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 The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Mer 9 Nov - 18:25

Le sauvetage de la jeune femme rondement mené, le petit groupe s'éloigna avec prudence des lianes meurtrières, chose en effet la plus logique à faire. Tristan conserva le silence et resta en retrait, marchant derrière eux. Il cherchait des yeux un quelconque outil qui puisse lui servir d'arme de substitution, quelque chose de léger et de maniable… Sa cuisse blessée le faisait encore souffrir mais bien plus modérément, grâce à cet onguent que Laura lui avait gardé. Il ne boitait presque plus. Quand à sa main, le bandage serré autour d'elle avait beau attirer l’œil par sa couleur sanglante, il protégeait assez correctement ses plaies pour qu'il puisse s'en servir. Ses pensées vagabondaient alors qu'il se remémorait certains des moments qu'il avait vécu dans l'arène des glaces. Celui où il avait combattu  côte à côte avec Shae pour lutter contre cette meute de loups sanguinaires. Celui où Eamon s'était interposé, s'offrant aux crocs dangereux de la zombie pour l'obliger à s'en soustraire. Tous ces gens, ces humains qu'il connaissaient à peine l'avait aidé à se souvenir qu'il était vivant. Ils lui avaient rappelé la valeur de l'entraide désintéressée, de la chaleur humaine, des choses que Tristan croyait avoir perdues à tout jamais en quittant Darkness Fall.

Lorsque la large stature de Grayson se tourna vers lui, il recueillit sa sobre question d'un hochement de tête. « Qu'importe de survivre si c'est en trahissant les dernières valeurs qu'il me reste ? Je te considère digne de cette arme, maraud. Fais en ce que bon te semblera. Le ton de Tristan était toujours aussi condescendant, à la limite de la moquerie, vis à vis de cet homme, comme il avait toujours agi avec lui depuis leur rencontre. Mais d'autant plus sincère et exempt de fausse complaisance. Et si Grayson décidait de le tuer, hé bien qu'importe, réellement il s'en moquait car il ne craignait pas la mort. Bien plus, il la désirait. Car celle qu'il voulait revoir se trouvait de l'autre coté à l'attendre. Tristan n'avait rien à perdre et de ce fait, la peur ne l'habitait pas.

En arrivant aux rochers, il s'arrêta pour les examiner et choisir une pierre tranchante d'aspect particulier, pareille à un silex. Les paroles de Grimes un peu plus tôt ne lui avaient pas échappé, même s'il ne les avait pas relevées, son regard s'était affûté sur le moment. Cet homme connaissait un Eamon, était-ce un hasard ? Il l'observa un moment avant de ranger la pierre en poche. Si tel était le cas, il ne voyait aucun intérêt de lui annoncer qu'un homme portant le même prénom avait péri, étouffé par des serpents, de la plus atroce manière. Sa cruauté était éteinte comme l'était son regard froid et vide. Il resta un moment silencieux. La Nouvelle-Orléans était grande mais parfois, la vie nous révèle de bien cruelles surprises... Il reprit d'un ton neutre. « Dites-moi. Dans vos arènes. Qui se trouvaient parmi vous ? Je me souviens pour ma part de Shae, Callum, Laura et Eamon. »

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Mer 9 Nov - 22:32

La plage était en effet la plus stratégique des positions, le changeur acquiesça la bonne réflexion en campant ses pieds nus dans le sable détrempé. Son arme inoffensive contre son épaule, il scruta l’horizon en tendant l’oreille. Les paroles des alliés ne lui échappèrent pas, mais ne l’inquiétèrent pas outre mesure. Il avait déjà offert son opinion sur le sujet. Que ces deux là soient assez fous pour s’accorder une confiance toute relative en prétextant des valeurs qui n’existaient plus n’était pas vraiment son problème. Pour l’heure en tout cas, tant qu’il n’avait pas à faire face à deux ennemis le bravant à l’unisson. Chaque chose en son temps. Et le temps était à la récupération. Sans accorder d’importance au poids du jeune et sombre regard qu’il sentait peser sur lui, il s’approcha de l’amas rocailleux, s’adossa sur une roche plus ou moins plate. Posa la tête de la hache sur un sol dans lequel elle s’enfonça très légèrement et le manche contre le dossier rocheux. Sa main pendait au dessus de son trésor, prête à le saisir au moindre geste hostile.

Dans l’attente d’une nouvelle menace - indéniablement, un autre danger surviendrait - il se mura dans un silence de circonstances. Son regard empli de malveillance pour les tyrans qui se régalaient de leurs tortures, il accosta le néant. Plongea dans les sombres souvenirs de son arène. Le répit porta le portrait de Joan à l’agonie à son esprit. Le contexte présent ne pouvait laisser de place au chagrin, pourtant l’homme en deuil ne parvenait pas à chasser cette tragédie de ses pensées. Ce fut la voix du gamin qui balaya la scène et ramena le tourmenté à la réalité. L’irlandais fixa toute son attention sur ce dernier, se décomposa totalement à l’annonce du nom ultime. Un sentiment d’angoisse le traversa, amenant avec lui une impression de malaise. Le coeur battit plus fortement dans sa poitrine. Il détourna son visage blafard tout en se mordant les lèvres, tenta de dissimuler son trouble et de ravaler la douleur qui menaçait de le ravager. Il ne croyait plus au hasard, il ne pouvait s’agir que de son frère. Eamon n’était pas un prénom courant. La coïncidence n’était même pas envisageable. Après sa compagne, il venait de perdre son cadet. C’était insupportable, mais l’heure d’accorder la délivrance à sa souffrance n’avait pas encore sonné. La tête basse, le timbre brisé, il se drapa d’une méprisante insensibilité. « Qu'est-ce ça peut foutre de faire le tour des joueurs, ils sont tous morts, pas b'soin de s'y attarder ». Sans espoir, après un court silence, il puisa pourtant le courage de se tourner à nouveau vers Tristan, puis finalement de le questionner. Il avait besoin d’une confirmation. « Eamon... Un brun un peu plus vieux qu’toi, une barbe de quelques jours proprement taillée, du genre angoissé qui nous donne parfois un peu trop l’envie d’frapper, avec un accent venu d’Irlande ? ». Ses yeux s’assombrirent. Il connaissait déjà la réponse. Ses traits se crispèrent sous l’orage qui grondait en lui et qu’il ne désirait plus que laisser éclater, mais il parvint à le contenir. Lâcha seulement la sinistre conclusion d’une voix glaciale, la haine dans le coeur pour en exclure temporairement l’affliction. « Ces salauds ont aussi buté mon p'tit frère ». Qui allait s’occuper de la marmaille si le même sort lui était réservé ? Joan s’était sacrifiée pour s'assurer le meilleur pour leur avenir pourtant déjà compromis. Il avait d’abord pensé cet acte vain, parce que le père les prendrait sûrement sous ses ailes, aussi fragiles fussent-elles. Après cette révélation, la mort ne lui était plus du tout permise. Sa résolution grandit, tout comme sa fureur. Ils avaient anéanti ses rêves, tué sa famille. Privé un homme de ce qu'il avait de plus cher. Son poing se ferma sur le bout du manche de son arme, sans que l'affligé n'en prenne vraiment conscience.

