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 The rhythm of the falls {Orfeo/Mikkel}

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MessageSujet: The rhythm of the falls {Orfeo/Mikkel}   Ven 21 Oct - 16:08


« Loterie du RP »


 
 
Mikkel & Orfeo
featuring



 
« Deep in the ocean, dead and cast away.
Where innocence is burned in flames.
A million miles from home, I'm walking ahead.
I'm frozen to the bones, I am.
A soldier on my own, I don't know the way.
I'm riding up the heights of shame.
I'm waiting for the call, the hand on the chest.
I'm ready for the fight and fate.
»

 Isolés, vous avez délaissé l’agitation urbaine par choix ou par contrainte. Vous errez désormais dans un coin reculé du bayou. Peut-être êtes-vous perdus ou simplement ignorants ? Personne ne s’aventure de ce côté des marais, quelque part au fond des eaux troubles, des zombies piégés se décomposent. Leurs râles sont inaudibles mais l’odeur putride les trahit. Alors que vous vous éloignez sciemment des plants d’eau, conscients du danger, vos pas vous mènent dans une zone étrange, dénuée de bruits. Votre respiration vous semble plus pesante que jamais dans ce silence assourdissant. Votre intuition vous pousse à rebrousser chemin mais vous vous êtes déjà bien aventurés dans ce décor désolé. Vos yeux rencontrent une autre âme en péril. Et avant que vous n’ayez pu lui dire quoique ce soit, un piège se déclenche. Quelque chose tombe à proximité. Vous ne savez pas encore de quoi il s’agit, le sol tremble cependant. Très vite, vous comprenez votre erreur. Vous venez d’actionner un mécanisme. Vous vous trouvez dans la zone d’essai du gouvernement. Celle-là même qui a servi à tester les futurs pièges des arènes. Eboulement, mines, brume toxique et autres obstacles vous encerclent. Rien ne vous sera épargné si vous ne trouvez pas le moyen de vous échapper très vite. Une fois que la partie a débuté, il est très difficile de l’arrêter.


  Ordre de passage:
   1 - Mikkel
   2 - Orfeo

 

 
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MessageSujet: Re: The rhythm of the falls {Orfeo/Mikkel}   Mer 2 Nov - 15:33


« this is probably not a good idea but i’ll do it anyway »

Orfeo & Mikkel
featuring

Lorsque mes yeux s'ouvrirent ce matin là, ce fut pour accueillir la douce luminosité d'un ciel d'azur où se prélassaient des nuages cotonneux. Je mis un bon moment à comprendre où je me trouvais, allongé à plat dos dans un fossé, les muscles endoloris et le front couvert de terre. Ce n'était pas la première fois que je me réveillais dans un endroit inconnu sans me rappeler de ce que j'avais fait la veille. J'étais dans un fossé, très bien, je ne risquais pas de tomber plus bas. De plus, de hautes herbes me camouflait à la vue des passants, comme dans un berceau de verdure. Pas de quoi craindre une attaque surprise, n'est ce pas ? Je décidai donc de me reposer encore un peu, d'autant plus que ma tête me semblait enfermée dans un étau si douloureux que je n'imaginais pas possible de réussir à me redresser sans qu'elle ne se brise en mille morceaux. L'inventeur de la gueule de bois était peut-être bien un Ievseï.

J'avais dû sombrer dans un sommeil encore plus profond. J'ignorais quelle heure il pouvait bien être lorsque je sentis un truc gluant et froid qui sifflait contre mon oreille. Je protestai quelques mots inintelligibles, le visage enfoui dans un coussin d'herbe fraîche si doux et confortable. Ce ne fut que lorsque mes doigts se refermèrent dessus que je me réveillai tout à fait, me redressant d'un bond dans un grommellement de dégoût. « Oh p'tain de saloperie de… serpent ?! ! » C'était bien un reptile que je tenais dans la main et je le jetai aussitôt très loin de moi, alors que je me réveillais tout à fait, me rasseyant vivement pour émerger du fossé. Mes cheveux ébouriffés entouraient mon visage blafard quand je me redressai pour regarder autour de moi. Je commençais à me souvenir de ma soirée trop arrosée de la veille, mélanger la vodka avec l'ecstasy m'avait permis d'aimer tout le monde, sans exception. Au point de m'abandonner dans les bras de n'importe qui sans doute. Les mecs qui m'accompagnaient avaient cru bon de me faire les poches avant de me laisser choir de leur bagnole et m'abandonner comme un déchet dans le bayou. « He ben bravo, Mikkel, bien joué, t'as tiré le gros lot mon vieux. Merde. » Je n'avais pas de téléphone pour appeler qui que ce soit, il ne me restait donc plus qu'à rentrer en ville à pieds.

