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 Dr Jekyll and Mr Hyde [NOLWIN]

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MessageSujet: Dr Jekyll and Mr Hyde [NOLWIN]   Dim 9 Oct - 23:09


« Je te vois »



Nolan & Windsor
featuring

Le temps s’étire d’une manière bien étrange pour le Ministre. Il défile puis s’étiole. Avance, recule. Le temps se mélange, se confond dans les périodes, broie ses certitudes, ravive ses doutes. Il se souvient puis il oublie. Il oscille, espère trouver des réponses dans le réconfort de ses réveils douloureux, comme s’il lui fallait souffrir pour redevenir lui-même. Cet homme en quête de vengeance. Cet homme en quête de haine. Cet homme en quête d’amour. Il aimerait pouvoir lui faire payer mais le doute subsiste alors que les sentiments se nappent d’une nouvelle parure bien confortable. Elle ne se doute pas de l’état qu’elle fait naitre en lui, cela finira par le détruire. Plus encore qu’auparavant. Ses prunelles ont maqué ses ambitions pour n’apprécier que ses couleurs, que ses lueurs. Une si mauvaise idée. Aujourd’hui, avec le recul, il regrette tout en attendant la suite. Ses doigts parcourent son bureau, observe le hibou que sa secrétaire a recollé en espérant lui offrir l’occasion d’un sourire. L’homme aimerait le jeter de nouveau par la fenêtre. Hurler serait un exécutoire trop… bruyant pour lui. Lui qui aime les douces mélodies d’un univers classique à tous les airs que le monde a créé depuis. Ceci dit, frappe dans le sac de son appartement ne lui ferait pas de mal. Au lieu de ça, il se penche, ouvre la cachette de son deuxième tiroir et avale une de ces pilules miracle. Pour lui du moins. Ca le calme à moins que ce ne soit devenu placebo, qu’importe… le tout c’est que cela fonctionne et lui permet de se centrer sur ses actualités du jour. Retournant à son fauteuil, il s’y installe, ouvre son agenda puis deux des dossiers posés sur sa droite. Un stylo en main, il le fait tourner entre ses doigts, tapote la table, découvre le contenu des premières lignes. Les arènes. Le ministre avait loupé une partie des arènes si ce n’est la majorité, bien heureusement Dariya avait su prendre les choses en mains. Cette femme était un concentré d’intelligence, de sadisme et de classe que le ministre ne pouvait déplorer avoir dans son équipe. Son seul regret était celui de ne pas y avoir participé bien qu’au final, il en voyait déjà les avantages pour ses plans d’avenir. Quel peuple pourrait apprécier un ministre favorisant et même, participant à ces jeux ? Ou peut être est-ce là, une bonne idée…. Y participer réellement… se retrouver jeter dans une des arènes… Ses doigts se referment sur son stylo, sa tempe explose, sa mâchoire se crispe. Non. Paupières baissées, l’obscurité soudaine le replonge en enfer puis dans ce bureau, dans cette salle. Cette rage. Cette colère. Ce gout pour la violence. Cette appréciation à l’idée de savoir l’autre mourir par sa décision. Une forme de contrôle ultime qu’il se répugne de ressentir alors les jeux ne peuvent tout simplement pas l’atteindre. Que montrerait-il au milieu de ces êtes inférieurs ? Sa similitude avec eux ? Non. Jamais. Le ministre trouvera bien d’autre façon d’aboutir ses projets vis-à-vis de ce peuple stupide, ignorant et logé dans un espoir infantile.

« Sir. Wiggins » La voix de Naty le sort de son oppression personnelle. Liam. L’historie des deux frères avaient enfin éclaté au grand jour, l’un tirant sur l’autre dans une pathétique histoire mélodramatique, une bromance si futile que le ministre aurait pu s’en détacher avec aisance si elle n’avait pas concerné son jeune poulain. Après tout, il appréciait le garçon s’en était rapproché et avait appris à travailler avec lui voire, le respecter. Cependant toute cette histoire avec son frère énervait le ministre puisqu’il ne jugeait pas du bon œil l’impact que cela avait sur leur réputation et donc ses plans à lui. Liam se devait d’être irréprochable, sérieux, rivé sur ses objectifs. Avec Nolan dans les parages depuis des mois maintenant, cela s’était ressenti. Le ministre avait même compris comment dissocier l’un de l’autre sans pour autant prévenir personne de la supercherie. A vrai dire, le Ministre avait trouvé ça culoté et s’était amusé de le voir duper le monde autour de lui. Ses pas foulent le sol sur lequel l’immondice avait rendu l’âme sous ses doigts, serre le poing en ressentant la délectation et arrive au niveau de Naty. Il lui sourit, n’attend pas son approbation et entre dans le bureau comme si c’était le sien. « Gamin » Ses yeux se posent sur le visage de son vis à vis. « Il parait que tu as rencontré ton double maléfique ? » Le ministre regarde autour de lui, pose son regard sur Liam et s’assoit dans le fauteuil en face du bureau. « et que tu n’as pas réussi éviter les balles… » Tout comme Windsor mais pour une toute autre raison, surement moins pathétique au final bien qu’aussi frustrante pour le ministre que de savoir son poulain aussi mal entouré et aussi peu capable de se défendre de son propre frère censé être mort. Mais passons. Il doit l’avouer, ils ont tous des démons. Lui c’était une femme, la sienne. Liam c’était probablement son frère.




