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 Here we are now, entertain us [Solveig]

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Laugh like a jackal

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MessageSujet: Here we are now, entertain us [Solveig]   Jeu 20 Oct - 23:41


« Oh yeah, I guess it makes me smile »

Solveig & Mikkel
featuring

Il faisait chaud dans cette pièce sans fenêtres, cachée au fin fond de cet enchevêtrement de couloirs. Seul le ventilateur au plafond m'apportait un courant d'air fugace alors que je le fixais, ployant les paupières par moment. J'étais complètement défoncé, mes veines remplies de cette came que j'avais ingurgitée en toute déraison, au risque d'en crever pour de bon. Ma conscience altérée s'envolait en dehors de mon corps, quand je me voyais là, allongé sur le sol à moitié nu, un sourire de chacal aux lèvres.
« Mais vas donc te faire foutre, Isak. Pauvre salopard...  Tu l'sais que t'es un connard ? Tu l'sais ça ? Tu piges que dalle.» Ma voix pâteuse me fit tressaillir alors que je tournais la tête pour apercevoir le corps de mon dealer, avachi un peu plus loin, les paupières closes. Il ne m'écoutait plus depuis un bout de temps alors qu'il s'était payé un voyage au pays des merveilles, juste après m'être passé dessus. J'expulsai un soupir avant de me redresser doucement, les yeux dans le vague, ramassant mes fringues une à une pour les enfiler maladroitement.

Ce fut en titubant que je gagnai le couloir, me heurtant aux murs au grès de mon avancée, insultant des parasites imaginaires. J'avais laissé Isak dormir seul dans son antre, prenant la peine de fermer la porte derrière moi pour que personne ne puisse l’apercevoir dans son état d'hébétude. Un réflexe débile quand on savait comment ce salaud me traitait quand il était en pétard. Il m'avait frappé mais je ne m'en souvenais déjà plus, en dépit de ma lèvre enflée. Un détail, rien de plus. Je me rattrapai de justesse à une serveuse en pénétrant dans la grande salle, qui puait la luxure et le vice. Le Little Darling était un palace sordide où les filles nues dansaient pour le plus grand plaisir des voyeurs venus les admirer. Les lumières étincelantes des spots m'éblouissaient et je repoussais doucement la pétasse pour m'avancer vers le comptoir d'un pas chancelant avant de lancer un regard explosé autour de moi. Un rictus de taré aux bord des lèvres, j'avais autant envie d'exploser de rire que d'éclater en sanglots.

Les derniers jours avaient été rudes alors que je restais accroché à mon téléviseur, suivant ces jeux déments qui nous étaient offerts en direct des arènes. Comment pourrais-je jamais aborder le sujet de ma belle-mère, ressurgie du royaume des morts, avec mon paternel ? J'avais pourtant vu Laura apparaître sur l'écran, en compagnie des autres pauvres gars désignés au hasard et si je n'en avais pas cru mes yeux au début, j'en étais resté hypnotisé par ce que je voyais, aussi dévasté qu'incapable de quitter des yeux la vieille télé du séjour. Cette nuit, en proie à une insomnie désastreuse, j'avais suivi les péripéties d'un de mes meilleurs amis dans une autre arène. La trouille me donnait mal au bide, j'en étais malade. Vaas était mort déjà. Ce n'était pas des acteurs putain, c'était des gens que je connaissais qui se battaient là pour leur vie ! Mais cette nuit, c'était au tour de Lazlo de s'opposer à des créatures totalement monstrueuses, dont la simple vue à la télé me filaient l'envie de dégueuler. Ce n'était pas un film d'horreur et s'il y avait des effets spéciaux, le sang des victimes n'avait rien d'artificiel, pas plus que ne l'étaient leurs blessures, leurs souffrances, leurs terreurs. Je n'avais pas compris ce qu'il avait dit à Grayson avant de s'élancer pour s'offrir en pâture comme du pauvre gibier. Je ne pigeais plus rien à rien de toute façon dans l'état de transe où je me trouvais, j'étais foutu, perdu, désorienté, lessivé ! Fallait-il vraiment que tous mes proches crèvent devant mes yeux alors que j'étais là comme un sale con, totalement inutile et impuissant, devant une putain de télé-réalité ?

Alors, dans un acte de joyeux cynisme, je m'en étais allé me faire défoncer dans tous les sens du terme, par dépit, par colère, par désespoir ou par simple connerie. Allez savoir ? Rien n'avait d'importance dans ce monde de dingues, de toute manière. Et puis voilà, j'étais au bar... Mais alors que je lorgnais distraitement sur les cuisses de l'imposante putain qui dansait en face de moi, mon regard se redressa malgré moi pour apercevoir sa nudité dans toute sa vulgarité crue. Elle n'avait plus rien sur elle et je fus pris d'un haut le cœur quand mes pauvres yeux furent agressé par cette vision funeste entre ses cuisses. Si d'ordinaire la présence de ces filles à poil ne me faisaient ni chaud ni froid, je n'étais sans doute pas préparé à ce qu'elle me colle pratiquement son intimité sur le museau. Comme si j'avais envie de renifler ce genre de chose ! Accablé par la vue de trop d'horreurs accumulées en quelques soirées, il avait fallu que le corps nu d'une femelle soit la goutte d'eau de trop pour faire déborder le vase. J'avais eu un mouvement de recul un peu trop brutal, retombant en arrière sur un gros type aux allures de mafieux. Il m'avait repoussé, j'avais gueulé, lui aussi, et tout s'était enchaîné.

