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  I'm there in the storm [PV Mackie]

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MessageSujet: I'm there in the storm [PV Mackie]   Mer 26 Oct - 1:04

 I'm there in the storm
○  In times of confusion, in chaos and pain, I'm there in your sorrow under the weight of your shame. I'm there through your heartache. I'm there in the storm. My love, I will keep you by my power alone. I don't care where you've fallen or where you have been. I'll never forsake you.

La terreur n’a pas déserté le réseau sanguin. Au contraire, elle s’est incrustée dans l’organisme. Composante à part entière du mécanisme. Cette peur qui saisit les tripes, maintient les organes en place alors que tout semble s’effondrer autour de lui. Il est déjà là quand la pieuvre attaque. Il est encore là quand le sol s’affaisse sous ses pieds. Toujours là quand les sirènes l’interpellent. Plus présent que jamais quand elle croit le voir, lui et qu’elle s’avance. Il crie inutilement pour la rattraper, elle ne l’entend pas. Le cœur bat si fort dans ses tempes qu’il n’entend plus la foule. Qu’il ne perçoit même plus l’agitation autour de lui. Il a serré avec trop d’ardeur les barrières mises en place autour du public, ses phalanges ont craqué désagréablement, ont failli céder. Mais la douleur est éphémère, déconstruite dans la vision qui se poursuit. Tout s’enchaîne trop vite et pas assez lentement pourtant. Et quand l’homme qu’il croit reconnaître, va jusqu’à la battre à mort, l’étrangler, il hurle, se jette pratiquement sur les autorités à proximité pour intervenir, mettre fin à cette scène macabre. En vain. Maitrisé en quelques secondes à peine comme pour tous les autres insurgés avant lui, il finit face contre terre, des menaces venant appuyer le premier avertissement à cette rébellion spontanée. Impuissant, il assiste au trépas et demeure silencieux dans les minutes qui l’accompagnent. Sonné, choqué, des secondes passent peut-être ou des heures, il demeure immobile. Une chute perpétuelle sans la moindre collision. Le vide l’engloutit, le froid grignote ses chairs sans faillir. Il ne retrouve sa respiration ainsi que sa conscience que lorsqu’il est certain de sa survie. Pourtant, pas un seul instant, la panique n’a déserté. Tant qu’ils ne l’auront pas délivrée. Sa haine pour le gouvernement lui permet de tenir la distance cependant. Il se jure de la venger, ne se focalise que sur cette perspective pour ne pas exploser à nouveau. Il se promet d’attaquer plus violemment que jamais. Par les mots ou par les actes. Le journaliste n’a jamais été plus déterminé. Malgré les tremblements incessants de ses membres qui rendent chaque mouvement incroyablement chaotique, il ne flanche pas. Quand on les évacue, il ne fléchit toujours pas. Il patiente simplement, le temps qu’on la lui rende. Et il s’accroche uniquement à ce fait. Il va la revoir. Il doit la revoir.

L’attente tue plus sournoisement que la vérité elle-même. Un poison se distillant lentement dans les veines. Les questions se bousculent. Et les réponses s’évanouissent tandis que les regrets se déploient. Si elle ne revenait pas, que lui resterait-il à faire ? Ses pensées s’articulent autour de ce constat. A toutes ces occasions gâchées, à tous ces sourires avortés, à toute cette indécence qu’il a initiée mais qu’il n’a jamais pour autant achevée. Il a déjà voulu la sauver, plusieurs fois. Mais on ne peut jamais tout à fait protéger quelqu’un. Surtout pas dans un monde aussi ravagé. Et cette conclusion ne lui plait pas. D’ailleurs, il refuse de l’accepter. Il ne supporte pas l’incertitude, ne peut plus tolérer de la ramasser sans cesse en morceaux. D’être à ce point inutile face aux dangers qu’elle affronte quotidiennement semblerait-il. Injustement. Les poings se serrent à plusieurs reprises, ses jointures souffrent à nouveau. Tellement de mystères effleurés qui pourraient remettre en cause jusqu’à la place qu’il cherche à occuper inconsciemment et consciemment à ses côtés. Des préoccupations qui n’ont pas vraiment d’importance pour l’heure. Pas après ce revirement. Pas après qu’il ait cru l’avoir perdue.

Agité et de plus en plus instable, Elias finit pourtant par la réceptionner à la sortie après ce qui lui a semblé être une éternité. Il a à peine conscience de ses propres agissement, il ne sait même pas qu’il court déjà dans sa direction. En oublie jusqu’à la douleur permanente à sa jambe droite. Les bras glissent immédiatement autour d’elle, il la serre contre lui avec toute la force dont il dispose. Il veut rendre sa présence tangible après ces moments d’effroi et de désespoir. Les phénomènes de nécrose ne l’intéressent pas, ne le font pas reculer alors qu’il s’accroche plus voracement encore à la dealeuse. Les paroles à transmettre s’échouent quelque part entre sa gorge et ses lèvres. Aucun mot ne pourra supporter le poids du soulagement et de la détresse. Encore moins de l’affection qu’il lui porte. Après plusieurs inspirations précipitées, ses mains remontent les épaules de son vis-à-vis, atteignent ses pommettes alors qu’il la détaille avec tendresse. « C’est terminé, Mack. C’est terminé. » déclare-t-il ultimement d’une voix enraillée par l’émotion. Il tente de s’en convaincre mais les atrocités se rejouent dans son crâne sans arrêt, des échos trop détaillés des pires moments auxquels il a assisté. Son expression fragmentée, ses yeux exorbités alors qu’on la forçait à pousser son dernier souffle. Aussi livide qu’elle, il l’attire à nouveau contre lui, dépose ses lèvres quelque part au milieu de ses cheveux.

En posant ses doigts à nouveau contre la joue adverse, il prend conscience de sa propre perte de contrôle, de l’effet dévastateur qu’il produit à la peau de la damnée. A chaque contact, ils se détruisent à tour de rôle.  Un spectacle frustrant qui l’oblige à s’écarter ultimement, incapable de perpétrer plus longtemps de nouvelles blessures bien que momentanées, sur l’épiderme de la mafieuse. La distance imposée le force à envisager la suite. Il veut mettre le plus de distance possible entre le théâtre de l’horreur et la victime. Tout en glissant prudemment un bras autour des épaules de sa comparse, il la rapproche. Il veille à ne jamais poser sa peau contre la sienne, s’assure que seuls leurs textiles respectifs se touchent. « Viens, on rentre. » Sans plus d’explication, il l’emporte. Bien conscient de l’égarement de la trafiquante, le rédacteur se voit endosser le rôle du guide et du protecteur pour les heures à venir. Pour les jours et les années même si elle le veut. Plus de limite, seulement des variantes. Le chemin qu’ils poursuivent, il ne le connait pas vraiment bien. Il ne l’a emprunté qu’une seule et unique fois. Dans des circonstances tout aussi tragiques et pour des raisons similaires. La mettre en sûreté, l’épauler face au traumatisme. L’amertume colle mal à son palais. Il n’espère jamais revivre ça. Le trajet s’effectue en silence. Il sait qu’elle n’est pas en mesure de l’écouter. Il sait qu’il est lui-même incapable de fournir des sons assez stables pour apaiser la tempête et qu’il est donc inutile de l’entretenir d’un timbre ébréché.

Face à la bâtisse convoitée, le grec s’arrête, ôte sa prise sur la blonde pour mieux la fixer. Devant l’absence de mouvements, devant le manque d’action, il se sent obligé de dresser les contours d’une conversation futile. « On en fait déjà une tradition, moi qui te raccompagne en parfait gentleman. Je pense qu’on pourrait se trouver aisément une date pour commémorer ce petit événement annuel. Ainsi qu’une chanson pour aller avec les festivités. Tu feras les chœurs, bien entendu. Je m’occuperai d’apporter les boissons. » Discours décousu, inadapté. La légèreté ne pourrait se réinviter aussi facilement, aussi rapidement. Sa seule défense s’effondre, ne demeure que sa vulnérabilité implacable. Ses doigts s’emparent d’une mèche de cheveux avec délicatesse, la font glisser avec délicatesse. « Pardon. C'était inapproprié. Je perds les pédales et tu n’as pas besoin de ça. » Il se reprend en exprimant son trouble et se tourne vers l’entrée. Machinalement, il cherche à ouvrir la porte mais se heurte inévitablement à son mécanisme. « Forcément. Forcément. » marmonne-t-il agacé par son manque de lucidité. Alors il revient poser ses yeux sur elle et lui demande calmement sans la jamais brusquer « Tu as tes clés, Mack ? » Son regard s’oriente vers les poches de son interlocutrice. Il se voit mal la fouiller dans l’espoir de les dénicher mais devant l’aphasie compréhensible de sa protégée, il ne peut que l’anticiper. Son désir n’est déjà plus que de rentrer et de l’obliger à s’allonger, se reposer. Du sommeil et du temps, c’est tout ce qui pourra l'aider. Il espère pouvoir contribuer à cette guérison. Mais malgré lui, les doutes se sont multipliés à l’arrière de son crâne. Principalement, sur la place qu’il occupe dans cette histoire, sur les degrés réellement envisageables de son implication. Il ne l’a juste pas encore remarqué, trop occupé à ne se soucier que de la santé de l’australienne, à s’émerveiller silencieusement de sa seule présence. Après l’enfer qu’elle vient de traverser, sa seule capacité à respirer relève du miracle pour celui qui a cru la perdre. D’ailleurs, il pourrait l’écouter respirer des heures entières. D’ailleurs, il compte bien l’écouter des heures entières. Si elle lui en laisse l’occasion.

