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 Sound Of Madness {Faith/Pirro}

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MessageSujet: Sound Of Madness {Faith/Pirro}   Sam 22 Déc - 11:16

Citation :
« I Created The Sound Of Madness
Wrote The Book On Pain
Somehow I'm Still Here,
To Explain,
That The Darkest Hour Never Comes In The Night
You Can Sleep With A Gun
When You Gonna Wake Up And Fight... For Yourself?
»

    La tombée de la nuit, une usine déserte. Digne d'un scénario de film d'horreur pour adolescents en mal de sensations fortes n'est ce pas ? Ce soir l'ambiance est particulière. Ce soir, l'air n'est pas seulement chargé d'électricité... il est surtout chargé d'hallucinogènes. Soumis à des illusions créés par des sorciers malveillants sans même vous en apercevoir, soumis aux mêmes fantaisies macabres. Au point de croire même vos blessures physiques réelles, et inguérissables. Les portes se verrouillent, vous êtes pris au piège. Quand on vous disait que la curiosité était un vilain défaut... Ne tentez pas de briser les vitres teintées, ce serait vous fatiguer inutilement. Il va falloir vous entraider. La Grande Faucheuse vous poursuit entre les dédales des couloirs, les machines offrant des cachettes plus ou moins salvatrices. Entendez-vous les aboiements dans les dédales de la bâtisse ? Des dizaines de Cerbères imaginaires vous pistent, avides de dévorer votre chair et de ronger vos os, histoire de faire de vous leur diner infernal. Vous en sortirez-vous ? N'ayez pas peur, les illusions sont à durée limitée, elles finiront bien par s'évaporer...
Ordre De Passage:
 


Dernière édition par THE MOCKINGJAY le Dim 23 Déc - 21:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sound Of Madness {Faith/Pirro}   Sam 22 Déc - 16:01

Orchestre excité par l’obscurité, le son de ses pas sonne comme une batterie soumis au désir malsain de son artiste. Apeuré quelque part, et pourtant pas vraiment, commençant à peine à s’inquiéter pour sa propre vie, pour sa condition. Sans le vouloir sa conscience le replonge dans les évènements qui l’ont conduit là. Toujours dans une sorte de demi-trot le visage scrutant tout autour de lui. Dire qu’il y a moins d’une heure il laissait Blue endormie pour rentrer chez lui.
Sortir de nuit seul n’est en rien étonnant pour Pirro, comme tergiverser en chemins farfelues afin de visiter la carcasse new-yorkaise. Une habitude pleine d’imprévus en somme. Seulement ce soir il a commis une erreur, se laisser aller à cette suivre cette sensation d’anxiété qui l’a saisi lorsqu’il a longé cette usine désaffectée. Non pas que l’ambiance y était propice mais quelque chose de plus profond qu’un simple sentiment humain lui a intimé de se méfier. Comme si la magie de ce lieu s’adressait à lui, peut-être qu’être sorcier lui a rendu cette perception plus propice, car il était le seul à s’être arrêté devant à en contempler la façade les mains enfouies dans les poches et le front plissé. Des groupes de gens malgré l’heure tardive continuaient leur chemin l’air de rien ou s’arrêtaient pour tanguer des suites de leur cure d’alcool.

Pirro immobile en oublia ce qu’il voulait faire en rentrant chez lui, il demeura simplement comme devant une peinture à analyser ce qu’il pouvait dans cette obscurité. Une impression que tout autour de ce bâtiment ralenti et s’obscurcit. Sa concentration n’y fait rien, aucun sort ne l’atteint pour dire que c’est une œuvre de magie. Tout ce qu’il y a de plus normal et pourtant toujours cette sensation d’anxiété intense, lui donnant des frissons dans le dos et l’incapacité de rester immobile, se balançant d’une jambe à l’autre. Un pendule obnubilé. Le naïf petit Pirro aspiré par une impression inconnue, il ne lui en fallait pas plus. Mu par sa nature inconsciente il s’engouffre dans le bâtiment. Sa mémoire s’effaçant totalement lorsque son attention est captée, il ne reste alors plus rien que son interrogation.

