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 The body is rot waiting to happen [Moïra]

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Laugh like a jackal

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MessageSujet: The body is rot waiting to happen [Moïra]   Ven 21 Oct - 15:36


« I know you mean well »

Moïra & Mikkel
featuring

Certains jours étaient plus éprouvants que d'autres, certaines nuits se faisaient plus longues quand je peinais à trouver le sommeil. Si en journée, je parvenais à maintenir un sourire éclatant sur mon charmant visage, faisant concurrence à la luminosité du soleil lui-même, mon humeur changeait toujours en soirée. Sans que je ne sache pourquoi, les sentiments moroses m'envahissaient toujours plus facilement au moment de dormir. C'était une tristesse indéfinissable qui me poussait à me recroqueviller sur mon matelas, posé à même le sol dans le salon familial. Et si d'ordinaire, je me concentrais sur les ronflements de mon grand-père, vautré dans le canapé derrière moi, cela ne suffisait pas à me bercer cette nuit. Me tournant et me retournant, je finis par écraser mon visage contre mon oreiller dans un long soupir. J'avais eu beau bosser comme un damné à l’hôpital, toute la sainte journée, la fatigue physique n'était pas suffisante pour m'aider à m'endormir. Il fallait que je sorte, que je marche, que je fasse quelque chose, que je multiplie les activités, jusqu'à ce que ma cervelle soit si saturée de fatigue que j'en devienne incapable de penser.

Moins d'une heure plus tard, je me retrouvais devant la façade du Bones, si efficacement dissimulée par une fausse librairie. J'avais traversé l'appartement des Ievseï à pas de loups, sans réveiller personne, m'étais rapidement rhabillé et j'avais filé dehors pour courir dans la nuit. Pas étonnant que mes pas m'aient menés dans ce joyeux établissement à l'ambiance aussi morbide que mon état d'esprit actuel. Je passai la porte gaillardement, humant les parfums bien connus des tables de poker qui m’enivraient déjà. Si je considérais ce club illégal comme un véritable paradis où je me sentais chez moi plus que nulle part ailleurs, je savais également que ma présence pouvait être sujette à condition. La dernière fois que je m'y étais rendu, ce cher Grayson avait été contraint de me foutre dehors manu militari pour une raison futile. Loin de lui en vouloir, je le cherchais déjà des yeux, un sourire carnassier au bord des lèvres, impatient d'aller le titiller quelque peu. Mais en marchant au travers de la salle, la dure réalité m'écrasa lourdement, faisant aussitôt retomber mon sourire comme un soufflet. Je ne verrais pas ce pauvre vieux Gray ce soir, ni peut-être plus jamais. Il s'était fait embarquer pour les Hunters's Seasons…

A cette pensée subite, sans que j'aie pu le préméditer, je sentis mes yeux me piquer douloureusement, comme sous l'afflux dévastateur d'une vague salée. C'était bien ces foutus jeux que je m'efforçais d'oublier, de chasser de mon esprit, sous peine de sentir la bile refluer de mon estomac. Depuis leurs débuts, je ne pouvais pas m'empêcher de les regarder avec assiduité, le cœur au bord des lèvres, tremblant à l'idée de voir encore quelqu'un mourir. La dernière image que j'avais eue de Gray, sur la vieille télé qui se brouillait toutes les dix minutes, avait été celle d'un mec acculé entre différents pièges, plus atroces les uns que les autres. Et comme par le fait d'un hasard cynique, il combattait les monstres aux cotés d'un de mes meilleurs amis, Lazlo, lequel avait prononcé mon nom de façon hyper bizarre. Les rediffusions de cet instant me donnaient mal à la tête, pourquoi fallait-il que j'aie envie de chialer à chaque fois ? Je ne pouvais pourtant pas m'empêcher de regarder encore et encore, à croire que j'étais complètement maso. Bordel… j'avais pas envie de les voir mourir ces mecs là, mais je ne pouvais rien faire d'autre qu'attendre et m'occuper les mains et l'esprit, dans un tourbillon d'activités. Ainsi, je m’approchai vivement du bar, y tapant du poing pour interpeller la serveuse d'un large sourire jovial. Moins d'une minute plus tard, je bondissais lestement par dessus le comptoir pour me retrouver derrière et aller endosser un uniforme.

« Ouais, c'est bon j'te remplace ce soir, j'suis en super forme ça tombe bien ! »
« Wouh ! Tu m'sauves la vie, Mikkel ! Sérieux j'en peux plus moi, en plus ça craint, y'a les gars d'Isak là bas… j'suis sûre qu'ils vont foutre la merde. Tu pourras t'en charger aussi ? »
« C'est comme si c'était fait, lollipop ! Tu peux aller dormir sur tes deux oreilles. »

Laissant ma collège occasionnelle s'en aller, non sans lui avoir collé un smack sur la joue, je m'avançai en direction des malabars posés à l’extrémité du bar. Je les reconnaissais en effet, leurs ignobles visages poilus ne m'étant malheureusement pas inconnus puisque je les avais croisé la veille à peine, au Little Darling. Complètement sous came, j'y avais foutu un beau bordel… Est ce qu'ils avaient l'intention de me remonter les bretelles ? Je tordis ma bouche dans une moue circonspecte avant de m'avancer face à eux, les saluant d'un simple signe de tête avant de prendre la température. J'avais eu l'impression que la patronne du Bones, Moïra, n'était pas très chaude à l'idée qu'Isak et ses dealers viennent rôder dans son établissement. Je ne connaissais pas les détails de l'histoire qui les opposaient mais en tous les cas, leur présence ne me disait rien qui vaille. A mon grand soulagement, ils se contentèrent de commander une bière chacun, que je leur offris, les surveillant d'un œil en allant répondre à d'autres commandes. Il me semblait bien à voir leur manège qu'ils étaient en train de dealer de la came, je les vis en effet échanger subrepticement un sachet contre une liasse de billet à une des clientes. Ce genre de truc ne plairait pas à Moïra, ça commençait à devenir un peu chiant… et je me décidais à intervenir.

« Bon, va falloir vous calmer les gars, j'veux pas d'embrouille okay ? Alors pour vos affaires, allez faire ça dans un autre quartier, c'pas le lieu ici. »
« Bah alors ? Me dit pas que tu cracherais dessus. T'avais l'air d'aimer ça hier, nan ? »
« Ouaip mais pas ici. Allez, dégagez. »
« Joue pas au con, on sait que t'es la pute de tout le monde, y'a moyen de s'arranger avec toi, tu... »

Sans lui laisser le temps de poursuivre, je lui avais balancé son verre à la gueule, dans un mouvement vif. Ma colère me hérissait le poil. Pourtant la riposte fut prompte ! Les yeux écarquillés, je vis son pote m'attraper par les épaules pour me contraindre à passer par dessus le comptoir. Dans un mouvement impulsif, je lui mordis cruellement la main, me dégageant souplement dans l'espoir d'esquiver l'autre gus, ruisselant de bière. Restant sagement de mon coté du comptoir, je levais les mains en l'air, espérant calmer le jeu.

« C'est bon stop ! Si vous comptez faire autre chose que jouer, vous n'avez rien à foutre ici. Vous allez vous calmer ou bien je… j'appelle le sorteur !»

Merde merde merde ! Mais Gray, mon pauvre vieux Gray… il n'était pas là...


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MessageSujet: Re: The body is rot waiting to happen [Moïra]   Mar 1 Nov - 22:36



" Relax, take it easy... "

Mikkel & Moïra




La télévision de Moïra n'avait jamais autant tourné que durant les dernières jours. Et la jolie rousse n'y avait pas été aussi attentive depuis bien longtemps. A partir du jour où elle avait appris que Grayson allait être envoyé dans les arènes du Coloseum, l'écran était quasiment rester allumé en continu, que ce soit dans les appartements surplombant le Bones ou dans le club lui-même, dans un cadre plus petit accroché au dessus du bar que la Hellraiser quittait rarement des yeux. Elle avait essayé parfois, d'ignorer, de détourner le regard... Elle n'avait pas pu. Elle devait voir. Elle devait confronter les images. Et chaque blessure qu'il avait subi, l'avait atteinte avec autant de violence que si c'était Moïra elle-même qui s'était trouvé dans l'arène... Plus encore peut-être. Car au fond d'elle, la Hellraiser ressentait une sorte d'amertume dévorante, comme si elle s'en voulait personnellement du fait que Grayson ait été choisi, comme si elle aurait pu l'empêcher de partir ou qu'elle aurait pu prendre sa place. Et s'il ne revenait pas. Et s'ils ne le laissaient jamais repartir. La pensée avait traversé l'esprit de Moïra bien plus de fois qu'elle ne l'aurait voulu et à chaque fois elle la repoussait avec autant de force.