Mon poing rencontra le nez du bouseux qui me cherchait noise, juste avant que je ne saute dessus pour le finir à coups de pieds ! J'avais envie de foutre le bordel dans cette boite, de tout démolir, de laisser se déchaîner ma colère dans toute son horrible splendeur ! J'avais la haine contre ce gouvernement qui nous imposait cette prohibition tyrannique, j'avais la haine contre Isak qui me traitait comme une de ses putes et puis j'avais la haine contre les putes elles-mêmes, pas capables de piger que j'avais envie d'être seul et sûrement pas d'humeur à m'occuper de leurs grosses fesses ! J'étais en colère contre tout le monde, contre le premier qui aurait le toupet de venir me parler. Contre ce gros porc qui me crachait son haleine fétide au visage ! « J'connais l'patron ! » Qu'il me disait, comme si j'allais craindre de voir rappliquer Isak ! Je lui ricanai au nez pour toute réponse, avant de balancer sa grosse bedaine par dessus une table. « J'm'en suis déjà occupé du patron, il roupille ce salaud là et il risque pas de débarquer avant un moment ! Si j'ai envie de foutre le bordel, c'est sûrement pas lui qui m'en empêchera, pigé ? » J'avais presque envie qu'on me demande de plus amples explications, pour le simple plaisir de laisser mes poings leur en offrir. Non, je ne me battais jamais d'habitude, je m'en croyais d'ailleurs incapable jusqu'à ce jour. A croire qu'il y avait un début à tout. Au moins, ça m'empêchait de penser à ces gens, prisonniers des arènes… à cette femme qui ne serait jamais ma mère, à ce mec qui pensait à moi, au moment de mourir.


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MessageSujet: Re: Here we are now, entertain us [Solveig]   Sam 22 Oct - 2:01


Here we are now, entertain us
Oh yeah, I guess it makes me smile ••• Solveig était rentrée de sa soirée de deal en titubant. Les émotions avaient ravagé son visage pourtant si doux en temps normal. La pluie avait permis de cacher quelque peu le désastre sur ses joues. Néanmoins, la douleur et le vide dans son regard ne pouvaient pas disparaître aussi facilement. Alors, elle décida de ne pas passer par le Little Darlings. Ou plutôt, elle emprunta un escalier de service sur le côté du bâtiment pour monter directement à l'étage. Eviter les danseuses se trémoussant. Eviter les remarques désobligeantes de la clientèle. Eviter que les serveurs ne tapent sur la gueule des connards agissant ainsi. Et surtout... La jeune femme ne voulait pas croiser un seul regard. Elle voulait juste être seule, relativiser sur sa vie, sur ce qui s'était passé, sur ce qui se barrait en couilles dans des proportions monstrueuses. Niklas, Marie, Ezra... C'était comme si la vie s'appliquait à la faire exploser. A détruire les rares remparts qu'elle avait construits. Et à côté de ça, il y avait Isak. Dans son monde. La plupart du temps avec une dose de drogue dans le sang tellement énorme qu'elle se demandait comment il pouvait y survivre. Et elle ne pouvait pas lui parler de tout ça, au risque de le voir devenir violent. Et elle n'avait pas envie d'expérimenter cette violence. Pas cette fois.

Elle se glissait dans sa chambre alors que dans son dos, le soleil se levait et éclairait la Nouvelle-Orléans d'une douce lumière orangée. Très peu pour elle. Une fois de plus, l'oiseau de nuit avait frappé. La jeune femme posa son manteau sur le canapé, offrit un peu de nourriture à son chat, qui l'observait avec de grands yeux qu'elle aurait pu qualifier de triste. Comme s'il s'inquiétait pour elle. Mais ce n'était qu'un animal. Pas un skinchanger, juste un animal. Un léger soupire quitta les lèvres de Solveig tandis qu'elle poussait la porte de sa chambre. La musique en fond sonore lui agressait déjà les oreilles. Pourtant, d'ici une heure, le silence serait retombé. Mais c'était une heure de trop pour son esprit déjà épuisé. Elle aurait voulu ne trouver que le bruit de ses pas sur le parquet grinçant. Ca. Juste ça. Rien d'autre. La suédoise se laissa tomber tout habillée sur le matelas à moitié défoncé qui occupait la chambre. Käli vient se lover contre son bras et Solveig s'endormit un petit sourire aux lèvres.

Elle se réveilla en sursaut, hurlant et en sueur. Ses yeux s'accrochèrent à la lumière claire dans laquelle baignait son salon, à quelques mètres de là. Le chat avait quitté son poste à côté d'elle. Certainement pour se nourrir ou aller faire ses besoins. Qu'importait, elle était seule pour le moment. Seule et nageant littéralement dans ses vêtements. Elle passa une main tremblante sur son visage, tentant de retrouver son calme. Il fallut de longues minutes pour qu'elle soit capable de se lever sans que la tête ne lui tourne. Elle observa à ce moment son horloge. L'après-midi était déjà bien entamée. Bon, heureusement que la jeune femme n'avait rien de prévu ce soir. Elle ne se sentait pas de retourner dealer dans les rues. Pas avec ce qui s'était passé la nuit dernière. Son corps s'en souvenait encore, lui rappelait les moments les plus douloureux avec une puissance qu'elle n'estimait même pas. Pour se changer les idées, elle décida de se faire couler un bain. Dans lequel elle embarqua son chat et elle resta durant plusieurs heures, se vidant l'esprit.

