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 The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile

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MessageSujet: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Jeu 3 Nov - 19:43


« The chain will be broken. And all men will have their reward »



the forgiven days





« Vous avez l’honneur d’avoir été choisis pour triompher. A la force de votre détermination, la clé du succès vous garantira la grâce. L’absolution de vos vices. Le triomphe sur le sable du Colosseum et votre vie sera déchargée de tout ce qui peut l’entacher. Vous avez été choisis pour un nouveau départ sous les applaudissements de la foule. De ce peuple qui voudra être à votre place. Vous allez être les premiers, les créateurs d’un nouvel espoir. Ici, dans le cœur même de notre nation. Aujourd’hui, et demain. »

Du rêve pour la finale, votre dernière arène est une île, tout ce qu’il y a de plus paradisiaque au premier abord. Perdue au milieu d’une eau turquoise en apparence tranquille,  la plage et son sable fin, à perte de vue. Il est facile d’en faire le tour, en longeant la plage dont le sable se change en une étendue sombre parsemée de rochers acérés de l’autre côté de l’île. Deux faces, avec chacune leur danger. Et à l’intérieur des terres, une jungle profonde, épaisse, où la végétation règne en maître.

Se frayer un chemin au milieu de tout ce fouillis n’est pas chose facile, et les créatures qui vivent là, n’arrangent rien. L’humidité constante des lieux rend la survie difficile, la chaleur est insoutenable. Et lorsque le soleil cède sa place à la pluie, le froid règne, les eaux inondant les terres. Une falaise se dresse au centre de la jungle, de laquelle se déverse une cascade. Fraiche et claire, l’eau emplie un immense bassin dont la profondeur semble sans fin.

Un lieu aussi enchanteur qu’hostile. Se cacher est facile, se déplacer un peu moins. Le moindre pas, le moindre souffle résonne sous les frondaisons avec une telle force que même un sourd pourrait vous entendre. Inutile de préciser qu’être discret devient affreusement difficile.



informations pratiques


↠ Seul survivant, votre personnage sombre dans une sorte d'inconscience dans son arène d'origine. Les paupières fermées, les prunelles prisonnières du noir absolu, il les ouvre dans un tout nouveau décor. L'Ile maudite. Il y découvre dans la foulée les trois autres finalistes.
↠ Pour l'instant, les évènements se présentent comme dans l'arène d'origine. Une nature hostile, semée de pièges auxquels vos personnages devront survivre bon gré mal gré. Aucune annonce n'a été faite sur les consignes à suivre. Votre personnage ignore pour l'instant qu'il devra tuer les autres personnages pour triompher, mais les armes rencontrées sur le chemin pourront lui mettre la puce à l'oreille.
↠ Chacun doit obligatoirement lancer le dé 'Armes' une fois dans le sujet de flood situé ici. Une fois maximum, il ne sera pas possible de relancer ce dé pour en obtenir une autre. Les armes ne tombent pas du ciel dans un parachute, elles sont cachées ou disposées dans des recoins de l'île et il vous faudra décrire la découverte de la vôtre en rp.
↠ Le dé 'Arène de l'Ile' est celui qui comporte tous les obstacles, chacun doit le lancer dans le sujet de flood spécialement créé ici. Au moins une fois au cours de ce tour de préférence, plus si vous le désirez.
↠ Il est interdit de tuer les autres participants pour l'instant, les règles de survie/mort seront données dès le prochain tour. Il ne s'agit pour l'instant que d'une découverte de l'Ile.
Le nombre de mots maximum est de 600. Vous pouvez bien entendu écrire moins, c'est même encouragé afin que les choses bougent et que personne ne se retrouve débordé.
↠ Les créatures surnaturelles sont privées de leur pouvoirs.
Aucun ordre de passage, mais tout le monde devra avoir posté dans l'intrigue d'ici une semaine (le 10/11) au moins une fois (plus dans l'idéal, si vous le pouvez ). Vous n'avez pas non plus besoin d'attendre que les autres aient tous postés avant de reposter.



finalistes

↠ Declan Grimes
↠ Esperanza O'Connell
↠ Grayson Hawk
↠ Tristan Bellamy



Lancé de dés, les obstacles :
1 - Des entrailles d'une épave de galion, surgit une armée de squelettes. Pirates décomposés aux lames rouillées et menaçantes. Vous vous êtes avancés en direction de leur butin et ils ont bien l'intention de vous faire payer cette audace.
2 - La végétation luxuriante se change en ennemie. Les lianes s'enlacent les unes aux autres, forment un mur végétal impossible à franchir ni à tailler duquel s'extirpent des lianes venimeuses, bras tendus qui s'agrippent à vous pour vous étouffer dans le mur de plantes.
3 - Une violente tempête s'écrase sur l'île, changeant le sable en boue, sol meuble au même effet que du ciment, emprisonnant tout ce qui se trouve à portée. Dans la jungle, le sol détrempé se change en cascade.
4 - Des voix qui vous sont familières émergent à proximité, audibles pour tous. Des silhouettes se dessinent ensuite. Elles sont le fruit d'une hallucination qui vise à vous rapprocher d'une plante carnivore particulièrement affamée. Cette dernière renforce son emprise à votre approche en diffusant davantage de toxines dans l'air, ajoutant du réalisme au mirage.
5 - De drôles d'oiseaux exotiques sillonnent le ciel et par malchance, décident de prendre votre crâne pour cible. Leurs becs pointus viennent s'enfoncer dans votre chair à plusieurs reprises avant de chercher à viser vos yeux pour mieux les crever.
6 - Le soleil ne vous offre aucun répit où que vous vous trouviez. Ses rayons s'intensifient si fort et si brusquement qu'ils provoquent immédiatement d'horribles brûlures sur toutes les parcelles de votre peau exposée. Déshydratation et hallucinations accompagnent le supplice.


Lancé de dés, les armes :
1 - Une hache.
2 - Un fléau d'armes.
3 - Un poignard.
4 - Une machette.
5 - Une batte de baseball.
6 - Un katana.
7 - Une épée.
8 - Une sarbacane et ses projectiles.
9 - Une arbalète et ses flèches.
10 - Une dague.
11 - Un pic à glace.
12 - Un cutter.
13 - Un lance-pierres.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Ven 4 Nov - 1:35

Je ne me souviens pas avoir fermé les yeux. Je ne me souviens pas avoir sombré. Mais je suis réveillé par une lumière vive qui meurtrit mes paupières. Pas celle du canyon ombragé. Pas non plus le halo artificiel des néons d’hôpital. C’est l’éclat ardent du soleil. Je pousse un grognement plaintif. J’aurais voulu rester dans l’obscurité et l’oubli. Je finis malgré tout par ouvrir les yeux, portant immédiatement ma main en visière sur mes pupilles malmenées. Il fait chaud, une moiteur tropicale. Je m’assois. Une végétation dense s’élève comme un mur à quelques mètres de moi. Mais j’ai les pieds dans le sable. Et derrière moi, le paisible ressac d’une mer d’huile. J’aimerais croire à une version édulcorée du paradis, mais je suis trop réaliste pour cela.

Non.

C’est une autre arène.

Je m’examine : les lambeaux de mon t-shirt entourent toujours mes plaies, mon épaule est toujours douloureuse. Mais pour un changement de décor aussi rapide… C’est que rien de tout cela n’est réel. Je n’ose pas espérer que les autres ne soient pas vraiment morts, ce serait sous-estimer la cruauté de nos élites. Il ne s’agit certainement que d’un choix pratique et économique : mieux vaut envoyer le bétail dans des univers virtuels aux variations illimitées, plutôt que d’investir des millions dans leur transport ou la construction de véritables arènes.

