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 The rhythm of the falls {Orfeo/Mikkel}

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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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MessageSujet: The rhythm of the falls {Orfeo/Mikkel}   Ven 21 Oct - 16:08


« Loterie du RP »


 
 
Mikkel & Orfeo
featuring



 
« Deep in the ocean, dead and cast away.
Where innocence is burned in flames.
A million miles from home, I'm walking ahead.
I'm frozen to the bones, I am.
A soldier on my own, I don't know the way.
I'm riding up the heights of shame.
I'm waiting for the call, the hand on the chest.
I'm ready for the fight and fate.
»

 Isolés, vous avez délaissé l’agitation urbaine par choix ou par contrainte. Vous errez désormais dans un coin reculé du bayou. Peut-être êtes-vous perdus ou simplement ignorants ? Personne ne s’aventure de ce côté des marais, quelque part au fond des eaux troubles, des zombies piégés se décomposent. Leurs râles sont inaudibles mais l’odeur putride les trahit. Alors que vous vous éloignez sciemment des plants d’eau, conscients du danger, vos pas vous mènent dans une zone étrange, dénuée de bruits. Votre respiration vous semble plus pesante que jamais dans ce silence assourdissant. Votre intuition vous pousse à rebrousser chemin mais vous vous êtes déjà bien aventurés dans ce décor désolé. Vos yeux rencontrent une autre âme en péril. Et avant que vous n’ayez pu lui dire quoique ce soit, un piège se déclenche. Quelque chose tombe à proximité. Vous ne savez pas encore de quoi il s’agit, le sol tremble cependant. Très vite, vous comprenez votre erreur. Vous venez d’actionner un mécanisme. Vous vous trouvez dans la zone d’essai du gouvernement. Celle-là même qui a servi à tester les futurs pièges des arènes. Eboulement, mines, brume toxique et autres obstacles vous encerclent. Rien ne vous sera épargné si vous ne trouvez pas le moyen de vous échapper très vite. Une fois que la partie a débuté, il est très difficile de l’arrêter.


  Ordre de passage:
   1 - Mikkel
   2 - Orfeo

 

 
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MessageSujet: Re: The rhythm of the falls {Orfeo/Mikkel}   Mer 2 Nov - 15:33


« this is probably not a good idea but i’ll do it anyway »

Orfeo & Mikkel
featuring

Lorsque mes yeux s'ouvrirent ce matin là, ce fut pour accueillir la douce luminosité d'un ciel d'azur où se prélassaient des nuages cotonneux. Je mis un bon moment à comprendre où je me trouvais, allongé à plat dos dans un fossé, les muscles endoloris et le front couvert de terre. Ce n'était pas la première fois que je me réveillais dans un endroit inconnu sans me rappeler de ce que j'avais fait la veille. J'étais dans un fossé, très bien, je ne risquais pas de tomber plus bas. De plus, de hautes herbes me camouflait à la vue des passants, comme dans un berceau de verdure. Pas de quoi craindre une attaque surprise, n'est ce pas ? Je décidai donc de me reposer encore un peu, d'autant plus que ma tête me semblait enfermée dans un étau si douloureux que je n'imaginais pas possible de réussir à me redresser sans qu'elle ne se brise en mille morceaux. L'inventeur de la gueule de bois était peut-être bien un Ievseï.

J'avais dû sombrer dans un sommeil encore plus profond. J'ignorais quelle heure il pouvait bien être lorsque je sentis un truc gluant et froid qui sifflait contre mon oreille. Je protestai quelques mots inintelligibles, le visage enfoui dans un coussin d'herbe fraîche si doux et confortable. Ce ne fut que lorsque mes doigts se refermèrent dessus que je me réveillai tout à fait, me redressant d'un bond dans un grommellement de dégoût. « Oh p'tain de saloperie de… serpent ?! ! » C'était bien un reptile que je tenais dans la main et je le jetai aussitôt très loin de moi, alors que je me réveillais tout à fait, me rasseyant vivement pour émerger du fossé. Mes cheveux ébouriffés entouraient mon visage blafard quand je me redressai pour regarder autour de moi. Je commençais à me souvenir de ma soirée trop arrosée de la veille, mélanger la vodka avec l'ecstasy m'avait permis d'aimer tout le monde, sans exception. Au point de m'abandonner dans les bras de n'importe qui sans doute. Les mecs qui m'accompagnaient avaient cru bon de me faire les poches avant de me laisser choir de leur bagnole et m'abandonner comme un déchet dans le bayou. « He ben bravo, Mikkel, bien joué, t'as tiré le gros lot mon vieux. Merde. » Je n'avais pas de téléphone pour appeler qui que ce soit, il ne me restait donc plus qu'à rentrer en ville à pieds.

Mes pas produisaient un bruit humide contre le sol boueux. Un peu plus loin, j'apercevais des étendues d'eaux croupies qui ne me disaient rien qui vaille. Je crevais de soif pourtant mais ma bouche pâteuse était sans doute l'aspect le moins grave de ma descente. Derrière mon léger mal de crâne, je me sentais surtout terriblement déprimé et déphasé. Jamais la solitude n'avait été plus dure à encaisser qu'en cet instant précis où j'errais comme un con dans ce coin reculé du bayou. Tout en marchant sur ce sol spongieux qui encrassait mes pauvres bottes, j'en venais à penser à mon père, à nos éternelles disputes, à ce climat difficile entre nous et je méditais ainsi tristement, comme une âme en peine. La loose totale, mon vieux Mikkel.

J'essayais ainsi de suivre les méandres du Mississippi, lorsque des odeurs particulièrement dégueulasses assaillirent mes narines. Une pensée horrible me traversa soudainement. Des zombies ! Je n'en avais encore jamais vu en liberté, les seuls que j'avais aperçu étaient soigneusement encagés par Grayson qui les maîtrisait, mais…  je parvenais bien à reconnaître l'odeur de la charogne. Bon sang, il ne me manquerait plus que ça que d'avoir des morts-vivants au train ! Je fis brutalement demi-tour, m'éloignant autant que possible des plants d'eau pour m'enfoncer dans la cambrousse, espérant ainsi trouver une ferme ou une masure quelconque.

Le silence qui régnait dans ces endroits me filait des frissons dans le dos. Il n'y avait pas âme qui vive aux alentour, pas même la moindre bâtisse où j'aurais pu chercher de l'aide. Rien que des arbres sinistres recouverts de mousse qui me paraissaient tous pareils. J'étais un citadin moi, putain de campagne ! Mais cette fois, je n'entendais même plus le chant des oiseaux ni le bruit des insectes et seul le battement de mon cœur résonnait en moi, douloureusement. Dans quel merdier, j'avais encore réussi à me mettre ? Si je n'entendais même pas le moindre bruit de voitures au loin, c'est que je n'étais pas prêt de me rapprocher d'une route… Mieux valait sans doute rebrousser chemin. Mais ce fut au moment même où je me faisais cette réflexion, que je cru apercevoir une silhouette un peu plus loin. Un zombie, encore !? Mon sang se glaça.

J’écarquillais les yeux, déjà prêt à me tirer en courant mais alors que la silhouette émergeait des ombres, son teint frais et ses yeux vivants me rassurèrent aussitôt. Celui qui me faisait face était un mec en parfaite santé d'apparence. Il ne correspondait pas vraiment à l'idée que je me faisais des bouseux qui habitaient dans le bayou. Plutôt classe, on aurait dit un citadin, peut-être un bourgeois qui avait décidé de faire une ballade champêtre ? Aucune idée mais je m'en foutais, le principal c'était qu'il allait pouvoir me ramener en ville ! J'allais donc me précipiter vers lui mais j'avais à peine fait un pas que soudain, la terre se mit à trembler. Au même moment, j'entendis un bruit sourd sur ma droite et je me retournai vivement pour voir cet énorme arbre creux qui venait de se fracasser sur le sol, comme si une mine venait d'exploser entre ses racines. Jusque là, je croyais pourtant encore que c'était naturel, que c'était un putain de séisme !

« Bordel… c'est quoi cette merde… Hey toi ! »

Je continuai à marcher vers l'inconnu, mais alors, d'autres explosions s'enclenchèrent, faisant chuter un autre vieil arbre plus loin, ainsi qu'une grosse souche à ma gauche. Ce coup-ci, je ne pouvais pas mettre ça sur le compte d'un séisme naturel, je me trouvais bel et bien dans un terrain miné ! Je n'osais plus bouger, restant figé dans ma posture comme pour un jeu d'un deux trois piano. Sauf qu'on ne jouait pas… Est ce que cet inconnu était au courant ? Est ce qu'il bossait pour l'armée ? «  Putain mais merde, vous pourriez foutre des panneaux interdit, vous êtes tarés dans l'armée ! Okay, dis moi que tu vas neutraliser ces mines. T'es artificier c'est ça ? » Autrement, qu'est ce qu'il foutrait là, lui aussi ? Mais j'avais à peine prononcé ces mots que derrière lui, j’aperçus d'autres silhouettes. Si je crus tout d'abord qu'il s'agissait des collègues de ce mec, leur démarche hésitante et leurs grognements lugubres me détrompèrent aussitôt. Je blêmis alors que tous mes poils se hérissaient. Mon bras se redressa lentement pour les pointer du doigt. « J'sais bien que c'est halloween mais… ils ont l'air vrai ces gars là…  alors si c'est pas tes potes déguisés, faudrait peut-être... foutre le camp ?» Non, je voulais bien admettre que les gars du gouvernement avaient eux aussi le droit de faire la teuf pour Halloween mais quand même.


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Dernière édition par Mikkel G. Ievseï le Jeu 24 Nov - 15:07, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: The rhythm of the falls {Orfeo/Mikkel}   Ven 4 Nov - 12:52


The rhythm of the falls
this is probably not a good idea but i’ll do it anyway ••• Il y avait toujours cette sensation amère et désagréable dans sa bouche. Ce n’était pas lié à un quelconque manque, voilà bien longtemps que cela ne lui faisait plus d’effets. C’était les événements qui le bousculaient. C’était savoir ce que le Gouvernement faisait, sous prétexte de tenir éloigner les criminels et de montrer au restant de l’humanité ce qui les attendait. Ou plutôt, c’était savoir que son frère en faisait partie, savoir qu’il jouait avec toutes ces vies sans rien ressentir. Mais lui était juste là, tantôt à tuer des gens, tantôt à les sauver. Sans but ni réel objectif, si ce n’était faire ressortir toute cette souffrance et cette haine contre les systèmes de manière générale. Orfeo s’était interrogé pourtant. Il avait du mal à croire tout ce qui se déroulait aujourd’hui. Lui qui avait vécu l’enfer, que ce soit avant Darkness Fall ou pendant. La vie aurait dû avoir changé en autant de temps. Néanmoins, c’était l’inverse qu’il avait pu observer. La même ambition démesurée des Hommes. Après, il devait l’avouer, il en avait aussi. Il était lucide sur lui-même, contrairement à tous les ministres et porte-paroles grouillonnants. Un soupir quitta ses lèvres et il glissa ses mains dans ses cheveux. La réalité le perturbait, lui donnait envie de hurler. De se battre. Même si cela signifiait aller à l’encontre de son frère. Il lui avait offert une vie, c’était un fait. Cependant, il ne pouvait pas continuer à vivre à ses crochets, malgré son besoin de reconnaissance et d’amour de sa part.

