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 Where the beginning ends • Kenneth&Persephone

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MessageSujet: Where the beginning ends • Kenneth&Persephone   Mer 26 Oct - 6:49


Kenneth&Perséphone
 




Un autre pas dans l'obscurité. Comment pouvait-on s'enfoncer plus encore dans les ténèbres quand on avait déjà été en Enfer ? Sûrement lorsqu'on avait encore une part de lumière en soi... Et il était plus que temps que je l'éteigne définitivement. Sauf qu'apparemment, pour la faire taire il fallait bien plus d'eau que j'en avais en ma possession. Alors régulièrement je poussais les vices toujours plus loin. La Falciferae avait déjà été un grand pas mais j'avais quand même trop de temps pour moi... Gentille Persephone avait trop de temps pour elle surtout ! Mes nouveaux vilains plaisirs ne suffisaient pas, je refusais de voir Eamon plus souvent et dormir n'était pas vraiment une de mes activités préférées. C'était peut-être aussi le fait que lorsque je fermais les yeux les deux visages que je voyais étaient aléatoirement soit celui de Seraphina, soit celui d'Andrew. Mes plans étaient fin prêts et à force de ressasser, d'imaginer, mes rêves se confondaient avec mes pensées et je ne savais plus vraiment discerner à quel moment je dormais ou non.
Je ne faisais que penser à ma jumelle, encore et encore. Depuis combien de temps ma vie n'était-elle plus que bercée par elle et mon idée de vengeance qui l'incluait ? Peut-être que j'allais finir par me fatiguer... L'image me traversait parfois l'esprit avant que je ne repense à Darkness Fall ou à Andrew. Elle avait ruiné ma vie, elle l'avait volée et elle en avait entrainé tant d'autres dans sa chute... Rien que pour ma famille je me devais de la détruire. Pour ce qu'elle avait fait à papa, pour ce qu'elle avait fait à notre frère... Elle avait été un poison pour tous ceux qui l'entouraient, il était temps que ça cesse.
Souvent en regardant dans le miroir je voyais encore les traits que nous avions partagés. Je voyais ce qui restait de nous, cette part qui vivait encore dans mon esprit et modifiait parfois ma perception des choses. Cette petite voix qui tentait par tous les moyens de me brider, de me retenir dans l'exécution de mon devoir. Celle-là aussi était de trop dans ma vie, celle là aussi hantait mes nuits, les remplissait de songes contradictoires que je refoulais...
Mais peut-être que si  ce soir je m'épuisais vraiment, peut-être que si je ne rentrais pas chez moi avant de tomber en morceaux, peut-être alors je pourrais passer une nuit sans rêves.


Je n'avais pas eu besoin d'aller loin. En rentrant du Gouvernement, j'avais pris une longue douche, comme s'il pouvait encore y avoir du sang sur mes mains après dix minutes sous l'eau brulante. Puis j'avais enfilé une robe bordeaux, des collants fins, j'avais glissé mes pieds dans des talons hauts, décroché un manteau long puis je m'étais volontiers laissée engloutir par le froid de la nuit naissante. Pas loin donc, puisque mes pas m'avaient seulement fait quitter le French Quarter pour entrer dans la folle ambiance qui animait la Bourbon Street. J'aimais cette effervescence constante qui faisait ressembler les rues aux galeries d'une grande fourmilière. J'avais lu quelque part un jour que les fourmis ne dormaient jamais. Peut-être qu'il était temps pour moi de devenir un insecte...

