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 The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Mar 15 Nov - 12:43

A peine avait-il compris que son esprit avait été trompé par l’île que le tueur s’était élancé dans la trajectoire de sa hache. La situation était devenue alarmante, parce que s’il manquait la cible, elle ne manquerait pas de se retourner indéniablement contre lui. L’attaque n’avait pas été directement dirigée contre Grayson mais ce seul fait ne changerait rien au résultat, il avait donné le premier coup et déclenché la guerre, ouvert les hostilités sans conteste pour ses adversaires. Declan n’avait pas le droit à l’erreur et pourtant. La trouvaille acérée fendit l’air sans pénétrer le corps du concurrent, ne fit que l’effleurer sans trop de conséquences pour aller se planter dans la terre meuble juste derrière lui - une oreille en moins n’était finalement pas grand chose face à la valeur d'une vie sauvée. Une vive douleur lui saisit son épaule déjà blessée mais ne ralentit qu’à peine sa course. L’adrénaline dans les veines, le carreau de l’arbalète qui l’avait touché en représailles ne l’empêcha pas d’atteindre le dueliste. Les hurlements de l’agressé pour Tristan résonnaient dans son crâne, il lui fallait récupérer sa hache, et vite, ou bien ce serait à deux hommes armés qu’il devrait sous peu faire face. Deux hommes armés contre un autre désarmé... Achevé par une putain d’hallucination...

Alors que l’arbalétrier armait déjà une seconde fois son arme, le changeur le faucha de tout son poids dans un grondement sourd, la rage du désespoir dans son regard trop noir. L’effondrement sur le sol boueux fut terriblement douloureux. La nausée le torturait pendant qu’il sentait le malaise le gagner. Dans la chute, son épaule précédemment démise avait craqué brutalement, gravé sur son visage blafard la crispation causée par ses tourments. Le carreau s’était en même temps retourné pour s’enfoncer plus profondément et la partie visible s’était brisée sous le choc, amenant dans cette casse d’avantage de souffrances. Le blessé laissa la douleur s’exprimer dans un cri rauque, tenta d’y puiser suffisamment de courage pour se retourner et accrocher son arme qui gisait à quelques centimètres de ses doigts tremblants. Le coeur paniqué par l’urgence de la situation et les conséquences d’un échec qu’il sentait fatalement venir, le souffle coupé, il se débattit vainement avec son propre corps. Sentit de nouveau toutes ses anciennes blessures le torturer. Le côté gauche paralysé par son épaule fracturée et empalée, il ne parvint plus à bouger. Ne put que contempler sa hache que sa tétanie avait rendue insaisissable. Son unique salut se trouvait à sa portée et pourtant, lui semblait si loin. Toutes ses pensées se tournèrent à cet instant vers Nymeria, sa faiblesse allait la condamner, comme elle avait condamné sa précieuse Joan. Et plus personne ne serait là pour prendre soin de ces deux petits héritiers que les enflures politiques allaient déposséder de leur famille. Quel avenir les attendait au delà des murs de cette arène qui verraient leur dernier espoir s’éteindre avec le déclin du grand Grimes...

Dans une tentative désespérée, dans un hurlement farouche, l’irlandais triompha finalement de son inertie. Les os craquèrent plus encore pendant qu’il se retourna sur son articulation fracassée. Il projeta sa main frissonnante vers le manche de son trésor mais cette dernière n’accosta que le néant. Il avait déjà disparu, dérobé par un autre. Sa paume s’était affaissée inoffensive sur le sol détrempé, soufflant toutes ses chances de riposter et de survivre à cette bataille qu’il avait lui-même provoquée. Conscient que seule la défaite l’attendait au bout du chemin, le forcené au caractère de feu sentit ses dernières flammes mourir. Il abandonna. La silhouette torturée par ses nombreux combats, l’assassin se résigna, offrit à ses muscles noués la détente d’une bien sinistre acceptation. Sa voix n’était plus qu’un murmure pendant qu’il s’adressait à ceux qu’il n’avait pas su sauver, à ceux qu’il ne pourrait bientôt plus protéger. « Je suis désolé... ». S'ensuivit une douleur qu'il n'avait encore jamais ressentie et son hurlement déchira les airs. Son bras venait d'être tranché. Une giclée de sang lui voilait le visage pendant que son regard se brouillait. Qu'un froid étrange s'emparait de lui, quand la jungle était pourtant toujours une fournaise.