Le sud de la Nouvelle-Orléans était déjà des plus… Sauvages de base, mais le Gouvernement avait cru bon d’y faire quelques essais. Et peut-être d’ouvrir une brèche vu les rumeurs qui circulaient sur les lieux. Comme quoi il y aurait des zombies et morts-vivants. Certes, c’était Halloween mais il fallait se calmer un peu. Orfeo ne savait pas trop ce qu’il devait croire ou non. Certes, pour la Sakpata, il s’était retrouvé à suivre ces supposés essais, pourtant, même l’avoir vu de ses propres yeux le maintenait dans une certaine ignorance. Le sorcier joua avec la chevalière qui ornait son dos, maigre souvenir qu’il avait emmené avec lui. Comme pour se rappeler d’où il venait. En fait, s’il venait ici, c’est aussi parce qu’il savait qu’il y avait peu de chances qu’il soit embêté, de un. Et de deux, son métier dans le civil lui permettait de ne pas se faire embarquer s’il croisait quelqu’un du Gouvernement. Il pourrait très bien expliquer qu’on lui avait demandé de vérifier que tout soit sécurisé, que personne n’était venu sans l’accord des autorités. Bref, il inventerait. Et au pire, il se retrouverait face à son frère. Ironique lorsqu’on savait qu’il avait tout fait pour l’esquiver ces dernières semaines. Depuis leur dernière altercation à vrai dire.

Bref, trêve de plaisanteries. Il s’était installé au cœur du Bayou sauvage, là où PERSONNE de quelque peu sensée n’irait poser ne serait-ce que l’orteil. Avec les légendes et les restrictions qui tournaient autour… Être tranquille, loin de l’ambiance coureuse de la ville, loin de cette anarchie et de cette corruption. Même s’il pouvait tomber sur un piège ou un zombie à tout moment, si les rumeurs étaient avérées. A vrai dire, il n’espérait pas. Il ne se sentait pas de combattre de quelconques zombies. Pas aujourd’hui. Surtout pas aujourd’hui alors qu’il recherchait simplement du silence pour réfléchir. Cependant, il avait quand même décidé d’embarquer son pistolet. Certes, il n’avait rien d’un tireur d’élite, ou simplement expérimenté, mais c’était toujours mieux que rien. Et puis contre des corps lents, il devrait au moins parvenir à les toucher, et les ralentir encore plus. Peut-être qu’il aurait dû penser à des armes un peu plus… Importantes. Une hache, comme celle qu’il utilisait pour enfoncer des portes ou des cloisons lors d’incendies. Bon, là, c’était peut-être extrême comme idée. Et, dans tous les cas, rien ne se passerait aujourd’hui. Il était tranquille pour la journée…

Encore une fois, il avait pensé trop vite. Une silhouette entra dans son champ de vision à cette seconde précise. Pourquoi ? Bon, il n’était pas la personne la plus associable du monde mais il aurait préféré éviter de croiser quelqu’un. Rapidement, il se releva et se dirigea vers le nouveau venu, tout en faisant attention à où il mettait les pieds. Malheureusement, il avait peur de faire une connerie. Sa mémoire n’était pas la meilleure pour se souvenir des emplacements exacts des pièges qu’il avait pu observer il y a quelques mois. Il faudrait compter sur la chance maintenant. Surtout que l’homme arrivant déclencha quelques mines. Bordel… Orfeo se stoppa net, préférant ne pas en déclencher à son tour. L’explosion avait retenti dans tout le Bayou. Bon, au moins, maintenant, si quelqu’un d’agressif il y avait aux alentours… Il serait prévenu qu’il n’était plus seul. Et aussi, l’homme lui parlait. Ou hurlait pour couvrir ce bruit. Le sorcier resta silencieux. Il préférait attendre la fin des questions pour apporter une réponse claire et précise. Il raisonnait ainsi depuis sa sortie de DF. Depuis que son esprit était de nouveau capable de fonctionner correctement, qu’il n’était plus entravé par de quelconques retards mentaux. Après, il passa outre le manque de politesse. S’il s’était retrouvé là sans le vouloir, il aurait certainement réagi ainsi.

Et l’inconnu continua à parler d’une voix forte. Pour combler les mètres les séparant. Et il le poussa à s’interroger : Avait-il tant une tête que ça à faire partie de l’armée ? Ou même du Gouvernement ? Peut-être après tout. Ce n’était pas écrit sur son front ce qu’il était, quelles étaient ses convictions. Et tant mieux d’un côté. Sinon, il aurait fini dans l’arène des centaines de fois. Avec un frère là pour le traquer et faire en sorte qu’il y meurt. Il aurait pu se perdre dans ses pensées si quelques grognements ne l’avaient pas ancré dans la réalité. Bordel… Il y avait réellement des zombies ici ?! Un voile de peur se glissa sur son regard tandis qu’il se retournait pour observer le vague attroupement au loin. Bon. Mieux valait fuir maintenant. Même s’ils avaient l’air suffisamment lent pour qu’il réponde à quelques questions et analyse la situation. Avant de paniquer réellement.

« Non, je ne fais pas partie de l’armée. Ce serait complètement fou… Et je ne pense pas qu’ils s’entraînent ici, vu les créatures qui s’y trouvent… Ce serait suicidaire de leur part. Enfin, ils font quand même partie du Gouvernement donc… On ne peut être sûr de rien concernant leur santé mentale. »


En parlant de zombies, Orfeo jeta un coup d’œil derrière elle. Ils se rapprochaient quand même pas mal ces bougres… Le jeune homme jeta un regard sur le terrain devant elle. Il était miné, comme l’avait prouvé l’inconnu, et il n’était pas certain de savoir comment dénicher les mines. Mais bon, parfois, le choix n’était pas à faire. Il fallait qu’il se grouille. Puisqu’une blessure pouvait être soignée. Une morsure ou une griffure, un peu moins de ce qu’il avait compris….

Orfeo finit par s’élancer sans trop y penser. Et, grâce à un certain miracle, une seule des mines explosa. Woh, la chance était avec lui aujourd’hui… Il arriva à hauteur de l’homme, lui attrapa l’épaule et le poussa devant lui sans aucun ménagement. Heureusement que sa force physique lui permettait de le faire sans laisser le temps à une quelconque réaction. Et mieux valait mettre un peu de distance entre eux et les monstres. Il ne ralentit que quelques minutes plus tard, après s’être assuré que les zombies avaient été ralentis par les mines. Maintenant, passer un savon. Ou juste chercher à comprendre pourquoi il était ici.

« Et je peux savoir ce que tu fais ? Il ne me semble pas que ce soit le lieu le plus indiqué pour se promener. Voulais-tu te cacher de quelque chose ? »


Il oscillait entre gentillesse et violence. D’un côté, il aurait eu envie de le laisser planté au milieu des mines. Ou alors, de le sauver et de le planter là. Sauf qu’ils étaient paumés dans le Bayou maintenant. Et que lui ne savait absolument pas comment en sortir. Donc, autant rester grouper et en savoir plus sur cet inconnu.

« Malheureusement, je pense qu’ils sont réels. Le Gouvernement ne doit pas avoir besoin de tels déguisements pour effrayer une population, il me semble que les arènes s’en chargent bien. Enfin, comme nous allons devoir nous entraider pour nous en sortir…. Je m’appelle Orfeo. Es-tu blessé ? »


Oui, autant profiter des quelques minutes de répit pour au moins savoir ça. C’était la moindre des choses que de décliner son identité. Et être sûr qu’il allait bien malgré les mines et les explosions.


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MessageSujet: Re: The rhythm of the falls {Orfeo/Mikkel}   Jeu 24 Nov - 13:37


« this is probably not a good idea but i’ll do it anyway »

Orfeo & Mikkel
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J'avais marché pendant très longtemps avant de me retrouver dans ce coin lugubre. Même si ma notion du temps était quelque peu troublée par ma gueule de bois, il me semblait bien avoir avancé pendant au moins deux heures… et tout cela sans croiser âme qui vive. Cet homme qui m'apparaissait, paumé au milieu de nulle part, ne me disait rien qui vaille et je le dévisageais dans un mélange de méfiance et d'effroi. Pourtant, ce n'était pas ce type qui me filait le plus les jetons dans toute cette histoire et pour cause ! J'avais la sensation d'avoir été projeté au beau milieu d'un champs de bataille, avec ces mines qui avaient fait trembler le sol dans des explosions terrifiantes ! A présent, le silence était retombé et si je n'osais plus bouger, de peur de poser le pied sur une mine, mon regard se braquait sur ces silhouettes au loin… Au travers de la poussière qui flottait encore dans l'air, suite aux explosions, j'apercevais ces corps en marche, une bonne dizaine au moins, qui progressaient en titubant dans notre direction. Ils avançaient lentement mais inexorablement et je ne parvenais pas à les quitter des yeux, tout en écoutant les réponses du mec…

Okay, il était d'accord pour me confirmer que les gars de l'armée étaient tous des cinglés. Au moins, on était du même avis ! Et comme lui était parfaitement sain d'esprit, bien entendu, il n'en faisait pas partie. Normal. Logique. Lui offrant un sourire grimaçant à ses paroles, j'opinai du chef sans réussir à écraser les sarcasmes qui me venaient toujours si naturellement. « D'accord et donc toi tu fais partie de quelle catégorie ? Les suicidaires, les passionnés de zombies, les super héros ? » Parce qu'il avait beau dire, il s'y trouvait bien lui dans ce terrain si dangereux, à se balader ou à faire dieu savait quoi. Cela dit, moi aussi…. Je me pinçais les lèvres pendant que ce type prenait la peine d'observer lui aussi la progression de ces maudites créatures dont l'odeur pestilentielle nous parvenait de plus en plus fortement, poussée par la brise chaude et humide du bayou. Et puis, soudain, sans crier gare, sans me faire un signe ni me prévenir de quoique ce soit, il s'élança.