Ce que je voulais là maintenant - à part détruire ma jumelle comme à mon habitude ou bien m'endormir et tout oublier, puisque ni l'un ni l'autre n'étaient possibles - c'était soit un remontant, soit un démontant. De l'alcool. Oui, de l'alcool peut-être. Je n'avais jamais été du genre à croire que l'alcool était la solution avant, c'était d'ailleurs sûrement ça qui me plaisait : qu'à l'idée de me désinhiber mon autre moi enrageait. Je la voyais enfermée dans une cage de verre à taper de ses petits poings faibles sur les parois glacées en vain. Qu'est-ce qu'elle me voulait ? Que ferait-elle de mieux que moi si je la laissait s'échapper ? Irait-elle courir dans les bras de notre soeur pour tout avouer et risquer une fois encore de nous mener à notre perte ? Pauvre folle ! Heureusement que j'étais là pour l'en empêcher. Elle aussi elle finirait par se détendre quand j'aurais trouvé ce que je cherchais. Peut-être même finirait-elle par s'évanouir sous l'alcool et l'épuisement...
Au fil de mes pas mes yeux vagabondaient sur les commerces alentours, attendant que je me fixe définitivement sur l'un d'entre eux comme on verrouille sa proie dans le viseur.

En passant près d'un diner qui semblait fièrement afficher les couleurs de l'Amerique, je perçus les notes d'une vieilles chanson de Bruce Springsteen qui me fit fermer les yeux l'espace d'un instant.  Oh oui, moi aussi j'étais en feu. Mon corps entier n'était que braises sous les flammes de la colère et ce n'était certainement pas le verre d'alcool que je cherchais à me procurer qui allait arranger les choses. Mais en réalité, ce verre que je prévoyais d'avoir en tête à tête avec moi même, jamais je n'en verrais ne serait-ce que la couleur...

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MessageSujet: Re: Where the beginning ends • Kenneth&Persephone   Mer 2 Nov - 1:05


« L'apparence requiert art et finesse ; la vérité, calme et simplicité. »



Persephone & Kenneth
Where the beginning ends.

Je l'avais suivie. Que dis-je, je l'avais pourchassée, poursuivie ; je ne l'avais pas lâchée depuis les rues du French Quarter jusqu'à la Bourbon Street. Seraphina m'avait appris la vérité et la vérité n'était pas bonne à supporter. Voilà un petit mois que j'avais confondu Sera avec sa sœur jumelle et que ma vue m'avait trompé. Depuis, j'étais bien informé. Perse était là, dans sa nouvelle apparence, et je réalisais également que je n'avais jamais su son vrai prénom non plus par le passé. Je n'avais pas réussi à remonter sa trace avant maintenant et une petite confrontation avec Sera m'avait mené jusqu'à elle, rouvrant un sujet douloureux dans le processus. Persephone m'avait manipulé. J'avais été aveuglé à l'époque par cette belle blonde ; comme quoi le renard n'était pas toujours utile dans ce genre de cas, mais il était fin prêt à se venger. J'aimais arnaquer les autres, pas me faire arnaquer. Je la suivais encore, les poings serrés dans les poches de mon pantalon. J'allais attendre le bon moment pour l’interpeller. Lui courir après dans les rues n'était pas dans mes projets ce soir. Je la vis ralentir près d'un diner aux couleurs lumineuses et je respectais son rythme pour ne pas trop me rapprocher d'elle. Si Perse entrait là-dedans, serait-ce plus facile pour moi ? Peut-être moins contraignant que de la bloquer dans une ruelle sombre pour nous expliquer. De plus, dans un cadre comme celui d'un restaurant, peut-être que cela ne lui viendrait pas à l'esprit de crier. Je saisissais alors ma chance et réduis la distance entre elle et moi avant qu'elle ne change d'avis et que je manque une occasion de la confronter. Soudainement je l'attrapais par le bras plus vite que mon ombre, par surprise, et l'obligeais à entrer dans le restaurant, resserrant ma prise quitte à lui faire mal si elle osait se défier de moi. Je n'avais aucune patience et je le lui faisais bien comprendre. Cela faisait si longtemps que j'attendais ce moment qu'il valait mieux pour elle qu'elle coopère.

Dînons comme au bon vieux temps trésor, veux-tu, glissais-je à son oreille en l'attirant dans le restaurant. Et n'essaye pas de t'enfuir, je te retrouverai. Tu ne devrais pas passer sous le bistouri une deuxième fois, si ?