Pendant que le feu tourmentait son âme, celui provenant du ciel devint également de plus en plus présent. Declan sentit ses brûlures se réveiller progressivement, la sueur perler d’avantage sur son front plissé. La chaleur déjà aux frontières de l’intolérable devint infernale. Ecrasé par la hausse soudaine de la température, il vacilla légèrement avant de se rééquilibrer à l’aide de son arme. Son bras dévoré par une pluie d’acide vint protéger ses prunelles trop claires du soleil. Celles-ci se posèrent sur le trio qui semblait souffrir tout autant que lui. «  L'idée d'squatter la plage doit pas leur plaire à ces tarés, ça doit limiter l'éventail d'leurs putains d'pièges à actionner ! Ils vont nous brûler vifs ces connards ! ». Le métamorphe avait haussé le ton, unique moyen qu'il avait de décharger sa colère et sa désolation. Trop à l'abri sur un terrain trop dégagé pour leurs goûts de grands démons, les bourreaux aux commandes avaient trouvé le moyen de les renvoyer dans l'ombre de la jungle, où il y aurait plus de dangers et donc plus d'action. Ils s'assuraient un bon audimat. Enfoirés... Il jura silencieusement de leur faire la peau. Pour Joan. Pour Emmy. Pour ces enfants devenus orphelins. Les raisons de s'assurer la victoire se multipliaient dangereusement.

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A revolution has begun today for me inside, The ultimate defense is to pretend, Revolve around yourself just like an ordinary man, The only other option is to forget, Does it feel like we've never been alive? Does it seem like it's only just begun? To find yourself just look inside the wreckage of your past, To lose it, all you have to do is lie, The policy is set, and we are never turning back, It's time for execution; time to execute
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Jeu 10 Nov - 0:26

Les réactions agressives de l'homme n'étonnèrent pas Tristan qui resta de marbre. Nullement choqué par sa grossièreté ni sa violence, il considéra la scène comme un spectateur indifférent face aux réactions dramatiques du sauvage. Comment blâmer un homme qui venait d'apprendre la perte d'un être cher ? Non pas que Tristan soit d'un naturel compatissant, loin de là, mais il était assez mature pour comprendre. Il ne répondit pas à la question du rustre, l'information paraissant assez évidente pour qu'il soit dispensé de lui offrir le moindre commentaire supplémentaire. L'homme l'avait dit lui-même : ils étaient morts, ce n'était plus la peine de s'y attarder désormais.

Tristan se détourna donc, laissant l'homme extérioriser sa douleur sans plus un regard. Il examina le ciel qui semblait se débarrasser un peu trop vite de ces lourds nuages. La tempête s'était dissipée aussi rapidement qu'elle était venue et soudain, les rayons d'un soleil vengeur s'abattirent impitoyablement sur les chairs. Tristan plissa aussitôt des yeux douloureux, les abritant de sa main valide en visière. Autour d'eux, la plage était désertique et les vagues de l'océan déferlaient paisiblement mais ce soleil de plomb agressait sa peau d'une manière qui devint rapidement insupportable. Pire qu'une canicule, le soleil infernal provoqua en quelques secondes des brûlures contre ses joues et ses bras découverts.

Les paroles de Grimes l'atteignirent alors qu'il reculait déjà dans l'espoir de rejoindre l'ombre des palmiers tout proches. Mais il semblait que les rayons ardent traversaient sans souci les feuilles de palme… Ils risquaient en effet de brûler vif en restant ainsi exposés. L'océan les protégeraient peut-être mais qui pouvait savoir quels pièges se cachaient dans ces eaux d'un bleu si magnifique ? Une tempête ou pire, un raz de marée soudain était envisageable avec cette météo totalement chaotique. Le souvenir du lac sanglant où flottaient les cadavres était encore un peu trop vivace dans l'esprit torturé de Tristan. Non, il n'avait pas envie de replonger trop vite dans l'univers silencieux des ondes...

« Rien à faire, il faut chercher de l'ombre. »

Ignorant si qui que ce soit le suivrait pour traverser la jungle, Tristan lança un dernier regard vers l’arbalétrier avant de courir pour quitter la plage et s'enfoncer à nouveau dans la végétation. Les bruits étaient démultipliés sur cette île, il parvenait à entendre le son d'une cascade vers le centre, au niveau de cette falaise qu'il voyait émerger par dessus la cime des arbres. Même au cœur de la jungle, sous le couvert des arbres, le soleil frappait durement. Tristan sentait la sueur couler entres ses omoplates. Était-ce déjà une insolation ? Il avait la sensation de voir des silhouettes se mouvoir autour de lui, puis disparaître… Il se frotta les yeux dans un murmure.

« Il nous faut de l'eau… là bas, la chute... »

Sa bouche sèche, il essuya la sueur salée qui coulait dans ses yeux et piquait sa cornée, et continua à marcher entre les arbres, prenant garde aux lianes qui pendaient entre eux.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Jeu 10 Nov - 3:31

En réponse à ma question, Tristan évoque de grands mots dont je ne le pensais pas fervent. Certes, il ne peut s’empêcher de m’affubler d’un qualificatif désuet — sa version de « gros plouc de campagne », probablement — mais ça n’enlève rien au fond. Je ne sais pas quoi répondre. Parce que je n’ai aucune idée d’où il est allé pêcher ses convictions. Je suis peut-être loyal au Bones, à Moïra, mais ça ne signifie pas que je suis quelqu’un sur qui on peut compter. Surtout pour un truc aussi important que sa vie. Remontant la crosse de l’engin sur mon épaule, je le gratifie d’un regard sombre.

—J’espère que tu le regretteras pas.

Moi aussi. Le silence retombe tandis que nous rejoignons les rochers escarpés. Je me perds dans une surveillance résignée des abords de la jungle. Quelque chose ne devrait pas tarder à en sortir. Ou nous y pousser. Ils ne nous laisseront pas en paix, les canyons me l’ont prouvé. Tristan reprend la parole dans ce que je prends d’abord pour une tentative de discussion, avant d’entendre dans sa bouche le prénom lancé plus tôt par Declan. Je dresse une oreille attentive sans détourner les yeux de la végétation. Les noms du groupe de Tristan ne m’évoquent rien et j’en suis reconnaissant. Ce n’est bien sûr pas le cas de l’autre, qui se décompose en apprenant la perte d’un autre proche. Agression, confirmation, colère, il traverse plusieurs stades en quelques secondes. Je baisse la tête. En cet instant, je pense qu’on médite tous un peu sur nos propres morts. Je suis tenté d’insister pour qu’il nomme tout de même ses compagnons, et Esperanza aussi, mais je ne suis pas sûr de vouloir le savoir. Ou plutôt, je le redoute trop.

Le soleil tape de plus en plus durement sur nos crânes et il devient de plus en plus difficile de tenir notre position. D’une main, j’essuie mon front brûlant, le frottement réveillant une cuisante irritation. Ce n’est pas normal. Les autres l’ont remarqué aussi. Une fois de plus, nous nous remettons en mouvement. Le viking à la hache gaspille une précieuse énergie en imprécations, mais personne n’irait l’en blâmer dans sa situation. Quant à moi, je suis d’un pas rapide celui qui m’a confié son sort, dans un regard à la femme pour l’inviter à nous accompagner. Bientôt nous nous glissons le couvert des arbres, qui n’offre malheureusement aucun soulagement. Comme si les rayons mortels traversaient les feuilles et les ombres pour nous traquer partout. Les brûlures commencent à devenir insupportables, je sens ma peau gonfler en cloques par endroits.

La chute désignée par Tristan semble notre seul espoir. Pressant le pas, je cours presque, accablé d’une chaleur devenue suffocante. Ma tête tourne, mes yeux se brouillent, je manque plusieurs fois de m’effondrer dans le chaos végétal. Mais je tiens bon, et nous atteignons finalement les eaux grondantes de la cataracte, son bassin profond. Une vraie vision de paradis. Le souvenir du lac souterrain et du calvaire de Lazlo me rendent méfiant, mais la douleur est trop intense pour ne pas prendre ce risque. Levant l’arbalète au dessus de ma tête, je m’immerge rapidement dans l’onde, dont j’avale au passage de longues et délicieuses goulées, avant d’y plonger la tête toute entière. Je pourrais y rester des heures. Je pourrais m’y noyer. La pensée me traverse et disparaît comme un poisson fugace. Je me force à rejoindre les autres.