Une nouvelle explosion m'arracha un cri de stupeur, alors que je protégeais spontanément mon visage de mes bras, dans une posture instinctive de défense. Les mottes de terre retombaient en particules de poussière autour de moi quand je me sentis attrapé par une poigne ferme qui me repoussa vivement. Sans réfléchir, je me mis à courir en toussant, emporté par ce type qui m'enjoignait à courir en zig zag entre les mines. A chacun de nos pas, je m'attendais à ce que la terre s'ouvre sous nos pieds dans une détonation qui nous aurait réduits en charpie ! Mon cœur tambourinait puissamment dans ma poitrine, alors que je bondissais dans cette vaste plaine, la main de l'homme toujours agrippée à mon épaule. Il me guida un peu plus loin avant de mettre un terme à notre course folle, me relâchant enfin. Jetant un coup d’œil effaré derrière nous, je constatai avec soulagement que les zombies étaient incapables de courir aussi vite que nous et qu'ils étaient déjà hors de vue, du moins pour l'instant. J'inspirai un profond soupir, appuyant mes mains contre mes cuisses en me courbant un peu alors que la nausée affleurait à mes lèvres. Je fermais les yeux, me concentrant pour ne pas vomir quand les questions du mec m'inspirèrent un rire nerveux qui secoua mes épaules. « Dis donc, t'es gonflé, j'pourrais te renvoyer la même question ! »

Un peu que ce n'était pas le lieu le plus indiqué pour se promener. Il avait remarqué, lui aussi ? Je secouai doucement la tête, d'une voix lasse. « Mais nan j'me cache pas... J'aurais sûrement jamais eu l'idée de venir me cacher ici, je déteste cette saleté de bayou. Entre la puanteur et les moustiques, ça m'inspire pas et ne parlons pas du reste... » Dans un nouveau soupir, je me redressai doucement pour le regarder, l'étudiant du regard. Il n'avait pas l'air d'un type mauvais, son regard paraissait même plutôt chaleureux. Cela dit, je savais qu'il ne fallait pas se fier aux apparences et même les gars qui avaient une gueule d'ange pleine de douceur pouvaient en réalité cacher des âmes de parfaits salopards ! Cependant, ce mec là, qui se présentait à moi sous le prénom d'Orfeo, m'avait tout de même escorté loin du danger. Quand il me demanda si j'étais blessé, je haussai doucement les épaules. « Non… Non ça va. Mes potes m'ont abandonné sur le bord de la route, ils ont dû trouvé ça drôle ces salauds là. Enfin bref, la vérité c'est que j'me suis juste paumé. » Pas de raison de ne pas le lui avouer, aussi ridicule soit ma situation, c'était bel et bien la réalité. Je roulais un peu des yeux avant de risquer un regard tout autour de nous. « Okay mec, on est dans la merde…. J'sais pas pourquoi ils ont été foutre des mines ici mais ça craint. Foutu Gouvernement, ils n'ont aucun sens de l'humour, j'imagine mal que ces zombies nous fassent la choré de Thriller effectivement…. »

Je me pinçai les lèvres, retrouvant son regard, mes yeux d'un gris-vert remplis d'une inquiétude bien visible derrière mes boutades. « J'veux bien t'aider mais j'suis pas foutu de m'y retrouver par ici, j'ai juste évité les plants d'eau, vu comment ils ont l'air de puer la charogne… J'avais encore jamais vu de zombies en liberté, comme ça.» Et je ne m'en remettais pas, d'ailleurs. En tous les cas, je hochai la tête, prêt à chercher avec lui un moyen de nous tirer de là. « Moi c'est Mikkel. Tu sais dans quelle direction il faut aller ?» Il me semblait impossible de rebrousser chemin pour emprunter la direction d'où je venais, puisque les zombies nous bloquaient le passage. Je n'avais aucune envie de les revoir ceux là… Rien qu'à y penser, je sentais un frisson me parcourir les omoplates. Si Orféo ne connaissait pas mieux que moi les environs, nous n'avions plus qu'à continuer d'avancer droit devant nous, sans doute… J'allais le lui proposer, quand un bruit tout proche attira mon attention, entre les arbres. Aucune odeur de chair en décomposition suspecte ne rôdait dans l'air, ce qui me rassurait sur l'absence de zombie dans les alentours immédiats.

Je renvoyai un regard interrogatif à Orféo avant de m'avancer de quelques pas vers ces arbres sinistres qui s'élevaient devant nous. J'aurai juré apercevoir une silhouette sous les frondaisons et ma vision si parfaite me permettait de voir précisément les moindres détails, même dans la pénombre. Je ne doutais donc pas d'avoir aperçu un homme, plutôt haut de taille et doté d'une carrure impressionnante, qui cheminait entre les larges troncs des arbres. Il semblait à présent s'être dissimulé derrière eux, si bien que je ne pouvais plus l'apercevoir. Était-ce un fermier des environs ? Un pauvre gus qui se cachait des zombies ? Je le hélai d'une voix engageante, espérant ne pas faire fuir ce pauvre type, le seul sans doute à pouvoir nous aider… « Hey grand ! T'inquiète, on est pas des zombies, mec… on veut juste savoir où se trouve la route. Allez mec, te cache pas ! Sérieux, on te veut pas de mal hein… » Aucune voix ne me répondit immédiatement et pourtant, mon ouïe me permit d'entendre d'étranges grognements, un peu comme ceux d'un mec qui grommellerait dans sa barbe des borborygmes sans aucun sens. Je haussai les épaules, esquissant une moue à l'adresse d'Orféo. Ils étaient si timides que ça, les gars du coin ? Sans doute qu'il fallait qu'on aille le chercher par la main. Je m'avançai donc en direction de la forêt, d'un pas indolent...


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MessageSujet: Re: The rhythm of the falls {Orfeo/Mikkel}   Ven 2 Déc - 2:52


The rhythm of the falls
this is probably not a good idea but i’ll do it anyway ••• Orfeo n'avait pas fait attention aux remarques du jeune homme. Peut-être parce que les zombies à quelques pas de lui et les mines lui bloquant la route de l'autre côté l'avaient coupé de ses capacités cognitives pendant quelques secondes. Enfin, même s'il avait entendu, il aurait certainement répondu suicidaire. Parce que c'était ce qu'il était pour venir dans le Bayou Sauvage malgré toutes les rumeurs qui couraient à son sujet, malgré les interdictions du Gouvernement aussi. Bordel, il aurait dû y penser avant ça. Avec son manque de chance, Rafael finirait par être au courant et reviendrait s'immiscer dans sa vie, tel un serpent. Mais un serpent sans venin. C'était ce qu'était son frère. Pas bien dangereux finalement. Quoi que, il l'avait déjà mené à la mort une fois, pourquoi pas une seconde fois... Un nouveau bûcher, avec moins de regrets. Pourquoi pensait-il à ça soudainement ? En tout cas, l'approche des zombies l'avait vite fait fait fuir. Vers les mines. Sans la moindre peur apparente. Alors qu'un faux pas entraînerait son décès. Et celui de l'inconnu aussi. Bah oui, autant emporter quelqu'un dans sa tombe s'il devait mourir. Mais bon, grâce à sa chance légendaire, personne ne mourut, malgré son geste suicidaire. Tant mieux. Le sorcier lâcha le bras du jeune homme quand il se sentit un peu plus en sécurité et lança de nombreuses questions, pour éclairer sa propre lanterne. Bien qu'il ne soit pas le mieux placé pour parler...

Ce que son interlocuteur ne manqua pas de lui faire remarquer. Mais bon, énoncer qu'il était là de son plein gré, pour réfléchir loin des tracas et du bruit de la ville n'était pas forcément la meilleure des idées pour passer pour quelqu'un de sain d'esprit, même si c'était effectivement la vérité. Bon, point positif, le jeune homme ne se cachait pas. Il n'aurait donc pas à faire attention à de quelconques tueurs ou traqueurs qui poursuivaient l'inconnu. C'était un point non négligeable, surtout s'ils devaient déjà faire face à des zombies et autres créatures surnaturelles. Orfeo n'était déjà pas à l'aise, inutile d'en rajouter une couche. Il s'autorisa alors à se détendre, à ne plus être complètement sur ses gardes. Même si son instinct de conservation le maintenait en alerte. Depuis son entrée à Darkness Falls, il lui avait beaucoup servi et l'avait suivi lors de son retour dans le monde réel. Et étrangement, le sorcier avait fortement apprécié. Car le monde avait changé. Et pas forcément en bien. Lui qui venait d'une époque violente, où meurtres et réglements de compte sur le bûcher et devant le tribunal religieux étaient monnaie courante, il avait eu la surprise de découvrir une "justice" semblable, si ce n'est pire, aux Etats-Unis plus de sept cents ans plus tard. Comme quoin l'évolution de l'Homme, c'était une théorie à revoir...

Il lui confirma aussi ne pas être blessé, ce qui dessina un léger sourire sur son visage et laissa ses épaules s'affaisser. Bon. Cette petite course lui avait aussi permis de s'échauffer, au cas où il lui faille soudainement faire face à un mastodonte. Ce qu'il n'espérait pas. Il se débrouillait certes en combat et en meurtre mais c'était loin d'être son domaine de prédilection et il était plutôt bourrin. Mais bon, cela allait bien avec son boulot dans la mafia et Marie ne s'en était jamais plainte... Après, l'histoire de l'inconnu l'étonna. Quel genre d'amis irait déposer un mec au milieu du Bayou, pour s'amuser ? C'était une zone dangereuse, et en plus connue comme telle. Et se perdre... Bon, ce point-là, il pouvait comprendre. Le Bayou, avec ses marécages, était certainement l'un des pires labyrinthes aujourd'hui. A cela ajouter qu'il était impossible de se fournir une carte des lieux, secrets militaires obligent... Orfeo aurait pu essayer de demander à son frère mais là, il aurait juste signé son arrêt de mort. Chose qu'il avait aussi faite en foutant les pieds ici. Oui, toujours agir avant de réfléchir, ça apportait toujours les meilleures situations. Toujours.

Ah oui, et les mines... Le Gouvernement s'était bien amusé sur ce coup. Un instant, l'italien se demanda si c'était douloureux de se faire arracher une partie du corps par l'une d'entre elles. Bon, ok, plus précisément si cela l'était plus que de se faire brûler vif. Des questions tout à fait saines évidemment. L'inconnu évoqua brièvement une choré de Thriller qui laissa Orfeo complètement perdu. Déjà, le rapport avec les zombies lui était plus qu'obscur et ensuite, il n'était même pas certain de comprendre les mots employés. Dans le doute, il resta silencieux. Ce n'était pas le moment d'avouer qu'il avait loupé les sept cents cinquante dernières années et surtout, son interlocuteur risquait de prendre ça pour une blague, le laissant encore plus perdu dans ses suppositions et incompréhension.

Le sorcier soupira avant de reposer ses yeux bleus sur le jeune homme. Aucun des deux n'était réellement capable de savoir où ils se situaient exactement. Et c'était certainement le but de cette zone. Ceux s'y retrouvant ne devaient pas être capable d'en sortir si facilement, vu ce qu'il y avait comme bestioles dans le coin... Ce serait con si toute la population devenait soudainement au courant des essais qui s'y pratiquaient... Et avec les zombies y habitant, il y avait moyen de tourner l'arrivée des Daybreakers comme une machination du Gouvernement pour enfoncer les citoyens dans la peur. La manipulation des informations et des esprits ne datait pas d'hier... En totu cas, Orfeo avait à présent un nom à mettre sur le visage de son compagnon de galère. Mikkel. Il aurait été incapable de donner une origine à ce prénom d'ailleurs. Son existence se résumait à Rome, à la demeure de son père, puis à New-York ou à la Nouvelle-Orléans. Le reste du monde lui restait bien vague, notamment depuis que la censure du Gouvernement empêchait la lecture des ouvrages historiques. Il ne faudrait pas que la population se mette soudainement à penser et puisse vouloir renverser les dirigeants. Enfin bon. Le sorcier s'apprêtait à répondre aux questionnements de Mikkel lorsque celui-ci fut attiré par... Un bruit non loin. L'italien ne le perçut pas clairement, ce n'était qu'un son flou dans ses oreilles mais il savait que ses sens n'étaient pas les plus développés du siècle.