Comme un pantin articulé, un acteur suivant un script qu’il ne contrôle pas. L’esprit engourdi par cette sensation s’intensifiant à mesure qu’il s’engouffre dans l’immense pièce suivant la porte de l’usine. Il s’immobilise pour cesser de respirer, de penser, de réfléchir. Et passent les minutes ou peut être les heures ? Il ne le sait plus vraiment, comme inconscient de la réalité. Pourtant comme captif de son propre corps, les souvenirs de Darkness Falls reviennent farouches s’immisçant dans son esprit embué. Un bruit met fin à sa litanie.
Se mouvant encore lentement il n’évite pas le lustre qui se décroche du sol pour atterrir à ses pieds. Lustre de cristal dans une usine désaffecté, des questions sur cet endroit germent tandis qu’il prend conscience des débris de cristal sur son corps. En grande quantité ils recouvrent ses jambes, minuscules morceaux se reflétant dans la seule lumière. Celle de la Lune mystique s’immisçant à travers les fenêtres. Coulant de ce liquide qu’il sentait autrefois si souvent, le sang. Mais pas de ces infimes blessures faisant plus de peur que de mal, non de cette lame acérée qui a pris possession de son bras gauche en se plantant dans l’articulation de l’épaule. A quelques centimètres de son cou. La chaleur de la plaie laisse lentement place à la douleur qui semble lui rappeler qu’il n’est qu’un simple homme. A la sensation de cette lacération il reprend une mobilité parfaite. Le regard cherchant une cause humaine à la chute du lustre, rien ni personne n’est présent, du moins selon sa perception de mutilé.
Fermant les yeux de douleurs, il se recule alors précautionneusement du centre de la pièce, comme pour atténuer le mauvais sort qui s’est abattu sur lui sous la forme de cristal.

Sortir d’ici. Soudain la clarté d’esprit qui lui avait retiré lui revient sous le coup de 3 mots : Sortir d’ici. Accourant à la seule porte donnant sur l’extérieur il se heurte à un mur, imperturbable. Elle ne décrit aucun mouvement et seul Pirro semble agité dans cette pièce.
Apeuré il en revient à sa blessure coulant toujours à flot et le terrorisant par sa gravité. Jamais il n’avait subi de blessure si importante. Sa main droite toute entière est désormais paralysée.
Et pourtant ce qui est pire que sa douleur c’est sa solitude. Dans le sombre des bruits cauchemardesques s’enchainent, rien d’humains mais tout effrayant.
Quand soudain il remarque ce qu’il avait occulté, une personne debout immobile à l’autre bout de la pièce, au vu de sa position elle n’a pas du bougé un long moment pour qu’il ne l’a pas vu. Ou alors simplement était-il devenu aveugle également. Une silhouette fine, pas très grande mais suffisante pour le mettre au tapis dans un bras. Toute en forme… Une femme. Pirro plisse le front à nouveau afin d’habituer ses yeux à l’obscurité, quand la femme s’avance et la nature de Pirro se réveille. La capacité des sorciers à deviner la nature des autres est un don empoisonné. Dans le cas présent il sait que cette femme pour le moins réel n’a rien de commun. Il ressent cette même chose qu’avec son frère, cette aura bleuté pleine d’instinct animal. Une métamorphe. Peut être responsable de ce lustre et de ses plaies.
Une illusion ou la réalité ? Comment une illusion pourrait-elle imiter une aura ? La douleur de son bras le rappelle à la réalité de l’instant. Parcourant la jeune femme qui s’est avancé du regard. Pirro de sa naïveté maladive prend la parole, d’une voix coupé de douleur.