Je lui souriais. Je peinais à réaliser que c'était réellement Blondie, son petit surnom de l'époque, mais j'étais sûr de ne pas me tromper. Elle avait tout rompu entre nous deux, jusqu'à changer d'apparence, et même si je savais que je n'étais pas la cause de tous ces bouleversements, elle m'avait évincé de la partie sans même hésiter ou se retourner. Je détestais me faire jeter de l’échiquier avec tant de dédain et je comptais bien le lui faire payer. C'était ma fierté qui était en cause, mais c'était aussi parce qu'elle avait piétiné mes sentiments avec ses talons hauts que j'avais bien en tête de ne plus en ressentir aucun pour elle, à part de la colère et de la haine développées au cours de sa disparition. Je l'obligeais à s'asseoir à la banquette d'une table reculée et je m'assis à côté d'elle pour lui bloquer la sortie. Son seul échappatoire serait de passer sous la table – en tout bien tout honneur pour s'enfuir bien évidemment. Et il y avait peu de chance qu'elle me passe sur le corps.

Alors, je t'ai manqué ?

J'affichais un sourire radieux, masquant ma colère et mon sang bouillonnant dans tous les vaisseaux sanguins de mon corps du mieux que je le pouvais. J'avais envie de la détruire, de l'écraser, de la réduire en morceaux, mais pas si vite. La vengeance était un plat qui se mangeait froid, bien qu'ici c'était même plutôt congelé. Et j'aimais trop écouter les tentatives inutiles de désamorçages de situations difficiles pour me passer de ses explications. Qu'allait-elle pouvoir me servir comme merde pour me manipuler une nouvelle fois ou m'attendrir ? J'étais presque excité maintenant, prêt à jouer la partie que je venais de lancer.



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MessageSujet: Re: Where the beginning ends • Kenneth&Persephone   Ven 11 Nov - 16:30


Kenneth&Perséphone
 




Soudain une pression tout autour de mon bras. Agressive, douloureuse, me poussant à avancer et à passer l'entrée du diner dont j'avais admiré la façade quelques secondes plus tôt seulement. La panique s'empara de moi au moment même où je me sentis prise au piège. J'étais trop serrée, trop fortement maintenue pour arriver à distinguer qui pouvait me faire ça. J'avais instantanément pensé à ma sœur mais cette prise qui m'écrasait la chaire était trop large pour ses fines mains. C'était un homme et il ne me laissait simplement aucun autre choix que d'avancer dans le restaurant. J'étais coincée, mon cœur battait la chamade et quand la voix résonna au creux de mon oreille, il sembla simplement achever d'imploser à l'intérieur de ma poitrine.

‹‹ Dînons comme au bon vieux temps trésor, veux-tu ››

Kenneth. Si je n'avais pas reconnu cette voix que j'avais entendu tant de fois, je n'aurais pas pu manquer cette manière de prononcer ce simple mot : « trésor ». Il était le seul à le dire de cette façon.

‹‹ Et n'essaye pas de t'enfuir, je te retrouverai. Tu ne devrais pas passer sous le bistouri une deuxième fois, si ? ››

Ma mâchoire se crispa encore davantage, ainsi que tout le restant de mon corps, si c'était seulement possible. Il savait. Il savait tout. Cette simple phrase me l'avait fait comprendre. Mais qui avait bien pu lui dire ? Comment avait-il pu... ? Je perdais pieds. Finalement, c'était peut-être mieux qu'il me tienne si fort.
Trop sous le choc, je n'avais même pas essayé de me débattre. Menace ou non, cette révélation avait été ma neutralisation. Je ne réagis pas non plus quand il me fit m'asseoir.

‹‹ Alors, je t'ai manqué ? ››

Il s'était posé à côté de moi. Me permettant enfin de voir son visage. Je relevais les yeux. Décrivant ses moindres traits. Il n'avait pas changé. On ne pouvait pas en dire autant de moi.
C'était il y avait quatre ans de ça. A ma sortie de Darkness Fall je n'avais nulle part où aller, je n'avais pas d'argent, pas d'attache, je n'avais rien. Et puis je l'avais eu lui. Nous nous étions trouvés, il m'avait offert son aide et j'en avais abusé. Bien sûr qu'il comptait pour moi, bien sûr qu'à la seconde même où nos regards s'étaient croisés je n'avais pas pu lui être insensible. Mais mon dessein était plus grand, trop important, me rongeant de l'intérieur. J'avais encore cette partie de moi dont je ne me défaisais pas et qui m'intimait qu'un jour, la vie de ma sœur serait entre mes mains à moi, retournant enfin l'équilibre qui avait été brisé bien des années plus tôt... Et qu'un jour je pourrais retrouver les bras de celui qui m'avait été promis.