Avec tout ça, Moïra avait presque oublié. Mais seulement presque.
Elle avait eu vent de cette histoire quelques jours avant que Grayson ne soit appelé par le Gouvernement. Mais les deux personnages étaient tellement habitués à s'éviter - plus encore depuis leur dernière confrontation - que la jolie rousse avait préféré attendre de se retrouver par hasard face à lui pour lui cracher une nouvelle fois sa colère au visage... Mais cette situation ne s'était pas présentée... Et il était parti. Alors puisque les bêtises de ce genre ne se faisaient qu'à deux, il restait toujours à la jeune femme le deuxième coupable.
Le bruit lui avait été rapporté rapidement. Forcément, comment ces deux imbéciles avaient pu croire qu'ils pouvaient faire quelque chose comme ça en plein milieu du Bones sans qu'elle en ai vent ? Ou alors n'en avaient-ils simplement rien à faire ? Grayson n'en avait-il rien à faire ? Ils s'embrassaient à pleines bouches dans le Club sans aucune retenue, alors quoi ?  Ils étaient ensemble ? Ou n'était-ce qu'un jeu ?
Des questions avec lesquelles Moïra tentait d'occuper son esprit au maximum pour se distraire des horreurs qui se passaient dans les arènes. Elle connaissait Mikkel, la scène n'avait pas été difficile à imaginer et sa colère n'en avait été que plus embrasée. Et comme toujours, la jolie rousse s'était attachée à cette rancoeur comme à une bouée de sauvetage.

Le regard de la propriétaire du Bones faisait des aller-retours continus sur les différentes salles du Club, comme à son habitude. Mais ses yeux finissaient toujours par retomber à chaque fois au même endroit. Sur la même personne. Elle l'avait vu résister aux tentations des jeux, elle l'avait deviné à son air, elle l'avait deviné parce qu'elle connaissait cette facette de lui. Parce que c'était à cause de ce vice que Mikkel venait maintenant de passer de l'autre côté du comptoir pour remplacer une de ses collègues. C'était Moïra qui avait eu cette idée. En revanche, elle était certaine que ce n'était pas la sienne de l'avoir fait travailler ce soir. Pas que ça étonne la jolie rousse de voir Mikkel ici, juste pas à cette place. Quoi qu'il en soit, ce n'était pas un comptoir qui allait empêcher la Hellraiser d'avoir une petite discussion avec lui. Peut-être juste pas dans l'immédiat car en suivant le regard inquiet de son employé, la jolie rousse aperçu le dos d'ennuis à venir. Ce n'était pas dur à reconnaître, elle avait appris à le faire. Une allure, un maintien, une attitude différente quand bien même il était dur de différencier un rat d'un autre dans des égouts si saturés de ces créatures. La scène avait maintenant l'entière attention de la jolie rousse. A quelques pas de là, les bras croisés sur sa poitrine, elle surplombait le groupe.
Les billets verts étaient glissés avec empressement dans les poches, échangés contre de petits sachets de poudre blanche et pilules en tout genres non moins rapidement dissimulés. Il ne fallut pas longtemps à la Hellraiser pour comprendre que les deux hommes faisaient partie du clan d'Isak. Ce cher docteur dont la jeune femme aurait préféré ne plus jamais entendre parler... D'autant plus que ce soir il avait vraiment choisi une des pires périodes pour lâcher ses sbires au Bones...
Moïra n'avait pas l'habitude de s'occuper de faire sortir les fauteurs de trouble. Hormis lorsque cela concernait Isak ou Mikkel à certaines occasions, il s'agissait généralement là du travail de Grayson. Mais il n'était pas là. Enfin ce n'était pas vraiment comme si la jolie rousse avait peur de se salir les mains. La seule chose qui l'inquiétait était ce sentiment de nostalgie qu'elle ressentait en pensant à Gray. Ce sentiment qu'elle ne réservait qu'aux choses perdues...

Soudain, rapidement, la scène s'enflamma, ramenant complètement les pensées de la jolie rousse au Bones. Mikkel était retourné parler aux deux hommes. On aurait dit qu'il essayait de discuter quelque chose... Avant de jeter le contenu de son verre au visage d'un des deux sbires. Si Moïra savait que le grand brun n'était pas un personnage très orthodoxe, il semblait que ses méthodes de discussions pour calmer les choses ne l'étaient pas non plus. Le temps que la Hellraiser se redresse et rejoigne le bar, la conversation en étaient venues aux mains.
Il fallait faire vite, car dans ce genre d'endroits pleins de testostérone, une petite altercation pouvait rapidement dégénérer en bagarre générale. Pas mal de regards étaient déjà tournés vers le bar et les trois personnages animés qui l'entouraient. L'excitation malsaine se lisait sur quelques visages. Au passage, la jeune femme s'appliqua à faire baisser la température du sang des personnes les plus proches. Il suffisait parfois juste d'un coup de froid pour calmer une vague d'agitation. Et si ses pouvoirs ne suffisaient pas, il semblait que l'aura sombre et glacial qui accompagnait la Hellraiser aidait certains regards à se détourner plus rapidement encore du spectacle.

‹‹... Vous allez vous calmer ou bien je… j'appelle le sorteur ! ››

L'homme en face de Mikkel, celui dont la bière dégoulinait encore du visage sembla hésiter un instant. Un instant seulement avait de plonger à nouveau au dessus du bar pour s'emparer de l'employé. Ils étaient là pour provoquer le chaos. C'était leur mission première, bien avant de vendre leurs marchandises. Moïra en était certaine, le plus important pour Isak était de lui nuire, son commerce lui se portait de toute manière à merveille pour qu'il puisse donner comme mission principale à ses pions de détruire le business des autres...

- Messieurs. Je pense qu'il serait judicieux d'écouter le jeune homme, histoire d'éviter toute fin fâcheuse à cette soirée. Vous n'êtes pas d'accord ?

La jolie rousse s'était arrêtée juste derrière le couple de pions, qui, stoppés net dans leur action s'étaient retournés avec des regards mauvais.

‹‹ Oh Moïra ! Isak nous a demander de te passer le bonjour ! ››


Comme s'ils la connaissaient. Comme s'ils s'avaient vraiment qui elle était alors qu'ils n'étaient que des pantins.
L'homme affichait un large sourire, comme s'il se trouvait grandit par ses propres phrases. La propriétaire du Bones lui rendit un sourire patient. Ils n'étaient que des pions. Que des punaises agaçantes qu'elle était trop d'humeur à écraser pour risquer de s'embrasser trop vite en leur répondant.

‹‹ Et il nous a aussi dit qu'on ne devait pas rentrer avec les poches pleines... Sauf de billets bien sûr !  Vraiment désolé. Mais on dirait qu'on va devoir reprendre les affaires ! ››


La Hellraiser ne se départissait pas de son sourire, il lui semblait qu'il s'agissait là de la dernière barrière l'empêchant de les détruire. Elle en avait tellement envie. Ca lui ferait tellement de bien. Elle sentait que l'homme allait faire quelque chose. Elle savait que ça achèverait de la mettre en colère. Et pourtant, Moïra n'arrivait pas à l'arrêter. Elle ne le voulait pas. Il allait la pousser dans ses retranchements si facilement atteints en ces temps et elle allait l'apprécier bien plus qu'elle n'aurait du.

- Je ne ferais pas ça à votre place...

Des mots calculés. Des mots choisis. Parce qu'elle savait, elle savait pertinemment que les menacer n'allait que plus les exciter encore et qu'ils lui donneraient la raison qu'elle attendait pour agir à sa manière sans en ressentir le moindre remord.


