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  If you die... {part two} (ft.Armstrong²)

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MessageSujet: If you die... {part two} (ft.Armstrong²)   Lun 24 Oct - 18:02


Je me redresse soudain, en sursaut, incapable d’entièrement me souvenir des dernières heures. C’est mon lit, ma chambre, mon hôtel. Et j’ignore totalement comment je suis arrivée ici. Des fragments de souvenir envahissent mon esprit à peine éveillé et c’est la douleur, qui se rappelle à moi en premier. Par réflexe, j’amène mes mains sur mon ventre, là où la plaie n’est pas entièrement refermée. L’argent a été extrait, mais est resté suffisamment longtemps dans ma chair pour laisser quelques séquelles, qui mettront plusieurs heures voire jours à disparaître. Néanmoins je ne souffre plus autant… Physiquement. A chaque seconde qui passe, mon esprit s’affute, retrouve pied et se remémore les évènements passés dans le bureau de Luke… Non de Windsor. L’horreur de son acte me choque, moi qui fait pourtant pire chaque jour. Ce n’est pas tant le meurtre qui me pose souci, mais bien son réalisateur. Ce n’est pas lui. L’homme que j’aimais, que… j’aime, n’est pas un tueur et surtout pas avide de vengeance sanglante. C’est mon rayon. Je suis le bras armé du roi des mots. Ce n’est pas son rôle ni sa nature que de se mouiller les mains. Ses attaques sont psychologiques, bien plus dévastatrices. Mon Luke est ce type d’homme, qui n’a pas besoin de bouger un cil pour faire souffrir. L’homme que j’ai vu à l’œuvre plus tôt, n’est pas mon Luke. Ce n’est pas celui que je connais. Luke est mort.

C’est cette pensée qui tourne en boucle dans mon esprit, qui embrouille ma tête et fait palpiter mon cœur trop ardemment. Mes souvenirs de la journée passée semblent s’arrêter après cette scène qui a dévasté mon âme sans lui laisser le moindre répit. Le reste s’est écoulé dans un flou duquel je ne parviens pas à démêler le vrai du faux. La voiture de luxe, ma tête sur ses genoux, sa main contre ma peau fiévreuse ou bien ses mots, si incertains. Tout cela ressemble bien plus à un rêve que la réalité, je dois néanmoins en avoir le cœur net. Peu pudique, j’enfile une nuisette rouge que je recouvre d’un fin déshabillé noir avant de quitter ma chambre, à la recherche de ceux qui se sont occupés de moi. Je ne tarde pas à tomber sur mon acolyte, Zeke, qui m’impose sa face inquiète, que je trouve attendrissante malgré le côté niais de la situation. « Raconte moi ce qu’il s’est passé. Mon attention était défectueuse et je veux être certaine d’être au courant de tout. » Il hésite. Je le sens dans son regard ainsi que dans son attitude. Probablement sait il que quelque chose ne va pas me plaire alors il n’ose pas, mais je le force, d’un regard noir, à tout déballer. S’il s’impressionne peu, habituellement, de mes crises de colère, cette fois il soupire et finit par tout me dire. « T’étais dans les bras d’ce type. Windsor. T’étais blessée, j’ai demandé à Mick de prendre soin d’toi. Et… Je savais pas quoi faire du ministre. Je savais pas s’il était responsable ou pas. Je savais pas si tu voudrais lui parler ou pas. Alors je l’ai fait enfermer au sous sol. Il est attaché. Mick l’a soigné après avoir extrait l’argent de ton organisme. Enfin… Plus ou moins. Disons qu’il saigne plus quoi. »

Chaque mot alimente une fureur qui ne tarde pas à devenir visible sur mon faciès fatigué par la blessure. Que la confiance n’ait pas été accordé à mon époux, je peux le concevoir. Que personne n’ait daigné lui offrir une chambre, quitte à l’enfermer dedans, ça me met hors de moi. C’est pourtant d’un ton calme que je finis par reprendre. « Windsor Armstrong, doit, systématiquement bénéficier d’un traitement de luxe. La prochaine fois je ne serais pas aussi clémente. » Je le traite comme le moindre de mes subalternes. Ca l’énerve, je l’infantilise et je compte bien jouer sur ça pour le punir, plutôt que d’utiliser mes techniques habituelles. Sans rien ajouter, je finis par lui tourner le dos et ne lui accorde plus aucune attention. Je suis de toute façon, entièrement concentrée sur ce qui m’attend en bas. Sur qui m’attend en bas.