« C’est toi qui a fait ça ? » Intimant d’un mouvement du menton le lustre au sol.
Pirro ne peut contenir sa douleur et sa rage envers le responsable. Peu importe combien il est bon et combien il est confiant. Les douces paroles qui lui ont fait garder l’esprit en Darkness Falls reviennent comme le crédo de toute une vie Redresse-toi, ouvre les yeux ! Le vrai courage c’est la prudence, mais n’hésite surtout pas à tuer. Le sang n’est qu’une langue pour ceux incapables de parler. Toi, tu es bilingue Pirro.
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Sound Of Madness {Faith/Pirro}   Lun 24 Déc - 10:32

Un tintement de clefs, le bruit d’une porte qui claque un peu trop fort puis celui du verrou annonçant la fermeture définitive du cabinet vétérinaire. Travailler tard était dans ses habitudes, prendre soin de « ses petits malades » comme elle les appelait affectueusement ne lui coûtait aucun effort et les journées passaient vite. Trop vite vu l’heure qu’il était. Traîner dans les rues à de pareilles heures en sachant quelles sortes de créatures arpentaient les allées de New-York en ces jours sombres relevait de l’imprudence la plus totale. Mais happée une fois de plus par son travail, elle n’avait pas vu le temps passer et Chronos s’était habilement joué d’elle, transformant les secondes en minutes et les minutes en heures. La fraicheur de la nuit vint s’infiltrer entre les pans de son manteau, la forçant à le boutonner soigneusement tout en s’élançant d’un pas rapide en direction de son appartement. La distance entre son lieu de travail et son domicile devenait franchement problématique et le gouvernement ne semblait pas disposer à lui assigner une résidence plus proche. Son petit doigt lui disait que faire jouer certaines relations lui seraient utiles dans sa requête, mais Faith refusait de rentrer dans ce genre de jeu. Elle préférait dépendre le moins possible des faveurs des autres. Et Dieu sait que certains étaient prêts à lui en accorder contre ses faveurs à elle. Cette pensée lui tira l’ombre d’un sourire. Un sourire doux-amer face à l’ironie de sa situation. Son apparence lui avait joué beaucoup de tours au court de sa courte existence, attirante, repoussante, irrésistible… Le reflet du miroir lui-même semblait se moquer d’elle. Arrivée au bout de l’immense avenue où se tenait son cabinet, la frêle silhouette hésita, pliant sous une bourrasque de vent un peu plus importante que la dernière.
Il était vraiment tard et une certaine fatigue commençait à poindre, ce qui pouvait l’inciter à vouloir prendre un raccourci. Cependant, le-dit raccourci passait par des allées plus sombres et moins fréquentées, ce qui signifiait un risque accru de faire de mauvaises rencontres. Son hésitation, fut de courte durée face à l’involontaire interruption qu’un long bâillement fit à sa réflexion. Elle opterait donc pour le chemin le plus court. Prenant une ruelle plus étroite sur sa gauche, elle accéléra encore le pas, en route vers une destination qu’elle allait sûrement regretter d’avoir prise. Le chemin choisit passait devant une usine désaffectée particulièrement lugubre. La silhouette disgracieuse du bâtiment se découpait d’ailleurs déjà à l’horizon. Cette simple vision déclencha une série de frissons de mauvais augure le long de la nuque de la jeune femme. Maudissant sa soudaine couardise, elle se força à quitter le trottoir pour examiner de plus près la bâtisse à travers l’ouverture dentelée d’une fenêtre brisée de