Accablé, je suis tenté l’espace d’un instant de rester là, de refuser de lutter. L’instinct et les vieux réflexes reprennent bien vite le dessus. Je me relève. Grogne à nouveau en balayant les alentours du regard. À quelques mètres, une silhouette. Un peu plus loin, deux autres. Non. Je ne recommencerai pas, je ne veux connaître aucun de mes compagnons d’infortune, si c’est pour les voir crever un à un par la suite. Je me contente de vérifier que je ne distingue pas l’ombre d’une chevelure rousse, et m’enfonce presque immédiatement dans la masse végétale. Des lianes grosses comme le bras me barrent le passage et je tente tant bien que mal de me frayer un passage dans ce chaos vert lorsque je trébuche sur un truc au sol et m’étale de tout mon long. En me redressant dans une bordée de jurons, je jette un œil à l’objet du délit.

Au début, je prends ça pour une branche, mais ça ressemble plutôt à… un manche. Taillé et poli, enfoncé dans le sol. Je le déterre d’un geste sec, découvrant un objet simple et familier. Un lance-pierre. Un putain de lance-pierre. C’est une blague ? Bien sûr que oui, une farce orchestrée par les grands marionnettistes de ce carnage. Dans un cri de rage, je balance le machin au loin, de toutes mes forces. Fuck it, je ferai sans. Passablement agacé, je reprends ma progression.

Grayson…

Je dresse la tête, cherche frénétiquement autour de moi. Cette voix… Je la reconnaîtrais entre toutes. Je ne distingue rien, mais l’appel reprend, tout proche, une note d’alarme dans le ton.

— Moïra !

J’avance sans réfléchir, arrachant et écartant les plantes qui se dressent sur mon chemin. Où est-elle ? Où est-elle ! Sa voix se fait plus pressante, plus urgente. Je cours presque. Et soudain je l’aperçois. À quelques dizaines de mètres, ses ondulations cuivrées frappées d’un rayon de soleil égaré sous la canopée. Je crie son prénom, une nouvelle fois. Elle se retourne. Mon cœur rate un battement en découvrant son visage. Elle est encore si loin… Je m’élance.
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Ven 4 Nov - 9:37

L'Arène de l'Ile
ft. les survivants
La respiration lente, les yeux clos, Esperanza paraissait plus que paisible. Allongée sur le sable fin dans ce décor paradisiaque, la métisse reprenait peu à peu ses esprits. Lorsqu’enfin elle ouvrit les yeux, son regard avisa le paysage idyllique. Le bruit doucereux de l’écume des vagues, l’air au goût de sel, la chaleur du soleil. L’ancienne pirate crut un instant être revenue dans le passé. Elle était née sur une île similaire et y avait passé le plus clair de son temps entre deux pirateries. Malheureusement son instinct lui cria bien vite que tout ceci n’était qu’un piège de plus. Sans attendre et sans chercher à comprendre comment elle avait quitté son arène sinistrée, la jeune femme se redressa et étira ses muscles endormis. Ce terrain lui plaisait nettement plus, elle était clairement dans son élément. Une ancienne pirate sur une île déserte, on ne pouvait pas faire plus cliché. C’était la première fois qu’Esperanza souriait, dans son cauchemar, elle avait de la chance. Et elle n’était encore une fois pas seule puisqu’au loin, d’autres silhouettes inanimées jonchaient le sable doré. Des silhouettes qu’elle ne connaissait pas d’ailleurs. Des nouveaux compagnons d’infortune sans doute. Ce cirque ne finirait-il donc jamais ?

Alors que ses pas la menaient jusqu’aux autres, un bruit dans les arbres la fit sursauter. Il y avait quelque chose là-dedans. Esperanza détourna sa route pour emprunter –sans le savoir- le même chemin que Grayson, laissant les deux autres inconscients. Dans la jungle la lumière était nettement moins présente et l’oxygène saturé d’humidité. Mais Esperanza était habituée à ce genre de climat, pour l’instant rien d’alarmant. Quelques bruits peu rassurants lui parvenaient aux oreilles. La métisse avait perdu la trace de ce qu’elle suivait à la base. Mais elle sentait qu’on l’observait. Méfiante, les poings serrés, elle se retourna pour tomber nez-à-nez avec sa mère. Sa génitrice qui lui avait permis d’échapper à ses maîtres esclavagistes, sa mère qu’elle n’avait jamais revue depuis. « Maman ?.. Tu es vivante. » dit-elle en s’approchant de la silhouette qui reculait à mesure que la distance s’évaporait. « Attends ! » lança Esperanza en accélérant le pas. Elle trottinait, se tordant pour éviter les branches. Jusqu’à ce qu’elle trébuche et s’étale face contre terre. Rageant, Esperanza retint quelques injures et s’apprêta à se relever à la hâte mais le manche d’un objet caché sous les feuilles molles attira son attention. De sa main droite elle se saisit de ce qui s’avéra être un pic à glace. Une arme. Ô combien précieuse dans ce genre de situation périlleuse. Contente de sa trouvaille, la métisse releva de nouveau la tête. Sa mère avait disparu pour laisser place à ses deux enfants. La métisse écarquilla les yeux tandis que son cœur ratait un battement. C’était bien ses enfants mais ils étaient devenus adultes. Une jeune femme et un jeune homme identiques à la peau matte.

« Les enfants ? » hésita Esperanza en s’avançant de nouveau vers ce qu’elle pensait être ses progénitures.
« Viens Maman, on va t'aider à sortir de là. » lança le garçon.

A mesure de ses hallucinations, la survivante s’enfonçait loin dans la jungle et s’approchait de son prochain ennemi à vitesse v. Une plante carnivore énorme et toute aussi vicieuse. Et dire que tout ceci ne faisait que commencer. Un cauchemar sans fin.





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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Ven 4 Nov - 11:47

L’assassin était apparu soudainement et l’avait pris pour cible. Le changeur n’avait pas eu le temps de réagir. La sorcière s’était élancée et avait fait de son corps une armure vulnérable, maintenant criblée de balles. Agenouillé, ll serrait l’amante agonisante dans ses bras tremblants, la panique dans le coeur. Le sang cascadait de nombreux impacts et il n’avait aucun moyen de faire cesser ce flux. Aucun moyen de la sauver. Alors l’angoisse céda face à une résignation forcée et ses yeux d’acier pleins d’affection accostèrent le regard voilé de la mourante. La sécheresse qui y demeurait depuis bien longtemps fut balayée par de fines larmes mêlées d’amour et de désespoir. La paume de sa main se déposa sur la joue glacée de la martyre. D’une voix brisée, le survivant lui susurra son dernier aveu. « Je t’aime Joan... ». Dans un souffle sanglant, elle rendit l’âme, laissant l’amant seul avec sa culpabilité et son chagrin. Cela n’aurait jamais dû se dérouler ainsi. Elle lui avait volé le déclin. Il lui avait dérobé la victoire. Il avait souhaité son trépas à haute voix, regrettait amèrement ses paroles pleines de venin. Leurs derniers échanges n'avaient été que de violentes querelles, des mots terribles que l'irlandais avait laissé jaillir sans réfléchir et qui tourmentaient gravement sa conscience. Comment diable avait-il pu se révéler si vil... « Je suis tellement désolé... J'n'ai jamais voulu ça... ». Il enlaça plus fermement la silhouette sans vie de la vaincue, la berça dans un sanglot. Ferma ses paupières, juste l’instant de ravaler les témoignages cristallins de son chagrin qui déjà avaient laissé des sillons sur ses pommettes crasseuses. Les démons aux commandes ne goûteraient pas d’avantage au plaisir né de ses faiblesses d’homme.