Bientôt devant la porte de ce qui me sert de cachot, je pose le front sur le bois humide et prend une grande respiration pour m’imposer un visage neutre de toute émotion. Il me faut plus de temps qu’estimé, je n’ouvre la porte qu’au bout de quelques minutes. Mes pieds nus foulent les pierres froides du sous sol de mon hôtel, alors que mes yeux se posent finalement sur lui. Mon cœur loupe un battement, deux battements, avant de reprendre une course affolée qui énerve mes sens et réveille la douleur physique, qui fini par s’associer à celle de mon esprit qui gamberge. Plusieurs secondes, je l’observe, me remémore la scène dans le bureau, qui m’a empli d’horreur alors et qui continue à me blesser durement. « Que tu as changé mon amour… Je ne l’ai jamais cru jusqu’ici… Force est pourtant de constater que je suis plus mariée à l’homme de ma vie. » Le murmure m’échappe et ne parvient probablement pas à son oreille. Je suis trop loin et parle trop faiblement, néanmoins le dire à haute voix me permet de mieux constater la réalité. Ce n’est plus qu’une chimère, enfin éloignée. Luke n’existe plus. Il m’est donc plus facile de m’approcher pour passer mes doigts fins dans ses cheveux, en une caresse douce, qui se transforme néanmoins en poigne lorsque je tire pour le forcer à me regarder. « Le jeu est terminé Armstrong. Tu as perdu ! » Mon ton se veut dur, mon corps se veut coriace, quand mon regard s’impose avec cruauté. Seul mon cœur dément tout cela, en battant la chamade, néanmoins accompagné de ma main, qui se brûle de ce contact pourtant anodin…

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MessageSujet: Re: If you die... {part two} (ft.Armstrong²)   Mar 25 Oct - 0:11

Tel le corps qui comble chaque vide laissé par un organe manquant, la personnalité de Windsor se façonne. A moins que ce ne soit celle de Luke. Peut être les deux. Le brouillard navigue dans son esprit, prend possession de ses incertitudes, de ses doutes et, inévitablement de ses craintes. Nombreuses sont elles à vibrer en lui au son d’une mélodie brisée, celle de ce prénom énoncé par sa bouche. Elle qui se devait d’être la gardienne de l’homme qu’il était sans vouloir totalement se l’avouer. Il voulait la briser. La briser comme l’aurait fait Luke bien que celui-ci n’aurait jamais pu s’atteler à cette tache. C’est bien ici que se trouble le risible de l’histoire, à vouloir se convaincre d’être devenu un ordre pour la détruire, ce n’est que lui qui s’est éveillé pour blanchir la noirceur de cette ambition. Pourtant ça ne lui suffit pas. Rien ne suffit à cet homme qui s’est toujours empressé d’obtenir tout ce qu’il désirait. Savoirs, pouvoirs, contrôles, terres, femmes. Alors qu’au final, la seule capable de le sauver et de le détruire est justement celle qu’il convoite et désir depuis des siècles à présent. De l’étrangeté de ses nuits aux vives et chaudes couleurs de DF aux journées sans odeur, sans couleur de son errance décadente, elle était là. Nappée sous une ombrelle de velours, attisant ses pensées dans un sens comme dans l’ombre. Elle a su s’arguer de le faire vibrer de 1000 façons sans qu’il n’y puisse rien. Marionnettiste d’une étincelle brillante, farouche et chatoyante, a quel moment est-il devenu la marionnette de l’étincelle ? Etincelle devenue flamme. Flamme devenu foyer que le chasseur a voulu détruire puis retrouver. Inlassablement oscillant rêve, illusion et dégout. Que la lame perce son corps encore et encore. Que les jours sans fins de DF nourrissent ses excès, ses nuits, ses craintes, ses désirs inavoués. Et la femme allongée contre lui ne semble en rien affaibli par l’attaque mais davantage par la découverte de ce qu’il est devenu. Si l’inquiétude ne palpitait pas dans son cœur, il jubilerait d’une telle situation mais rien de tout cela ne fait sens pour le Ministre. Cette situation ne l’enchante pas mais le brûle comme ce contact avec l’épiderme de sa femme alors que celle-ci vient d’imposer une forme de divorce qui n’avait jamais autant pris place entre eux. Même la mort n’aurait rien pu y faire.