Néanmoins, l'eau devenant de plus en plus froide, il fallait bien qu'elle bouge de là. Et puis, elle avait aussi un repas à se faire, tant que l'endroit était à peu près silencieux. La jeune femme plongea une dernière fois la tête sous l'eau avant de sortir du havre de paix. Et de se faire un repas des plus équilibrés à base de pâtes. Oui, Solveig avait toujours eu du mal à se nourrir correctement. Heureusement qu'elle ne mangeait pas de trop. Puis elle se plongea dans la lecture d'un livre. Un des rares qu'elle appréciait encore.

Ce fut peut-être à cause de cette lecture qu'elle ne comprit pas pourquoi le bruit lui semblait soudainement si fort. Certes, la musique du bar lui était toujours parvenue avec plus ou moins de puissance mais là... Il y avait autre chose. Des bruits de verre brisé, des hurlements. Solveig resta interdite quelques secondes, quelques minutes. Puis, se rendant compte que rien ne cessait et, qu'au contraire, tout s'amplifiait. Il lui faudrait intervenir, puisqu'Isak avait l'air, une fois de plus, d'entre vachement présent. Elle soupira, enfila une paire toute simple de ballerines et entreprit de rejoindre l'étage inférieure. Et ce fut... l'horreur. Le désastre. C'était... Putain de merde. Solveig se mordit la langue et prit son courage à deux mains pour se frayer un chemin jusqu'aux deux combattants. Oui puisqu'ils foutaient le bordel à deux. Et elle alla même jusqu'à s'approcher... Un peu trop en fait. Un poing perdu s'enfonça dans son ventre. Bon, ce n'était pas le truc le plus violent du monde mais cela eut pour effet direct de faire réagir tous les serveurs présents. Eh oui, la petite sœur s'était fait attaquer... Les deux hommes furent séparés. Et la skinchanger reconnut l'un d'entre eux, pour l'avoir déjà vu de nombreuses fois en compagnie de son frère. Elle le désigna, alors que les serveurs s'apprêtaient à l'embarquer.

« Lui reste ici. Montez-le à l'étage, je vais m'en occuper. »

Le regard interrogateur du serveur se heurta à la froideur de la jeune femme. Froideur dont elle faisait très rarement preuve mais les derniers jours avaient été lourds en émotion. Et elle n'avait clairement pas envie qu'on vienne la faire chier. Elle ordonna que tout soit remis en place et que son frère soit mis au courant de cette histoire le plus rapidement possible. Et la soirée reprit. Solveig emboîta le pas à Mikkel et son porteur jusqu'à une salle à l'étage. Il fut installé sur une chaise et elle congédia le garde du corps, qui la laissa non sans avoir fait une grimace de désaccord. Qu'importait, elle voulait parler au jeune homme. Et seulement au jeune homme.

« Pourquoi tu as fait ça ? Tu cherchais à attirer l'attention d'Isak ? »

Bon, vu ses pupilles dilatées, elle n'aurait peut-être pas de réponse ce soir...

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MessageSujet: Re: Here we are now, entertain us [Solveig]   Mer 26 Oct - 12:01


« Oh yeah, I guess it makes me smile »

Solveig & Mikkel
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La came me permettait de planer bien haut au dessus de la merde ambiante, elle faisait disparaître les douleurs, les peines, les tortures mentales. C'était comme si tous mes doutes étaient proprement balayés et dissimulés sous un tapis. Mon assurance brillait dans mes yeux, ravivés d'une lueur de férocité animale. Parce que désormais, ma carcasse abritait une autre âme que la mienne et je n'étais plus le seul à subir les effets décapants de la drogue. Un chacal défoncé glapissait dans mon ventre, avide de violence et de mort, me donnant envie de rire tout haut comme un véritable dément, alors que mes poings s'envolaient, sans me soucier de l'endroit où ils atterrissaient. Anesthésié par les effets cumulés de plusieurs produits, je ne sentais pas la douleur des beignes qui m'atteignaient parfois quand, dans un sursaut, le gros lard me donnait un coup de patte. Balancé rudement sur le comptoir, ma chute ne se fit pas sans bruit alors que la totalité d'un plateau rempli de verres se brisaient sur le sol. A moitié étourdi, je n'en replongeai pas moins dans le combat, dans un bond enthousiaste, guidé par ma seule colère comme carburant. Tout était chaotique, ma vision était floue et j'ignorais combien d'opposants se trouvaient face à moi, à hurler et à m'insulter. Moi-même, je m'époumonais comme un beau diable, ma voix surpassant le bruit de la musique. « Allez-tous vous faire foutre !! Me touchez pas avec vos sales grosses pattes dégueulasses ! Hé ! »

Des gorilles m'empoignaient déjà alors que je me débattais avec force et rage, sans me soucier de la présence de la meuf que je ne remarquai qu'avec un temps de retard. Les pensées enfiévrées, la respiration courte, j'arrêtai sur cette fille un regard déchiré alors qu'elle donnait ses ordres d'un ton sans appel. J'eus à peine le temps de comprendre ce qui se passait que l'un des gardiens – bâti comme un véritable brontosaure – me souleva tel un vulgaire fétu de paille pour m'emporter dieu savait où. « Lâche moi ! J'ai aucune envie d'être donné à bouffer à une harpie ! Ah mais merde ! J'suis pas un homme objet, pigé ? Genre elle va s'occuper de moi, c'est quoi l'plan ? Refous moi par terre ! » Loin d’accéder à mes demandes, le rustre me maintenait fermement et je fus ainsi transporté hors de la salle, sans que je ne cesse de m’égosiller et de me débattre en pure perte, pour gravir des marches qui me menèrent à l'étage où on me mena ensuite dans une pièce inconnue. Brutalement balancé sur une chaise, j'y retombai dans une exclamation outrée, la nausée au bord des lèvres, les yeux écarquillés. Lorsque mon porteur grimaça, sans doute frustré d'être privé de m'administrer une correction, je lui présentai vivement mon majeur dans un pâle glapissement. « C'est ça, casse-toi Jurassic Park, rendez vous dans un million d'années ! »