Mes pas produisaient un bruit humide contre le sol boueux. Un peu plus loin, j'apercevais des étendues d'eaux croupies qui ne me disaient rien qui vaille. Je crevais de soif pourtant mais ma bouche pâteuse était sans doute l'aspect le moins grave de ma descente. Derrière mon léger mal de crâne, je me sentais surtout terriblement déprimé et déphasé. Jamais la solitude n'avait été plus dure à encaisser qu'en cet instant précis où j'errais comme un con dans ce coin reculé du bayou. Tout en marchant sur ce sol spongieux qui encrassait mes pauvres bottes, j'en venais à penser à mon père, à nos éternelles disputes, à ce climat difficile entre nous et je méditais ainsi tristement, comme une âme en peine. La loose totale, mon vieux Mikkel.

J'essayais ainsi de suivre les méandres du Mississippi, lorsque des odeurs particulièrement dégueulasses assaillirent mes narines. Une pensée horrible me traversa soudainement. Des zombies ! Je n'en avais encore jamais vu en liberté, les seuls que j'avais aperçu étaient soigneusement encagés par Grayson qui les maîtrisait, mais…  je parvenais bien à reconnaître l'odeur de la charogne. Bon sang, il ne me manquerait plus que ça que d'avoir des morts-vivants au train ! Je fis brutalement demi-tour, m'éloignant autant que possible des plants d'eau pour m'enfoncer dans la cambrousse, espérant ainsi trouver une ferme ou une masure quelconque.

Le silence qui régnait dans ces endroits me filait des frissons dans le dos. Il n'y avait pas âme qui vive aux alentour, pas même la moindre bâtisse où j'aurais pu chercher de l'aide. Rien que des arbres sinistres recouverts de mousse qui me paraissaient tous pareils. J'étais un citadin moi, putain de campagne ! Mais cette fois, je n'entendais même plus le chant des oiseaux ni le bruit des insectes et seul le battement de mon cœur résonnait en moi, douloureusement. Dans quel merdier, j'avais encore réussi à me mettre ? Si je n'entendais même pas le moindre bruit de voitures au loin, c'est que je n'étais pas prêt de me rapprocher d'une route… Mieux valait sans doute rebrousser chemin. Mais ce fut au moment même où je me faisais cette réflexion, que je cru apercevoir une silhouette un peu plus loin. Un zombie, encore !? Mon sang se glaça.

J’écarquillais les yeux, déjà prêt à me tirer en courant mais alors que la silhouette émergeait des ombres, son teint frais et ses yeux vivants me rassurèrent aussitôt. Celui qui me faisait face était un mec en parfaite santé d'apparence. Il ne correspondait pas vraiment à l'idée que je me faisais des bouseux qui habitaient dans le bayou. Plutôt classe, on aurait dit un citadin, peut-être un bourgeois qui avait décidé de faire une ballade champêtre ? Aucune idée mais je m'en foutais, le principal c'était qu'il allait pouvoir me ramener en ville ! J'allais donc me précipiter vers lui mais j'avais à peine fait un pas que soudain, la terre se mit à trembler. Au même moment, j'entendis un bruit sourd sur ma droite et je me retournai vivement pour voir cet énorme arbre creux qui venait de se fracasser sur le sol, comme si une mine venait d'exploser entre ses racines. Jusque là, je croyais pourtant encore que c'était naturel, que c'était un putain de séisme !

« Bordel… c'est quoi cette merde… Hey toi ! »

Je continuai à marcher vers l'inconnu, mais alors, d'autres explosions s'enclenchèrent, faisant chuter un autre vieil arbre plus loin, ainsi qu'une grosse souche à ma gauche. Ce coup-ci, je ne pouvais pas mettre ça sur le compte d'un séisme naturel, je me trouvais bel et bien dans un terrain miné ! Je n'osais plus bouger, restant figé dans ma posture comme pour un jeu d'un deux trois piano. Sauf qu'on ne jouait pas… Est ce que cet inconnu était au courant ? Est ce qu'il bossait pour l'armée ? «  Putain mais merde, vous pourriez foutre des panneaux interdit, vous êtes tarés dans l'armée ! Okay, dis moi que tu vas neutraliser ces mines. T'es artificier c'est ça ? » Autrement, qu'est ce qu'il foutrait là, lui aussi ? Mais j'avais à peine prononcé ces mots que derrière lui, j’aperçus d'autres silhouettes. Si je crus tout d'abord qu'il s'agissait des collègues de ce mec, leur démarche hésitante et leurs grognements lugubres me détrompèrent aussitôt. Je blêmis alors que tous mes poils se hérissaient. Mon bras se redressa lentement pour les pointer du doigt. « J'sais bien que c'est halloween mais… ils ont l'air vrai ces gars là…  alors si c'est pas tes potes déguisés, faudrait peut-être... foutre le camp ?» Non, je voulais bien admettre que les gars du gouvernement avaient eux aussi le droit de faire la teuf pour Halloween mais quand même.