— Un médecin borgne, une petite brindille blonde dont j’ai jamais su le nom, et puis Ange, Tim et Lazlo.

Declan ne voulait pas le savoir, mais peut-être que ça intéresse les autres. J'espère ne lire aucun éclat de reconnaissance dans leur regard.
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Jeu 10 Nov - 9:33

L'Arène de l'Ile
ft. les survivants
Bien que sa première pensée ne fut pas directement tournée vers lui, ce fut bien Declan qui vint libérer Esperanza des lianes agressives. La jeune femme prit une grande bouffée d’air une fois libre. On en voulait définitivement à ses poumons. Ne trouvant pas forcément nécessaire de dévoiler son arme, la métisse se contenta de suivre le petit groupe dont la fuite les mena sur la plage. Esperanza soupira et, lasse, s’adossa à un des rochers, son arme toujours planquée dans le dos. Elle observait Tristan et l’autre homme dont le nom lui échappait. A ses yeux, confier son arme était une drôle d’idée mais bien trop préoccupée par l’île tueuse, la métisse se contenta de surveiller l’horizon. Tandis que les noms des morts étaient énumérés et que Grincheux refaisait son numéro, la menace arriva du ciel. Le soleil brillait, ses rayons brûlaient. Aussitôt, Esperanza se releva. Un autre piège venait de se mettre en route. Ils allaient brûler vif s’ils restaient exposés. « Ils savent plus quoi inventer, j’espère qu’ils sont bien payés. » grogna-t-elle alors que de grosses gouttes de sueur mûrissaient sur son front. La chaleur était étouffante, écrasante, l’arène était devenue fournaise. Tristan alla d’abord s’abriter sous un arbre mais sa méthode sembla être un échec cuisant. Esperanza quant à elle était déjà en route pour s’engouffrer dans la jungle lorsque le jeune brun lui passa devant pour désigner la chute. Leur salut la jeune femme l’espérait car son crâne lui faisait un mal de chien. Et qu’autour d’elle le paysage devenait flou.

La végétation n’entravait en rien les rayons meurtriers qui, se faufilant à travers les feuilles, continuaient de leur brûler l’épiderme. Esperanza était en nage, sa peau palpitait de douleur. Et finalement, l’eau fraîche eut l’effet d’un électrochoc. La fraicheur enfin. Fermant les yeux, ouvrant sa bouche asséchée par la chaleur, la jeune femme eut un large sourire. Qu’est-ce que ça faisait du bien. Elle restait néanmoins méfiante car elle n’aurait pas été surprise de voir l’eau se changer en acide et les faire fondre sur place. Pourquoi ces êtres, ce gouvernement étaient aussi cruels ? Quel était leur intérêt ? Du temps où elle naviguait sous des voiles noires, Esperanza avait tué, avait pillé, mais le but était de s’enrichir, de survivre. Le seul intérêt qu’avaient ces gens à les voir souffrir était ludique. La jeune femme les maudissait, elle espérait qu’un jour ces pourritures et tout ceux qui les avaient servis mourraient  dans d’atroces souffrances ou finiraient leurs jours à Darkness Falls. Pour le moment, il fallait penser au présent.

L’homme à l’arbalète énuméra à son tour ses compagnons disparus. Bien qu’elle écouta attentivement, Esperanza haussa presque les épaules d’indifférence. Elle ne connaissait personne. Passant une main sur son visage mouillé, la jeune femme se rapprocha à son tour de ses compagnons d’infortunes. « Ambre, Regan, Rachael, Cameron. Ils sont tous morts. Je ne les connaissais pas, j’ai fait ce que j’ai pu. » assura Esperanza quelque peu indifférente. Elle était sonnée, blasée. « Je me demande ce qu’ils nous réservent encore… » dépitée, Esperanza s’attendait presque à voir un gorille géant fendre la végétation pour venir les engloutir.



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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Jeu 10 Nov - 13:10

Il était rare que Tristan regrette quoique ce soit car il n'agissait jamais par impulsivité et ses décisions étaient mûrement réfléchies. Ainsi, il se contenta d'un signe de tête vers Grayson sans plus rien ajouter. Le soleil brûlant infligeait aux humains une chaleur surnaturelle qui les agressait avec bien trop de force. Tristan vacillait sur ses jambes fatiguées, écrasé par le poids de ces rayons qui frappaient sa tête. Lorsqu'il aperçu les eaux miroitantes, il craignit tout d'abord que son esprit ne lui joue des tours et qu'il ne n’agisse que d'un mirage… Pourtant, lorsque Gray s'y précipita, le dépassant pour s'immerger dans les eaux claires, le soulagement le recouvrit. La gracieuse métis plongeait déjà et Tristan s'avança à son tour pour marcher sans attendre dans cet immense bassin où les eaux de la cascade se déversaient dans un bruissement rafraîchissant. Y plongeant le visage, le bien-être le recouvrit alors que la fraîcheur des eaux pures apaisaient ses douleurs. Le contraste avec les eaux sombres du lac gelé était si troublant, Tristan ne pouvait faire autrement que d'y songer… Lorsqu'il émergea la tête de l'eau, il se transit quelques secondes en apercevant la fille qu'il confondit avec Helix l'espace d'un moment… Le soleil, ennemi impitoyable, bouleversait ses sens.

Mais Tristan fut arraché à sa transe par la voix grave de l'homme taciturne. Des noms étaient énumérés, comme surgissant du néant et en entendant le dernier, il eut la sensation qu'on lui décochait rudement un coup de poignard. Il accusa le choc en silence, ses prunelles vacillantes accrochées au regard de Grayson. Dans son esprit se dessina le visage de Lazlo, ses cheveux et sa barbe tachés de son propre sang, le crâne défoncé. Ainsi qu'il l'avait vu la dernière fois, lorsqu'il avait été contraint d'abattre sa massue sur cette tête aimée, dans le chaos de l'arène de glace. L'envie d'en savoir plus le tarauda mais il n'arrivait pas à prononcer le moindre mot. Déjà, la jeune femme enchaînait pour énumérer les noms des compagnons de son arène. Regan, ce pauvre diable était donc mort, lui aussi. Tristan ne le portait pas dans son cœur, cependant une pensée émergea de son esprit douloureux en remarquant que les deux seuls prénoms qu'il reconnaissait étaient ceux de résistants, tout comme lui. Était-ce un hasard ? Une revanche du gouvernement qui les aurait repéré ? Il abandonna aussitôt ces présomptions qui moururent dans l'enchevêtrement de ses pensées.

