aussi.

Nataliya Clarke, le nom de famille est trop marquant pour que ça puisse être une coïncidence, mon mouvement de recul est immédiat. C’est un réflexe, c’est le réflexe du coupable, de celui qui a avoué un meurtre, été puni pour le meurtre, de celui qui a échappé à la punition qu’il ne méritait pas mais à laquelle le tribunal l’a condamné. Qu’est-ce qu’elle va faire de moi ? Dans mon esprit les sous-entendus sont non seulement omniprésents mais aussi évidents. Je me lève, en essayant – enfin – d’obéir. Sans franc succès. Je veux, j’exige mon frère, je le répète, le répète encore, j’essaye d’être autoritaire, j’essaye d’être sûr de moi, j’essaye, aussi, de comprendre ce qu’elle, elle parmi tant d’autres, fait là. Et pourquoi mon frère l’a choisie comme assistante. « - Vous ne pouvez pas voir Liam, pas maintenant. Et certainement pas dans cet état pitoyable » Je la fixe, en crispant mes mains sur ce qui me sert de support pour ne pas m’écrouler. Un vertige, les conséquences de ce qu’on m’a injecté, une fatigue et une lassitude, tout me pousse à tomber, à tituber, à me rasseoir. « Je veux voir Liam. » Tout sauf cette peur qui me torture de ne pas pouvoir comprendre exactement tous les tenants et aboutissants de ce qui est en train de se jouer, sauf cette peur qui fait de ma voix une supplique désespérée. « - Si on m’avait demandé mon avis, vous ne seriez pas là. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Votre frère a le don d’imposer sa volonté sans se préoccuper de ce je pense et voilà où ça nous mène. » Elle ne m’aime pas, et je me doute bien pourquoi. Pour elle, je dois être l’assassin de son frère, cousin, oncle, neveu, cochon d’Inde, je dois être celui qui a échappé à la justice une fois, qui va vraisemblablement y échapper une seconde fois. Elle ne m’aime pas, mais je peux comprendre une chose dans tout ce qu’elle me raconte : je sais en effet d’expérience que ce que Liam veut, Liam a. Ce que Liam exige, Liam obtient. Ce que Liam désire, Liam se débrouille pour l’avoir. Il est très, très difficile de s’opposer à mon frère sur ce plan-là, et je n’ai d’ailleurs jamais réussi à le faire. Trop malin, trop déterminé, trop retors, trop trop…

Mais la question, c’est : qu’est ce qu’il a imposé, cette fois ? Et la réponse, même si j’ai une petite idée sur ce qu’elle est, je ne veux pas l’entendre. « - Nolan, votre frère a décidé de prendre votre place en prison. Ce qui veut dire que vous allez devoir agir en conséquence et prendre sa place en tant que ministre. Par pitié, ne me demandez pas pourquoi » Je me crispe, je me redresse sous cette confirmation de ce que je suspectais. « Oh putain le gros bâtard… » Tiens, Liam, c’est gratuit, c’est cadeau. « C’est une plaisanterie ? » Je ne sais pas ce qui me semble le plus absurde, entre l’entendre me confirmer que Liam a échangé une nouvelle fois sans mon accord nos places et qu’il pense sincèrement que je pourrais jouer son rôle de Ministre les doigts dans le nez et dans les poches sans me faire prendre. Le seul problème, c’est que maintenant que l’échange a été fait,… « - Vous vous doutez bien que ce n’est pas une faveur que je vous demande. La survie de Mr. Wiggins dépend de vous et moi à partir de maintenant et vous allez devoir m’écouter attentivement, sous peine que cette opération ne prenne fin de manière brutale et tragique » Maintenant que l’échange a été fait, Clarke et moi, on en vient aux mêmes conclusions : mon frère m’a foutu au pied du mur, je n’ai plus d’autre choix que de lui obéir. « - Et ce n’est pas ce que nous voulons, n’est-ce pas ? » La question me heurte, m’interpelle avec la grâce et la délicatesse d’un buffle lancé au galop – si tant est qu’un buffle puisse aller au galop. Dans tous les cas, je me la prends dans l’estomac, elle et tout ce qu’elle implique. « Il est hors de question que quiconque touche à un cheveu de mon frère. » Dit celui qui lui a tiré dessus. « Mais il est hors de question aussi que je me prête à cette mascarade. Putain, mais tu m’as regardé ? » J’écarte les bras pour exposer à son regard toute la réalité de mon existence : je suis un geek, pas un Ministre. « On va me griller en deux minutes, et là, ce serait la fin pour lui, pour toi, pour moi, et bordel, mais à quoi est-ce qu’il pensait, le con ? » C’est une excellente question, j’aimerais bien aller lui la poser. Et lui foutre mon poing dans la gueule, aussi. « En plus, on ne se ressemble même pas tant que ça. », je me sens obligé de rajouter,  en toute bonne mauvaise foi. « Nat’, je peux t’appeler Nat’ ?, on est d’accord que c’est ridicule. Alors je propose qu’on fasse la seule chose intelligente à faire : » Mes mains font un charmant petit moulin : « On remet les choses en place. Moi, je retourne le voir, je le drogue ou quoique ce soit, je reste dans la cellule, tu le ramènes ici et tout rentre dans l’ordre, d’accord ? »