Une lumière éclatante perça au travers ses yeux clos qu’il ouvrit péniblement sur un monde inconnu. Un monde qui se rapprochait presque de l’idée qu’il s’était toujours fait du paradis. Qui chassa promptement ce cliché pour se muer en un énième cauchemar. La chaleur tropicale qui caressait sa peau brûlée réveillait plus encore la souffrance de ses plaies et ses bras rongés par l’acide des marécages, crispés sur un corps qui avait laissé place au vide, retombèrent douloureusement contre lui. Elle avait disparu, aspirée par le néant. Lui avait inspiré une rage nouvelle. Une haine sans pareille. Le regard sombre, il scrutait rapidement les environs. Détaillait le concurrent inanimé au loin qui avait remporté le droit de jouir d’un second tour. Il ne le connaissait pas, s’en fichait donc royalement pendant que son visage juvénile n’était plus qu’un souvenir dérisoire à sa mémoire. Sans préoccupation aucune pour ce dernier, ni pour ceux qui devaient certainement déambuler dans les environs, ses poings vinrent frapper le sable accompagnés d’une vigueur puisée dans la colère et la rancune. Le coeur dévoré par la vengeance, il leur promit la mort dans un murmure qu’il était le seul à saisir. « J'vous tuerai... ». Pour Elle. Ils avaient éveillé un monstre en sommeil, enflammé le désir de meurtre et de rébellion. Il survivrait, pour Elle, pour Eux. Pour les anéantir, comme ils l’avaient anéantie. Survolté, il agressa le sol avec plus de vivacité puis éleva sa voix rocailleuse. « Bande de salopards ! ». Le fou heurta quelque chose de dur. Un manche en bois, à moitié enterré, s’était dessiné sous ses doigts. Il l’empoigna, creusa légèrement, puis le tira doucement. Une hache fut délogée. Trouvaille dangereuse qui laissait présager le pire. Annonçait peut-être un retour aux règles premières, une tuerie à venir. « Bâtards. Vous vous êtes pas encore assez amusés hein... ». Ses yeux pétillèrent d’une bien obscure résolution. Ses lèvres s'étirèrent dans un rictus. Peu importait ce qu’ils leur réservaient, Joan ne serait pas morte en vain. Il lutterait. Il gagnerait. Il se vengerait.

Le ciel s’assombrit soudain. Le climat se déchaîna dans un grondement sourd, zébra le ciel d'éclairs splendides mais au combien redoutables. Une pluie diluvienne s’abattit sur l’arène finale et métamorphosa la plage douceâtre en piège mortel. Le sable se dérobait progressivement sous ses pieds, avalait le malheureux qui se débattait dans une avancée difficile, presque rendue vaine finalement. Il projeta sa hache entre deux hauts rochers qui, juste devant lui, le surplombaient d'une allure salvatrice. S'accrochant à l'arme logée avec hargne, il parvint à s'extirper des sables mouvants et à escalader la roche sur laquelle il prit place. Portrait pitoyable d'un homme détrempé recroquevillé sur lui-même qui subissait la puissance démente des éléments. Sa hache auprès de lui, harcelé par l'averse, il contemplait la mer frénétique qui s'étalait jusqu'à l'horizon, attendait que l'accalmie reprenne son règne pour explorer l'île et se confronter derechef à la cruauté des jeux. Pour lui survivre.

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A revolution has begun today for me inside, The ultimate defense is to pretend, Revolve around yourself just like an ordinary man, The only other option is to forget, Does it feel like we've never been alive? Does it seem like it's only just begun? To find yourself just look inside the wreckage of your past, To lose it, all you have to do is lie, The policy is set, and we are never turning back, It's time for execution; time to execute
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Ven 4 Nov - 12:21

Le visage contre le sable, Tristan émergeait peu à peu des brumes du sommeil. Les rayons d'un soleil de plomb réchauffaient son corps agressé par les gelures de l'arène de glace. Il se redressa doucement, plissant ses yeux éblouis par la luminosité intense des lieux pour lancer un regard autour de lui. Le décor était désormais celui d'une plage des mers chaudes, on l'avait envoyé dans une autre arène… la partie n'était donc pas terminée. Au loin,  il aperçu un homme qui se démenait contre le sable en hurlant sa rage. D'autres bruits attirèrent son attention au même moment alors que son regard se portait aussitôt dans leur direction. Une profonde jungle à la végétation luxuriante se dressait devant lui et il apercevait par delà la barrière végétale une haute falaise qui semblait dominer les lieux. Les sons qu'il avait entendu provenaient de cette forêt, c'était comme si des bruits de pas résonnaient jusqu'à lui avec une force incroyable…

Tristan se frotta le visage, évitant soigneusement de sombrer dans le chaos de ses pensées. Sans se préoccuper de l'inconnu qui vociférait, il ôta quelques couches de ses vêtements chauds, bien trop épais pour un tel climat, et abandonna ainsi manteau et veste sur le sable, pour rester en simple chemise. Ainsi, il se sentait plus léger pour marcher d'un pas rapide et attentif jusqu'à arriver sous les frondaisons des premiers arbres. Loin de foncer tête baissée à l'intérieur de cette jungle épaisse, Tristan préféra la longer sans y pénétrer, cherchant à deviner ce qui se cachait en la fouillant du regard. Les bruits de pas résonnaient toujours jusqu'à lui. Il lui sembla même entendre des voix qui appelaient. S'agissait-il de nouveaux pièges destinés à l'attirer dans cette zone mystérieuse ? Tristan continuait à longer la forêt, l’œil vif, jusqu'à ce que son regard s'arrête sur une forme particulière qui émergeait du sable, entre deux palmiers. Il s'en rapprocha avec curiosité, écartant les plantes et les larges palmes qui recouvraient sa découverte.

Quand sa main se referma sur un carquois, il le dégagea rapidement avant de creuser un peu plus le sable. Une arbalète fit alors son apparition et Tristan se redressa pour la manipuler et la tester immédiatement. Avec sa main mutilée, il ignorait s'il serait capable de manier une telle arme et il préférait s’entraîner seul dans un moment de calme avant d'en avoir réellement besoin. Pourtant, alors qu'il parvenait à insérer un carreau dans l'arbalète sans trop de mal, le temps se mit à changer. Une violente tempête s’abattit brutalement sur la plage et des trombes d'eaux transformèrent en un instant les lieux si calmes en dangereux sables mouvants.

Tristan n'eut d'autre choix que de chercher refuge à l'intérieur de la jungle où il s'enfonça résolument. Le carquois sur le dos, l'arme accrochée au bras, il regarda aux alentours, attentif aux voix qu'il avait entendues précédemment. L'une d'entre elles, masculine, lui paraissait familière… « Hé ! Qui va là ? » Pourtant alors que Tristan pensait réussir à s'enfoncer plus avant dans l'épaisse jungle, il fut bloqué par un étrange mur végétal dont les lianes se mouvaient comme si elles étaient vivantes. Il recula un peu mais déjà, les plantes sinuaient vers lui pour le frôler et s'enrouler autour de ses jambes. « Diablerie ! » Tristan pesta, saisissant l'un de ses carreaux, seules armes dont il disposait, pour l'utiliser comme scie et tenter de se dégager.

_________________
Sur des escaliers de brume

On ne m'a donné ni arme ni larmes à mes yeux, Que ce cheval d'acier noir et ce corps sans visage. J'ai l'âme de l'enfant et la mémoire du vieux. L'éternité c'est long quand on marche sans cœur.
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Ven 4 Nov - 16:32

Je suis obnubilé par sa silhouette mouvante, que je suis en trébuchant, m’aidant de mes mains pour gravir la pente raide à sa poursuite. D’autres sons me parviennent, à demi-étouffés. Des sons humains, des cris de rage. Je n’y prends pas garde. Ce sont les autres, et les autres je m’en fous. Moïra s’arrête à nouveau, se retourne. Elle est debout aux pieds d’une plante immense surmontée d’une unique fleur aux allures de lys géant. Je l’appelle. Elle me sourit. Il n’y a pourtant pas de quoi… J’agrippe des racines au sol pour progresser plus rapidement, trop accaparé pour remarquer que la luminosité vient de baisser subitement.