La question de savoir ce qui leur était réservé anima un rictus sans joie sur ses lèvres gercées. Tristan s'attendait à ce que leurs compagnons morts viennent les emporter… ceux qu'ils avaient vu tomber dans les différentes arènes. On allait les tuer avec leurs émotions, avec ce qui était le plus cher à leur cœur. Avant de les obliger à se battre les uns contre les autres, comme ils s'y attendaient tous depuis le début. Réellement, que se passerait-il s'ils refusaient en bloc de s'entre-tuer à la fin ? Il leur fallait un gagnant. «Nous devrions faire grève. » Sa boutade totalement décalée fut prononcée avec une triste légèreté avant qu'il n’enchaîne, sans transition à l'adresse de Grayson. « Comment est mort Lazlo ? » Mais alors qu'il prononçait sa question, il lui sembla entendre des voix et il frémit... avant de plaquer ses mains contre ses oreilles. Non, il ne désirait pas les entendre.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Jeu 10 Nov - 15:43

Sans réfléchir, suffoquant, il suivit les pas précipités de ses acolytes du moment. Pénétra à leurs suites la dense végétation avec l’espoir d’y trouver de la fraîcheur sous le couvert des arbres, mais la fournaise s’étendait jusque dans les ombres. Le corps souffrant déjà de nombreuses brûlures, il supporta plus difficilement que les autres cette nouvelle agression. Chaque pas lui semblait plus laborieux que le précédent et le trio ne tarda pas à prendre de l’avance. L’épiderme en sueur, le souffle haletant, le coeur rapide, le survivant poussa un grognement sourd tout en traînant pitoyablement sa hache derrière sa carrure torturée. Il s’affala sur le sol mousseux lorsqu’elle agrippa une racine et qu’il n’eut pas suffisamment de réflexe pour la lâcher. Sa bouche sèche ne l’empêcha pas d’exprimer un énième juron avant qu’il ne libère sa trouvaille affûtée puis se redresse d’une manière un peu trop misérable. Son regard piégea des silhouettes familières. Le changeur se pétrifia. La hache glissa de sa poigne affaiblie par le choc. Ils étaient là, Eamon et Joan, recouverts par le sang. Leurs yeux sans éclat le fusillaient d’un air accusateur. Aucune larme ne vint dans cette oeillade d'un bleu très pâle que la chaleur avait tarie, alors que l’irlandais ne ressentait plus que le désir soudain de s’effondrer. Il tendit son bras tremblant vers les défunts, sa main n’accrocha qu’un vide affligeant. Le soleil cognait fort. Beaucoup trop fort. L’hallucination le gagnait. Il récupéra sa hache avec une expression ténébreuse puis, tenace et opiniâtre, il reprit sa marche dans cette atmosphère incandescente, en laissant derrière lui les fantômes ensanglantés.

A son tour il parvint jusqu’à la cascade essoufflé par cette avancée dans la fournaise qui avait brûlé son énergie, la peau en feu et la tête en vrac. Rassuré par la présence des autres qui avaient testé déjà la sûreté du lieu, il s’immergea dans le point d’eau salvateur, l’arme nichée derrière sa nuque et calée sur les pointes de ses épaules. Ses brûlures furent aussitôt apaisées et ses muscles noués détendus. Déshydraté, il laissa le liquide couler dans sa gorge avec beaucoup de soulagement. Un autre de leurs vilains tours venait d’être contré. Seulement pour en braver un nouveau... Le divertissement n’aurait de fin que lorsqu’il n’y aurait plus qu’un unique pion toujours debout sur l'échiquier de la terreur. Cette pensée lui arracha presque un sentiment d’abandon, heureusement fugace. Avorté dans son idée de renoncement par les paroles des condamnés qui échangeaient les noms des trépassés - paix à ses âmes qu’ils rejoindraient bientôt et dont il se fichaient éperdument - l’irlandais se concentra sur leur conversation. Lui ne connaissait pas les identités de tous ses compagnons d’infortune décédés, il se rendait compte à l’instant qu’il n’avait même pas pris la peine de s’y intéresser. Indifférent à leurs sorts dès le premier abord, les prénoms dont il avait eu vent avaient simplement été énoncés dans le feu de l’action par ceux qui se connaissaient déjà. Il remercia silencieusement le reste de la bande d’avoir été plus sensible aux élus de leurs arènes, sans quoi il n’aurait peut-être jamais connu la fin d’Eamon. Il serait mort dans l’ignorance, convaincu qu’il y avait quelqu’un dehors pour s’occuper de ces petits êtres qu’il aimait tant, que son amante avait tort et qu’il avait encore le droit à l’erreur. Il s’était lourdement trompé.

Il laissa filer la question du plus jeune, impassible face à l’émotion qui devait l’assaillir - lui aussi avait à priori subi la perte d’un être qui lui était plus ou moins cher. Mais à contrario de celui-ci, connaître les détails n'intéressait pas le tueur à gages. Le déchirement né de ces tueries était suffisamment grand sans qu’il n’y ajoute la souffrance de leurs agonies. Ce savoir n’était pas indispensable et ne changerait rien à la finalité, il n’apporterait que plus de cauchemars. Se détournant du gamin qui s’adonna à une scène qu’il ne comprit pas, il finit par céder à la discussion. Tristan lui avait donné le droit de connaître le destin d’Emmy, il ne pouvait donc pas les priver du leur. Il dressa la liste des concurrents des marécages en oubliant volontairement la toute première victime, elle n'était qu'une étrangère qui n'avait guère eu le temps de lui dévoiler son visage avant de mourir. « Garret et une p’tite blondinette dont il semblait très proche, Jackson ». Le dernier nom lui écorchait le coeur, sa voix faiblit. « Et Joan ». Pour conclure, son regard d'acier vint percuter les prunelles dorées d'Esperanza. « Le même sort. A peu d'choses près ». Les tyrans ne leur réservaient que la mort, livrée cette fois par les joueurs eux-mêmes. C'était une certitude qu'ils partageaient depuis le début.  A son sens la question de la métisse ne possédait pas le moindre intérêt, car peu importait la forme lorsque seul le fond comptait.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Ven 11 Nov - 21:01

Tristan le savait, des pièges plus infâmes les uns que les autres les entouraient. A présent, des voix familières s'élevaient autour du groupe, de plus en plus distinctement, comme si elles émergeaient des fourrés tout proches. Les autres ne les entendaient-ils pas, eux aussi ? Grimes ne semblait pas s'en soucier en tous les cas et lorsque Tristan le vit articuler, il laissa doucement retomber ses bras le long de son corps. Le prénom de Joan, que l'homme prononçait d'une voix si faible, ne lui était pas inconnu… Mais Tristan n'eut pas l'opportunité d'y réfléchir, pas plus que d'attendre que Grayson ne réponde à ses questionnements sur la manière dont son ami avait vécu ses dernières heures. Il se redressa doucement en voyant émerger des silhouettes de la jungle alors que les voix reprenaient, audibles pour tous. « Kayiman, Kayiman... » Il se figea en reconnaissant la voix féminine qui l'appelait par son véritable prénom, comme nul ne l'avait prononcé depuis deux ans. Devant lui, dans la jungle, l'ombre d'Hélix apparaissait, sa silhouette gracieuse enveloppée d'un halo de lumière pure, sa peau cuivrée déchargée de toute blessure. Un sourire triste était posé sur ses lèvres charnues et elle tendait les bras vers lui. « Je suis si désolée d'avoir dévoré tes doigts… Je t'en prie, Kay, viens… tu m'as tellement manqué... » Cette fois, il n'avait rien fait pour éviter d'entendre cette voix aux accents chauds du sud.

Un rire étouffé s'échappa de sa gorge enrouée. Helix n'était pas réellement là, il le savait parfaitement. Dans l'arène de glace, il l'avait aperçue sous la forme d'une zombie et il l'avait laissé le dévorer sans chercher à se défendre, pour le simple plaisir de la revoir encore une fois. Helix était morte depuis des années et si ce n'était pas son fantôme qui venait le chercher, s'il ne s'agissait encore une fois que de l'une de ces maudites illusions, quelle importance ? Il la voyait. Il ne désirait rien d'autre que la rejoindre, même si ce n'était qu'une simple image. Car c'était tout ce qui lui restait. A quoi bon gagner ces maudits jeux ? Que ressentirait-il, s'il était contraint de tuer de sang froid ces trois personnes ? Absolument rien justement. Il se sentirait encore plus vide qu'il ne l'était déjà et ce gouffre l'emporterait vers un néant bien plus effrayant que n'importe quel enfer. Un enfer où Helix ne se trouverait pas. Puisque Lazlo était mort, Tristan ne voyait pas pour quelle raison il lutterait encore pour sa survie. Une vie stérile, inutile, où personne ne l'attendait. Une vie où il devrait subir le souvenir de la mise à mort de Lazlo, sous ses propres coups.