- Kenneth...

Comme si ça pouvait encore être un mauvais rêve.
J'attendis un instant. Mais je ne me réveillais pas. Il était toujours là, en face de moi. A me fixer avec son grand sourire presque triomphant et ses yeux bleus qui m'incendiaient.
Les démons que j'avais semé venaient me rattraper. Je savais que ce jour viendrait. Je ne pensais simplement pas que ce serait si rapide. Ni même que ça viendrait de lui. J'avais pourtant coupé les ponts. Quand j'étais partie de chez lui, je n'avais rien laissé de moi. Il savait seulement mon prénom, l'ancien. Puis mon visage avait changé, alors comment avait-il fait ? Et si... Et s'il avait croisé Seraphina. Et s'il l'avait vu, qu'il l'avait reconnu comme étant moi et... Je devais être blanche. Je me sentais soudain si fatiguée.

- Comment tu...

Je me reculais un peu sur la banquette trop étroite. Le contact avec lui m'était devenu inconfortable.
Puis mon visage se figea, coupant court avec toute émotion je laissais Perséphone se noyer à nouveau. Elle avait repris le dessus un moment, elle avait essayé de m'étouffer avec les remords. Elle ne devait pas y arriver.
Je penchais la tête sur le côté, juste curieuse.

- Comment tu as su ?

Malgré tout, quand bien même j'avais reculé mon ancienne moi dans un coin de mon esprit. Je continuais à rester aussi loin de lui que je le pouvais. Peut-être me restait-il tout de même une once de lucidité, quelque part...

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Dernière édition par Persephone D. Wilson le Dim 20 Nov - 22:10, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Where the beginning ends • Kenneth&Persephone   Jeu 17 Nov - 15:43


« L'apparence requiert art et finesse ; la vérité, calme et simplicité. »



Persephone & Kenneth
Where the beginning ends.

Persephone était docile, je n'allais pas m'en plaindre. Elle se laissa faire, peut-être encore trop sous le choc pour répliquer d'une quelconque manière que ce soit. Oui je l'avais retrouvée et oui je ne comptais plus la lâcher, et pas dans le bon sens du terme malheureusement pour elle. Mon regard croisa finalement le sien et... Rien. Je ne reconnaissais rien, pas même ses yeux que j'avais tant fixés il y a de ça quelques années. J'aurais dû les connaître par cœur, la connaître par cœur, mais le temps avait tout effacé. Les mauvaises intentions et les mauvais sentiments avaient tout emporté, et pourtant du bon, nous en avions connu ; du moins j'essayais de m'en convaincre. Persephone prononça mon prénom et je me contentais d'hocher la tête, confirmant que c'était bien moi. Comme si elle aurait pu en douter. Je n'avais pas changé ; pas physiquement en tout cas. Moralement, c'était un tout autre débat. Je n'étais plus l'homme qu'elle avait connu. Au moins, elle se souvenait de moi et c'était déjà ça. Cela me prouvait également que je ne me trompais pas de personne et que Sera m'avait dit la vérité, rien que la vérité et toute la vérité. Persephone s'éloigna, laissant un mince espace entre nous. Qu'est-ce que c'était que ça ? Du dégoût ? Du rejet ? De la honte ? De la peur ? Je redressais à peine le menton, la détaillant silencieusement. C'était elle qui m'avait trouvé et qui avait brisé la distance entre nous la première fois. Je ne faisais que l'imiter, certes d'une manière légèrement différente, mais au moins j'avais le mérite d'être honnête. Et elle ? Elle, elle m'avait manipulé dès la première seconde où nos chemins s'étaient croisés. Alors oui, j'espérais qu'elle ressentait de la honte. Et j'espérais qu'elle avait peur puisque l'amour que nous avions ressenti... Que dis-je, que j'avais ressenti... Ne nous avait pas servi à grand chose. J'espérais qu'elle me craignait, beaucoup, parce qu'il serait plus facile de cette façon de gagner son respect mais surtout sa coopération. Je ne l'avais pas lâchée des yeux alors qu'elle semblait retrouver sa contenance. Je les laissais tout de même vagabonder sur elle. On ne pouvait pas dire qu'elle n'était pas magnifique, mais ce n'était plus elle. Ce n'était plus Blondie et ça, je ne l'oubliais pas. Que restait-il réellement d'elle ? Sa question m'amusa et je forçais un rire moqueur avant de lui dire non avec mon index.

