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 Putain mon paillasson! [ft eamon]

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MessageSujet: Putain mon paillasson! [ft eamon]   Dim 9 Oct - 13:43

PUTAIN MON PAILLASSON

"TU M'EMMERDES TU SAIS..."
 FT EAMON

La grille se ferme sêchement dans un bruit de métal percuté, mais le mec fraichement arrêté ne laisse pourtant pas à celui qui l'a arrêté tourner la clé, qu'il se rue sur les barreaux et la  rangée de tubes noircis pas le temps se rouvre. Il se jette sur le flic et l'assome au mur, alors qu'une collègue donne l'alerte avant de se perdre une claque de barbare qui va l'assomer contre le comptoir. L'audace et la colère fait faire bien des bétises, bien des inconsciences. Le type projette de piquer le flingue de la nana, mais sent son cuir chevelu tiré en arrière et un genou recovert de tissu de treillis noir vient lui éclater le nez et les dents, l'envoyant valser dans le décor, son dos percutant la grille derrière. Le voilà qui se marre de douleur, et crache son émoglobine au sol. En face, une paire de rangers marquées par l'usure et les rayures s'avancent l'entement. Son regard rencontre une gueule qu'il connait bien, celle d'Addington, qui le fixe avec froideur, la matraque fraichement prise à un collègue.

"Tu viens de chier ma pause, Sawyer."
"C'est vrai? Jouissif, tu vas faire quoi Addington...me frapper? Tu kiffes hein faire ça..."
Le coup part. En pleine gueule, lui faisant sauter une dent ou deux, et le gars finit au sol, complètement sonné. Will redonne la matraque à son propriétaire qui tient l'objet comme si le Sida faisait son shopping dessus, et va chercher un truc pour l'essuyer. Le grand blond s'en contrefout, il se penche déjà sur ce déchet de bipède mal baisé et le choppé par les pieds pour le trainer dans la cellule sans aucune douceur, sa tête tapant dans l'entrée des barreaux. Les deux flics sont toujours inconscients mais ont été pris en charge par leurs collègues. Quel monde de merde... Will pousse ce qui dépasse du pied, avec un dédain impassible et ressort, fermant la grille sans douceur, dans laquelle il tourne la clé qu'il a pris peu avant sur son collègue. Il s'éloigne sans un mot alors qu'un des bleus reculent sur son passage. Il lui file la clef avec un bref: "je rentre chez moi, prends la relève avec Wikkins." Le petit gars fait un petit oui de la tête comme si ouvrir la bouche allait faire s'enfuir sa langue pourtant bien attachée.

Une heure plus tard, après avoir traversé la moitié de la ville à pied, William est au pied de son immeuble, où il croise un groupe de mecs pas net mais la vue de son uniforme les calme et ils ne s'approchent pas. Mais il les sent d'ici. Ces mecs ne sont pas nets, et l'un d'entre eux lui dit quelque chose. Ce n'est pas pour autant qu'il s'attarde et rentre dans l'immeuble sans se poser plus de questions. Il a fini le taf c'est tout ce qu'il doit retenir. La dernière fois qu'il a voulu braver ces règles, il s'est retrouvé avec un couteau dans la main, donc une fois par semaine ça suffit. Il cicatrice très vite mais c'est quand même super douloureux alors fuck off pour ce soir. Il fera nuit d'ici moins d'une heure, il ne sortira pas ce soir. Il est mort. Un peu d'alcool, un bon repas, une douche, ça devrait le faire. Il croise une voisine plutôt mignonne qui parle français avec une de ses copines. Des sourires échangés mais rien de plus. La milice fait peur, même aux bonnes gens, alors... à part peut-être fantasmer de se faire baiser sec par une mec de la milice, ça s'arrête là, comme pas mal de choses concernant Will. Son métier limite énormément de choses. Ça a autant de pouvoir qu'une maladie sexuellement transmissibles. Et puis faut dire que ça doit se supporter un mec de la milice, au quotidien et avec tout ce qu'il subi, traverse et on compte même pas le nombre de fois qu'il frôle la mort. Qui pourrait ne pas être choqué par ça, ne pas péter une durite chaque nuit de cauchemar, ou chaque pétage de câble qu'il assène à des poltergeist potentiels de son appartement. William n'est pas un homme bien, tout en l'étant et il n'a jamais retrouvé qui que ce soit qui ait les couilles et la patience de le compléter. Alors il se contente de solitude, de violence et de compagnie occasionnelle, souvent fade et tiède, qui ne cherche pas à creuser en lui, qui sont juste là pour se faire troncher et qui disent au revoir.