Ou jamais, en fait. Je me massais la nuque dans un soupir, retournant mon attention sur la fille. La porte refermée, nous étions seuls dans la piaule et je clignai un peu des yeux en la regardant plus attentivement. Je la connaissais cette meuf en vérité, j'avais eu l'occasion de la croiser en allant chez Isak ou même en venant ici dans cette boite. Dire que j'avais cru qu'il s'agissait de sa copine au tout début… mais non, Solveig était sa sœur. Je savais qu'ils vivaient ensemble et qu'ils se partageaient la direction du Little Darling, ils avaient l'air sacrément proches vu la façon dont Isak m'en parlait sans arrêt. Pourtant, je n'avais encore jamais eu l'occasion de discuter avec elle, ni de raison de le faire à vrai dire. Lorsque sa question atteignit ma conscience, j'affichai une légère moue qui se transforma rapidement en sourire torve. « Tu m'as pris pour un désespéré ? J'ai pas besoin de l'attention de ce tordu, qu'est ce que j'en aurais à foutre ? »

Je haussai les épaules dans un mouvement que j'aurais voulu plus dédaigneux, sans la quitter du regard. Il faudrait que je sois sacrément pathétique pour essayer d'attirer l'attention de ce mec, au point d'aller me castagner avec ses clients. Sérieusement si c'était ce qu'elle pensait de moi, elle se plantait royalement !En recherche d'attention moi, non mais... Merde. Je laissais retomber un instant de silence, les pensées toujours éparses et la sensation d'être assis sur une balançoire au lieu d'une simple chaise. Les murs me donnaient l'impression de tanguer et la silhouette de Solveig devant moi s'étirait bizarrement, comme si elle devenait aussi haute que le plafond et plus mince qu'une tige. Un spectacle assez impressionnant que je contemplai dans un mélange de perplexité et de lassitude. Je me sentais foutrement mal dans mes pompes et si je sombrais dans le bad trip en plus, je risquais de mal terminer la soirée. Pourquoi j'avais éprouvé le besoin de foutre le bordel ce soir ? C'était si simple comme question et je me rendais compte que j'étais incapable de lui offrir une réponse cohérente. « On m'a fait chier, j'étais pas d'humeur… un truc comme ça. »

Je me redressai doucement, palpant mes poches en quête de cigarettes, ce qui se solda par la découverte d'un paquet vide. Misère. Pour le fumeur invétéré que j'étais, ce drame n'allait pas tarder à m'achever. « Bon alors attend, attend. T'es sa sœur, c'est ça hein ? Ben oui… oui oui j'te connais. » Laissant retomber le paquet par terre dans un soupir las, je me massai les tempes, essayant de retrouver mes esprits. La vache, j'avais quand même reçu de fameuses entailles avec ces verres brisés, mes mains étaient recouvertes de sang et j'avais des ecchymoses un peu partout. Je m'en foutais pourtant comme d'une guigne, me concentrant sur la meuf qui faisait office de patron dans cette baraque. En me refaisant mentalement le plan des derniers événement, je n'arrivais pas à me souvenir du moment où elle avait surgit dans la bagarre. Est ce qu'elle y avait participé ? Il me semblait bien que oui, maintenant que j'y réfléchissais, je revoyais vaguement son visage surgir entre moi et le gros tas de bouse. « Hum. J't'ai filé un coup de poing dans l'bide ? » Je n'en étais pas sûr et je lui offris un œil interrogatif. « Putain okay… je frappe jamais les filles normalement, ça craint un peu. » Moui, et même carrément. Si je lui avais foutu une beigne, ça m'aurait bien fait chier parce que ça ne me ressemblait pas du tout. Même dans l'état déphasé où je me trouvais, j'étais assez conscient pour sentir les affres de la culpabilité m'envahir alors que je la fixai dans une moue circonspecte. « Pourquoi tu m'as emmené ici… c'est pour une partie de cartes ou me remonter les bretelles ? »


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MessageSujet: Re: Here we are now, entertain us [Solveig]   Dim 30 Oct - 0:29


Here we are now, entertain us
Oh yeah, I guess it makes me smile ••• Elle était passée outre chaque hurlement, chaque insulte de la part du jeune homme. Il aurait pu lui dire n'importe quoi que la jeune femme aurait refusé de le laisser partir. Il était complètement à l'ouest. Il avait le même regard qu'Isak après de nombreuses injections. Et si ce n'était que ça... Elle n'en était pas sûre. Solveig croisa les bras sur sa poitrine sans le quitter des yeux. Vu le frère qu'elle avait, sa petite crise lui passait très clairement au-dessus de la tête. Alors, elle attendait juste qu'il se calme un peu. Oui elle le pensait désespéré. Pour déclencher une bagarre au sein même du Little Darlings, il devait l'être un minimum. La jeune femme s'appuya contre son bureau et croisa les bras. Maintenant, elle attendait. Les explications. Qu'il se raccroche à la réalité. Qu'il s'y ancre. Encore un peu. Ce qu'il en aurait à foutre ? Il était là pour Isak, pas pour les cuisses ouvertes des danseuses. Elle était peut-être innocente, détachée, cependant, il ne fallait pas non  plus la prendre pour une conne. Sinon, elle hausserait le ton. Comme une mère. Comme une sœur peut-être. Une sœur ne supportant pas de voir son sang s'autodétruire, se pourrir les veines. Elle ne pouvait rien faire pour Isak, à part se poser à ses côtés et le guider quand il était perdu. Pour Mikkel, rien n'était perdu. Même si cela signifiait l'écarter de son vrai sang.