L’animal qui sommeillait en lui réveilla son instinct le plus primaire. Alors que l’homme s’était fait une malheureuse raison, laissait la mort venir à lui, la bête qui l’habitait le poussa à mettre de côté son agonie pour agresser Grayson dans un rugissement bestial. Tel un pantin désarticulé il lui balança ses pieds au moyen de ses dernières forces, certainement pour la dernière fois... Il lutterait jusqu’au bout, fier et sauvage. Ferait à l'agonisant l'offrande de l'acharnement. L'être d'acier ne plierait pas sans révéler au monde entier son obstination, son puissant désir de vivre. De se battre jusqu'à la fin pour la survie de ses êtres aimés, alors même que la vie le quittait déjà... Que la torture de son membre arraché le menait indubitablement vers les bras terrifiants de la faucheuse. Que toute sa vigueur s'échappait de cette cascade de sang. Dernier combat, pour tous ceux qu'il avait perdu. Pour leur honneur.


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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Mer 16 Nov - 10:44

L'Arène de l'Ile
ft. les survivants
Le coup de canon avait été le déclencheur du massacre. Rester loin des autres avait été judicieux d’après Esperanza. A partir du moment où elle avait perçu Declan, une série de boucheries débuta. D’abord la métisse arriva à temps pour voir le barbu lancer sa hache en direction de Grayson. En plissant les yeux elle comprit que l’homme aux allures de bûcheron venait de manquer sa cible. Bien qu’il lui ait arraché l’oreille, l’adversaire ne se défila pas et eut le réflexe de charger son arbalète. La flèche fendit l’air. Esperanza se demanda un instant comment tout ceci allait se terminer. Mais alors que Declan tenta de récupérer son arme, il fut doublé par Tristan. Esperanza gardait une distance correcte car elle savait que les deux hommes alliés pouvaient s’en prendre à elle. Bien que le plus jeune des hommes ait voulu se montrer pacifique, la métisse comprit que le ton avait changé lorsqu’elle vit le tranchant de la hache s’enfoncer dans le bras de Declan. La douleur de l’homme lui perça les tympans. Esperanza grimaça. C’était barbare, le sang giclait généreusement. Elle admira le courage qu’eut Declan lorsqu’elle constata qu’il s’agitait encore.

Plus ou moins cachée par la végétation, Esperanza dû détourner son attention de la scène sanglante. Des claquements se faisaient entendre, on approchait. Lorsqu’enfin la métisse aperçut ses nouveaux ennemis, elle sembla incrédule. Des squelettes brandissant des sabres. D’après ce qu’on pouvait voir, ces restes étaient ceux de pirates. Esperanza aurait reconnu leur accoutrement entre mille, fut un temps où elle était habillée de la même manière. Ces ossements sans âme semblaient agressifs au possible. La jeune femme se jeta sur le côté pour éviter de finir elle aussi avec un bras en moins. Au sol, Esperanza en profita pour envoyer son talon dans les jambes squelettiques de son premier assaillant. Les os se brisèrent et ce ne fut plus qu’un buste agitant son sabre dans l’air. Pour ne pas tenter le diable, Esperanza s’éloigna car d’autres ennemis s’approchaient déjà et que contre ces squelettes, son pic à glace ne lui serait pas d’une grande utilité. Contrainte de rejoindre les autres, Declan se vidant de son sang, Esperanza regarda tout autour d’elle. « Mais qu’est-ce qu’ils veulent ceux là ? » grogna-t-elle tandis qu’elle envoyait un chasser dans les côtes d’un des monstres. Elle était épuisée, à bout, mais elle était déterminée à vivre. C’était tout ce qui lui permettait de riposter contre ces ennemis inattendus et enragés qui claquaient des mâchoires.