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MessageSujet: Re: Dr Jekyll and Mr Hyde [NOLWIN]   Mer 19 Oct - 23:47

Dr Jekyll and Mr Hyde
Windsor & Noliam



Nerveux. Nerveux comme jamais même. Nerveux et pire encore : terrifié. Et en colère aussi, une colère attisée par l’angoisse. Je te déteste Liam, pour ce que tu m’obliges à faire, pour ce que tu m’obliges à être. Je te déteste, pour avoir remis en partie entre mes mains ta survie, ta réputation, ton travail, bien trop de toi au final. Je ne sais déjà pas me protéger moi et me conserver une crédibilité, qu’est ce que je vais faire de toi, de tes amis, de tes relations, de tes chats ? Si j’ai un chien et pas un chat, ce n’est pas pour rien, Liam : je sais m’occuper d’un Gavin aussi débile que moi, pas de chatons qui te ressemblent un peu trop. Je ne peux pas m’occuper de toi, Liam, parce que je marche sur des oeufs, je marche sur du verre, je marche sur des arabesques de sable et chacun de mes pas ne fait que fragiliser tout ce que tu as mis des années à construire. Je sais que je hurle à qui veut entendre que je te détruirais, je sais que je te l’ai promis, aussi, qu’un jour je piétinerai ta petite vie bien rangée, mais maintenant que j’en ai le pouvoir, forcément je me dégonfle, forcément j’en suis incapable. Sans trop de surprise, j’imagine.

Tous les jours c’est la même chose. Dès mon réveil, je me demande ce que mon frère est supposé faire. Lorsqu’il se brosse les dents, met-il le dentifrice avant ou après avoir mouillé la brosse-à-dents ? Lorsqu’il mange, est ce qu’il engouffre ses pancakes trois par trois parce qu’il est en retard ou est-ce qu’il prend son temps, posé et détendu parce qu’il est en avance ? Chemise blanche ou légèrement bleutée ? Cravate unie ou rayée ? Chaussettes bleu marine, noires… accordées à son caleçon ? Je me pose trop de questions, j’imagine, parce que je ne veux pas, surtout pas, le trahir. Je me pose bien trop de questions, et je me rends compte que je ne peux pas répondre à toutes sans l’aide de Nataliya. Je me souviens avec difficulté de l’époque où Liam et moi, on pouvait se comprendre sans même se parler, où on savait exactement ce à quoi pensait l’autre, sans difficulté. Quand est-ce que notre complicité est morte, au juste ? Sur une table d’opération, très certainement. Sous l’attaque d’une amertume, d’une aigreur que je n’ai pas vue grandir, sous les reproches présents dans les yeux de Liam, sous ses demandes de plus en plus exagérées, sous ce jeu qui nous a vus interchanger nos places sans que je ne mette de limites, sans que lui ne se mette de limites. J'ai sa trahison, ses trahisons en travers de la gorge mais je reste incapable, naïvement incapable, de lui faire le moindre mal. Et quelque part, je n'arrive pas à savoir si c'est mieux ainsi ou si je suis supposé regretter cet état de fait. Chaussettes noires ou chaussettes blanches ? Peut-être grises… mon soupir est éloquent, je me concentre sur mon reflet dans le miroir. De plus en plus émacié, sans les potions de Cordelia. De plus en plus maladif puisque je n'ose rien faire qui puisse mettre à quiconque la puce à l'oreille. Maintenant moins que jamais il ne faut pas que qui que ce soit se doute que…

Je cligne des yeux, me détourne du miroir, me concentre sur les paires de chaussettes, en prends une au pif, finalement, et termine de me préparer dans une ponctualité qui me déstabilise. C’est contre-nature pour moi d’être en avance, ce serait contre-nature pour Liam d’être en retard. C’est contre-nature pour moi d’être coiffé, propre, habillé, peigné, ce serait contre-nature pour Liam de mettre la même chemise deux jours de suite. Nos différences sont telles, et sont si omniprésentes, que je désespère de nous retrouver un jour un point commun autre que notre aspect. Et notre nom de famille. Très important le nom de famille.

