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 « I turned you into a secret » - pv. Ange

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MessageSujet: « I turned you into a secret » - pv. Ange   Jeu 27 Oct - 17:25



ange & vittoria
I turned you into a secret to memorize alone. To justify my behavior. Define who I've become. Every time I tell my story. I begin with you. And I recall the night when I broke in two. We were young, we were proud, we were promising. We were hiding our innocence. We had time, we had love, we had everything. We were young, we were proud, we were promising. We were caught in the heat of it. We had time, we had love, we had everything. I turned you into a reason to keep myself tied up. So when I think that I'm crazy. It was you that screwed me up. But I don't wanna let you go. I told you I would always try to be brave. I didn't mean it. You told me you were happy making mistakes. I didn't mean it. 'Til it was too late. We were young, we were proud, we were promising. We were hiding our innocence. We had time, we had love, we had everything. We were young, we were proud, we were promising. We were caught in the heat of it. We had time, we had love, we had everything.
« I turned you into a secret »



Elle a cru rêver, quand ses prunelles sombres se sont posées sur la silhouette féline de l’ange gardien à travers les écrans. Quand elle s’est retrouvée forcée à contempler sa mère adoptive affronter des épreuves bien plus grandes qu’elle. Elle a cherché à fuir cette vision d’horreur qui lui déchirait les nerfs, avant de se rendre compte que, comme à chaque manifestation de ce genre, on ne lui laisse pas le choix. Obligée de se confronter à ce qu’elle ne veut pas voir. Pour soit-disant, en tirer des leçons. Une morale constructive. Dompter ses ardeurs et dissiper ses envies de rébellion. Une méthode bien inefficace. Surtout avec elle. Ils ne comprendront donc jamais. Jamais rien. Plus tard, elle a cru mourir. Suffoquant, les yeux rivés sur l’ancienne porte-parole qui rendait son dernier souffle. Des méthodes abjectes, mises en oeuvres par un Gouvernement abjecte, de la main de petits pions tout aussi abjectes. Plus les heures, les jours passent, plus la haine grandit en elle. Plus sa colère s’alimente d’elle-même. Appuyée par des efforts déployés sans même qu’ils ne s’en rendent compte. Elle aimerait pouvoir sauter à travers l’écran pour rejoindre son Ange, ne pas la laisser seule dans cet Enfer. Mais la brune est contrainte de rester inutile à sa plus fidèle alliée. Et tout ça, ce petit jeu, ce n’était que le début.

La furie parcourt les rues, camouflée du mieux qu’elle peut, elle arpente la ville en longeant les murs. Tapie dans l’ombre, elle rejoint directement le Colosseum. Pour être au plus près de ce qui s’annonce. La blonde en a terminé avec l’arène imaginaire, mais rien n’est encore joué pour elle. La jeune hongroise le sait. Elle peut le sentir jusque dans ses tripes. En tant qu’ancienne porte-parole et rebelle assumée et surtout reconnue, elle représente un danger considérable pour le Gouvernement qui ne la laissera certainement pas s’échapper aussi facilement. Ils la tiennent, finalement, après tant de temps à l’avoir cherchée. Ils ne vont certainement pas lui réserver le même sort qu’aux autres participants. Elle a vu juste. Puisque c’est un véritable jugement auquel elle assiste désormais. De loin, cependant. L’affaire toujours multi-diffusée sur tous les écrans de la ville. Elle se tient en retrait. S’attend au pire. Surtout au pire. Elle n’était cependant pas préparée à ce que la louve se retrouve soumise au vote de la population. Son rythme cardiaque s’accélère instantanément, elle cesse de respirer pendant de longues secondes. Le front plissé, elle lève les yeux vers l’installation, soucieuse quant à l’issue de ce faux procès auquel elle ne croit pas. Et quand la sentence tombe, l’impression qu’on lui a coupé les jambes l’envahit. Elle tombe à genoux sur le bitume, ses rotules claquent contre l’asphalte alors que le poids dans sa poitrine se libère doucement. Délivrée de cet étau permanent qui emprisonne ses poumons, elle souffle longuement, une respiration saccadée par l’inquiétude. Ils ont décidé de l’épargner, pour une raison qui lui paraît désormais évidente. Il semblerait que l’ancienne porte-parole ait conservé toute la sympathie que pouvait lui porter le peuple quand elle était encore en fonction. Heureusement, son sort en aurait peut-être été autrement si ça n’avait pas été le cas. Elle se félicite de ce constat en retrouvant la piètre stabilité de ses pieds. Son coeur n’en finit plus de s’emballer et elle n’attend plus qu’une chose. Qu’on lui rende sa mère.

