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 I had a Dream...[Maisy & Enya]

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: I had a Dream...[Maisy & Enya]   Mer 26 Oct - 20:18

« Je voudrais voir Maisy Weaver, s’il vous plait ».
« Je suis désolée, je ne peux pas vous permettre de la voir comme ça, mademoiselle. C’est à quel sujet ? »
« Dites-lui que je suis Enya Rivers et que je voudrais lui parler de Noah Meadow ».
La secrétaire s’éloigna avec un sourire poli et j’attendis qu’elle ait le dos tourné pour souffler longuement. J’avais hésité à venir ici, et maintenant que j’y étais, j’envisageais sérieusement de tourner les talons et de sortir du bâtiment en courant. Mais je rassemblai les quelques bouts de courage qui me restaient et attendis.
La raison qui m’amenait ici était très idiote. J’étais probablement folle. Maisy Weaver, je la connaissais, de loin. Il faut dire qu’elle gérait la radio de propagande du gouvernement, et que par principe je ne l’aimais pas. Je l’avais attaquée dans mon émission de radio de nombreuses fois. Et puis, il y avait eu ce cauchemar. Ce cauchemar qui me suivait encore, qui me réveillait encore certaines nuits, et Maisy était dedans. Elle apparaissait comme une femme sympathique et, il faut l’avouer, fort attachante, loin de l’image que je m’étais faite d’elle. Elle était morte dans le rêve, comme moi, comme Noah, comme tous ceux dans ce manoir lugubre. Je ne savais pas pourquoi j’avais rêvé d’elle, ni de tout ça, et j’avais un peu laissé ce rêve dans un coin de mon esprit.

Il m’était revenu en pleine figure quelques jours auparavant. Quand j’avais confronté Noah. Enfin, confronté. Rompre serait le verbe plus approprié. Mais rien que d’évoquer l’idée me faisait encore trop mal. J’avais remis en question tous les mois passés avec Noah, et tout, absolument tout, était devenu potentiellement un mensonge. S’était posée la question de la fidélité de Noah, évidemment. Et était donc revenue Maisy Weaver. Maisy qui m’avait avouée au détour du fameux cauchemar qu’elle avait des aventures régulières avec Noah. Et donc, j’étais là, prête à demander à une femme que je n’avais jamais rencontrée si elle avait couché avec mon ex. Complètement idiot. Elle allait me rire au nez, et me claquer la porte, et elle aurait bien raison. Mais aussi con que ça puisse paraitre, j’avais besoin d’une réponse. Besoin de savoir qu’au moins, il ne m’avait pas pris ça. Qu’au moins il avait eu ce respect pour moi. Enfin, si ce n’était pas Maisy, ça pouvait bien être quelqu’un d’autre, mais je m’accrochais un peu à ce que je pouvais, en ce moment. J’étais dans un état tellement pitoyable qu’une simple conversation avec une femme que j’avais pris pour habitude de lyncher me semblait essentiel.

La secrétaire revint, ses talons claquant sur le sol. Elle m’adressa un nouveau sourire poli qui me donnait envie de lui claquer un de ses talons dans la figure.
« Mademoiselle Weaver vous demande de l’attendre en bas du bâtiment, elle va vous rejoindre très vite. »
Ma surprise dut se lire sur mon visage, car la secrétaire eut un autre sourire, cette fois amusé et plus du tout poli. D’un hochement de tête, je la remerciai, tournai les talons et entrepris de redescendre pour sortir du bâtiment. Une fois dehors, je me triturai les mains en attendant Maisy Weaver. Qui finit par faire son apparition, assez rapidement d’ailleurs. Ce qui n’augurait pas grand-chose de bon, en réalité. Je m’approchai d’elle, un petit sourire mal à l’aise aux lèvres.
« Mademoiselle Weaver, bonjour. Je suis Enya. Je…merci de m’accorder votre temps. J’aurais voulu vous parler de Noah Meadow. »
Elle ne pouvait pas décemment me demander qui donc était Noah Meadow. Il m’avait avoué la connaitre. Il m’avait toujours dit qu’il ne l’appréciait pas et que j’avais raison de l’attaquer, ceci dit. Ce qui serait très ironique si effectivement ils avaient une histoire.
« Vous voudriez bien qu’on aille parler, je sais pas, y’a un resto au coin de la rue ? »
Proposition paumée d’une fille paumée. Je ne voulais juste pas déballer mon sac en pleine rue, devant le bâtiment gouvernemental qui me filait des puces, d’autant moins.

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MessageSujet: Re: I had a Dream...[Maisy & Enya]   Mar 1 Nov - 20:13


Elle soupire et frotte le bout de son nez, rougi par le rhume qu’elle traine depuis trois jours avant d’éternuer un bon coup. Foutue automne et ces conneries de vent et pluie. Elle s’enfonce dans son siège en grognant avant de jeter un œil à David. Son collègue, casque anti-bruit sur les oreilles, est en train d’essayer de rédiger sa chronique humoristique du début d’après-midi, l’air concentré. Elle gratte doucement la cicatrice dans son cou avant de jeter un œil éperdu a l’horloge sur le mur derrière lui. Encore vingt minutes avant la pause repas salvatrice, son estomac affamé laisse échapper un gargouillement mécontent et elle frotte son ventre doucement. Elle aurait vraiment dû prendre un petit-déjeuner ce matin. Elle sort de la poche de son sac un petit miroir et jette un œil mécontent à son visage froissé. Son teint cireux et les gros cernes qui ornent le dessous de ses yeux attestent de son manque de sommeil récurant depuis le début des nouvelles arènes. Elle passe la quasi-totalité de ses nuits le nez collé au vieux téléviseur de son appartement dans l’espoir d’apercevoir Timothée ou Lazlo, et apprendre que les deux jeunes hommes sont dans le même groupe lui a mis un peu de baume au cœur. Elle profite des minutes restant avant le début de la pose pour commencer à appliquer un peu de maquillage sur son visage. Elle s’arrête, le pinceau en l’air quand David retire son casque et lui lance un sourire timide. Elle lui répond, un peu attendrie. Le jeune homme doit à peine approcher des vingt-cinq ans et il tente régulièrement de l’inviter à déjeuner, ce qui la fait sourire. Il y a longtemps qu’elle n’a pas été dragué de façon aussi ingénue et elle s’est promis de répondre positivement à sa demande au moins une fois. David se racle légèrement la gorge et elle redresse la tête en lui jetant un petit regard interrogateur. Ses joues se teinte de rouge et Maisy doit retenir le petit rire qu’elle sent monter dans sa gorge. « Maisy, ça te dirai…» Le jeune homme tourne la tête vers la porte l’air à la fois mortifié et très énervé et Maisy fait tourner sa chaise pour faire face à la secrétaire. Elle lui adresse un sourire et la jeune femme doit se retenir de pouffer. Tout le service doit être au courant que David à des vues sur elle et même si David ne le sait pas, la plupart des gens en rit.