Les deux pièces sont pourtant là, collées l’une à l’autre. Elles ont été polies et façonnées par chacun d’eux pour ne pouvoir se vendre que par paire. Indiscutablement, l’attraction se nappe d’une ferveur dérangeante alors que Windsor lutte pour reprendre pied là où il a clairement chuté. Encore une fois. Il s’est brisé de ses propres croyances. Il s’est leurré en se sentant apte à détruire sa vie alors que son emprunte était encore clairement apposé sur son être. Et c’est certainement pour cela, que ni Luke ni Windsor ne peuvent se résoudre à l’abandonner. Qu’importe son désir à elle de le faire alors qu’elle a su à plusieurs reprises se perdre dans leur jeu. Les notes de leur mélodie sont hésitantes, brusques, parfois manquantes à mesure que le débat s’installe dans un corps blessé. Le ministre passe une main contre son flanc puis sa cuisse et en trouve déjà trop de sang. Sa vue se brouille pour s’accorder à son esprit. Les images valsent autour de lui avec ardeurs, se rappellent à ses prunelles comme des promesses avortées, celles-ci disparaissent dans une pluie de cendre écarlate. Cette même couleur qui enfonçait l’enfer dans sa pire robe. Un instant il lui semble que son être procède à un effacement massif de donnée, un lâcher prise qu’une part de lui se refuse de faire. Ses yeux s’agitent dans le confort de ses prunelles, il tousse, crache du sang et s’éveille lorsque la voiture s’arrête. Difficilement le chasseur tire sa femme, la porte de nouveau. D’une voix faible mais autoritaire, il ordonne à son chauffeur de l’attendre et de faire le nécessaire s’il ne revenait pas d’ici 36h.

Pour les avoir grimpés à de nombreuses reprises, le ministre n’avait jamais remarqué à quel point il y en avait, des marches. Un grognement fait écho à l’ouverture de la porte. Dans un ultime effort, il s’approche d’un des hommes de sécurité. Celui-ci s’empresse de récupérer sa patronne, non sans donner un coup de pied à Windsor qui jure tout en s’échouant sur le sol. Le ralentie fait peine à voir. Au sol, le voila à terre. Son sang s’écoule encore un peu. Le flux n’est pas exceptionnel mais les minutes rendent cela plus dangereux. Mais lui, il constate le plafond. L’ouvrage le fascine un instant. Ce bâtiment leur ressemble tellement. Les Armstrong aimaient la beauté quitte à l’acquérir de manière bien moins appréciable visuellement. L’architecture de cette pièce, les ornements, les peintures… tout ressemblait à cette époque révolue. Un bref instant, avant que des hommes ne l’attrapent pour le trainer tel un vulgaire ivrogne, le ministre voit au travers des yeux de sa femme. A cette époque où elle n’était rien pour le monde et où le plafond était le seul décor qu’elle pouvait toucher. L’époque où elle devait rêver de toucher le ciel sans l’apercevoir de sa plus grande majestueuse. L’époque où c’était elle qu’on trainait au sol tel l’immondice qu’elle représentait pour le monde. Cette erreur de la nature. Loin de lui accorder le réconfort d’un instant de paix ou une lueur de compassion cela l’anime d’une douleur rageuse. Douleur d’être de nouveau destitué de sa place. Une place qu’il a toujours considéré de droit. Et encore une fois son visage s’impose comme la cause de ce tourment, de cette situation, de ce sentiment. Elle est une nouvelle fois l’arme et semble se destituer du remède. Sa conscience disparait alors sous un nuage de coups apporté par une lame bien plus tranchante que 1000 couteaux. Cette lame gravée de son prénom. Marie.