Une goutte s’écrase sur ma tempe. Suivie d’une autre. Et tout d’un coup, c’est le ciel entier qui se déverse sur nous. L’humus épais dans lequel j’enfonçais mes chaussures semble vouloir se liquéfier, bientôt transformé en coulée de boue instable. Je glisse, me rattrape tant bien que mal à tout ce que mes mains peuvent saisir, patine dans ce limon en tentant désespérément d’atteindre Moïra. Elle est si proche désormais, je pourrais presque la toucher ! Dans un dernier effort, je parviens à me hisser de quelques centimètres supplémentaires et tends la main vers elle. Pour qu’elle l’attrape, qu’elle m’aide à la rejoindre. Elle se penche vers moi, étire le bras… Mes doigts ne rencontrent que du vide. Je la traverse comme un fantôme.

Et soudain, le sol se dérobe sous mes pieds. Je tente encore de me retenir aux racines, mais la puissance du flot est plus forte que moi, je suis emporté vers le bas dans un cri de désespoir. La coulée emporte une multitude de débris avec elle, je suis heurté par une branche et perds connaissance pendant quelques secondes. Lorsque je retrouve mes esprits, je suis arrêté. En bas. À l’orée de la forêt. Au point de départ. Et Moïra n’est plus nulle part. Petit à petit, les brumes qui obscurcissaient mon jugement s’estompent, et je comprends qu’elle n’était qu’une illusion. Une de plus. Dieu seul sait où elle m’aurait emmenée, si le déluge ne m’avait pas sauvé. Mon crâne vibre d’une douleur sourde, je le presse entre mes mains dans un râle en me relevant, trempé jusqu’aux os. La pluie continue de s’abattre en trombes. Je tente un pas sur le sable, remarque aussitôt sa texture trop visqueuse et collante en retirant mon pied dans un vilain bruit de succion. Mieux vaut longer la forêt jusqu’à trouver un endroit plus sec.

Je n’ai pas parcouru quelques centaines de mètres qu’un nouvel éclat de voix me parvient. Cette fois, je suis sur mes gardes : je ne suivrai aucune apparition, quelle qu’elle soit. C’est pourtant bien une silhouette familière qui apparaît bientôt dans mon champ de vision. Le danseur du Bones, qui entraîne mes rôdeurs dans ses valses mortelles… Est-ce encore un subterfuge ? Ça ne ferait aucun sens, l’homme n’est qu’une connaissance, une sorte de collègue. Aussi talentueux qu’agaçant. En m’approchant, je découvre son problème et le rejoins en quelques foulées.

— Attends, bouge pas.

Dans les circonstances, évitons de se perdre en retrouvailles et politesses inutiles. Mon regard tombe sur le carreau qu’il manie, puis sur l’arbalète abandonnée à ses pieds. Bon sang, où a-t-il eu ça ? L’a-t-il trouvée, comme ce foutu lance-pierre ? Si c’est le cas, ça n’augure rien de bon pour la suite. Mais la priorité n’est pas là. Saisissant l’homme par le bras, je le tire tout en piétinant les liens qui l’enserrent de violents coups de talon pour leur faire lâcher prise. Ce n’est que modérément efficace, mais avec son aide, en le dégageant d’un coup sec…
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Ven 4 Nov - 17:19

Il lui fallait garder son calme, éviter de se débattre inutilement contre la voracité de ses plantes. Tristan se concentrait sur son labeur, évitant les extrémités des lianes qui luisaient, imprégnées d'une texture visqueuse qui ne lui disait rien de bon. Il était malaisé de scier ces épaisses tiges tout en se cabrant pour éviter que le poison ne touche sa chair mais Tristan serra les dents, sans prendre le risque d’appeler à l'aide. Non seulement il aurait haï être réduit à quémander l'assistance de qui que ce soit mais de plus, il se serait exposé à éveiller l'attrait de prédateurs sans conscience. Il resta alors silencieux, tournant subitement la tête lorsqu'il perçu une présence émerger d'entre les arbres. Un visage buriné s’offrit alors à sa vue, celui d'un vieux baroudeur aux yeux félins qu'il connaissait effectivement. C'était donc bien sa voix rude qu'il avait entendue tout à l'heure… Sans perdre de temps à s'étonner de sa présence, Tristan profita de l'épaule solide du chasseur qui l'empoignait déjà pour s’agripper fermement à lui et s'extirper de ce piège, s’arrachant à ses liens végétaux en s'arqueboutant. Les tiges cédèrent enfin alors qu'il se dégageait agilement, retombant sur la terre boueuse.

Tristan se dégagea vivement de l'emprise de l'homme dans un mouvement leste, pour se redresser de toute sa hauteur et lui renvoyer un regard froid. « Grayson, c'est bien toi. » Murmura-t-il en guise de salutation, son regard retombant aussitôt sur l'arbalète à leurs pieds. Le nombre de fantômes qui s'étaient succédé devant ses yeux dans l'arène de glace lui faisait douter de tout. Tristan s'attendait bien à se faire attaquer par cette nouvelle apparition et restait sur ses gardes, les muscles tendus. Son regard aiguisé d'une détermination farouche revint se planter dans les fentes des yeux fins de son adversaire. Cette fois, il semblait bien qu'il s'agisse du véritable Grayson et non pas de l'une des illusions crées pour l'attaquer, il était tangible, il l'avait aidé à sortir de ce piège… Toutefois, ses rapports avec le videur du Bones étaient ambivalents. Non pas qu'ils soient clairement opposés, ils profitaient chacun des bénéfices des combats illégaux du club et l'entente était en principe de mise. Mais Tristan ignorait quelles seraient les réactions de cet homme taciturne en de pareilles circonstances. « Cette arme m'appartient.» Se baissant lentement, sans quitter l'autre des yeux, il ramassa prudemment son arbalète et la remit sur son épaule. « Si tu es d'accord, nous pouvons nous allier. Je n'ai personnellement aucun intérêt à me battre contre toi. » Mais s'il en était contraint, il n'hésiterait pas une seconde. « Alors ? »

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Ven 4 Nov - 19:14

L’averse cessa, laissant place à une pluie faible mais constante. Elle rendait la marche périlleuse, tétanisait les membres que ses morsures glaçaient. Le tueur à gages profita de l’apaisement pour descendre de son perchoir d’infortune. La hache précieusement calée sur son épaule encore en état, il tâta le sol avec précaution. S’y enfonça légèrement, glissa à plusieurs reprises avant de se stabiliser puis de se retrouver coincé par ses rangers prises au piège. L’aventurier défit ses lacets, remonta son jean jusqu’à mi mollets et laissa ses chaussures derrière lui, dans ce tombeau de boue qu’il finit par quitter pour la végétation dense de cette jungle hostile. Sur cette plage, il était à découvert, en pleine ligne de mire pour tous ces regards malveillants qui le traquaient derrière leurs écrans. Pour tous ceux destinés à lui vouloir du mal.

Le chemin n’était qu’une série d’obstacles luxuriants que le changeur trancha de sa hache. Bienheureux de son trésor qui lui permettait de cheminer plus rapidement qu’il ne l’aurait pu sans ça, il errait sans savoir quelle direction suivre, perdu dans cet amas de verdure où tout se ressemblait. Une voix de femme perça la sonorité du climat et lui parvint jusqu’à ses oreilles attentives. Doucement, à pas de loups, prudent sur ce sol trop instable, l’irlandais s’avança mais ne se dévoila pas. Les règles n’avaient toujours pas été annoncées mais l’arme si facilement dénichée n’était certainement pas une trouvaille anodine. Suspicieux, il préféra profiter de la flore pour se dissimuler et observer. Contempler l’étrangère s’adresser au néant, probablement possédée comme son amante défunte par une troublante hallucination. Le visage de Joan vint tourmenter son esprit et le torturé se mordit la lèvre pour l’en chasser. Il aurait tout le temps de se plonger dans ses douloureux souvenirs lorsque sa mort serait vengée. Tout le loisir de la pleurer et de continuer à culpabiliser. Le regard noir, il aborda la silhouette à la peau sombre qui se dirigeait vers une grande plante qui dévorait les chairs. Le pic à glace qu’elle tenait entre ses doigts fluets ne lui échappa pas, attisant toujours plus ses sinistres spéculations. L’homme épousa un silence prudent et s’éloigna sans avertir sa rivale de la menace. Sans la moindre honte, mais aussi sans honneur. Sans aucun scrupule, il reprit sa dangereuse route vers l’inconnu. Et une de moins...