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You're gonna lose your soul, tonight.
I get up in the morning To the beat of the drum. I get up to this feeling Keeps me on the run. I get up in the morning Put my dreams away. ♠ BLUEBERRY


Dernière édition par Moïra J. Everett le Mer 23 Nov - 21:00, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: The body is rot waiting to happen [Moïra]   Lun 21 Nov - 20:46


« I know you mean well »

Moïra & Mikkel
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Les mains dressées devant moi, paumes en avant, j'inspirais profondément. Ces mecs cherchaient juste la merde en venant ici, c'était tellement flagrant. Il ne fallait pas que je me laisse avoir, même si leurs insultes me piquaient et excitaient d'office mes nerfs, déjà bien malmenés. Le sorteur n'était pas là mais eux n'en savaient rien après tout. Donc, j'espérais vaguement les intimider par mes menaces, ne sachant que faire d'autre, leur renvoyant un regard écrasant de derrière mon comptoir. Pauvre vieux Gray, je ne me rendais pas compte qu'on le voyait en ce moment même sur le petit écran accroché au dessus du bar, en train d'affronter des créatures de sables… Autour de nous, les autres clients nous dédiaient déjà des regards malsains de voyeurs, avides de scènes violentes, prêts à participer peut-être, comme des carnivores excités par l'odeur du sang. Il me semblait d'ailleurs que ces dealers drainaient avec eux un public assez craignos, du genre camés jusqu'à la moelle et hyper nerveux. L'émission ultra-violente qui était en permanence retransmise sur tous les écrans de télévision n'aidait pas à apaiser les esprits… Je n'eus pas le temps d'être surpris de voir la tension retomber un peu, alors que les réparties brûlantes des uns et des autres mourraient entre leurs lèvres, à peine articulées. La nervosité ambiante retombait légèrement mais le mec que j'avais arrosé ne semblait pas vouloir me laisser m'en tirer comme ça.

Le gorille d'Isak avait déjà attrapé le col de ma chemise, m'étranglant à moitié, dans le but évident de me faire passer de son côté du comptoir et sans doute me foutre une bonne raclée. Ces gars là se souciaient peu qu'on nous regardent ou non. Je me rattrapais des deux mains à la surface policée et encore ruisselante de bière du bar, luttant autant que possible contre cette agression jusqu'à ce qu'une voix stoppe nettement le mouvement du dealer. Moïra, la flamboyante rousse, se trouvait là, comme une héroïne de comic surgie pour me sauver la vie, armée de sa verve et de son assurance légendaire. Pendant que les deux malfrats se tournaient vers elle, je retombais en arrière, reculant de quelques pas en me massant ma gorge endolorie… J'entendis les paroles échangées et enfin, le commentaire arrogant du plus rude des deux gaillards.

« Pauvre chérie… c'est pas toi qui va nous dire ce qu'on peut faire ou pas. On est les rois ici.»

Le plus gros des deux dealers esquissait déjà une moue méprisante, choqué de voir cette femme aussi assurée, alors qu'elle osait maintenir un sourire insolent devant eux. Il ne leur fallait pas grand-chose pour se sentir piqués, comme si elle les défiait de renchérir. Ces gars là n'étaient pas des tendres, je le savais, Isak les avait bien dressés et ils se croyaient tout permis, grandes gueules qu'ils étaient. Je me pinçais les lèvres, ne sachant que faire pendant que je les voyais se rapprocher d'elle, l'un et l'autre, comme pour la prendre en tenaille. Ce n'était pas mon rôle de veiller au grain, je n'étais sûrement pas payé pour ça et quand bien même. Depuis quand j'allais risquer ma belle gueule pour des bagarres de bars ? Je l'avais déjà bien assez fait la veille, la faute à toute cette came que j'avais ingérée, jusqu'à perdre totalement les pédales. Mais ce soir, j'étais clean. Assez pour être pleinement conscient de la tension extrême qui se jouait présentement et du danger de voir les choses exploser.

Les deux dealers narguaient Moïra. L'un d'entre eux lui souffla sa fumée de clope au visage pendant que l'autre osait l'attraper par l'épaule. « Allez miss, on va aller faire un tour aux chiottes ensemble, j'suis sûr que tu seras plus calme après ça. » L'autre ricanait déjà d'un air vicelard, sûr d'impressionner la belle qui paraissait pourtant bien au dessus de tout ça. Je regardais vivement autour de moi mais bien-sûr, il n'y avait personne d'autre, j'étais seul au bar, les membres du personnel n'étaient pas dans le coin. Si j'avais remplacé au pied levé la barmaid ce soir, sans même la permission de Moïra, c'était juste pour m'occuper les mains et l'esprit. Je n'avais absolument pas prévu d'être contraint de gérer le bordel des mecs d'Isak… Pourquoi ils insistaient comme ça ? Les choses paraissaient assez calmes jusque là parce que les autres clients continuaient de jouer et de consommer sans avoir trop l'air de s'intéresser à ce qui se tramait près du bar. J’espérais d'ailleurs que ça s'en tienne là, parce que les bagarres qui dégénéraient avaient tendance à attirer la milice et je n'avais aucune envie que les flics soient rameutés par un raffut quelconque…

Moïra avait l'air totalement impassible, toujours souriante. Je m'apercevais par contre d'autres événements qui se produisaient en parallèle de cet incident, des odeurs étranges affleurant à mon odorat si sensible. Plusieurs consommateurs installés au bar avaient l'air bizarres, leurs visages étaient blêmes et ils tanguaient sur leurs tabourets, comme soumis à des vertiges intenses. Soudain, un grand mec au poil roux s'affala sur le comptoir, comme s'il était totalement ivre, juste devant moi. Attiré par le parfum qui se dégageait de son whisky, j'attrapais vivement le verre pour le renifler avec méfiance avant de grimacer. Tout ça n'était pas bon du tout… Est ce que ces deux salauds avaient ajouté de la drogue dans les verres des gens ? Pourquoi faire ça ? Sans attendre, je me dépêchais de ramasser toutes les consommations déposées sur le comptoir, les arrachant aux mains des clients s'il le fallait. « Hop hop ! Y'a du savon dans vos verres, ils ont été mal rincés, désolé ! On va vous remplacer ça, vous en faites pas. » Sur ces bonnes paroles, je m'empressai de vider les contenus suspects dans l’évier situé sous le comptoir. Si Isak envoyait ses gars pour faire chier Moïra, ils étaient bien capables de tout, même d'empoisonner ses clients… Je connaissais assez bien ce salaud pour le savoir extrémiste dans ses projets de destruction.

Avec tout ça, je ne savais plus où se trouvait Moïra. Le temps que je m'occupe de ce pauvre rouquin empoisonné et que je m'assure qu'il ne soit pas en train de clamser, elle avait disparu, escortée des deux dealers. Une fois que j'eus terminé de m'occuper des clients du bar, je me dépêchai de contourner le comptoir pour la chercher des yeux. Il ne fallait pas inquiéter les clients évidemment donc je faisais semblant de rien, offrant de minces sourires à mes multiples connaissances qui erraient en ces lieux et conservant ma nonchalance coutumière. Enfin, une crinière rousse attira mon regard un peu plus loin et je me dépêchai de la rejoindre. Je remarquai en effet Moïra, en train de discuter avec les deux malfrats de façon très discrète. Je savais pourtant que ces deux types étaient capables de tout et je ne pouvais pas rester à l'écart alors que cette meuf risquait sa peau… Je les abordai d'un ton sobre, tout en étudiant rapidement la scène. Il fallait tout de même mettre Moïra au parfum.