Sa femme brise chaque recoin de l’univers qu’il s’était de nouveau façonné. A présent ligoté sur une chaise, son souffle a du mal à s’extirper de sa bouche. Une grimace s’applique sur ses traits en sentant ses blessures. Amer rappel des heures passées et des heures à venir. Le voici dans une cage. Une cage. Lui. Windsor. Lui. Un ministre. Lui. Son époux. La colère n’a pas le temps de s’immiscer que déjà la rage récupère le trône. L’inquiétude pour sa femme disparait alors derrière un brouillard de doléances auquel il s’agrippe avec force. La haine. Il a besoin de la haine et non de l’amour qui dessine chaque courbe de sa femme dans son esprit. Elle est sa vie. Elle est la deuxième face de sa pièce, l’aimant si nécessaire à sa survie mais elle est surtout son poison. Corrosif malgré son gout succulent. Elle est leurre d’un souffle de vie. Une résurgence de ce qui devrait plus exister, ni dans ce monde, ni en enfer, ni dans ses fibres. Marie n’est rien. Une pierre. Un maudit caillou sur lequel il est dangereux de marcher. Un caillou brulant, incandescent. Il le sait mais son âme s’étire vers la confirmation de sa jumelle, vers les battements de son cœur. Cet organe qui n’a de cesse de faire vibrer ses entrailles depuis des siècles. Le temps ne veut pas éradiquer ce qu’il a façonné de ses doigts aguerris. Et pour cela Windsor la haine d’autant plus. Le contrôle. Il ne cherche que cela. Le contrôle. Sur sa vie. Sur ses rêves. Sur ses nuits. Sur ses points. Sur ses sentiments. Sur Marie. Pourtant il sait n’avoir jamais réellement eu d’emprise sur elle, pas totalement puisqu’il se laissait lui-même polir sous ses doigts délicats et aguerris. Pendant qu’il en faisait son arme, elle en faisait un roi. Un roi jusqu’à ce qu’elle s’autorise à brûler son trône. Puis une fois encore, lorsqu’elle foule le sol de sa geôle, Windsor rate un battement tout en sentant la lame percer son cœur. Une douloureuse contracte lors d’un sursaut vibrant d’un amour sincère. Une plaie à l’âme. Et le vide disparait, l’esprit trouve refuge en un personnage sûr de lui. Le maitre du jeu. Celui sûr ne s’extirpe de son inconscience qu’en ressentant l’électricité du touché de sa femme.

Tel des poignards dansant, jouant avec l’adverse, ses prunelles se posent dans ses jumelles. Le ministre se persuade. Investie l’illusion du contrôle pendant que ses poings se resserrent derrière son dos. La balance n’est plus équilibrée. L’ensemble ne tient qu’à un fil qu’il tente d’entretenir pour la briser. Oui. La briser comme elle le brise depuis ce premier coup de couteau. Luke. Rede. Windsor. Tous le savent, tous le sentent, tous le lisent dans chaque fibre de ce corps usé et frénétique : ils ne peuvent exister qu’ensemble. L’électricité à chaque souffle de l’autre. La chaleur à chaque présence. Les souvenirs au détour d’un regard. Le besoin de fuir la proximité pour s’octroyer le luxe d’un semblant de contrôle. Tout ceci n’est que la chorégraphie allant de paire avec une mélodie bien plus ancienne que ce monde. Et s’ils l’ont tous compris malgré eu, l’être face à elle ne peut se permettre de perdre le contrôle une énième fois. Pas pour elle. Pas avec elle. Elle est sa vie. Il est sa vie. Elle est sa mort. Il est son fardeau puisque la mort ne pourra lui être donnée de ses mains.

Marie ne comprend pas. Elle ne voit pas. Ne sent pas. Et en cela, malgré elle, Marie perdra. A vouloir détruire ce qui ne peut être détruit, elle ne peut qu’attiser l’obscurité naissante de leur relation, cette part d’ombre qui pollue une réalité, un amour, un cœur, un être humain. « Tes yeux sont obscurcies Mon Amour. A bien des égards, cette situation réveille une toute autre continuité à notre jeu… » Et son sourire s’étend avec une intensité retrouvée bien que sur des minutes comptées. Il s’approche, enfonce son regard dans celui de sa femme, mélange son souffle au sien. « Luke est mort par tes soins… n’es-tu pas curieuse de faire l’amour avec le monstre que tu as façonné de tes mains souillées ? » Flottement. Le silence règle puis il recule le visage avec ce même sourire rajoutant une étincelle dans un regard qui n’a appartenu qu’à Rede. Un rire narquois s’échappe. « La pierre est devenu joyau. Le joyau a brisé le saphir. Le saphir est passé pierre. Le jeu ne sera jamais fini. Nous sommes la même pièce. Tu es mienne. Je suis tien. Le feu brûle et nous brûlera encore. Toujours. »


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MessageSujet: Re: If you die... {part two} (ft.Armstrong²)   Dim 6 Nov - 23:16