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MessageSujet: Re: I'm there in the storm [PV Mackie]   Jeu 27 Oct - 12:24




Le réveil est brutal. L’éveil impossible. On ne lui laisse pas l’opportunité de comprendre alors que dans son esprit, elle est toujours en train de suffoquer. Battue à mort par son démon personnel, la poigne qui se serre autour de sa gorge ne tarde pas à achever le travail. Elle pense pouvoir entendre ses vertèbres craquer sous le poids des phalanges qui s’éternisent le long de sa nuque alors que l’oxygène commence à lui manquer. À bout de souffle, elle se retrouve privée de ses mouvements. Tout juste capable d’adresser un dernier regard à Garret qui s’éteint sous ses yeux. Plus rien ne la retient désormais, elle cesse de lutter. Prête à tout abandonner. Le rêve s’entremêle à la réalité, les sensations changent. La douleur la frappe soudainement, souligne tout ce qu’elle a pu omettre jusque là. Un relief amer qu’elle encaisse difficilement. Les paupières s’ouvrent à peine et la lumière s’insinue déjà par tous les pores de sa peau. La noie complètement sous un flot d’incompréhension. Comme un seau d’eau froide qu’on lui balance à la tête, elle inspire douloureusement, rempli ses poumons en grimaçant en cherchant à se redresser. Mais elle se voit très vite stoppée par des liens, prisonnière de cette situation dont elle ne garde aucun souvenir. Elle ne parvient à tirer aucune conclusion de ce qu’on lui laisse apercevoir. Autant dire, rien. Instantanément, d’autres mains se saisissent de ses bras. Elle s’imagine déjà retrouver son bourreau, pour de bon cette fois. La dernière fois. On la traine vers l’inconnu. C’est quand elle tente de crier qu’elle se rend finalement compte que sa voix est brisée. Les cordes vocales bien trop mises à mal, elle est incapable d’émettre le moindre son. Ce n’était pourtant pas vrai. L’illusion bien plus tangible qu’elle ne l’aurait pensé l’a finalement affectée plus que de raison. Épuisée, l’australienne abandonne toute tentative de résistance. Livrée à elle-même, elle se contente de suivre le mouvement qu’on lui impose. Un défilé de médecins invisible à ses yeux. On l’examine sous toutes les coutures. On lui fait avaler des pilules multicolores. On lui pose des questions auxquelles elle ne répond pas. On la conditionne pour l’après. Pour la suite. Avant la fin.

L’éternité s’allonge, toujours plus. Alors qu’on la laisse dans l’indifférence la plus totale. Enfermée comme une bête en cage. Les barreaux camouflés par des murs capitonnés et une lumière blanche, crue, aveuglante. Elle perd toute notion du temps dans ce nouvel Enfer. Laissée seule, sans nouvelle de son allié. L’isolement la rend folle. La plupart du temps recroquevillée dans un coin de la pièce qui lui sert de lieu de vie, elle se ronge les sangs. Et cet écran qui ne s’arrête jamais de diffuser les images de leur supplice. En boucle. Sans arrêt. Comme si ça ne lui avait pas suffit de le vivre, il fallait qu’elle le revoit. Toutes ces épreuves qu’elle a du supporter. Encaisser, sans broncher. Avant d’échouer sur la dernière marche. C’est sûrement mieux ainsi. Elle préfère ne pas occuper un rôle trop important au sein de ce spectacle macabre. Un bal funèbre aux allures de jeux morbides. Pour le plus grand plaisir de certains dont elle ne veut rien savoir. La seule pensée qui l’occupe à présent, c’est de sortir d’ici. Retrouver la lumière naturelle, l’extérieur. Sa vie. Son laboratoire. C’est la seule chose qui l’anime. Oublier tout ça. Ne plus jamais en parler. Le laisser dans un coin de sa tête et le laisser pourrir jusqu’à ce que ça disparaisse pour de bon. Un privilège qu’on lui refuse toujours pour le moment. À chaque minute, le même mot qui revient. Sans cesse. On lui parle d’interview. Mais elle ne veut pas parler. Surtout pas dans ce contexte là. Finalement, on ne lui laisse pas d’autre choix et c’est la promesse de sortir de là qui la fait flancher. Laissée dans l’ignorance quant au sort de Garret, elle accepte. Use son timbre pour leur offrir ce qu’ils cherchent à obtenir, avant d’être rejetée dans la nature sans ménagement. On claque la porte derrière elle, de nouveau esseulée, perdue dans la foule dont elle ne reconnaît aucun visage.

Sauf un. Le seul qui importe vraiment. Un soupire de soulagement franchit la barrière de ses lèvres quand les prunelles se croisent. Elle ne cherche pas à comprendre pourquoi il est là. S’il est venu pour elle, ou quelqu’un d’autre. Elle s’en fiche. La seule chose qu’elle parvient à encaisser, c’est qu’il court dans sa direction et la réceptionne juste à temps alors qu’elle manque de s’évanouir. Elle retrouve avec bonheur le sentiment de sécurité invincible qu’il lui a si souvent procuré. Elle se blottit machinalement contre son torse, ne contrôle rien de ses gestes alors qu’il lui murmure la seule chose qu’elle veut entendre. Il l’entraîne et elle ne se fait pas prier pour le suivre. Aussi soulagée qu’il ne la rejette pas, pour une raison qu’elle ne s’explique pas. Le bras du ténébreux enroulé autour de ses épaules, elle s’autorise un peu de lâcher prise. Juste assez pour ressentir tous les nerfs de son organisme se détendre. Jusqu’à faire mal. Jusqu’à lui arracher une grimace de douleur. Elle peine à marcher mais c’est le rythme imposé par Elias qui la maintient debout. La guide jusqu’à chez elle. La blonde ne se rend même pas compte du temps qu’ils ont passé à marcher. L’enfermement l’a rendue imperméable aux secondes, mais beaucoup plus sensible au toucher. C’est quand il rompt le contact qu’elle relève la tête vers lui. Inerte, elle ne sait pas quoi faire. Ni quoi dire. Alors il parle pour deux. Et ça la rassure de voir que ça au moins, ça n’a pas changé. Il parle pour combler son manque de réaction. Entame l’ébauche d’une conversation pour camoufler son absence de réaction face à la porte encore close.

« - Ce serait stupide, je chante complètement faux » Un murmure rauque, à peine audible. Elle le formule sans y penser, pour ne pas laisser sa tentative complètement vaine. Aucune émotion ne paraît sur son visage, ses traits ne bougent pas. Elle est complètement figée, comme un esprit latent qu’elle est incapable de combattre. Il s’excuse et elle baisse la tête. Elle pourrait en faire de même tant la situation la rend vulnérable. Elle n’est pas habituée à ça mais n’a pour le moment aucune idée de comment changer la donne. Elle ne lève même pas les yeux vers lui quand il prend la peine de replacer une mèche de ses cheveux. La contact délicat la laisse complètement inerte. Comme s’il n’existait pas vraiment. Complètement incapable de décerner le vrai du faux. Peut-être est-elle encore en train de rêver. Peut-être est-elle encore sous l’effet de cette drogue macabre qui l’a conduite dans l’arène. Peut-être n’est-il qu’une nouvelle illusion. Les questions se bousculent sans trouver de réponse. Elle l’a pourtant touché. Elle l’a serré contre elle. Pourtant, elle en vient quand même à douter. La question se heurte à sa perplexité. Elle relève brusquement les yeux vers le journaliste. Ça lui paraît complètement insensé, de retomber si brutalement à la réalité. Et la candeur de la demande, lui paraît presque anormale. Il lui faut quelques secondes pour comprendre. Le front plissé, elle finit par baisser les yeux et entreprend de fouiller ses poches déchirées en hochant la tête. « - Je les avais sur moi avant que… » Elle s’interrompt. Avant qu’on l’enlève ? Qu’on la force à participer à un numéro de cirque ? La dealeuse secoue la tête, perturbée. « - Avant de partir » Du bout des doigts, elle retourne ses poches, inspecte même ses manches, ses bottes. Mais rien. Aucune trace du trousseau, impossible de mettre la main dessus. La simple idée d’avoir perdu ses clés la met hors d’elle et elle peste intérieurement en se mordant les lèvres. « - J’ai gardé un double, normalement. Juste là », explique-t-elle en se dirigeant vers la mur à sa gauche. Elle se dresse sur la pointe de ses pieds endoloris pour mieux soulever la petit coupole en verre de l’applique qui les baigne d’une lumière jaune absolument atroce. Un cliquetis métallique lui indique qu’elle a finalement trouvé ce qu’elle est venue chercher et elle remet le tout en place en quelques secondes.