Le visage de Maisy reprend bien rapidement une expression plus neutre et fronce les sourcils. « Mademoiselle Enya Rivers souhaiterait te voir, apparemment elle a un truc à te dire à propos de Noah Meadow. » Elle hausse un sourcil surpris et mordille distraitement sa lèvre inférieur. Enya. La jeune femme s’est calmée ses derniers temps et Maisy n’a pas eu droit à une de ses petites piques depuis quelques semaines. Depuis le cauchemar étrange ou elle s’est retrouvée avec la jeune femme ainsi qu’avec Meadow en fait. Elle secoue la tête préférant oublié tout ce qu’il s’est passé cette nuit-là. Le cauchemar continue à la hanter régulièrement se mêlant aux images de ses amis dans l’arène. Elle frissonne et hoche la tête avant de répondre. Malgré tout, la présence de la jeune animatrice et son besoin de parler de Noah titille la curiosité de Maisy. « Dis-lui de m’attendre dehors, j’la rejoins tout de suite. » Elle jette un regard à l’heure et se regarde dans son petit miroir de poche une dernière fois avant de prendre ses affaires. « Désolée, Dav’, ce sera pour une prochaine fois ! » Elle lui fait un sourire accompagné d’un petit signe de la main avant de sortir de son bureau rapidement. Elle enfile son manteau comme elle peut, noue son écharpe autour de son cou et trébuche comme presque tous les jours sur le pas de l’ascenseur avant de descendre. Elle profite du trajet pour détaché ses cheveux et les éparpiller sur ses épaules.

Elle sort rapidement du bâtiment et cherche Enya du regard. La jeune femme l’approche rapidement et Maisy ne peut s’empêcher de remarquer l’état d’épuisement dans lequel elle semble être. Elle fronce les sourcils, la personne qui lui fait face ressemble trait pour trait à celle qu’elle a vu dans son cauchemar. Elle éloigne l’idée dérangeante de la réalité de cette histoire. Elle a probablement vu le visage d’Enya sur une photo quelconque voilà pourquoi le visage de son rêve et celui qui lui fait face son si similaire. « Enya, un plaisir de te rencontrer enfin. » Elle lui adresse un haussement de sourcils associé à un sourire cynique. Elle se sent mal-à-l’aise face à la jeune femme. Son cauchemar lui revient sans cesse au visage, et une fois de plus elle est étonnée par l’apparence presque fragile de la jeune femme. Elle est si menue et si petite. « Tu peux me tutoyer tu sais, j’ai l’impression d’être une grand-mère quand on me vouvoie. Et oui, j’aimerais bien aller quelque part, j’ai la dalle. Après tout c’est ma pause repas ! » Elle se tait, une fois de plus elle parle trop et doit passer pour quelqu’un d’étrange. Elle accompagne Enya jusqu’au restaurant, le même que celui dans lequel elle a mangé avec Alistair avant qu’il ne se remette à l’éviter. Elle détourne le regard et choisi une table à l’opposer. D’un doigt, elle appelle le serveur qui rapplique. Il ne faudrait pas avoir une mauvaise publicité par la radio gouvernementale quand même ! Elle commande rapidement la même chose que ce qu’elle prend d’habitude, laissant la jeune femme passer sa commande. Elle suit du regard le serveur avant de rabattre son regard sur Enya. « Alors… Meadow hein ? » L’acidité de sa voix la surprend elle-même, son animosité envers le psy perce dans la façon dont elle prononce son nom. Elle commence clairement à se demander si son cauchemar n’était pas au final une sorte de rêve prémonitoire. Bien qu’elle n’en ai que très rarement, ils ne ressemblent en général pas à son cauchemar, mais après-tout, tout est possible. « Pose tes questions... Puis, de toute façon… J’ai pas grand-chose de mieux à faire que rester avec toi ce midi. Tu as donc… » Elle jette un œil à l’horloge derrière la jeune femme. « 1h45 pour me questionner. »

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MessageSujet: Re: I had a Dream...[Maisy & Enya]   Lun 7 Nov - 19:46

« Enya, un plaisir de te rencontrer enfin. »
Mon cœur battait la chamade. Elle était exactement comme dans mon cauchemar. Avenante, souriante. La voix moins haute perchée qu’à la radio. Elle m’invita à la tutoyer et à aller manger un morceau. Décidément trop sympathique, pour une première rencontre. J’en étais presque mal à l’aise de l’avoir insultée dans mon émission. La même sensation que dans mon cauchemar. Je ne pouvais pas m’empêcher de revoir la jeune femme mourante, égorgée, au bas des escaliers de ce grand manoir. Je me rappelle avoir eu le cœur brisé par cette mort. Je me rappelle quand on avait trouvé Emilia toutes les deux. Et elle était là, en chair et en os. C’était plus qu’étrange.

On s’installa dans un café que je ne connaissais pas. Je ne m’aventurais pas souvent du côté du building gouvernemental. Mais de toute évidence, Maisy avait ses entrées. Je commande la même chose que Maisy, consciente que ça va me coûter un tiers de mon salaire mensuel. Ou un rein. Et, lui adressant un sourire poli et un peu mal à l’aise, je m’assois bien au fond de mon siège.
« Alors… Meadow hein ? »
Ouaip, Meadow. Noah Meadow. On pourrait en faire un roman, pas vrai ? Je commence à regretter un peu d’être là. D’avoir pris l’initiative de venir la voir. Parce qu’il n’y a que deux issues à cette entrevue. Soit elle m’affirme qu’elle n’a pas couché avec Noah, et je pourrais respirer un peu et me rassurer. Remonter un peu Noah dans mon estime, au passage. Mais culpabiliser de l’avoir cru capable de ça. Soit elle me dit qu’ils ont eu une aventure, et ça me brisera le cœur, enfin, ce qu’il en reste. J’ai déjà assez mal comme ça. Pourquoi est-ce que je suis allée tendre le bâton pour me faire battre une fois de plus ? D’un autre côté, je pourrais me dire que j’ai eu raison d’en finir avec lui. Je pourrais même me consoler en me disant que c’est le dernier des connards. Une affirmation à laquelle je ne crois même pas ; un peu, certains soirs, mais pas pour de vrai.
J’avais donc 1h45 pour poser mes questions. Je n’avais pas besoin d’autant de temps. J’allais lui poser la seule question que j’avais en tête, manger mon plat et partir. Voire partir sans manger mon plat. Maintenant, comment lui poser la question sans passe pour une folle ? J’avais une intuition sortie tout droit d’un cauchemar qui datait de plusieurs semaines déjà. Au plus j’y repensais, au plus je me disais que j’étais en train de péter un boulon dans les règles de l’art. J’inspirai un grand coup. Allez, maintenant que j’étais là, il fallait se lancer. De toute façon, je n’allais jamais revoir Maisy Weaver de ma vie.