L’attente est rendue longue. Elle s’impatiente. Accroupie sur le sol, recroquevillée sur elle-même, ses yeux ne quittent pas la porte de sortie du Colosseum. Son dos la fait souffrir à force de le solliciter de cette manière mais elle n’y prête pas attention. Plus rien n’a d’importance à ce moment précis de son existence. Elle ne désire qu’une chose et elle ne bougera pas tant qu’elle ne l’aura pas obtenu. Tant qu’elle ne l’aura pas vue. Tant qu’elle n’aura pas eu l’occasion de la serrer de nouveau dans ses bras. Ce n’est qu’après de longues heures passées dans le froid matinal qu’on lui donne ce qu’elle attend. Dès qu’elle l’aperçoit, elle saute sur ses jambes, se redresse. Sa colonne vertébrale endolorie se met à craquer dans tous les sens mais encore une fois, elle ne s’y arrête pas. Se contente de suivre des yeux la silhouette de l’Ange qui s’éloigne déjà. Consciente des dangers auxquels elles sont toutes les deux soumises, elle ne préfère pas lui sauter au cou en publique. Ce ne serait pas judicieux compte tenu des circonstances et nul doute que les soldats aux alentours ne rateraient pas l’occasion de la capturer une fois de plus. Et ça, c’est hors de question. Elle ne leur donnera pas cette occasion. Surtout pas si bêtement. Alors elle la suit du regard. Observe son chemin, contemple sa route. Et se met machinalement à la suivre. Les pas s’enchaînent sans qu’elle ne la lâche des yeux. Le quartier qu’elles parcourent désormais lui est bien familier et elle compte bien saisir cette occasion.

« - Ange », souffle-t-elle doucement camouflée à l’angle d’une ruelle et de la devanture de l'usine qui tombe en ruines. Une capuche rabattue sur son crâne, elle sait que la blonde la reconnaîtra. Peut-être l’a-t-elle même déjà sentie sur ses traces. Tant mieux. L'aciérie, elle la connaît bien. Plus que bien. Elle en a deviné les moindres recoins, parcouru les moindres cachettes, passages dissimulés et autres endroits secrets. De plus qu’à cette heure de la journée, aucun autre rebelle n'osera y mettre les pieds. Elles seront seules, et c'est ce qu'elle veut. Ce qu'elle souhaite le plus fort. Au moins le temps de se dire ce qu'elles ont à se dire. La brune en est presque certaine, elles ne seront pas dérangées. Rassurée par cette pensée, elle s’enfonce dans la petite ruelle adjacente et attend que sa bienfaitrice la rejoigne. Adossée à un mur en briques qui menace encore de s'écrouler, elle s’imagine déjà très bien le genre de conversation qu’elles vont avoir. Et cette simple idée la réjouit. Pour le moment, le simple fait de pouvoir la toucher, la regarder, droit dans les yeux, sans aucun écran pour les séparer, la fait bouillonner de l’intérieur. Elle trépigne d’impatience. Galvanisée par la perspective.