« - Désolée. J’ai du les perdre là-bas. Je… Je sais pas » Elle ne cherche plus à s’expliquer. Abandonne les mots qui refusent de s’échapper. Se contente de déverrouiller la porte d’entrée en évitant soigneusement le regard d’Elias qu’elle devine déjà plein de compassion et d’apitoiement. Elle n’est pas certaine de pouvoir l’encaisser. Ce regard. De pouvoir le supporter. Elle est crève d’envie, pourtant. C’est même la seule qui l’a maintenue en vie si longtemps quand elle jouait les pions sur le grand échiquier du Gouvernement. Ses mains tremblent autour de la poignée et il lui faut un temps considérable pour parvenir à ouvrir la porte en grand. Rien n’a changé ici. Elle le constate avec bonheur en pénétrant dans la pièce principale. « - Fais comme chez toi, je t’en prie » Elle le souffle pour la forme. Bien consciente qu’il n’a pas besoin de ses recommandations, surtout pas maintenant. L’inverse serait plutôt vrai mais ce n’est pas dans sa nature de céder du terrain. Elle lutte, pour lui prouver qu’il n’a pas à s’inquiéter. Qu’il n’a pas à s’en vouloir. À lui en vouloir, non plus. Peut-être pas prête à s’exprimer. Elle cherche à retrouver cette normalité. Aussi factice soit-elle.

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MessageSujet: Re: I'm there in the storm [PV Mackie]   Mar 1 Nov - 23:11

Des signes encourageants, quelques mots qui se perdent dans une brume mentale de plus en plus opaque. Les douleurs offrent à la poitrine, quelques martèlements plus empressés. Une voix qui faiblit, des efforts qu'il ne veut pas qu'elle perpétue dans l'optique de s'inventer une fausse normalité. Le premier à blâmer pour ces quelques paroles désaxées sent le malaise l'emporter. Alors il lui sourit pour réparer son tort, un rictus précaire qui lui fait mal aux joues tant il lui est difficile de mimer un semblant de joie, même fugace. Tout en lui crie à l'injustice. Tout en lui hurle à la détresse face au cauchemar enduré. Des victimes piochées au hasard, des anonymes dérobés à un quotidien déjà bien trop rude. Des visages communs pour un concept inhumain. Le gouvernement s'assure de rappeler à ses habitants que chacun d'entre eux lui appartient. Que chaque être humain n'est qu'un pantin qu'il peut agiter à sa guise, balancer devant des périls quand ça lui chante. Prendre ou rendre la vie. La rage se fait happer par l’inquiétude très vite. Dès qu'il repose ses yeux sur elle, il décide de ne pas s'emmurer dans cette colère sourde qui ne serait bénéfique pour personne. Surtout pas pour celle qui  peine sans nul doute à retrouver pied dans cette réalité devenue bien étrange. Elias cueille davantage d'égarement sur les traits de sa protégée. Ses intonations froissent le silence relatif à nouveau, dessinent l'ébauche d'une idée. Construisent des scènes d'épouvante dans l'esprit du journaliste. Avant qu'elle ne parte, avant qu'on la tire de là. Il se représente sans mal les forces de l'ordre sur ce palier, armes au poing. Il la voit presque se débattre tandis qu'on l'arrache à son antre contre son grès. Vision apocalyptique qu'elle a voulu lui éviter en choisissant avec soin les termes appropriés.

Mais la mâchoire du brun se serre tout de même, ses yeux se détournent, le temps de se contrôler et d'honorer la volonté de sa comparse. Ses poings se referment à quelques reprises avec impatience. Par chance, l'inspection de la mafieuse la prive du spectacle. Le grec refuse de la laisser assister à sa propre dérive quand il se veut figure de réconfort et de calme. Difficile de combattre son antipathie quand l'ennemi le touche directement. En plein cœur.

Il ne la quitte pas du regard alors qu'elle se déplace, déniche un double. Ses excuses alourdissent la peine du damné. « Ce n'est pas à toi de présenter des excuses pour ça, tu sais. » ne peut-il s'empêcher de souligner. Les organisateurs de cette mascarade sont les seuls responsables. Il se garde bien de lui dire que ça ne le rassure pas d'imaginer le gouvernement en possession de ses clés avant de réaliser qu'ils n'ont sans doute même pas besoin de ce genre de laisser passer pour lui nuire ou même entrer. Légèrement tendu, le rédacteur lui emboîte le pas, atterrit dans son séjour sans un bruit. Alors qu'il tente désespérément de capter l'attention de la blonde, elle délie sur un ton badin ce que les conventions sociales dictent. Ce qui n'a pas plus son sens aujourd'hui que la dernière fois où il s'est invité chez elle. Décidé à ne pas laisser à leur mutisme le temps de se déployer, il se rapproche d'elle. Son timbre se pare d'une pointe d'amusement et de malice d'ordinaire naturelle mais qu'il se force néanmoins à produire aujourd'hui. « Il ne faut pas me le dire deux fois. Puisses-tu ne pas regretter ces mots trop rapidement. » Ses bras entourent la taille de la dealeuse et l'emportent sans plus de mal jusqu'au canapé. Il la fait asseoir sur ses genoux, garde une main contre sa hanche, une autre dans son dos. Bien entendu, il veille perpétuellement à la viabilité de cette position, le textile porté permettant à chaque contact de s'opérer en toute tranquillité. Très vite, cette proximité ne lui suffit pas. Ni à apaiser les appréhensions, ni à s'assurer de l'état physique et mental de la jeune femme. « Mack... » Un son délivrant le poids de son affection, de son anxiété, sa vulnérabilité. Même les mots lui manquent, n'importe quel propos ne pourrait combler ce que la peur a instauré. Face à autant d'impuissance, il agit alors. Presque malgré lui, ses lèvres papillonnent un instant contre le cou de son hôte, nécrosant éphémèrement sa bouche autant que la nuque adverse. Il effleure ultimement la mâchoire ainsi que la joue de son alliée et ne s'arrête que par crainte de la blesser.

Le trentenaire se souvient très bien de ce qui l'a poussé cette nuit-là, ici, à délaisser ses barrières. Lui qui se plait tant à délier de belles phrases, n'éprouve déjà plus que la nécessité de s'exprimer à travers quelques rapprochements générant une intimité nouvelle. Un constat qui en amène un autre inéluctablement. Ses prunelles traquent celles de son interlocutrice immédiatement. « J'ai l'impression de rejouer une mauvaise scène. Enfin... Elles ne se sont jamais trop mal terminées, notons cela tout de même. Mais j'aimerais pouvoir changer les causes, les débuts... J'aimerais pouvoir faire quelque chose pour que ça ne se reproduise plus comme ça. » Sa main coulisse dans la crinière de l'australienne. « Tu devrais peut-être te reposer. Et je devrais peut-être partir. » Les sourcils s'arquent, marquent la tristesse. Il ne supporte pas lui-même ce qu'il s'impose. Tellement emporté par ses émotions, il s'est immiscé sans même lui avoir demandé au préalable son avis. D'un murmure en resserrant sa prise sur sa taille,  le rebelle lui offre sa vérité. « Je ne suis qu'un égoïste qui avait besoin de te voir, de s'assurer que tu ne serais pas seule. Mais tu as peut-être envie de l'être ? Ce serait légitime.Puis un de tes... » Amis ? Garret traverse son esprit. Cet autre homme non identifié aussi. Il relègue ses considérations au second plan à nouveau. Peu importantes pour l'heure. « Des gens vont peut-être venir, j'imagine avec la même attente, le même besoin. » Un haussement d'épaules pour concéder un peu de relief à la finalité de son discours décousu. Après tout, il ne sait rien sur sa vie, sur ses proches. Et il n'est pas en droit de savoir d'ailleurs. Pas plus qu'il ne peut exiger des explications sur les événements, pas plus qu'il ne peut lui demander de lui délivrer les sombres pensées qui s'alignent à l'instant dans son crâne. Ses terreurs, les dégâts perpétrés par le traumatisme subit. Il a déjà compris qu'elle ne voudrait pas en parler de toute façon. Peut-être pas maintenant. Peut-être pas avec lui d'ailleurs. Qui est-il après tout ?