Elle n’était plus très loin des autres mais se retrouva soudainement encerclée par une dizaine de squelettes.  Cette fois elle voyait la Mort lui tendre ses bras. « Euh… » dit-elle en tournant sur elle-même, ne sachant plus ou donner de la tête. Une perle de sueur dégoulina le long de sa tempe gauche. « Pourparler ! » lança-t-elle sans paraître réellement convaincue. Mais à sa grande surprise, l’assaillant le plus proche –qui s’apprêtait à lui fendre le crâne de son arme- se stoppa, il y eut un moment de répit. La règle du pourparler chez les pirates n’était pas une légende. Mais la métisse ne pensait pas que cela marcherait sur cette île. Peut-être que c’était un bonus, comme un cheat code. Sauf que les squelettes se remirent à remuer. Ça aurait été trop beau pour être vrai…



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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Jeu 17 Nov - 18:27

Je n’ai pivoté qu’une demi-seconde pour prévenir Tristan, mais lorsque je ramène les yeux et le viseur sur mon adversaire, il a déjà avancé de plusieurs mètres. Dans les quelques instants qui précèdent sa charge imminente, je constate que mon trait l’a effectivement atteint, sans toucher pour autant d’organe vital. J’aurais préféré. Plus rapide, plus efficace. Mais il est déjà trop tard pour songer à lui décocher un second carreau. Je n’ai pas le temps de l’éviter et je n’essaie même pas. Son corps lourd me heurte de plein fouet, alors que je referme instinctivement mes bras sur lui pour l’entraîner dans ma chute. Précaution inutile, je sens en m’effondrant qu’il a lancé toutes ses forces dans cette offensive, il aurait de toute façon vacillé.

Le sol spongieux de la forêt ne suffit pas à amortir ma chute, et mon dos frappe durement sa surface, envoyant des décharges électriques dans mon bras meurtri. Une pierre saillante s’enfonce dans mon omoplate, déchire la chair dans une explosion de douleur. Je sens mon cou partir en arrière sous l’onde de choc, ma tête rebondir sur l’humus, et tout se brouille un moment. J’ai les tympans qui bourdonnent, la vue voilée, mon crâne vibre comme une cloche et le sang pulse à mes tempes. Je sens nettement l’accélération de son flot à mon oreille, c’est même la seule chose qui parvient à occuper mon esprit tant mes pensées se sont éparpillées sous le choc. C’est le cri de Declan qui me ramène à la réalité.

Il a rampé de quelques centimètres derrière moi. Je comprends dans un éclair de lucidité qu’il tente de récupérer sa hache. S’il y parvient, je ne donne pas cher de ma peau. Dans un grognement d’effort et de souffrance, je roule sur moi-même et saisis sa cheville pour l’empêcher d’avancer. Je le sens se tendre et tire plus fort en arrière. Et puis soudain, tout son corps se relâche. Je ne comprends pas immédiatement pourquoi, trop perclus et hébété pour parvenir à relever la tête. Il marmonne quelques mots d’excuses dont le destinataire m’échappe, mais pas l’intention. C’est un adieu. Pourquoi ? La réponse me vient dans une succession d’évènements auxquels je ne raccorde pas tout de suite un sens.

Un craquement sinistre tout d’abord, immédiatement suivi d’un hurlement déchirant et d’une éclaboussure chaude et humide sur mon visage. Par réflexe, je lâche sa cheville et ramène les deux bras en protection au dessus de mon visage, en roulant à nouveau sur le dos, les paupières crispées. Comme rien ne vient, je finis par les rouvrir et n’ai que le temps de distinguer une silhouette anonyme au dessus de nous avant qu’un pied ne percute violemment ma mâchoire. Je la sens partir sur la droite dans un claquement sec et mes dents se referment sur ma langue, incisant profondément la chair. La douleur se répercute dans tout mon crâne, je ne sais pas si je vais perdre conscience ou vomir mes tripes en premier. Mais si je veux survivre, si je veux avoir une chance de sauver Moïra, je sais que je ne peux me permettre ni l’un ni l’autre.

Mon râle d’effort se mue en rugissement alors que je me retourne et pousse sur mes bras pour me redresser et ramper sur le corps de mon opposant, la bouche emplie de sang, les yeux injectés de folie. Je me retrouve à mon pire, quand je n’étais qu’une bête dans un gang d’animaux tous plus enragés les uns que les que les autres. Je me laisse submerger par cette sensation oubliée, ce monde de fureur et de désespoir, l’esprit aussi vide que le cœur, où seul l’impact des os contre mes phalanges parvenait à me rappeler que j’étais vivant. C’est à ce moment, à califourchon sur l’abdomen de Declan, que je découvre sa terrible mutilation. Des bruits de lutte me parviennent de tous côtés, comme si je me trouvais au cœur d’une véritable bataille. Pourtant, en cet instant, nous pourrions être seuls au monde.