l’intérieur par elle ne savait quelle force. Évidemment la pénombre régnait à l’intérieur, pourtant, en plissant les paupières il lui sembla apercevoir une lueur flotter au coin de l’immense couloir sur lequel la fenêtre donnait. A cet instant et alors même que sa conscience lui criait de rebrousser chemin, Faith sut qu’elle se devait d’explorer le bâtiment, ne serait-ce que pour comprendre d’où provenait cette lumière. Au moment où elle contournait le mur qui lui faisait face pour prendre l’entrée principale elle sentit un léger picotement le long de ses avant-bras. Ultime alarme face au danger imminent. Mais il était trop tard pour reculer, quelque chose au plus profond de son être, ce même esprit malin qui la poussait à séduire et provoquer parfois, refusait de reculer devant la peur irrationnelle que lui provoquait la simple vue de l’usine ce soir précisément.
Elle traversa d’immenses pièces vides que ses pas emplissaient d’échos tout en déplaçant la poussière accumulée au sol. Soudain elle la vit. La lueur qui avait attirée son attention en premier lieu se tenait à quelques mètres d’elle. Cela semblait grossir à vu d’œil. Lorsque Faith compris ce que s’était réellement, il était trop tard. Le feu. Ce qui ressemblait à une luciole, une flammèche, de dehors s’avérait être un immense brasier. Sans qu’elle ne s’en aperçoive, à la manière d’un esprit malin, les flammes l’avaient contournée pour mieux la cerner. Très vite, elle se trouva acculée à un mur. Une odeur de souffre lui monta aux narines, tentant tant bien que mal de se protéger des fumées toxiques exhalées par la fournaise infernale, elle avait dénoué son écharpe et portée à sa bouche afin de respirer à travers le tissu. Une chaleur épouvantable se dégageait des flammes qui léchaient en ronronnant les autres parois de la salle. L’esprit de la jeune femme fonctionnait à toute vitesse, tentant de trouver une échappatoire avant même de chercher à comprendre comment tout cela avait pu se produire aussi vite. Elle se souvint alors qu’elle transportait avec elle deux bouteilles d’eau minérales, courses sommaires qu’elle avait oublié de déposer au cabinet avant de le quitter. Retirant son manteau, elle entreprit de l’arroser copieusement à l’aide de celles-ci puis l’enroula tant bien que mal autour de sa personne. Elle prit une mince inspiration et entreprit d’oublier quel maigre bouclier cela représentait face aux flammes, prenant soin de plaquer son visage contre le col détrempé du vêtement elle avança subitement là où les flammes lui semblaient les moins hautes. Une brûlure intolérable courut le long de son bras, lui arrachant un hurlement de douleur. Une larme roula sur sa joue sous l’effet conjugué de la chaleur et de la douleur. Le manteau glissa à terre. Elle se trouvait désormais au centre de la pièce, dans un cercle visiblement épargné des flammes. Ses yeux tombèrent sur sa manche entièrement brûlée jusqu’au coude, laissant voir sa peau à vif. La douleur semblait plus intense encore maintenant qu’elle était soustraite à la douleur du feu. Instinctivement, la main qui n’avait pas été touchée, la gauche, se pressa contre sa joue droite puis la gauche à la recherche de traces indélébiles, mais rien. Seul son bras était mutilé, pour l’instant. Serrant les dents elle entreprenait d’analyser la situation lorsqu’une voix masculine qui semblait surgir de nulle part s’adressa à elle. Faith leva les yeux vers la haute silhouette qui se tendait vers elle, menaçante.