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MessageSujet: Re: mouth full of white lies (nolaliya)   Sam 7 Jan - 15:12




Elle plisse le front, désabusée. L’énervement s’installe doucement le long de ses nerfs déjà à vif. La réaction de Nolan l’ennuie. Lui fait perdre patience de plus en plus vite. De plus en plus dangereusement. Elle bataille pour ne pas laisser des grognements félins échapper à ses lippes. Se mordant les lèvres pour ne pas commettre cette erreur. Le jumeau a déjà eu assez de révélations pour la journée, nul besoin d’ajouter sa forme intérieure à la liste. Un autre secret qu’elle garde, mais uniquement pour elle cette fois. Pas pour Liam. Pour personne. Juste pour elle. Parce que ça la maintient debout de savoir qu’elle a encore quelque chose à garder. Autre chose que sa santé mentale. Bien que cette dernière ait été mise à rude épreuve ces derniers temps. Lourdement adossée à son fauteuil, les jambes croisées et son regard assassin planté dans celui de l’ancien prisonnier, l’ukrainienne semble de plus en plus irritée à chaque mot prononcé par son vis-à-vis. Il panique et ça l’énerve. Il ne faudrait pas grand chose de plus pour qu’elle se mette à prendre peur à son tour mais elle exerce des efforts énormes pour garder son calme. Garde le contrôle. Ne pas perdre pieds. Parce que, si la blonde vient à flancher, c’est tout un équilibre déjà fragile et instable qui finira par s’effondrer. Causant la perte de beaucoup. Leur perte à eux. À tous. Et cette petite affaire risque de finir très mal. Mais ça, elle ne le permet pas. Elle se doit de garder le contrôle. Mais pour ça, il faut qu’il se calme. Et il le fera, même si elle doit l’y forcer.

« - Je n’ai pas de temps pour les plaisanteries. Bien que j’aurais fortement apprécié que tout ceci en soit une, vous l’imaginez bien », répond-elle en s’efforçant de ne pas hurler. Elle souffle, déjà épuisée par l’attitude du jumeau alors que ça ne fait pas une heure qu’ils ont commencé leur discussion. L’entrevue est loin d’être terminée. Elle peut déjà sentir toute son énergie la quitter à cette simple idée. Mais très vite, la voix enrageante de Nolan reprend le dessus sur tout le reste et l’assomme de questions. Des doutes légitimes mais qu’elle aimerait éphémères. « - Oui, justement je vous ai bien regardé. Et il va y avoir de gros changements à opérer à partir de maintenant. Rien ne doit vous trahir, pas même le moindre détail physique » Elle se redresse en arquant un sourcil, un demi-sourire venant teinter ses joues d’une douce lueur amère. Ses phalanges craquent quand elle se met à jouer nerveusement avec mais elle ne s’arrête pas pour autant. Elle a besoin de ce réflexe pour ne pas imploser. « - Si vous faites ce que je vous dis sans prendre trop d’initiatives tout devrait bien se passer, Nolan. J’ai tout prévu, personne ne vas vous griller » Elle le dit pour le rassurer lui. Mais aussi pour se rassurer elle-même. Jamais elle n’aurait cautionné ce plan qu’elle a jugé bien trop bête quand Liam lui a exposé. Elle s’est engagée pour protéger son patron. Pour lui épargner une fin dommageable. Une fin qu’elle regretterait, parce qu’elle a toujours imaginé avoir le privilège de décider quand elle arrivera. Impossible de reculer désormais. Elle a besoin de se l’entendre dire, au même titre que Nolan. Mais malheureusement, elle est seule. Contrairement à lui. « - Croyez-moi, quelqu’un qui ne vous connaît pas si bien, ni lui ni vous, est incapable de vous différencier. C’est bien là l’avantage de vrais jumeaux, n’est-ce pas ? » Elle le met au pied du mur, ne lui laisse pas le choix que d’accepter ce constat évident qu’il semble pourtant ignorer. Rien ne permet à quelqu’un d’extérieur de trouver ce petit détail faisant la différence entre Liam et Nolan. Sauf elle.