Mes doigts tremblent soudain dans sa chevelure, perdent un peu leur prise, que je m’empresse de raffermir, de peur de perdre le peu d’ascendant que je possède sur lui à cette seconde. Je n’aurais pas du le toucher, je n’aurais pas du m’approcher autant. Sa présence si proche réveille des instincts toujours plus vifs après les derniers évènements. Cet homme n’est plus mon époux, cela est une certitude, mais il reste néanmoins cet homme qui a partagé tant de ma vie. Celui qui m’a éveillée et transformé en sa meilleure arme. Je suis la face cachée de son être. C’est ce qui me chagrine tant finalement. S’il est devenu le monstre que j’ai cru apercevoir, quelle utilité peut-il y avoir pour moi maintenant. Si lui, seul, peut utiliser les deux faces de sa personne, je ne suis plus qu’un rien dans son existence. Un trophée pour orner son bras, sans plus d’importance que n’importe quelle greluche avec laquelle il a pu coucher. Mes yeux esquissent une once de peine, qui se transforme rapidement en ouragan. Ce n’est pourtant pas moi. Je ne deviens pas paranoïaque. Je ne minimise pas mon importance. Ce n’est pas moi. Et pourtant, à cette seconde, je me sens plus démunie que jamais, alors que je m’imagine une seconde dans une vie sans lui. Pas encore. Je ne veux ni ne peux me défaire de ce besoin de l’avoir à mes côtés. D’une façon ou d’une autre. Ses propos viennent balayer cet état de fait en une seconde, remplaçant la douleur de l’avoir perdu par l’agacement d’abord, puis la rage, qui vient envahir mes prunelles de son acidité. Mes dents se serrent et ma mâchoire fini par durcir un peu plus mon visage, qui se ferme à chaque seconde de ses mots de plus. Le Luke que je connais n’est pas entièrement mort. Il réside là, quelque part, dans l’âcreté de ses paroles que je voudrais lui faire avaler d’un coup bien placé.

Je n’en trouve cependant pas la force alors il continue à s’exprimer dans une provocation qui devrait être mienne. Il est pourtant à ma merci, assis et attaché sur une chaise, dans mon propre sous sol. Dame de ces lieux, je suis celle qui devrait mener la danse et lui faire subir dix mille outrages, pour tous ses discours qui n’ont qu’une seule motivation, me blesser. Mon corps se tend un peu plus et alors qu’il termine sa proposition salace, je finis par lâcher ses cheveux, dans un mouvement trop agressif pour pouvoir ensuite prétendre que je ne ressens rien. Dans mon mouvement, je lance sa tête vers l’avant et lâche un grognement de frustration à son encontre. A pas prudents, je m’éloigne de lui, de l’attraction qu’il exerce sur moi, mais me retourne d’un coup sec lorsqu’il reprend ses propos, m’offre de nouveau cette métaphore. La douleur de ce mouvement m’arrache une légère grimace, que je dissimule rapidement derrière un masque d’impassibilité J’avais l’habitude de sourire tendrement lorsqu’il me comparait à cette pierre dure, qui cachait un joyau. Seulement à cette seconde, je ne ressens plus qu’une douloureuse pique dans le cœur. Une seconde, mon regard s’éteint de nouveau, avant que je ne détourne les yeux vers un mur poisseux d’une humidité désagréable. La vue n’est pas idéale, mais tout est préférable à cet azur, qui me rend folle à chaque seconde.