L'ampleur de la situation lui échappe à chaque seconde un peu plus. La contradiction émerge d'elle-même au milieu des ouragans qu'il essuie moralement. Alors son souffle vient chatouiller l'oreille de la trafiquante, y dépose ses seuls désirs. Peut-être qu'il n'a pas de place à prendre. Peut-être aussi qu'il ne peut pas s'empêcher d'essayer pourtant. « Si tu veux, je peux aussi rester. Je me plierai à ta volonté. Tu peux en profiter pour me demander tout ce qui te passe par la tête. Dans la limite du raisonnable, bien entendu. Si nous pouvions éviter les excès tel que la nudité sur la voie publique par exemple, ça m'arrangerait. » Sans s'en apercevoir, sans le calculer, sa main s'est glissée jusqu'à la paume de son vis-à-vis. Doigts noués qu'il porte à sa poitrine inconsciemment avant que les brûlures ne le ramènent à cette dimension où l'humanité ne lèche plus vraiment la carcasse. Abruptement, il relâche la chair nécrosée et se confond en excuses. « Pardon. Je ne devrais pas... » Te toucher. Un air désolé dérange son expression jusqu'alors attendrie. Il n'a jamais autant détesté ne pouvoir dépasser les circonstances imposées par cette nature qu'il apprend à détester.

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MessageSujet: Re: I'm there in the storm [PV Mackie]   Sam 5 Nov - 0:16




Il la rassure. Essaie tout du moins. Tente par le plus simple des moyens de lui procurer un peu de réconfort. Les mots, c’est tout ce qui lui reste. C’est tout ce qu’elle veut. Tout ce qu’elle aime entendre. À ce moment précis de son existence, elle peut s’avouer aisément qu’entendre Elias lui murmurer de tendres paroles est tout ce dont elle a besoin. Sa présence est son seul repère, sa stature, sa seule armure contre les vents et marées qu’elle affronte contre sa volonté. Le savoir à sa suite alors qu’elle pénètre chez elle, pour la première fois depuis une période encore indéterminée, a le don de la faire se sentir en sécurité. Comme si rien ne pouvait l’atteindre. Comme si rien n’avait plus d’importance. Comme si le monde s’arrêtait de tourner. Comme si il n’y avait plus qu’eux. Leurs deux êtres dans l’appartement étroit de la chimiste. Un lieu de vie modeste mais bien agencé, parsemé de son essence et baigné par cette lumière face qu’elle lui insuffle. Une lueur qui fait écho à son propre état. Pâle, fragile. Brisée. Les nerfs à vif et le cœur en lambeaux. Elle ne parvient même pas à diagnostiquer ses séquelles. Mettre des mots sur ce qu’elle ressent lui est encore impossible. Et le chemin vers son mental solide est devenu inconnu pour l’australienne, qui n’a d’autres choix que de se reposer entièrement sur les faits avérés et certains. Son nom. Son appartement. Elias. C’est tout ce qui lui reste de tangible. De palpable. Encore laissée dans le brouillard le plus complet quant à ce qu’elle vient de vivre, la blonde n’arrive pas à savoir si les évènements passés étaient bel et bien réels ou complètement fictifs. Sortis de l’imagination de ses bourreaux. Elle nage en eaux troubles et le journaliste s’impose comme un gilet de sauvetage, nécessaire à tous les plans. Elle tente pourtant de s’en sortir à la seule force de ses bras en lâchant des banalités inutiles, qui n’ont aucun sens. Elle se débat, vainement, alors que le ténébreux ne se fait pas prier pour réagir. Il parvient même à lui arracher un sourire. Douloureux. Amer. Un rictus à peine forcé mais qui ne dure pas. Interrompu en pleine ascension par les bras du journaliste qui viennent entourer sa taille amaigrie.

« - Quel gentleman… » Un murmure lâché à la volée alors que ses traits se détendent instantanément. Il l’installe sur ses genoux, la porte contre lui avec le plus grand soin. Ils se touchent sans se toucher. Un faux contact qu’elle accueille en souriant, plus largement cette fois. Cependant, l’étoffe de leurs vêtements respectifs s’immisce perpétuellement entre eux. Leur permettant cette proximité sans la remettre en cause par des phénomènes qu’elle ne comprend pas encore. Qu’elle ne contrôle pas non plus mais qu’elle aimerait pourtant voir disparaître. Surtout à ce moment précis. Surtout lorsqu’elle a désespérément besoin de ce contact salvateur mais dont le peau contre peau lui est toujours inaccessible. Elle peste intérieurement contre cette chose qui la ronge de l’intérieur et dont elle ne peut se défaire. Fronce les sourcils en pensant à cette incapacité à effleurer celui qu’elle meurt d’envie d’approcher d’encore un peu plus près. Le timbre rocailleux heurte une nouvelle fois son ouïe mise à mal, articule son prénom et lui procure des frissons qui lui remonte le long de son échine. Elle baisse la tête, évite le regard perçant qu’elle n’est pas certaine de pouvoir encaisser. Non pas qu’elle ne veuille pas le voir, croiser ses prunelles insistantes. Elle n’est tout simplement pas sûre de pouvoir maintenir les apparences si jamais leurs billes sombres venaient à se croiser. Si jamais elle venait à se plonger dans les iris tentatrices et dévastatrices pour sa propre santé mentale déjà meurtrie. Voire inexistante. Malgré le fait qu’il veuille prendre les choses en mains, le journaliste semble aussi déstabilisé qu’elle. Démuni face à sa piètre condition, il se laisse aller à un souffle le long de son cou blessé, endolori par la strangulation encore trop fraîche dans son esprit. Il provoque les sens mais sans jamais s’attarder. ne laisse pas la nécrose s’installer. Il ne fait que passer le long de sa joue avant de s’arrêter. Elle soupire, le déplore. Le regrette, presque. Elle aurait pu supporter ça pendant des heures.

Il l’interpelle de nouveau. Force les regards à s’entrechoquer sans pour autant lui imposer quoi que ce soit. Elle le respecte pour ça aussi. Cette habilité qu’il possède d’obtenir ce qu’il veut sans donner l’impression de l’y obliger. Elle lui accorde ses prunelles avelines le temps de quelques secondes, lui autorise leur pâleur juste un instant, avant de s’en détourner à nouveau, alors que ses lèvres se fendent une nouvelle fois. Que la voix tambourine dans sa poitrine, plus longuement cependant. La laissant muette, murée dans son silence. Elle ne juge pas approprié et encore moins nécessaire de réagir dans l’immédiat. Elle n’en a de toutes façons pas la force. La dealeuse préfère le laisser finir. Prodiguer des conseils qu’elle ne suivra peut être pas. Déblatérer des choses qu’elle ne pense absolument pas. Qu’elle ne pensera sûrement jamais. Le voir partir est la dernière des choses dont elle a envie. Pourtant, il en vient à se poser la question. C’est qu’elle ne doit pas faire preuve de beaucoup d’hospitalité et elle s’en veut un peu pour ça. Il évoque ces autres qu’elle côtoie sans vraiment s’en préoccuper. S’interrompt avant de se reprendre machinalement alors qu’elle reste perplexe devant cette hésitation qui soulève en elle de nombreuses questions. Des questions qu’il doit partager, elle en est sûre, mais qu’il doit se retenir de poser pour ne pas la perturber. Pour ne pas la brusquer. Soudainement, ce sont les traits de la dealeuse qui se métamorphosent. Laissent place à une certain inquiétude. Le front plissé, c’est à son tour de chercher le regard du ténébreux en lui réservant le sourire le plus rassurant qu’elle soit capable de dessiner sur son visage. « - Personne ne va venir », se contente-t-elle de répondre dans un souffle, alors que d’un revers de manche, elle pose délicatement sa main sur la joue du journaliste, le tissus comme seul rempart à leur deux épidermes. Elle cherche à le rassurer du mieux qu’elle peut. Réparer cette première impression qu’elle semble avoir laissée. Bien qu’elle n’ait aucune idée de quoi faire ou quoi dire pour dissiper le malaise persistant. Qu’elle ressent comme un véritable poids dans sa cage thoracique, tout en cherchant à le condamner. Pour de bon. Non, personne ne va venir.