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Dernière édition par Mikkel G. Ievseï le Jeu 24 Nov - 15:07, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: The rhythm of the falls {Orfeo/Mikkel}   Ven 4 Nov - 12:52


The rhythm of the falls
this is probably not a good idea but i’ll do it anyway ••• Il y avait toujours cette sensation amère et désagréable dans sa bouche. Ce n’était pas lié à un quelconque manque, voilà bien longtemps que cela ne lui faisait plus d’effets. C’était les événements qui le bousculaient. C’était savoir ce que le Gouvernement faisait, sous prétexte de tenir éloigner les criminels et de montrer au restant de l’humanité ce qui les attendait. Ou plutôt, c’était savoir que son frère en faisait partie, savoir qu’il jouait avec toutes ces vies sans rien ressentir. Mais lui était juste là, tantôt à tuer des gens, tantôt à les sauver. Sans but ni réel objectif, si ce n’était faire ressortir toute cette souffrance et cette haine contre les systèmes de manière générale. Orfeo s’était interrogé pourtant. Il avait du mal à croire tout ce qui se déroulait aujourd’hui. Lui qui avait vécu l’enfer, que ce soit avant Darkness Fall ou pendant. La vie aurait dû avoir changé en autant de temps. Néanmoins, c’était l’inverse qu’il avait pu observer. La même ambition démesurée des Hommes. Après, il devait l’avouer, il en avait aussi. Il était lucide sur lui-même, contrairement à tous les ministres et porte-paroles grouillonnants. Un soupir quitta ses lèvres et il glissa ses mains dans ses cheveux. La réalité le perturbait, lui donnait envie de hurler. De se battre. Même si cela signifiait aller à l’encontre de son frère. Il lui avait offert une vie, c’était un fait. Cependant, il ne pouvait pas continuer à vivre à ses crochets, malgré son besoin de reconnaissance et d’amour de sa part.

Le sud de la Nouvelle-Orléans était déjà des plus… Sauvages de base, mais le Gouvernement avait cru bon d’y faire quelques essais. Et peut-être d’ouvrir une brèche vu les rumeurs qui circulaient sur les lieux. Comme quoi il y aurait des zombies et morts-vivants. Certes, c’était Halloween mais il fallait se calmer un peu. Orfeo ne savait pas trop ce qu’il devait croire ou non. Certes, pour la Sakpata, il s’était retrouvé à suivre ces supposés essais, pourtant, même l’avoir vu de ses propres yeux le maintenait dans une certaine ignorance. Le sorcier joua avec la chevalière qui ornait son dos, maigre souvenir qu’il avait emmené avec lui. Comme pour se rappeler d’où il venait. En fait, s’il venait ici, c’est aussi parce qu’il savait qu’il y avait peu de chances qu’il soit embêté, de un. Et de deux, son métier dans le civil lui permettait de ne pas se faire embarquer s’il croisait quelqu’un du Gouvernement. Il pourrait très bien expliquer qu’on lui avait demandé de vérifier que tout soit sécurisé, que personne n’était venu sans l’accord des autorités. Bref, il inventerait. Et au pire, il se retrouverait face à son frère. Ironique lorsqu’on savait qu’il avait tout fait pour l’esquiver ces dernières semaines. Depuis leur dernière altercation à vrai dire.

Bref, trêve de plaisanteries. Il s’était installé au cœur du Bayou sauvage, là où PERSONNE de quelque peu sensée n’irait poser ne serait-ce que l’orteil. Avec les légendes et les restrictions qui tournaient autour… Être tranquille, loin de l’ambiance coureuse de la ville, loin de cette anarchie et de cette corruption. Même s’il pouvait tomber sur un piège ou un zombie à tout moment, si les rumeurs étaient avérées. A vrai dire, il n’espérait pas. Il ne se sentait pas de combattre de quelconques zombies. Pas aujourd’hui. Surtout pas aujourd’hui alors qu’il recherchait simplement du silence pour réfléchir. Cependant, il avait quand même décidé d’embarquer son pistolet. Certes, il n’avait rien d’un tireur d’élite, ou simplement expérimenté, mais c’était toujours mieux que rien. Et puis contre des corps lents, il devrait au moins parvenir à les toucher, et les ralentir encore plus. Peut-être qu’il aurait dû penser à des armes un peu plus… Importantes. Une hache, comme celle qu’il utilisait pour enfoncer des portes ou des cloisons lors d’incendies. Bon, là, c’était peut-être extrême comme idée. Et, dans tous les cas, rien ne se passerait aujourd’hui. Il était tranquille pour la journée…