« C’est toi qui a fait ça ? »

L’individu lui désigna un point invisible au milieu des flammes du menton. Elle secoua bravement la tête, et prit une longue inspiration avant de répondre d’une voix que la douleur rendait rauque :

« L’incendie avait déjà commencé quand je suis arrivée, je ne sais pas pourquoi je suis entrée… »

Son regard se posa de nouveau sur son bras droit, qu’elle tenait raide, soutenu par sa main gauche en dessous du coude ; puis repartit en direction de l’inconnu. Aucune trace de brûlure ni sur ses vêtements ni sur son visage. Elle recula d’un pas, le détaillant avec méfiance. C’est à cet instant qu’un bruit infernal retentit dans la pièce, un bruit qui n’avait rien d’humain…
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MessageSujet: Re: Sound Of Madness {Faith/Pirro}   Dim 30 Déc - 21:00


Plus la douleur le lance, plus il a du mal à se concentrer sur ce qui l’entoure. Comme un animal obnubilé par son propre sort, au point d’occulter l’étrangeté de la situation. Un débris dans l’épaule, le bras paralysé et pourtant douloureux, le sang coule dans le seul bruit parvenant à ses oreilles. Une goutte tombant au sol rejoindre ses sœurs à intervalle régulier. Rien ne trouble le funeste rythme installé par ce sont, si ce n’est la respiration de Pirro. Cette respiration si expressive qui s’accélère, se retient et se relâche à chaque élancement. Avoir tenté de déplacer une porte immobile lui a couté des forces. Peut-être celles qui lui auraient fallu pour utiliser un sort et sortir d’ici. Seulement une main immobile réduit considérablement la capacité d’utiliser la magie. Comme une cuisiner manchot, un footballeur estropié… Souriant à ses stupides métaphores Pirro en oublie quelques secondes la douleur et la présence face à lui.
Une femme, debout s’est rapprochée pour devenir tout à fait clair. Pirro la dévisage, il l’envisage comme une alternative pour sa survie. Elle a parlé d’un incendie, or la seule flamme présente ici est celle qui lui brule le bras jusqu’à l’âme. Peut-être est-elle folle et a-t-elle organisé toute cette folie. Elle se tient le bras comme s’il était entravé, pourtant rien n’est visible. Une psychopathe cherchant à lui nuire ? Parce qu’il fait du gouvernement ? Ou alors parce qu’il est magicien ? Elle est menue, son physique est tout ce qu’il y a de plus normal, aucun muscle dû à un entrainement spécifique n’est visible. Son visage est d’une simplicité séduisante, brune aux yeux bruns tout de plus commun.
Et pourtant une note de fierté dans le regard le pousse à croire à ses paroles. Elle a l’air franche et pas folle. Elle croit donc qu’il y a un feu ici. Alors que rien ne vient le réchauffer au contraire.
Elle s’est arrêté à quelques centimètres du lustre fracassé au sol et pourtant sans jamais y porter un regard… Les choses s’imbriquent dans l’esprit de Pirro qui marmonne son raisonnement comme un aliéné tenant son bras comme une bouée.
« Elle a l’air paumée et pas savoir pourquoi elle est entrée ici. Une force l’a attiré surement comme moi… Je ne vois pas de feu, et elle ne semble pas voir de lustre… Ça serait donc des illusions croisées dû à une force attractive dans ce bâtiment ? »
Relevant rapidement la tête vers l’inconnue, Pirro ouvre la bouche dans une grimace du à son mouvement trop rapide. Il va poser les questions nécessaires afin d’éclaircir la situation. Avant qu’aucun son ne puisse sortir de sa bouche un cri venu d’outre-tombe rompt le silence qui s’était installé. Pas vraiment un cri, pas vraiment un bruit sourd, pas vraiment humain, pas vraiment rassurant…
Les yeux exorbités et l’oreille tendue l’un comme l’autre cherche la source de ce son étranger. Comme une plainte hurlée d’un mort du fin fond de sa tombe, un animal blessé et appelant à la mort… Rien de vraiment réel. La femme face à lui semble tout aussi effrayé qu’il l’est, regardant autour d’elle également à la recherche de sa source, comme pour la localiser et ensuite mettre la plus grande distance entre son origine et elle.
« Je m’appelle Pirro, je ne pense pas que tu comprennes ce que je vais dire mais tant pis. Je vois aucun feu, et toi tu sembles pas voir le lustre là. En plus tu te tiens le bras comme s’il était blessé or je vois rien. C’est surement une putain d’illusion. Et ce cri je prie pour que ça en soit aussi. Sinon on est mal, j’ai pas réussi à sortir d’ici et je ressens une autre présence. Peut-être un coup de mon imagination mais en tout cas c’est puissant et pas très accueillant. »
Lui souriant, Pirro attend qu’elle comprenne où il veut en venir. Reculant vers le fond de la pièce il l’entraine au pied d’un mur entre deux coins de cette immense pièce. En cas d’attaque ils verront l’ennemi venir et ne seront pas coincé.
« Tu as une idée pour sortir d’ici ? Ta nature peut être nous aider ? » Faisant clairement allusion à son hôte, Pirro tente de deviner qui peut bien être l’être élisant domicile dans le corps de cette femme. Car elle est clairement possédée par quelque chose de grand, elle possède une double aura phénoménale. L’idée de se faire aider par la seconde nature de cette femme dont le nom lui est encore inconnue est aussi dangereux que risqué, mais la magie semble les piéger ici alors en user pour sortir le serait encore plus. A moins bien sûr de trouver la source de tout ceci, la personne responsable.
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MessageSujet: Re: Sound Of Madness {Faith/Pirro}   Jeu 3 Jan - 23:43