« Bonne chance à vous. » Affirma-t-il d'une voix douce, en guise d'adieux aux trois concurrents. Il s'avança alors vers l'apparition, d'une démarche posée, dans un murmure. « Ce n'est pas toi mais je m'en moque. Laisse moi t'enlacer encore une fois. » Déjà, il rejoignait la silhouette qui venait à sa rencontre d'un pas léger et leurs corps se rejoignirent. Tristan se laissait embrasser par la mort en personne, et lui confia son autre main. Qu'elle la dévore elle aussi, si elle le souhaitait. Un peu plus loin, la plante carnivore diffusait ses toxines qui voltigeaient dans l'air si chaud...

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Ven 11 Nov - 21:09

Le regard apathique d’Ezperanza à l’énoncé de noms qui m’écorchent la gorge est à la fois rassurant et douloureux. Visiblement, elle ne connaissait personne. Visiblement, elle s’en fout. Elle prend tout de même la peine de lister les siens et je retiens mon souffle, terrifié à l’idée d’apprendre une nouvelle perte. Par bonheur, aucun de ces prénoms ne m’est familier. Mais ils le sont certainement pour d’autres gens, à l’extérieur, qui ont vu disparaître un enfant, un ami, un parent ou un amant. C’est apparemment le cas de Tristan, dont le regard s’est voilé une seconde à mon recensement funèbre. Declan nous rejoint au moment où je m’apprête à le questionner, déclinant enfin l’identité de ceux qu’il a vu mourir. Je ne les connaissais pas non plus et un soulagement obscène m’envahit tandis que la voix de l’autre se brise sur les syllabes de l’être aimé. Il n’y a plus rien à ajouter. Tristan propose une grève, presque comme une plaisanterie, mais l’idée ne me paraît pas si absurde. Seulement, je pense que ni notre compagnon à la hache, ni la jeune femme au visage détaché ne serait prêt à entrer dans un mouvement de résistance passive.

Je secoue pesamment la tête, avant d’être heurté par la question directe de Tristan. C’est donc lui qu’il connaissait dans mon groupe ? Quelles sont les probabilités… Dans ce contexte, je ne crois plus aux coïncidences. Sommes-nous tous directement ou indirectement liés ? Je le fixe d’un regard consterné, soupèse un moment les mots que je ne veux pas formuler, tout en m’essuyant le front du plat de la main. Ce n’est pas le moment d’avoir un accès de faiblesse ou de chagrin.

— Un monstre. Une créature de sable qui avait pris l’apparence de son… Même si Lazlo a hurlé ces mots dangereux aux caméras qui suivaient certainement nos moindres gestes, et même s’ils ne peuvent plus lui être reprochés, je ne veux pas confirmer le véritable statut de la source de ce mirage meurtrier. Lazlo ne risque plus rien, mais j’imagine que ce n’est pas le cas de Mikkel. J’opte donc pour un terme plus vague que celui que j’allais employer. D’un proche.

Il semble pourtant que le garçon ne m’écoute déjà plus. Son regard a fui vers les profondeurs de la forêt, qu’il scrute d’un air hébété. Je tourne la tête dans la direction fixée, sans rien distinguer. Et puis un mouvement attire mon œil, le fugace ondoiement d’une crinière de feu contre le vert des feuilles. Je me pétrifie, entièrement captivé par cette vision. Comme tout à l’heure, mon nom me parvient comme une supplique, un appel insistant. Et comme la première fois, j’ai envie de tout lâcher pour y répondre, de courir à sa rencontre, de la rattraper avant qu’il ne soit trop tard, avant qu’elle ne m’échappe encore. Mais je sais qu’elle n’est pas réelle. Ce n’est qu’une chimère de plus dans cet enfer psychique. Je dois pourtant mettre toute mon énergie à me détourner de sa silhouette et de sa voix pour prévenir Tristan. Et lorsque j’y parviens, il a disparu. Alarmé, je balaye les alentours du regard jusqu’à l’apercevoir, cavalant comme un beau diable derrière dieu sait quel rêve.

— Merde ! Vous laissez pas avoir ! Sont pas réels, sont pas vraiment là !

Mes derniers mots sont adressés aux deux autres tandis que je me lance à la poursuite de Tristan. Je n’ai pas de mal à le rattraper : il s’est arrêté à quelques centimètres de la plante aux larges feuilles et à la fleur solitaire entrevue plus tôt. Moïra est là aussi. Souriante, Invitante. Je crispe une seconde les paupières, puis m’élance pour attraper Tristan par le col de son t-shirt et le tirer un peu brutalement en arrière. J’entreprends aussitôt de le ramener vers la cascade, en le traînant s’il le faut. Je sens qu’il y a urgence à s’éloigner de ce truc.

— Ferme les yeux ! La suite est grommelée dans ma barbe, plus à mon intention qu’à la sienne. Lazlo est mort comme ça. Pour une illusion. J'te laisserai pas faire la même chose.

Dans mon dos, Moïra continue de lancer son chant désespéré. Foutues sirènes.
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Sam 12 Nov - 0:06

Loin du groupe, Tristan n'avait d'yeux que pour le visage d'Helix dont les traits se précisaient davantage à mesure qu'il s'enfonçait dans la jungle. Sa silhouette avait perdu sa forme vaporeuse et évanescente pour devenir plus concrète et plus réaliste. L'air saturé de toxine portait une odeur douceâtre et presque écœurante qui semblait provenir de  la corolle d'une fleur imposante. Tristan en inspira une profonde bouffée comme un drogué qui s'injecte une dose de rêves destructeurs, en toute conscience. Il se laissa envelopper par la voix d'Helix, si réaliste et si semblable à ses souvenirs, un léger sourire sur les lèvres. Mais alors qu'il allait se laisser happer par les pétales dentelés de la plante vorace, il se sentit brutalement tiré en arrière, le col râpeux de son tee-shirt lui écrasant la gorge et l'arrachant ainsi durement à sa prostration.

Il vacilla et dans un grondement de surprise, retourna un regard déphasé vers celui qui le maintenait d'une poigne ferme et l'entraînait vivement vers les chutes. Loin d'Hélix qui lui lançait un regard déchirant, ses deux mains plaquées contre sa bouche dans un sanglot, le suppliant de rester. La voir pleurer allait sans doute arracher les derniers lambeaux de son cœur et Tristan rugit encore une fois, luttant contre cette force qui le contraignait à s'échapper. La voix de Grayson résonna à ses oreilles au moment où il se rendait compte du risque que cet homme venait de prendre en s'approchant aussi près de cette plante dangereuse et de son poison. Nul doute que ce bougre de bravache devait subir lui aussi les assauts de tristes visions. Il ne pouvait lui imposer cela… En dépit de son égoïsme forcené, Tristan était conscient de l'humanité de cet homme qui pensait à alerter leurs compagnons, alors qu'il devait probablement lutter contre ses propres douleurs lui-même... Il se résigna alors à lui obéir dans un raclement douloureux de sa gorge, fermant les yeux.