Encore une fois, il avait pensé trop vite. Une silhouette entra dans son champ de vision à cette seconde précise. Pourquoi ? Bon, il n’était pas la personne la plus associable du monde mais il aurait préféré éviter de croiser quelqu’un. Rapidement, il se releva et se dirigea vers le nouveau venu, tout en faisant attention à où il mettait les pieds. Malheureusement, il avait peur de faire une connerie. Sa mémoire n’était pas la meilleure pour se souvenir des emplacements exacts des pièges qu’il avait pu observer il y a quelques mois. Il faudrait compter sur la chance maintenant. Surtout que l’homme arrivant déclencha quelques mines. Bordel… Orfeo se stoppa net, préférant ne pas en déclencher à son tour. L’explosion avait retenti dans tout le Bayou. Bon, au moins, maintenant, si quelqu’un d’agressif il y avait aux alentours… Il serait prévenu qu’il n’était plus seul. Et aussi, l’homme lui parlait. Ou hurlait pour couvrir ce bruit. Le sorcier resta silencieux. Il préférait attendre la fin des questions pour apporter une réponse claire et précise. Il raisonnait ainsi depuis sa sortie de DF. Depuis que son esprit était de nouveau capable de fonctionner correctement, qu’il n’était plus entravé par de quelconques retards mentaux. Après, il passa outre le manque de politesse. S’il s’était retrouvé là sans le vouloir, il aurait certainement réagi ainsi.

Et l’inconnu continua à parler d’une voix forte. Pour combler les mètres les séparant. Et il le poussa à s’interroger : Avait-il tant une tête que ça à faire partie de l’armée ? Ou même du Gouvernement ? Peut-être après tout. Ce n’était pas écrit sur son front ce qu’il était, quelles étaient ses convictions. Et tant mieux d’un côté. Sinon, il aurait fini dans l’arène des centaines de fois. Avec un frère là pour le traquer et faire en sorte qu’il y meurt. Il aurait pu se perdre dans ses pensées si quelques grognements ne l’avaient pas ancré dans la réalité. Bordel… Il y avait réellement des zombies ici ?! Un voile de peur se glissa sur son regard tandis qu’il se retournait pour observer le vague attroupement au loin. Bon. Mieux valait fuir maintenant. Même s’ils avaient l’air suffisamment lent pour qu’il réponde à quelques questions et analyse la situation. Avant de paniquer réellement.

« Non, je ne fais pas partie de l’armée. Ce serait complètement fou… Et je ne pense pas qu’ils s’entraînent ici, vu les créatures qui s’y trouvent… Ce serait suicidaire de leur part. Enfin, ils font quand même partie du Gouvernement donc… On ne peut être sûr de rien concernant leur santé mentale. »


En parlant de zombies, Orfeo jeta un coup d’œil derrière elle. Ils se rapprochaient quand même pas mal ces bougres… Le jeune homme jeta un regard sur le terrain devant elle. Il était miné, comme l’avait prouvé l’inconnu, et il n’était pas certain de savoir comment dénicher les mines. Mais bon, parfois, le choix n’était pas à faire. Il fallait qu’il se grouille. Puisqu’une blessure pouvait être soignée. Une morsure ou une griffure, un peu moins de ce qu’il avait compris….

Orfeo finit par s’élancer sans trop y penser. Et, grâce à un certain miracle, une seule des mines explosa. Woh, la chance était avec lui aujourd’hui… Il arriva à hauteur de l’homme, lui attrapa l’épaule et le poussa devant lui sans aucun ménagement. Heureusement que sa force physique lui permettait de le faire sans laisser le temps à une quelconque réaction. Et mieux valait mettre un peu de distance entre eux et les monstres. Il ne ralentit que quelques minutes plus tard, après s’être assuré que les zombies avaient été ralentis par les mines. Maintenant, passer un savon. Ou juste chercher à comprendre pourquoi il était ici.

« Et je peux savoir ce que tu fais ? Il ne me semble pas que ce soit le lieu le plus indiqué pour se promener. Voulais-tu te cacher de quelque chose ? »


Il oscillait entre gentillesse et violence. D’un côté, il aurait eu envie de le laisser planté au milieu des mines. Ou alors, de le sauver et de le planter là. Sauf qu’ils étaient paumés dans le Bayou maintenant. Et que lui ne savait absolument pas comment en sortir. Donc, autant rester grouper et en savoir plus sur cet inconnu.

« Malheureusement, je pense qu’ils sont réels. Le Gouvernement ne doit pas avoir besoin de tels déguisements pour effrayer une population, il me semble que les arènes s’en chargent bien. Enfin, comme nous allons devoir nous entraider pour nous en sortir…. Je m’appelle Orfeo. Es-tu blessé ? »


Oui, autant profiter des quelques minutes de répit pour au moins savoir ça. C’était la moindre des choses que de décliner son identité. Et être sûr qu’il allait bien malgré les mines et les explosions.