Ainsi, Orfeo décida de faire confiance à son compagnon sur ce point-là. Il se rapprocha des arbres en même temps que lui, le laissa héler ce qui pourrait être un troisième humain. Possibilité. Cependant, aucune réponse ne leur parvint. C'était comme s'il avait disparu. D'un claquement de doigts. Ce qui ne sembla pas être la conclusion de Mikkel. Qui lui adressa un regard avant de s'aventurer dans la forêt. D'un pas désinvolte. Le sorcier soupira et lança quand même pour la forme :

"Je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée de pénétrer là-dedans... Je ne sais pas ce que tu as aperçu mais nous ne pouvons pas forcément faire confiance aux personnes ici..."


S'il s'avérait que c'était un humain et qu'il avait survécu jusqu'ici... Il y avait de fortes chances qu'il soit lié au Gouvernement. Cependant, et malgré les mots prononcés quelques secondes auparavant, Orfeo ne chercha pas à arrêter Mikkel. Peut-être parce qu'il y avait une certaine curiosité en lui, qui le poussait à trouver des informations au sujet de cet être. C'était glauque. Mais il ressentait le besoin de tout comprendre, d'apprendre le plus possible parce qu'il en avait été privé pendant des années. Et donc, cela le menait à dire quelque chose de sensé, mais à faire son contraire sans le moindre souci. De toute façon, son interlocuteur devait déjà l'avoir pris pour un taré donc, un peu plus ou un peu moins... Cela importait peu.

"Sinon, tes... Amis ne devaient pas avoir tous leurs neurones en place pour t'abandonner ici. Au vu des rumeurs qui courent sur ce lieu, il se pourrait qu'ils veuillent ta mort même. Fais-y attention la prochaine fois."

Bonjour, je me mêle de ce qui ne me concerne pas ! Bon, c'était un simple conseil, puisqu'il n'avait pas franchement envie de retrouver un corps désarticulé et inerte la prochaine fois. Oui, être pompier c'était aussi ça, en plus des incendies. Des visions d'horreur dignes des arènes chaque jour. Et parfois même perpétrées à la lumière du jour, sans souci. Puisque les meurtriers pouvaient se cacher aussi bien dans la population que dans le Gouvernement. Orfeo manquait cruellement de recul par rapport à celui-ci mais voir son frère s'activer pour des dirigeants tous plus corrompus les uns que les autres avait rapidement contribué à sa haine.

"Il semble que ce soit un terrain d'expérimentation militaire, ou quelque chose du genre. Ce qui explique les mines. Je n'ai jamais réussi à avoir plus d'informations, ça a l'air d'être cantonné chez les haut-gradés tout ça..."


De par son métier de pompier, il avait accès à certaines informations que d'autres n'imaginaient même pas. Parce qu'il lui fallait sauver des vies, notamment celles des dirigeants et donc que ceux-ci avaient cru plutôt utile de leur offrir quelques dossiers supplémentaires. Mais le Bayou restait un secret parmi les secrets, et rien ne s'en éventait. Jusqu'à aujourd'hui. Puisqu'Orfeo avait bien l'intention de s'en sortir vivant. Avec toutes les complications qu'il y aurait derrière mais ça mettrait un peu plus de piment dans sa vie. Le danger, qu'il hésitait autant qu'il cherchait. Un simple jeu. Un craquement de branche dans son dos lui fit faire volte-face, son instinct l'obligea à bousculer violemment Mikkel. Il s'excusera plus tard. Pour le moment, il vit simplement une forme humanoïde drôlement plus grande que lui brandir une... Planche, ou un rondin de bois, qui lui arriva droit sur le bras au lieu de sur l'arrière de son crâne grâce à son mouvement. Bon, les échardes et les éclats s'enfoncèrent à plusieurs reprises dans sa chair mais il ne s'était pas retrouvé avec un bras en moins ou un os brisé en mille morceaux donc tout allait pour le mieux. Il trouva même le temps de se retourner vers son compagnon et de lancer d'un ton sarcastique :

"Hé bien, je crois qu'on a trouvé ton bonhomme Mikkel !"

Parce qu'il fallait mieux en rire, non ?


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MessageSujet: Re: The rhythm of the falls {Orfeo/Mikkel}   Mar 3 Jan - 15:34


« this is probably not a good idea but i’ll do it anyway »

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Tout en me rapprochant du couvert des arbres, je restais attentif à la multitude d'informations que m'offraient mes sens de skinchanger. J'avais beau détester ma nouvelle nature et souffrir tous les jours de la honte terrible que ma malédiction m'infligeait, je devais reconnaître qu'elle m'apportait tout de même certains avantages. J'étais en effet devenu bien supérieur aux humains normaux dans de nombreux domaines puisque l'obscurité ne me gênait pas pour voir aussi bien qu'en plein jour, ma vue était plus perçante, tout comme mon ouïe et mon odorat, sans oublier mon sens du toucher, particulièrement sensible à des tas de choses. Je parvenais à tirer profit de mes nouvelles capacités de mieux en mieux puisque on m'avait infligé ce mauvais sort depuis presque une année à présent. Aussi, quand Orféo me balança ses commentaires, je me contentai de hausser les épaules, sans me sentir particulièrement inquiet. Il me confiait sa méfiance vis à vis de ce drôle de type que j'avais aperçu dans la forêt et il essayait de me dissuader de m'en rapprocher mais pourtant, ça ne l'empêchait pas de me suivre, et il ne donnait pas spécialement l'air d'avoir peur de quoique ce soit, avec son petit ton désinvolte. Avant de répondre, je humai l'air ambiant encore une fois, saisissant au vol les odeurs fraîches des bois, celles des champignons qui poussaient sur la terre humide, celles de la mousse qui recouvraient les troncs des arbres, des parfums agréables, sans aucune trace de la puanteur si facilement reconnaissable des zombies. Je continuai donc à avancer, fouillant la pénombre du regard, en lui répondant.

« J'ai vu un grand mec par là-bas, on aurait dit un genre de bûcheron vu sa carrure... T'es peut-être un poil parano toi hein ? Sois un peu optimiste, y'a des braves types encore sur terre. C'est pas un zombie, ça ne sent pas la charogne, donc y'a pas de risque ! »

Qu'est ce qu'on devrait craindre à part les morts vivants dans le coin ? En répondant à Orféo d'un ton moqueur, j'essayais peut-être aussi de me rassurer moi-même. Mais merde après tout, on n'allait pas avoir peur de demander notre chemin à un inconnu sous prétexte que c'était un rustre campagnard, un peu de tolérance bordel. Je roulais des yeux quand il me prodigua de nouveaux conseils et je me retournais vers lui dans un sourire en coin, en mode bitch please.

« Oui maman et la prochaine fois, j'accepterai pas les bonbons du gros monsieur en imperméable, c'est promis. » Je repensais aux gars qui m'avaient abandonné dans le fossé, ces fumiers là je les retiendrais... Avec des amis pareils, j'aurais pas eu besoin d'ennemis, c'était le cas de le dire. « C'était juste des potes, mes vrais amis, je les choisis un peu mieux que ça. » Je me sentis obligé de préciser à l'adresse d'Orféo d'un ton léger avant de méditer un peu sur ce qu'il venait de me révéler. Je n'avais pas trop entendu parler des fameuses rumeurs qu'il évoquait et qui semblaient courir sur cet endroit. Mais même Orféo n'avait pas l'air de savoir grand chose, en dehors du fait qu'il s'agissait d'un terrain d'expérimentation militaire. Mais s'il le savait alors pourquoi avait-il choisi de venir par ici ? J'allais lui poser la question de manière plus directe mais soudain, une énorme masse surgit de derrière les arbres et fondit sur nous.

Je n'eus que le temps de pousser un cri terrifié quand Orféo me poussa brutalement pour m'éviter l'attaque d'un fou furieux armé d'une énorme massue. La bousculade m'avait fait perdre l'équilibre et j'étais empêtré dans les bosquets au moment où j’aperçus le type qui frappait Orféo avec sa massue. J'écarquillai les yeux quand l'italien prit le risque de se retourner vers moi pour me faire part de sa découverte. C'était en effet bel et bien le bonhomme que j'avais aperçu un peu plus tôt. A présent que je le voyais devant moi, je me rendis compte qu'il n'était revêtu que d'un genre de pagne alors que tout le reste de son gigantesque corps aux muscles noueux était uniquement habillé de crasse. Son visage ressemblait davantage à celui d'un néandertalien avec des yeux enfoncés sous des arcades sourcilières très développés et une mâchoire proéminente. Sa bouche ouverte laissait apercevoir des dents jaunes mais néanmoins bien plus grosses et aiguisées que celles des humains normaux. « C'était pas vraiment l'idée que je me faisais d'un bûcheron, je les voyais plus sexy...  Sans vouloir te vexer mec... oh putain...» Mais le mec en question n'avait pas l'air d'humeur à discuter, vu la gueule qu'il tirait. Je doutais même qu'il soit capable de parler.

Je me redressais rapidement pour attraper Orféo par le col et le tirer vers moi pour le mettre hors de portée d'un autre coup. L'homme de Neandertal poussa un rugissement guttural en levant à nouveau sa massue d'un air menaçant, la faisant tournoyer eu dessus de sa tête, comme si elle ne pesait rien pour lui. L'idée d'affronter ce mec au corps à corps ne me disait rien du tout et ma première envie était simplement de courir vite et loin ! Au vu de la morphologie d'Orféo, il ne me semblait pas trop taillé pour la bagarre et je jugeais bon de l'emporter dans ma fuite, sans lui demander son avis. Il l'avait bien fait pour moi après tout ! Agrippant son bras, je me mis à courir entre les arbres pendant que l'homme des bois se lançait à nos trousses, fracassant les branches de ses coups de massue sur son passage, en poussant des hurlements si inhumains qu'ils me filaient des frissons. Le cœur battant, j'essayais de garder mon souffle en dépit de la panique qui m'avait envahi. Les énormes jambes du Néandertalien lui permettaient de courir bien plus vite que les zombies et je me prenais les pieds dans les racines des arbres et les buissons épineux qui laceraient mes bras et mes jambes.