Mon regard ne dévie pas du visage blême et tordu de douleur de mon adversaire. Et je n’hésite pas lorsque mes mains se plaquent sur son cou. Je serre. Je serre à m’en blanchir les doigts, impitoyablement, les bras tendus par l’acharnement. J’oublie mon épaule, mon oreille, ma mâchoire certainement déboîtée, ma langue à demi sectionnée, les flots sanglants qui s’écoulent dans ma gorge et m’étouffent. Plus rien n’existe que mes paumes sur sa gorge, la pression constante que j’y applique, les tendons gonflés contre mes doigts, les derniers soubresauts de sa carcasse asphyxiée. Je continue de l’étrangler bien après qu’il ait cessé de bouger, et ce n’est que lorsqu’un éclat blanc passe devant mes yeux que je retrouve mes esprits.

Tristan est en train de se battre contre des squelettes animés. Ça ne fait aucun sens. Mais mon cerveau s’est déconnecté de la réalité depuis un moment déjà. Sans une pensée pour ce que je viens de commettre, je me relève, récupérant l’arbalète dans le même mouvement. Toute raison m’a quittée lorsque je me jette à mon tour dans le combat.
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Jeu 17 Nov - 22:55

Il sentit son pied heurter durement l’adversaire, mais n’en ressentit pas la moindre satisfaction. Le combat était perdu d’avance et son geste désespéré qu’une bassesse dérisoire qu’il emmènerait dans la tombe. Il ne sauverait pas Nymeria. Il ne vengerait ni Eamon ni Joan. Le corps et le coeur en éclats, il laissa ses jambes retomber mollement sur le sol, sans plus aucune force ni espoir, conscient de sa mort imminente. Allongé sur le dos, son bras unique reposant contre son flanc, il plongea son regard voilé dans un ciel sans nuage, y perçut les prunelles compatissantes de son frère et de son amante qui l’invitaient à les rejoindre. Mais les visages de ceux à qui il avait ôté la vie les balayèrent de leurs oeillades rassasiées. Eux allaient être vengés. Là où il allait, le métamorphe ne reverrait plus ses proches. Il n’aurait bientôt que ceux qu’il avait tués pour hostile compagnie. De cette vérité naquit des rictus satisfaits qui donnèrent vie aux faciès des défunts tombés sous les coups du criminel. Dans son délire d’homme au seuil du déclin, l’assassin se surprit à penser qu’il méritait son sort et, simplement, l’accepta. Il ne récoltait que les fruits de sa semence scélérate. Le sang pour le sang. Le meurtre pour le meurtre. Il contempla ses nombreuses victimes sans émotion, paré à les retrouver dans les dédales des Enfers et à les combattre une nouvelle fois pour se soustraire à leur justice arbitraire. L'arène venait de sceller son destin. Les dictateurs ne l'emporteraient pas au paradis, d'une manière ou d'une autre le martyr s'extirperait des griffes de Lucifer pour venir leur botter leurs saloperies de derrières. Promesse qu'il savait chimérique mais qui lui apportait au moins la consolation nécessaire pour se laisser aller.

La silhouette mutilée était agitée par des tremblements fiévreux, alors qu’elle avait pourtant de plus en plus froid. Toutefois la douleur ne faiblissait pas. Le front perlé de sueur, le coeur affolé dans une poitrine qui paraissait trop étroite pour le contenir, la respiration saccadée, le mourant implorait silencieusement il ne savait qui d’achever ses souffrances. Et ce fut Grayson qui s’apprêta à mettre en déroute son terrible supplice, bien que le blessé désorienté n’eut plus réellement conscience de l’identité de l’homme qui vint lui couper le souffle en le chevauchant si brutalement. Il ne voyait plus rien qu’un monde sans plus aucune netteté. N’entendait plus rien que le vacarme de son organe qui se mit à battre plus faiblement dans sa cage thoracique torturée. Que le sang pulser douloureusement contre ses tempes qu’il pensait à deux doigts d’imploser.

Des mains rugueuses lui enlacèrent le cou avec la puissance irraisonnée de la folie meurtrière, le privèrent du peu d’air qu’il parvenait encore à dérober à la fournaise. Son heure sonnait mais ne lui arrachait pas une once de réaction. L'agressé se contenta de poser son regard brouillé sur l’ombre qui l’exécutait, finalement soulagé de cette action qu’il accueillit sans résistance, presque avec une lueur de reconnaissance dans le fond de ses yeux blêmes. Bientôt, son corps brisé ne ressentirait plus ce tourment que le jeune concurrent lui avait causé. Ce mal intense qu'il avait subi lors de ses premières transformations bestiales et qu'il avait pensé, au fil de ses métamorphoses, ne plus jamais avoir à éprouver.