Cette fois, ce furent des timbres masculins qui traversèrent le bruit de la météo sans clémence. Ces sons, il les entendait pour la première fois. Le soulagement fut son meilleur allié. Il ne semblait pas que les salauds au pouvoir aient poussé le vice jusqu’à le confronter à un autre de ses proches. A une autre mort et au supplice qui en découlerait. A l’ajout de l’insurmontable à l’insupportable. Précautionneux, il progressa sur la plante feutrée de ses pieds mis à nus. Combla la distance qui le séparait de ces deux personnages qu’il détailla dans l’ombre. Il ne les connaissait pas, fit tout de même rapidement son jugement. Un seul des deux le préoccupait quelque peu. L’autre semblait bien amoché, trop jeune et trop svelte pour l’inquiéter. Cela dit l’assassin avisa la présence d’une arbalète, l’arme des lâches et des traîtres. Celle des plus faibles. La silhouette plus rustre et plus carrée ne semblait pas armée, finalement le hasard était bien fait. Néanmoins, et bien qu'il ne saisissait pas leur conversation, ces deux là donnaient l'air de se connaître et ce n'était peut-être pas de bon augure.

Le ciel avait terminé de cracher lorsque le métamorphe voulu se retirer sans s’annoncer. La pluie n’étant plus là pour le couvrir, le moindre de ses pas le trahissaient, plus proches du vacarme que du silence. Cette jungle, cette sournoise ! Il avait cru pourvoir s’y camoufler, le temps d’appréhender la marche à suivre, il s’était fourvoyé. La végétation n’avait jamais couvert son tapage, seul le climat avait masqué ses pas. Il l’avait piégé, conduit au devant la concurrence sans pouvoir se retirer à la dérobée. Contraint de s’extirper de la frondaison, il alla se dresser face aux étrangers. D’un aplomb impeccable, l’oeil sauvage mais non menaçant - il ne commettrait pas cette erreur par deux fois, attendrait que les hostilités s’annoncent avant de défier qui que ce soit - il laissa retomber sa hache contre sa jambe sans pour autant affaiblir sa prise. Il s'ensuivit l'ironie. « Désolé les gars, j'voulais pas interrompre d'charmantes retrouvailles ». Il ajouta, avec sarcasme. « Le hasard... ». Non, ce dernier n'avait rien à voir avec leur rencontre, évidemment. Tout comme il n'avait jamais été l'instigateur de leur présence avec Joan dans une seule et même arène. Tout comme il n'avait pas porté les yeux des finalistes sur des armes annonciatrices du pire. Il ne serait pas non plus celui qui les brandirait. Pour l'heure, l'irlandais se contentait de jouir de la présence réconfortante de la sienne sans oser les provoquer, attendait qu'ils le laissent entrevoir la meilleure réaction à adopter. Paré à réagir vite, son regard glacé passait d'un homme à l'autre, sans baisser, presque sans ciller.



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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Ven 4 Nov - 21:23

Nos efforts communs ne tardent pas à porter leurs fruits, et bientôt Tristan est libéré de l’emprise organique. Il se redresse dans une de ces pirouettes dont il a le secret, et je profite de son salut laconique, auquel je n’oppose qu’un hochement de tête affirmatif, pour le dévisager un instant. Il n’a pas l’air au mieux de sa forme : pâle et creusé, une main visiblement mutilée. Les conclusions s’imposent d’elles-mêmes.

Il était dans une arène, lui aussi. Il a enduré les mêmes tourments. Peut-être en est-il aussi le seul survivant ? Si c’est le cas, je suppose qu’il en va de même pour les deux autres participants aperçus à mon réveil. Notre présence ici impliquerait un second round, ou peut-être un bouquet final. À en juger par la manière dont Tristan couve son arbalète des yeux, il se doute aussi bien que moi des enjeux de cette partie. Le doute et la suspicion se lisent clairement dans son regard. Je lève deux mains en signe de paix.

— Rien à y redire.

Qu’il s’accroche à son bout de bois tant qu’il veut. Du moment qu’il ne tente pas de s’en servir contre moi. C’est justement le sujet qu’il évoque dans une proposition prudente. Je le jauge un moment, détaille son visage anguleux. Je n’aime pas sa formulation. Je n’ai aucun intérêt… Mais les intérêts peuvent très vite changer. Dans ce cas, devrais-je m’attendre à recevoir un carreau dans le dos ? Je ne connais pas assez ce garçon pour juger de son caractère. Au Bones, je n’ai vu de lui qu’une apparence de mystère arrogant. Mais il ferait un ennemi redoutable, c’est une certitude. Je croise les bras.

— Pas confiance. Et toi non plus... Mais j’ai aucune intention de me battre. De quel genre d’alliance tu parles ?

Une alliance pour survivre… ou pour décimer les deux autres ? J’ai eu ma part de violence, mes périodes de brutalité. Mais je ne suis pas un meurtrier, et quelles que soient les ambitions de ceux qui nous ont jetés ici, je ne m’y plierais pas sans révolte. Un bruissement dans les feuillages non loin interrompt cette négociation. Je tourne vivement la tête en direction du bruit, pour voir émerger un homme à la carrure impressionnante, une hache pendant négligemment au bout de son bras. Mon regard est attiré par son éclat terne, mais j’imagine que c’était l’intention.

Alors on en est là ? À faire des démonstrations de force pour intimider ses potentiels adversaires ? Comme tout le monde se jette bien volontiers dans la perspective du massacre. Pour l’instant, mes deux compagnons restent cordiaux, le nouveau maniant le sarcasme à la truelle, mais la tension est déjà palpable. Chacun s’attend au pire, et personne ne veut être le dernier à prendre le train en marche. Entre eux, je suis le seul désarmé. Une position peu envieuse.

— Y a pas de mal. Grayson. L’arbalète, c’est Tristan. Ton nom ?

Exécuter des anonymes, ce serait bien trop facile. Après un bref silence, et contrairement à mon habitude, je décide de prendre la parole pour aborder la situation de front. Inutile de continuer à jouer aux hypocrites, on pense tous à la même chose. Têtes baissées dans la seule issue qu’on nous laisse entrevoir.

—Si on est là, c’est qu’on a tous vu crever un paquet de gens. Le véritable ennemi n’est pas sur cette île, feriez mieux de vous en rappeler.
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Ven 4 Nov - 23:19

L'Arène de l'Ile
ft. les survivants
Les silhouettes de ses enfants devenaient de plus en plus rapides. Mais à mesure qu’elle s’approchait d’eux, Esperanza commença à se demander si tout ceci était bel et bien réel. Et puis sa tête commença à tourner. Malgré ses doutes, la métisse continua de fendre la végétation sans se poser de question. Elle était dans un état second. Jusqu’à ce que les grondements du ciel l’interpellent. A travers les feuilles épaisses, elle ne voyait presque rien. De grosses gouttes de pluie commencèrent bien vite à heurter le sol déjà bien humide. Mais ce ne fut que lorsqu’elle traversa une toile d’araignée géante que la métisse reprit ses esprits. Esperanza s’agita dans tous les sens. Elle savait au combien ces bestioles à huit pattes pouvaient être mortelles et elle avait appris à ne pas négliger le danger. Cette poussée d’adrénaline eut le mérite de la faire revenir à la réalité. Les silhouettes avaient disparu tandis que le tonnerre et la pluie formaient un vacarme assourdissant. Un abri, il fallait que la métisse trouve de quoi s’abriter. Elle trouva refuge dans une cavité formée dans le tronc d’un arbre géant. La jeune femme attendit là, serrant son arme de toutes ses forces jusqu’à ce que finalement, la pluie cesse.