Dans la cuisine, comme tous les jours, je dédaigne le consistant pour goûter du bout des lèvres un café noir, serré, sans sucre, sans eau, sans cuillère, sans tasse, juste de la caféine condensée en fait, histoire d’ouvrir les yeux. Et je me rends compte qu’aujourd’hui, contrairement à tous les jours, je vais quitter l’atmosphère confinée de l’appartement de Liam pour me heurter à la réalité du monde qui a continué à tourner. Mettre à l’épreuve l’image que je renvoie de Liam pour mieux lui éviter d’éclater en morceaux sous mon absence qui pourrait être remarquée. Qui va finir par être remarquée. Le pire, dans tout ça, c’est que prendre la place de Liam, je sais faire, je l’ai déjà fait. Mais… jamais sous la contrainte, et jamais sur la durée. Et les premiers pas que je fais au Government Building sont certainement les pires lorsque j’en franchis les portes, lorsque je me glisse dans l’ascenseur avec une assurance si factice qu’il est visible à des kilomètres à la ronde qu’elle est en train de tous vous entuber. Comme toutes les assurances. Celles d’avant, du moins. Avant l’apocalypse. Je me demande, d’ailleurs, si des gens ont tenté de les contacter. Je me demande aussi quel dommage ils ont déclaré. Bonjour, est-ce que je suis couvert contre les morsures de zombie ? Je ne me souviens plus très bien de l’alinéa C. Je me demande aussi pourquoi j’en viens à penser à des conneries pareilles, alors qu’il faut que je passe en mode automatique, que je souris mais-pas-trop à ceux que je croise, que je sois poli mais-pas-trop-tout-de-même à ceux qui me saluent et que je fusille du regard mais-pas-trop-tout-de-même-je-ne-veux-pas-mourir ceux qui oublient de le faire.

Son bureau. Mon bureau. En quelque sorte. J'ai l'air perdu et je l'assume presque lorsque mes doigts cherchent un point de repère sur la table. Mon épaule enfermée ne me gêne plus vraiment: je me suis entraîné à l'avoir. Nataliya y a veillé. Tout comme elle a veillé à me briefer sur chacun des rendez vous que je n'ai pas pu annuler, éviter, esquiver, fuir tout simplement. Je déverrouille l'ordinateur sans difficulté, je suis bien trop tendu pour envisager de collecter quelques informations pour le Blackbird. De toute manière… est ce qu'il sera seulement envisageable à un moment ou un autre de les leur transmettre ? Je me laisse retomber sur ma chaise.

Et merde.
Qu'est ce que je me suis fait comme promesse déjà ? Ne pas penser à Elias, ne pas penser au Blackbird, ne pas penser à tout ce qui pourrait me faire penser à elle finalement. C'est un échec des plus retentissant. Mais au moins ça a le mérite de faire passer le temps parce que je sursauterais presque lorsqu’une voix s'élève de l'autre côté de la porte. Porte qui s'ouvre. Pour laisser entrer un ministre. Non. Pas déjà tout de même ? Je souffle pour me décrisper, je souffle pour véritablement devenir Liam.

Et c'est Liam qui se crispe autant sous le gamin qu'à la mention d'un jumeau maléfique. C'est comme ça que j'avais présenté mon frère à Giulietta il y a une éternité. Non, n'y pense pas Nolan, reste concentré sur cette ombre de sourire caractéristique de Liam que tu as apprise ces derniers jours. Focus ! Déjà, essaye de te souvenir du nom du Gus. Ensuite tu pourras te lamenter sur ton sort et pleurer sur l'épaule de Nataliya qui te calmera d'un coup de genoux dans les… “ En effet.” je retiens de justesse le grand père que jamais Liam n'aurait eu l'impertinence de prononcer. Armstrong. Voilà comment il s'appelle. Et pour qu'il se permette d'être aussi familier avec mon frère, il est au dessus dans la hiérarchie.