« Ces deux tordus ont foutu une saloperie dans les verres de plusieurs personnes. S'ils veulent pas dégager, je serais assez d'avis qu'on les y encourage un peu plus chaleureusement... »


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MessageSujet: Re: The body is rot waiting to happen [Moïra]   Dim 27 Nov - 14:21



" Relax, take it easy... "

Mikkel & Moïra




Qu'ils continuent à s'enfoncer plus loin encore dans leur folle entreprise, qu'ils agitent toujours plus les braises de sa colère, Moïra en rêvait ! Elle voulait qu'ils la poussent à ne plus avoir le choix. Elle voulait exorciser sa colère, sa frustration, tout ce que le Bones n'était plus en mesure de lui apporter totalement depuis qu'on lui avait pris Grayson. Et s'ils décidaient de ne jamais le lui rendre, mieux valait que la Hellraiser soit entrainée à la destruction avant de se lancer dans celle massive du Gouvernement. Ils lui avaient déjà prit son frère et s'en étaient trop bien sortis. Ce ne serait pas pareil s'ils lui prenaient Gray...

« Pauvre chérie… c'est pas toi qui va nous dire ce qu'on peut faire ou pas. On est les rois ici.»

A la réplique de l'homme, une vague délicieusement incendiaire traversa la jolie rousse. Pour peu, elle en aurait frissonné de bonheur. Eux les rois ? Ils en étaient tellement éloignés... Ou bien alors s'il étaient la représentation des rois, on pouvait aisément comprendre pourquoi la monarchie avait fini par être abolie... Et au fur et à mesure, ils allaient tous deux crescendo dans leur attitude, se faisant plus envahissant encore, plus dangereux. Ils s'approchaient toujours davantage, osaient être tactiles, entreprenants. Moïra aurait voulu pouvoir les anéantir tous deux sur le champ, mais malgré la force que lui insufflait son cumul de rage, elle avait déjà bien utilisé ses pouvoirs et gérer deux hommes pareils qui n'avaient en rien l'air d'être affaiblis ne ressemblait pas à une entreprise assez prudente pour que la jolie rousse se lance dedans.  
Il fallait donc parer au plus urgent et s'éloigner, dégager le danger le plus loin possible du centre du Bones. A l'extérieur serait le mieux, sur le côté du Club serait déjà pas mal pour commencer...

« Allez miss, on va aller faire un tour aux chiottes ensemble, j'suis sûr que tu seras plus calme après ça. »

Tant de délicatesse, tant de classe, tellement de charmes... A se demander comment la Hellraiser avait malgré tout réussis à résister à l'envie de nécroser la peau de leur gorge pour mieux leur arracher la tête.
Isak avait prit cette habitude de lui envoyer ses poupées depuis quelques mois déjà, mais la différence était que la jolie rousse n'avait jamais été aussi seule que ce soir. Et sa solitude ne faisait que la rendre plus radicale, plus sombre et plus meutrière. En vérité la jeune femme avait peur. Elle craignait que jamais on ne lui rende Grayson. Qu'il meurt, tué par une des créatures du Gouvernement ou par le Gouvernement lui même, si par miracle il survivait à tous les pièges qu'ils lui tendaient. Mais la propriétaire du Bones n'était pas habituée à gérer des sentiments comme la peur. Elle ne pouvait pas la laisser ressortir ou la partager, il fallait qu'elle la transforme, qu'elle l'utilise en arme.
Le regard de la jeune femme se fit plus joueur, sa voix aussi se fit plus douce, comme si la proposition avait pu lui plaire, comme si ça avait seulement pu l'intéresser.

- Suivez moi...

Pas qu'elle ait pu croire qu'Isak lui avait envoyé ses sbires les plus idiots, simplement qu'elle savait que la drogue abrutissait et ceux là avaient assurément consommé ce soir. Elle les rendait plus faciles à berner, presque trop facile d'ailleurs, heureusement que ça les faisait aussi moins prévisibles. Ils pouvaient très bien faire mine de la suivre puis l'arrêter en plein milieu de la salle et essayer de la descendre sur place. Heureusement, ils n'en firent rien et le trio arriva bientôt à l'autre bout de la salle, pas si loin que ça de la sortie.
Moïra se retourna vers les hommes, bataillant entre son besoin de protéger le Bones et celui d'exorciser ses sombres envies. Peut-être pouvait-elle faire les deux à la fois.

- Ecoutez moi bien messieurs. Je vois deux issues possibles à cette soirée. Soit vous revenez vous-même à la raison en constatant tout seuls que vous ferez bien mieux de déguerpir d'ici au plus vite. Soit c'est moi qui vais devoir vous faire sortir et croyez moi vous n'allez pas apprécier. Bien que je vous l'avoue, je préfèrerais de loin la seconde option.

Ses yeux n'étaient plus que du feu. Un feu aussi sombre que son âme si tant est que la belle rousse en avait encore une. Et cette chose qui vivait en elle la taquinait, la stimulait, l'occupait loin de ses pensées horribles pour se concentrer sur d'autres autrement plus tueuses.
Sur le visage des deux larbins, un air moqueur planait, un air supérieur qui indiquait clairement qu'ils ne prenaient pas Moïra au sérieux et qu'ils rêvaient du moment où ils pourraient jouer avec elle en toute tranquillité. Qu'elle se débatte un peu, ils n'attendaient que ça. La résistance excite, acerbe le désir. Ils étaient certain de l'avoir. De pouvoir la posséder si facilement... S'ils savaient... Un des deux types allait engager un pas vers la jolie rousse quand Mikkel apparut, le stoppant net dans son élan.
La jeune femme tourna un instant le regard vers son employé.

« Ces deux tordus ont foutu une saloperie dans les verres de plusieurs personnes. S'ils veulent pas dégager, je serais assez d'avis qu'on les y encourage un peu plus chaleureusement... »

- J'attendais justement la réponse de ces deux jeunes hommes à ce sujet. Et ils allaient partir, n'est ce pas ?

Un sourire presque carnassier alors qu'elle se retournait vers les sbires. Tout dans leur regard et dans ce qu'ils dégageaient indiquait qu'ils n'envisageaient même pas le fait de s'en aller. L'attaque allait venir, les rapaces avaient tourner trop longtemps dans le ciel, ils avaient repéré leur proie. Moïra n'eu même pas besoin de faire un geste pour que le premier homme, le plus grand des deux se mette soudain à chanceler. Son sang avait refroidit à une vitesse folle, toute trace de conscience s'était comme évaporée de ses yeux en un instant.
Rapidement, la jolie rousse se retourna vers Mikkel.

- Occupe toi du second. On les sort de là.

Une voix sans appel avant de se glisser sous le bras de la marionnette affaiblie, comme s'il était simplement saoul. Puis elle le guida vers la sortie. Il était lourd, il fallait presque le trainer, mais la porte de sortie n'était pas si loin. Arrivée dehors, la jeune femme songea un instant. C'était trop tentant, elle en avait trop envie. Mikkel n'était pas encore arrivé et la rue était déserte. C'était une des consignes du Bones, on ne trainait pas devant comme aux abords d'une boite de nuit, c'était logique, ça aurait bien trop attiré l'attention des patrouilles du Gouvernement.
Alors elle était seule, dans l'obscurité avec cet homme... Si seule, si désireuse de jouer encore un peu pour ne pas perdre l'excitation qui la réjouissait presque en ces temps sombres.
Moïra n'y tenait plus. Elle cessa son influence. L'homme mit quelques secondes à reprendre ses esprits avant que la colère ne le submerge. Le coup de poing effleura Moïra. Elle avait presque eu envie d'encaisser le choc, pour plus d'adrénaline encore, plus de distraction. Mais elle avait réagit trop vite et déjà c'était son point à elle qui allait heurter la mâchoire de l'homme. Ses doigts brûlaient, elle se concentra sur cette douleur. Puis du coin de l'oeil elle vit un mouvement. Mikkel sortait du Bones. Alors elle frappa une deuxième fois, juste au dessus de l'arcade sourcilière. L'homme s'effondra. Peut-être aussi un peu aidé par le fait que la Hellraiser avait en même temps une nouvelle fois abusé de ses pouvoirs. Ce n'était pas fair play, elle s'en contre foutait, jamais ils n'avaient défini que ça le serait, Isak et elle.
Moïra se retourna vers le jeune brun.

- Tu en as mit du temps.

Comme un reproche alors que c'était loin d'en être un.

- Je crois que finalement, nous n'allons pas pouvoir les laisser partir.