Soudain, je n'entendis plus de bruit derrière nous. Par quel miracle avions nous bien pu lui échapper ? Je n'en savais rien mais je risquais un œil par dessus mon épaule, sans cesser de courir, tous les poils de mon corps encore hérissés par la peur. « Je... j'crois qu'on la semé... » Mais j'avais à peine prononcé ces mots que le sol se déroba sous mes bottes et je relâchai Orféo sous la surprise alors que je tombais dans un piège creusé à même la terre ! Quelqu'un avait creusé un trou avant de le recouvrir d'une fine couches de branchettes et de feuilles pour le dissimuler. Par un réflexe inespéré, je réussi à me raccrocher au rebord pour éviter de tomber tout au fond, mes mains accrochant des touffes d'herbe pendant que mes jambes pendaient dans le vide. Le chasseur qui avait préparé ce piège avait prit un soin sadique à disposer des pieux de bois taillé en pointe au fond du trou, de manière à ce que les animaux s'y empalent en y tombant. Pourtant, alors que j'entendais à nouveau les rugissements victorieux de l'homme monstrueux derrière nous, je compris aussitôt que ce piège n'était pas uniquement destiné aux animaux de la forêt...

Cherchant Orféo des yeux, je glapis d'une vois épouvantée, en grimpant tant bien que mal pour me hisser et me remettre debout. « Mec, tu vas bien ? Faut pas qu'on traîne, t'avais trop raison, j'lui fais pas confiance à ce type moi non plus.» Tu parles putain, moi et mes sarcasmes, j'en aurais ri nerveusement. L'envie de détaller sans attendre mon reste me tenaillait mais j'allais pas abandonner ce pauvre type... il m'avait aidé lui. Si j'avais eu la chance de ne pas tomber dans ce trou il n’en avait pas été de même pour mon compagnon d'infortune et j’espérais qu'il ne se soit pas empalé contre ces satanées piques... J'essayais donc de redescendre doucement dans le trou, en évitant les piques pour aider Orféo sans me départir de ma tendance au bavardage intempestif. « Sans dec, j'irais jamais manger chez lui vu comment il est crade, j'pense même qu'il serait cap de bouffer des gars comme nous, pour son p'tit dej... Au fait, pourquoi t'es venu te balader ici si t'étais au courant pour les rumeurs ? Me dis pas que t'es venu étudier la faune locale... »


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MessageSujet: Re: The rhythm of the falls {Orfeo/Mikkel}   Ven 13 Jan - 1:19


The rhythm of the falls
this is probably not a good idea but i’ll do it anyway ••• Il se mêlait de ce qui ne le regardait pas. C'était un fait, et il n'en avait rien à faire. Il avait l'habitude, et aussi, ça devait être de famille. Toujours se mêler des affaires des autres. Son frère serait fier de lui sur ce point-là. Un vague sourire amusé se dessina sur ses lèvres, bien vite remplacé par une grimace. Cette massue pesait son poids, et l'homme la maniant avait une carrure deux fois plus importante que la sienne. Certes, Orfeo était loin d'être l'homme le plus musclé de la planète mais ça n'en restait pas moins impressionnant de faire face à un tel monstre. Hé bien, le sorcier n'était pas parano. Et il fut tenté de le faire remarquer à son cher camarade, mais la position dans laquelle il se trouvait l'empêcher de faire plus le mâlin. L'arme pouvait très bien lui fendre le crâne s'il ne faisait pas attention. Et mourir n'était pas vraiment dans ses projets aujourd'hui. Bon, il se doutait qu'il risquait beaucoup plus s'il s'en sortait vivant, puisque sa virée arriverait d'une façon ou d'une autre aux oreilles de son frère mais... C'était peut-être toujours mieux de décéder de sa main. Une manière de boucler la boucle. De revenir sept cents ans en arrière et de terminer ce qui avait été commencé. Une dernière fois...

Son agresseur recula d'un pas, retira la massue. Orfeo en profita de se décaler, jeter un rapide regard à son bras. Il n'y avait pas de blessures profondes mais quelques échardes s'étaient plantées dans sa peau. Il s'en sortait plutôt bien. Mais le deuxième coup, s'il était lancé, ne le louperait pas. Donc, il avait intérêt à esquiver. Ou alors à fuir mais c'était une pensée qui lui était désagréable. Il fuyait déjà suffisamment. Il s'était complètement détourné de Mikkel. Celui-ci aurait pu partir qu'il ne l'aurait même pas remarqué. Et il ne lui en aurait pas voulu. La survie, c'était bien ce qui faisait l'humanité. Et l'italien pouvait se démerder seul. Darkness Falls l'avait formé à ces conneries tout de même, bien qu'il ne s'en serve très peu, préférant reléguer tout ça quelque part au fond de lui. Un jour, il lui faudrait voir la vérité en face et profiter de ce qu'il avait appris. Sauf que ce serait devenir comme les membres de cette famille qui l'avaient comdamné. Et que la petite voix au fond de lui n'était clairement pas prête à un tel sacrifice, bien qu'il ne sache pas réellement pourquoi. Les restes de cette maladie dont il s'était pourtant débarrassé.

Une remarque dans son dos le fit sourire. Finalement, l'humour et le sarcasme de Mikkel lui plaisaient bien. Au moins, cela l'empêchait de laisser son esprit dériver vers des pentes nettement plus noires et dangereuses. Sinon il n'avait pas tort, son bûcheron était loin d'être sexy, Orfeo en était presque déçu. Quitte à mourir, autant qu'il y ait quelqu'un à observer, non ? Sauf qu'il n'eut pas le temps d'en faire la remarque, et cétait peut-être tant mieux d'un côté. Vu les lois qui étaient passées, s'intéresser au même sexe n'était pas forcément bien vu. Et cela donnerait une raison de plus à Rafael de le faire périr. Oui, le sorcier aimait cummuler les tares. Se permettre d'être libre pour deux. C'était presque ainsi qu'il en avait toujours été. Vivre pour deux puisque son aîné n'avait pas eu cette chance. Il avait toujours obéi à tout, à n'importe qui.

Une poigne l'empêcha d'y penser plus. Et heureusement. Orfeo détacha son regard de leur ennemi pour le reporter sur le... Chemin. Puisque Mikkel avait décidé de l'embarquer, pour fuir celui qui avait l'air de vouloir leur mort. Les arbres, les racines, les buissons emplis d'épines ralentissaient leur progression alors que l'homme s'était lancé à leur poursuite. L'italien pesta. Si seulement il avait pris la peine de mieux s'entraîner, il aurait pu s'en débarrasser. Mais non. En courant, il ne pouvait pas utiliser ses pouvoirs, il n'aurait pas la concentration nécessaire. Quelques insultes avaient envie de se frayer un chemin hors de ses lèvres mais il les retint. Ce n'était pas le moment de perturber leur course. Surtout que le jeune homme percevait les bruits de pas dans leur dos. Une seule seconde de ralentissement lui tuerait. Du moins, c'était ce qu'il pensait. Même si l'avenir lui prouva qu'il avait tort. Le silence tomba au bout de quelques minutes. Il ralentit, se permit un coup d'oeil par-dessus son épaule. Cela ne lui disait rien qui vaille... Décidément, la paranoïa, ça devenait grave. Mikkel souligna le fait qu'ils l'avaient certainement semé. Poussé par le stress et l'adrénaline, Orfeo s'apprêtait à lui faire une remarque cinglante mais le karma se retourna contre lui de suite. Et le sol s'ouvrit sous ses pieds.

Une fosse. Et une fosse creusée par l'homme vu qu'une de ses jambes s'était légèrement empalée sur un pieu de bois aiguisé. Bon, il n'avait pas complètement perforé le molet mais la douleur était quand même suffisante pour l'empêcher de faire son commentaire. A part se dire qu'il était définitivement temps qu'il se mette à s'entraîner. Pour éviter ce genre de situations. Mikkel n'étant pas à ses côtés, Orfeo supputa qu'il était parvenu à se raccrocher au repos. Ce que sa voix confirma. Il était au-dessus. Bons réflexes en tout cas. Le sorcier resta silencieux. Il en était encore au stade d'acceptation de la douleur pour le moment. Et c'était un moment important. Puis il entendit la voix se rapprocher. Sérieusement, il était en train de descendre ?! Il aurait dû se barrer bordel ! Bon, au moins, cela le distrayait du pieu de bois duquel il venait de se détacher. Parce que ça faisait encore plus mal, en plus de sentir le sang s'écouler contre sa peau.

"On va dire que j'ai connu nettement mieux bizarrement."

Quelques mots lâchés entre ses dents serrés. Lui qui voulait seulement passer un moment tranquille, loin de la civilisation, voilà qu'il finissait blessé. D'ailleurs, comment allait-il expliquer le trou dans son molet ? Encore des questions qui resteraient sans réponse. Il trouverait une excuse par rapport à son boulot. Là, il avait autre chose à penser. Notamment leur agresseur qui s'approchait à pas lourds. Et se pencha pour observer le gouffre. Bien... Un vague sourire glacial se dessina sur ses lèvres. Il n'allait pas pouvoir contrôler son pouvoir très longtemps avec cette satanée blessure mais il n'avait besoin que de quelques secondes pour supprimer l'homme. Une illusion, furtive, donnant l'impression au monstre qu'il devait encore faire quelques pas pour les voir. Alors qu'en fait, il bascula juste dans la fosse et s'empala sur les pieux qu'il avait lui-même construit, non loin d'eux, la massue lui retombant dessus par la suite. Orfeo observa la mort sans montrer la moindre émotion. L'utilisation de dons dans ce contexte l'avait presque vidé de son énergie.

"Et maintenant, on peut dire qu'on l'a complètement semé."


Un peu d'ironie. Il passa sa main sur son front avant de jeter un regard vers le haut. Bordel, il allait falloir remonter maintenant... Ses yeux bleus se posèrent sur Mikkel. Il devait l'avoir effrayé avec ses conneries. Enfin, vu les amis qu'il avait, il avait certainement déjà vu bien pire. Orfeo passa les doigts sur sa blessure, tentant de la refermer. Sans succès. Un soupir quitta ses lèvres.

"Est-ce que je suis toujours si parano que ça ? Un humain normal ne survivrait pas bien longtemps entouré de zombies et d'armes gouvernementales."


Son ton était presque cassant. Ce n'était pas contre Mikkel en réalité, mais juste l'accumulation qui le faisait craquer un peu. Et sa blessure. Il n'aimait pas ça. Une infection était si vite arrivée... Et il lui faudrait trouver une explication cohérente avec le type de blessures. Et ça, c'était une autre paire de manches car, même si son métier lui permettait d'en couvrir beaucoup, un pieu dans la jambe restait assez particulier. Mais soit. Il se mordit l'intérieur de la joue avant d'adresser un léger sourire à son compagnon d'infortune :

"Désolé, ce n'est pas contre toi, l'ambiance est juste vachement pesante. Et pour répondre à ta question.... J'avais besoin d'être tranquille pour réfléchir à deux ou trois choses. Et en temps normal, je ne me fais pas embarquer dans une course-poursuite par un inconnu. Même si ce n'est pas désagréable un peu d'action de temps en temps !"


Quand on ne risquait pas de finir bouffer par un monstre. Quoique, au moins, ça ajoutait une notion de réel danger.

"Sinon, faut qu'on sorte d'ici maintenant. Je n'ai pas envie d'observer le corps pourrir..."