La mise au point s’achève avant qu’il ne commette une erreur, une nouvelle. Qui la fait sortir de ses gonds. La réflexion de trop qu’elle ne parvient pas à ravaler. Et son instinct animal qu’elle n’arrive plus à refouler. Le surnom maladroitement trouvé lui lacère les tympans. Elle tique, grimace. Se mord les lèvres. Avant de ne plus chercher à se retenir. Dans un élan aux allures félines, la blonde se dresse sur ses jambes. Quelques pas esquissés sur le plancher la mènent directement à la confrontation avec la silhouette du jumeau qu’elle appuie de ses deux mains. Le forçant à s’asseoir, d’une puissance appartenant au lynx sous le peau. Un grognement intérieur retentit, enfin. « - Maintenant vous allez vous asseoir et m’écouter très attentivement. La première chose à ne surtout pas faire, c’est de m’appeler Nat’, votre frère n’a jamais été aussi familier avec moi et c’est très bien ainsi » Son air est grave, on ne peut plus sérieux. Sévère même. Elle en a marre de jouer, marre de tester sa patience. Alors elle met les choses aux clair. Non, il ne se permettra pas ce genre de familiarité avec elle. « - Ensuite, vous allez vous calmer, une bonne fois pour toute et arrêter de remuer dans tous les sens sinon croyez-moi, vous n’allez pas aimer du tout la manière dont je vais vous traiter » Une menace à peine déguisée mais cette fois elle ne l’interroge pas. C’est un constat, un bilan qu’elle dresse suite à l’attitude détestable de l’informaticien. Elle espère cependant ne pas devoir en arriver là. « - Enfin, vous allez monter prendre une douche assez longue pour faire disparaître l’odeur nauséabonde qui vous embaume et surtout, vous allez vous raser, de très près. C’est une habitude qu’il va falloir prendre à partir d’aujourd’hui » Son ton est clair. Ferme. Ne laisse pas de place à l’hésitation et encore moins à la contestation. Ils n’ont pas de temps à perdre, le sien est précieux et le gâcher en enfantillage la met encore plus en colère. Et il ne veut certainement pas qu’elle se mette encore plus en colère. « - Ai-je été assez claire, Monsieur Wiggins ? J’espère que oui car j’ai en horreur de devoir me répéter » L’ukrainienne relâche enfin sa prise sur les épaules du jumeau, se redresse et se détourne. Ses talons claquent sur le parquet, résonnent dans le silence qu’elle a imposé. Enfin, le calme revient. Mais quelque chose lui dit que cette agréable sensation ne vas pas durer.

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MessageSujet: Re: mouth full of white lies (nolaliya)   Dim 15 Jan - 22:58