D’énormes flaques s’étaient formées avec la pluie, des flaques boueuses dans lesquelles des feuilles s’étaient amassées. Esperanza avançait prudemment. Elle attendait, appréhendait la suite. Les laisser dans la jungle était bien trop simpliste à ses yeux. D’autres bruits attirèrent son attention. Elle n’était pas seule, c’était déjà une certitude mais ses doutes furent confirmés. Tendant l’oreille, la métisse prit la décision de chercher l’origine des sons qu’elle entendait. Peut-être était-ce les hommes qu’elle avait vu sur la plage, mais cela pouvait tout aussi bien être des ennemis. Des créatures hideuses assoiffées de sang ou pire… Heureusement bientôt, alors qu’elle entendit des voix, elle aperçut à qui appartenaient ces dernières et tomba sur trois hommes. Elle ne les avait jamais vu. Avant de se montrer, Esperanza avait glissé son arme dans son dos au niveau de la ceinture de son pantalon. Le pic était caché par son tee-shirt.

« Ah voilà, vous êtes là… » dit-elle après que l’un d’eux ait évoqué leur véritable ennemi et le fait qu’il ait vu crever pas mal de gens. Alors d’où venaient-ils ceux là ? Ils n’étaient pas avec elle et Esperanza se demanda un instant quelles horreurs ils avaient bien pu vivre. Mais elle préféra se faire discrète. Elle avisa l’homme à l’arbalète et l’autre à la hache. On aurait dit un bucheron avec son allure. Le dernier semblait tout aussi costaud mais ne semblait pas être armé. La métisse espérait au fond d’elle que tout ce foutoir serait bientôt fini. Mais pour elle il était hors de question de rendre l’âme dans cette jungle. Elle ne savait pas encore contre quoi ils devraient se battre mais une chose était sûre : elle était plus que prête à la vaincre.





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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Sam 5 Nov - 1:12

Rencontre cordiale, certainement à l’encontre des attentes de tous ces lots de dérangés au sadisme qui n’était plus à prouver face à leurs caméras. S’appuyant sur le manche de son arme avec nonchalance, se sentant en sécurité pour l’heure, le survivant se présenta sans l’ombre d’une hésitation. S’il fallait endosser une énième fois la peau de l’assassin, ces autres n’auraient que son nom sur leurs lèvres agonisantes. Il adressa cette promesse muette à l’âme de Joan puis leur offrit l’opportunité de mettre une identité sur son rustre visage. « Grimes. Declan Grimes ». Une oeillade froide fut jetée à l’un puis à l’autre. Ce nom ne leur dirait rien, assurément. Pour l’instant du moins...

La métisse qu’il avait aperçue plus tôt, finalement, avait pu rejoindre le petit groupe. Il la zieuta brièvement puis se rapprocha plus encore du trio, pleinement confiant. Le rappel à l’ordre de Grayson laissait présager ses bonnes intentions pendant que ce Tristan au corps bien frêle, manchot de surcroît, n’insinuait toujours pas une once de crainte. Ses suspicions étaient à priori partagées et là où l’impulsif avait fait l’effort de la retenue, la nouvelle tête avait saisi le taureau par les cornes. Declan appréciait grandement ce genre de réactions, lui même faisait partie de ces gens qui n’y allaient jamais par quatre chemins. Il salua silencieusement l’audace et la franchise puis laissa son naturel reprendre ses bons droits. La couleur avait été annoncée et le laissait choir dans la complaisance. Il riposta d’une même teinte, révélant au passage ses pensées et ses intentions véritables. « J’ai ouvert ma gueule, je m’suis rebellé, ça m’a coûté ma meuf. Elle est morte dans mes bras mec, alors pour ma part, dans cette putain d’arène, l’seul ennemi ce s’ra celui qu’ils désigneront tel quel ». Ses yeux d’un bleu farouche ne cessaient plus d’accoster les regards de ces cibles potentielles. Lui savait dorénavant qu’ils ne gagneraient pas face aux déments qui les avaient plongés dans cet Enfer. Conscient qu'ils ne leur épargneraient rien mais au contraire leur prendraient tout. Plus que sa compagne, il pensait également avoir perdu la jouissance de la liberté relative que ce pouvoir despotique leur accordait, peut-être même sa propre vie si toutefois il ressortait vainqueur de cette barbarie. « A moins que t’aies un plan B en béton, tu pourras lutter autant qu’tu voudras, tu s’ras bien obligé d’plier l’échine ». Ils n’avaient pas le choix, ils ne l’avaient jamais eu. Se soumettre restait leur seule option. Survivre aux autres leur unique alternative.

Son regard perdit un peu de son éclat. Sa voix de sa froideur. L'homme était blasé. Dangereusement blasé... « J'ai rien contre vous les gars, mais si on d’vait en revenir aux bonnes vieilles règles, tuer ou être tué, j'pense que l'choix s'ra le même pour tout le monde ». Il ne s’agissait pas vraiment d’une menace, mais plus d’une simple constatation. Une conclusion née de la compréhension et de la résignation. Armé de sa hache, la carrure pour alliée et le regard empreint d’une expérience redoutable, il n’avait pas besoin de s’adonner plus encore à l’intimidation. Les concurrents l’avaient sûrement déjà jugé. Lui aussi s’était largement fait une idée. Il doutait qu’ils soient épris du sens du sacrifice, encore moins pour des étrangers. « C’est pas s’rappeler d’quoi qu’ce soit qui changera la donne. Ennemis ou non, on f’ra tous les quatre ce qu’il faut pour pas crever ici... ». Personne ne se leurrait, c’était une évidence. « Mais qui sait, p't'être bien qu'on s'ra pas obligés d'en arriver là ». Peut-être qu'ils se trompaient, tous autant qu’ils étaient. Le métamorphe ne croyait pas un instant que ce fut le cas, néanmoins pour l'instant, ignorant avec exactitude ce qu'ils attendaient d'eux, il ne pouvait que spéculer dans l'attente d'un espoir qui relevait d'avantage du miracle. Il lui plaisait de croire que personne n’oserait tenter le premier coup tant que les hostilités n'auraient pas été officiellement déclarées, dans le doute de faire fausse route. De toutes manières, ce serait uniquement le dernier qui compterait...  


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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Lun 7 Nov - 13:01

Non, Tristan ne ressentait sincèrement aucun intérêt à se battre contre Grayson. Certes, au tout début de ces jeux, son orgueil l'avait naturellement poussé à jouer pour gagner, parce que tel était systématiquement ses objectifs dans la vie et peu lui importait les manières d'y arriver. Mais en se plongeant dans cette atmosphère infernale de l'arène des glaces, les souvenirs de son passé lui étaient revenus par bouffées. Et à présent, il se trouvait dans un tout autre état d'esprit. Ses ennemis véritables ne se trouvaient pas parmi ces participants anonymes, pauvres humains choisis au hasard parmi la population. L'objet sur lequel devait se focaliser sa rage n'était autre que cette figure mouvante et invisible, ce gouvernement abject qui manipulait les foules en toute impunité.

Grayson se murait dans une dure méfiance qu'il lui balançait ouvertement en guise de réponse. Cependant, il semblait ouvert à la discussion et Tristan allait lui répondre mais des bruits dans les feuillages l'interrompirent et le contraignirent au silence. En effet, il s'agissait du brailleur qu'il avait aperçu un peu plus tôt, et Tristan lui offrit un regard vide, délaissant à Gray la charge des présentations. Une autre présence, féminine cette fois, ne tarda pas à les rejoindre. Bien plus discrète que le piaillard, cette fille à la peau mate attira davantage l'attention de Tristan qui la soupesa un instant du regard. Elle paraissait désarmée mais cela ne signifiait rien. Dans un tel contexte, il était évident que la méfiance était de rigueur et de son coté, Tristan n'était pas homme à sous-estimer le moindre des adversaires potentiels.