Armstrong. Non, Nolan, on ne chante pas. Même si on a la chance dans la tête. Armstrong, la vie quelle histoire ! C'est pas très marrant… Focus Nolan. Répondre quelque chose. De pertinent. Lui faire comprendre qu'on joue malgré tout dans ma même cours. Sans être impertinent. “ J'imagine que les quelques personnes les plus puissantes de Nolan… ” Mais quel con. Esprit de Liam vient en moi pour sauver ta réputation. “... ne peuvent pas s'empêcher d'être malgré tout de vulgaires commères. Je viens de remettre un pied ici. Qu’elle est donc la version officielle ? Le ministre Wiggins agressé par son sosie ? ” Je me demande si mon existence est à nouveau un fait établi ou juste une légende urbaine.

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MessageSujet: Re: Dr Jekyll and Mr Hyde [NOLWIN]   Lun 7 Nov - 21:51

Son regard décrit un virage à 180e degré, direction l’immense fenêtre qui offre une vue parfaite sur la ville. Moins belle vision que celle de son bureau mais tout aussi appréciable. Cette impression de dominer le monde. La vision qu’il aurait dû continuer d’observer. Une vision due à sa place dans ce monde, une place lui étant également dû. Une vision qui lui fait presque oublier ses 300 dernières années. Un battement de cils et tout semble disparaitre. Un autre puis tout revient. L’ambivalence de ses pensées n’a d’égale que l’ambivalence de ses songes. Aujourd’hui la réalité se fripe, se déchire, s’étire, se ressoude avec autant de facilité que ses cauchemars. Comment garder le contrôle sur sa propre voie si sa vie ne semble pas totalement remplie ? L’erreur se cache dans les obscurités de son jugement mais il ne parvient pas à déterminer quel bosquet pourrait le plus le trahir, le détruire. Et à cet instant, penser à Liam. Penser à Nolan. Pensez à ce duo catastrophique, désespérant, pitoyable ne l’amène qu’à revoir les traits juvéniles de son petit frère. Powle. De trois ans son cadet, il n’a eut de cesse que de suivre Luke dans ses pas. Une admiration dont le ministre s’était nourri pour forger sa propre destinée, n’hésitant nullement à laisser les reines de leurs terres et de leurs titres à ce dernier. Celui-ci rêvant pourtant de s’échapper sans s’en cacher, contrairement à Luke qui ne lui offrit aucunement le luxe de refuser. Pris au piège par son ainé parti sur un autre continent. Etait-ce de la lâcheté ? Non. Luke voulait sa vie et non celle de ses aïeux. Il a juste été plus malin que son jeune frère, abattant la relation qui les liait pour un bien triste avenir. Le ministre secoue la tête, Powle est mort depuis de nombreux siècles. Il doit être le seul à connaitre son existence, à se souvenir de son visage d’enfant… seule chose que sa mémoire a su conserver. Une image de fourberie. Dans le fond, son frère fut également pour lui une faiblesse. Les deux jeunes frères ne semblent pas avoir eu l’occasion d’apprendre de plusieurs siècles de vie et de mort, ni même l’impact qu’une autre rencontre pouvait avoir sur soi. Ils étaient jeunes. Jeunes et stupides à s’élire mutuellement démon de leur vie. Powle. Ce visage. Ce regret qui surprend l’âme après tant d’époques. Le ministre soupire se tourne vers son collègue, poulain éventuellement ami. « J'imagine que les quelques personnes les plus puissantes de Nolan… » Windsor arque un sourcil. Nolan. « …ne peuvent pas s'empêcher d'être malgré tout de vulgaires commères. Je viens de remettre un pied ici. Qu’elle est donc la version officielle ? Le ministre Wiggins agressé par son sosie ? » Si seulement ce n’était qu’une affaire de sosie, le problème serait déjà réglé hors la réalité ne se situe pas ici.