Ils savent tous dire au revoir. Même son chat l'a un jour dit pour une voisine qui le nourrissait mieux. Alors il se contente de cet appart pas terrible, dans les étages. A la droite, c'est un couple hypra communicatif par le charnel et à gauche, un vieux qui oublie de vivre une fois sur deux, et dont sa fille vient paniquée tous les quatre matins en pensant qu'il est mort alors qu'il dort juste et qu'il veut pas répondre quand elle vient. Alors forcément on vient le faire chier à n'importe quelle heure pour régler tel ou tel problème, surtout qu'on sait qu'il est de la milice, dans ce monde de merde. On ne l'aime que quand il peut servir. C'est pas plus mal, il ne s’embarrasse pas de fréquentations suffisantes et obsolètes.

Aussitôt rentré, il fout son sac de provisions complémentaires sur le plan de travail de la petite cuisine classique, et revient dans le salon au papier désué de grand mère. Il aurait pu avoir un appartement plus sympa, mais il s'en fout. Il a des murs, de quoi bouffer, dormir, de l'eau, le reste n'est que détail. Alors certes, il a un canapé qui tire la gueule mais super confortable, un lit en bordel. Son plancher n'est pas clean, mais la vaisselle est propre, et les sanitaires aussi. Faut pas déconner, il vit pas dans un taudis, juste dans un appart vieux, sans l'odeur du vieux. Il vire son cuir sur le canapé. Le tee shirt suit très vite, pas frileux pour deux sous, probablement son sang d'aigle, et ses longs hivers passés juste avec des plumes comme seuls vêtements. Question résistance et capacités sentinelles, il n'a plus rien à prouver à ce sujet. Il sort une bouteille de bière artisanale d'un seau d'eau froide, et se l'enfile tranquillement en jetant un oeil dehors.  Le groupe de mecs a disparu. Un détail comme un autre. La nuit s'installe lentement.... avalant la ville. Il se cale tranquillement dans le canapé et allume le vieux poste de télévision qu'il a récupérer. L'électricité, le seul luxe qu'il a demandé au gouvernement, là où on lui proposait tellement plus vu ses services précieux et performants. A la télé, ces foutus programmes choisis, mais il se met au courant de tout. Et sans se rendre compte, il finit par s'assoupir, la bière sur le plancher et le mégot s'étant essouffler à coté de la bière sur le sol, qui ne prend plus feu depuis longtemps, surtout pas avec la médiocrité de la clope en question.

Il est réveillé en soirée, par un bruit anormal... Sa porte... quelqu'un a tapé sourdement dessus et essaie de violer sa serrure sans subtilité. Will ouvre les yeux sans inquiétude et tourne lentement sa tête en arrière sur le coté, fixant la tête, toujours larver sur le canapé. Sérieusement? Encore? A croire que le genre humain est franchement con... il n'en doute même plus. Y'a juste un flic de la milice dans l'immeuble et c'est lui qu'on vient braquer? A moins que ce soit la fille de la voisine qui est aphone et essaie de demander à l'aide comme un vieux chat qui rentre de son caca du soir? Pas motivé du tout et courbaturé, le blond s'extirpe massivement des coussins, toujours sappé de son treillis et de ses rangers, se frottant le visage. Ses pas sont lourds jusqu'à la porte, et il vire la chaine de sécurité, ouvre le verrou et tourne la clé, pour voir la porte s'ouvrir d'un coup et un mec tombé comme une masse devant lui, après l'avoir esquiver d'un pas simple. Le toisant du regard, aussi étonné que blasé, il reste silencieux et fronce les sourcils, penchant la tête. Putain, il fout quoi ici lui...