Oh non non non non... Je ne crois pas que ce soit à toi de poser des questions trésor. Tu as perdu ce droit sur moi à l'instant même où tu as claqué définitivement la porte sans prévenir et sans donner aucune explication.

Je respectais la distance qu'elle avait instauré entre nous mais il était hors de question que je réponde à ses questions. Elle était là pour répondre aux miennes et non l'inverse. Ce mince petit espace entre nous n'allait pas la protéger. Plus encore, j'allais protéger Sera, parce que cette femme m'avait dit la vérité et qu'elle méritait donc ma protection. Persephone n'était plus la même et à l'instant même où j'avais appris qu'elle m'avait menti et manipulé, elle avait tout perdu : ma protection et mon affection, qu'importe ses raisons.

Tu croyais vraiment que tu allais t'en sortir aussi facilement ? Demandais-je presque naïvement. C'est presque mignon. Je pensais que tu me connaissais mieux. Bien mieux, ajoutais-je en laissant mes doigts jouer avec une mèche de ses cheveux blonds, à peine quelques secondes.

Si je lui souriais, c'était plutôt de manière carnassière. Je réfléchissais de quelle façon j'allais la dévorer. Si je la tuais maintenant, où serait le fun ? Je pouvais toujours contrecarrer ses plans de vengeance. Si elle n'obtenait pas ce qu'elle voulait, elle n'aurait jamais la paix, et sa souffrance éternelle et le saignement de son cœur déchiré suffiraient sûrement à contenir ma rage.

Alors, tu n'as aucune explication à me donner ? Tu n'as rien à me dire ? Est-ce que tu as au moins conscience de ce que tu m'as fait ou alors est-ce que pour toi c'était un jour comme un autre ?

J'avais récupéré mon sérieux et mon sourire avait fini par s'éteindre avec mes derniers mots. Je voulais savoir et je me le promettais : elle allait parler, que ce soit de son gré ou par la force.

J'en ai une autre pour toi, dis-je en la pointant du doigt. Est-ce que tu avais prévu de m'arnaquer depuis le début ou bien est-ce que tu t'es dis, à mesure que je m'ouvrais à toi, que ce serait sympa de me tenir par les couilles ?

J'avais été cru dans mes paroles mais peu importait. Les faits étaient là. Elle avait exploité ma faiblesse pour elle et aujourd'hui elle allait le payer. Au centuple. J'y veillerai. Une serveuse nous interrompit au mauvais moment, nous demandant si nous avions choisi. Mes yeux passèrent de la serveuse à Persephone, attendant qu'elle s'exprime. Elle seule pouvait lire la menace dans mes pupilles. Si elle essayait de fuir, ou alors de saisir sa chance pour dire qu'elle était ici avec moi contre son gré, elle déclarerait littéralement la guerre. Si elle avait un minimum de jugeote, elle ne le ferait pas, car cette guerre, j'étais bien décidé à la gagner. Alors, ouais, j'espérais qu'elle serait raisonnable et qu'elle avait choisi quoi manger, mais aussi et surtout quoi me dire. Ce serait sa seule chance.