mouth full of white lies
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Je veux voir Liam C’est la supplique du petit frère qui résonne. C’est le petit frère qui raisonne. Je veux voir Liam, par pitié, qu’on me ramène mon frère. Tout, absolument tout ce qui m’entoure est fait pour me donner de l’urticaire. La nausée due à la drogue qu’on m’a injectée, l’appartement de mon frère sans qu’il ne soit là, sa secrétaire face à moi qui est l’ombre du meurtre que j’ai avoué il y a quatre ans, la nausée à nouveau et ces battements de cœur affolés dans ma poitrine… Je veux Liam. Pour puiser en lui du soutien, pour que le cauchemar cesse, pour lui mettre un pain dans la tronche, pour beaucoup de choses mais surtout pour qu’il soit là. Je veux voir Liam, je veux voir mon frère, parce qu’il m’a toujours semblé avoir cette capacité inimitable à toujours tout arranger. Quand j’acceptais de me prendre une raclée à sa place, il était là pour me couvrir, trouver des excuses à mes blessures ou les soigner. Quand j’acceptais de me faire renvoyer parce que je lui avais transmis des données confidentielles, il me retrouvait un travail derrière. Lorsque j’ai fait de la prison à sa place, la première fois, il venait me voir, il s’est arrangé pour trouver des avocats, me faire sortir aussi vite que possible, au bout de six mois. Liam est le jumeau intelligent, le jumeau manipulateur, le sorcier accompli, le ministre. Son idée est ridicule, ça ne peut être qu’une plaisanterie. Prendre ma place, que je prenne sa place… « - Je n’ai pas de temps pour les plaisanteries. Bien que j’aurais fortement apprécié que tout ceci en soit une, vous l’imaginez bien » Je lui lance un regard noir. Vraiment. « J’imagine, ouais. Et on est deux à imaginer. » Je veux voir Liam, je veux comprendre pourquoi il a eu cette idée stupide, alors même que je sais, je sais pourquoi il l’a eue. Je me prends la tête entre les mains en l’écoutant finir son explication. C’est… c’est… je n’ai pas de mots pour qualifier la connerie que Liam a fait. Bien sûr que ce n’est pas une faveur, on sait tous les deux qu’il y a désormais trois vies dans la balance, trois vies qui dépendent de mes capacités à me fondre dans la peau de mon jumeau mais…

Mais c’est insensé. Mon frère ne peut pas affronter les arènes, il va se faire tuer. On va le retrouver éparpiller façon puzzle, on va le retrouver recroquevillé dans un coin et terrifié, on ne va pas le retrouver et c’est bien ça le problème. Et moi… moi, je ne vais pas être crédible deux minutes. Est-ce qu’elle m’a bien regardé ? J’ai l’intuition que la convaincre de la folie du plan de mon frère est chose totalement superflue puisqu’elle en est déjà totalement convaincue mais je ne peux pas m’empêcher d’essayer. Notre discussion est vaine, mais je force le passage pour l’imposer. Je veux voir mon frère, je veux qu’on échange à nouveau nos places, que tout redevienne normal, aussi normal que possible. Je veux tout un tas de choses. Mais… je n’ai pas l’impression que vouloir croire au Père Noël l’ait jamais fait exister. « - Oui, justement je vous ai bien regardé. Et il va y avoir de gros changements à opérer à partir de maintenant. Rien ne doit vous trahir, pas même le moindre détail physique » Un coup d’œil à ses phalanges, je replante mes rétines dans les siennes. « - Si vous faites ce que je vous dis sans prendre trop d’initiatives tout devrait bien se passer, Nolan. J’ai tout prévu, personne ne vas vous griller » Je fronce les sourcils. « Ah ben si t’as tout prévu… » On est sauvé, c’est ça ? Le scepticisme dégouline de ma voix, je suis en train d’en foutre absolument partout mais je m’en fiche. Tout comme j’étale de la mauvaise foi comme de la confiture sur une tartine que je laisse sciemment tomber du mauvais côté, histoire de continuer à tout salir autour de moi. Liam et moi, on ne se ressemble pas tant que ça. « - Croyez-moi, quelqu’un qui ne vous connaît pas si bien, ni lui ni vous, est incapable de vous différencier. C’est bien là l’avantage de vrais jumeaux, n’est-ce pas ? » Je serre les dents. Je l’ai bien cherché, oui, mais…. « Avantage ou inconvénient, ça reste à voir », je siffle en me demandant si elle se rend compte que, justement, elle s’est elle-même faite leurrer, ou du moins toute sa famille, tous les membres des forces de l’ordre auxquels j’ai été confronté pendant mon jugement. Je soupire. Je veux voir mon frère, je veux le voir tout de suite. Et cette idée ne quitte pas mon crâne d’imbécile. Que Nat’ ne soit pas dupe, la seule solution que je voie se profiler devant nous, c’est vraiment de tout ramener à la normale. Il n’y a pas d’autre solution, qu’on soit bien d’accord.