- Grimes...

Il fout quoi à faire la carpette... Un œil sur son paillasson de travers et du bordel dans le couloir. Il plisse les yeux, enjambe le rampant gémissant de douleur, et sort sur le couloir, le flingue pas très loin sur le meuble d'entrée, à portée, autant de lui que de Eamon à bien y réfléchir, mais qu'il ose le prendre, il allait voir son cul. Will capte les discussions plus bas dans la cage d'escalier. Visiblement, ils en ont après ce petit malin. Qu'est-ce qu'il a encore foutu? Et il est avec eux ou pas au final? Est-ce qu'il a voulu prendre le butin de leur coup pour lui seul? Est-ce qu'il les a trahi? Est-ce que l'opération concerné le fait de braquer un mec de la milice? Est-ce qu'ils les fuient et vient chercher protection chez lui? Ou bien est-ce qu'il est juste assez con pour s'être planté de porte? S'il se plante pas, il vit à l'étage pile au dessus de lui. Le méta soupire. Il va lui casser les couilles jusqu'au bout. ça lui a pas suffi de se faire arrêter par ses soins. Le grand blond revient dans son appart, pousse une jambe de Eamon, toujours maladroitement par terre, du pied et ferme la porte silencieusement, verrou et chaine comprises avant de le toiser de nouveau sans sympathie.

- J'peux savoir c'que tu comptais faire après avoir crocheter ma serrure?

Il se penche et le choppe fermement par le bras pour l'aider à se relever et le plaquer froidement au mur, une main sur son torse pour le maintenir droit contre la paroi et c'est là qu'il remarque sa gueule et son état. Ah. Will baisse les yeux et desserre son emprise, soupirant et secouant un peu la tête, le lâchant, qu'il tienne debout ou non.

- Qu'est-ce t'as foutu encore...
Le bruit du couloir se fait plus probant et il fixe la porte sans bouger, méfiant. Un œil sur la réaction de Eamon face à ce bordel. Il soupire encore une fois et s'éloigne vers son cuir pour y prendre une clope, ça va le calmer et peut être l'empêcher de défoncer le brun. "j't'écoute..."

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MessageSujet: Re: Putain mon paillasson! [ft eamon]   Lun 24 Oct - 23:34


Cette serrure elle résiste. Elle n’est pas censée résister. Normalement, je tourne la clef et elle s’ouvre. Aujourd’hui elle coince et m’empêche d’entrer dans le confort relatif de mon appartement. Je veux juste m’y dissimuler et noyer mes blessures dans un bain bien chaud. D’autant plus qu’ils ne sont pas loin… Je ne sais pas dans quelles emmerdes je me suis encore fourré, mais une chose est sûre, je ne vais pas faire long feu si cette porte ne se décide pas à s’ouvrir. Je m’acharne sur la clef, tente même de pousser la porte de mon épaule, pour l’ouvrir. Ce mouvement rouvre ma blessure au flanc, qui avait pourtant séché. Si je cicatrise plus rapidement maintenant, ce trou, fait au couteau, semble trop profond pour se soigner tout seul. Mon t shirt, heureusement noir, devient poisseux de la substance qui me sert de sang depuis ma transformation en daybreakers et je jure finalement dans mes dents incapable de conserver mon calme. La rumeur de leurs discussions est désormais plus vive et je crains qu’il n’ait décidés de me chercher dans l’immeuble. Alors je m’acharne un peu plus sur la serrure, qui se décide enfin à céder… Toujours appuyé sur la porte, je perds l’équilibre subitement, surpris par l’ouverture, et finis par chuter au sol lourdement, sans classe aucune. Résistant à la douleur, je ne peux empêcher un grognement m’échapper lorsque je rencontre le parquet de mon appartement. Ma tête cogne à son tour et c’est finalement sonné, que je roule sur le dos.