« Noah et moi, on est…on était ensemble. Et je sais que vous vous connaissez, il m’a déjà parlé de toi. Il m’a dit que vous vous croisiez parfois. Il ne m’a pas dit que des trucs sympas sur toi d’ailleurs. Mais je me demandais si c’était vrai. »
C’était pas très clair, comme question. Il n’y avait pas de question, là, d’ailleurs, pour l’instant. Je tournais autour du pot, lâchement, pitoyablement.
« Est-ce que vous couchez ensemble, Noah et toi ? Ou est-ce que vous l’avez fait ? »
Voilà, c’était lâché. Il n’y avait plus de retour en arrière maintenant. J’étais face à mes démons. Face aux mensonges de Noah, ou à mes propres incertitudes.
« Au point où j’en suis, je m’en fiche, d’ailleurs, tu peux me dire la vérité. J’ai juste besoin de savoir. Pour avancer, tu vois. Ce que fait Noah, ça ne m’intéresse plus. »
C’était faux, c’était tellement faux. Je ne m’en fichais pas. Mon petit cœur qui battait à tout rompre, à m’en faire mal, dans ma poitrine, en était la preuve. Ca m’intéressait. Mais tant que j’aurais ces doutes, tant que je ne saurais pas qui était vraiment Noah, je ne pourrais jamais réellement avancer. Et j’avais besoin d’avancer. J’avais besoin de passer à d’autres choses, d’être à nouveau moi, sans lui. De retrouver celle que j’étais, avant. Si elle existait encore.

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MessageSujet: Re: I had a Dream...[Maisy & Enya]   Mar 8 Nov - 22:28


Elle observe d’un œil intrigué la jeune femme qui lui fait face. Enya Rivers ne ressemble définitivement pas à ce que sa voix laisse penser. Elle tique quand elle se rend compte qu’elle s’était fait la même réflexion dans son cauchemar. La voix de la jeune femme ne dévoile certainement ce corps fluet et ce visage presque enfantin, rond et aux traits très doux. Elle se fait vaguement la réflexion qu’en dehors de l’animosité qu’elle lui porte à cause de ses petites piques radiophonique, Enya pourrait tout à fait lui plaire. Il y a quelque chose d’animal dans son regard, plus proche de l’écureuil que du loup, mais cette sorte de sauvagerie timide qui lui donne envie de pousser la jeune femme à bout juste pour le plaisir de voir jusqu’où elle serait capable d’aller avec un peu d’aide. Elle commande la même chose qu’elle et Maisy a presque envie de rire quand le visage de la jeune femme esquisse une grimace à la vue du prix. La jeune femme est réellement intéressante à regarder. Son visage, profondément expressif, ne cache pas grand-chose de ses pensées, mais surtout ce qui intrigue Maisy, c’est cette fatigue qui semble inscrite partout sur la jeune femme. Elle semble prête à se briser, comme constamment au bord d’une falaise. Maisy se demanda l’espace d’un instant si cet état n’avait pas quelque chose à voir avec Noah, mais l’idée qu’une jeune femme si douce ne puisse que supporter la présence du psy taré lui sembla rapidement si incongrue, qu’elle préféra l’écarter. Certes, dans son cauchemar ils avaient été en couple et Noah c’était d’ailleurs comporter en parfait connard avec la petite, mais son rêve était bien loin de la réalité. Elle soupire quand elle voit nettement Enya rassembler son énergie, ses forces et son courage avant d’ouvrir la bouche. Elle se recule et croise les bras, le dos sagement appuyé contre le dossier de sa chaise. Et elle retient, presque littéralement, sa mâchoire qui manque de tomber.

« QUOI ?! » Le glapissement lui a presque échapper et elle se reprend rapidement. Merde, son cauchemar n’en était peut-être pas un, finalement. Elle fait signe à la jeune femme de continuer. Les similitudes commencent à ce se faire trop nombreuses pour qu’elle ne s’inquiète pas. Si son esprit avait décider de la prévenir qu’Enya Rivers souhaiterait venir lui parler de Noah Meadow et de sa relation avec ce dernier, utiliser un cauchemar ou chacun des participant, elle comprise, se retrouvait assassiner les uns à la suite des autres par un fou n’était probablement pas la bonne idée. Elle avale sa salive et toussote quand elle manque de s’étouffer. Oh merde, Enya met définitivement les pieds dans le plat. Elle l’admire presque pour son courage, poser ce genre de question à la potentielle maîtresse d’un ex, est loin d’être facile. Elle joue distraitement avec ses mains et commence à réfléchir à comment répondre à la jeune femme de la façon là moins violente pour son égo et son cœur. Elle soupire passe la main dans ses cheveux et pose ses coudes sur la tables, posant son menton sur ses mains jointes.

« Ouh… Quand tu poses une question, tu déconnes pas hein. » Elle esquive le regard franc de la jeune femme, qui lui rappelle tellement la personne qu’elle était quelques années plus tôt, avant qu’Alistair ne brise tout ce en quoi elle croyait. C’est presque douloureux de regarder ce genre d’innocence en face, surtout quand elle s’apprête à briser une partie de cette innocence. Elle soupire une fois de plus et se lance, puisque de toute façon, il n’y a pas trente-six façon de dire les choses. « Oui. Si tu veux savoir si j’ai couché avec ce con de Noah, oui. » Elle grimace devant la sécheresse de sa voix. Elle jette un regard désolé vers le visage d’Enya qui malgré ce qu’elle a dit quelques secondes plus tôt ne semble pas s’en foutre, loin s’en faut. Elle adoucit ses traits. « Ce connard de chien de prairie me rend dingue. J’veux pas que t’aille croire qu’il se passe un truc entre lui et moi. » Elle soupire comment expliquer à Enya sa relation avec son connard de petit ami. « Raah, disons que Ducon premier, me pousse à bout. Généralement, il m’insulte, me traite comme une grosse merde et j’lui rend bien, crois-moi. Mais quelques fois… Quelques fois, ça a fini d’une façon… inattendue ? »
Elle lance un regard gêné a la jeune femme avant de reculer quand le serveur apporte leurs assiettes. Elle regarde le plat atterrir devant elle et soupire. « J’veux pas briser tes espoirs, Enya. Mais… Clairement Meadow est un gros con, un salaud, une merde, fin tout ce que tu veux, mais clairement pas un type fréquentable. » Elle joue du bout de sa fourchette et sa curiosité piqué au vif par l’impression de déjà vu qu’elle ressent, elle pose à son tour sa question. « Qu’est-ce qui t’as poussé à me poser cette question ? A moi personnellement ? Parce que j’pense pas être la seule… Et j'pense que tu t'en doute aussi... » Elle grimace, certaine d’avoir blesser une fois de plus la jeune femme dans sa maladresse légendaire.

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MessageSujet: Re: I had a Dream...[Maisy & Enya]   Sam 19 Nov - 19:36