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MessageSujet: Re: The rhythm of the falls {Orfeo/Mikkel}   Jeu 24 Nov - 13:37


« this is probably not a good idea but i’ll do it anyway »

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J'avais marché pendant très longtemps avant de me retrouver dans ce coin lugubre. Même si ma notion du temps était quelque peu troublée par ma gueule de bois, il me semblait bien avoir avancé pendant au moins deux heures… et tout cela sans croiser âme qui vive. Cet homme qui m'apparaissait, paumé au milieu de nulle part, ne me disait rien qui vaille et je le dévisageais dans un mélange de méfiance et d'effroi. Pourtant, ce n'était pas ce type qui me filait le plus les jetons dans toute cette histoire et pour cause ! J'avais la sensation d'avoir été projeté au beau milieu d'un champs de bataille, avec ces mines qui avaient fait trembler le sol dans des explosions terrifiantes ! A présent, le silence était retombé et si je n'osais plus bouger, de peur de poser le pied sur une mine, mon regard se braquait sur ces silhouettes au loin… Au travers de la poussière qui flottait encore dans l'air, suite aux explosions, j'apercevais ces corps en marche, une bonne dizaine au moins, qui progressaient en titubant dans notre direction. Ils avançaient lentement mais inexorablement et je ne parvenais pas à les quitter des yeux, tout en écoutant les réponses du mec…

Okay, il était d'accord pour me confirmer que les gars de l'armée étaient tous des cinglés. Au moins, on était du même avis ! Et comme lui était parfaitement sain d'esprit, bien entendu, il n'en faisait pas partie. Normal. Logique. Lui offrant un sourire grimaçant à ses paroles, j'opinai du chef sans réussir à écraser les sarcasmes qui me venaient toujours si naturellement. « D'accord et donc toi tu fais partie de quelle catégorie ? Les suicidaires, les passionnés de zombies, les super héros ? » Parce qu'il avait beau dire, il s'y trouvait bien lui dans ce terrain si dangereux, à se balader ou à faire dieu savait quoi. Cela dit, moi aussi…. Je me pinçais les lèvres pendant que ce type prenait la peine d'observer lui aussi la progression de ces maudites créatures dont l'odeur pestilentielle nous parvenait de plus en plus fortement, poussée par la brise chaude et humide du bayou. Et puis, soudain, sans crier gare, sans me faire un signe ni me prévenir de quoique ce soit, il s'élança.

Une nouvelle explosion m'arracha un cri de stupeur, alors que je protégeais spontanément mon visage de mes bras, dans une posture instinctive de défense. Les mottes de terre retombaient en particules de poussière autour de moi quand je me sentis attrapé par une poigne ferme qui me repoussa vivement. Sans réfléchir, je me mis à courir en toussant, emporté par ce type qui m'enjoignait à courir en zig zag entre les mines. A chacun de nos pas, je m'attendais à ce que la terre s'ouvre sous nos pieds dans une détonation qui nous aurait réduits en charpie ! Mon cœur tambourinait puissamment dans ma poitrine, alors que je bondissais dans cette vaste plaine, la main de l'homme toujours agrippée à mon épaule. Il me guida un peu plus loin avant de mettre un terme à notre course folle, me relâchant enfin. Jetant un coup d’œil effaré derrière nous, je constatai avec soulagement que les zombies étaient incapables de courir aussi vite que nous et qu'ils étaient déjà hors de vue, du moins pour l'instant. J'inspirai un profond soupir, appuyant mes mains contre mes cuisses en me courbant un peu alors que la nausée affleurait à mes lèvres. Je fermais les yeux, me concentrant pour ne pas vomir quand les questions du mec m'inspirèrent un rire nerveux qui secoua mes épaules. « Dis donc, t'es gonflé, j'pourrais te renvoyer la même question ! »

Un peu que ce n'était pas le lieu le plus indiqué pour se promener. Il avait remarqué, lui aussi ? Je secouai doucement la tête, d'une voix lasse. « Mais nan j'me cache pas... J'aurais sûrement jamais eu l'idée de venir me cacher ici, je déteste cette saleté de bayou. Entre la puanteur et les moustiques, ça m'inspire pas et ne parlons pas du reste... » Dans un nouveau soupir, je me redressai doucement pour le regarder, l'étudiant du regard. Il n'avait pas l'air d'un type mauvais, son regard paraissait même plutôt chaleureux. Cela dit, je savais qu'il ne fallait pas se fier aux apparences et même les gars qui avaient une gueule d'ange pleine de douceur pouvaient en réalité cacher des âmes de parfaits salopards ! Cependant, ce mec là, qui se présentait à moi sous le prénom d'Orfeo, m'avait tout de même escorté loin du danger. Quand il me demanda si j'étais blessé, je haussai doucement les épaules. « Non… Non ça va. Mes potes m'ont abandonné sur le bord de la route, ils ont dû trouvé ça drôle ces salauds là. Enfin bref, la vérité c'est que j'me suis juste paumé. » Pas de raison de ne pas le lui avouer, aussi ridicule soit ma situation, c'était bel et bien la réalité. Je roulais un peu des yeux avant de risquer un regard tout autour de nous. « Okay mec, on est dans la merde…. J'sais pas pourquoi ils ont été foutre des mines ici mais ça craint. Foutu Gouvernement, ils n'ont aucun sens de l'humour, j'imagine mal que ces zombies nous fassent la choré de Thriller effectivement…. »