Les murmures du baroudeur le firent frémir légèrement avant qu'il ne relâche la pression dans un soupir, sa poigne se crispant contre le bras qui le soutenait. Ses pensées se dirigèrent vers Lazlo et les paroles de Grayson résonnèrent un moment en lui, de manière sinistre. Car si cet homme refusait de le laisser mourir de cette manière, quelle autre choix lui restait-il ? Celui de lui offrir la mort de sa propre main ? Il lui adressa des murmures presque imperceptibles avant de le relâcher enfin.

« Qui entends-tu, toi, Grayson ? Crois-tu qu'il soit possible que cette personne t'attende hors des arènes ? Les miens sont morts. Alors j'espère que tu sortiras vivant d'ici pour la revoir si tu as cette chance.»

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Sam 12 Nov - 11:17


« The chain will be broken. And all men will have their reward »



the forgiven days




Un terrible coup de canon résonne dans toute l'arène. L'azur du ciel artificiel se déchire, vous laisse entrevoir à tour de rôle la vision d'une personne qui vous est particulièrement chère embarquée par la milice. Les poignets entravés par des menottes, elle est jetée directement et sans ménagement dans une cellule crasseuse, dans l'attente de l'issue du résultat final des Forgiven Days. Des traces d'ecchymoses et de sang sur le corps démontrent que l'arrestation ne s'est pas faite sans heurts, que le captif ait ou non voulu résister. De violents coup de poing et de pied scellent l'emprisonnement sous vos yeux. Les gémissements de douleur percent vos tympans, puis la porte se referme dans un cliquetis métallique affreusement sinistre. Le message est clair et énoncé sur un ton à vous glacer le sang. Si vous mourrez, vous entrainerez votre proche dans votre chute. Il sera exécuté aussitôt. Mieux vaut donc pour vous exterminer tous vos adversaires pour empêcher ce meurtre, si votre propre survie n'est pas une raison suffisante pour vous battre.



informations pratiques


↠ La personne chère au cœur de votre personnage vue dans le message diffusé dans l'arène est au choix. Néanmoins, pour que votre personnage y croit (il s'agit en vérité de fausses images, mais elles sont d'un réalisme absolu), ce proche ne doit pas être 'mort' précédemment dans l'une des arènes et de préférence ne pas avoir été vu en hallucination non plus dans votre précédente arène.
Celui qui veut attaquer en premier doit le signaler dans le sujet de flood spécialement créé ici, et ensuite il a deux options : soit lancer le dé 'Adversaires' pour déterminer la personne qu'il va combattre (sachant que s'il tombe sur lui-même, il faudra lancer le dé 'Obstacles' pour affronter un piège de l'arène), soit choisir lui-même. Si au bout d'un jour, personne ne s'est décidé à engager les hostilités, Danny lancera les dés pour déterminer le duel. Et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il ne reste plus personne en vie. (Le staff s'engage bien sûr à actualiser régulièrement les dés en fonction des morts.)
Une fois le duel formé, les deux adversaires doivent chacun lancer le dé 'Vie/Mort', celui qui a le plus petit chiffre décèdera au cours de l'affrontement. Ce dé peut être lancé d'emblée par les deux participants ou bien l'être un peu plus tard au cours du combat, juste avant une action décisive en rp par exemple.
↠ Si vous tombez sur vous-même en lançant le dé 'Adversaires', vous devrez lancer le dé 'Obstacles'. Puis lancer le dé 'Vie/Mort' une fois. Danny lancera le dé une deuxième fois. Si Danny a le chiffre le plus petit, votre personnage survit. Si c'est vous qui avez le chiffre le plus petit, votre personnage meurt. Le dé 'Obstacles' ne peut pas être tiré en dehors de ce cas de figure.
↠ Si vous tombez sur un personnage que le vôtre n'a pas envie d'éliminer (en supposant que la menace de voir son proche tué avec lui ne soit pas suffisante pour s'entretuer), il est possible de justifier ça par l'ingérence involontaire d'une drogue, via une plante sécrétant des substances nocives. Celle-ci aura pour effet de faire halluciner votre personnage, en lui faisant voir un monstre à la place du corps de son allié.
Le nombre de mots maximum est de 600. Vous pouvez bien entendu écrire moins, c'est même encouragé afin que les choses bougent et que personne ne se retrouve débordé.
↠ Les créatures surnaturelles sont privées de leur pouvoirs.
↠ La fin de l'Event est programmée pour le le 25/11 au plus tard. Aucun ordre de passage. Vous n'avez pas non plus besoin d'attendre que les autres aient tous posté avant de reposter.



les adversaires

↠ Declan Grimes
↠ Esperanza O'Connell
↠ Grayson Hawk
↠ Tristan Bellamy



Lancé de dés, les obstacles :
1 - Des entrailles d'une épave de galion, surgit une armée de squelettes. Pirates décomposés aux lames rouillées et menaçantes. Vous vous êtes avancés en direction de leur butin et ils ont bien l'intention de vous faire payer cette audace.
2 - De petits singes, agiles et furtifs, sautent d'arbre en arbre, se déplacent de liane en liane. Ils fondent sur vous avant que vous n'ayez pu remarquer leur présence, vous étranglent avec une force que vous ne pouviez pas soupçonner dans de si petits spécimens. Leurs dents particulièrement tranchantes et acérées leur permettent de vous arracher des morceaux de chair au passage. (NOUVEAU)
3 - Un violent orage se déclenche subitement, la foudre s'abat dans la jungle et déclenche un feu de forêt. Les flammes se propagent à une vitesse folle, pour mieux vous encercler dans ce piège mortel. (NOUVEAU)
4 - De drôles d'oiseaux exotiques sillonnent le ciel et par malchance, décident de prendre votre crâne pour cible. Leurs becs pointus viennent s'enfoncer dans votre chair à plusieurs reprises avant de chercher à viser vos yeux pour mieux les crever.

Lancé de dés, vie/mort :
Celui qui a le plus petit chiffre décède au cours du duel.


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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Dim 13 Nov - 18:46

Tout se déchaîna dans un chaos d’esprits altérés. La voix de Grayson montait en puissance pendant qu’il tentait de sauver la vie du plus jeune, préoccupé tout à la fois par le sort de ces autres concurrents qu’il avait pourtant tout intérêt à voir périr. Declan ne saisit l’avertissement que lorsque les visages de ces neveux apparurent non loin des deux protagonistes. Derrière eux se dressait la magnifique mais non moins menaçante Cordelia, la sorcière qui avait fait de sa vie d’homme l’enfer d’une bête. Un fin sourire outrecuidant sur ses lèvres dangereusement exquises, l’obscurité valsant dans son oeillade d’aspic, elle fixait sa création sans ciller, les mains délicatement posées sur chacune des épaules des garçons. La menace était limpide. L’affreux rituel planait au dessus de leurs têtes candides, telle l’épée de Damoclès. Le changeur ne la laisserait pas faire de ses gamins ses nouveaux sbires. Les doigts crispés sur le manche de sa hache, il se déroba au confort du point d’eau, ses gestes trop vifs et désordonnés traduisant toute sa fureur. Les paroles de l’arbalétrier ne l’atteignaient déjà plus.