Le simple fait d’inverser Nola par Nolan en est une preuve. Le Ministre offre une nouvelle lueur dans son regard. Une lueur qui s’anime d’une bipolarité mordante mais qu’il sait déjà apprécier : l’agacement totale et la curiosité instinctive. Connaitre les failles est une ambition pour lui, les débusquer un jeu, s’en servir un plaisir. Comme il le dit souvent, il n’y a pas d’amitié en affaire et bien qu’il se retrouve bien éloigné de ses magouilles d’antan, le jeu en veut toujours la chandelle. Windsor reste Luke, imperceptiblement celui-ci fait parti de lui. « Non, le gouvernement est resté simple : Le ministre Wiggins agressé par son frère. Une histoire de vengeance stupide à laquelle on a volontairement supprimé toute mention à une arme à feu. » Cela aurait fait trop entre cette histoire et l’immondice mord dans le couloir. Cette dernière nouvelle n’était même pas parue, silence totale malgré la mort d’un stagiaire et les blessures de plusieurs collaborateurs. Il semble que chacun ait pris conscience de l’embarras d’une telle information. Une compréhension faite presque comme des grands. Presque à l’unanimité. Amada n’avait eut qu’à souffler son idée pour que l’ensemble suive le pas. Décidément, une femme intéressante. Surement ce bras droit que le Ministre recherche. Un fin sourire nait sur son visage. En vue de la situation Amada semblait même être plus prometteuse que Liam dans la catégorie poulain mais les affres du métissage, de la beauté et de l’intelligence ont déjà su entrainer l’homme dans sa mort : méfiance est de rigueur. Le ministre tapote un instant le fauteuil puis décale son regard sur Liam. Par reflexe il scrute le garçon puis, sans froncer les sourcils, se pose l’unique question utile pour la suite de cette conversation. Est-ce Liam ? « Résume moi rapidement ce qu’il s’est passé afin qu’on puisse déterminer la taille de l’abysse que ce fâcheux évènement peut entrainer. Également, profites-en pour me parler de lui, sera-t-il capable de survivre au colosséum ? » Son intérêt se porte sur le jeune ministre, non seulement sur ses réponses mais également sur ses mimiques, sur sa respiration, sur son attitude. « Il faut déterminer si c’est la vie ou la mort qu’il nous est préférable… » La neutralité de son ton est sans appel bien qu’il ne soit lui-même incapable de juger s’il aurait sacrifié la vie de son frère à dessein. « Veux-tu qu’il vive ? »

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MessageSujet: Re: Dr Jekyll and Mr Hyde [NOLWIN]   Sam 26 Nov - 10:50

Dr Jekyll and Mr Hyde
Windsor & Noliam



Je n’ai jamais été doué pour les jeux de rôle. Le seul que j’aie un jour pu jouer à la perfection, c’était celui du renard dans une mise en scène du Petit Prince, lorsque j’étais pâle comme un cadavre, les lèvres rougies par la fièvre, lorsque j’étais allongé au fond d’un lit à l’hôpital et que je luttais pour prononcer mes répliques, loin, très loin de la scène du collège où j’étais supposé être enveloppé dans un déguisement orange et duveteux, alors que Liam, et de cela j’ai un souvenir plus que vif, alors que Liam n’était déguisé qu’en lampadaire. Et qu’il avait l’air débile. Je n’ai jamais été doué pour les jeux de rôle, je n’ai toujours été doué que pour imiter mon frère. Et pourtant, actuellement, je n’ai pas le droit de me faire porter pâle, je n’ai pas le droit à l’erreur, j’ai encore moins le droit de trébucher, puisque la vie de mon frère repose désormais sur moi. Mais quel con, mais quel con, putain, d’avoir pu croire à un seul instant que j’allais être capable de supporter ça, quel imbécile de croire que j’allais pouvoir tenir, que j’allais pouvoir…

Je ne suis pas à mon aise, derrière ce bureau qui transpire le meurtre que j’ai failli commettre. Celui que j’ai cru avoir commis. Je ne suis pas à mon aise, dans ce bâtiment qui me répugne, dans ce bâtiment dans lequel je me suis pourtant infiltré plus d’une fois, à la recherche d’un indice, d’une information, sous le bouclier d’une apparence que je n’empruntais alors que temporairement. Volontairement. Pour des durées si brèves qu’elles n’étaient, au final, qu’une éternité de petits soupires qui me permettaient de respirer. Là, je suis en apnée, en apnée depuis que je suis sorti de l’enceinte protectrice de chez Liam, en apnée depuis que j’ai du mettre cette cravate qui m’étrangle, ce costard qui m’écartèle, cette chemise qui m’écorche la peau. En apnée, depuis que j’ai franchi les portes du Government Building, en apnée, depuis qu’on a glissé sous mes doigts des dossiers à relire, en apnée, depuis qu’on m’a parlé d’un rendez-vous prévu de longue date que Liam n’aurait pas pu repousser plus longtemps. Je ne me sens pas capable de tenir le rôle, je ne me sens pas capable d’être Liam, je ne me sens pas capable d’affronter ce ministre qui me fait à présent face, qui parle et m’interpelle comme si j’étais mon frère. Gamin. Le quolibet me fait l’effet d’une gifle, c’est Nolan qui s’offusque de l’appellation. Jamais mon frère n’aurait accepté ça de bonne grâce, jamais. Le gamin, du duo, c’est moi, et ça a toujours été moi. Lui, il est l’adulte, il est le parfait, il est le modèle, il est celui que l’on admire. Double maléfique, la deuxième claque est assénée à Noliam, à cette entité malsaine qui se crée dès que je me fais passer pour mon frère, ce mélange hybride qui ne devrait pas exister de nos deux personnalités. Je cherche ce que répondrait mon frère, je frémis sous ma voix qui parvient de justesse à se faire cassante mais pas trop. J’inspire avant de reprendre. Le nom du ministre s’impose à mes pensées, comme un script lancé en tâche de fond et toujours accessible. D’un clignement de paupière, je me concentre pour refouler Nolan, pour imposer Liam, pour contrôler Noliam. Je trébuche, sur mon prénom, je trébuche mais je garde la tête haute. Je te déteste, Liam, pour m’imposer ces pitreries, je te déteste aussi pour avoir remis entre mes mains ta survie, notre survie, ta crédibilité, ta carrière, notre avenir. Il faut que je sache ce qui se sait, il faut que je récupère des informations, il faut, il faut, il faut et moi, je flanche.