Je me pinçai les lèvres, retrouvant son regard, mes yeux d'un gris-vert remplis d'une inquiétude bien visible derrière mes boutades. « J'veux bien t'aider mais j'suis pas foutu de m'y retrouver par ici, j'ai juste évité les plants d'eau, vu comment ils ont l'air de puer la charogne… J'avais encore jamais vu de zombies en liberté, comme ça.» Et je ne m'en remettais pas, d'ailleurs. En tous les cas, je hochai la tête, prêt à chercher avec lui un moyen de nous tirer de là. « Moi c'est Mikkel. Tu sais dans quelle direction il faut aller ?» Il me semblait impossible de rebrousser chemin pour emprunter la direction d'où je venais, puisque les zombies nous bloquaient le passage. Je n'avais aucune envie de les revoir ceux là… Rien qu'à y penser, je sentais un frisson me parcourir les omoplates. Si Orféo ne connaissait pas mieux que moi les environs, nous n'avions plus qu'à continuer d'avancer droit devant nous, sans doute… J'allais le lui proposer, quand un bruit tout proche attira mon attention, entre les arbres. Aucune odeur de chair en décomposition suspecte ne rôdait dans l'air, ce qui me rassurait sur l'absence de zombie dans les alentours immédiats.

Je renvoyai un regard interrogatif à Orféo avant de m'avancer de quelques pas vers ces arbres sinistres qui s'élevaient devant nous. J'aurai juré apercevoir une silhouette sous les frondaisons et ma vision si parfaite me permettait de voir précisément les moindres détails, même dans la pénombre. Je ne doutais donc pas d'avoir aperçu un homme, plutôt haut de taille et doté d'une carrure impressionnante, qui cheminait entre les larges troncs des arbres. Il semblait à présent s'être dissimulé derrière eux, si bien que je ne pouvais plus l'apercevoir. Était-ce un fermier des environs ? Un pauvre gus qui se cachait des zombies ? Je le hélai d'une voix engageante, espérant ne pas faire fuir ce pauvre type, le seul sans doute à pouvoir nous aider… « Hey grand ! T'inquiète, on est pas des zombies, mec… on veut juste savoir où se trouve la route. Allez mec, te cache pas ! Sérieux, on te veut pas de mal hein… » Aucune voix ne me répondit immédiatement et pourtant, mon ouïe me permit d'entendre d'étranges grognements, un peu comme ceux d'un mec qui grommellerait dans sa barbe des borborygmes sans aucun sens. Je haussai les épaules, esquissant une moue à l'adresse d'Orféo. Ils étaient si timides que ça, les gars du coin ? Sans doute qu'il fallait qu'on aille le chercher par la main. Je m'avançai donc en direction de la forêt, d'un pas indolent...


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↳ Niveau de Compétences : 2/3
↳ Playlist : Danse macabre ~ Delain
Innocence ~ Tarja
Edge of the blade, Beyond the Matrix ~ Epica
↳ Citation : "We both strive for the same end. Only our methods differ. Do you not see that? Peace. Stability. A world where men live without fear."
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Feuille de perso
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MessageSujet: Re: The rhythm of the falls {Orfeo/Mikkel}   Ven 2 Déc - 2:52


The rhythm of the falls
this is probably not a good idea but i’ll do it anyway ••• Orfeo n'avait pas fait attention aux remarques du jeune homme. Peut-être parce que les zombies à quelques pas de lui et les mines lui bloquant la route de l'autre côté l'avaient coupé de ses capacités cognitives pendant quelques secondes. Enfin, même s'il avait entendu, il aurait certainement répondu suicidaire. Parce que c'était ce qu'il était pour venir dans le Bayou Sauvage malgré toutes les rumeurs qui couraient à son sujet, malgré les interdictions du Gouvernement aussi. Bordel, il aurait dû y penser avant ça. Avec son manque de chance, Rafael finirait par être au courant et reviendrait s'immiscer dans sa vie, tel un serpent. Mais un serpent sans venin. C'était ce qu'était son frère. Pas bien dangereux finalement. Quoi que, il l'avait déjà mené à la mort une fois, pourquoi pas une seconde fois... Un nouveau bûcher, avec moins de regrets. Pourquoi pensait-il à ça soudainement ? En tout cas, l'approche des zombies l'avait vite fait fait fuir. Vers les mines. Sans la moindre peur apparente. Alors qu'un faux pas entraînerait son décès. Et celui de l'inconnu aussi. Bah oui, autant emporter quelqu'un dans sa tombe s'il devait mourir. Mais bon, grâce à sa chance légendaire, personne ne mourut, malgré son geste suicidaire. Tant mieux. Le sorcier lâcha le bras du jeune homme quand il se sentit un peu plus en sécurité et lança de nombreuses questions, pour éclairer sa propre lanterne. Bien qu'il ne soit pas le mieux placé pour parler...