Parce qu'ils étaient trop nocifs, parce qu'ils reviendraient, parce qu'ils iraient sans attendre courir dans les jupons d'Isak pour tout lui raconter. Parce que Moïra avait besoin de se défouler et de recracher sa frustration de la pire manière qu'il soit. Et qu'en même temps, ça lui permettrait de régler d'autres choses pas réellement plus jolies...
La jeune femme lança un regard explicite vers la porte d'accès de Grayson, celle qui devait rester inconnue à tout autre personne en dehors d'elle et de son fournisseur de zombies. Pourtant quelque chose lui disait que Mikkel aussi connaissait cette porte. Que Gray la lui avait montré et quelque part, elle aurait voulu que le jeune homme ne comprenne pas son signe de tête, qu'il ne connaisse pas l'entrée secrète vers la réserve de zombies et le sous-sol de Grayson. Mais elle savait qu'il comprendrait. Et ce n'était qu'une raison de plus pour y aller.


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MessageSujet: Re: The body is rot waiting to happen [Moïra]   Ven 16 Déc - 13:52


« I know you mean well »

Moïra & Mikkel
featuring

En arrivant au fond de la salle pour rejoindre Moïra et les deux gorilles, mon cœur battait déjà la chamade. J'ignorais totalement ce qui allait se passer mais c'était sûr et certain que les choses allaient dégénérer, et violemment. Il me suffisait de voir les expressions moqueuses et trop assurées des deux salopards alors que Moïra m'affirmait qu'ils allaient partir. Je fis la moue, ne sachant que trop qu'elle bluffait, juste pour leur montrer qu'elle ne les craignait pas. Mais des mecs pareils ne se laissaient pas décourager aussi facilement que ça, c'était l'évidence. Et si elle comptait sur moi pour remplacer Gray et les foutre dehors par la force, c'était extrêmement mal barré. La bagarre, ça n'avait absolument jamais été mon truc et si je soignais mon corps d'athlète par des activités sportives journalières, ça ne me laissait pas moins totalement inexpérimenté en matière de combat. A l'inverse de ces sales types.

Pourtant, contre toute attente, je vis le plus grand des mecs chanceler, comme si tout à coup, ses jambes n'arrivaient plus à le porter. Son visage avait blêmit au point d'emprunter une teinte presque verdâtre, alors qu'il semblait prêt à tourner de l’œil. Je le dévisageais avec surprise et incompréhension, il avait pourtant l'air en pleine forme moins d'une minute auparavant… Son pote paraissait tout aussi étonné que moi et l'appelait par son prénom avec stupeur alors que le pauvre lascar retombait comme une chiffe molle dans les bras de Moïra. Elle m'eut à peine asséné son ordre que l'autre gars rétorquait d'un ton agressif. «J'sais pas ce que tu lui as fait mais si tu crois que cette mauviette réussira à s'occuper de moi, tu te plantes ! Lâche Joe et ne... » Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase. A trop me sous-estimer, il n'avait sûrement pas prévu ce formidable coup de boule que je lui assénai en pleine poire. Boum ! Une mauviette moi ? Mais merde ! Pendant que le mec retombait en arrière sous le choc, je grimaçais sous la douleur, me tenant le front. Heureusement que j'avais la tête dure...

Moïra avait déjà entraîné la carcasse inanimée du premier dealer, me laissant seul avec le second qui s'ébrouait à peine, me lançant un regard chargé de haine. Cette fois, ça n'avait plus rien de discret. Les clients autour de nous orientaient déjà leurs regards dans notre direction alors que je serrais les poings, tous les poils de mon corps hérissés. Je ressentais l'instinct carnassier du chacal qui vibrait en moi, m'inspirant des envies de violence qui étouffaient une bonne part de mon angoisse. Pendant quelque secondes, je ne pensais plus, alors que je chargeais sans attendre que mon adversaire se redresse, me jetant sur lui pour l'écraser de mon poids. Je lui balançai deux beignes, une sur chaque joue, avant de l'attraper par le col pour le redresser avant de lui offrir le coup de poing final qui devrait l'envoyer pour de bon au pays des rêves. Cette fois, il ne bougeait plus et je me redressais, le souffle court, offrant un regard autour de moi aux spectateurs. « Okay… voilà ce qui se passe quand on paie pas ses consommations. A bon entendeur... » Je leur adressais ces paroles avant de rouler des yeux. Il ne me restait plus qu'à soulever le corps inanimé du type pour le poser sur mon épaule comme un sac de patates et prendre la sortie. Une fois dans la rue, j'aperçu immédiatement Moïra, aux prises avec le dealer. J'agrandis les yeux en la voyant asséner une formidable beigne dans la face de son adversaire qui fut aussitôt mis au tapis. Hé ben mon vieux... Je sifflais entre mes dents pour saluer sa prestation. « La vache… vous feriez fureur sur un ring. »

Toujours chargé du mec sur mon épaule, j'avançais vers elle alors qu'elle me reprochait d'avoir mis du temps. « Mouais ben, il s'est montré un peu dur à convaincre. » Le principal c'était qu'il étaient knock out tous les deux non ? Mais la phrase suivante de Moïra me fit froncer les sourcils. « Comment ça… ? » Ne pas les laisser partir ? Je pensais qu'on se contenterait de les abandonner près d'une poubelle, comme de pauvres clodo. Mais le regard de Moïra me désigna une direction qui me fit aussitôt tressaillir dans un murmure alors que je comprenais aussitôt ce qu'elle me montrait. « La cave de Gray... »Le poids mort du bonhomme avachi sur mon épaule se faisait sentir mais je supportais assez bien. Par contre, j'avais du mal à accepter ce que la rousse insinuait en me désignant cette petite ruelle adjacente. Je savais parfaitement ce qui s'y trouvait : la porte qui menait à la cave de Gray, celle où se trouvaient les cages de ses zombies.

Je me pinçais les lèvres avant de hocher la tête. On ne pouvait pas rester trop longtemps devant la façade de la fausse librairie avec deux mecs évanouis sur les bras. « Putain… j'ose même pas imaginer le plan foireux que vous avez en tête. » Et pourtant, ça me paraissait limpide. Si on ne pouvait pas les laisser partir, l'autre option consisterait à les buter, froidement. Je n'avais jamais commis de meurtre de mes mains, même si j'en étais indirectement responsable, en servant d'agent à mon tueur de grand-père. Est ce que je serais prêt à tuer ce soir ? J'en avais des sueurs froides. Pourtant, le mec avachi contre mon épaule se mit à remuer et à grogner et je n'attendis pas plus avant de rejoindre rapidement la ruelle. Je n'avais pas le temps de réfléchir, avec toutes les patrouilles de peacekeepers qui rôdaient, partout dans la ville. Je jetai un coup d’œil derrière moi, pour voir si la rouquine s'en sortait pour transporter le type. Il était plutôt grand ce salaud là… Heureusement, cette porte d'entrée ne se trouvait pas loin. J'attendis qu'elle l'ouvre, vu que moi forcément je n'en possédais pas la clefs. Cherchant son regard, je l'interrogeais avec une légère appréhension. « J'sais ce que Gray cache là en bas… il me l'a montré. »

Je supposais qu'elle s'en doutait même si je n'étais sûr de rien. Mais autrement, pourquoi ce serait-elle contentée de me désigner cette direction, sans plus d'information ? Lorsque la porte fut ouverte, je déchargeai mon épaule et je balançai sans aucune douceur le premier lascar dans les escaliers qu'il dévala lourdement comme une masse. J'empoignai ensuite le deuxième mais quand je frôlai sa peau, celle-ci me paru bizarrement extrêmement froide, comme s'il sortait carrément d'un frigo. Le climat de la Nouvelle-Orléans était extrêmement changeant et on pouvait subir des chutes soudaines de températures. Mais ce soir, même si on était presque en hiver, il faisait pourtant très doux. Je ne comprenais pas comment ce type pouvait s'être refroidi à ce point. Pourtant, ce n'était pas le moment de me poser de questions, je supposais qu'on n'en avait pas le temps et je soulevai donc le type pour descendre en compagnie de Moïra dans cette cave si sombre. Le souvenir de ce soir où je m'y étais introduit en compagnie de Gray me revenait très vivement en mémoire. Les odeurs de chairs décomposées empestaient l'air ambiant dans ces caves mal aérées. Au moins, je ne souffrais pas de la pénombre angoissante des lieux, puisque mes sens de skinchanger me permettaient de voir parfaitement bien dans l’obscurité.