« Oui. Si tu veux savoir si j’ai couché avec ce con de Noah, oui. »
Les dernières briques qui construisaient mon monde s’écroulèrent à ce moment là. J’inspirai un grand coup, déglutis péniblement, rassemblai toutes mes forces pour ne pas m’effondrer.
Et Maisy se met à expliquer. Qu’il n’y a rien entre eux. Qu’elle le déteste. Mais qu’il a une emprise sur elle et qu’ils finissent par coucher ensemble. Quelques fois. Plus d’une, donc. Chaque mot qu’elle prononce fait un peu plus mal. Je déteste Maisy Weaver. Je la déteste parce qu’elle m’a pris ce qui m’appartenait. Parce que dans tous les mensonges de Noah, tout ce qu’il ne disait pas, il y avait ces moments avec elle, où ils étaient à deux et qu’ils partageaient une intimité. Alors que moi j’étais persuadée que cette intimité n’appartenait qu’à nous, lui s’envoyait en l’air avec la même femme que je méprisais. Je détestais Maisy Weaver. Et d’un autre côté, je lui étais reconnaissance. Elle avait été sincère envers mois. Elle n’avait pas essayé de tourner autour du pot. Elle m’avait dit la vérité, aussi douloureuse soit-elle. Elle était plus honnête que l’homme que j’avais aimé de toutes mes forces. Je ne la méprisais plus, là, en face d’elle. J’avais même beaucoup de respect pour elle, parce qu’elle montrait du respect pour moi.
« J’veux pas briser tes espoirs, Enya. Mais… Clairement Meadow est un gros con, un salaud, une merde, fin tout ce que tu veux, mais clairement pas un type fréquentable. »
J’eus un petit sourire, triste, blasée aussi un peu. Tous les gens que je croisais me disaient la même chose de Noah. Qu’il n’était pas fréquentable. Et je commençais à me dire qu’ils avaient raison, tous. Que c’était moi qui m’étais plantée en beauté. Que j’étais tombée amoureuse de la mauvaise personne. Et que aujourd’hui, j’en payais les conséquences. Elles me tombaient sur la gueule, plus exactement. Et l’amour que j’éprouvais pour Noah était toujours là, quelque part, une ombre que je combattais jour et nuit pour qu’elle ne me recouvre pas une nouvelle fois. Pour rester lucide. Mais c’était difficile, comme combat, j’étais fatiguée, et malheureuse.
« Je commence à me rendre compte, ouais.. », lançai-je sur un ton cynique. J’avais tellement espéré m’être trompée. J’avais espéré qu’il y ait encore un espoir, que Noah soit un mec bien, que je puisse retrouver la confiance que j’avais en lui au début. Mais plus j’avançais, moins j’avais confiance, et Maisy venait de me donner une bonne raison de ne plus croire en Noah.

« Qu’est-ce qui t’as poussé à me poser cette question ? A moi personnellement ? Parce que j’pense pas être la seule… Et j'pense que tu t'en doute aussi... »
Je baissai les yeux, remis une mèche de cheveux en place. Inspirai longuement, encore une fois. Inspire, expire. Tu es plus forte que tout ça. J’avais été si naïve, si idiote. Aveugle. Il s’était bien foutu de ma gueule. Il s’était bien servi de moi. Et moi j’avais accepté, jour après jour, secret après secret, je n’y avais vu que du feu. Et maintenant, bon sang, ce que je me sentais idiote. Ce que je regrettais. Je relevai la tête vers Maisy au bout de quelques secondes.
« Je suppose que s’il est capable de l’avoir fait avec une personne, il est capable de l’avoir fait avec plusieurs. Mais je sais pas si j’ai vraiment envie d’avoir une liste complète. Je voulais juste…vérifier quelque chose. »
Je soupirai. Est-ce que Maisy était vraiment la personne à laquelle j’avais envie de livrer mes émotions et mes pensées ? Mais elle était la seule, là, qui m’écoutait.
« J’ai fait un cauchemar, y’a un moment déjà. T’étais dedans, et tu m’avouais exactement ce que tu viens de m’avouer. Bon, ensuite, on mourait tous, mais voilà. Et je sais pas, j’avais cette mauvaise impression, et je voulais vérifier. C’est idiot. Je suis complètement idiote. En même temps, c’est moi la cocue, dans l’histoire. Ca fait de moi une belle idiote. »
Je haussai les épaules. J’étais cocue, voilà, c’était un beau badge à arborer, tiens. Et pas juste cocue une fois, une connerie d’un soir, ou que sais-je. Non, j’étais la cocue régulière. Et je ne m’étais jamais rendue compte de rien. L’histoire ridicule de la patiente qui tombe amoureuse de son psy. Si ça se trouve, Noah couchait avec toutes ses patientes. Je ne savais plus. Je ne voulais plus être au courant. Une seule histoire me suffisait. Je ne supporterais pas plus de noms et de visages.
« Je t’ai insultée plus d’une fois, tu sais. Et chaque fois il me disait que j’avais raison, que t’étais pas quelqu’un de bien. Je regrette maintenant d’avoir été méchante envers toi et de l’avoir cru lui. Tu m’as l’air d’être une personne bien meilleure que Noah Meadow. »

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MessageSujet: Re: I had a Dream...[Maisy & Enya]   Lun 5 Déc - 14:57


Elle fronce les sourcils et se mord violemment l’intérieur de la joue. Sous la table, ses mains se tordent et elle agrippe ses genoux pour calmer le tic nerveux qui l’agite quand elle est mal à l’aise. Devant ses yeux, en direct, elle assiste à la destruction du monde d’Enya. En face d’elle, séparée par uniquement les quelques centimètres de bois que représente la table, le visage de la jeune femme se décompose. Elle accompagne, sans en avoir réellement conscience la profonde inspiration d’Enya, et observe le mouvement douloureux de sa gorge quand elle avale sa salive. Ses explications enfoncent, si c’est possible, d’avantage le clou. La vision de la douleur de la jeune femme est physiquement douloureuse pour Maisy. Ses yeux se détournent, elle ne supporte pas de voir le visage déconfit d’Enya. Elle ne le supporte pas parce qu’elle ne supporte pas de se mettre face à ses propres douleurs. Parce que le visage d’Enya est un parfait reflet du sien quand elle a découvert qu’Alistair s’était marié. Parce que la peine d’Enya semble subitement entrée en résonnance avec la sienne. Et parce qu’Enya la met face au fait qu’elle n’a définitivement pas trouvé la force de pardonner à son ex-amant. Elle soupire et replonge son regard dans celui d’Enya, ce regard vide et triste qu’elle a elle-même abordée fut un temps. Le sourire d’Enya est aussi douloureux de ses larmes retenues et Maisy se demande l’espace d’un instant si elle ne vient pas de briser la jeune femme. Elle n’avait jamais vraiment réfléchi à la vie privée de Noah, n’avait jamais envisagé qu’il puisse avoir une petite amie, une femme, qu’il puisse tout simplement avoir une existence propre, hors de leurs engueulades. Noah n’était à ses yeux rien de plus qu’un emmerdeur avec lequel, elle avait fait l’erreur de fauter quelques fois. Elle prenait violemment conscience du fait que le psychiatre avait une vie. Une vie, où quelqu’un l’aimait et sa curiosité malsaine avaient envie de savoir ce qu’il y avait d’aimable chez cet homme arrogant et aussi froid que le frigidaire de la salle de pause.