« - L’offre est tentante, c’est vrai », commence-t-elle doucement alors que les doigts s’entremêlent naturellement. Sans qu’elle ne s’en rende vraiment compte, il glisse sa main dans celle de la blonde qui ne tarde pas à réagir en la serrant en retour. Mais le contact ne dure pas. L’étreinte encore moins. La réalité les rattrape bien vite et quand la nécrose se montre, devient brusquement insupportable, le ténébreux la libère, relâche la pression une fois de plus. Interrompus, elle se racle la gorge, se mordille les lèvres en cherchant à éluder l’incident d’une quelconque manière alors que déjà, il se s’excuse pour une chose contre laquelle il ne peut rien. « - Tu sais que c’est pas mon genre d’abuser de quelqu’un mais j’envisage sérieusement de faire une exception pour cette fois. Juste cette fois. Ce serait trop bête de passer à côté d’une opportunité comme celle-ci » Le timbre est doux mais la voix se brise. Encore trop faible pour être sollicitée aussi longtemps. Elle s’efforce pourtant de sourire, ne rien laisser paraître, pour ne pas l’inquiéter plus qu’il ne semble déjà l’être. L’air désolé qu’il arbore ne la rassure en rien. Bien qu’elle aurait aimé qu’il en soit autrement. Elle aurait aimé que tout soit différent. Que tout soit plus simple. Mais le choix ne leur est pas laissé dans ce monde et ils doivent sans arrêt s’adapter eux obstacles qu’on leur impose. Elle commence à fatiguer de cette situation incessante. « - Tu peux pas changer ce qu’on est. Juste composer avec et essayer d’en tirer le meilleur. Même si t’as souvent l’impression qu’il y en a pas », articule-t-elle en réaction à la première intervention du ténébreux. Elle se permet d’intervenir parce qu’elle l’a jugé nécessaire. Parce qu’elle en avait envie. Pour lui montrer qu’elle ne se laisse pas abattre par tout ça. Qu’il ne doit pas abandonner non plus.

« - Il faut que je réfléchisse à ce que je peux te demander. Je voudrais pas gâcher mes chances, l’occasion est trop belle » Féline et maladroite à la fois, elle se laisse glisser sur le côté. Des genoux d’Elias, elle passe au tissus poussiéreux du sofa. Elle ne s’éloigne pas, cependant. Recroquevillée sur elle-même, elle se laisse retomber contre le journaliste, pose sa joue livide contre l’épaule solide en se pinçant la lèvre inférieure. « - Première chose. Je veux pas que tu partes. Si tu peux, alors reste. Encore un peu » Elle le formule sans le penser. Tire sur ses manches trouées en ramenant ses rotules abîmées contre sa poitrine. Tout se bouscule dans son esprit et elle ne sait même pas par où commencer. Lui aussi doit avoir des questions à lui poser. Des interrogations laissées en suspend au moment où elle a quitté l’arène. Des réponses, elle est prête à lui en fournir s’il le faut. Mais pour le moment, c’est elle qui pose les cartes. « - Ensuite… », commence-t-elle alors que son sourire se fane. Se dissipe. Comme un écran de fumée qui disparaît. « - T’as vu les images ? Tu les as toutes vues ? Depuis le début ? » Elle enchaîne pour ne pas qu’il intervienne en chemin. Parce qu’elle sait qu’elle n’aurait pas pu continuer s’il l’avait interrompue. Elle se serait brisée. Une fois de plus. Et c’est un spectacle auquel elle ne veut pas s’adonner. Pas maintenant. Pas devant lui. C’est une chose qu’elle a en horreur. Qu’elle ne souhaite pas s’autoriser. Parce que ça ne la représente pas. Et qu’elle ne veut pas donner à l’autre cette image rayée, troublée, de sa véritable personnalité. Ou pire encore. Se rendre assez fragile et insupportable pour qu’il ne veuille plus rien avoir à faire avec elle. Ils ont déjà connu des moments tumultueux depuis qu’ils se connaissent. Et la peur que cette nouvelle constante qu’il a si bien décrite ne l’éloigne une bonne fois pour toute la prend à la gorge. Causant sa perte à coup sûr.

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MessageSujet: Re: I'm there in the storm [PV Mackie]   Mer 9 Nov - 0:34

Le silence qui les enveloppe, contraste drastiquement avec le trouble des dernières semaines, des dernières heures. Tout n’a semblé être qu’agitation. Des allers-et-venues entre ici et là, des cris, de vagues protestations, toutes été vouées à l’échec. Des questions qui n’ont trouvé qu’une ribambelle d’oreilles sourdes pour être recueillies. Dans l’attente, l’angoisse a évolué, a muté en une froide terreur. Le grec n’a jamais pu supporter l’absence de bruit, il a toujours parlé bien fort pour combler les blancs. Pourtant, cette quiétude bien que douloureuse de par ses circonstances, ménage ses nerfs à vif, l’aide à retrouver un peu de lucidité, à faire le point sur la situation. Le recul ne pourrait être aisé, encore moins entier à cette heure où les souffrances muettes frémissent à l’ombre des regards projetés. Les masques ébréchés, le timbre tout juste ancré dans cette réalité amère, trop souvent instable. Ils dessinent un peu de normalité en articulant quelques paroles, en mimant des rapprochements bien moins ténus que d’ordinaire et pourtant, de bien des façons, bien moins intimes de par leur fugacité et leur manque de spontanéité. Mais le temps peine à reprendre un cours relativement stable, le monde ne tourne plus tout à fait de la même manière pour l’instant. Les plaies à suturer sont invisibles mais bien tangibles. Et si celles de Mackenzie animent principalement l’atmosphère, celles d’Elias se contiennent de justesse. Seule la dealeuse importe. Les prunelles hantées par des épreuves qu’il aurait voulu lui épargner, elle succombe à des hurlements internes qu'il peut aisément deviner. Même la proximité ne peut réellement rattraper les spectres calés entre l’iris et la pupille. Fantômes qui cheminement jusqu’à lui. Des contours incertains sans la moindre identité.

Le contact que la trafiquante initie répare quelques blessures, amène juste assez d’apaisement pour que ses traits se détendent davantage. Ses mots à la suite, le laissent perplexe. Un soulagement précaire pour une inquiétude sincère. Avant aujourd’hui, il ne s’est pas vraiment penché sur la potentielle solitude de la jeune femme. Désormais, il s’interroge. Le mystère qu’elle a toujours représenté n’a jamais cessé de s’épaissir. Et on ne peut pas dire qu’il ne soit pas attiré par ça chez elle. Une belle énigme qu’il voudrait pouvoir déchiffrer cependant. Pour l’instant, la blonde ne dévoile rien de plus, rebondissant seulement sur la remarque effrontée du brun, ignorant la réciprocité du phénomène qu’il a, bien malgré lui, opéré. Il joue à son jeu comme toujours, trop heureux d’écarter juste pour une seconde leurs préoccupations. « Mais je t’en prie, abuse de moi de toutes les façons qu’il te plaira. Surtout, sois créative, n’hésite pas. » Le sourire tordu qu’il lui sert n’est pas plus convaincant que ses prédécesseurs. Devant les intonations brisées de son interlocutrice, il lui est ardu de conserver cette insolence intacte. A croire que sa comparse capte ses sombres pensées à la volée, elle lui tient des propos apaisants immédiatement. « Seriez-vous en train de me réconforter, jeune demoiselle ? N’inversons pas les rôles, veux-tu. C’est moi qui suis aux petits soins pour toi. » Pour souligner ses dires, il resserre sa prise autour d’elle une ultime fois avant qu’elle ne finisse par s’y soustraire. A regret, le rédacteur l’observe prendre place à ses côtés, la tête contre son épaule. Le bras du damné s’enroule immédiatement autour de sa carrure pour la garder proche.