Dos à lui, mains désormais posées sur le mur dégoûtant, je pousse un profond soupir, avant de me retourner vers lui de nouveau, un brin calmée par cette profonde respiration prise. « Dire que j’étais furieuse quand j’ai appris qu’il t’avait mis dans ce cachot. Pourtant, je me dis maintenant que tu as du y croiser quelques uns de tes semblables. Petit rat insignifiant. » L’insulte fuse entre mes lèvres serrées, le ton crache ces trois mots dans un mépris évident, en réponse à son sourire narquois qui me rend folle. Malgré moi, j’entre dans sa danse, répond selon ses attentes à toutes les attaques qu’il lance à mon égard. Je le connais par cœur, je sais ce qu’il cherche à faire. Pourtant attentive à chaque piège posé, j’y saute à pied joint à chaque fois, car incapable de lui offrir l’indifférence qu’il mérite pourtant. Dans un sourire, je décide donc de nouvelles règles et relègue la colère au fond d’une facétie dont je suis coutumière. « Tout n’est qu’un jeu pour toi mon amour ? Tu n’avais pourtant pas l’air amusé, lorsque je l’ai remporté une première fois. Tout comme tu n’avais pas l’air amusé à mon arrivée dans cette pièce. Ce n’est pas un jeu Windsor. Parce que tu ne t’amuses pas. Tu souffres. N’est ce pas contradictoire ? » Paupières closes une seconde, je ramène inlassablement mon regard dans le sien, avant de répondre à son défi, dans un sourire carnassier. Lentement, j’ouvre mon déshabillé, pour le laisser glisser de mes épaules. La caresse du tissu fin réveille ma peau abimée de quelques tremblements, qui amènent une chair de poule sur mes bras. Dans un chuintement, le vêtement termine à mes pieds, que je finis par bouger, dans une lenteur toujours calculée. La douleur physique est là, dans tout mon être, mais je la tais, pour m’avancer, féline, vers ma proie. Une cheville enjambe ses genoux, sur lesquels je viens m’assoir finalement. Si proche de lui… et pourtant si lointaine.

« Je ne suis plus tienne depuis des années Armstrong. Je ne suis plus tienne depuis que tu as fait d’autres femmes tiennes après moi. Je ne suis plus tienne. Je le refuse. Je t’offre mon image. Je t’offre des souvenirs. Mais je ne suis plus tienne. » Mes mains viennent enlacer sa nuque avec une justesse qui m’amène un sourire encore un peu plus moquer. « Quand à goûter la chair de ce nouveau toi… Ca ne m’intéresse pas mon cher. Tu n’es pas l’homme qui me hante et me manque. Tu n’es pas l’homme qui a subi mon courroux. Tu l’as fait disparaître dans ta quête insensée de vengeance. Si tu n’es pas capable de le faire revenir, alors tu n’es qu’inutilité. » Mon regard dur contraste avec mon sourire si doux, si moqueur et sa froideur dénote réellement avec la chaleur de mes membres sur lui.

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MessageSujet: Re: If you die... {part two} (ft.Armstrong²)   Lun 7 Nov - 21:52

Les flammes dansent alors autour d’eux. Il peut aisément les imaginer, sentir leur chaleur et leur brulure qui marque ses prunelles dans une synchronisation qui les dévore. Autrefois, ces flammes embrasés leur esprit, embrasés leur corps, embrasés leur âme. Le résultat n’en était que plus flamboyant. Aujourd’hui c’est la destruction que cela appelle. Un besoin irrépressible de se sauver en abandonnant ce qui était pourtant son souffle. Ce besoin de ressentir de nouveau une expiration qui est la sienne et non celle que créait la présence de Marie. Ce besoin d’éradiquer l’apnée vécue à une situation qui le brule depuis sa mort et ne cesse de l’incendier depuis sa survie. Il veut vivre. Vivre pour lui, loin d’elle et de son emprise. Pourtant il sait, comme ses comparses, que la réalité n’est pas celle-ci. Qu’elle soit déplaisante à leurs yeux, elle irradie par cette simple vérité : ils se sont créés. Ils sont une pièce. Un joyau. Destructeur. Explosive. Nocif. Windsor le lit dans ses yeux autant qu’il y découvre la réciproque dans son reflet. Ils sont mordus. Elle est touchée. Les mots gardent encore ce pouvoir sur elle, sur autrui. Elle qui devrait pourtant le connaitre assez bien pour évacuer tous les effets qu’il tente d’amener. Pourtant, elle s’enfonce dans sa perdition, offrant au ministre toute la satisfaction de son emprunte sur elle. La colère agrippe alors ses gestes et c’est avec violence que sa femme fait retomber la tête de Windsor. Sa réponse se fait dans un sourire vainqueur. Ses yeux se perdent rien du spectacle qu’elle lui offre. Il en profite même pour se redresser davantage. Oubliant la douleur physique. Oubliant la douleur qui nait de ce combat vain. La frustration ne parvient pas à faire sa place sur le trône de ses priorités. La rage l’assène de coup, se veut plus dominatrice, plus ascendante sur le message qui tente de se frayer un chemin. La douleur ne fait qu’attiser la haine. La douleur se mêle et ne fait aucune différence de ses causes. Comment faire la différence entre les blessures physiques, les atteintes de leur jeu, la souffrance de voir leurs souvenirs communs brûler à chaque parole, la crainte stupide de l’achever par ses mots et de perdre son fil de vie.. ? Comment ?