La lueur des flammes les entourant dansait sur leurs visages, dessinant ça et là d’inquiétantes ombres sur leurs joues creusés par la frayeur. Profitant de leur nouvelle proximité pour examiner l’étranger plus attentivement, elle se détendit quelque peu en découvrant que le même masque de peur et d’incompréhension figeait ses traits. La surprise et la peur qu’elle lisait sur le visage de l’homme qui lui faisait face était alors le meilleur gage d’honnêteté qu’il puisse lui offrir. Elle ne parvenait pourtant pas à lui accorder son entière confiance, la situation présente, tout comme les derniers mois avait jeté un voile trouble sur son futur, poussant la jeune femme à se méfier davantage encore de son prochain. Si elle voulait bien accepter l’idée qu’il ne soit pas à l’origine des malheurs qui la touchait, Faith ne perdait pas de vue l’éventualité suivant laquelle l’homme qu’elle scrutait attentivement puisse représenter un danger pour sa vie. Le monde était fou bien avant Darkness Falls, l’homme ne pardonne aucune faiblesse aux siens, pas même celles qui ne peuvent s’effacer et encore moins les séquelles physiques que toute la science de la médecine ne parviennent à estomper. En agissant comme si la laideur des apparences traduisait forcément celle de l’âme, l’humanité révélait l’étendu de sa cruauté aux victimes de cet ostracisme injuste. Face à de telles constations, les récents événements ne semblaient être qu’une vulgaire mise en lumière d’un phénomène soigneusement dissimulé voire volontairement occulté par l’incomparable mauvaise foi propre à cette espèce. Les jeux, la répression, la faim et la misère ; rien n’était parvenu à arracher ne serait-ce que le plus petit signe de stupéfaction à la plus jeune des enfants Ziegler. Les débuts de sa vie d’adulte s’étaient suffisamment trouvés pavés des mauvaises intentions de ses semblables pour qu’elle se permette désormais d’accorder le bénéfice du doute aux autres à la première rencontre.

Les conditions ne semblaient, au premier abord, pas vraiment jouer en faveur du jeune homme. Il lui avait parut surgir de nulle part si bien que si la jeune femme avait poursuivit sa course de quelques mètres, elle l’aurait sûrement percuté avant de réaliser qu’une autre personne était présente. Cependant le grondement des flammes pouvait parfaitement avoir étouffé le bruit de ses pas et la pénombre zébrée de lueurs orange transformait de larges pans de la pièce en troublants mirages de machines et portes se tordant au rythme des flammes. Défiance se muant peu à peu en de la curiosité teintée de suspicion. Son regard parcourut la silhouette masculine de son regard pénétrant. Il était grand, la surplombant d’une bonne tête et l’espace d’un instant, une part d’elle-même apprécia l’harmonie de ses traits malgré le rictus de souffrance venant légèrement tordre ses lèvres charnues et froncer son nez. Souffrance ? Tiens, le souvenir de n’avoir constaté aucune trace de blessure lors de sa première observation lui revenait pourtant. Une main pensive vint se perdre dans le désordre de ses boucles brunes tandis que ses yeux se posaient lentement, comme dans un rêve, sur le bras inerte de son compagnon d’infortune. Son membre prenait un angle étrange, miroir troublant de l’angle que prenait son propre bras. Elle laissa le silence s’installer, visiblement interdite. Dans quels ennuis s’était elle encore fourrée ? L’adrénaline refluait tandis que les battements de son cœur reprenaient un rythme normal, maintenant qu’elle n’était plus en mouvement ses capacités de réflexion se retrouvaient de nouveau mobilisées. Une chape d’angoisse s’abattit sur les épaules de la jeune femme au moment où elle réalisait l’étendue de la gravité de leur situation, l’atmosphère dans laquelle ils baignaient avait quelque chose de résolument singulier, une saveur qui lui était vaguement familière sans qu’elle ne puisse mettre un mot sur ce sentiment.
Des paroles jaillirent de nouveau dans la chaleur infernale de la pièce dont ils étaient prisonniers. Face aux élucubrations proférées par l’inconnue d’une voix où il lui semblait entendre percer un brin d’hystérie, l’un des sourcils de la jeune femme produisit un fin arc de cercle brun, signe involontaire de sa perplexité. Soit la chaleur et le monoxyde de carbone commençaient sérieusement à lui monter à la tête soit le type en question venait tout droit de l’asile. Aucune autre explication plausible ne lui venait à l’esprit à l’instant présent. Le monologue de son compagnon fut interrompu par un son autrement plus inquiétant, qui n’avait absolument rien de comparable avec tous les cris, humains comme animaux, qu’elle ait déjà entendu. Sous l’impulsion de son instinct, elle se rapprocha du jeune homme comme pour se placer sous sa protection face à un ennemi commun et invisible dont la plainte stridente venait de lui glacer les os jusqu’à la moelle. Peu importait le degré de folie dont elle soupçonnait son compagnon d’être atteint à cet instant car la certitude qu’ils devaient s’unir contre la nuisance qui peuplait cette sombre nuit l’emportait sur toute autre considération.