A peine avait-il mis les pieds sur la terre ferme que le coup de canon résonna et avorta son élan. La nightkeeper détourna son attention des enfants pour se concentrer sur un spectacle virtuel. Immobile, l’arme devenue inoffensive dans sa main tétanisée, le survivant leva les yeux au ciel pour y contempler une énième cruauté. Après Joan et Eamon, c’était sa soeur qu’on menaçait de lui arracher. Les images de sa prunelle au corps meurtri et tâché de sang, balancée brutalement tel un vulgaire animal à l’agonie dans le fond d’une cage répugnante, le firent trembler d’une rage qui n’avait aucune mesure. Les poignets liés par du métal qui lui avait déjà rongé les chairs, la captive se recroquevilla contre le mur de sa cellule, le faciès écorché implorant la clémence de ses geôliers. Mais ces derniers se jetèrent sans retenue sur l’innocente, puis déversèrent une pluie de coups sur sa silhouette blessée. A cet instant, toute la rancoeur qu’il avait pour elle n’existait plus. L’amour d’un aîné pour sa cadette triompha. Les ténèbres s’emparèrent de son regard d'azur. Sa prise devint plus forte que jamais sur sa trouvaille, elle trancherait ceux qui, bien malgré eux, condamnaient sa précieuse Nymeria.

Une porte de fer se referma dans un grincement métallique sinistre, elle scella le sort de la jeune Grimes. Presque en transe, la haine pour souveraine, l'attention du tueur à gages dévia derechef sur l’enchanteresse. La vicieuse souriait maintenant plus largement. Jouissive, la douleur qu’il avait dans le coeur la régalait et le rictus devint rapidement insupportable. Il les anéantirait tous. Tous ceux qui se révélaient hostiles pour ses êtres chers, les ultimes survivants d’une lignée que les tyrans avaient commencé à exterminer sous l'oeil malsain d'une population captivée par son déclin. La sorcière serait la première à lui tâcher les mains, viendrait ensuite le trio de concurrents. Sans considération aucune pour leurs proches qui trépasseraient dans leurs sillages, il s’élança. Le réel et l’irréel se fondaient dans un parfait mélange, savoureux à souhait pour les malveillants qui les observaient. Déconnecté de la réalité, le possédé brandit sa hache et la projeta avec violence en direction de Cordelia. Pendant qu'elle s'acheminait, les traits de la créatrice s'évanouirent, ceux d'une autre victime se dessinèrent. Le portrait de Grayson avait remplacé celui de la démone. Les enfants avaient été happés par le néant. Pas l'ombre d'un remord ne vint voiler le coeur de l'agresseur lorsqu'il comprit que sa cible n'était pas celle qu'il croyait. La vie du mystérieux étranger n'avait pas la moindre valeur face à la survie de Nymeria. L'assassin n'avait pas d'état d'âme, car la nécessité du meurtre était devenue toute puissante.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Lun 14 Nov - 12:23

L'Arène de l'Ile
ft. les survivants
Sous cette cascade, Esperanza aurait pu y passer des heures. Le bruit apaisant de l’eau et sa fraîcheur rendait presque idyllique cet enfer. Autour d’eux quelques bruits d’oiseaux se faisaient entendre. A première vue cette jungle ne paraissait pas si dangereuse, pourtant elle avait montré qu’elle s’avérait être un piège redoutable. La métisse avait fini par rejoindre ses camarades. Ce fut l'air absent qu'elle avisa le regard de Declan lorsque ce dernier se tourna vers elle puis elle regarda Tristan s’éloigner sans comprendre les mots du jeune homme. Décidément il était étrange ce type, perché dans un univers parallèle. Dans d’autres circonstances, Esperanza en aurait ris mais elle se sentait faible, fatiguée. Tellement qu’elle eut du mal à se rendre compte que tous ses camarades étaient retournés s’engouffrer dans la jungle, se suivant les uns les autres pour différentes raisons.

Alors qu’elle s’approchait de la terre ferme, quittant la crique dans laquelle s’échouait la cascade, elle n’eut pas le temps d’être intoxiquée par les toxines de la plante meurtrière qu’un énorme coup de canon lui déchira les tympans. Ce bruit familier fit battre son cœur à la chamade. Ses yeux verts filtrèrent le ciel bleu. Dans ce dernier des images commencèrent à apparaitre et Esperanza parut terrifiée en apercevant Niklas. Comment s’était-il retrouvé prisonnier ? Le Gouvernement n’avait-il plus de limites pour faire de son porte parole une vulgaire victime ? Enchaîné, amoché, le pauvre homme semblait à bout de souffle. Son visage marqué de tâches sombres ne laissait aucun doute sur ce qu’il avait vécu. Et alors qu’elle était impuissante au bord de son étendue d’eau, la métisse constata qu’on allait enfermer son ami. L’ami qu’elle avait de plus cher et à qui elle devait tant. Serrant les poings de rage, la jeune grimaça lorsque la vision commença à s’effacer. Les dernières images qu’elle perçut furent celles d’un Niklas tabassé par des brutes. Il allait mourir si la métisse ne survivait pas.

Ce fut les sourcils froncés qu’Esperanza s’aventura à travers la végétation. Les rayons solaires s’étaient radoucis. La métisse n’avait plus qu’un objectif en tête :  ne pas mourir. Malheureusement elle savait que dans ce genre d’endroit, la survie était quelque chose de très aléatoire. Que ça ne serait pas une chose aisée de sortir de là vivante. Mais elle s’accrochait à l’espoir de sauver sa peau et celle de Niklas par la même occasion. Après tout ces étrangers resteraient des inconnus et même si elle aurait voulu pouvoir épargner tout le monde, s’ils représentaient un danger immédiat il fallait les éliminer. Néanmoins, stratégiquement et pour ne pas être perçue comme un  danger, Esperanza se garda bien de sortir l’arme restée coincée dans la ceinture de son pantalon, au niveau du bas de ses reins. A travers quelques feuilles elle crut apercevoir Declan. Les toxines de la plante restées dans l’air lui brouillaient un peu l’esprit mais pas assez pour qu’elle ne soit hantée par les fantômes de son passé. Désormais la métisse marchait à pas de loup. Elle se doutait que ses camarades n’avaient pas vu la même chose qu’elle dans la déchirure du ciel azur. Elle restait donc méfiante, ignorant leurs intentions. La loi de la jungle était de mise.



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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Mar 15 Nov - 1:53

Tristan a lutté pour échapper à mon emprise, et j’ai moi-même dû rassembler toutes mes forces pour résister et ne pas céder aux suppliques de Moïra. Mais on tient bon. Tous les deux. Et nous finissons malgré tout par nous éloigner des effluves trompeurs de la plante, l’âme un peu plus lourde. Je tiens encore fermement le bras du garçon, de peur qu’il ne s’échappe à nouveau, même s’il s’agrippe désormais à mon bras. Je cherche peut-être tout autant à m’ancrer dans cette réalité. Les mots qu’il prononce alors sont aussi douloureux que poignants : si les siens sont morts, c’est qu’il savait dès la seconde où elle est apparue que son illusion n’était pas réelle. Il ne s’est pas fait avoir comme moi, la première fois. Il a volontairement poursuivi un fantôme qui le menait sans aucun doute à la mort.

Je commence peut-être à entrevoir la véritable raison derrière sa proposition d’alliance. Ça n’a rien à voir avec ma supposée dignité. S’il a plus confiance en un étranger qu’en lui-même pour assurer sa sécurité, c’est qu’il se sait trop enclin à déserter son existence. Je connais ce sentiment. Celui qui m’a poussé à subsister des mois en sauvage au milieu des zombies, plutôt que de m’éloigner de la carcasse animée de Norah. Je ne survivais qu’à contre cœur, par réflexe ou lâcheté, tout en espérant secrètement que les créatures finissent par m’accorder une délivrance.