Lentement, le mal s’évanouit et le réconfort s’installa. La glace faisait place à une agréable chaleur qui l’envahissait et détendait ses traits crispés. Son corps tressaillait mais il ne le ressentait déjà plus. Inerte, il n’attendait plus que le dernier soubresaut de son coeur sevré d’oxygène pendant que de fines larmes s’échappaient malgré lui de ses paupières closes. Declan ne craignait pas la mort. Pas la sienne. Dans cette échappée cristalline, il n'y avait pas une bribe de peur, mais le goût bien trop amer de l'échec et de l'impuissance. Sa dernière pensée fut pour sa Nymeria. Sa conscience était lourde et le vaincu rendit l’âme coupable. Damné.


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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Ven 18 Nov - 14:01

L'imposante hache pesait lourd à son bras. Tristan négligeait cependant la fatigue, les mâchoires serrées, pleinement concentré sur la bataille qu'il menait avec acharnement contre cette armée de squelettes. Un soleil de plomb écrasait cette scène surréaliste où les pirates décharnés aux orbites vides grinçaient de leurs dents jaunes pour marcher dans sa direction, toujours plus nombreux. Les souvenirs lointains de cette époque où il naviguait sur la frégate des flibustiers lui revenaient en mémoire, quand il avait appris à se battre auprès de son grand-oncle. L'adolescent qu'il était à l'époque paraissait si faible et gracile en comparaison de ces marins, rudes et agressifs qui ne se gênaient pas pour le rudoyer et le mépriser. Alors, Breda lui avait enseigné de multiples techniques de combat et Tristan n'avait cessé de les développer, de s'entraîner sans répit, jusqu'à devenir le meilleur. Désormais, aucun concurrent n'avait la moindre chance contre lui, en combat singulier, il le savait. Breda le savait également en dépit de leur opposition, il devait le savoir, il devait l'admirer malgré tout, c'était certain. Le cadavre de son mentor flottait-il réellement sur les eaux sanglantes du monde des glaces... ? Qu'importe, il n'en avait cure !

Tristan poussa un cri de rage en accusant le choc : la lame rouillée d'une épée venait de lui entailler profondément le bras et la lourde hache tomba sur le sol. La douleur était vive mais il ne perdit pas de temps à reprendre son souffle, roulant souplement sur lui-même pour éviter le coup de grâce. Se redressant d'un bond agile, il faucha les jambes osseuses de son assaillant avant de lui asséner un coup de poing en pleine face, lui arrachant la mandibule. La douleur de son bras le fit chanceler alors que le sang ruisselait sur sa chemise mais Tristan ne pouvait faiblir. Sa main droite mutilée était incapable de maintenir une arme mais cela ne l'empêchait pas de se battre au corps à corps et il repoussa le pirate d'un puissant revers avant de se retourner pour affronter les autres. Car les squelettes ne lui laissaient pas un instant de répit et six d'entre eux claquaient déjà des mâchoires de manière sinistre, leurs six épées levées dans un même mouvement.

Quand le flagrant déséquilibre du combat lui apparu, Tristan prit une légère inspiration et se redressa avec arrogance. Au delà du rempart de ses ennemis d'os dont la blancheur ivoirienne ruisselaient de soleil, il aperçu Grayson en pleine bataille  et une pensée le traversa de manière fugace : il ne serait pas contraint d'affronter son allié. Tristan se baissa vivement, comme pour une révérence, ramassant une épée abandonnée de sa main valide avant de s'élancer.

Le bruit des lames qui s'entrechoquaient se mêlaient aux claquement des os, toujours plus nombreux, qui l'entouraient. Une douleur cuisante lui perfora le flanc au moment même où le fil d'une épée lui lacérait le visage. Aveuglé par le sang qui coulait dans ses yeux, Tristan n'avait plus qu'à se fier à ses autres sens et à son pur instinct pour poursuivre le combat. Le son des battements de son cœur résonnaient dans sa tête lorsque, sous ses paupières closes, il revoyait constamment le visage effrayé d'Adriana. Elle allait mourir… comme Helix, comme Lazlo, comme tout ceux qui comptaient pour lui. Contre sa joue enfiévrée, il sentit la texture froide d'une mandibule qui claquait comme un ricanement provocateur. Les épées s'abattirent sur lui en même temps. Un flot de sang s'échappa d'entre ses lèvres alors que ses jambes se dérobaient sous son corps. Pendant qu'il se faisait tailler en pièces, il cru apercevoir encore une fois l'ombre d’Hélix entre les arbres et l'ombre d'un sourire passa contre ses lèvres avant que sa conscience ne s'éteigne.