Les assignations tombent alors enfin. L’entendre formuler très clairement son souhait tranquillise grandement le trentenaire. Ce sentiment se diffuse jusque dans sa voix. « Si ce n’est qu’un peu… Je peux faire cet effort. » Néanmoins, cette esquisse d’allégresse ne dure qu’une poignée de secondes. La détresse se déploie trop vite. Elle lui parait plus frêle, plus abimée et plus jeune que jamais là tout contre lui, recroquevillée sur elle-même, pratiquement roulée en boule. Machinalement, l'impertinent se met à frictionner le bras que sa paume enserre. Il a déjà compris bien avant qu’elle n’ouvre la bouche, le thème de leur future discussion. « Difficile de détourner le regard d’un tel spectacle... » lui répond-il avec la plus grande des prudences. Autant que possible, il cherche à s’exprimer avec tact sans jamais lui cacher la vérité, sans même voiler ses sentiments. « J’ai tout vu depuis le début. Dès que j’ai su que tu y étais, je n’ai pas pu me résoudre à rester dans l’ignorance. J’avais besoin de savoir. J’avais besoin de … » Te voir en vie. Les paupières se referment, la mâchoire se serre. Les scènes s’enchaînent à nouveau dans son crâne, plus horribles les unes que les autres. Certains en ont ri. Il a repéré de beaux sadiques faisant étalage de leur amusement en publique. La colère revient pulser dans ses veines. Habité entièrement par cette haine vorace, il ne se rend même pas compte de ses propres mouvements. Sa prise sur la mafieuse se défait progressivement alors qu’il ramène ses deux poings serrés contre ses cuisses. « Ces enfoirés. Je ne comprends pas comment ils peuvent encore s’en sortir après ça. Je ne comprends pas qu’on puisse encore tolérer qu’ils dirigent ce qu'il reste de l'humanité. Ce sont de grands malades, même pas le simulacre d’une civilisation un tant soit-peu évoluée. » Il le crache avec acidité. Conscient du débordement, bien conscient de son inutilité et des dérives qu’il pourrait entrainer, le rebelle exprime déjà son embarras, glissant  ses doigts contre sa nuque, réorientant la trajectoire de ses yeux. « Enfin comme disait ma grand-mère, ils ne l’emporteront pas au paradis. » Naturellement, trop naturellement, le grec a repris le dessus, le temps de la citation, chassant ainsi l'anglais et ça, sans qu’il n’en prenne conscience. « Une femme dotée d’une grande sagesse si tu veux mon avis, sans doute la seule personne saine de ma famille d’ailleurs. » Du bavardage futile qui lui permet seulement d’assurer la transition avec le cœur du sujet entamé.

Sa propre joue atterrit contre le haut du crâne de sa protégée. « Tu n’es pas obligée d’en parler si tu n’en as pas envie, tu le sais. Jamais je ne te forcerai à dire ou faire quoique ce soit, Mack. Je suis pas là pour te brusquer. C’est même mon dernier souhait. Mais si tu as besoin d’évacuer tout ça… J’écoute presque aussi bien que je monopolise la conversation, c’est dire. Je me suis même laissé dire que parfois, j’allais jusqu’à me taire plusieurs minutes d’affilé dans ce but. Un petit exploit en soi. » Les quelques secondes suivantes lui permettent d’inhaler plus profondément l’odeur réconfortante de la propriétaire des lieux. Son nez glisse dans sa chevelure alors que déjà sa main glisse contre son avant-bras et atteint son poignet. La nécrose se rappelle à son bon souvenir. « Bordel. C’est un supplice… » grogne-t-il sans le vouloir subitement alors qu’il est à nouveau forcé de la relâcher. Son calme s’effrite sans qu’il n’en comprenne totalement la raison. Peut-être que la fragilité de l’australienne gagne en transparence. Peut-être qu’il lui devient simplement insoutenable de ne pouvoir agir comme bon lui semble. « Enfin peut-être qu’au moins je ne serai pas tenté d’abuser de ta vulnérabilité cette fois-ci. » note-t-il avec encore un peu d’irritation cependant dans la voix.

Sans doute que malgré tout, il aimerait pouvoir l’attirer contre lui, briser les dernières barrières qu’il s’est tant appliqué à dresser. Il aimerait qu’ils ne se retournent plus jamais sur ce qu’il s’est passé. Qu’ils n’y pensent même plus. Que ça n'ait même pas existé. Ses pupilles accostent les siennes brutalement alors qu’il s’est repositionné, qu’il l’a forcée à déloger sa pommette de son appui. Il y puise toute cette tristesse sans fin qu’elle renouvelle de sa posture à son expression, chaque degré de cette émotion le fracasse. Il la ressent doublement. Durant un bref instant, il décide que plus rien n’a d’importance alors il se rapproche, fait coulisser ses mains contre sa nuque, souffrant des brûlures, la faisant souffrir à son tour. Ses lèvres effleurent les siennes sans jamais vraiment les toucher, son souffle se disperse alors contre sa bouche. « Je sais déjà plus ce que je fous ou ce que je raconte, Mack. » Un aveu qui souligne sa perdition des dernières minutes, le total envol de sa patience. « Ça me rend fou de te voir dans cet état. Si je pouvais seulement te faire tout oublier pour quelques temps, je le ferais. » L’hésitation survient au milieu des confessions, tandis qu’il prend conscience des marques affreuses qu’il disperse  sur son épiderme. Alors il ôte ses paumes de son cou, se force même à se relever, à mettre un peu de distance entre eux pour reprendre contenance. Il aspire l’air en de grandes bouffées, se raisonne comme il peut. Les bras croisés sur la poitrine, le dos tourné, il se rassemble pour mieux se contrôler. Sur la brèche, si proche de la rupture de son sang-froid. Usé jusqu’à la moelle par ces épreuves qui n’en finissent pas. Et par l'envie, le besoin de la sentir en vie. Plus proche que jamais.

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MessageSujet: Re: I'm there in the storm [PV Mackie]   Sam 12 Nov - 21:34




L’effervescence irradie encore ses nerfs. Bouscule sa raison pour mieux s’insinuer jusque dans les recoins les plus sombres et délaissés de son esprit. Une agitation passagère qu’elle ressent encore au plus profond de ses tripes, conséquence directe de l’épreuve qu’elle vient de vivre. Du spectacle auquel on l’a contrainte de participer. La fièvre ne l’a pas encore quittée, elle bouillonne de l’intérieur mais se retrouve incapable de laisser éclater sa colère. Sa rage, étouffée par le journaliste qui lui offre un contraste bienvenu. Le calme après cet ouragan qui lui a fait perdre toute forme d’équilibre. Brisée par les obstacles qu’on lui a fait subir. Un hasard auquel elle ne croit pas. Des visions qu’elle pensait réelles. Qu’elles aurait voulu tangibles. Mais qui se sont révélées être de simples outils destinés à démolir un peu plus sa capacité de jugement. Des images lui reviennent par bribes, mais la dealeuse se trouve dans l’incapacité totale de décider si ce sont des réminiscences de cauchemars ou de souvenirs. Elle a encore l’impression de pouvoir sentir les doigts de ses bourreaux trifouiller dans son cerveau, dans son passé. Dans ses erreurs. Elle les sent remuer, chercher dans sa matière grise les petits détails qui pourraient leur être utiles. Pour la détruire, lui faire perdre pieds, complètement. Une absurdité totale dont elle ne parvient pas à se défaire tant l’arnaque lui paraît réelle. L’australienne tente de se convaincre qu’elle a tort, qu’on ne lui a pas ouvert la boîte crânienne pour en tirer ces souvenirs, ces visages. Mais l’illusion est tellement parfaite que sa tâche est rendue bien difficile. Même maintenant. Même avec Elias à ses côtés. La proximité du ténébreux la rassure mais ne soulève pas les doutes. Et son timbre rocailleux résonne mais ne lève pas le brouillard qui l’entoure. Une situation qu’elle déplore alors qu’elle tente de se donner un air plus sain. Plus vivant.

Des contacts entamés mais jamais achevés. La frustration grandit alors que leur condition respective n’a de cesse de les rattraper. Elle laisse échapper quelques soupirs pour seule réponse à ce qu’elle ne comprend pas et ne cherche pas à comprendre. La voix de la trafiquante se brise alors qu’elle tente de retrouver un peu de sa verve passée. Un échec monumental, risible. Mais le journaliste n’a pas l’air de lui en vouloir pour ça. Il réitère l’invitation et c’est un sourire plus tranché, plus franc, qui finit par trouver le moyen d’apparaître sur le visage blafard de la jeune femme. Il n’a de cesse de la rassurer, de se préoccuper d’elle sans pour autant se montrer intrusif. Elle ne le supporterait pas, quoi qu’il en soit. Et c’est pour cette raison qu’il se trouve encore sur son canapé. Pour cette raison qu’elle ne l’a pas envoyé balader. Parce qu’il se contente d’être là. D’être lui. Et c’est tout ce qu’elle demande, à ce moment précis. C’est tout ce dont elle a vraiment besoin. Elle s’éloigne le temps d’une seconde, avant de retrouver le côté du journaliste, recroquevillée sur elle-même. Il ne tarde pas à enrouler un bras autour de ses épaules garnies d’étoffe et ce simple geste la réconforte encore un peu. Un souffle franchit la barrière de ses lèvres, elle ferme les paupières, juste une seconde. Juste le temps de reprendre ses esprits. Juste le temps de trouver en elle le courage d’articuler ce qui lui passe par la tête. De formuler les questions qu’elle meurt d’envie de poser. D’obtenir les réponses qu’elle attend de connaître. Comme un poids dans sa cage thoracique qu’elle n’en peut plus de porter, dont elle doit se défaire. Et vite. Avant de suffoquer pour de bon.