En bas, rien n'avait changé depuis la dernière fois et une bouffée de nostalgie me prit aux tripes. Cet endroit, si flippant, souffrait terriblement de l'absence de Gray. Que faisait-il en ce moment, était-il encore en vie ? Je n'en savais même rien. La tristesse mêlée d'angoisse qui ne me quittait plus depuis le début des jeux me revenait encore plus férocement, nouant la gorge et écrasant mon cœur. Le front lourd, je laissais tomber le deuxième type sur le sol, alors qu'ils gémissaient tous les deux, à moitié dans les vapes. Relevant les yeux vers la rousse, je me mordis les lèvres, l'interrogeant du regard dans l’obscurité. « Qu'est ce qu'on fait maintenant, m'dame ? J'ai toute la soirée pour faire la fête, z'avez du bol. » J'essayais de donner à ma question le ton sarcastique et légèrement moqueur qui ne me quittait que rarement. Après tout, c'était elle la chef de ce bahut, alors à elle de prendre la charge de toutes les décisions ! Pourtant, ma désinvolture naturelle était salement plombée ce soir...


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MessageSujet: Re: The body is rot waiting to happen [Moïra]   Dim 8 Jan - 16:30



" Relax, take it easy... "

Mikkel & Moïra




La rage de la Hellraiser se tassa quelque peu avec l'arrivée de son employé.
Moïra appréciait l'homme. Il avait certes une passion un peu trop accentuée pour les jeux et peut-être un peu trop pour Grayson aussi, mais quelque part, elle savait que c'était quelqu'un de bon. Et la propriétaire pouvait plus aisément faire confiance à un homme comme Mikkel plutôt qu'à quelqu'un comme Aleksi, trop dangereux, trop imprévisible et chez qui la notion de fidélité ne semblait pas faire partie du vocabulaire... Mais peut-être que la belle rousse se trompait et que la jeune homme était juste plus docile, plus manipulable... C'était de toute manière sans importance, ce qui comptait était le crédit qu'elle lui accordait maintenant. Elle avait besoin de l'aide de Mikkel, peut-être plus que jamais en cette sombre période.

« La vache… vous feriez fureur sur un ring. »

Un sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme. Faible, mais un sourire tout de même. L'idée n'était pas mauvaise, peut-être que plus tard dans la matinée, quand tous les clients auraient déserté le Bones, alors elle descendrait à nouveau dans l'entre de Grayson, s'y arrêterait un instant pour s'emplir la tête de toutes les affaires qui lui appartenaient comme on s'attache à une vieille photo, avant de sortir un des zombies pour le trainer derrière elle dans l'arène.

Moïra vit le visage de son employé s'assombrir à l'évocation du sort qu'elle prévoyait pour les deux sbires d'Isak. Il semblait quelque peu inquiet mais pas totalement rebuté contre l'idée. La Hellraiser appréciait le fait qu'il ne s'oppose pas à elle, que même si leurs avis divergeaient, il lui obéisse. C'était ça qu'il lui fallait, exactement. Ca, et la mort de ces deux hommes.

« La cave de Gray... »

Il savait. Son sous-sol, Grayson le lui avait montré. Avait-ce été avant ou après leur baiser ? C'était toujours autre chose d'en avoir la certitude et de se l'entendre dire. Une vague douloureuse traversa Moïra. La jalousie, les regrets, tout ça s'accumulant en une boule de haine ne demandant qu'à être libérée. Sa décision était prise depuis longtemps, sans même songer aux conséquences. Ca n'en valait pas la peine. Pas maintenant.

« Putain… j'ose même pas imaginer le plan foireux que vous avez en tête. »

La propriétaire du Bones continuait à sourire doucement, un air totalement décidé accroché à son visage. Rien ni personne ne pouvait l'arrêter maintenant.

- Je suis persuadée qu'au contraire tu sais déjà très bien ce que je compte faire...

L'homme de main d'Isak avait été recalé sur l'épaule de la Hellraiser qui le traîna non sans quelques difficultés jusqu'à la porte du local.

« J'sais ce que Gray cache là en bas… il me l'a montré. »

Aux mots du jeune brun, Moïra s'arrêta un instant pour se retourner vers son employé, puis elle acquiesça. Son visage s'était soudain mué en une expression de colère sourde, une fausse neutralité qui n'aurait trompé personne et qu'elle ne cherchait même pas à cacher. Toute la froideur de ses pensées s'exprimait sur ses traits lisses, même l'envie d'en profiter pour refroidir Mikkel par la même occasion...
Puis la jolie rousse se retourna vers la porte, laissant le soldat inconscient un instant s'avachir contre le mur froid, puis une fois la clef tournée dans la serrure, la jeune femme la tira en arrière et s'écarta pour laisser passer le brun.

- Ne t'inquiètes pas, je prends toutes les responsabilités concernant ce qui se passera ce soir. Personne ne connaitra ton rôle en dehors de celui que tu as joué à l'intérieur du Bones.

Le regarde de la jeune femme se voulait perçant. Convaincante elle l'était de toute manière, elle n'en doutait pas. S'il y avait une chose qu'elle savait faire à merveille c'était prendre les responsabilités qui lui incombaient. Elle le devait bien en tant que propriétaire d'une si belle affaire...

Avec une grande satisfaction, Moïra regarda Mikkel délester les deux hommes tour à tour dans la dégringolade de marches qui menaient au sous-sol. Faisant signe à son employé, elle le précéda dans l'escalier, allumant au passage la lumière du sous-sol qui mit un certain temps à réagir et refermant derrière eux la porte à clefs en prenant doucement ses repères dans la pénombre.
Il régnait dans la cave une constante ambiance glacée et une odeur putride. A mesure qu'ils avançaient, un frisson hérissait la peau de la Hellraiser. Et pourtant, ce n'était ni la crainte ni le dégoût de ce que contenait ce lieu qui l'animaient, juste une profonde tristesse. Une peur quasi incontrôlable de devoir pour toujours descendre dans cette pièce sans plus jamais croiser le regard clair de celui qu'elle aimait tant...
Là en bas, entourant les corps immobiles des hommes de main, les non morts s'agitaient affamés par l'odeur de viande fraîche dans des rugissements gutturaux plus bestiaux qu'humains.
La lumière était bien trop faible dans le repère de Grayson, à vrai dire : elle servait à peine. Mais lorsque Mikkel releva les yeux vers elle, Moïra cru un instant croiser dans ses yeux un reflet. Elle y vit pendant le temps d'un éclair la tristesse d'une perte, d'un manque... Son cœur se serra.

« Qu'est ce qu'on fait maintenant, m'dame ? J'ai toute la soirée pour faire la fête, z'avez du bol. »

La jolie rousse se reconcentra sur la situation la plus urgente.

- Il y a une porte horizontale coulissante qui s'ouvre sur le bas de cette cage. Je m'occupe de l'ouvrir, tu t'occupe de pousser rapidement le corps de l'homme. On fera pareil avec le second dans la cage d'à côté.

Des mains se tendaient vers les seuls êtres dotés de conscience dans cette pièce, des mains décharnées, affamées, Moïra n'y faisait pas attention.
Les consignes étaient données clairement, elle ne laissait pas le temps à Mikkel de douter ou d'échapper à ses ordres. De toute manière il n'avait pas semblé vouloir lui opposer une quelconque résistance jusqu'à là.

- Faisons vite.

La Hellraiser attendit de sentir que son employé était prêt avant de tirer rapidement la porte vers le haut en se tenant assez loin pour éviter de se faire happer par les mains avides des créatures. Si le premier corps fut quelque peu difficile à faire rouler dans la cage sans complications, le second dans la cage suivante leur fut presque arraché par les monstres. Il était trop tard, c'était fait. Moïra vérifia que les portes à guillotines étaient bien verrouillées puis se détourna, comme avec indifférence. La jeune femme se dirigea en quelques pas vers sa réserve d'alcool, sortant à nouveau sa clef pour accéder à la seule chose dans cette pièce qu'elle n'avait pas laissé à Grayson.
La belle rousse rempli deux verres de vodka. Elle avait toujours aimé la force de la boisson sans la gravité d'un whisky. Moïra tendit le second verre à Mikkel avant de refermer l'armoire et de s'appuyer sur le bureau en descendant l'alcool.