Je ne peux décemment pas envisager, pas plus qu’elle, de me prêter réellement à cette comédie, n’est-ce pas ? Elle se met debout, je comprends immédiatement que j’ai usé sa patience. Elle est déjà devant moi, ses paumes insistent sur mes épaules pour me faire retomber sur le canapé. De toute évidence, mon qu’on soit bien d’accord était utopique. Elle n’est pas d’accord. Pas du tout, même. « - Maintenant vous allez vous asseoir et m’écouter très attentivement. » Je lui lance un regard mauvais, en pliant mes genoux pour me ratatiner sur le canapé : elle veut que je m’assoie, et bien je m’assois. Quant à l’écouter… « J’ai pas le choix, de toute évidence… » je maugrée dans ma barbe. « La première chose à ne surtout pas faire, c’est de m’appeler Nat’, votre frère n’a jamais été aussi familier avec moi et c’est très bien ainsi » « Mouais. » Je boude. Après la panique, après la colère, c’est le troisième stade, chez moi. Je me sens pris au piège dans une situation où je ne peux rien faire sans causer de torts irréparables. La seule réaction que je puisse avoir qui me permette de conserver de manière illusoire mon libre-arbitre. Je boude. « - Ensuite, vous allez vous calmer, une bonne fois pour toute et arrêter de remuer dans tous les sens sinon croyez-moi, vous n’allez pas aimer du tout la manière dont je vais vous traiter » Je relève la tête, comme un enfant injustement puni par sa mère. Sa mère. « Ah ouais ? Tu vas me foutre une fessée et me mettre au coin ? » Je me calme, c’est un fait, elle a intérêt à être contente. Mais qu’elle ne pense pas à un seul instant que je vais pour autant me calmer de bon gré et que je vais me plier à tout ça avec diligence. Liam m’a foutu dans la merde, il s’est foutu dans la merde, et la pauvre va devoir me supporter en conséquence, alors qu’elle n’a rien fait. « - Enfin, vous allez monter prendre une douche assez longue pour faire disparaître l’odeur nauséabonde qui vous embaume et surtout, vous allez vous raser, de très près. C’est une habitude qu’il va falloir prendre à partir d’aujourd’hui. Ai-je été assez claire, Monsieur Wiggins ? J’espère que oui car j’ai en horreur de devoir me répéter » Elle s’écarte, recule, je la suis du regard sans un mot pendant une poignée de seconde. Bien suffisamment, je l’espère, pour qu’elle comprenne que je boude, vraiment, que je cherche une solution qu’elle acceptera. Quelques secondes. Et je bondis sur mes pieds, pour me précipiter à sa suite, en tentant d’ignorer la nausée. « Mais il est hors de question que je me rase, on n’a qu’à dire que c’est une nouvelle lubie de Liam ! Mon frère a bien des lubies cheloues, parfois, non ? Comme prendre la place de son frère en prison ? » L’ironie ne me va pas super bien au teint, mais tant pis, si je dois me réhabituer à être Liam… « Et comment ça, je pue ? Et où est-ce que vous allez ? » Si je dois me réhabituer à être Liam, une petite voix me chuchote que non seulement, il va falloir que j’arrête de geindre et de me comporter comme un gamin capricieux, mais aussi… Je m’arrête au milieu de la pièce. Comment Liam fait-il, déjà, pour être écouté ?

« Nataliya. » J’ai déjà joué à imiter mon frère. Jamais sur la durée, jamais dans l’idée de me confronter à autre chose que des regards, mais… « Est-ce que vous savez pourquoi mon frère a fait ça ? » Le timbre de voix colle, je le sais. Avec Liam, nos ressemblances ne s’arrêtent pas à notre physique. Presque la même taille, au centimètre près. Presque la même voix, la même façon de tousser. En s’appliquant, il n’y a que mon teint, généralement plus pâle, ma peau plus diaphane, les conséquences de mon insuffisance rénale, qui puissent nous différencier. Pour le reste… « Vous pouvez au moins me faire visiter la baraque ? Je ne suis jamais venu ici. »

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MessageSujet: Re: mouth full of white lies (nolaliya)   Ven 3 Fév - 15:07