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Sur des escaliers de brume

On ne m'a donné ni arme ni larmes à mes yeux, Que ce cheval d'acier noir et ce corps sans visage. J'ai l'âme de l'enfant et la mémoire du vieux. L'éternité c'est long quand on marche sans cœur.
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Lun 21 Nov - 11:45

L'Arène de l'Ile
ft. les survivants
Ces abrutis de squelettes avaient tous abaissé leur arme au même moment. Esperanza s’était contentée de s’accroupir les mains sur la tête, persuadée que son heure avait sonné. Sauf que ses assaillants, par leur acte simultané, s’étaient tous planté leur épée dans les os. Leurs lames rouillées coincées leur donnaient un air complètement grotesque. Esperanza en aurait ris si elle en avait eu la force. Profitant d’une opportunité pour s’extirper de cette ronde mortuaire, elle constata que Declan ne bougeait plus et que c’était au tour de Tristan de se faire harceler par ces combattants sans âme.  Le cauchemar ne semblait pas avoir de fin. Esperanza ne savait plus trop où donner de la tête. La jungle et son atmosphère humide rendaient pénible une respiration déjà difficile. La trachée de la métisse attaquée un peu plus tôt continuait de la faire souffrir et tous ces efforts n’arrangeaient en rien sa situation. Elle aurait voulu s’écraser au sol, qu’on lui foute la paix, elle n’avait rien demandé après tout. Mais l’image de Niklas et de son visage tuméfié lui donna un nouveau souffle. Tout serait fini au moment même où ses adversaires rendraient l’âme. Alors il fallait trouver un moyen de les éliminer.

Esperanza brava les dernières branches qui la séparaient des autres. Son rôle d’observatrice était terminé. Elle détournait le corps refroidit de Declan lorsqu’elle fut interpellée par les râles de Tristan. Quand enfin elle releva la tête, elle constata avec horreur que le brun se faisait littéralement scalper par l’armée squelettique qui semblait s’être acharnée sur lui. Il ne restait plus que Grayson. Esperanza sentit ses entrailles se tordre dans tous les sens. L’adversaire était de taille et pour l’instant, l’homme s’en sortait plutôt bien face aux assaillants. Esperanza s’apprêta à sortir son pic à glace de son dos, histoire d’en venir au fait. D’en finir. Mais elle n’était plus très rationnelle et en oublia presque les pirates qu’elle avait à ses trousses. Ce n’est que lorsqu’elle perçut les claquements caractéristiques des ossements qu’elle se retourna. Elle se jeta sur le côté pour éviter une attaque. Malheureusement l’arme lui avait effleuré l’épaule. Suffisamment pour la blesser. Grimaçant en tenant sa plaie qui devint vite dégoulinante, la jeune femme resta assise par terre, se servant de ses talons pour se faire glisser en arrière. Mais elle savait pertinemment qu’elle n’irait pas loin et que dès que Grayson en aurait terminé avec ses propres démons, elle serait la prochaine personne qu’il éliminerait. Alors la jeune femme prit sur elle, ignora la douleur brûlante qui rongeait son épaule meurtrie et se releva. De sa main sanglante elle avait saisi un énorme bout de bois. Lorsque le premier de ses assaillants fut le plus proche, elle lui explosa le crâne avec le morceau de branche. Elle en fit de même avec les deux suivants. Puis une fois débarrassée, la métisse alla s’appuyer contre un arbre.

Esperanza était totalement à bout de forces, elle commençait à y voir flou. Elle était en nage et peinait à trouver son air. Elle regarda son épaule, son tee-shirt était souillé d’un mélange de boue et de sang répugnant. Pourtant l’enfer n’était pas fini. Il restait encore un ennemi à abattre. Celui-ci était fait de chair et de sang. Celui-ci n’était plus qu’à quelques mètres. Alors la métisse se décolla péniblement de son arbre. Elle ne pouvait plus reculer.