La prochaine phrase de la jeune femme arrêta quasiment le cœur de Maisy dans sa poitrine. Elle redressa la tête si brusquement que sa nuque émit un petit craquement de désaccord. La bouche entrouverte, sous le choc, elle écoutait Enya raconter son cauchemar. Elle avait toujours trouvé ce rêve étrange et trop réaliste pour l’associer à un rêve classique. Elle avait pensé pendant un temps et surtout au début de cette conversation qu’il s’était peut-être agi d’un rêve prémonitoire qui l’aurait, d’une façon tordue, prévenue qu’Enya viendrait chercher des réponses sur Noah un jour, mais le fait qu’Enya l’a fait elle aussi, changeait la donne. Elle ne captait rien d’étrange venant de la jeune femme et il était donc plutôt clair qu’elle était une humaine, on ne peut plus classique. Le fait qu’elle est partagée ce cauchemar avec Maisy choquait la jeune femme. « Attends, attends… » Elle réfléchissait à toute vitesse, essayant d’organiser ses pensées, repassant dans sa tête tout ce qu’elle avait eu l’occasion de lire sur les rêves prémonitoires. Étaient-ils partageables ? Est-ce que les humains pouvaient en avoir ? Pourquoi Neria n’était jamais là quand elle en avait besoin ! Elle aurait vraiment eu besoin des infos qu’auraient pu lui apporter son amie. Elle décida de dire la vérité a Enya. « J’ai moi aussi fait ce cauchemar. » Elle s’attendait à voir la jeune femme la regarder comme si elle était folle. « Dedans… Si j’avais décidé de te parler… c’est parce qu’on avait aidé une autre personne toutes les deux… Et qu’elle était morte. C’est vraiment étrange. J’veux dire, en tant que "sorcière" » elle mima les guillemets de ses doigts. « J’ai l’habitude de faire des rêves assez chelou, mais là ça dépasse largement tout ce dont à quoi j’ai été confronté. » Elle se mordilla la lèvre inférieure, clairement perturbée par les révélations de la jeune femme.

Elle hocha la tête, un sourire bancal sur les lèvres quand Enya repris la parole. « Arrête… Tu sais… C’est pas ta faute. J’veux dire… On fait toute au moins une fois l’erreur de tomber pour quelqu’un qui n’sera jamais là pour nous rattraper. » Elle glisse distraitement les doigts sur sa manche longue, effleurant une des cicatrices qui ornent son bras. « Parfois, on l’a fait même plusieurs fois. » La phrase est sortie sur un ton dur et amer, un ton qu’elle n’emploie que quand son esprit s’autorise à s’attarder sur Steven. Sa relation avec son défunt skinchanger avait été houleuse, passionnée et violente avant de se terminer par une rupture qui avait peut-être amené le jeune homme à finir sa vie dans l’arène sous les yeux et les illusions de sa propre sorcière. Elle déglutit difficilement, essayant d’éloigner la douleur liée à la mort de celui qu’elle avait transformé loin de son esprit. Prise d’un élan d’affection envers la jeune femme, elle se permit une réflexion qu’elle n’aurait pas eu l’audace de lui faire en temps normal. Malgré le fait qu’elle considérait toujours Enya comme une gamine insolente qui se permettait de dire des choses odieuses, bien cachées derrière le micro de sa radio, elle se sentait profondément touchée par la peine de la jeune femme. « Ça passera. » Elle continua.

« La douleur, ça passera. La colère mettra plus longtemps par contre… Je ne peux pas te promettre qu’elle s’en ira, elle. » Elle se mordilla la lèvre distraitement et plongea son regard dans son assiette. « C’est courageux de ta part. » Elle releva la tête et plongea son regard bleu dans les prunelles chocolat d’Enya. « Vraiment, c’est courageux d’être prête à affronter les révélations. » Elle baissa à nouveau la tête, se plongeant dans la contemplation de sa salade. Elle sourit distraitement quand Enya s’excusa plus ou moins de ses insultes à la radio. « T’sais, t’es loin d’être la gamine chiante que je pensais que tu serais, j’dois t’avouer. T’es même plutôt… Appréciable comme personne. J’ai vraiment du mal à voir ce qui a pu t’attirer chez ce con de Meadow… » Elle s’enfonça dans son siège jouant distraitement avec le contenu de son assiette. « Mais vraiment… Ce mec n’est qu’une raclure. Il mérite vraiment pas qu’on s’intéresse à lui. Il est pas premier du panthéon des gens que j’déteste, mais il est sacrément bien placé. » Elle se demandait si faire une réflexion sur les capacités sexuelle du psy aiderait la jeune femme ou au contraire la blesserait plus encore. Dans le doute, elle s’abstient et posa ses doigts à plat sur la table, plongeant ses yeux dans ceux de la jeune femme. « Et tu comptes faire quoi maintenant ? J’veux dire, pour te venger ? Parce que c’est clairement la première que j’voudrais faire à ta place !»

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MessageSujet: Re: I had a Dream...[Maisy & Enya]   Sam 17 Déc - 23:39

« J’ai moi aussi fait ce cauchemar. »
Pendant une seconde, je crois que Maisy se fiche de moi. Mais non, elle est très sérieuse. Et elle évoque cette fille, celle qui est morte, dans les falaises. Emilia. Je me rappelle d’elle, des moindres détails, alors que je n’ai jamais croisé cette fille en réalité. Et Maisy s’en souvient aussi. C’est improbable, hautement improbable. Et pourtant. Je ne l’explique pas.
Maisy évoque ses rêves, qu’elle fait en tant que sorcière. Elle met des guillemets, ce qui m’arrache un sourire léger. Ouais, moi aussi j’appelle ça des sorciers. Mais je crois que ce n’est pas le bon mot. Le nom officiel est Nightkeeper, d’après ce que j’ai compris. Mais bon, quelqu’un qui fait de la magie, c’est un mage ou un sorcier, non ? Peu importe. Même Maisy ne se l’explique. Et sauf si j’ai loupé un épisode gros comme une maison, je ne suis pas une mage. Rien qui puisse expliquer que nous ayions partagé un rêve. Ou alors, c’est comme quand Ezra apparaissait dans mes rêves et qu’il était en train de se nourrir de je ne sais trop quoi en moi. Mais c’est parce qu’il était encore autre chose. Je m’y perd dans tous ces trucs surnaturels, je n’avais pas réellement creusé.
« Arrête… Tu sais… C’est pas ta faute. J’veux dire… On fait toute au moins une fois l’erreur de tomber pour quelqu’un qui n’sera jamais là pour nous rattraper. Ca passera. »
Je haussai les épaules. Oui, ça passera. Je sais que ça passera. Ca finit toujours par passer. Ca finit toujours par aller. La grande question, celle qui faisait mal, c’était plutôt : quand ? Quand est-ce que ça passera ? Quand n’aurais-je plus l’impression d’avoir ce trou énorme dans mon cœur, dans mon être ? Pour l’instant, j’avais l’impression de ressentir trop de choses pour une seule personne, et c’était comme si j’étais prête à imploser à n’importe quel moment. Je voulais juste que ça s’arrête. Mais je savais aussi que ce n’était probablement que le début.