« Dire que j’étais furieuse quand j’ai appris qu’il t’avait mis dans ce cachot. Pourtant, je me dis maintenant que tu as du y croiser quelques uns de tes semblables. Petit rat insignifiant. » Furieux. Furieux c’est ce qu’il est derrière ce masque d’indifférence, derrière ce masque de mesquinerie, de violence verbale, de contrôle. Furieux c’est ce qu’il est depuis 300 ans. Furieux c’est ce qu’il est à chaque fois qu’il la voit. Furieux c’est ce qu’il ressent à chaque pensée pour elle. Furieux. Furieux d’aimer. Furieux de détester. Furieux de ne pouvoir la tuer. Furieux de ne pouvoir la briser. Furieux de l’aimer. Furieux d’être incapable d’avouer. Furieux de ne pas savoir haïr l’amour. « Je vois que toutes ces années n’ont rien arrangé à ton élocution… » Le pique se veut tranchant puisqu’elle a toujours voulu s’exprimer avec autant précisions que lui. Avec autant de tranchant que lui. Pourtant, elle n’a cessé d’utiliser des lames. « Tout n’est qu’un jeu pour toi mon amour ? Tu n’avais pourtant pas l’air amusé, lorsque je l’ai remporté une première fois. Tout comme tu n’avais pas l’air amusé à mon arrivée dans cette pièce. Ce n’est pas un jeu Windsor. Parce que tu ne t’amuses pas. Tu souffres. N’est ce pas contradictoire ? » Sa langue est pourtant bien affutée. Parfaitement ajustée à l’épaisseur de sa propre peau, c’est surement pour cela que ses mots l’attaquent directement au corps. La seule lueur nait de son absolu certitude que la réciproque est vraie. Qui s’amuse de ce jeu ? Quel sourire est vrai ? Quel sensation est la plus réelle ? Le désir de briser ou l’électricité qui palpite à chaque regard, ce cœur qui s’emballe, ses veines qui explosent ? L’homme a toujours su trouver ses limites et si aujourd’hui, il a conscience d’avoir outrepassé celles si sans garde fou, il n’en est pas moins assez stupide pour croire qu’elle n’est plus à ses yeux. Qu’elle ne pourrait pas, en cet instant faire ce qu’elle veut de leur corps, de leur âme. Elle est un poison autant qu’une nymphe.

Windsor. Windsor. Luke. Rede. Rede. Luke. Windsor. Les profils s’interposent. Les pensées s’entrechoquent. Les espoirs deviennent craintes. Les craintes s’approprient la place d’espoir. Puis inversement. Les croyances roulent dans ses yeux, parcourent son âme mais ne peuvent en aucun cas, contredire cette vérité. La souffrance marque ses fibres et plus encore lorsqu’il craint que la réciproque n’existe peut être pas. Peut être plus. Puisque Luke est décédé à ses yeux, qu’est-il à présent pour elle ? Quelle place ? Quelle existence ? Il était son roi, son sauveur, son amant, son prescripteur, son centre, son univers. Il aimait cette place. Il aimait le fait d’être celui qui avait fait d’elle, ce splendide joyau. Il aimait la manière qu’elle avait eu de le façonner également, d’orienter sa vie, de jouer avec lui. Il aimait et craint de ne plus savoir qu’aimer ses souvenirs dans une mélancolie qu’il réfute pourtant. Son contraste le rend fou. Son contraste l’extirpe de son assurance, de ce contrôle. C’est là qu’elle choisit de le catapulter plus de 300 ans en arrière alors qu’une promesse sonnait entre eux mais qu’elle voulait briser. Une volonté qu’il n’avait pas pu entraver tant la réciproque était violente en lui. Luke la voit. Luke voit Marie. Luke voit Marie pour la première fois. La situation est pourtant bien différente et le parallèle pique son âme avec force. Pourquoi est-il si peu capable de se sauver lui-même ?