Ce que son interlocuteur ne manqua pas de lui faire remarquer. Mais bon, énoncer qu'il était là de son plein gré, pour réfléchir loin des tracas et du bruit de la ville n'était pas forcément la meilleure des idées pour passer pour quelqu'un de sain d'esprit, même si c'était effectivement la vérité. Bon, point positif, le jeune homme ne se cachait pas. Il n'aurait donc pas à faire attention à de quelconques tueurs ou traqueurs qui poursuivaient l'inconnu. C'était un point non négligeable, surtout s'ils devaient déjà faire face à des zombies et autres créatures surnaturelles. Orfeo n'était déjà pas à l'aise, inutile d'en rajouter une couche. Il s'autorisa alors à se détendre, à ne plus être complètement sur ses gardes. Même si son instinct de conservation le maintenait en alerte. Depuis son entrée à Darkness Falls, il lui avait beaucoup servi et l'avait suivi lors de son retour dans le monde réel. Et étrangement, le sorcier avait fortement apprécié. Car le monde avait changé. Et pas forcément en bien. Lui qui venait d'une époque violente, où meurtres et réglements de compte sur le bûcher et devant le tribunal religieux étaient monnaie courante, il avait eu la surprise de découvrir une "justice" semblable, si ce n'est pire, aux Etats-Unis plus de sept cents ans plus tard. Comme quoin l'évolution de l'Homme, c'était une théorie à revoir...

Il lui confirma aussi ne pas être blessé, ce qui dessina un léger sourire sur son visage et laissa ses épaules s'affaisser. Bon. Cette petite course lui avait aussi permis de s'échauffer, au cas où il lui faille soudainement faire face à un mastodonte. Ce qu'il n'espérait pas. Il se débrouillait certes en combat et en meurtre mais c'était loin d'être son domaine de prédilection et il était plutôt bourrin. Mais bon, cela allait bien avec son boulot dans la mafia et Marie ne s'en était jamais plainte... Après, l'histoire de l'inconnu l'étonna. Quel genre d'amis irait déposer un mec au milieu du Bayou, pour s'amuser ? C'était une zone dangereuse, et en plus connue comme telle. Et se perdre... Bon, ce point-là, il pouvait comprendre. Le Bayou, avec ses marécages, était certainement l'un des pires labyrinthes aujourd'hui. A cela ajouter qu'il était impossible de se fournir une carte des lieux, secrets militaires obligent... Orfeo aurait pu essayer de demander à son frère mais là, il aurait juste signé son arrêt de mort. Chose qu'il avait aussi faite en foutant les pieds ici. Oui, toujours agir avant de réfléchir, ça apportait toujours les meilleures situations. Toujours.

Ah oui, et les mines... Le Gouvernement s'était bien amusé sur ce coup. Un instant, l'italien se demanda si c'était douloureux de se faire arracher une partie du corps par l'une d'entre elles. Bon, ok, plus précisément si cela l'était plus que de se faire brûler vif. Des questions tout à fait saines évidemment. L'inconnu évoqua brièvement une choré de Thriller qui laissa Orfeo complètement perdu. Déjà, le rapport avec les zombies lui était plus qu'obscur et ensuite, il n'était même pas certain de comprendre les mots employés. Dans le doute, il resta silencieux. Ce n'était pas le moment d'avouer qu'il avait loupé les sept cents cinquante dernières années et surtout, son interlocuteur risquait de prendre ça pour une blague, le laissant encore plus perdu dans ses suppositions et incompréhension.

Le sorcier soupira avant de reposer ses yeux bleus sur le jeune homme. Aucun des deux n'était réellement capable de savoir où ils se situaient exactement. Et c'était certainement le but de cette zone. Ceux s'y retrouvant ne devaient pas être capable d'en sortir si facilement, vu ce qu'il y avait comme bestioles dans le coin... Ce serait con si toute la population devenait soudainement au courant des essais qui s'y pratiquaient... Et avec les zombies y habitant, il y avait moyen de tourner l'arrivée des Daybreakers comme une machination du Gouvernement pour enfoncer les citoyens dans la peur. La manipulation des informations et des esprits ne datait pas d'hier... En totu cas, Orfeo avait à présent un nom à mettre sur le visage de son compagnon de galère. Mikkel. Il aurait été incapable de donner une origine à ce prénom d'ailleurs. Son existence se résumait à Rome, à la demeure de son père, puis à New-York ou à la Nouvelle-Orléans. Le reste du monde lui restait bien vague, notamment depuis que la censure du Gouvernement empêchait la lecture des ouvrages historiques. Il ne faudrait pas que la population se mette soudainement à penser et puisse vouloir renverser les dirigeants. Enfin bon. Le sorcier s'apprêtait à répondre aux questionnements de Mikkel lorsque celui-ci fut attiré par... Un bruit non loin. L'italien ne le perçut pas clairement, ce n'était qu'un son flou dans ses oreilles mais il savait que ses sens n'étaient pas les plus développés du siècle.