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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Mar 22 Nov - 16:09

La douleur est partout et nulle part à la fois, comme si elle était devenue une part de ce que je suis, que mon corps l’avait absorbée et assimilée jusqu’à être capable de fonctionner avec et en dépit d’elle. Je la ressens et l’oublie tout à la fois tandis que je réarme l’arbalète et vise l’une des créatures osseuses. Mon carreau se loge entre deux côtes sans la ralentir. Ce n’est vraiment pas l’arme la plus adaptée à ce type d’adversaire et je m’en rends vite compte. Renonçant à gaspiller d’autres traits, je retourne l’engin pour me servir de la crosse comme d’une massue que je balance autour de moi, fracassant les os comme s’il s’agissait de branches mortes. Je ne m’arrête pas pour considérer le grotesque de cette scène sortie d’un mauvais film des années 80. Mon esprit est resté coincé dans la déchirure du ciel, dans cette cellule sordide où Moïra croupit, à la merci de ses geôliers. Mes gestes ne sont plus qu’instinctifs, j’annihile mes opposants dans une indifférence brutale, détaché de ce théâtre sanglant.

Les monstres sont peu résistants, mais leur force réside dans le nombre. Je capte du coin de l’œil un éclat brillant et aperçois Tristan, la hache à la main, occupé à broyer les dépouilles qui l’encerclent. Sa lame est rouge de sang. Je ne comprends que maintenant ce qui s’est produit plus tôt… Je n’ai pas le temps de m’y appesantir, car au même moment, je le vois lâcher son arme dans un cri de douleur. Il est touché. Mu par réflexe, j’oublie un instant les consignes qui nous ont été données en tentant de me porter à son secours. Je dois me frayer un chemin dans ce bataillon de carcasses, ralenti par la mauvaise maniabilité de ma matraque de fortune, dont le poids épuise mes muscles déjà malmenés. Je ne suis pas assez rapide. Je le sens dans le vacillement de mon souffle, dans mes gestes plus gourds, mais coups plus poussifs et moins précis.

Entre deux impacts, je constate que Tristan poursuit vaillamment le combat malgré sa blessure, mais ses assaillants semblent toujours plus nombreux. Non loin, je remarque Esperanza, elle-même aux prises avec plusieurs squelettes. Nous sommes trois, nous sommes acculés par des créatures de cauchemar, et j’ai l’impression de revivre les derniers moments de la première arène, dans une chaleur suffocante. Mon cœur se noue d’un accablement mêlé de terreur à l’idée de me retrouver aussi impuissant, de laisser tomber Moïra et Tristan comme je l’ai fait avec Lazlo et Tim. Dans un rugissement de hargne, je trouve un nouveau souffle et m’élance avec l’énergie du désespoir, frappant les cadavres blanchis de toutes mes forces, pulvérisant les os à grands coups de crosse. Cette fois, je ne me laisserai pas arrêter. Cette fois, j’arriverai à temps.

Je détruis un squelette, deux, puis trois, atteignant bientôt ceux qui cernent Tristan. Je suis si proche. Le jeune homme s’évanouit sous la masse blanchâtre pour réapparaître bientôt, triomphant, une épée rouillée à la main. Le souvenir de son dernier combat du Bones me revient en mémoire, comme le sentiment d’exaltation qu’il avait fait naître par ses redoutables prouesses. Je reprends espoir pendant quelques secondes. Ça ne dure pas. L’instant d’après, il ne peut esquiver tous les bras de cet ennemi multiple et je le regarde avec horreur se faire balafrer. Il continue pourtant, increvable. Je n’ai pas vu qu’une autre lame s’était logée dans son flanc, je ne remarque la grande souillure rouge que lorsque les squelettes lèvent soudain leurs bras d’un seul mouvement pour mieux les abattre sur lui. Je gueule à m’en claquer les cordes vocales, redouble d’efforts, massacre les silhouettes qui se tiennent encore entre nous.

Mais il est trop tard.