« Je m’appelle Pirro, je ne pense pas que tu comprennes ce que je vais dire mais tant pis. Je vois aucun feu, et toi tu sembles pas voir le lustre là. En plus tu te tiens le bras comme s’il était blessé or je vois rien. C’est surement une putain d’illusion. Et ce cri je prie pour que ça en soit aussi. Sinon on est mal, j’ai pas réussi à sortir d’ici et je ressens une autre présence. Peut-être un coup de mon imagination mais en tout cas c’est puissant et pas très accueillant. »

Une fois de plus, Faith ne comprit pas la totalité de l’étrange déclaration, du moins pas immédiatement. Il affirmait ne voir aucun feu, pas plus que de blessures sur son bras dont la douleur paraissait paradoxalement encore plus lancinante qu’auparavant. Comment pouvait-il envisager ce purgatoire enflammé comme une illusion ? Détaillant une fois de plus ces vêtements absolument dépourvus de toute trace de calcination, la jeune femme sentit pourtant un doute naître en elle. Un doute suffisant pour dresser des barrières mentales dans son esprit peu accoutumé à ce genre d’attaques. Une vague de chaleur se répandit entre ses deux tempes tandis qu’un coup de pouce surnaturel vînt donner un nouveau sens aux paroles de ce Pirro. Aux tréfonds de l’esprit de la jeune femme, la déesse esquissa un mince sourire tandis qu’elle entreprenait de débarrasser son hôte de l’illusion dont elle était la proie. Sa manche était intacte bien qu’une pointe de douleur poursuivait son chemin le long de son avant-bras qu’elle devinait pourtant intact. Faith ferma les yeux et inspira doucement, misant sur l’éloquence du jeune homme pour finir de se persuader que les flammes faisaient partie d’un vaste sortilège. Lorsque ses paupières se desserrèrent, l’incendie avait disparu un mince cri de joie mêlée de surprise s’échappa des lèvres de la jeune vétérinaire. A peine eut elle le temps de savourer cette menue victoire que son nouvel allié la saisissait par le bras afin de l’attirer vers un pan de mur, manifestement pour les rendre moins vulnérables à toute attaque éventuelle. Elle expira de nouveau avant de prendre la parole.

« Faith… Mon nom est Faith et je ne vois pas à quoi tu fais allusion lorsque tu parles de ma nature. Je ne suis pas sûre de comprendre tout ce qui se passe ici, visiblement tu es mieux renseigné que moi. » Elle laissa le silence s’infiltrer de nouveau entre eux avant de reprendre. « Cela peut paraître stupide, mais les fenêtres pourraient être la meilleure solution pour s’en sortir. »
D’un doigt légèrement tremblant elle désigna une lucarne d’où brillait vaguement la lueur pâle d’une demi-lune de l’autre bout de l’immense pièce. « Si on parvenait à la briser et à se hisser de l’autre côté… »
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Sound Of Madness {Faith/Pirro}

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