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MessageSujet: Re: « I turned you into a secret » - pv. Ange   Mar 22 Nov - 17:38



 

 
I turned you into a secret

 
“say what I want with no apologies”


 
Le souvenir me talonne et je ne peux trouver le sommeil. Il est trop présent dans mon crâne, dans mon cerveau et dans chacun de mes muscles. Je suis assise sur le semblant de lit en silence, mon corps tremblant d'une rage contenue. Relever devant mes yeux, je fixe cette main qui n'existe plus. Je peux voir l'ombre de ce qu'elle fut, même sa première version mutilé. Elle avait commencé par perdre trois doigts, aujourd'hui je n'avais plus qu'un moignon. Ce simple fait m'aigrie davantage. Je n'ai qu'une seule chose en tête, leur arracher la gorge de mes crocs. Mon unique main trouve l'endroit où l'autre devrait se trouver, je passe et repasse comme persuader que ça changera quoi que ce soit. Mon procès s’est déroulé devant tous, transmise sur chaque télévision restante dans ce monde pathétique. Pour la seconde fois, je fus humilier en public, rendant ma supposé trahison, le centre des conversations. Mais, à la surprise générale, le peuple avait voté pour le pardon. Un infime espoir, face au visage qu'ils avaient tant aimé par le passé. C'était l'ange du gouvernement qu'ils n'avaient pas pu remettre à la mort, pas la véritable moi. Soudainement accompagné, je les suis dans cet état presque catatonique qui semble me suivre depuis mon éveille de ces foutus jeux. Je ne leur avais pas rendu la vie facile, n'avait pratiquement jamais collaboré et j'en portais encore les marques. Comme s'ils ne m'avaient pas déjà réduite en morceau de chaire à vif auparavant! Ils n'apprenaient rien! Je ne leur rendrais jamais la vie facile! Il en était hors de question.

Libérer de mes liens, je relève les yeux et souris en coin. Le Coloseum ouvre ses portes pour me laisser sortir. Ils n'ont pas le choix, après tout. Je suis pardonnée.  Je ressens presque une satisfaction de garce en les abandonnant derrière moi, la tête haute. Depuis combien de temps ne suis-je pas sortie de mon enclos? Je ne leur lance même pas un dernier regard, je n'ai même pas pris la peine de voir qui m'a escorté. Non, moi j'avance en silence. Sachant que les quelques passants me dévisage, je ramène mon bras marqué contre mon ventre. Le camouflant sous ma veste. J'allais devoir m'habituer à ce nouveau mode de vie, une main en moins n'était pas pour me faciliter la vie. AU bout de quelques minutes, mes sens semblent me revenir. J'entends comme avant et mes narines frétillent. Leur avoir tout de même échapper est libérateur. Mon cœur bat la chamade, alors que je sais qu'ils ne me laisseront plus tranquille. Ils ne peuvent pas se le permettre et je ne peux pas que disparaître une seconde fois. Je dois être plus intelligente. Une odeur chamboule mes pensées, avant que sa voix faible ne me percute de plein fouet.  Mais, je ne tourne pas ma tête vers elle, ce serait trop dangereux. Ce petit « Ange » me ramena à ce qu'il y avait de plus important dans ma vie et je savais comment la rejoindre.

Laissant le temps faire effet, je pris bien des détours pour semer ceux qui pensaient pouvoir me suivre sans être aperçu. Habitué à ne plus être qu'une ombre indistincte parmi la masse de la population, je retrouvais les chemins qui n'étaient que peu connus. Vittoria m'attendait. Ma fille, mon trésor, ma vie. Le silence m'enveloppe en mesure que je m'enfonce dans ce lieu que certains qualifierait de lugubre. Puis, une silhouette se dessine et mon regard s'attendrie. J'accélère le pas et je sais que ces retrouvailles seront plus politiques que jamais. J'ai tant de choses à lui dire, lui confier. Soumise à l'impulsion, je cours vers elle et ouvre les bras… Avant de m'arrêter à quelques mètres et de regarder ce moignon que j'avais préféré cacher à l'écran. Mal à l'aise devant ce morceau de moi qui n'est plus, je ne peux m'empêcher de dire la première chose qui me passe par la tête. « Je devrais me faire fabriquer un crochet tiens… » Je regarde ma fille, laissant l'instant s'installer. « Toria. » C'est tout ce que je peux dire. Je ne suis pas encore, tout à fait, remise de ce stress des dernières semaines. Secouant la tête, je me précipite finalement sur sa frêle silhouette et la serre de toutes mes forces.