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MessageSujet: Re: The rhythm of the falls {Orfeo/Mikkel}   Mar 7 Fév - 15:08


« this is probably not a good idea but i’ll do it anyway »

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Je n'avais pas vraiment pris le temps de réfléchir en me laissant glisser à nouveau dans ce piège, au lieu de sauver ma propre peau ! Il fallait vraiment être cinglé pour prendre un tel risque, alors que j'entendais les grognements de l'homme monstrueux au dessus de nos têtes. Fébrilement, j'aidais Orféo à se redresser en glissant mon bras sous les siens. Il venait de dégager sa jambe de ce maudit pieu et ça blessure pissait le sang, s'écoulant sur le bas de son pantalon déchiré. Alors comme ça, il avait connu mieux comme situation ? Je le croyais sans aucune peine... Mais alors que je me demandais comment j'allais faire pour hisser rapidement un mec blessé hors de ce maudit trou, un bruit de pas me fit tourner la tête et écarquiller les yeux d'horreur. Pour le coup, j'en relâchai un peu Orféo pour reculer avec effroi, mon dos heurtant la paroi de terre caillouteuse. Le gros néandertalien était là ! Et il se penchait déjà vers le gouffre, pour nous cueillir de ses sales mains toutes tordues ! Je retins mon souffle, me tournant vers l'italien pour lui lancer un regard stupéfait. Il souriait. Le genre de sourire étrange qu'un psychopathe aurait parfaitement pu esquisser, un sourire froid et décalé avec la situation. Mais alors que je reportais mon attention sur notre agresseur, je le vis chanceler... Comment n'avait-il pas pu s'apercevoir qu'il était au bord de ce trou ? Dans un ultime grondement, le Néandertalien y avait résolument plongé, sous mon regard stupéfait, et son immense corps s'empala aussitôt contre les pieux aiguisés. Je détournais le regard avec dégoût lorsque la massue s'abattit sur sa tête dans un bruit de fêlure, comme si on venait de briser une coque de noix géante. « Oh putain... »

La remarque trop détachée d'Orféo me fit tressaillir alors que je le dévisageais, remarquant l'extrême indifférence de son expression. Je hochai la tête dans un tremblement. Sûr que j'allais pas pleurer la mort de ce monstre qui voulait sans doute nous bouffer mais tout de même... J'en avais la gorge nouée et je restai silencieux un moment, soutenant le regard de l'italien, mes yeux d'un vert grisé envahis par les doutes. Le cœur battant, je me pinçai les lèvres en écoutant ses paroles suivantes, sans le relâcher du regard. Son ton était sec mais j'imaginais bien qu'il n'allait pas paraître guilleret avec une blessure pareille. Mais au delà de ça, je méditais sur sa phrase ; si ça paraissait logique de ne pas croiser d'humains normaux dans ce coin dangereux, alors, est ce que cela le concernait lui aussi ? En d'autres termes, avais-je eu également tort de le prendre pour un humain ordinaire ? Ce qui venait de se passer était si étrange et je me demandais dans quelle mesure Orféo aurait pu en être responsable. Sans doute que j'aurais dû me méfier de ce gars là.  Dans un léger soupir, j'esquissai un geste vague de la main pour recueillir ses excuses, sans trop savoir comment les prendre. Ce mec était chelou, c'était net. « T'as remarqué pour l'ambiance, toi aussi ? Non mais... j'avoue, t'étais pas parano, y'a que des mecs chelous pour avoir l'idée de zoner par ici. » J'hésitais à faire un commentaire sur la normalité de ses habitudes mais je choisis finalement de me taire

La sueur froide coulait dans mon dos alors que j'essayais de reprendre mon souffle en risquant à mon tour un regard vers le haut. Ce ne serait pas une mince affaire de sortir de ce piège, surtout pour lui, avec sa jambe. Je n'étais d'ailleurs plus certain que l'aider soit une bonne idée. Et si je le sortais de là et qu'ensuite, il me laissait crever dans le trou ? Pour le coup, c'était moi qui devenais parano. Sa proposition me poussa à jeter un coup d’œil effrayé vers le corps empalé sur les pieux, près de nous. C'était tellement gore que j'en frissonnais encore, déglutissant difficilement. « Ouais, j'suis d'accord, j'ai pas spécialement envie de voir ça non plus... D'autant plus que l'odeur du sang risque d'attirer les zombies. Ils risquent de nous tomber dessus en moins de deux... » Ce fut en le disant que je me rendis compte de ce nouveau danger auquel on était exposé et j'en tremblais d'appréhension avant de me rapprocher du blessé et de poser mes mains contre ses épaules. Pas de temps de discuter, il fallait faire vite. « Okay, fais moi la courte échelle et une fois en haut, j'vais te hisser, ce sera plus simple que de remonter en te portant sur mon dos. » D'autant plus que je commençais à me méfier de ce bougre. Mais je m'escrimai à ne pas le montrer pour l'instant, pas tant que je ne serais pas sorti de ce piège ! Je le repoussais doucement contre la paroi, afin qu'il puisse y prendre appui pendant que je me hissais souplement sur ses épaules, l'utilisant comme une échelle humaine, sans vraiment attendre sa réponse. Sans doute que le fait de s'appuyer sur sa jambe le ferait morfler mais c'était un moindre mal. Une fois en haut, je me retournai vers lui pour hésiter quelques secondes en regardant autour de moi, à la recherche d'un truc auquel il pourrait s'accrocher. Je découvris assez rapidement une branche d'arbre assez solide et longue que je lui tendis aussitôt, la maintenant fermement pour ne pas qu'elle tombe dans le trou. « Accroche-toi à ça, j'vais t'aider. »

J'attendis qu'il s'exécute, lui tendant la main pour qu'il escalade la paroi et qu'il parvienne à hauteur de mes doigts. Une fois cela fait, je l'attrapai d'une poigne ferme, le tirant vers moi de toutes mes forces, mes pieds bien arrimés sur le sol pour garder l'équilibre. Ouf, on y était arrivé ! J'attrapai ses épaules pour le ramener en sécurité en poussant un soupir de soulagement. M'essuyant le front, je pris le temps de respirer un peu en regardant tout autour de nous. Le bayou était toujours aussi silencieux et aux alentours, je ne détectais toujours aucun bruit suspect ni même rassurant car il n'y avait toujours pas de chants d'oiseaux ni quoique ce soit. Le moment me semblait propice pour parler un peu plus sérieusement à cet homme étrange qui m'avait dit s'être rendu dans ce sale coin maudit pour réfléchir... Je plantai donc mon regard dans le sien avec gravité avant de me lancer dans ma tirade, sans lui donner l'opportunité de m'interrompre.

« J'pense que même si t'adores l'action, tu accepteras bien de faire une petite pause pour me permettre de reprendre un peu mon souffle. Mais j'vais quand même gaspiller une bouffée pour te transmettre le fond de mes pensées, tant que j'en ai l'occasion et que les zombies ne sont pas encore là. Alors voilà, j'veux bien comprendre que t'aies eu besoin de tranquillité pour réfléchir à ta vie. Mais à partir du moment où t'étais au courant des ragots qui courraient sur cet endroit et que t'es du genre non pas parano mais quand même un poil méfiant, le genre de mec à éviter de demander son chemin aux hommes des bois hum, hé bien y'a un truc qui cloche. J'ai vu ton expression quand t'as regardé le monstre tomber dans le trou, t'avais pas l'air effrayé, t'avais l'air de savoir ce qui allait se passer. Alors  j'veux bien risquer ma vie en te sauvant la peau mais dans ce cas là, on joue cartes sur table tout de suite ou bien j'te plante là et tu te débrouilles en solo avec ton trou dans la patte. Tu dis qu'aucun humain normal ne se risquerait consciemment à venir se balader par ici et je sais pas si j'aurais dû comprendre quelque chose mais je préfère te le demander clairement : qui tu es, Orféo ? »

Je ne l'aiderais pas à marcher tant qu'il ne m'aurait pas répondu et que j'aurais eu une réponse satisfaisante à mes questions. L'ambiance était toujours aussi pesante, comme il l'avait si justement constaté et si pour l'instant je n'entendais rien de suspect, je sentais confusément que le calme ne durerait pas bien longtemps. Autour de nous, les arbres de la forêt étaient assez touffus mais les branches étaient recouvertes de gigantesques toiles d'araignées, qui pendaient entre les troncs, comme des dentelles délicates et morbides. Je ne les avais pas remarquées immédiatement, trop concentré à sortir Orféo du trou mais à présent que j'étais en train de lui parler, je commençais à me rendre compte que le décor autour de nous était bien lugubre. D'énormes cocons étaient accrochés à ces toiles d'araignées, comme si des proies avaient été ainsi recouvertes de fils argentés par un genre d'arachnide géante...



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MessageSujet: Re: The rhythm of the falls {Orfeo/Mikkel}   Mar 21 Fév - 23:19


The rhythm of the falls
this is probably not a good idea but i’ll do it anyway ••• Tuer de sang-froid. Tuer pour survivre finalement. Ce n'était pas la première fois qu'il avait à faire ça. En ayant vécu sept cent cinquante ans, forcément qu'une telle chose était arrivée. Plus d'une fois. Sauf que Mikkel n'avait pas besoin d'avoir tous les détails. Et Orfeo n'avait pas réellement envie d'en parler. D'un côté, c'était compréhensible, vu l'horreur que cela avait été. D'un autre, il aurait mieux fallu qu'il s'exprime à ce sujet. Pour éviter la situation dans laquelle il allait se retrouver. Il était évident que son interlocuteur aurait des questions, vu comment l'italien avait réussi à ne pas montrer de dégoût et à ne pas avoir d'émotions suite à la mort particulièrement gore de leur agresseur. Un soupir quitta ses lèvres alors qu'il s'appuyait contre le terre. La remarque de Mikkel le fit un peu plus sourire. En effet, lui-même ne devait pas être la personne la mieux vue à présent. Il était venu ici pour réfléchir, sans avoir à s'attarder sur les bruits de la ville, sur les patrouilles des miliciens. Pourtant, c'était loin d'être un lieu anodin. Avec les zombies, les essais qui y étaient faits... Malgré tout, pour lui qui avait vécu à Darkness Falls, ce n'était plus grand-chose.

Il n'avait pas pensé à ça. Une fois de plus, il agissait sans forcément réfléchir aux conséquences que cela pourrait avoir. Le sang, l'odeur métallique qui s'en dégageait, voilà qui pourrait leur porter préjudice comme venait de l'énoncer Mikkel. Il aurait dû y penser. Il aurait tellement dû y penser. C'était lui le pompier, c'était lui qui était supposé calculer les risques qu'ils prendraient. Sauf que non, il a plongé la tête la première dans la solution, sans s'intéresser aux possibles conséquences. Les mains sur ses épaules le firent sursauter, et il pesta à nouveau mais contre lui-même. Les nerfs étaient à vif, ses pupilles noires cherchaient à s'accrocher au moindre repère. Sans en trouver. Les pensées s'embrouillaient, le chaos s'infiltrait dans chaque faille de son être. Sauf qu'il n'avait pas le droit de perdre le contrôle, de céder à la peur. Il devait déjà effrayer son interlocuteur, pas la peine d'en rajouter une couche. Il se contenta alors de hocher la tête à la proposition de Mikkel et entreprit de lui faire la courte échelle, tentant de ne pas s'appuyer sur sa blessure pour ne pas en augmenter l'importance. Putain, s'ils devaient courir un sprint après ça... Il serait mal barré. Il serait tellement mal barré...