Son corps s’installe sur Windsor dans une justesse qui l’enflamme sans qu’il ne daigne montrer quoique ce soit. Le contrôle, il l’a retrouvé par anticipation. Pas reflexe. Par nécessité. Se sauver. Survivre. Non, Vivre. Vivre sans elle. L’écraser. C’est ça que la rage clame. C’est ça que son être clame. C’est ça que son âme… « Je ne suis plus tienne depuis des années Armstrong. Je ne suis plus tienne depuis que tu as fait d’autres femmes tiennes après moi. Je ne suis plus tienne. Je le refuse. Je t’offre mon image. Je t’offre des souvenirs. Mais je ne suis plus tienne. » La tension s’installe dans ses prunelles, elle alimente la rage, comme la douleur jusque là. Veut-elle réellement tuer Luke ? « Quand à goûter la chair de ce nouveau toi… Ca ne m’intéresse pas mon cher. Tu n’es pas l’homme qui me hante et me manque. Tu n’es pas l’homme qui a subi mon courroux. Tu l’as fait disparaître dans ta quête insensée de vengeance. Si tu n’es pas capable de le faire revenir, alors tu n’es qu’inutilité. » Quête insensée de vengeance ? N’est-ce pas la vengeance qui a fait de la jalousie une parfaite excuse pour l’achever ? Briser ses promesses ? Eradiquer ce qu’ils étaient ? N’est-ce pas ce besoin de se venger qui l’a entrainé à tuer Luke ? N’est-ce pas elle qui a brisé Luke ? Y croit-elle vraiment ? Puisse-t-elle être aussi stupide ? Et cet fin. Et cette fin lui arrache le cœur. Lui arrache un peu de contrôle. Lui arrache un peu de Luke. Lui arrache un peu d’amour. Va-t-il finir par haïr l’amour ? Celui-ci. Le Ministre détourne alors le regard pour laisser naitre un léger rire prenant progressivement en octave. Un rire bien souvent partagé en sa compagnie. Un rire bien souvent étalé face à un être médiocre sans que celui-ci ne le comprenne. Un rire que Marie connait. Puis ses yeux se plongent dans ceux de sa femme. « Merci » Sourire. « Merci de m’offrir cette douce vérité, il semblerait que mon esprit était obscurcie par le plaisir du corps durant toutes ces années. Quel joyau peut-il exister de la stupidité même d’un être tel que toi ? Pourquoi avoir voulu t’offrir l’égalité et la liberté alors qu’en réalité seule ta beauté ne semble avoir un souffle de vie ? » Il secoue la tête, rit avec légereté. « Croire que la vengeance n’est que mon domaine. Croire que j’ai tué Luke. Croire qu’il est mort par ma faute, par ma volonté. Croire que 300 ans au monde des morts est de mon fait. Croire que Luke aurait pu revenir sans s’être sacrifié. Croire qu’il pourrait se tenir devant toi. Croire que ce corps pourrait encore exister, revenir. » La colère chatouille la rage. La rage se nourrit de la douleur. La douleur s’intensifie à chaque mot, chaque souvenir, chaque rappel, chaque sensation refoulée. « Tu t’es vengée. Tu m’as tué. Tu m’as enfoncé ton couteau dans ma peau. Tu as brisé définitivement notre mariage. Tu as frappé encore et encore pour t’assurer de ma mort. Tu as choisi pour nous. Tu as choisi pour moi. Tu m’as envoyé en enfer. Tu m’as forcé à tuer à mon tour. Encore et encore. Tu m’as forcé à y prendre gout. Tu m’as contraint à me nourrir de la peur des autres, de ma haine contre toi, de mon amour pour toi. Tu m’as donné la raison de ma survie. Tu m’as abandonné. » Le ton se veut plus dur. Sans appelle. Ses traits se durcirent, ses muscles se tendent. Chaque mot appelle un souvenir. Une sensation. Un désir. Une peur. »[/color] [color=#30A494] « TU m’as tué ! » Et Luke se dresse d’un bon, propulse sa femme en l’air qui s’échoue sur le sol. Continuant de parler, il s’approche et explose la chaise contre le mur à côté d’elle. « Encore et encore. Avec tes lames. Avec ton souffle. Avec tes mots. N’as-tu rien compris ? Tu es la seule à pouvoir me tuer et c’est précisément ce que tu as fait aujourd’hui… » Il s’approche, se baisse légèrement. « Ma pauvre… tu es si stupide… Ta misère reste graver en toi, dans chacun de tes organes, dans chacune de tes respirations. Tu n’es qu’une erreur. » Une erreur qui le brise et l’échauffe. Le soigne et le détruit.




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If you die... {part two} (ft.Armstrong²)

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