Maisy évoqua mon courage de venir affronter les révélations sur Noah. Si elle savait….si elle savait la difficulté avec laquelle j’étais venue jusqu’ici. Si elle savait le nombre de fois où j’avais fait demi-tour avant d’arriver devant son bureau. Si elle savait comme j’avais envie de partir, là, maintenant, encore. Et pourtant je restais. Je restais parce que je devais savoir, parce que j’avais besoin de la vérité, aussi douloureuse soit-elle, pour avancer. Mais si j’avais pu, si j’avais pu avancer sans savoir, bon sang, je n’aurais jamais affronté quoi que ce soit.
« T’sais, t’es loin d’être la gamine chiante que je pensais que tu serais, j’dois t’avouer. T’es même plutôt… Appréciable comme personne. J’ai vraiment du mal à voir ce qui a pu t’attirer chez ce con de Meadow… »
Je souris, un peu gênée. Pour être honnête, je ne m’attendais pas à trouver la Maisy Weaver que j’avais en face de moi. Elle était ….comme dans le cauchemar. Sympathique, honnête. Attachante, en fin de compte. Nous étions toutes les deux parties sur de très mauvaises bases, pour des histoires de croyances et d’attachements à nos camps respectifs. Mais au final, Maisy était le genre de personne avec qui je pourrais bien m’entendre, je crois. Dommage qu’il faille que l’on fasse connaissance autour d’une histoire d’infidélité.
« Noah a….un charme spécial. J’imagine que je suis juste tombée dans le panneau. »
J’avais vu quelque chose chez lui que les autres ne voyaient pas. Quelque chose qui n’existait peut-être pas, en fin de compte. Je m’y étais accrochée, malgré tout, en dépit du bon sens même.  J’y croyais si fort. De toute évidence, je croyais plus en Noah que lui ne croyait en moi.
« Et tu comptes faire quoi maintenant ? J’veux dire, pour te venger ? Parce que c’est clairement la première que j’voudrais faire à ta place !»
Je ne sus pas trop quoi répondre sur le coup. Vengeance ? Je n’avais jamais pensé à la vengeance ? J’avais été abattue, détruite, et j’avais pensé à un tas de trucs, mais jamais à la vengeance. Je baissai les yeux quelques secondes. Après tout, il m’avait trompée. Ca appelait peut-être la vengeance.
« Je crois que je n’ai pas le cœur à ça. Je sais pas, j’ai pas envie de me venger. Je voudrais juste…tourner la page. Il se fichera bien si je me venge, de toute façon. Je ne veux pas faire plus de mal que ce qui a déjà été fait. »
J’étais peut-être bien trop gentille. Mais la vengeance n’appelait que la vengeance. J’avais rompu, j’étais libre. Je voulais en rester là. Je relevai la tête, sourit légèrement.
« Je vais surtout aller de l’avant. Faire ma vie, seule. Continuer ce que je fais, mon boulot, le reste. Essayer de construire quelque chose avec tout ça. »
Je pinçai les lèvres, légèrement, pensive. J’essayais de rassembler mes pensées, de les exprimer correctement.
« Tu crois que ça veut dire quoi, ce cauchemar ? Il n’était pas joyeux, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais tu crois que…nous tous, tous ceux qui étaient là, on est connectés d’une manière ou d’une autre ? »
Ca ne m’arrangerait pas trop d’être connectée à Noah, ceci dit.

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MessageSujet: Re: I had a Dream...[Maisy & Enya]   Mer 25 Jan - 17:32


Le visage expressif d’Enya est tellement intéressant à regarder. Ses yeux s’illuminent, ses sourcils se froncent, ses lèvres se crispent. En observant ses traits mouvants, Maisy se fait une fois de plus la réflexion qu’elles sont loin d’être aussi différentes que ce qu’elle pensait. Après tout Enya n’a qu’une petite dizaine d’années de moins qu’elle et se retrouve dans une situation assez similaire à celle qu’elle a vécue avec Alistair. Elle fait claquer distraitement sa langue contre ses dents en évacuant la pensée de son ancien amant de son esprit. Ce n’est clairement pas le moment de se laisser aller à une quelconque mélancolie. Elle hoche la tête à la réflexion d’Enya sur le charme de Noah. Bien qu’elle ne porte pas l’italien dans son cœur, et loin s’en faut, elle doit avouer qu’il a quelque chose de profondément attirant. Mais elle n’arrive pas à savoir s’il s’agit simplement de sa gueule d’ange triste ou d’autre chose. Peut-être qu’en tant que sorcière, elle a été attirée par l’aura de pouvoir et de savoir qui l’entoure constamment, mais dans ce cas ça ne marcherai pas sur Enya. Elle joue distraitement avec le bracelet qu’elle porte au poignet, détournant pudiquement les yeux du visage de la jeune femme tandis qu’elle intègre sa remarque sur une potentielle vengeance.

La maturité d’Enya fait évoluer son avis sur la jeune femme une fois de plus. À l’instant où elle avoue n’avoir pas envie de vengeance, vouloir avant tout avancer, Maisy sent son respect pour la personne face à elle augmenter considérablement. Une grimace amère déforme sa bouche pleine. Elle a voulu se venger a tellement de reprises, l’a fait tant de fois et en a encore envie régulièrement. Elle ne supporte pas de perdre, que ce soit dans un combat, dans une discussion ou dans une relation. Elle rêve régulièrement de la mort de Niklas, si possible dans des conditions douloureuses et peu ragoutante, elle s’imagine souvent humilier Alistair comme elle s’est sentit humiliée quand elle l’a croisé au bras d’Hélène. Malgré ses trente-trois ans, elle n’a pas le quart de la maturité d’Enya, elle s’enfonce dans son siège et jette un regard distrait par la fenêtre. Il semblerait que même une gamine comme Enya ait des choses à lui apprendre. « Tu m’étonnes de plus en plus, Enya. » Elle se mordille la lèvre. « T’es vraiment plus mature que la plupart des quinquas du gouvernement. » Elle laisse échapper un petit rire sans joie. « Bref, c’est bien que tu veuilles juste avancer, c’est louable, et franchement, c’est clairement c’que tu peux faire de mieux pour toi. Et j’te souhaite d’y arriver. » Elle pense amèrement à sa propre situation, à son absence de stabilité depuis la mort de Steven, depuis qu’elle a perdu Neria. Lazlo et Timothée sont plus ou moins les deux seules personnes qu’elle voit régulièrement. Le reste du temps, elle se contente de ramener épisodiquement des conquêtes, qu’elle ne reverra jamais, dans son appartement, avant de les jeter au matin.

La question d’Enya la sort de sa rêverie et elle se redresse. Effectivement, ce genre de rêve collectif reste étrange. Elle n’a pas souvenir d’avoir entendu ou lu quelques choses à ce sujet. « C’est une bonne question… Honnêtement, mes capacités sur la question sont limitées… J’fais pas souvent de rêves prémonitoires, contrairement à certains… Et puis, j’ai jamais entendu parler d’un truc dans ce genre… J’veux dire, c’était une sorte d’hallu collective quoi ! » Elle gratte distraitement son menton en fouillant sa mémoire. « Y a bien eu des cas un peu similaires, mais ça concernait uniquement des Nightkeepers… Et genre, c’est arrivé qu’avant qu’un gros truc se passe, genre une catastrophe, truc dans le style. » Elle avale une gorgée de son verre. « Puis surtout, jamais avec des humains ou même d’autres créatures non-magiques. » Sa description des skinchanger lui laisse un gout amer dans la bouche, ils sont loin d’être dénué de magie, mais comme Enya n’est peut-être pas au courant de leur existence, elle préfère taire cette information. Elle se frotte le front du bout des doigts. Maintenant, qu’elle prend le temps d’y réfléchir un peu plus sérieusement, l’idée de ce rêve, trop réaliste pour en être réellement un, surtout maintenant qu’elle sait qu’il a été partagé au moins par Enya la met mal à l’aise. « Chais vraiment pas comment ça peut être possible en fait… J’veux dire j’commence à connaître pas mal de trucs sur mes pouvoirs et ceux de mon espèce. » Elle dessine les guillemets en l’air du bout des doigts. « Et j’ai jamais rien vu de tel. Faudrait qu’j’en parle à Windsor, il pourra peut-être me renseigner sur la question. » Elle soupire, il y a longtemps qu’elle n’a pas vu son ancien patron et elle est incapable de savoir s’il pourra l’aider, ou même s’il voudra lui parler. « Si tu veux, quand j’aurai eu des infos, j’pourrais te tenir au courant, si ça t’intéresse. » Elle lui sourit. « J’ai pas souvent l’occaz’ de parler de mes capacités avec les gens, c’est un peu bizarre. » Elle laisse échapper un petit rire. « J’aurais jamais cru en parler avec toi, d’ailleurs. »