Les réponses tombent plus rapidement qu’elle ne l’aurait pensé. Dès qu’elle met fin aux interrogations, le grec s’empresse de lui fournir ce qu’elle attend. Lui dire ce qu’elle veut entendre. Même si ça fait mal. Même si ça la brûle à l’intérieur. Même si ça lui tord l’estomac, de savoir qu’il a assisté au spectacle macabre dont elle a fait partie contre son grès. Il l’a donc vue se débattre avec elle-même, avec ses démons. Il l’a vue délirer quand elle a cru le voir lui, dans l’arène. Il l’a vue perdre la raison. Il l’a vue avec Garret. Il l’a certainement vue plonger dans le regard de Jayden. D’autres questions lui viennent subitement, naturellement, après cette révélation à laquelle elle s’attendait pourtant. Elle aimerait le rassurer à son tour mais aucun son ne sort de sa bouche. La gorge nouée, les lèvres entrouvertes, elle cesse de respirer. Le temps se suspend alors que les images défilent de nouveau devant ces yeux. Perdue dans le vague, elle ne reprend conscience que lorsque le journaliste délaisse ses épaules et ramène ses deux mains serrées contre ses cuisses. Le front plissé, la dealeuse se redresse, lui donne un peu d’espace alors qu’elle le sent terriblement en colère. Elle comprend, quelque part, qu’il soit dans cet état. Elle aurait sûrement réagit pareil si les rôles avaient étés inversés. « - Laisse tomber, Elias. C’est pas la peine. Ça vaut pas le coup », se contente-t-elle de répondre dans un souffle. Elle a perdu l’espoir de voir le monde changer depuis longtemps déjà. Ça fait plusieurs années qu’elle se contente de s’adapter, de vivre dans cette société qui fait tout pour la rejeter. Mais elle a toujours choisi de ne pas se voir comme une victime. Parce que ça ne lui ressemble pas. Parce que ce n’est pas ce qu’elle veut devenir. Et même si elle a été prise pour cible, directement touchée par ce qu’elle cherche à éviter, l’australienne n’est pas prête de changer son point de vue. Ça leur ferait trop plaisir, de la voir sombrer, de la voir se rebeller. Au lieu de la contempler en train de trouver un moyen de s’en sortir, comme elle le fait toujours. « - Alors c’est à ça que ça ressemble, le grec ? J’ai pas compris un mot de ce que tu as dit mais je suis certaine que c’était très juste. Surtout si ça vient de ta grand-mère » La chimiste initie un petit sourire en jetant son regard dans celui du journaliste. Il ne lui a jamais caché ses origines, sans pour autant tout lui révéler. Il faut croire que leurs parts de mystère respectives ont entretenu cette relation spéciale qu’ils sont parvenus à construire.

« - Y’a rien à dire de plus. Tu sais déjà tout » Elle le dit presque sèchement alors qu’il effleure le haut de son crâne. Elle, ne peut s’empêcher de fermer les yeux. Mais pas trop longtemps, pour ne pas sombrer de nouveau dans l’inconscience. Dans la léthargie. Elle s’en veut déjà d’avoir répondu si brutalement alors qu’il se contentait de la rassurer, une fois de plus. Elle frissonne quand les doigts du ténébreux glissent contre son échine mise à mal, à l’endroit où des écorchures faisaient rage il n’y a pas si longtemps. Elle peut encore sentir ses blessures, alors qu’elles ont toutes disparues. Les deux épidermes entrent en contact presque par accident alors qu’elle frémit quand la nécrose apparaît. Déjà. Trop tôt. Il lâche son emprise à regret, elle se contente de soupirer pour ne pas attiser l’énervement qu’elle sait déjà bien trop grand. « - Tu ne serais pas là si je te pensais capable de quoi que soit dont je n’ai pas envie » Un aveu qui lui arrache une grimace. Elle se mord la lèvre à l’instant où les mots franchissent ses lèvres. Deviennent réels. Elle aimerait les reprendre, faire machine arrière. Il semblerait que son état physique et mental la laisse incapable de maîtriser ses pensées. Encore moins ses paroles. Le grec finit par la pousser à se tourner vers lui, ses paumes glissent le long de son cou, caressant sa nuque endolorie. Pendant un instant, elle cherche à éviter son regard avant de finalement s’y confronter. Les brûlures se font immédiatement ressentir mais elles choisi de les ignorer. Se contente de plisser le front en prenant son mal en patience alors qu’il évoque son propre trouble. « - Je veux pas oublier, Elias. Surtout pas » Parce qu’oublier signifierait renoncer. Abandonner ce qu’elle s’efforce de mettre en œuvre depuis longtemps et elle n’est pas encore prête pour ça. Elle note cependant la bonne volonté de son allié dont elle n’a jamais douté. Leurs lèvres s’effleurent sans jamais se toucher vraiment. Elle fait glisser ses doigts le long du bras du ténébreux, en complément de la demi-réponse apportée. Avant qu’il ne se dérobe à son emprise et la laisse désemparée.

« - T’as besoin d’un remontant », lance-t-elle en se levant à son tour. Il lui faut quelques secondes pour se trouver de nouveau à l’aise sur ses pieds mais quand elle y parvient finalement, c’est pour se diriger vers la cuisine. Rien n’a changé non plus dans cette pièce laissée à l’abandon depuis son départ précipité. Et la trafiquante parvient à mettre la main sur ce qu’elle cherche comme si elle n’était jamais partie. Un verre d’abord, qu’elle tire d’un placard innocent. Ensuite, une bouteille, pas n’importe laquelle, qu’elle retrouve dans le faux fond d’un tiroir des plus banals. Elle se pince la lèvre en pensant à la dernière fois qu’elle l’a ouverte. Un sourire qui se fane bien vite alors qu’elle rempli le petit récipient de liquide transparent. L’australienne finit par ranger la bouteille à sa place, précautionneusement, avant de retourner auprès d’Elias qui tourne en rond dans la pièce. Elle s’approche de lui, propose le verre en essayant de lui offrir le regard le plus réconfortant qui soit. « - C’est pas de l’alcool. C’est spécial, quelque chose que je garde pour moi, pour des occasions particulières. Comme celle-ci » Elle hoche la tête en signe d’encouragement. « - La consistance est pas terrible, on dirait du savon, je sais. Je te l’accorde. Mais ça devrait te faire du bien » Il a l’air sur la brèche, enragé. Et ce n’est pas ce qu’elle veut voir. C’est peut-être égoïste de sa part mais le comportement troublant du journaliste la rend folle. Bien qu’elle en saisisse les pourquoi et les comment, elle n’est pas encore prête à le voir dans un tel état alors qu’elle a cruellement besoin de sa stabilité caractéristique.

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MessageSujet: Re: I'm there in the storm [PV Mackie]   Dim 20 Nov - 18:41

Prétendre ne suffit plus. Dérober ses expressions à la personne qu'il souhaiterait être, ne ressemble déjà même plus à l'esquisse d'une solution. Elias feint un détachement permanent, rit au nez des circonstances quand cela lui est possible mais pourtant, il demeure affecté. Son sang froid gît quelque part à ses pieds et il n'a même pas le courage de se pencher pour le ramasser. La mine renfrognée, les nerfs sectionnés par l'adversité, le journaliste se fixe devant une fenêtre quelconque et respire pesamment pour chasser l’impétuosité ainsi recouvrée. L'accumulation des contrariétés quotidiennes, des frustrations et des angoisses permanentes, ont raison de lui et des nouveaux défis qui l'ont ainsi cueilli. Le grec ne désire plus relativiser, faire preuve de recul. Pas après ces nombreux jours d'effroi. Et il ne s'agissait même pas que de Mackenzie. Rachael, Regan et tous ces gens dont il ignore encore l'identité. Des victimes envoyées hasardeusement au purgatoire sans aucun libre arbitre. Sans la moindre once d'humanité. La révolte gronde sous sa peau. La violence enfouie engourdit ses chairs, réveille l'insoumis et détruit partiellement son pacifisme acquis dans la souffrance. Les cris ne s'extirpent pas de son larynx, ils restent piégés dans sa poitrine. Sa colère ne fait déjà plus que soutenir sa détresse, son impuissance de plus en plus implacable. Cette situation improbable le rend fou, anime des besoins et des désirs sans cesse refoulés. Les images qu'il ressasse sans arrêt dans son esprit, ne lui facilitent pas la tâche. Des nuits entières qu'il a consacré à ces visions horrifiques. Son sommeil déjà léger s'en est retrouvé quasiment inexistant. Mêlés aux éternels hurlements de Bran, ceux de Mackenzie sont venus hantés ses cauchemars. Le malaise entretenu ne sait plus comment s'exprimer, son porteur ignore comment le canaliser, le réduire pour mieux appréhender le contexte actuel. Mais c'est sans compter sur son hôte. Un schéma qu'ils reproduisent à l'ombre de tout soupçon, l'habitude de rattraper l'autre quand la chute survient. Une confiance bâtie naturellement.