Quelques secondes plus tard, ce fut à son tour de grimper, ignorant le fait qu'il avait une jambe en moins. D'ailleurs, ses dents s'étaient plantées dans l'intérieur de ses joues, pour éviter d'hurler à cause de la douleur. Ca aurait été sympa pour attirer l'attention.. La branche faillit lui tomber sur la tête. Il fallut quelques secondes à son esprit brumeux pour comprendre ce qu'il devait faire. Ses mains s'accrochèrent à l'objet providentiel et il entreprit de grimper tout cela, en espérant que Mikkel n'ait pas dans l'idée de le lâcher. Puisque là, il rejoindrait leur cher ami. Une mort absolument agréable donc... Il parvint à remonter du trou, la jambe en sang, et se laissa tomber sur le sol après que le jeune homme l'ait tiré de là. Bordel.... Le temps de reprendre sa respiration et il se redressa, posant son regard sur la blessure dégueulasse qui ornait son mollet. C'était tellement.. Chiant. Il allait devoir trouver un autre sorcier pour l'aider, puisque son pouvoir de guérison ne fonctionnait pas sur lui-même. Comme s'il n'avait que ça à faire. Enfin, il avait vu bien pire ces dernières années. C'était juste toujours perturbant de se retrouver soi-même avec de telles blessures. Se prendre un pieu dans la jambe n'était pas quelque chose de très commun après...

Son regard bleu ciel fut attiré par celui de Mikkel. Une gravité régnait dans les iris de son interlocuteur. Il s'interrogea, jusqu'à ce que le discours soit lancé. Il resta silencieux tout du long. Notamment parce qu'il n'avait pas l'occasion de l'interrompre, et qu'il était quelqu'un de foncièrement poli et bien éduqué. Un truc qui clochait chez lui... Ce devait être ça. Il avait remarqué. L'italien se contenta de vérifier la "propreté" de la blessure pendant ce temps-là. Il donnait l'impression que les mots coulaient sur lui, qu'il s'en moquait. Ce n'était pas le cas malheureusement. L'autre le prenait pour un monstre. Enfin, il le percevait ainsi. Il grimaça. Comme s'il voulait ça... Bon, au moins, ça irait avec le masque qu'il portait en permanence. Qui était-il ? C'était une bonne question. Que pourrait-il répondre à ça ? S'il jouait réellement cartes sur table, il en aurait pour quelques heures à expliquer le foutoir qu'avait été sa vie. Sauf qu'ils n'avaient pas le temps pour ça...

"Je suis si effrayant que ça ?"

Une question, simple. Peut-être parce qu'il n'avait pas l'habitude d'être vu comme quelqu'un qui "savait ce qui allait arriver", qui allait tuer quelqu'un, qui avait tué quelqu'un. Il n'aimait pas ça. Il était resté assis quelques secondes de plus, laissant le silence s'installer, étrangement pesant dans ce environnement si peu familier. Avec un soupir, il finit par se relever, l'équilibre précaire, une jambe à moitié utilisable. Ses yeux épousèrent le paysage, rapidement. Son cerveau s'échauffait, toujours en train de peser le pour et le contre des révélations. Puis les mots sortirent d'eux-mêmes, ironiques :

"La version longue attendra, nous n'avons pas le temps, mais en quelques paroles : je suis un sorcier, j'ai plus de sept cent quatre-vingts ans d'existence sur les épaules et non, je ne suis pas franchement effrayé par les zombies qui peuvent traîner parce que j'ai déjà connu ça. En revanche, le plus-qu'homme qu'on a croisé, ça, c'était une nouveauté..."

Mikkel avait voulu savoir et Orfeo avait été clair. Ca lui porterait certainement préjudice mais cela lui importait peu. Les nerfs étaient à vif, sa blessure pouvait s'infecter à tout moment et l'obliger à effectuer une amputation par la suite, et son cerveau était en train de rebasculer à Darkness Falls. Bref, il était dans l'horreur, bien qu'il tentait de masquer sa peur comme il le pouvait. Un soupir quitta ses lèvres, il pressa l'arrête de son nez entre deux doigts. Se recentrer une bonne fois pour toute.

"Et plus sérieusement, je n'avais pas envie de mourir. Donc j'ai créé une illusion pour qu'il ne voit plus le trou et plonge dedans. Ca peut être choquant, je n'aime pas le faire mais c'est un choix que je referais sans hésitation."

Il avait tué, c'était un fait. Il ne mentirait pas à Mikkel. Même si chaque mot pourrait le faire fuir. Et ça l'emmerderait, qu'il dégage en pensant qu'il était un monstre. Ca l'emmerderait mais en même temps, ça servirait les intérêts du masque qu'il portait, qu'il cherchait à adopter chaque seconde passant. Son regard se détacha du jeune homme, alla s'accrocher sur les cocons qui pendaient des branches. Un sourcil se arqua, des interrogations se formèrent, sans qu'elles ne soient prononcées. Il ne fallait pas qu'il s'éparpille, il ne fallait pas qu'il cède à la panique de cette petite voix dans sa tête.  Il ne fallait pas que la peur qui grondait dans ses entrailles ne se lise sur ses traits.

"En tout cas, merci de m'avoir aidé à sortir de là." Quand même, c'était la moindre des choses de le remercier. "En revanche... Je ne sais pas trop ce que ces... Cocons représentent..."

Son regard s'était levé, illustrant son propos. Un frisson glacé parcourut son échine, en même temps que des genres de cliquetis lui parvenaient dans son dos. Il ne savait pas ce qui allait se passer, mais il sentait que ça n'allait pas lui plaire...


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MessageSujet: Re: The rhythm of the falls {Orfeo/Mikkel}   Jeu 9 Mar - 13:12


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Ma tirade terminée, je repris mon souffle, me pinçant les lèvres en lui renvoyant un regard chargé de désarroi. S'il était effrayant ? Je haussai vaguement les épaules dans une moue dubitative. S'il l'était tant que ça, je ne l'aurais sans doute pas sorti du trou mais j'avais quand même des raisons de me poser des questions, merde. « J'sais pas. » Ma réponse claqua avec morgue tandis que j'attendais sa réponse. La sueur dégoulinait dans ma nuque et je tâchai de calmer les battements encore trop rapides de mon palpitant. Il faisait tellement chaud et humide dans le bayou, mon sweat-shirt me collait à la peau. Déjà, des mouches étaient attirées par la blessure d'Orféo et tourbillonnaient autour de sa jambe. L'idée que des zombies puissent être alléchés de la même façon me fit frissonner. Mieux valait ne pas faire trop de bruit, de crainte qu'ils ne nous entendent... Ce mec avait besoin de soin, ou au moins d'un pansement de fortune pour stopper l'hémorragie. Je songeais à déchirer un bout de mes fringues pour entourer sa blessure. Ce serait pas du luxe tout de même... Dans un soupir, je fis passer lestement mon sweat-shirt au dessus de ma tête pour le déchirer entre mes dents. Je me préparais à me baisser pour bander sa jambe mais je n'en eus pas vraiment l'occasion. Il avait beau pisser le sang, il se décida tout de même à se redresser pour me regarder dans les yeux. Des yeux qui s'écarquillèrent en l'écoutant me révéler sa version courte. J’interrompis mon geste, laissant tomber le tissus par terre. Mon visage dû changer de couleur. « Que... quoi... sept cents quoi ? » Incapable de faire autre chose que le dévisager en bafouillant, un gloussement nerveux m'échappa. Peut-être bien que j'allais être pris d'un fou rire, je sentais tous mes membres trembler. « C'est une blague, tu... tu te fous de ma gueule ? » Mais vu la tronche qu'il tirait, il avait l'air horriblement sérieux, au contraire.

Je me mordis la lèvre en l'entendant évoquer ses dons pour les illusions. Je ne savais pas vraiment de quoi les sorciers étaient capables mais je me doutais depuis longtemps qu'ils savaient manipuler les esprits des gens. C'était ce que Noah m'avait fait, il m'avait embrouillé, au point que je n'arrivais plus à faire la différence entre la réalité et le nouveau souvenir qu'il m'avait imposé. Et ce mec là était capable de faire la même chose, de me persuader que je voyais ou ressentais des trucs qui n'existaient pas. Bordel de merde. Je reculai d'un pas, lentement, puis d'un autre, sans le lâcher du regard. « C'est ce que tu fais putain... avec moi... hein ? Tu m'as illusionné le cerveau ? » Je n'écoutais pas ses réponses, quelles qu'elles soient, emporté par la colère fulgurante d'avoir été piégé. « Rien à foutre de tes remerciements putain, sale menteur ! Sale hypocrite ! »  Je la sentais venir la crise d'angoisse, mon visage était livide, tous mes poils hérissés, je tremblais en me frottant le crâne, sans réussir à savoir comment me débarrasser de ces foutues illusions ! Si ce mec là était si vieux, c'était parce qu'il faisait partie de la clique des gars échappés des enfers, ces psychopathes qui avaient créé l'apocalypse. Dire que mon père se prenait pour un monstre à cause de ses pouvoirs de guérisseur... il avait rien à voir avec ces salauds là. Eux, ils pensaient juste qu'à asservir les gens en les transformant en animaux pour mieux les obliger à leur obéir aveuglément ! C'était ce qu'Andreï m'avait expliqué avec toutes ces histoires d'allégeances de merde... C'était de la faute de ces sorciers que j'étais devenu un chacal et que j'étais un danger pour ma famille ! Et l'autre, il essayait de détourner la conversation en me parlant de... cocon ?

« Ouais, c'est ça, et derrière toi, y'a un ornithorynque à plumes, fais gaffe ! »

Je fis volte face sans attendre, courant droit devant moi pour lui échapper. Si je courrais assez vite, je devrais finir par être rapidement hors de portée de ses illusions ! Le cœur battant, je bondissais au dessus des souches et des fossés, mon torse nu griffé par les branches d'arbres entre lesquels je me faufilais, humant l'air désespérément. Si seulement je pouvais reconnaître l'odeur du bitume, d'une route, d'un moyen de sortir de ce fichu bayou ! J'aurais aimé réussir à me transformer en ce moment, pour réussir à me faufiler plus facilement et à être plus agile, mais j'étais trop angoissé, trop terrorisé pour réussir à me concentrer suffisamment. Nous étions en pleine journée et je ne savais même pas quand viendrait cette maudite pleine lune... Tout à mes pensées, je ne réussis pas à éviter cette énorme toile visqueuse dans laquelle je m'engluai, me la prenant en pleine face. Pestant et crachant, je poussai un glapissement de terreur. Cette toile d'araignée était immense et bien plus solide que la normale ! Plus je me débattais, plus je me coinçais dans ce piège qui bloquait mes bras, mon torse et mes cuisses.