Quand finalement, je la relâche, je lui adresse un sourire tendre. Ma fille m’a manqué et je demande si un jour je pourrai la voir plus régulièrement. L’impatience s’empare de moi. Il y a tant à dire que je ne sais pas par où commencer. « Confirme-moi juste que tu vas bien. J’ai besoin de l’entendre avant de dire quoi que ce soit d’autre. »

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MessageSujet: Re: « I turned you into a secret » - pv. Ange   Mer 14 Déc - 10:22




L’impatience se fait de plus en plus voir sur son visage blafard. Les traits tirés de la rebelle trahissent non sans mal son état d’inquiétude permanente des derniers jours. Voir sa mère malmenée a été la pire des tortures et elle ne peut plus cacher son envie de la retrouver pour de bon. Elle la suit de près, dans l’ombre, alors qu’enfin on la laisse s’échapper de sa prison. La jeune hongroise est crispée, aux aguets. Mieux vaut que personne ne les suive, n’interrompent leurs retrouvailles tant espérées. Auquel cas elle se voit très bien faire un carnage. Peu importe les conséquences. Après tout ce qu’elles ont traversé, ensemble ou séparément, plus rien ne pourra les empêcher de se revoir enfin. Après tant de temps. La moindre pierre en travers de son chemin, elle la fera valser sur le bas côté. Embrassant sa nouvelle nature plus vraiment inédite, l’utilisant désormais comme une arme. Elle se sent pousser des ailes, dangereusement. Mais ne renoncera pas à s’en servir pour le bonheur de sa bienfaitrice. Pour leur cause commune. Pour leur survie. La brune accepte enfin le monstre qui se cache sous sa peau, dévore sa chair, galvanise son appétit meurtrier. Ce n’est plus tout à fait une malédiction, depuis qu’elle a appris à s’en servir de manière utile. Utile de son point de vue et de celui de la résistance qu’elle sert avec la plus grande ferveur. Emportée par la fièvre, ses pas jalonnent le sol de cette impatience. À chaque pas, tapissent l’asphalte d’un extrait de sa rage. Jusqu’à ce que finalement, elle se retrouve avec joie devant la silhouette amoindrie de sa mère.

L’usine en ruines leur offre un repère parfait. Assez dissimulé pour qu’elles soient tranquilles. Pour qu’elles puissent parler sans crainte d’être entendues. Mais la prudence reste de mise. Les prunelles neurasthéniques de la demoiselle examinent les courbe de son Ange. Jusque dans les moindres détails, inquiète. Et il y en a un qui lui saute immédiatement aux yeux. Elle n’y fait pas allusion pourtant, ne jugeant pas cela nécessaire. D’autant plus qu’elle sait très bien comment la blonde a pu perdre sa main. Il n’est pas très difficile de deviner la cause et les conséquences apparentes de l’esprit rebelle qu’elle partage avec l’ancienne porte-parole. Elle aurait pu sourire à la remarque cinglante lâchée à la volée par l’aînée. Mais ses lèvres ne parviennent pas à laisser paraître le moindre rictus. « - C’est pas drôle, Ange… » Non, ça ne la fait pas rire. Ça la met plutôt en colère. Et lui donne encore plus envie d’agir, enfin. Elle peut sentir tout sa haine remonter jusque dans sa gorge, lui brûler l’œsophage et lui donner envie de vomir. Ses traits se déforment et elle a envie de hurler mais retient les cris du mieux qu’elle peut. Non sans difficultés. Les poings se serrent machinalement jusqu’à ce que l’étreinte lui offre un soulagement plus que bienvenu. La rebelle se détend alors, ne pouvant résister à cette marque d’affection qu’elle a attendue. Elle y répond avec la même ferveur. Serre son Ange de toutes ses forces et se nourrit de cette étreinte. Les secondes s’étirent, s’allongent et pourtant, elle aurait aimé que ce moment dure pour toujours. Mais Ange finit par la relâcher, lui sourire. La brune y répond par un regard ferme mais plus tendre que le précédent.