Le silence s'étira. Doucement. Se distordit. Jusqu'à ce qu'il brise celui-ci. Quelques mots. Quelques mots qui la laissèrent sceptique. Pas d'humeur ? Vraiment ? La suédoise garda ses yeux enfoncer dans ceux de Mikkel, attendant une explication un peu plus... Profonde. Réelle. Il finit par chercher quelque chose dans ses poches. Des cigarettes. Solveig aurait pu lui en proposer certaines. Son frère devait bien en garder. Mais cela aurait empiré son état alors, elle resta de marbre. Jusqu'à ce qu'il reparle. Signale qu'elle était la sœur d'Isak. Donc oui, elle était connue dans son esprit. C'était déjà ça. Elle soupira doucement et se rapprocha du jeune homme pour se pencher vers lui. Elle hésita un peu à lui faire relever la tête et observer d'un peu plus près ses pupilles. Cependant, elle savait bien ce qu'elle y trouverait. Ce fut ce qui la stoppa, et elle se contenta de le dominer un peu de sa hauteur. Les douleurs étaient passées et elle était incapable de se souvenir qui lui avait assené le coup. Evidemment, elle penchait plutôt pour l'autre bonhomme, qui s'était fait ramener fissa à la sortie. Sinon, les gardes du corps ne l'auraient pas laissé seule avec Mikkel. C'était une hypothèse comme une autre.

D'ailleurs, le jeune homme face à elle souleva la question. Solveig haussa seulement les épaules, montrant que cela lui importait peu. La réaction de ses protecteurs lui avait empêché de prendre trop cher. Les yeux de la jeune femme se posèrent sur les mains de Mikkel. Blessées. Détruites. Sanglantes. Elle se tendit soudainement et se glissa jusqu'à la petite armoire à pharmacie au fond de la pièce. Elle en sortit les soins nécessaires pour s'occuper de ses blessures et alla s'accroupir à ses côtés. Pourquoi l'avoir emmené à part ? Elle resta silencieuse quelques minutes, donnant l'illusion de réfléchir. Avant de se lancer sur le début de ses mots.

« Oui, tu m'as l'air désespéré. Tu es complètement défoncé et tu as déclenché une bagarre en plein milieu du bar et tu ne sais même pas me donner la raison ! Si tu en avais réellement rien à foutre, tout ça ne se serait pas passé Mikkel. Tu ne te serais pas blessé non plus... »

Elle lui attrapa la première main et commença à appliquer le désinfectant sans le prévenir. Les bouts de verre furent retirés doucement de la chair et la jeune femme s'appliqua consciencieusement. Elle ne s'attendait à l'entendre crier ou autre. Avec la drogue, il devait être un minimum anesthésié. Du moins, la suédoise l'espérait pour lui. Elle finit par enrouler les bandages autour de la première main blessée en soupirant.

« Je suis sa sœur en effet. Et non, ne t'inquiète pas, je ne pense pas que ce soit toi qui m'as frappé. Les serveurs ne t'auraient pas laissé seul avec moi sinon. Enfin, si tu veux une claque pour qu'on soit à égalité, on peut toujours s'arranger. Avec un peu de chance, ça te remettra les idées en place. »


Sur ce point-là, elle avait quelques doutes. Si tout pouvait être aussi simple... Isak serait la personne la plus normale du monde. Le frère qu'elle voulait retrouver. Juste pour avoir une vraie vie, une vraie relation fraternelle. Pas pour finir dans un endroit où elle flippait de se faire violer à chaque fois qu'elle mettait un pied dehors. La jeune femme essuya une larme qui coulait le long de sa joue avant de s'attaquer à la deuxième main. Il lui fallut quelques minutes de plus pour celle-ci, un peu plus blessée que l'autre. Bordel, il ne s'était pas loupé en se battant... Elle se mordilla la lèvre inférieure et soupira doucement.

« Hé bien, j'ai déjà commencé à te faire la morale. Tu devrais faire plus attention à toi. Ca va mal finir un jour. Et je suis sûre qu'il y a des personnes qui tiennent à toi, il faudrait que tu penses à eux plutôt que de te foutre dans des merdes pareilles. »

Son regard s'enfonça dans celui de Mikkel et elle posa doucement sa main sur sa joue pour être sûre qu'il était encore avec elle. Que ses mots ne le perdaient pas un peu plus dans les méandres de la drogue.

« Ta famille par exemple. Tu voudrais bien m'en parler un peu ? »


L'accrocher avec elle plutôt que de le laisser divaguer. Ce serait un moyen de le maintenir en vie.