Toutefois, les mots qui furent échangés ne lui échappèrent pas. Tristan fut passablement surpris d'entendre ceux qui sortirent de la bouche d'ordinaire si taiseuse de Grayson. Ainsi, il pensait de la même manière que lui… A l'opposé, l'homme aux allures de barbare primaire se laissait aller à des confidences trop affirmées. Était-il si sûr de lui pour énnoncer aussi clairement ses objectifs ? Ne craignait-il pas qu'en annonçant la couleur de manière si crue, on ne le tue sur le champs ? Tristan lui aurait bien planté un carreau dans le front en guise de conclusion à son discours. Telle aurait été la décision la plus logique pour un gagnant ! Pourquoi attendre d'éliminer un ennemi aussi déterminé à tuer ses concurrents ? Mais fort heureusement pour ce Grimes, l’arbalétrier ne désirait pas quant à lui courber l'échine et encore moins obéir au gouvernement comme un brave soldat en tuant ceux qui lui seraient désignés. Tristan cracha au sol pour toute réponse. Son mépris n'était pas dirigé vers ce pauvre Grimes, après tout cet homme n'était qu'une victime du système, n'est ce pas ?

Il s'avança vers Grayson et ôta l'arbalète de son bras, ainsi que son carquois. « Je déteste obéir aux règles. Voilà l'unique raison qui me pousse à te proposer cette alliance. Je te connais peu mais je sais que derrière tes manières rustres de bouseux, tu possèdes certaines valeurs, notamment le respect de la parole donnée. Protège moi à l'aide de cette arme comme tu le ferais pour toi-même. J'ai perdu quatre doigts et même si je suis capable de tirer, je ne serai jamais assez rapide pour ré-armer en cas d'attaque. »

Bien-sûr c'était un risque à courir mais il préférait le prendre, quitte à se faire trahir, son esprit de contradiction était plus fort que le reste. Il ne plierait pas l'échine, il n'obéirait pas à ce gouvernement tyrannique. Tristan chercha la réponse dans le regard de Grayson avant de lui offrir son arme en échange de sa promesse. Il se retourna vers les deux autres, appuyant sur eux le gouffre de ses yeux sans vie.

« Vous n'avez pas d'intérêt à vous battre les uns contre les autres tant qu'aucune annonce claire n'aura été faite en ce sens. Des créatures sanguinaires nous attendent dans cette jungle, vous le savez. La simple logique veut que nous fassions front commun contre ces monstres, au lieu de nous affaiblir en nous battant entre nous. »

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Mar 8 Nov - 10:49

L'Arène de l'Ile
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Lorsqu’elle était arrivée, Esperanza avait senti un regard plus insistant de la part du brun. Visiblement les hommes qu’elle venait de rejoindre ne semblaient pas tous d’accord sur la marche à suivre. Un sourire au coin des lèvres, Esperanza avait croisé les bras, curieuse de voir ces étrangers en désaccord. « Moi je m’appelle Esperanza si ça intéresse quelqu’un… » Balança la jeune femme désinvolte au milieu d’une phrase. D’après ce qu’elle avait pu entendre, le gars à la hache était le plus hargneux, le plus terre à terre. Pour sûr il n’hésiterait pas à trancher la gorge de celui qui se mettrait en travers de son chemin. L’ancienne pirate parut légèrement surprise, il n’avait peur de rien celui là. Le brun maigrichon et pratiquement manchot confia son arme au troisième homme dans un discours plutôt encourageant. Esperanza se dit intérieurement qu'il devait être bien naïf pour faire une chose dans le genre. Et que même s'il n'avait pas toutes ses capacités, se retrouver désarmé dans un coin comme celui ci était un handicap de plus. Mais qui était-elle pour juger ? Ce n'était pas ses affaires, elle avait une arme qu'elle ne comptait pas donner. Après qu’il ait terminé de parler, la métisse acquiesça d’un signe de tête et se tourna légèrement vers le bûcheron.

« Les seuls qui parlent de s’battre depuis tout à l’heure c’est vous. Et Declan, c’est ça ton nom pas vrai ? J’apprécie ton honnêteté mais j’me laisserais pas faire si facilement si tu cherches les ennuis. Pour l’instant on est cool, je suis d’accord avec lui. » dit-elle en désignant Tristan du menton.

Dans ce genre de situation précaire, Esperanza avait tendance à retrouver son instinct de survie. Celui qui l’avait poussée un jour à risquer sa vie pour fuir son île natale. Cette nouvelle aventure morbide puait l’ironie d’ailleurs. Comme si elle repartait de la case départ et sans toucher de bonus en plus de ça. Ou peut-être que l’arme trouvée un peu plus tôt en était un. Tandis qu’elle était absorbée par la discussion en cours, appréhendant la suite des évenements, la survivante ne prit pas garde au phénomène étrange qui était entrain de se jouer derrière elle. Dans son dos en effet, les lianes commencèrent à prendre vie. Vivantes, ces dernières formèrent bientôt un véritable barrage qui rendait la fuite impossible. Ce ne fut que lorsque la métisse sentit quelque chose s’enrouler autour de sa taille et de son cou qu’elle se mit à réagir. Agrippant les lianes autour de son cou, la jeune femme se pencha en avant pour ne pas se faire happer par ces nouveaux ennemis de la nature.

« Saloperie ! Les gars un peu d’aide. » dit-elle alors qu’il lui était déjà pénible de parler.

Avec le coup de l’oxygène devenu acide, la trachée d’Esperanza n’avait pas besoin d’une agression dans le genre. Paniquée, l’ancienne pirate glissa une main dans son dos pour tenter de saisir son arme mais elle bascula en arrière, tirer par les lianes. Elle espérait que les autres réagissent –même si elle ne comptait pas vraiment sur Declan- auquel cas elle finirait étouffée dans la végétation sauvage et visiblement hostile.




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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Mar 8 Nov - 15:31

Les raisons qui poussaient Tristan à vouloir contrer les plus grands lui firent rouler les yeux au ciel. Un simple esprit rebelle et contradictoire n’était pas une raison très fiable pour cet homme à l’allure si rustre à qui il promettait un accord impossible. L’alliance, en plus de reposer sur un argument qu’il jugeait trop léger pour être digne de confiance, finirait indéniablement par devenir obsolète. Lorsque la survie prendrait le pas sur la raison, il ne faisait pas le moindre doute que l’instinct deviendrait le maître unique et les unions de bien stupides souvenirs. Le désir de vivre ne ressentait également que du profond dédain pour les règles à suivre. Méprisant son discours sans fond comme l’autre avait méprisé le sien, Declan détailla le jeune personnage sans ciller, le jaugea sans la moindre gêne pendant que sa hache pendait toujours mollement contre son mollet. Son regard critique s’arrêta sur les doigts manquants. Il avait déjà remarqué ce handicap mais entendre le gamin l’afficher si ouvertement lui inspira d’avantage d’improbation. Avouer ses faiblesses dans un tel contexte n’était pas l’idée du siècle, se désarmer encore moins. L’irlandais était peut-être fou de se draper d’autant de franchise, mais ce maigrelet l’était tout autant, à sa manière. Parce qu’il se retrouverait bien idiot lorsque les dictateurs ne laisseraient plus d’autre choix à son garde du corps que celui de se retourner contre lui. Le plus fort protégerait le plus faible, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que lui sur le chemin le menant à la victoire. C'était pathétique. Aussi, fidèle à lui-même, le changeur ne put s’abstenir d’intervenir. « Non, c'est vrai. Pour l'moment on n'en a pas l'intérêt ». Ses yeux balayèrent le trio promptement avant de se fixer sur la silhouette du plus jeune. « Dis moi gamin, il s'passera quoi quand il ne restera plus qu'vous deux en liste ? ». Si toutefois ils parvenaient à façonner cette hypothèse. Ses mots se rapprochaient d'avantage d'une remarque pertinente que d'une réelle interrogation.