« - J’étais morte d’inquiétude mais je vais bien, t’en fais pas » Elle ne peut s’empêcher de l’ajouter alors qu’elle sait pertinemment que sa mère s’en fera toujours pour elle. Une vérité réciproque qu’elle constate encore aujourd’hui. « - J’ai vraiment eu peur cette fois, Ange. J’ai cru qu’ils te laisseraient pas sortir », continue-t-elle en serrant les doigts encore présents de la blonde. Elle ne dit rien sur la main manquante de la louve. Il n’y a rien à dire à ce propos de toutes façons. Rien de plus que ce qu’elle voit, et constate avec douleur. « - Il faut qu’on parle. Sérieusement cette fois. Parce que ça peut plus durer. On peut pas rester les bras croisés à les regarder massacrer la population en toute impunité » Elle a bien du mal à contenir sa colère permanente contre le Gouvernement. Sa haine dévorante qu’elle leur porte depuis toujours. Elle doit se mordre la lèvre pour ne pas se laisser complètement dévorer par cette aversion, cette hostilité qu’elle ne peut plus combattre. « - On doit agir. Et vite, avant qu’ils ne mettent en place leur prochain coup » Et elle sait qu'ils ne mettront pas longtemps avant d'attaquer à nouveau. Elle resserre encore un peu plus son étreinte autour des phalanges de sa mère. Lui transmet son envie dévorante de passer finalement à l’action, ensemble, comme elles l’avaient prévu depuis longtemps. Une idée, un plan, qu’elle n’a pas oublié. Qu’elle n’a fait que nourrir, fructifier et développer depuis tout ce temps où il n’a fait qu’être retardé. Mais plus maintenant. Maintenant, elle veut le voir se réaliser. Elle veut le mettre à exécution. Pour de bon.

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MessageSujet: Re: « I turned you into a secret » - pv. Ange   Lun 9 Jan - 22:05



 

 
I turned you into a secret

 
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« C’est pas drôle, Ange… » Je hausse des épaules, incapable de ne pas ressentir le malaise que l'absence de ma main, peu créer. L'humour m'avait semblé adéquat, plutôt que le drame et les inévitables conséquences d'une telle perte. Moi et ma louve étions maintenant handicapés. Essayé de courir librement sous mon autre forme, mes autres formes, ne serait plus qu'un souvenir heureux et nostalgique. J'avais toutes les raisons de m'apitoyer sur ce sort cruel pour l'animal que j'étais, pourtant, elle se trouvait devant moi. Ma fille et sans une égratignure. Que pouvais-je espérer d'autres, si ce n'est une vengeance bien servi? Sous mes pupilles expertes, je peux deviner la haine qui s'agite dans le coeur de Vittoria et instinctivement, je réponds à son appel. L'étreinte que je ne prends pas la peine de contrôler me revigore et me réconforte, autant qu'elle. J'avais cru ne plus jamais la revoir... Encore une fois. Non... C'était plus qu'assez. Il était temps de pourrir le gouvernement jusqu'à l'implosion. La prudence était peut-être de mise, mais la nécessité d'agir l'était encore plus. Savourant chaque seconde, de la chaleur que me procurait cette étreinte, je finis néanmoins par libérer ma fille pour mieux lui sourire chaleureusement. Notant chacun de ses traits, les changements possibles. « J'étais morte d'inquiétude mais je vais bien, t'en fais pas » J'eus un petit rire amusé, elle savait que c'était impossible. Une mère ne cessait de s'inquiétait et j'étais d'autant plus inquiète, que mon côté protecteur était plus développé que pour la norme. Je ne l'empêcherais jamais de vivre sa vie, mais je serais constamment inquiète de la voir vivre. Étrange, comme le fait de l'aimer, pouvait compliquer ma vie pour mon plus grand bonheur. « J’ai vraiment eu peur cette fois, Ange. J’ai cru qu’ils te laisseraient pas sortir »