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MessageSujet: Re: Where the beginning ends • Kenneth&Persephone   Lun 21 Nov - 21:44


Kenneth&Perséphone



Et si j'avais pu revenir en arrière, et si avec ce que je savais à ce moment précis, dans l'état des choses, je pouvais revenir en arrière, au moment où j'avais rencontré le brun ténébreux aux yeux clairs.... Est-ce que je prendrais d'autres décisions ? Est-ce que j'oublierais ma vendetta et mon grand amour pour cette vie plus simple, moins dangereuse qui s'était proposée un instant à travers une porte entrouverte que j'avais ignorée ? Je n'avais pas la réponse, j'aurais voulu penser que oui et pouvoir me croire. J'aurais voulu être en mesure de me persuader que si je pouvais changer les choses à ce moment là je l'aurais fait. Mais en réalité je n'en savais foutrement rien. Et si j'avais la capacité de remonter le temps, de changer le passé, c'est une tout autre époque bien plus lointaine qui m'aurait certainement concernée. Le moment où tout s'était achevé et tout avait commencé...
Je me serais mariée à l'homme de ma vie, puis après la cérémonie j'aurais employé toutes mes forces au sauvetage de ma sœur. Merde. Comment pouvais-je seulement encore croire qu'elle n'était pas déjà définitivement perdue à l'époque...

‹‹ Oh non non non non... Je ne crois pas que ce soit à toi de poser des questions trésor. Tu as perdu ce droit sur moi à l'instant même où tu as claqué définitivement la porte sans prévenir et sans donner aucune explication. ››

Dans ma tête j'haussais les épaules. Comme si avant déjà il était du genre à adorer répondre à mes questions. Nos discussions ne marchaient pas comme ça, c'étaient des échanges de propos, des avis partagés, pas des interrogatoires froids sur lesquels les deux protagonistes se jetaient des regards gorgés de doutes en se demandant ce que l'autre savait ou non et jusqu'où allait le bluff.
En réalité je restais immobile, continuant juste à l'observer sans aucune pudeur, laissant mon regard descendre sans même tenter de le dissimuler. Si déjà je ne pouvais pas poser les questions, je pouvais au moins décrire celui qui me faisait passer ce si désagréable interrogatoire.

‹‹ Tu croyais vraiment que tu allais t'en sortir aussi facilement ? C'est presque mignon. Je pensais que tu me connaissais mieux. Bien mieux. ››


Un instant je réfléchis. Un instant seulement. Puis la réponse s'échappa. Il me détestait déjà de toute manière, comment pouvait-il me détester plus encore ? Et puis ce n'était pas comme si j'avais l'impression de pouvoir atteindre son pardon. Ni que c'était ce qu'il voulait.

- Honnêtement oui, j'y ai pensé. Ce n'était que quelques mois. Je n'ai fait que voler un peu de ton temps. Un si petit laps de temps. Je ne pensais pas que tu remuerais ciel et terre pour quelques dizaines d'heures de ta vie.

Ce n'était pas que du temps, je le savais pertinemment. Mais quand bien même. Je ne lui avais jamais rien promis, je n'avais jamais mentis sur mes sentiments. Pourquoi m'en vouloir autant après tellement de mois. Qu'avais-je fait que je n'avais pas remarqué ? Ou bien sous-estimais-je la mal que j'avais causé ? Etait-ce à ce point ? J'en doutais, je l'aurais remarqué... J'aurais du le remarquer.

Ses doigts glissèrent un moment entre mes cheveux. Mes yeux se fermèrent immédiatement, comme par automatisme. Ma respiration s'arrêta. Puis l'instant était passé alors que ça main retombait.

‹‹ Alors, tu n'as aucune explication à me donner ? Tu n'as rien à me dire ? Est-ce que tu as au moins conscience de ce que tu m'as fait ou alors est-ce que pour toi c'était un jour comme un autre ? ››

Ses mots firent échos à mes doutes. Ne jamais sous-estimer un cœur brisé. Et je savais ce qu'était d'avoir un cœur brisé. Je le savais si bien. Mes défenses étaient au plus bas. Il pouvait attaquer s'il voulait. Il avait raison, je l'avais mérité. Le seul fait de le voir dans cet état après tant de temps me le prouvait.
Ma voix était douce. Si douce... Je ne me reconnaissais plus... Ou bien je me reconnaissais trop. L'ancienne Perséphone, celle que j'avais été si longtemps mais que je n'étais plus depuis tant de temps. Que faisait-elle là ? Pourquoi ne pouvais-je plus l'arrêter ?