« Non, le gouvernement est resté simple : Le ministre Wiggins agressé par son frère. Une histoire de vengeance stupide à laquelle on a volontairement supprimé toute mention à une arme à feu. » J’hoche la tête, en me sentir pâlir tandis que résonne à nouveau dans la pièce, dans cette pièce, le coup de feu qui m’a réduit à néant. Et qui aurait pu m’enlever mon frère. Incapable de laisser le silence s’étirer trop longtemps, c’est Nolan qui s’empresse d’articuler un « Je vois » quand je sais que mon frère aurait pris tout son temps pour répondre. Deuxième faux pas, et certainement pas le dernier. Agressé par son frère, cette vérité crue est douloureuse, plus que douloureuse même. Une vengeance stupide, je me sens pâlir davantage lorsque je prends la mesure de ce que ça sous-entend. Une vengeance, ça signifie un passif. Une vengeance, ça signifie un affront. Ce qui ne peut que vouloir dire que le Gouvernement sait quelque chose. Mon jugement, il y a quatre ans, la trahison de Liam, les trahisons de Liam… Il faut que j’aie l’air tranquille, lorsque je m’efforce de commenter par un bref « Des vieux dossiers sont remontés, naturellement… » qui n’est là que pour tâter davantage le terrain.

« Résume moi rapidement ce qu’il s’est passé afin qu’on puisse déterminer la taille de l’abysse que ce fâcheux évènement peut entrainer. Également, profites-en pour me parler de lui, sera-t-il capable de survivre au Colosseum ? Il faut déterminer si c’est la vie ou la mort qu’il nous est préférable… » Je déglutis. La vie, c’est la vie qui est préférable, la vie, uniquement la vie. Nolan, dans ma tête, hurle qu’il veut la vie pour son frère, que sa place est en prison, que celle de Liam est en liberté, dans ce bureau, dans ce costard, dans cet univers qui n’est pas le mien. Mais Liam… Liam, que répondrait-il dans cette situation ? Je ne sais pas, je n’en sais rien et, pire que tout, mes mains commencent à trembler de nervosité. « Veux-tu qu’il vive ? » Je ferme les yeux, en cherchant sur le bureau placé devant moi un appui. Ne pas s’asseoir, ne pas s’asseoir tant qu’il ne sera pas assis, ne pas montrer de signe de faiblesse, malgré cette transpiration qui commence à perler sur mon front, je ne peux que le sentir.

« Ta question est un peu abrupte. » Je déglutis, encore, en cherchant à masquer cette difficulté croissante que j’ai à respirer. « Ce qui est préférable… » Liam choisirait ma mort, j’en suis certain. Mais je ne peux pas décider du sort de mon propre frère avec autant d’indifférence. Nous sommes différents, lui et moi, bien trop différents, comme il me l’a si bien rappelé à de nombreuses reprises. Liam trouverait préférable que je disparaisse de sa vie, de notre vie. Que Noliam n’existe plus, qu’un seul Wiggins subsiste. « Il n’y a rien à résumer, juste des conséquences à contenir dans l’enceinte de ce qui est gérable. Actuellement, mon frère est en prison, dans un endroit que l’on maîtrise. Mais le condamner au Colosseum… » Sera-t-il capable de survivre ? La réponse est non, bien entendu. Mon frère est un chacal, mon frère est un rapace, mais mon frère n’a rien d’un guerrier. C’est moi, le jumeau qui prenait les coups pour lui, c’est moi, le Wiggins qui encaissait pour lui. Mon frère sait manipuler, mon frère sait bien s’exprimer, grimper les échelons, s’imposer, mais il ne sait pas ce que ça de se prendre un coup dans l’estomac et de se relever tout de suite après en ignorant la douleur.