La pression de sa main sur mes cinq doigts survivant, me fait l'effet d'un baume sur une brûlure. Mon agitation intérieure se calme soudainement et je réalise le mal que j'avais à ne pas céder à tout ce qu'ils m'avaient fait subir. Je serre à mon tour sa main et savoure ce contact physique. Être proche d'une personne qui vous rendait votre amour, avait quelque chose de surnaturelle à mes yeux et de si précieux, que pour ce simple geste, j'aurais pu tout donner. « Il faut qu'on parle. Sérieusement cette fois. Parce que ça peut plus durer. On peut pas rester les bras croisés à les regarder massacrer la population en toute impunité » Ses paroles font appel à cette même part de moi, qui se rebelle sans cesse et qui hurle sa haine pour ces monstres au pouvoir. Mon regard se porte le visage de Vittoria, tandis que je vois ce que nous avons de semblable. Avec toute la chaleur qui m'habite, je pose mon front contre le sien, ne rompant en aucun instant le contact de nos mains. « On doit agir. Et vite, avant qu'ils ne mettent en place leur prochain coup » Son énergie se propage dans mon corps et je sais, que je ne pourrai pas la laisser plus longtemps dans l'inactivité. Même si, l'idée de risquer sa vie... M'est plus douloureuse que n'importe quoi sur cette terre. J'aurais pu être une de ces mères qui cachent la vérité à leurs progénitures... Mais, je ne l'étais pas. Elle faisait partie de mes raisons de défier le gouvernement et avait tous les droits de se battre pour son avenir. Que ça me plaise ou non.

« Je me disais la même chose, justement. » Mon sourire se fait tendre, puis carnassier, quand finalement je m'éloigne un peu d'elle. Mon regard se glace et j'ai l'impression de laisser place au prédateur en moi, plus qu'à la femme. « Il est temps de leur apprendre les bonnes manières. » Je plante mon regard dans celui de ma fille, laissant vivre la colère qui gronde en moi. « Ils ont commis une erreur en me laissant vivre, mais je n'irai pas me plaindre pour une fois. » Fis-je un semi-sourire, plus doux, se dessinant sur mes traits. Je ne me serais jamais laissé vivre. Malgré, l'impact sur le peuple. Malgré tout, j'aurais su que je signais mon arrêt de mort, en m'accordant le droit de respirer. Un soupire lasse fini par franchir mes lèvres et par habitude, je cherche à caresser ma nuque pour me détendre... Ne faisant que témoigner de ce morceau que l'on m'avait enlevé. Gêné de ce geste pourtant naturel, je grimace un instant de malaise. Trois doigts ce n'étaient déjà pas commode... Une main, cela allait me prendre un moment pour m'adapter. Cherchant à détourner l'attention de Toria, je me dépêche de parler de nouveau. « Enfin, on ne pourra pas les détruire à deux... Je crois... » Après une grande inspiration profonde, je consultais sérieusement Vittoria du regard. Je n'agirais pas sans être cent pour cent sur la même voie qu'elle. « Je crois, que pour ce que j'ai en tête et ce qu'on planifiera, il nous faudra du sang neuf. » J'avais du mal à l'accepter, les résistants étant souvent qu'une bande d'imbécile sans cervelle... Mais... Avions-nous vraiment le choix?

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