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Laugh like a jackal

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MessageSujet: Re: Here we are now, entertain us [Solveig]   Lun 21 Nov - 13:10


« Oh yeah, I guess it makes me smile »

Solveig & Mikkel
featuring

Avachi sur la chaise, je relevai un regard désorienté vers la sœur d'Isak. Son visage n'exprimait aucune colère en particulier et elle avait l'air de se foutre éperdument de cette beigne qu'elle avait prise. A force de vivre dans un milieu pareil, je supposais qu'elle avait droit régulièrement à son lot de violence mais pourtant, la culpabilité creusait son trou dans mes entrailles de plus en plus profondément. Sans doute que mes émotions étaient exacerbées par la came dont j'étais totalement imbibé, mais je sentais monter une anxiété qui risquait de me faire chavirer. J'ignorais ce qu'elle était en train de fabriquer en fouillant ses armoires, j'étais trop déboussolé, pris de vertige par les mouvements des murs qui tanguaient doucement. Dans mes veines, de multiples fourmillements se propageaient, comme si des insectes rampaient sous ma peau. Je me frottai le visage, inspirant profondément avant de tressaillir en voyant soudain Solveig accroupie à mes côtés. Wow ! Qu'est ce qu'elle faisait là tout à coup ? Je ne l'avais même pas sentie s'approcher. Une odeur suave et très particulière se dégageait d'elle et je ne parvenais pas à la reconnaître. Il ne s'agissait pas de parfum, ni de quoique ce soit d'artificiel, c'était son odeur à elle… une fragrance lourde et animale que j'aurais sans doute dû reconnaître mais que ma conscience altérée était trop fatiguée pour saisir.

Ses paroles me firent rouler des yeux, comme un sale gosse, cachant ainsi le malaise que ces mots me provoquaient. Peut-être parce qu'ils étaient dangereusement justes… Un pauvre junkie désespéré, voilà ce que j'étais. Plus pathétique que ça, tu meurs. Cette boule au fond de ma gorge m'empêcha de rétorquer quoique ce soit sur le moment, alors que j'expulsais un soupir douloureux, les sourcils froncés, le regard éparpillé, ne sachant où le poser. La drogue devait me bousiller le cerveau mais c'était bien le but, après tout. Trop confus pour réussir à ordonner mes pensées, je ne me rendis pas compte immédiatement qu'elle s'était emparée de ma main qu'elle s'appliquait à soigner. Mon cœur battait trop vite et trop fort dans ma carcasse et je lui balançai un regard troublé, mes yeux clairs presque totalement envahis par mes prunelles dilatées. Quand les larmes de Solveig m'apparurent, je fus aussitôt secoué par un nouvel afflux d'angoisse qui me fit trembler malgré moi, bien trop fort. Mes muscles se contractaient douloureusement, sans que je ne puisse rien contrôler alors que je suivais ses gestes des yeux, noyé dans un état d'esprit paranoïaque et irrationnel… Je tressaillis soudain quand elle posa sa paume contre ma joue brûlante, lui renvoyant un regard anxieux.

« Tu… tu chiales ? »

Voir une fille pleurer m'avait toujours été insupportable, ça me tuait ce genre de truc et si je m'étais attendu à recevoir une bonne engueulade ou un cassage de gueule en règle, je ne me serais sûrement pas attendu à ce genre de réaction de sa part… Je ne savais plus que dire, que répondre, mon esprit était trop nébuleux pour réussir à communiquer correctement. Sa question atteignit mon esprit avec une bonne poignées de secondes de retard et un rire nerveux me secoua.

« Ma famille s'en tape, putain ! J'ai beau vivre avec eux, ils me connaissent pas, ils savent rien de moi, que dalle. J'ai même pas été foutu de dire à mon vieux que j'ai vu ma belle-mère à la télé… Elle a disparu depuis des années et j'viens de la voir dans ces foutus jeux, en train de se faire couper un bras à vif, avec un putain de bout de miroir… T'y crois toi ? »

Fallait vraiment que je sois défoncé pour lui sortir ce genre de choses aussi crûment, alors que je ne parlais jamais à personne de mes tourments. Je ne comprenais pas pourquoi Solveig me faisait la morale, comme si elle pouvait bien avoir quelque chose à foutre de ma vie. Si je me foutais en l'air, quel importance, bon dieu ?

« C'est justement quand je pense à eux que j'ai envie de plonger dans la merde, jusqu'à m'étouffer dedans ! Ah putain… J'pense que tu ferais mieux de m’assommer carrément, ouais, ça vaudrait mieux, je suis cap que de dire des conneries ce soir… enfin j'en dis tout le temps, c'est juste que…. Enfin merde, pourquoi tu… tu fais ça ? J'le mérite pas trop il me semble. Genre tu m'fais la morale… tu t'prends pour ma mère ?»

Ma voix faiblit dans un sourire triste. Je ne méritais que des coups dans la gueule, quoi d'autre ? Mais non, elle n'allait pas le faire. Au lieu de ça, elle m'avait soigné et je lui lançais en regard épouvanté, toujours tremblant, dans un murmure.

« Y'a des scorpions qui sont rentrés sous ma peau… ça craint putain, j'les sens… Ils sont en train de me bouffer vivant, regarde...t'as vu ça ? Bordel... »

Il me semblait qu'elle avait réussi à en retirer pas mal avant d'entourer mes mains de bandages mais je les sentais encore ramper dans mes veines… Mais j'aurais préféré qu'elle les laisse me dévorer, j'aurais préféré qu'elle ordonne à ses gardes du corps me me rouer de coups. J'aurais préféré tout ça plutôt que de ressentir sa peine dans les larmes silencieuses qui coulaient contre ses joues. Quand une fille pleurait devant moi, je ne pouvais pas faire autrement que d'imaginer ma sœur ou ma mère à sa place. C'était la sœur d'Isak, j'avais toujours été impressionné par leur lien fraternel, si fort. Moi je n'étais pas proche de ma sœur ni de mon frère mais imaginer que qui que ce soit les fasse chialer m'aurait rendu fou. Je posais ma main blessée contre la sienne, dans un mouvement impulsif, cherchant à étreindre ses doigts.