La réalité me frappe de plein fouet. Mon frère n’a aucune chance de survivre si je ne fais rien. « … le condamner au Colosseum serait assurément une erreur que le Gouvernement paierait au prix fort. Même si je ne suis pas mon frère, ce ne serait réellement pas une bonne publicité pour l’autorité que de condamner le visage d’un de ses ministres, n’est ce pas ? » N’est-ce pas ? Mon incertitude ressort, ce besoin d’avoir l’aval de l’autre, ce besoin d’être rassuré. Troisième faux pas, un faux pas que je ne mets pas plus d’un battement de cœur à regretter. Je ne suis qu’un piètre acteur.

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He says save me, save me; She says maybe, maybe…
She starts to turn away when he says…
Promise me you’ll never let us go
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MessageSujet: Re: Dr Jekyll and Mr Hyde [NOLWIN]   Lun 5 Déc - 20:55

La question est mordante, octroie le don de vie ou de mort sur autrui, sur un frère, un être du même sang. La réponse l’est d’autant plus, mordante, significative et dangereuse pour l’âme. Personne ne peut réellement s’en sortir entier d’une telle conversation qui plus est quand il est claire que la réponse va davantage vers la mort. La haine pour le frère peut être saisissante à bien des égards mais il est une chose bien encré qui empêche souvent d’imaginer réellement la mort. Souhaiter n’est pas difficile jusqu’au moment où le pouvoir nous est offert. Le pouvoir de décider cette mort ou cette vie. Cela devient davantage qu’un choix Cornélien. Cela devient une mort de l’âme quelque soit la réponse. Le simple chemin qu’effectue la question, le pouvoir dans l’esprit, le corps a déjà détruit une partie de l’âme. Un paradoxe puisque ce chemin met en exergue l’absolue nécessité que l’autre vive. Lorsque l’amour d’un frère explose au visage. Lorsque la haine d’un frère marque et entaille. Lorsque l’amour et la haine se heurtent dans un choix qui pousse à l’implosion. Quelque soit la situation, quelque soit la réponde, cela brûle. Brûle le corps, l’esprit, l’âme. Windsor ne saurait imaginer pareille situation, son frère étant mort depuis des siècles, pourtant les souvenirs affluent et leurs marques le laissent entrevoir la dureté que peuvent prendre les relations familiales. Et puis… et puis Marie. N’a-t-elle pas su prendre une place similaire dans son cœur ? N’est-il pas incapable de la voir mourir alors que la haine a si longtemps fait parti de lui ? Windsor peut comprendre. Il peut comprendre ce qui se trame dans les prunelles de Liam mais parvient à s’en dissocier avec la froideur qui lui est propre. Il faut régler le problème. Cela est urgent mais délicat. Le simple fait que la presse soit au courant est problématique. Quelque soit la futile excuse de vengeance ayant été colporté adroitement par le gouvernement n’empêchera pas les questions. Déjà, il semble essentiel que le réel antécédent ne soit pas divulgué, il serait mal vu qu’un ministre ait par le passé commis un meurtre ou ait fait enfermé son frère. Ceci dit, aujourd’hui encore rien n’est assuré sur l’identité de l’assassin. Windsor suspecte Liam mais parvient à occulter cet acte indigne de leur statut, n’a-t-il pas lui-même tué sans cesse durant deux siècles ? Bien qu’il se trouve très régulièrement des excuses plus ou moins bonnes, il n’en est pas moins un ancien tueur. D’autre part, le simple fait d’avoir éventuellement jeté la faute sur son frère démontre un esprit sur de lui et bien incapable d’éprouver grand-chose. Liam aurait ainsi déjà fait le choix de la mort du frère plutôt que de sa survie. Windsor appréciait l’homme rien qu’à cette idée : il faut savoir faire des sacrifices bien qu’il n’approuve le meurtre.