Au dessus de moi, un cliquetis sinistre me fit redresser la tête. Je cru m'évanouir sur place à cette vision d'horreur. Une araignée affreuse faisait claquer ses grosses mandibules en me fixant de ses multiples yeux à facettes, son corps velus avait la taille d'un gros bœuf et ses longues pattes munies de griffes provoquaient cet horrible chuintement métallique. Sous le choc, je poussai un hurlement enragé, sans plus du tout me soucier des foutus zombies que je risquais de rameuter, je me débattais comme un diable, de toutes mes forces ! Je ne savais pas si c'était réellement Orféo qui créait ces illusions pour me tourmenter mais si c'était le cas, il était sacrément habile. Cette araignée paraissait si réelle ! Dans un sursaut de désespoir, je l'appelais d'une voix puissante qui résonna dans le silence du bayou. « Viens m'aider putain ! Si c'est pas toi qui fais ça, sors moi de là ! Elle va m'bouffer, merde ! Orféo !! » J'essayais de mordre les fils pour les déchirer avec mes dents, détachant enfin un de mes bras pour essayer de me glisser hors de ce piège. L'araignée ne bougeait plus,  elle manipulait sa toile et sans que je puisse faire quoique ce soit, elle cracha sa soie pour entourer mes jambes à la manière d'un lasso pour me capturer et me hisser dans les hauteurs. Me retrouvant la tête en bas dans un vertige étourdissant, je hurlais à nouveau. « Pt'ain Orféo, j'te jure que j'ai rien contre les vieux, en plus tu fais pas ton âge, sérieux... J'tai aidé moi alors aide moi aussi ! Vite !! » Le sang me montait à la tête, faisant monter la pression alors que je tendais désespérément les bras vers le sol pour essayer d'attraper une branche. Je me rattrapais à une racine d'arbre qui dépassait du sol, luttant contre l'emprise du lien qui me tirait vers les hauteurs.



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The Jackal comes, blood lust on his lips. He craves the dead, our lives in his grips. He's after our hearts, he'll chew and swallow. Blood pours from his mouth, our lives will soon follow. Death comes to those who wait, He feels this.
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MASTER OF ILLUSIONS

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MessageSujet: Re: The rhythm of the falls {Orfeo/Mikkel}   Lun 27 Mar - 0:24


The rhythm of the falls
this is probably not a good idea but i’ll do it anyway ••• Il ne s'était pas attendu à ça. Il n'était pas au courant de ce que ses congénères avaient pu faire à Mikkel, et comment aurait-il pu ? Certes, il avait croisé l'horreur pure à Darkness Falls, enfermé dans ces prisons pendant des décennies, torturé au point où les douleurs finissaient par ne plus se faire ressentir. Cependant, il n'avait jamais pensé que les sorciers avaient leur mort étaient aussi... Violents. Dérangés. Il pensait que c'étaient seulement les lieux, l'ambiance qui les poussaient à se comporter bestialement. Il fallait croire que non. Et, une fois encore, dire la vérité se retournait contre lui. Les gens n'étaient plus habitués à l'honnêteté de nos jours, et Orfeo devrait s'en rendre compte à un moment ou à un autre. Il ne pouvait plus continuer à effrayer les autres avec sa lucidité. Une grimace se glissa sur son visage aux mots de Mikkel. Avait-il l'air de mentir ? Peu étaient ceux qui pouvaient se targuer de connaître son âge véritable mais aussi sa nature. Il la cachait au boulot, il la cachait à la Sakpata. Finalement, seul son frère était au courant de tout, et certainement bien mieux que lui. Et puis merde, qui irait balancer une telle bombe au milieu d'un lieu comme celui-ci, grouillant de zombies et de bestioles toutes plus imposantes les unes que les autres ? Personne. A part quelqu'un qui n'avait rien à perdre. Et les seules personnes qui n'ont rien à perdre sont celles qui disent la vérité. Voilà pourquoi l'italien avait gardé le silence, donc la mauvaise décision numéro trois en quelques minutes, après la numéro une où il utilisait ses pouvoirs pour les sauver et la numéro deux où il avouait qui il était. Cette soirée allait réellement bien se finir...

La question de Mikkel lui fit cependant écarquiller les yeux. Lui manipuler l'esprit ? Bordel... Comme s'il avait la puissance nécessaire... Il avait galéré à ensorceler le semi-homme pour leur sauver la vie, il avait une jambe qui pissait tellement le sang qu'il allait finir vider de celui-ci sous peu si ça continuait, ou alors se chopper une infection l'obligeant à être amputé, et enfin, il était incapable d'aligner deux pensées logiques en ce moment-même. En fait, s'il en avait eu la possibilité, il serait en train de se taper la tête contre un tronc d'arbre mais certainement que son interlocuteur aurait encore plus eu la trouille... Après, s'il avait eu de mauvaises expériences avec des sorciers, ça pouvait être compréhensible. Mais Orfeo ne pouvait pas deviner, il ne pouvait pas savoir. En fait, d'un côté, Mikkel lui rappelait son aîné, par rapport à la relation avec les sorciers. Les deux les haïssaient, mais aucun ne lui en avait explicité les raisons pour le moment. Enfin, pour le premier, c'était logique, ils se connaissait depuis quelques heures à tout casser... Bref. Il commençait à en avoir légèrement marre de tout ce qui se passait, des réactions qu'il provoquait sans le vouloir. Lui et ses pouvoirs qui lui avaient valu l'enfer...

La colère, il la subit sans la moindre réaction, si ce n'était une profonde tristesse. Un léger soupir quitta ses lèvres alors qu'il secouait la tête. Mauvaise idée, puisque cela ne fit qu'accentuer le mal de crâne qui s'était développé. Il espérait que ce n'était pas une infection qui se manifestait déjà. Il espérait tellement... Puis Mikkel partit. S'enfuit. Il aurait pu le rattraper s'il avait été en meilleure forme. Là, il lui faudrait juste espérer trouver le chemin pour sortir et ne pas crever comme une merde. Un rire tremblant quitta sa gorge alors qu'il peinait à rester debout. La douleur du mollet se faisait plus intense, préoccupant son esprit plus que nécessaire. A cause de cela, il ne perçut pas l'odeur fétiche qui se glissait dans ses narines, ni les cliquetis non loin de lui. En revanche, quand sa tête se releva pour tomber sur une... Bestiole géante au loin, il perdit les dernières couleurs qui lui restaient. Sa bouche s'assécha, ses doigts se posèrent maladroitement sur le poignard qu'il avait embarqué avec lui... Mais la bête ne semblait pas le voir. Peut-être qu'elle ne réagissait qu'aux bruits. Ou son attention était attirée autre part. Qu'importait, ce n'était pas un poignard de cette taille-là qui allait lui permettre de faire quoi que ce soit... Enfin, ça, c'était avant que son cerveau ne tilte que la bestiole était dans la même direction dans laquelle avait fui Mikkel, et que les cris ne furent perçus.

Il aurait pu être un connard. Il aurait pu le laisser tomber, lui faisant payer « l'affront » qu'il lui avait fait. Mais Orfeo ne voulait pas être de ses sorciers que Mikkel semblait haïr, qui semblait l'effrayer. Alors, il traîna sa jambe bien amoché, rassembla son courage et entreprit de courir – autant qu'il le pouvait –. Evidemment, il était rongé par la peur. Il était un être humain comme un autre, bien qu'étant passé par Darkness Falls. Il gardait ses émotions, bien qu'exacerbées par des décennies enfermées. Les mots de Mikkel ne parvinrent jamais à son esprit, trop focalisé sur la bête énorme. L'araignée creusant la phobie ancrée en lui. Il déglutit, devint aussi pâle que la mort. Il ne voulait qu'une chose : fuir, mais se fit violence. Se combattit lui-même, jusqu'à ce qu'un nouveau pas soit fait. Bruit et mouvement attirèrent la créature. Les yeux furent dardés sur lui et il ressentit sans peine la brûlure remontant l’œsophage. Heureusement qu'il n'avait rien mangé depuis un bon de temps finalement... La bête fusa dans sa direction, se préparant à attaquer... Et se stoppa net. Lentement, elle recula, sans qu'Orfeo ne fasse le moindre mouvement, et finit par disparaître entre les arbres. Comme si on la rappelait, comme si elle n'était qu'une putain d'illusions. Et l'italien était au bord de l'évanouissement. Il lui fallut quelques secondes pour se souvenir que Mikkel était non loin, à moitié perché à une branche. Il s'obligea à se mouvoir, se dirigeant vers lui, la peur toujours présente dans ses entrailles. Et si l'araignée revenait accompagnée ? Cette pensée accentua les nausées déjà bien présentes mais il parvint tout de même à trancher la toile le raccrochant en hauteur. Le corps tomba, et il lui offrit la lame pour se dépatouiller tout seul par la suite. Son dos heurta un arbre une seconde plus tard et il se laissa glisser jusqu'à s'asseoir sur le sol.

« Bordel... C'est nettement plus effrayant que tout ce que j'ai eu l'occasion de croiser jusqu'à aujourd'hui... Ou alors on est en plein cauchemar. Je préfèrerais cette seconde option. »

Sauf qu'il y avait plus de chances pour que ce soit la réalité quand même. Et ça l'emmerdait profondément que sa phobie soit ainsi dévoilée. Dans un monde où l'on cherchait à montrer la virilité et ce genre de conneries.... Un nouveau soupir quitta ses lèvres. Ses doigts se glissèrent contre sa nuque, et il tenta de contrôler le tambour dans sa tête. Une implosion qui allait réellement finir par le foutre mal. Enfin, tant que l'autre était en train de se démener avec la toile, il était peut-être un bon moment pour poser des questions...

« Qu'as-tu contre les sorciers ? Et puis sérieusement, pour manipuler les esprits avec finesse, il faut de la puissance. Je suis incapable de maintenir une illusion plus de quelques secondes, et ce n'est pas du grand art. Et merde Mikkel, t'as vu mon état ? Tu pourrais sans peine me tuer si t'en avais envie. »

Nouveau soupir, légèrement agacé. Peut-être que d'un côté, ça l'emmerdait de ne pas savoir comment contrôler ses pouvoirs. D'un autre... Il s'en était toujours moqué jusqu'ici. Il n'en avait pas besoin de survivre à ses yeux... Après, cette réaction de la part de Mikkel l'étonnait – autant que son esprit embrumé pouvait l'être –. Le silence fut rapidement brisé par sa voix plus rauque, reprenant les intonations de sa mère patrie.

« Je cherche juste à comprendre... Tu peux toujours m'envoyer faire chier après et fuir à nouveau, je ne t'en voudrais pas. »


De toute façon, il mourrait certainement si tel était le cas donc, il n'aurait pas le temps de lui en vouloir...


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The rhythm of the falls {Orfeo/Mikkel}

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