- Est-ce que ça changerait quelque chose ? Est-ce que ça te ferait du bien de comprendre ?

La question était légitime. Etait-il prêt à entendre mes raisons ? Etait-il prêt à libérer sa colère de cette façon ou bien toute parole de ma part était-elle vaine ? Moi j'aurais voulu savoir, j'aurais voulu entendre de la bouche de Seraphina pourquoi elle avait fait tout ça. Pourquoi toute cette haine ? Tous ses ressentiments contre moi... Même si au fond de moi je savais, je connaissais la réponse, les mots auraient pu être ma libération. Et pourtant je les avais fuis, depuis que j'étais revenue je n'avais fait que me cacher, manipuler et détruire dans l'ombre. Ca ne me ressemblait pas. Ce n'était pas moi... Ca lui ressemblait à elle, à Sera et à tout ce que j'avais toujours craint puis détesté chez elle.

‹‹ J'en ai une autre pour toi. Est-ce que tu avais prévu de m'arnaquer depuis le début ou bien est-ce que tu t'es dis, à mesure que je m'ouvrais à toi, que ce serait sympa de me tenir par les couilles ? ››

Je secouais la tête. Je ne pouvais rien faire de plus. Les mots étaient coincés dans ma gorge nouée sans aucune chance de s'en échapper. Elle avait reprit le contrôle et elle ne le lâchait plus. J'en souffrais, j'enrageais et pour la première fois depuis très longtemps, c'était moi qui regardais Perséphone au pouvoir, impuissante.
A quel point mon âme était-elle noircie à présent ? Jusqu'où étais-je donc allée ? En présence d'un Andrew plus sombre qu'avant, je ne m'en étais pas aperçue. Mais maintenant, en pleine lumière, j'étais soudainement comme aveuglée par tout ce que j'avais si longtemps choisi d'ignorer.
Une jeune femme arriva, un petit carnet entre les mains. Intrusive, dérangeante, elle me tira un moment hors de ma torpeur. Je m'accrochais au regard de la femme, évitant celui de l'homme que je sentais durement fixé sur moi dans même avoir besoin de le voir. J'aurais voulu prolonger ce moment encore et encore ou bien passer à bien longtemps après... Mais on attendait ma réponse. La pression pesait sur moi.

- Comme lui.

C'était la seule chose qui s'était échappé d'entre mes lèvres. La seule chose qui m'était venue à l'esprit. Je n'avais ni faim, ni soif, mais s'il avait décidé de guider la soirée, alors qu'il le fasse. Il avait de toute façon décidé de prendre le contrôle et pour le moment, je ne comptais absolument pas le lui retirer.

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MessageSujet: Re: Where the beginning ends • Kenneth&Persephone   Jeu 24 Nov - 18:59


« L'apparence requiert art et finesse ; la vérité, calme et simplicité. »



Persephone & Kenneth
Where the beginning ends.