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MessageSujet: Re: I had a Dream...[Maisy & Enya]   Jeu 9 Fév - 23:34

« Tu m’étonnes de plus en plus, Enya. T’es vraiment plus mature que la plupart des quinquas du gouvernement. »
J’allais répondre à Maisy que ce n’était pas très difficile, vu les incompétents qu’ils embauchaient au gouvernement, mais me retins de justesse. Après tout, elle travaillait au gouvernement, elle aussi. Mieux valait ne pas insulter ses collègues trop fort. Mais j’apprécie le compliment de Maisy. J’avais tendance à me voir souvent comme une gamine irrationnelle. Et c’est vrai que j’agissais selon mon instinct et mes sentiments, plus que selon ce que me disait mon cerveau. Mais j’appréciais que l’on dise que j’étais mature, malgré tout. Casey disait toujours que j’étais trop vieille dans mon âme pour ce corps. Ca me faisait sourire. Il me voyait meilleure que je ne l’étais en réalité. Toujours.

Puis Maisy parla du cauchemar. De ce cauchemar que nous avions vécu toutes les deux. C’était assez surprenant, la façon dont elle parlait de sa condition de sorcière, ou mage, ou Nightkeeper, je ne savais pas très bien encore comment appeler les gens comme elle. Elle en parlait avec la plus grande simplicité. Comme si c’était normal. Et pour elle ça l’était sûrement. Elle ne se doutait peut-être pas que pour moi, c’était encore nouveau. J’avais découvert les créatures surnaturelles pour de vrai quand Ezra avait débarqué dans mon appartement un soir. Avant cela, c’étaient des bruits de la rue que je refusais de prendre au sérieux. Mais depuis, j’avais vu Ezra. Et Rafael avait accusé Noah, donc j’avais fait des recherches un peu plus sérieuses et poussées. Et j’avais vu des choses que je croyais appartenir au paysage audiovisuel. De la magie. Des créatures surnaturelles. Je croyais que les choses étranges relâchées par Darkness Falls étaient les zombies. Mais les zombies n’étaient qu’une partie de ce que Darkness Falls retenait. Et de toute évidence, les mages et autres créatures magiques se fondaient dans la masse avec une simplicité déconcertante. Personne n’aurait pu dire que Maisy Weaver était une mage. Enfin, si, techniquement, on aurait pu, vu qu’elle était illusionniste, maintenant que je savais que les mages existaient, que l’indice était gros comme le nez de Stallone sur sa face de boxer écrasée.
« Puis surtout, jamais avec des humains ou même d’autres créatures non-magiques. »
Ah, donc j’étais une humaine. C’était drôle. Je n’avais jamais pensé que pour les mages, nous étions une catégorie aussi. J’étais donc une humaine, sans capacité magique, sans rien de surnaturelle. Juste une humaine. Je croyais que nous l’étions tous. Bon sang, ce monde était vraiment parti en vrille sans que nous ne nous rendions compte à quel point.
« Si tu veux, quand j’aurai eu des infos, j’pourrais te tenir au courant, si ça t’intéresse. »
Je hochai la tête en signe d’approbation. J’étais curieuse. Je ne pensais pas un jour devenir proche avec Maisy Weaver au point qu’elle fasse des recherches et me tienne au courant des avancées et des informations qu’elle glanerait.

« J’ai pas souvent l’occaz’ de parler de mes capacités avec les gens, c’est un peu bizarre. J’aurais jamais cru en parler avec toi, d’ailleurs. »
Je ris aussi. Elle était dans le même état que moi. Surprise de la relation qui se nouait entre nous. Surprise que l’on s’entende bien, que l’on s’entraide. Alors qu’on avait passé notre temps à presque s’insulter par radios interposées. Les apparences sont souvent trompeuses, et j’étais prête à admettre mon erreur sans souci. Je m’étais trompée sur toute la ligne à propos de Maisy Weaver.
« C’est bizarre pour moi aussi. Je n’ai pas…enfin, toute cette histoire de capacités, comme tu dis, de créatures magiques, c’est un peu nouveau. »
Je haussai les épaules.
« Je vivais ma petite vie tranquillement, je ne faisais pas trop attention. Et tout à coup, j’apprends qu’il y a des gens avec des capacités surnaturelles. Ca fait un choc, au début. Mais moi, je suis humaine, comme tu dis. Donc ce rêve, je n’aurais pas dû le faire. Et les gens qu’il y avait avec nous, tu crois qu’ils ont tous fait ce rêve ? Je veux dire, il y avait Noah dedans, et il ne m’en as jamais parlé. »
Je fais une légère grimace à cette remarque.
« Enfin, ça ne serait qu’un truc à ajouter à la longue liste des choses dont il ne m’a jamais parlé, je suppose. Mais si tous les gens présents ont réellement fait le rêve…alors qu’il y a des humains dans le lot…rha, je ne comprends pas ce que ça veut dire. »
Je soupire. Je n’aime pas ne pas comprendre. Ca finit souvent par m’obséder.
« Ca rime à quoi, un rêve collectif dans lequel on meurt tous ? Je suis peut-être parano, mais avec ce qui se passe dans la ville, j’aurais toujours tendance à dire que c’est un coup du gouvernement. Sauf que bon, tu étais dedans, donc s’ils se mettent à s’en prendre aux leurs, on est mal barrés. »
Quoique, cela ne m’étonnerait pas trop, en fait. Un gouvernement comme le nôtre n’hésiterait pas à sacrifier ses propres employés pour son intérêt. Seul le très haut de l’échelle importait, au fond. Je souris à Maisy.
« Je pourrais passer un appel, sur ma radio. Mais bon, ce serait risqué. Et j’ai un peu lâché la radio, depuis…la rupture. Je suppose qu’on va devoir rester au stade des hypothèses. Ca aura au moins permis de voir qu’on n’était pas si différentes, tu trouves pas ? »

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MessageSujet: Re: I had a Dream...[Maisy & Enya]   Mer 22 Fév - 19:25


Le rire d’Enya est aussi léger et doux que son visage. Il touche Maisy en plein cœur et elle sourit gentiment à la jeune femme. Elle secoue la tête, toujours un peu étonnée quand quelqu’un lui annonce que le monde magique, pourtant immense, qui peuple la ville de la Nouvelle-Orléans, lui est inconnu. Les sorciers travaillent à de nombreux postes importants en ville, notamment au Colosseum, comme elle. Ils sont ministres, soigneurs, présentateurs de radio, ils sont partout, après avoir été traité comme des bêtes sauvages et dangereuses par le gouvernement. À cette pensée, elle passe le bout de ses doigts sur le petit renflement de sa puce d’identification dans le creux de sa nuque. « Oh, j’comprends, t’en fais pas. J’ai pas grandi dedans non plus, donc ça m’a fait un choc quand on m’a annoncé de but en blanc qu’j’avais des pouvoirs magiques. » Un sourire attendri étire ses lèvres quand le visage d’une Neria, de dix ans plus jeune, imprègne son esprit. « Je maintiens, si vraiment t’as envie d’en apprendre un peu plus sur nous, j’peux t’aider. » Elle se surprend elle-même, jamais elle n’aurait pensé prendre cette place, avoir envie d’expliquer ce qu’implique son univers baigné de magie, à une personne en étant exempte. L’idée ne lui déplaît pas, loin de là. Neria avait pris cette place dans sa propre vie avec une facilité déconcertante. Pourquoi ne pas faire profiter Enya de ce qu’elle savait ?