Ainsi, Orfeo décida de faire confiance à son compagnon sur ce point-là. Il se rapprocha des arbres en même temps que lui, le laissa héler ce qui pourrait être un troisième humain. Possibilité. Cependant, aucune réponse ne leur parvint. C'était comme s'il avait disparu. D'un claquement de doigts. Ce qui ne sembla pas être la conclusion de Mikkel. Qui lui adressa un regard avant de s'aventurer dans la forêt. D'un pas désinvolte. Le sorcier soupira et lança quand même pour la forme :

"Je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée de pénétrer là-dedans... Je ne sais pas ce que tu as aperçu mais nous ne pouvons pas forcément faire confiance aux personnes ici..."


S'il s'avérait que c'était un humain et qu'il avait survécu jusqu'ici... Il y avait de fortes chances qu'il soit lié au Gouvernement. Cependant, et malgré les mots prononcés quelques secondes auparavant, Orfeo ne chercha pas à arrêter Mikkel. Peut-être parce qu'il y avait une certaine curiosité en lui, qui le poussait à trouver des informations au sujet de cet être. C'était glauque. Mais il ressentait le besoin de tout comprendre, d'apprendre le plus possible parce qu'il en avait été privé pendant des années. Et donc, cela le menait à dire quelque chose de sensé, mais à faire son contraire sans le moindre souci. De toute façon, son interlocuteur devait déjà l'avoir pris pour un taré donc, un peu plus ou un peu moins... Cela importait peu.

"Sinon, tes... Amis ne devaient pas avoir tous leurs neurones en place pour t'abandonner ici. Au vu des rumeurs qui courent sur ce lieu, il se pourrait qu'ils veuillent ta mort même. Fais-y attention la prochaine fois."

Bonjour, je me mêle de ce qui ne me concerne pas ! Bon, c'était un simple conseil, puisqu'il n'avait pas franchement envie de retrouver un corps désarticulé et inerte la prochaine fois. Oui, être pompier c'était aussi ça, en plus des incendies. Des visions d'horreur dignes des arènes chaque jour. Et parfois même perpétrées à la lumière du jour, sans souci. Puisque les meurtriers pouvaient se cacher aussi bien dans la population que dans le Gouvernement. Orfeo manquait cruellement de recul par rapport à celui-ci mais voir son frère s'activer pour des dirigeants tous plus corrompus les uns que les autres avait rapidement contribué à sa haine.

"Il semble que ce soit un terrain d'expérimentation militaire, ou quelque chose du genre. Ce qui explique les mines. Je n'ai jamais réussi à avoir plus d'informations, ça a l'air d'être cantonné chez les haut-gradés tout ça..."


De par son métier de pompier, il avait accès à certaines informations que d'autres n'imaginaient même pas. Parce qu'il lui fallait sauver des vies, notamment celles des dirigeants et donc que ceux-ci avaient cru plutôt utile de leur offrir quelques dossiers supplémentaires. Mais le Bayou restait un secret parmi les secrets, et rien ne s'en éventait. Jusqu'à aujourd'hui. Puisqu'Orfeo avait bien l'intention de s'en sortir vivant. Avec toutes les complications qu'il y aurait derrière mais ça mettrait un peu plus de piment dans sa vie. Le danger, qu'il hésitait autant qu'il cherchait. Un simple jeu. Un craquement de branche dans son dos lui fit faire volte-face, son instinct l'obligea à bousculer violemment Mikkel. Il s'excusera plus tard. Pour le moment, il vit simplement une forme humanoïde drôlement plus grande que lui brandir une... Planche, ou un rondin de bois, qui lui arriva droit sur le bras au lieu de sur l'arrière de son crâne grâce à son mouvement. Bon, les échardes et les éclats s'enfoncèrent à plusieurs reprises dans sa chair mais il ne s'était pas retrouvé avec un bras en moins ou un os brisé en mille morceaux donc tout allait pour le mieux. Il trouva même le temps de se retourner vers son compagnon et de lancer d'un ton sarcastique :

"Hé bien, je crois qu'on a trouvé ton bonhomme Mikkel !"

Parce qu'il fallait mieux en rire, non ?


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Men dream. But dreams hold no value here. What was first the bright light of hope has now turned into a long night of captivity. Lost in the dark, we surrender our minds and forget who we are. But some of us have woken up. They remind us that we all have the choice. To stand, not kneel. To oppose, not obey. To live, not just exist. | © Vent Parisien



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