Il veut voir Liam. Oui, elle a compris. Elle avait compris dès la première supplique. Et si elle est tout à fait honnête avec elle-même, elle aussi aimerait voir Liam. Qu’il soit là tout simplement, à la place de Nolan. Une pointe d’égoïsme qu’elle ne peut nier alors qu’elle est bien consciente que le ministre a sans doute plus de raisons de finir en prison que son frère. Oui mais voilà. On n’a pas toujours ce qu’on veut dans la vie. Si c’était le cas, elle ne se tiendrait pas là en bonne petite assistante à tenter d’aider une paire de jumeaux que tout semble vouloir séparer à ne pas finir six pieds sous terre. Si c’était le cas, elle n’en serait jamais arrivée là. Pas à ce point embourbée dans le piège qu’elle s’est tendu à elle-même. À trop vouloir s’approcher de sa cible, elle a fini par se retrouver prisonnière. Si c’était le cas, son propre frère serait toujours en vie et leurs existences seraient bien différentes. Mais tout a changé, tout a basculé depuis bien longtemps déjà. Nolan croit peut-être qu’elle ne sait pas. Qu’elle ne comprend pas. Mais l’ukrainienne n’est pas dupe et elle connaît la vérité depuis ce jour funeste au tribunal. Le jour où elle a compris que le coupable du meurtre qui l’a brisée ne se trouvait pas sur le banc des accusés. Mais pas très loin pourtant. Un reflet qu’elle a cru fictif pendant quelque secondes avant de finalement comprendre la supercherie. Si Nolan porte le même visage que le monstre qu’elle a si souvent cherché, il n’en reste pas moins innocent. Aussi difficile que cela puisse être pour elle de l’admettre, le véritable coupable, elle le côtoie tous les jours depuis plusieurs mois. Elle le côtoie même un peu trop. À tel point qu’il semblerait que sa capacité de jugement en soit altérée. Malgré tout, les piètres plaisanteries de l’informaticien ne la font pas rire. Loin de là. Et son attitude désinvolte ne fait que la provoquer encore un peu plus. Jusqu’à ce qu’elle finisse par laisser voir toute son impatience dont les limites ont déjà été outrepassées mille et une fois.

« - Arrêtez un peu de vous comporter comme un idiot, Nolan, ça ne vous rend pas service », souffle-t-elle en s’éloignant. Une distance qu’elle s’impose pour ne pas se laisser définitivement emporter par l’énervement. Mais lui, ne semble pas enclin à la laisser respirer, ne serait-ce qu’une seconde. Il se met à la suivre alors qu’elle se dirige machinalement vers la cuisine. Elle ne sait même pas pourquoi mais la pièce, baignée d’images douloureuses, à tout l’air de représenter sa dernière échappatoire. « - S’il est vraiment nécessaire d’en venir aux réprimandes et à la violence pour vous faire coopérer, alors soit. Je le ferais sans hésiter. Mais nous pouvons nous épargner cela à tous les deux et croyez-moi, si je dois en arriver là, vous n’aimerez pas ce que vous verrez » Son ton est ferme, sévère. Elle l’accompagne d’un regard inquisiteur alors qu’il marche sur ses traces, d’un peu trop près. Elle s’arrête le temps d’exposer son mécontentement, son besoin de le voir obéir le temps que tout s’arrange, avant de se remettre à marcher. Mais cette fois, il n’a plus l’air de la suivre. Elle soupire, soulagée. Quelques pas à peine entamés et la voix de Nolan retenti de nouveau dans la demeure. Son prénom, prononcé à la volée. Mais pas de ce timbre paniqué et tremblant auquel elle était habituée. Non. Ce timbre là n’a plus rien de Nolan. C’est à s’y méprendre. Si elle ferme les yeux, juste une seconde, elle jurerait que c’est Liam. Satisfaite, un sourire en coin étire ses lèvres, la blonde fait volte face, surprise de ce revirement d’attitude. Les questions reprennent mais elle n’y fait pas vraiment attention.