Je resserre brièvement mes doigts sur l’épaule de Tristan, avant de le libérer, incapable de répondre à sa question. Par crainte, un peu irrationnelle, de la mettre en danger. Je me rends compte qu’il est déjà bien trop tard lorsque la détonation retentit et que les cieux se fendent, révélant des images cauchemardesques. Dans un silence brisé, je ne peux qu’observer, à l’agonie, la séquestration brutale de Moïra. J’aimerais détourner les yeux de sa silhouette maltraitée, ou lorsque ses bourreaux la rouent de coups, mais je ne peux m’y résoudre. Les hurlements de rage et de désespoir que je voudrais pousser restent coincés au fond de ma gorge, me suffoquent. Je suis totalement impuissant. Ce sentiment me terrasse une seconde fois, plus dévastateur encore que la première. Je ne peux même pas essayer.

Ou plutôt si. Les conditions sont énoncées clairement, comme les avaient pressenties Declan. Nos proches comme incitatifs. Dans un geste d’automate, je tourne la tête vers Tristan, dont les yeux sont encore rivés au ciel, puis vers le grand blond à quelques mètres, qui me rend un regard halluciné. Esperanza semble s’être volatilisée dans la nature. Maline. Un sifflement dans l’air me ramène aussitôt vers sa source. Uniquement mu par un réflexe de chasseur, je n’ai que le temps de me jeter sur le côté alors que l’arme chuinte près de mon crâne. Declan ne semble pas avoir hésité une fraction de seconde sur sa première cible, mais il s’agissait probablement d’un choix stratégique : je suis le seul autre adversaire muni d'une arme puissante. La sienne s’est fichée dans le sol derrière moi.

Je cesse de réfléchir. Il n’y a plus de grève ou de résistance qui tiennent. En un instant, j’ai fait glisser l’arbalète de mon épaule à ma main droite, saisissant dans le même mouvement un carreau dans la gauche. Je l’arme d’un geste vif, ignorant la vive douleur articulaire que l’effort me demande. Mon épaule pourrait bien se dessouder, l’adrénaline balaye tout. Un doigt sur la gâchette, je ne prends qu’un dixième de seconde pour viser et presser fermement le déclencheur. Je n’attends pas de voir si j’ai touché ma cible pour me retourner vers Tristan, les mains déjà occupées à armer un second trait.

— La hache ! COURS !!

Ce n’est qu’à ce moment que je prends conscience du liquide chaud et visqueux dans mon cou, de la sensation de brûlure qui irradie dans mon crâne. Soutenant l’arbalète de la main gauche, je porte la droite à ma tête et palpe la chair sanguinolente du moignon qu'est devenue mon oreille.
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Mar 15 Nov - 12:14

Les yeux noirs de Tristan restèrent rivés quelques instant au regard silencieux de Grayson. La réponse n'avait pas d'importance en vérité car il la connaissait déjà. N'avait-il pas entendu ce prénom hurlé dans la jungle un peu plus tôt par cet homme bourru ? Un prénom qui avait résonné comme un écho désespéré sur toute l'île et qui avait permis à Tristan de reconnaître la voix de cet homme. Moïra, la dirigeante du Bones était bien vivante et elle attendrait Grayson à la sortie de cet enfer. Dans les quelques minutes de silence où Tristan contemplait le visage buriné et maltraité par le soleil, il songea à l'enjeu de ces arènes. Comment pourrait-il voler la vie de cet homme pour sauver la sienne ? Alors qu'il n'y accordait plus aucune valeur en cet instant…

Mais les méditations de Tristan furent soudainement interrompues par le bruit puissant d'une détonation et son regard fut aussitôt attiré par le ciel. Il se fendait pour leur offrir des images, comme si les cieux se muaient en écran géant de cinéma. Les yeux du garçon s'agrandirent sous le choc de ce qu'il apercevait. Adriana, membre éminent du gouvernement, était durement jetée dans une misérable cellule, pieds et poings liés. Du sang souillait son visage et son corps aux vêtements déchirés était recouverts de vilaines plaies. Tristan se mordit puissamment les lèvres alors que de robustes gardiens la battaient sans ménagement, sous ses gémissements de douleur. Il serra les poings en entendant les conditions sinistres qui étaient énoncées, son cœur ébranlé par des battements chaotiques. Il y avait bien longtemps qu'il n'avait plus revu son ancienne amante, il la pensait en sécurité, en train d’œuvrer pour un monde meilleur comme elle l'avait toujours fait. Les sbires du gouvernement la soupçonnaient de collaborer avec la Résistance, à cause de son lien avec lui ? Que pensaient-ils savoir ?

Tristan recula de trois pas, observant les trois autres concurrents d'un regard dur. S'il ne leur survivait pas, cette femme innocente serait massacrée injustement avant de subir les pires outrages dont celui d'être humiliée publiquement. Adriana tenait tant à dissimuler qu'elle était née dans le corps d'un homme... Ses idées se bousculaient dans son esprit et il tenta de les analyser froidement et rapidement. Au sein de la résistance, Tristan avait toujours accepté les sacrifices humains, pour la réussite de projets de plus grande envergure. Adriana avait un rôle important au gouvernement, elle était capable de changer le monde. Au delà de ses sentiments personnels pour elle, la vie de cette femme avait de la valeur…

Ses muscles se raidirent quand soudain, la hache fusa dans l'air, frôlant le visage de Grayson en lui arrachant un filet de sang. Tristan se courba, attentif aux attaques dont il risquait d'être lui-même la cible, prêt à se défendre s'il le fallait. La réaction de Grayson ne tarda pas et un carreau fut vivement renvoyé en riposte en direction du barbare. Les paroles de son allié lui parvinrent au moment où il se précipitait déjà vers la hache, laquelle s'était fichée dans le sol, un peu plus loin. Ses réflexes toujours éveillés, Tristan ramassa vivement l'arme qu'il souleva lestement d'une seule main. L'arme était lourde mais derrière son apparence trop maigre, il profitait d'un corps athlétique aux muscles secs et discrets. Ce fut en silence qu'il se dirigea vers Grimes, une lueur impitoyable gravée au fond de ses yeux d'encre. Sa hache allait s'abattre sur l'ennemi sans sommation lorsque soudain, des claquements se firent entendre, associées à des grincements osseux qui s'entrechoquaient comme des mâchoires avides. Tristan ne se retourna pas et poursuivit son mouvement sans hésiter une seconde. La hache se planta profondément dans l'épaule de l'homme, la lui sectionnant et laissant ainsi son bras pendre inutilement contre son flanc, à demi arraché.

Pourtant il n'en restait pas moins attentif à ce qui se passait derrière lui. Au moment même où un sabre allait se planter dans son dos, Tristan  délaissa le manchot, emportant la hache sanglante pour se retourner d'un bond vers les nouveaux assaillants agressifs qui se jetaient sur les humains, émergeant des profondeurs d'un vieux galion, échoué un peu plus loin sur la plage… Les squelettes étaient armés de sabres aiguisés et portaient des défroques de pirates. L'un d'eux agrippa Tristan de ses doigts d'os et il le repoussa d'un coup de pied contre ses côtes blanchâtres, avant de faire exploser son crâne d'un nouveau coup de hache. Trois autres pirates se jetaient déjà sur lui alors qu'il expulsait un grondement, profitant de sa souplesse pour bondir par dessus eux dans un saut presque acrobatique. Il retomba légèrement sur le sol, marchant pour combattre aux côtés de Grayson, pourfendant les tas d'os qui se trouvaient sur son chemin.

_________________
Sur des escaliers de brume

On ne m'a donné ni arme ni larmes à mes yeux, Que ce cheval d'acier noir et ce corps sans visage. J'ai l'âme de l'enfant et la mémoire du vieux. L'éternité c'est long quand on marche sans cœur.
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