Une voix me fait sursauter soudain, je ne m’attendais pas à entendre le timbre grave de mon voisin du dessous. Que fait il dans mon appartement ? Et à moitié nu d’ailleurs ? C’est la première chose que je remarque, son torse nu. Ensuite je le vois agir en le parfait milicien qu’il sait être. Même pas saoul, j’éprouve néanmoins une grande difficulté à comprendre ce qu’il se passe autour de moi et ce n’est que lorsque je tente maladroitement et sans succès, de me redresser, que je me rends compte que je ne suis pas chez moi. L’appartement est presque identique, tout aussi miteux, mais les meubles ne sont pas les miens. Je ne suis pas chez moi… Je suis chez lui… Et à cette idée, je sens mon visage chauffer et rougir immédiatement. Le blond va s’imaginer des choses et me croire attaché à sa personne, lorsque je n’éprouve pourtant qu’indifférence à son égard. Il finit par revenir dans l’appartement, vers moi, et se permet même de pousser ma jambe pour refermer sa porte. L’homme ne m’a pas viré de chez lui comme un malpropre et si je ne suis pas chez moi, au moins, j’ai désormais une porte pour me séparer des connards de la soirée. Pourtant, je ne suis pas certain d’être mieux lotis chez le peacekeeper, qui ne prend pas de gants avec moi. Sans délicatesse, il me plaque au mur, réveillant de nouveau la douleur de ma blessure. Immédiatement, j’éprouve un sentiment de panique à l’idée qu’il puisse voir mon sang noir de daybreaker, qu’il puisse savoir que je fais partie des monstres que l’on pourchasse allégrement. J’évite donc de justesse de poser ma main dessus et n’attire donc pas son attention. Mon visage parle probablement suffisamment de toute façon. Tuméfié de coups de poings, il gonfle, je le sens alors que la douleur physique se répand un peu partout dans mon corps finalement.

A sa question, d’abord je grogne, avant de tenter d’articuler quelque chose. « J’me suis planté d’étage t’emballe pas Addington. Juste une foutue erreur ! » Sa main, posée sur mon torse, se détend finalement et si je reste collé au mur, c’est difficilement. Tout comme mon soupir, qui s’extrait de ma cage thoracique en un bruit sifflant. Passé à tabac, je prends soudain conscience de l’étendu des dégâts alors que chaque parcelle de mon corps semble un peu plus se réveiller douloureusement. Je gémis finalement, autant à cause de ça, que des rumeurs qui gonflent à l’extérieur. Ils sont là. Pas très loin… Ils me cherchent et je ne sais même pas pourquoi ils s’acharnent comme ça sur ma pauvre personne. « Rien du tout c’pas ma faute. » Ca l’est en vérité. Une vieille dette impayée, datant d’avant la prison, d’une dose de drogue que je comptais payer à la livraison d’après. Malheureusement embarqué avant, je n’ai jamais eu l’occasion de rembourser et je n’ai, actuellement, pas l’argent pour… Alors je me retrouve là, chez un peacekeeper, incapable de dire la vérité et abimé comme rarement auparavant. « C’juste une bande de connards qui veut m’planter. J’sais pas pourquoi. » Je ne veux pas lui dire la vérité, par peur panique de retourner en prison. Effroi qui se lit dans mes yeux. Autant à cause du mensonge que de la bande qui semble traîner non loin de la porte. « J’peux en avoir une steuplaît ? J’fume pas souvent mais… j’suis pas super en forme là t’vois. Et euh… Tu veux bien qu’j’reste cinq minutes. Ou genre plus… Sont pas commodes ces gars là dehors ! » Je garde un œil méfiant sur la porte, sans pour autant arrêter de regarder vers mon hôte, que je n’ai jamais vu aussi… beau. Je secoue la tête à cette pensée déplacée, avant de fermer les yeux, et de porter la main à ma blessure, par réflexe…

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