« - C’est beaucoup mieux, Monsieur Wiggins », répond-elle en imitant le ton formel qu’il a adopté avec beaucoup de facilité. Le vouvoiement lui irrite l’épiderme mais c’est une douleur nécessaire, indispensable. Il en doute mais la ressemblance est frappante. La posture, la voix, les manières. Son plan peut marcher. Il doit marcher. Ça ne peut se passer autrement. Encore faut-il que la coopération de l’informaticien se prolonge pour une durée bien plus conséquente. « - Votre frère a fait ça parce qu’il se sent coupable, Nolan. Il s’imagine peut-être que vous placer dans cette position à votre insu va vous plaire. Que le voir dans l’arène à votre place va vous procurer une once de satisfaction » Sa voix se fait languissante, presque provocatrice. Elle croise les bras sur son abdomen, les jambes solidement plantées dans le sol. « - Il se trompe, évidemment. Mais vous connaissez votre frère mieux que moi, il croit sûrement détenir une solution obscure à vos problèmes familiaux, quels qu’ils soient » Et elle ne veut pas savoir. Elle a déjà bien trop à faire et à gérer avec ses propres démons pour s’occuper de ceux de son patron. Peu importe le lien encore assez trouble qui les unis. À ce moment précis, elle maudit surtout Liam pour l’avoir mise dans une telle situation sans vraiment lui laisser d’autre choix que d’agir, de s’impliquer. Il est trop tard désormais pour faire marche arrière et il en va de même pour Nolan. « - La mention guide touristique ne fait pas partie de mes fonctions, j’en ai peur. Vous allez devoir vous débrouiller. Mais vous avez déjà vu votre chambre et la salle de bain se trouve juste à côté. Je vous conseille de l’utiliser aussi souvent que possible. Vous raser n’est pas une option, c’est clair ? » Une question qui n’en est pas une. Elle insiste sur ce point car c’est peut-être ce qui risque de tout changer si jamais l’informaticien ne respecte pas ses directives. « - J’ai de la paperasse importante à remplir. Rejoignez-moi dans la cuisine quand vous serez prêt » Elle s’y dirige immédiatement, se détournant de Nolan et de ses doutes, en lui jetant un dernier regard coopératif. Le sous-entendu en dit long sur les attentes de la secrétaire. Il va devoir faire un effort mais la blonde est prête à lui accorder un peu de temps pour ça, s’il le faut vraiment. Bien consciente que la pilule doit être compliquée à avaler. Il lui a elle-même fallut de longues heures pour admettre l’inévitable.

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MessageSujet: Re: mouth full of white lies (nolaliya)   Dim 19 Fév - 22:40

mouth full of white lies
Nataliya & Nolan



Bien sûr que je veux voir mon frère. Je veux me réveiller, aussi. M’apercevoir que tout ça, tout ça n’est qu’un vaste et délirant cauchemar. Qu’à aucun moment mon frère ne s’est joué de moi. Qu’à aucun moment il ne m’a drogué. Qu’à aucun moment, aussi, il a été aussi… aussi… l’idée est ridicule, et on est visiblement que deux à s’en rendre compte sur les trois concernés. Putain mais Liam, merde alors… qu’est-ce que tu as foutu ? Il a tout prévu, elle a tout prévu, à croire que je sois le seul à n’avoir rien prévu, pas même mon caleçon et mon doudou pour la soirée pyjama. Je me prends la tête entre les mains, j’assimile petit à petit le concept, mais non, rien n’y fait… Tous mes arguments, les bons comme les plus cons, elle les repousse un à un avec professionnalisme et détermination. Je comprends qu’elle survive comme secrétaire de mon frère. Mais je ne comprends pas comment moi, moi je vais survivre dans cette affaire. L’avantage des vrais jumeaux, mon cul oui ! Avantage ou inconvénient, franchement, la question se pose vraiment, là. Parce qu’autant, la ressemblance, c’est mignon deux minutes lorsqu’il s’agit de faire tourner ses profs et ses parents en bourrique, autant, lorsqu’on parle de condamnation à mort et d’homicide, lorsqu’on parle de fille et de coucherie, ça devient beaucoup moins hilarant tout d’un coup ; à moins que je n’aie pas l’humour nécessaire pour en rire. Dans tous les cas, humour ou pas… après la panique, la colère et les suppliques, j’en viens à bouder puisque les trois précédents ont échoué chacun à leur tour. Je boude, je me renfrogne. Vous allez vous calmer, un peu plus et je la singerai, cette idiote. Nah. Qu’est-ce qu’elle croit ? Que parce qu’elle doit mener Liam au pas en le menaçant de lui foutre un talon aiguille dans le tibia, je suis du genre à me laisser intimider tout pareil ? Bon, d’accord, peut-être un peu mais… mais pas sans tenter de riposter à ma façon. « - Arrêtez un peu de vous comporter comme un idiot, Nolan, ça ne vous rend pas service » Je la suis du regard, les lèvres pincées comme un enfant capricieux, avant de la suivre. « - S’il est vraiment nécessaire d’en venir aux réprimandes et à la violence pour vous faire coopérer, alors soit. Je le ferais sans hésiter. Mais nous pouvons nous épargner cela à tous les deux et croyez-moi, si je dois en arriver là, vous n’aimerez pas ce que vous verrez » J’arque un sourcil, je croise les bras sur ma poitrine. « Rien à foutre. » Et autant pour ton ton de vieille carne, Nataliya. Et puis c’est quoi cette histoire de douche, et de rasage, et…