Les intonations de la damnée froissent les élucubrations moroses du rédacteur. Son retrait de la pièce, il ne l'a même pas conscientisé, trop occupé à s'agiter avec ses sombres pensées. Dès que les prunelles ambrées de la mafieuse rejoignent les siennes, l'embarras se manifeste. Un réconfort qu'il ne mérite pas. C'est la seconde fois qu'il l'oblige à inverser les rôles. Son mépris pour le gouvernement se métamorphose en dédain pour sa seule personne. Sans cérémonie, le trentenaire accepte le verre que sa comparse lui tend. La perplexité chasse un bref instant la dureté de ses traits. Il se penche spontanément vers le récipient pour en apprécier la senteur alors que la chimiste lui divulgue la consistance du breuvage. Loin d'être découragé par les propos mystérieux de la jeune femme, il porte le contenant à ses lèvres pour en boire une longue gorgée. La texture étrange le répugne partiellement mais il dépasse ses appréhensions très rapidement, ne s'inquiète pas outre mesure des effets que le liquide pourrait avoir sur lui. Il ne l'interroge même pas à ce sujet. Il n'en a pas besoin. Les nouvelles expériences stimulent son intellect à défaut d'éveiller sa prudence. « Je suis en train d'espérer que cette histoire de troisième œil n'ait pas été une source d'inspiration pour cette énième création. » Son regard intrigué et désolé passe furtivement de la boisson à son interlocutrice. « Occasion particulière, hein ? » Un léger sourire point au milieu du chaos tandis qu'une onde douceâtre de chaleur se répand lentement dans sa poitrine. Il poursuit donc sa dégustation, buvant davantage, laissant une sensation tout à fait étonnante de bien être l'envahir, chasser le poids qu'il traîne depuis des lustres et que l'alcool lui-même n'est jamais parvenu à vaincre.  

Débarrassé provisoirement de toute tension, des appréhensions, enivré par une allégresse inédite, il se défait du silence qui lui sied si mal. Ses muscles se décrispent progressivement, rendent à ses traits un peu de cette jeunesse qui semble s'être envolée ces dernières années face à la difficulté. « Prodigieux. Tu en sers à tes clients pour mieux négocier tes prix ? Si c'est le cas, je m'incline devant tant de malice. Mais venant de toi, plus rien ne devrait me surprendre. Tu ne cesses de me prouver ton ingéniosité. Je me demande encore comment une jeune femme aussi brillante que toi, ne m'ait pas encore dépouillé du peu de biens que je possède. Quoique, tu n'aurais même pas besoin de me concocter une seule de tes préparations. Un seul sourire de ta part et en faible homme que je suis, je suis à tes pieds. » D'un rictus plus franc, il la remercie, termine d'une traite la mixture avant de faire rouler le récipient entre ses doigts. Le sérieux se réapproprie sa carcasse bien que l'affliction soit encore absente. Sa voix demeure stable, posée. Tout son être irradie d'un calme retrouvé. « Tu sais, je ne suis pas d'accord avec toi, Mack. Ça vaut la peine. Ça vaudra toujours la peine de se battre contre l'oppression. Il est hors de question que je reste encore là les bras croisés pendant que des gens se font maltraités. Et tu as raison. Personne ne devrait oublier. C'est comme ça que les horreurs se répètent. » Avec la même sérénité, le père dépose son verre sur la première surface plane à sa disposition. Le brouillard mental dissipé, la lucidité exacerbée par cette euphorie chimique, il sait désormais très bien ce qu'il veut lui communiquer.

Le brun se rapproche de la trafiquante avec prudence tout en murmurant quelques mots moins assurés. « Si ça avait été réel... Si tu ... » Ses yeux agrippent les siens, y diluent un peu de tendresse. La sincérité l'habille entièrement, plus de faux semblants, ni de détours. Juste une franchise qu'il lui doit depuis trop longtemps maintenant. « Quand je t'ai ramenée la première fois, ici. Je ne suis pas parti parce que je le souhaitais. A vrai dire, j'ai même dû me forcer à franchir cette porte et à te laisser ici. Parce que ma vie est compliquée. Que tu n'as pas besoin de t'encombrer d'un vieil éclopé dans mon genre. » Pas le moindre sarcasme, juste une vérité. La sienne. Il fait un pas de plus dans sa direction, se plante devant elle à quelques centimètres à peine. « Mais tu vois... J'ai eu beau me répéter après cette nuit, que je ne devais plus t'importuner... Nous en sommes toujours là. » Un sourire triste façonne l'expression affectueuse qu'il placarde sur ses traits.  Ses doigts coulissent contre le bras de son alliée, il sait qu'il se maîtrise désormais. Il sait tout autant que même si ce n'est pas son cas à elle, ça ne l'empêchera pas de continuer. « Ça fait une éternité que ne sais plus ce que je dois faire, partir, rester. Pour ton bien ou pour le mien. Toutes les limites, les raisons se confondent. Et te voir... Là-bas... Réaliser que tu aurais pu disparaître juste comme ça... L'avoir cru d'ailleurs... » Sa respiration déraille, son trouble grandit mais sa volonté ne faiblit à aucun moment. Ses deux paumes remontent la nuque de son vis-à-vis, les pouces viennent caresser précautionneusement chaque marque qu'elle arbore. Tentent de les réparer. « J'en ai marre de lutter, Mack. De prétendre. De penser aux conséquences. Plus rien de tout ça ne semble avoir d'importance aujourd'hui. On ne sait même pas ce qu'il pourrait se passer demain. Le monde pourrait très bien exploser une nouvelle fois. Et je ne veux plus vivre avec ce regret. Alors... Cette fois-ci, il n'y aura plus que toi pour décider si c'est de la folie ou pas. » Un dernier regard à l'intensité avérée alors qu'une de ses paumes grimpe contre son cou, s'arrête à l'orée de sa chevelure, que son autre main redescend le long de sa colonne vertébrale jusqu'à atteindre sa taille, pour raffermir sa prise, la serrer contre lui tandis qu'il brave les derniers centimètres.

Il franchit les barrières imposées, s'abandonne totalement au courant électrique que chaque contact avec elle a toujours suscité. Lentement, il se penche vers elle, laisse à son palpitant le loisir de s'émerveiller de ce qu'il s'apprête à perpétrer. Des milliers de tentatives avortées par le passé, un seul souvenir auquel il s'est trop souvent raccroché. Tout est resté intact après plus d'une année sans oser outrepasser les limites de l'intimité. Chaque sensation lui semble inédite, méconnue. Pas d'incohérence cette fois-ci, pas de démence. Il s'offre la chance d'apprécier chaque détail, de la peau opaline de Mackenzie à la courbe de ses cils, au rythme de sa respiration confuse. Ses lèvres se posent sur les siennes avec douceur, les revendiquent avec plus d'ardeur dès la seconde suivante.  Ses doigts glissent dans la crinière solaire de sa protégée tandis que son souffle se fracasse toujours plus contre sa bouche, tandis qu'il l'enlace plus étroitement encore. Une nouvelle forme d'exaltation se propage dans son organisme mais cette dernière n'est en rien lié à ce qu'il vient d'ingurgiter.

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    Stuck along a road of sadness with nowhere to go. Here's hoping that the signs are real. And tomorrow with a spring in my heel. Somewhere on the road of sadness lies a better deal. I know that my hardened heart is beating still. I drove it to the point of madness just to feel something real.
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I'm there in the storm [PV Mackie]

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