« Chiale pas, putain, chiale pas. Isak va très bien, il est juste… enfin il pionce peinardement, il va très bien. On s'est un peu engueulé mais c'est comme d'habitude enfin… bah. Non mais j'aime pas frapper les gens, je tape même pas sur ton frère même si c'est un sale con donc tu vois… Mais ouais, j'sais pas pourquoi j'ai foutu le bordel ce soir, j'en sais rien. Qu'est ce que ça peut foutre dans le fond ? C'est pas comme si tu dirigeais un joli p'tit salon de thé, tu dois avoir l'habitude que ça dégénère non ? »


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MessageSujet: Re: Here we are now, entertain us [Solveig]   Sam 26 Nov - 1:46


Here we are now, entertain us
Oh yeah, I guess it makes me smile ••• Ses yeux s'étaient enfoncés dans ceux de Mikkel. Il était complètement shooté et elle avait l'impression de voir son frère en écho. Sauf qu'elle ne pouvait rien faire contre son aîné. Elle ne pouvait pas l'empêcher de se droguer, de se détruire, de l'emprisonner dans un univers qui est loin d'être celui auquel elle aspire au début. Avec le jeune homme en face de lui, il y avait encore un espoir. Et elle ne savait pas pourquoi mais la suédoise ressentait le besoin viscéral de le sortir de ces conneries. Un être humain n'était pas fait pour souffrir autant, pour se briser les organes. Solveig ne parvenait pas à détacher sa main bandée de la joue de Mikkel. Même lorsqu'il riait, même lorsqu'il donnait l'impression de se foutre d'elle. Le voir dans un tel état exacerbait les derniers sentiments qui lui restaient. Et ce plutôt violemment. A quel point que les larmes commencèrent à couler le long de ses joues, sans qu'elle ne le remarque. Et si son interlocuteur ne lui avait pas fait la remarque, elle n'aurait certainement jamais fait attention à ce qui se passait. La jeune femme pleurait peu en public. Jamais à vrai dire. Elle avait appris à contrôler cela, puisque c'était une faiblesse dans ce monde, et qu'elle ne pouvait pas se permettre d'apparaître comme une "faible". Même si tout aurait été plus facile si elle avait pu. C'était comme être normale. Un rêve qui avait depuis longtemps disparu de son coeur mais qui planait tout de même autour d'elle...

Elle aurait pu effacer ces légers vestiges. Ce n'était que quelques cristaux. Et pourtant elle les laissa s'approprier ses joues, malgré les émotions que cela crée chez Mikkel. Il n'y avait personne à part lui, et il n'irait jamais parlé de ce qui s'était passé cettte nuit-là. Un nouveau rire envahit le jeune homme. Nerveux de ce qu'elle en entendait. Avant qu'il ne se lance dans une tirade sur sa famille. Et Solveig l'écouta, sans le couper. Il avait l'air d'avoir besoin d'extérioriser ce qu'il y avait en lui. Et la jeune femme était d'humeur à l'écouter. C'était un moyen pour le maintenir dans la réalité. De plus, elle devait en savoir plus sur lui. Peut-être que si elle trouvait sa famille, elle pourrait leur en parler, essayer de faire changer la situation. Les risques qu'elle se prenne un vent étaient énormes, notamment s'il disait la vérité et que tout le monde s'en foutait de lui. Cependant, la suédoise n'était pas si sûre de ça... Puis il parla des jeux. De l'arène. Solveig blêmit soudainement, déglutit difficilement, finit par avoir du mal à respirer. C'était une mention qui la pétrifiait d'horreur. Ce qui l'avait menée à esquiver leurs diffusions autant que possible. Notamment depuis qu'elle avait aperçu le visage de Laura à l'écran.

Détestait-il tant sa famille que cela ? Ou cherchait-il juste à se créer son propre chemin ? Il était dit qu'aujourd'hui, on observait de plus en plus de jeunes adultes faire des crises de rébellion. Peut-être que c'était lié avec ce gouvernement strict. Qu'importait, Solveig ne voulait pas le voir souffrir autant. L'assommer aurait pu être une option, qui lui avait vaguement traversé l'esprit quand elle l'avait vu se battre, mais qui était maintenant définitivement écartée. Il ne finirait pas encore plus blessé ce soir. Quant à ce qu'elle faisait... Elle ne parvenait pas trop à l'expliquer. Peut-être parce qu'elle savait qu'il était important pour son frère d'une certaine manière, et qu'elle ressentait donc le besoin de le protéger lui aussi. Et aussi qu'il ressemblait à ce dernier. Dans ses gestes, dans son comportement. Dans cette envie désespérée de détruire sa vie. Et, comme avec Ezra, elle était incapable de l'abandonner et de le laisser faire. Sauf qu'en Ezra, c'était elle qu'elle reconnaissait. En Mikkel, c'était Isak. Et cela était d'autant plus dérangeant qu'elle cherchait la survie de son frère plus que la sienne.

Le murmure effrayé du jeune homme la ramena dans l'instant présent. Des scorpions sous la peau ? Etait-ce la drogue qui distordait les morceaux de verre qui s'étaient enfoncés dans sa chair ? Pourtant, Solveig était persuadée de les avoir tous retirer. Certes, elle n'était pas médecin mais pour l'avoir fait un nombre incalculable de fois sur elle-même, elle avait fini par devenir plutôt douée. Doucement, elle posa sa main libre sur le bras de Mikkel. Elle ne pouvait pas faire grand-chose contre ses sensations, même avec toute la bonne volonté du monde. Et puis, il fallait qu'elle calme les larmes qui continuaient leur chemin sans qu'elle ne parvienne à les arrêter. Sinon, son interlocuteur continuerait de se sentir mal et cela pourrait faire empirer son état. En tout cas, avec Isak, la moindre émotion qu'elle manifestait entraînait des conséquences très souvent désastreuses. Ce qui la poussait à s'enfermer dans une froideur et un vide émotionnel pour ne pas qu'il s'énerve à son encontre.