Je prends brutalement conscience qu’en fait, je n’ai pas le choix. Tout, absolument tout commence à devenir bien trop concret, bien trop réel pour que je l’accepte. Et pourtant, je suis obligé de l’accepter. Liam est en prison. Mon frère est en prison. A ma place. Et la seule chose qui peut, aussi ironique que ça puisse être, lui sauver la vie, c’est que je lui obéisse. Que je me plie à son petit jeu, que je me conforme à ses plans. Que… je devienne Liam. Lui. Pleinement lui. J’ai mon cœur qui rate un battement quand je m’arrête de gesticuler, quand je m’arrête de marcher, quand je m’arrête d’être Nolan. Ca a longtemps été un jeu. Inverser nos places pendant une heure, une journée, s’amuser à confondre nos profs, nos parents. Ça a longtemps été un jeu, avant de devenir un défi. Puis… puis une question de survie. Je suis Liam. Jusque dans ma voix. Jusque dans ma posture. Juste que dans ma diction. Pour une poignée de secondes. « - C’est beaucoup mieux, Monsieur Wiggins » Je lui lance un regard noir, parce que je déteste ça. Être hypocrite comme ça, me la jouer comédien comme ça, ça me débecte, ça ne m’amuse pas. « Je m’appelle Nolan » je persifle entre mes dents, tout en mentant puisque je reste cantonné dans le rôle de mon jumeau. Je m’appelle Nolan. Et je ne suis pas Liam. Je ne veux pas être Liam. Je ne peux pas être Liam. Il y a déjà un Liam sur terre. Et c’est amplement suffisant.

Pourquoi a-t-il fait ça ? « - Votre frère a fait ça parce qu’il se sent coupable, Nolan. Il s’imagine peut-être que vous placer dans cette position à votre insu va vous plaire. Que le voir dans l’arène à votre place va vous procurer une once de satisfaction » Toute ma posture raide et guindée, misérablement prise pour me fondre dans la peau de mon frère, laisse place à des épaules basses et une mine défaite. Dans l’arène. « Il… mais… » Il était beau, le Liam, il était beau mais éphémère. « Mais… je… » « - Il se trompe, évidemment. Mais vous connaissez votre frère mieux que moi, il croit sûrement détenir une solution obscure à vos problèmes familiaux, quels qu’ils soient » J’ai la gorge sèche. Vous connaissez votre frère mieux que moi. Je secoue la tête de dénégation. « Non… ». Non, il ne détient aucune solution, non je ne le connais pas. Et non, vraiment non, le voir dans l’arène ne me procurera aucune satisfaction. Pas plus que de bénéficier d’un appartement décent pour la première fois depuis une éternité.

Pas plus que de vivre dans la peau d’un ministre. Pas plus que d’avoir accès à un compte en banque et à une cave à vins outrageusement garnis. « - La mention guide touristique ne fait pas partie de mes fonctions, j’en ai peur. Vous allez devoir vous débrouiller. Mais vous avez déjà vu votre chambre et la salle de bain se trouve juste à côté. Je vous conseille de l’utiliser aussi souvent que possible. Vous raser n’est pas une option, c’est clair ? J’ai de la paperasse importante à remplir. Rejoignez-moi dans la cuisine quand vous serez prêt » Je reste immobile, à la suivre du regard. « Je te déteste. Et je déteste Liam. Je vous déteste autant l’un que l’autre. Y’a pas à dire, vous vous êtes trouvés tous les deux » Je crache même en faisant volteface pour aller dans la chambre d’un pas vif. Je ne vais pas pouvoir faire ça.

Bon sang que je veux voir mon frère. Et lui foutre mon poing dans la gueule.

RP TERMINE

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mouth full of white lies (nolaliya)

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