Quelques mois. Sans importance. Un petit laps de temps de rien du tout. Bien. Nous n'avions pas la même conception des choses. Dans un sens, elle avait parfaitement raison. J'aurais dû la laisser partir et juste l'ignorer désormais. Mon ego en avait décidé autrement. C'était la deuxième femme à me piétiner comme si je n'étais rien, qu'un vulgaire tapis décoratif dont on pouvait changer comme bon nous semblait selon l'humeur. J'étais visiblement très aisément remplaçable. Et oui, ça, ma fierté peinait à l'accepter. Cela justifiait-il que je remue terre et ciel ? La vérité était que tout s'était passé de manière plutôt fortuite, un hasard, le destin peut-être, ou bien le karma et il était l'heure de mettre les choses sur la table. Mais elle n'avait pas besoin de savoir. Je me contentais de lui sourire un peu plus. Passais-je désormais pour un acharné ? J'étais un acharné, je ne savais pas dire stop lorsqu'il le fallait et c'était malheureusement tout autant une faiblesse qu'une force. J'écoutais chacun des mots de Persephone avec attention. Une réponse par une autre question, encore et encore. Si je m'étais écouté, je crois que j'aurais pu taper de la main sur la table en hurlant que j'en avais marre de ces habitudes féminines de merde ! Je posais une question, j'attendais une réponse et non une autre question à la place. Qu'est-ce qui n'était pas clair ? Mieux valait que je me contrôle si je ne voulais pas me faire sortir du restaurant par le bout de l'oreille. Que croyait-elle ? Que j'étais là pour plaisanter ? Pour passer le temps ? Bien évidemment que j'étais là pour comprendre. Peut-être que cela ne soulagerait pas le passé, ce qui était sûr c'est que ça ne le changerait pas en tout cas ; mais j'avais envie de savoir s'il y avait une raison. J'avais toujours ressenti le besoin de comprendre les choses et encore plus lorsque cela me touchait d'aussi près. Ne pouvait-elle pas me rendre ce service après ceux que je lui avais rendu ?
La serveuse nous interrompit et je calmais mes ardeurs, tentant de rester le plus naturel possible. Persephone rentra dans le jeu et je hochais la tête en posant de nouveau mes yeux sur la serveuse.

Ce sera deux cafés alors, souriais-je à la demoiselle qui prit nos commandes et repartit aussi vite.

Mon regard se tourna à nouveau vers Persephone et je me penchais un peu plus vers elle, désormais très sérieux. Est-ce que j'allais seulement obtenir quelque chose d'elle ce soir ? J'avais la sensation que les gens, et notamment les femmes, aimaient me pousser à bout pour que j'obtienne des réponses. Je ne comprenais pas ce mécanisme. Que perdait-elle à me dire ce qu'elle avait sur le cœur ? Cela ne pouvait pas empirer les choses, si ? Alors pourquoi fallait-il toujours leur arracher les vers du nez ? Pourquoi fallait-il toujours se battre pour obtenir un semblant de réponse ? Je n'inspirais pas confiance, je l'avais bien compris, mais je méritais bien de connaître la vérité, comme n'importe qui. Elle n'avait pas besoin de me dire plus que ce que j'avais besoin d'entendre : ce qui me concernait. Plus proche d'elle, je lui murmurais avec davantage de douceur :

Après tout ce que j'ai fait pour toi, tu ne crois pas que tu pourrais faire ça pour moi en retour ? Simplement répondre à mes questions ?

Je ne cherchais pas à l'attendrir. Mais, comment lui faire comprendre ? Je ne comptais pas discuter seul et si elle refusait de répondre maintenant de son gré, elle finirait par répondre de force. Pas ici, pas ce soir, mais ce jour arriverait, et elle regretterait de ne pas avoir saisi sa chance aujourd'hui.

Tu crois que je suis là parce que je n'ai que ça à faire ? Bien sûr que j'ai envie de comprendre ; j'ai besoin de comprendre.

Je n'en appelais pas à son empathie, car je n'étais même pas sûr qu'elle en ait encore, si seulement elle en avait déjà eu, notamment pour moi. J'essayais seulement de lui exposer les faits. Malgré moi, je répondais à ses questions en pensant que j'avais peu de chance qu'elle réponde aux miennes ; néanmoins je faisais le premier pas.

La vérité est libératrice quand on la laisse sortir. Je ne vois pas quels risques tu prends à tout simplement m'expliquer pourquoi tu es partie. Je ne vais pas t'obliger à vivre avec moi à nouveau tu sais... dis-je dans un soupir amusé.

Ma foi, je tenais bon. J'étais calme, posé, je réussissais à gérer ma colère et même à m'amuser un peu de ma situation. Oui, je tenais bon, pour le moment. Mais ma patience n'était pas éternelle. Loin de là. Et Persephone le savait pertinemment. Du moins, je l'espérais, pour son bien.



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Where the beginning ends • Kenneth&Persephone

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