- C'est sérieux entre Grayson et toi ?

La jeune femme ne s'était pas encombrée d'entrée en la matière, c'était inutile, pas dans ce genre de situation, pas avec lui. Pour l'instant, sa colère était apaisée, le regard de la jeune femme s'était accroché à celui du jeune homme avec une apparente curiosité. Rien que ça, c'était tout ce qu'elle laissait paraître alors que quelque part en elle, un être sombre bouillonnait dans un malheur innommable.


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MessageSujet: Re: The body is rot waiting to happen [Moïra]   Mar 31 Jan - 18:49


« I know you mean well »

Moïra & Mikkel
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Bien-sûr que je me doutais de ce qui allait se passer, je n'étais pas le dernier des cons. Et si je me plaisais énormément à jouer les ingénus, j'étais bien loin d'être naïf, en vérité. Le monde dans lequel nous vivions était cruel et dangereux et ne laissait plus aucune place à la pitié, je l'avais appris depuis bien longtemps. Si je frayais avec les mafieux, que je dégotais des contrats à mon tueur à gage de grand-père et que ça me rapportait du fric, je n'avais aucun problème de conscience avec ça. Alors, en quoi ça pourrait me déranger de faire disparaître ces deux connards ? Certes, comme je l'avais dit à Moïra, je savais parfaitement ce que Gray tenait enfermé dans sa cave. Je les avais vu de mes yeux ces monstres répugnants, ces morts vivants décharnés qui puaient la mort... Et malgré moi, l'idée de leur offrir deux mecs en pâture me soulevait le cœur. Ce serait une mort horrible et rien qu'à l'imaginer j'en avais déjà des sueurs froides, mais ce serait également le moyen le plus efficace de ne pas laisser de traces. Et nous n'avions pas le choix.

Quand je croisai le regard de la chef du Bones, j'y lus quelque chose d'assez violent et presque menaçant. J'avais toujours été très attentif aux expressions et j'étais assez empathique pour deviner les émotions des autres. Dans ce cas ci, j'avais la sensation que Moïra était fâchée de ce que je venais de lui dire. Elle n'appréciait donc pas le fait que Gray m'ait montré ses petits secrets ? Pourtant, elle-même me faisait assez confiance pour me demander de l'aider, elle ne devait donc pas craindre que je répète quoique ce soit, alors c'était quoi son problème à cette meuf ? Je plissai un peu les yeux sans faire de commentaire, hochant doucement la tête à ses paroles. Elle me rassurait en me disant que personne ne connaîtrait mon rôle concernant ce qui se passerait ce soir. Je roulais un peu des yeux tout en transportant nos victimes, elle avait intérêt à tenir sa parole, autrement je serais dans de beaux draps vis-à-vis d'Isak. Mais sans doute valait-il mieux pour moi que Moïra ignore à quel point j'étais proche de ce type.

« J'ai aucune envie d'avoir des emmerdes avec la Niflheim ni avec aucune mafia d'ailleurs. Ce sera la première et la dernière fois que j'met mes mains dans l'cambouis, j'espère que c'est clair. Si t'as encore besoin d'aide, j'peux peut-être te mettre en contact avec un pote qui s'y connait. Bref... On verra.»

Pour le coup, j'en oubliais le vouvoiement. Ça me saoulait de faire des politesses, au bout d'un moment. Comme je venais de le lui dire, elle avait du bol ce soir. Une chance pour elle que je sois disposé à l'aider personnellement mais ça ne se reproduirait certainement plus jamais. J'hésitais à lui proposer Andreï en tant que mercenaire, ça pourrait lui faire un contrat intéressant mais d'un autre coté, la perspective que mon grand-père soit chargé de buter Isak me laissait méditatif. Ce fut en soupirant que j'observais les lieux, chargés de cette odeur moisie de chairs en décomposition. Les zombies dans leurs cages émettaient des grognements aussi flippants que dégueulasses, les bras tendus vers nous entre les barreaux. Moïra me demandait de balancer le corps des mecs assommés et je frémis.

« Ouais... c'est ça, faisons vite. » T'as intérêt à faire vite, meuf, et à refermer ta fichue porte à temps parce que si ces saloperies en sortent, j'te laisse te débrouiller avec eux.

Je préférais garder pour moi la suite de mes pensées tout en soulevant le premier type en glissant mes bras sous ses aisselles. Mais une chose était sûre, je me préparais à faire volte face et filer vers la sortie sans attendre mon reste en cas de pépin. Merde après tout, pourquoi j'irais risquer ma vie ? Faudrait pas déconner... Quand Moïra eut ouvert la porte, je tremblais trop. Le zombie était libre putain !! Mes mouvements étaient engourdis par la panique et je trébuchai un peu en repoussant le corps inanimé dans la cage. Elle referma la porte à temps et je détournais rapidement la tête du carnage en serrant les dents. Vite, vite, il fallait passer au suivant avant que je fasse une syncope. J'avais déjà la nausée au bord des lèvres, la sueur froide me dégoulinait dans le dos et je me sentais blêmir de trouille en entendant les bruits atroces que faisait le zombie en dévorant sa proie. En soulevant le deuxième type, je remarquais qu'il reprenait conscience et qu'il allait se rendre compte de ce qu'il attendait. Je le bloquais de ma poigne avant qu'il n'ait eut le temps de se débattre et dès que Moïra eut ouvert la porte de l'autre cage, deux zombies l'attrapèrent avidement de leurs mains crochues. Je reculai vivement en arrière et enfin, la porte fut de nouveau bien fermée. Je relâchai un soupir tremblant en la voyant vérifier que tout était bien verrouillé... le spectacle qui me sauta aux yeux me cloua sur place tant la sauvagerie de ces charognes était terrible. Les bruits, les odeurs, et tout ce sang... j'en avais la tête qui me tournait.

Tout en reculant, je m’aperçus que Moïra avait mis la main sur une bouteille d'alcool. L'odeur me renseigna aussitôt et j'attrapai rapidement le verre qu'elle me tendait pour le siffler d'un coup, sans attendre. La vache, j'en avais sacrément besoin. Je tendais déjà la main pour qu'elle m'en resserve un autre, quand tout à coup, elle me servit une question qui me laissa comme deux ronds de flanc. Je la dévisageai quelques secondes, le visage toujours aussi pâle, comme si elle me parlait dans une langue étrangère. C'était tellement out of the blue comme phrase, alors qu'on était en train d'assister au repas dégueulasse de deux zombies, en train de bouffer des êtres humains... des mecs qu'on leur avait servi pour leur p'tit-dej. Et l'autre, elle me parlait de quoi ? Je dodelinai de la tête, agitant mollement mon verre pour lui faire signe de le remplir à nouveau.

« Hey hey... t'en as des questions indiscrètes. Les ragots vont si vite que ça par ici ?»

Dans une vague moue, je sondais son regard, rempli d'une telle curiosité que ça me sidérait. J'essayais de reprendre mes esprits et de dépasser un peu le malaise que m'inspirait les zombies pour réfléchir. Pourquoi elle me demandait ça, bon dieu ?  Certes, il fallait avouer que je n'avais jamais été discret quand je flirtais avec Gray au Bones, mais je n'imaginais pas que notre petit jeu ait pu attirer son attention. A moins que... est ce qu'elle en pinçait pour Grayson ? Ça expliquerait peut-être les choses... En tous cas, cette idée m'aurait sûrement fait rire aux éclats si je n'étais pas encore tellement secoué par l'épisode de boucherie que je venais de vivre. Je me contentai de hausser les épaules, sans cesser de la regarder. L'envie de me foutre de sa gueule me taraudait, bien-sûr, mais d'un autre coté, je n'étais vraiment pas d'humeur à ce genre de conversation. Surtout pas dans cette cave avec le bruit de carnage en fond sonore. Les os qui craquent, les chairs odieusement mastiquées... Et l'ombre du pauvre Gray planant au dessus de nous, comme un fantôme. Est-ce qu'il rirait de tout ça, lui ? J'avais presque envie de chialer.