« Ta question est un peu abrupte. » Abrupte ? Elle est davantage nécessaire. Le ministre devait bien se douter qu’ils en viendraient à débattre sur le sujet. Tant que le frère était inexistant aux yeux de tous, cela n’était pas un problème. Une tentative de meurtre, là, ça devenait problématique. Qui plus est ici. De plus, si Win avait raison, ce dont il ne doutait pas – à tort ou à raison là encore- Liam avait déjà fait ce choix sans être ministre. Sa place ne pouvait lui permettre la moindre erreur. « Ce qui est préférable.. » Et le silence accueille ce début prometteur. Depuis ouvrait-il la bouche sans s’assurer de ses propos ? Alors doucement, le ministre détaille l’homme en face de lui. La sueur. La crispation finement masquée mais détériorée par les questions de Windsor. Le besoin de se maintenir. L’hésitation. Et puis la continuité n’étant pas vraiment la poursuite de sa phrase initiale. Tout ça. Tout ça, on pourrait le souligner et l’octroyer au stress lié à se retrouver de nouveau dans ce bureau alors que la précédente fois c’était pour s’échouer au sol. Mais tout ça, ça fait sourire Windsor. « … le condamner au Colosseum serait assurément une erreur que le Gouvernement paierait au prix fort. Même si je ne suis pas mon frère, ce ne serait réellement pas une bonne publicité pour l’autorité que de condamner le visage d’un de ses ministres, n’est ce pas ? » Nolan. Nolan. Nolan. Serait-ce aujourd’hui la première vraie conversation qu’ils auront ensemble ? Est-ce la fin de l’amusement pour Windsor ? Probablement. Masquant son sourire dans une apparente réflexion aux propos tenus, Windsor s’installe plus à son aise et laisse le double faire de même. Ce serait dommage qu’il implose dès la première heure de ce sketch. Liam avait donc pris la place de Nolan. Quel idiot. Aurait-il une quelconque capacité à ressentir de l’amour pour son frère ? ou quoique ce soit d’autre au final ? Bien que déçu, Windsor n’en voyait qu’un léger impact sur son jeu d’échec. Bien au contraire, le voila en présence d’un frère désespéré et d’un autre en direction de la mort. Certes, la situation n’était pas des plus optimales mais il pouvait en ressortir bien des avantages. Dont des services, et les services sont une monnaie bien plus luxueuse que ces billets verts. Et puis, ressentir est une contraire de l’âme, du cœur qui impose bien des tourments, bien des choix stupides comme aujourd’hui, cela se retournera de nouveaux contre eux… et cette fois-ci ce sera peut être pour les intérêts du Ministre. Bien. L’amusement puis la déception, à présent la satisfaction et une pointe d’amusement tout de même. Les prochaines minutes, voire heures, seront d’une grande importance pour la suite. Toutefois, la question restait la même : opter pour la vie ou pour la mort ? Il est clair que Nolan ne ferait pas un bon ministre, du moins pas dans cet état de nerf et certainement pas avec les idées cachées le masque liamesque. Remettre Nolan en prison est une option, ceci en toute discrétion mais cela en vaudrait-il le coup ? Si Liam s’est mis volontairement dans cette situation ce n’est pas pour y renoncer et voir son frère mourir tout de même… Un bon allié est un allié reconnaissant. « Selon toi, il serait préférable de laisser impunie une tentative de meurtre envers un ministre alors qu’en parallèle, on jette des individus au colosséum pour homosexualité ? » Son sourcil s’arque pendant qu’il entrecroise ses doigts sur son ventre. « Il est vrai que votre ressemblance est un problème mais, d’un autre côté, est un atout. Après les arènes, il n’est pas temps de faire preuve de clémence mais de dureté. Amener ton frère au colosséum en serait un autre parfait exemple de force et d’intransigeance. » Indifférence. C’est clairement ce qu’il laisse transparaitre. Non seulement parce qu’en effet, la mort de « nolan » ne lui importe peu, mais aussi parce qu’il apprécie lire le désastre dans les yeux de son vis-à-vis. Il joue avec lui comme on peut jouer avec sa proie. Cela l’exalte et lui rappelle d’une manière bien plus douce, darkness fall et bien avant, son temps entant que « roi ». « A bien des égards, sa mort servirait le gouvernement. » Intransigeance. Froideur. Ses yeux propulsent la sentence dans le regard de son voisin. Le silence s’installe presque mais le spectacle livré en face de lui qu’il y ait mots ou non, est jouissif pour le Ministre. « Je peux cependant me mettre à ta place. Il n’est pas évident d’amener à la mort son frère lorsqu’on sait celui-ci innocent. Enfin, comme ton frère t’a déjà précédé dans le domaine, tu pourrais t’y laisser tenter. » Le regard du ministre ne le quitte pas. Observant le moment où ses propos feront sens dans les méninges du garçon. « Personne ne t’en voudrait, Nolan ».

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Dr Jekyll and Mr Hyde [NOLWIN]

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