Son oeillade azurée se dirigea vers Grayson, en quête d’une quelconque réaction, avant d’accoster la frêle carrure d’Esperanza. Pour l’instant tout le monde semblait d’accord, bien que l’assentiment de Declan n’avait pas été saisi tel quel. Il se permit donc de remettre à tout ce petit monde les pendules à l’heure. « J'suis cool aussi meuf, faut redescendre la pression, j’vais pas t’sauter à la gorge ». Pas encore. « J’dis simplement dit tout haut c’que tout l’monde pense tout bas. Personne s’laissera crever sans broncher, point barre. M’faites pas passer pour l’mec à abattre alors qu’vous soulignez tous que cette union précaire pour laquelle vous optez peut basculer à tout moment... ». Entre la métisse qui laissait fuir un «pour l’instant» plus que significatif et le maigrichon qui clamait ouvertement qu’il fallait attendre l’officiel pour mettre en oeuvre l’officieux... Il avait face à lui un joli duo d’hypocrites qui ne s’attardaient que sur leurs propres intérêts, à un instant T. Ils n’hésiteraient pas plus que lui à abattre l’ennemi dans le dos sans guère de reconnaissance pour l’entraide éphémère qu’ils auraient tous pu s’apporter. Une raison les pousserait tous indubitablement à se trahir. « On a tous des gens dehors qu'on a b'soin d'savoir en vie ». Le tueur à gages pensait à ces deux enfants qui l'attendaient à l'extérieur de cette arène et que les tyrans ne manqueraient pas de menacer s'il refusait la soumission. De cette manière de faire, il ne doutait pas. « J'les laisserai pas pointer l'canon d'leurs armes sur leurs tempes et j'pense pas que vous soyez prêts à ça non plus ». Il éleva un regard déterminé, s'adressa aux caméras qui leur étaient camouflées pour transmettre un dernier message, l’ultime supplique du condamné. « Eamon, si j'crève ici, les abandonne pas une seconde fois... ». J’t’en supplie p’tit frère, te dérobe pas...

Pendant que les langues se déliaient, autour d’eux la vicieuse nature se déchaînait, mortelle et discrète. La végétation se mouva dans une danse de lianes redoutable, piégea la femme impuissante avant de se ruer sur les autres concurrents. Le métamorphe remercia silencieusement la bonne étoile qui l’avait conduit jusqu’à sa précieuse trouvaille qui taillait la flore impétueuse avec une facilité déconcertante. Des morceaux de tentacules végétales chutaient à ses pieds sans parvenir à le happer. Précautionneux de ne pas s’attirer plus encore les foudres des joueurs - pour le moment du moins - le survivant laissa l’arme s’abattre sur les lianes qui retenaient la captive suppliante. La liberté lui fut rendue dans un souffle court, rauque. « Pour l'instant... ». Répéta t-il dans un murmure en plongeant son regard pénétrant dans les prunelles d’Esperanza avant de brandir à nouveau son arme. Une douleur dans son épaule meurtrie le stoppa net dans son élan avant qu’il ne la chasse dans un grognement. Les séquelles des précédentes attaques n’avaient pas été oubliées, le corps demeurait fatigué, l’endurance amenuisée. Il ne lui restait plus que sa volonté farouche pour lui offrir ses ressources. Une force de l’esprit qui finirait par ne plus lui suffire, les attaques ne faiblissant ni en nombre ni en intensité. Entre deux coups de hache, le défenseur fit monter le ton. « Faut bouger d’là ! ».

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A revolution has begun today for me inside, The ultimate defense is to pretend, Revolve around yourself just like an ordinary man, The only other option is to forget, Does it feel like we've never been alive? Does it seem like it's only just begun? To find yourself just look inside the wreckage of your past, To lose it, all you have to do is lie, The policy is set, and we are never turning back, It's time for execution; time to execute
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Mer 9 Nov - 17:22

L’arrivée d’une quatrième protagoniste n’interrompt qu’à peine le conciliabule. J’adresse à la nouvelle un bref signe de tête doublé d’un examen en règle. Elle ne semble pas armée non plus. Je me demande si c’était une tactique des metteurs en scène de ce spectacle abject : ne fournir à tous les participants que deux armes fonctionnelles, lançant ainsi un morbide jeu de chaises musicales. L’homme qui s’est présenté sous le nom de Declan détaille son point de vue avec une nonchalance terrifiante pour quelqu’un qui vient de subir la perte décrite. Je ne peux que me taire. Pas parce que j’approuve son raisonnement, pas parce que je respecte son deuil ou sa douleur. Simplement parce que je sens que le débat est stérile. Personne ne changera d’avis. Et il n’a pas tort sur un point : le gouvernement mettra tout en œuvre pour nous faire plier, pour qu’on se soumette à leurs plans et leur conception tordue du divertissement.

Je garde donc la bouche close et le regard aiguisé. Tristan prend alors la parole et développe sa proposition. Non seulement il n’a pas abandonné l’idée d’une alliance, mais ce qu’il suggère maintenant dépasse de loin sa première offre. Je le fixe d’un regard incrédule qui alterne plusieurs fois entre son visage et l’arme qu’il me tend. Est-ce une blague ? A-t-il perdu la raison ? Ses arguments paraissent censés, mais le pari qu’il prend ne l’est pas. Ainsi qu’on vient d’en discuter, on est tous conscients de la direction dans laquelle on est poussés. Et Declan ne manque évidemment pas de le rappeler. J’ai beau freiner des quatre fers, si on en venait là, quelles garanties a-t-il que je ne me retournerais pas contre lui ? Aucune. Et moi non plus, à vrai dire. Je sais ce que je vaux, mais jusqu’à quel point ? Quelles limites ? Parce qu’on peut être sûrs qu’ils se feront un malin plaisir de les tester.

Dans ces conditions, je n’ose pas prendre l’arbalète. Mes yeux fouillent toujours les puits sombres du jeune combattant, à la recherche d’un plan caché ou d’une quelconque réponse. Mais son expression demeure indéchiffrable. Je finis par saisir le manche de l’objet pour le ramener contre moi, puis le carquois, que je passe autour de ma mauvaise épaule. Je ne prononce pas un mot. On va pas commencer à se faire des serments. Mais l’accord est implicite. Tristan se tourne vers les autres pour appuyer son propos, la fille — qui a eu le temps de nous glisser son nom, ironique dans cet enfer — les approuve avec une certaine nonchalance, et Declan se défend à son tour de toute mauvaise intention. Ok, si on est tous sur la même longueur d’onde… Les idées que ce dernier soulève ensuite me laissent pourtant un goût amer sur la langue. Il a raison, évidemment. S’il leur prenait l’idée de menacer Moïra, je ne sais pas ce que je ferais. Ce dont je serais capable. L’homme à la hache, lui, semble déjà certain de sa décision. Dans un sens, c’est mieux de le savoir dès le départ.

Mais pendant qu’on était occupés à débattre de ce sujet délicat, la végétation pernicieuse s’était rassemblée, formant une structure semblable à celle qui avait emprisonnée Tristan. Tout à mon désarroi, je ne l’avais même pas remarqué. Une erreur que je ne reproduirai pas. Declan se porte au secours d’Esperanza, peut-être pour prouver sa bonne foi, ou pour éviter qu’on se retourne tous aussitôt contre lui. Les raisons importent peu, il agit. Pour l’instant… Oui, pour l’instant, nous sommes un groupe. À son initiative, nous nous mettons en marche. Je tente à nouveau un pas sur le sable : boueux, mais stable.

—Ferait mieux de rester sur la plage pour l’instant. Près des rochers. Vue dégagée, on pourra voir venir tout ce qui pourrait sortir de la forêt ou de la mer.

D’un pas prudent, je joins l’action à la parole, jetant un coup d’œil vers Tristan. L’arme dans mes mains est lourde du poids de cette responsabilité que j’ai acceptée et que j’ignore combien de temps je pourrais tenir. Dans le même temps, je ne peux nier que la sensation du métal contre mes paumes a quelque chose de rassurant. Je ralentis un peu pour rejoindre le duelliste. Le mot est à peine plus qu’un grondement.

—Pourquoi ?
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