« Je suppose que c'est pas toi qui irait nous griller auprès des autorités, on peut compter sur ta discrétion. Alors, si t'as envie d'être notre témoin pour le mariage secret qu'on célébrera bientôt, okay, c'est gentil, j'en prend bonne note. »

Si elle s'inquiétait que Gray puisse avoir des ennuis en désobéissant à la prohibition, l’homosexualité ne serait sûrement pas la seule de ses infractions. Et si ça lui déplaisait, elle pouvait toujours aller se faire foutre. Gray ne reviendrait peut-être plus jamais de ces foutus jeux. Ni Lazlo. Ni Laura... Ni Vaas, ni tous ces gens que je regardais jour après jour à la télé se faire massacrer dans les arènes. Un rire nerveux me secoua, dû au stress accumulé, à mon humeur morbide et à cette vodka qui me réchauffait doucement.

« T'es pas jalouse au moins ? Allez, sans rancune meuf, c'était.... un plaisir de t'avoir aidé à rendre les zombies de Gray gros et gras, il sera sûrement ravi... A plus !»

Et sur ces bonnes paroles, je reculais pour rejoindre les escaliers et me tirer de cette ambiance malsaine. Il se faisait très tard et je n'avais plus qu'une envie : rentrer chez moi, dormir et oublier toutes ces images gore qui me filaient la gerbe. Belzébuth savait que j'avais eu mon compte pour ce soir.


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MessageSujet: Re: The body is rot waiting to happen [Moïra]   Lun 20 Fév - 21:11



" Relax, take it easy... "

Mikkel & Moïra




Il aurait fallut être aveugle pour ne pas voir la réticence de l'homme. Et encore, elle était peut-être même palpable. Mais la Hellraiser n'en avait que faire, elle avait d'autres problèmes que le cas de conscience de son employé et de toute manière, elle avait promis qu'elle tairait sa participation et la rousse ne reviendrait pas là dessus. En commençant à travailler pour la propriétaire du Bones, Mikkel avait peut-être prit de gros risques, notamment celui de devoir faire des tâches loin de ce qui pouvait être qualifié de moral, mais il avait également été de ce fait mis sous la protection de Moïra et pour tout ce qui concernait le Club, elle ne laisserait personne lui nuire. La jeune femme avait beau être intransigeante, sévère, elle offrait aussi les assurances et la reconnaissance en contre partie de ses exigences.
La boisson coulait dans sa gorge. L'espace d'un instant elle brûlait tout sur son passage, avant d'avoir l'effet d'un bain chaud, détendant tous les muscles de la jeune femme, un par un. Sûrement que Moïra était un peu folle. Sûrement qu'il le fallait pour faire tout ce qu'elle faisait. Quelle personne saine d'esprit garderait des non morts dans sa cave de toute manière ?

« Hey hey... t'en as des questions indiscrètes. Les ragots vont si vite que ça par ici ?»

La jolie rousse rempli le verre tendu par le jeune brun avant de reposer la bouteille derrière elle sur le bureau.

- A quoi est-ce que tu t'attendais avec la discrétion qui te caractérise ?

Ce n'était pas vraiment un reproche, ni une information à proprement parler vu que les Ievseï n'étaient pas franchement connus pour avoir un sang froid et un tempérament des plus calmes...
A quelques mètres, les zombies s'acharnaient encore sur les rares restes des hommes de mains. La rousse descendit une gorgée de vodka supplémentaire.
Elle aurait pu rajouter que c'était son Club et qu'elle savait autant de choses là dessus que sur ses employés, mais la Hellraiser se tut. Ce n'était pas le moment pour que son personnel commence à s'inquiéter de ce qu'elle pouvait ou non connaître d'eux... Ni de qui pouvait bien la renseigner. Mais dans un genre de business pareil la sécurité était de mise. Il suffisait qu'une seule personne parle pour que tout vol en éclat. Il suffisait de moins que ça même... Tout ce que la jeune femme avait mis si longtemps à construire, tous ses espoirs, ce qui la faisait vivre pouvait être anéanti en un claquement de doigts. Son verre était vide, elle le reposa.

« Je suppose que c'est pas toi qui irait nous griller auprès des autorités, on peut compter sur ta discrétion. Alors, si t'as envie d'être notre témoin pour le mariage secret qu'on célébrera bientôt, okay, c'est gentil, j'en prend bonne note. »

Moïra voyait rouge. Cette soirée avait déjà eu son lot de complications, elle devait garder un certain contrôle, mais à vrai dire, Mikkel ne l'y aidait pas énormément. Bien sûr qu'il n'était pas sérieux, il utilisait la dérision pour lui répondre. Pourtant, sa phrase, même teintée d'humour n'avait absolument rien de rassurant. Avec l'absence de Grayson, la fatigue, tout était décuplé, déformé. Si la jeune femme avait eu les idées claires elle se serait sûrement rappelée que Mikkel n'était pas du genre à être un homme à une seule conquête et que ce n'était sûrement qu'une aventure insignifiante. Mais à cet instant là, elle avait juste une folle envie de sang et de violence qui lui remontait dans les veines. Comment ce désire avait pu revenir aussi vite ? N'en avait-elle pas eu assez ? Il fallait qu'elle aille se reposer, il fallait qu'elle arrête. Rien qu'un instant.

« T'es pas jalouse au moins ? Allez, sans rancune meuf, c'était.... un plaisir de t'avoir aidé à rendre les zombies de Gray gros et gras, il sera sûrement ravi... A plus !»

Le regard que Moïra lança au jeune homme était de feu.
En quelques pas, la Hellraiser avait rejoint son employé pour l'attraper violemment par le col.

- Ne me parle plus jamais sur ce ton. Tu m'as peut-être aidé avec cette histoire, mais ça ne te donne absolument pas un tel droit.

Sa voix était coupante comme de la glace, à l'antipode même de son attitude incendiaire. A ce moment là, le jeune homme n'était qu'une pauvre vie de plus entre ses doigts. Une épine de plus dans son coeur meurtri, une arme blanche qui lui cinglait l'âme et dont Moïra aurait si facilement pu se débarrasser en lui glaçant simplement le sang jusqu'à la mort...
La jeune femme était à deux doigts de le trainer vers la cage aux zombies, pourtant, la rousse n'en fit rien. Il lui restait apparemment un peu de raison. Et le jeune homme devait avoir une sacré bonne étoile car en général, lorsqu'il s'agissait de près ou de loin de Grayson, l'association Moïra et raison était bien loin d'exister.
Puis peut-être que Grayson ne verrait plus jamais ni ses zombies, ni les murs du Bones. Peut-être qu'il ne saurait jamais rien de toute cette histoire et qu'il ne pourrait jamais grommeler sur sa patronne pour lui témoigner toute sa désapprobation. Cette seule pensée déchira la cœur de la jeune femme. Elle voulait qu'il soit là, qu'il lui hurle dessus tout en lui lançant ses regards brûlants qu'elle faisait semblant de ne pas voir.  
Les yeux de Moïra se radoucirent sous le poids de la peine. Sa main se desserra automatiquement avant de tomber le long de son corps. Le regard de la Hellraiser se détourna de l'homme en même temps que tout son corps qui se revenait à son verre d'alcool.

- Merci Mikkel. Sois prudent.

Plus vraiment une mise en garde vis-à-vis d'elle, plutôt un conseil, mais la propriétaire du Bones se garda bien de le préciser. Ses pensées étaient déjà ailleurs. Bientôt il faudrait que la jeune femme rejoigne son Club, qu'elle reprenne toutes ses forces et qu'elle affronte son petit monde vidé de son sens et rempli de terribles ombres depuis qu'il s'était vidé de ses membres les plus brillants...



FIN

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I get up in the morning To the beat of the drum. I get up to this feeling Keeps me on the run. I get up in the morning Put my dreams away. ♠ BLUEBERRY
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The body is rot waiting to happen [Moïra]

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