L’évocation de Noah la sort de son questionnement. Bien qu’ils se soient croisés à plusieurs reprises depuis cette vision, ou cauchemar, peu importe le nom qu’on lui donne, il n’avait jamais abordé le sujet. L’inverse aurait été surprenant, étant donné qu’ils passaient la majeure partie de leur temps à s’éviter. Ni lui, ni elle, ne souhaitant reproduire les évènements du taxi. Néanmoins, elle aurait apprécié qu’un mage plus puissant qu’elle puisse chercher avec elle. Mais Noah, n’était définitivement pas la bonne personne à qui demander. Elle avait toujours eu un minimum de respect pour l’italien, consciente de sa puissance magique, mais aussi de la façon dont il avait d’évoluer au sein de la société néo-orléanaise, mais ce dernier venait de prendre un grand coup en pleine face. Il pouvait bien être le mage le plus puissant de la Nouvelle-Orléans, rien ne lui donnait le droit de traiter un autre être humain de cette façon. Elle frotte son menton. « Il ne m’en a pas parlé non plus… Non pas qu’on discute régulièrement, c’est pas comme si c’était mon pote. Mais j’avoue, que ça aurait pu être utile d’avoir l’avis d’un sorcier un peu plus… Avancé qu’moi. J’suis pas mauvaise loin de là, mais j’ai laissé de côté un sacré paquet des enseignements. » Elle fronce les sourcils et secoue la tête. Elle savait qu’elle n’aurait pas dû se focaliser uniquement sur les illusions et les soins. Le savoir qu’elle ne possédait pas sur les rêves prémonitoires ou encore les potions lui revenait en pleine tronche en cet instant. « J’y comprends pas grand-chose non plus, si ça peut te rassurer. Mais j’vais chercher voir ce que j’peux trouver pour expliquer. »

La phrase suivante d’Enya la fait exploser de rire. Elle pose sa main à plat sur la table et laisse libre cours à son hilarité, comme si le gouvernement s’embêtait à protéger ceux qui bossaient pour lui. Son rire, clair et vibrant, empli le restaurant silencieux et elle se calme aussi rapidement qui possible. « Oh putain, t’en as des bonnes toi. » Elle repousse son épaisse chevelure brune en arrière. « Le gouvernement, protéger ceux qui y travaillent ? Certainement pas non. » Elle fronce les sourcils et glisse ses doigts sur sa lèvre inférieure. Son hésitation ne dure que quelques secondes. « Écoutes, j’vais te dire un truc. » Elle avale une gorgée de son verre et joue quelques secondes avec le bord du récipient avant de se lancer. « J’ai été résistante. Assez longtemps, si on compte les deux fois où j’les ai rejoint, donc le gouvernement, en plus de pas réellement s’intéresser aux petits travailleurs, ma gueule, il en a rien à battre. J’ai été du côté des méchants deux fois, autant te dire qu’ils me font qu’à moitié confiance et qu’ils se doutent bien que si j’bosse pour eux, c’est pas par amour patriotique. » Elle grimace, se prenant une fois de plus dans la tronche, sa lâcheté. Elle ne travaille pas pour le gouvernement par conviction, mais parce qu’il lui offre un appartement très correct et un salaire gras qui lui permet de faire ce qu’elle a envie une fois sorti de son studio de radio, ou de l’enfer du Colosseum. Elle envie la force d’Enya, cette force qui la pousse à se mettre en danger, sciemment, par conviction. Parce qu’elle considère, tout comme Maisy, que ce gouvernement est malade, mauvais et qu’il détruit plus qu’il n’aide les habitants de son pays. Sa voix se fait amère quand elle enchaîne. « Tu peux être fière de toi et de ce que tu fais, Enya. J’ai pu la force de faire ça. » Elle remonte la manche de son pull pour montrer son bras, criblé des cicatrices, qu’elle a reçues durant, les nombreux combats auxquels elle a participé quand elle avait l’âge de la jeune femme. Elle redescend sa manche en soupirant. « Nan, t’met pas en danger, moi au moins je peux mener mes recherches discrètement, va pas t’faire repérer. Puis c’pas dis que ça marche de toute façon. » Elle sourit à Enya, contente de voir que la jeune femme partage le même avis qu’elle. « Ouais, au moins on aura pu voir ça, c’est clair. » Elle se renfonce dans son siège et dresse un sourcil avant de lâcher sur le ton de la plaisanterie. « Au moins, j’ai compris pourquoi tu m’pompais l’air si fort. J’te ressemblais pas mal quand j’avais ton âge. Et j’étais une gamine détestable, tu peux m’croire. »

Elle lève les yeux et les pose sur la pendule accrocher au mur derrière leur table. Elle hausse les sourcils en voyant l’heure. Le temps est passé étrangement rapidement en compagnie d’Enya. « Je vais devoir retourner au taff. » Elle soupire et se laisse aller à une grimace dramatique pour exprimer son plaisir à l’idée de se retrouver à nouveau enfermé pendant trois heures dans un bureau surchauffé avec David. Elle lève la main pour appeler le serveur qui se dépêche de leur apporter l’addition. Elle attrape la petite feuille avant qu’Enya ne puisse esquisser un geste et règle le tout. « Me remercie pas, j’sais c’que c’est que d’être étudiante, et j’veux bien croire que c’est pire qu’avant avec tout ce merdier ! » Elle laisse échapper un petit rire. Les deux femmes quittent le restaurant, côte à côte, dans une ambiance bien plus légère qu’à leur entrée. Maisy sort son paquet de son sac et s’allume une cigarette avant d’en proposer une à la brunette. « C’était… Étrangement sympa de discuter avec toi ! » Elle tire sur sa clope. « On se tient au courant pour les infos qu’on trouve sur ce cauchemar bizarre et on pourrait aller se boire un verre un de ses quatre. Si t’as envie qu’on t’voie trainer avec la grande méchante Maisy Weaver ! » Elle s’éloigne de quelques pas et se retourne. « Fais gaffe à toi Enya et prend soin de toi ! » Elle reprend sa marche et lui fait un signe de main avant de se mettre à courir, une fois de plus en retard.

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But time has changed nothing at all. You're still the only one that feels like home. I've tried cutting the ropes and I let you go but you're still the only one that feels like home.
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