Les doigts de Mikkel contre les siens la firent sursauter, alors qu'il enchaînait avec quelques paroles des plus... Déstabilisantes. Elle ne pleurait pas pour Isak. De toute façon, il allait toujours bien et si elle osait s'inquiéter, il prendrait ça pour une quelconque pitié. Alors, elle avait fini par se le garder au fond d'elle-même, quitte à s'y détruire le peu de coeur qui lui restait. Mikkel était loin d'être un mauvais bougre, comme le prouvaient ses mots, et elle lui adressa au travers de son visage ravagé par les pleurs un sourire. Avant de commencer à essayer le liquide transparent de sa manche de chemisier. Heureusement qu'elle n'était pas le genre de femmes maquillées à outrance. Sinon, le pauvre tissu aurait signé son arrêt de mort. Ce que ça pouvait lui faire... Encore une question parfaite. Et sans réponse. C'était ainsi, bien qu'elle en ait l'habitude. La violence faisait partie du monde qui l'entourait mais elle avait encore du mal avec certaines subtilités.

"Ne t'inquiète pas pour les larmes, ce n'est pas grand-chose, juste un peu trop de pression ces derniers jours..."


C'était bien sa veine quand même de craquer devant quelqu'un. Elle aurait pu attendre d'être seule dans sa chambre, avec Käli dans ses bras, pour relâcher la pression qu'elle avait accumulée. Il ne manquait plus que son frère lui ressasse toutes les conneries qu'elle avait faites ces dernières semaines et elle aurait le summun... La jeune femme soupira doucement, inspira profondément, et reposa ses iris dorées maintenant sèches dans celles de Mikkel. Pour lui montrer qu'il n'avait pas à s'en faire, qu'elle allait bien. Même si c'était faux. Cependant, elle préférait se mentir à elle-même plutôt que de remarquer et de s'avouer que quelque chose clochait.

"Tu es certain que ta famille s'en moque de ce que tu fais, de ce que tu deviens ? Je ne pense pas que ce soit réellement possible... Pour ta belle-mère... Je ne suis pas vraiment les arènes mais... Elle devrait s'en sortir non ? Vous allez pouvoir vous retrouver. Ce n'est pas mes affaires, j'en ai conscience, mais pourquoi veux-tu à ce point de détruire ? Que se passe-t-il ?"


Elle continuait dans cette direction. Tout en sachant pertinemment que les risques qu'il se renferme étaient importants. Tant pis, la jeune femme se contenterait d'apporter une présence simplement, si ses mots dérangeaient. Elle avait l'habitude de toute façon, puisqu'elle ne servait qu'à ça dans la vie de tous les jours. Une poupée, un pantin. Rien d'autre. Son nom suffisait à effrayer ceux foutant le bordel. Et elle servait de représentation quand son frère ne pouvait pas l'assumer. Qu'elle le fasse avec une personne de plus n'était pas franchement dérangeant.

"Je ne sais pas pourquoi je fais ça.. Peut-être parce que tu ressembles à mon frère sur certains points, sauf que lui est bien vieux... Parce que contrairement à lui, tu n'es pas encore condamné à vivre dans la dépendance, dans la souffrance, si on peut encore appeler ça une vie... Je ne veux pas que tu finisses comme lui, même si je te connais assez peu finalement..."


Ses paroles avaient été transformées en murmures. Solveig n'osait même pas le regarder dans les yeux. Elle devait être tellement pathétique à vouloir le sauver. C'était ce qu'elle devait lui inspirer. De la pitié. Du dégoût. Et elle le méritait après tout. La jeune femme n'était qu'une coquille vide cherchant désespérément à ne pas voir les gens chuter dans les mêmes eaux qu'elle. Ou que son aîné. Comme une dernière pulsation de vie derrière son masque de pantin inanimé.

"Pour les scorpions, ça va passer, ne t'inquiète pas, ce ne sont que les effets secondaires..."


Là, elle ne parlait pas d'expérience. Ou si, un peu. De l'expérience des autres, des hurlements qu'elle avait pu entendre suite à une prise de drogue face à elle. Malheureusement, la suédoise ne pouvait pas faire grand-chose contre ça. Ce qui la foutait étrangement mal. En tout cas, sa main était restée contre la joue de Mikkel, histoire que le contact ne soit pas rompu et qu'elle ne le perde pas dans de quelconques méandres.

"Je ne m'en fais pas trop pour Isak, il se met tout seul dans ce genre de situations et ça a l'air de lui plaire... Et je ne le dirige pas vraiment. De plus, ce n'est pas parce que je la vis au quotidien que je l'apprécie, au contraire. Je n'aime pas que ça dégénère, ça n'attire que des problèmes. Notamment avec mon frère, qui peut prendre des mesures radicales ou avoir des réactions extrêmes... Je préfère voir cet établissement comme un lieu où on vient pour se détendre, pour échapper à la pression du Gouvernement. La prochaine fois que tu ressens le besoin de faire quoi que ce soit de violent, viens m'en parler."


Pourquoi proposait-elle ça ? Ce n'était pas franchement logique, comme toutes ses réactions et ses paroles depuis le début de leur conversation certes. Mais bon, ce n'était pas très important puisqu'elle le pensait réellement. La suédoise était capable de gérer son aîné alors Mikkel, ça devrait passer sans souci...

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