Les derniers radius volent, les derniers crânes explosent sous ma crosse. Il n’en reste plus. Mais au milieu de leurs débris gît le corps sans vie de celui qui me l’avait confiée. En nage, la respiration sifflante, je laisse retomber mon bras. L’arbalète échoue sur la mousse dans un bruit mat. Je reste ainsi un moment, prostré au dessus du cadavre, engourdi jusqu'à l'âme, incapable de ressentir quoi que ce soit. Lorsque je redresse finalement la tête, sollicité par un bruit quelconque, mon regard tombe dans celui d’Esperanza, la dernière, appuyé contre un arbre à quelques mètres de là. Je sais ce qui nous attend encore. Je sais aussi que je n’en ai ni l’envie, ni la force. Mais que je le dois à Moïra. Une vie pour une vie.
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Jeu 24 Nov - 11:42

L'Arène de l'Ile
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Avec quelle force s’était-elle extirpé de contre son arbre ? Esperanza se le demandait encore. Peut-être était-ce la détermination. La métisse mit tout discernement de côté. Elle n’était plus qu’à demi consciente de ses actes, de ce qui l’entourait. Seul son objectif restait clair. Éliminer Grayson. Bien sûr que le pauvre homme n’avait rien demandé, bien sûr que lui aussi méritait de vivre après les horreurs vécues ces dernières heures. Mais si elle ne passait pas à l’action, elle ne doutait pas que son adversaire n’aurait aucune hésitation à lui planter une de ses flèches dans le crâne. Tuer ou se faire tuer. Une triste réalité devenue inévitable. Loin d’elle l’esprit d’équipe utopique du début, Esperanza ne pouvait que constater que Declan était celui qui avait vu juste dès le départ. Ce qui ne l’avait pas pour autant sauver des griffes de la faucheuse.

Lorsque le regarde clair de la métisse tomba dans celui de Grayson, tous les bruits alentours semblèrent s’arrêter. Les yeux d’Esperanza dévièrent furtivement sur l’arme tombée au sol. C’était le moment d’agir. Il était évident que l’homme était épuisé, dépité et que la mort de Tristan avait finit de le chambouler.  Alors la jeune femme ne perdit pas une seconde et s’élança vers son adversaire. Sa main valide dans son dos, elle dégaina enfin son fameux pic à glace dont le manche avait finit par meurtrir sa chair. Qu’importe. Tenant fermement l’arme, courant à toute vitesse, les mètres qui la séparaient de son adversaire furent réduits à néant en quelques secondes à peine. Esperanza lui sauta littéralement dessus. Elle profita de la perte d’équilibre de leurs corps pour enfoncer le pic à travers la jugulaire de son adversaire. La jeune femme fit une roulade et se retrouva non loin du corps sanglant de Tristan. La douleur lui déforma le visage. Son épaule meurtrie se remit à saigner de plus belle. Sonnée, Esperanza se redressa tout de même pour aviser Grayson.

Elle n’avait plus de force, elle ne pourrait pas assumer un combat. Elle espérait avoir vu juste en plantant son arme dans le cou de son ennemi. Car s’il s’avérait que c’était un échec, non seulement elle serait désarmée, mais en plus, elle serait contrainte d’abdiquer. Péniblement, Esperanza se releva. Chancelante, les poings serrés, elle ne quitta plus son adversaire des yeux. Elle tremblait, elle n’en pouvait plus, elle voulait simplement que ça s’arrête. Elle se rendrait compte sûrement plus tard de ce qu’elle venait de faire. Pour l’instant Esperanza restait sur place, cherchant un air qui sembla se faire de plus en plus rare. Le côté gauche de son buste était totalement engourdi maintenant. La jeune femme avait la nausée. Elle était à deux doigts de vomir. Ses yeux se bordèrent de larmes. « Je suis désolée, j’avais pas le choix. » finit-elle quand même par dire à l’adresse de Grayson. Elle espérait que son acte aurait au moins le mérite de mettre un terme à cet enfer. Ou n’était-ce qu’une étape de plus ? Est-ce qu’une énième arène l’attendait ? Si c’était le cas, Esperanza savait qu’elle n’y survivrait pas.




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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène finale - l'Ile    Ven 25 Nov - 23:48

L’arbalète repose sur le tapis humide de la forêt, inutile, abandonnée. Je n’aurais jamais dû la lâcher. Je savais pertinemment que ce n’était pas terminé, que le seul répit résidait dans le triomphe ou la mort. Mais peut-être qu’à ce moment, dans les quelques minutes brouillées où le silence retombait sur le cadavre sanglant d’un grand duelliste, j’avais choisi la seconde solution. La Faucheuse me narguait depuis déjà trop longtemps. S’obstinant d’abord à m’ignorer pour mieux m’arracher un à un tous ceux qui peuplaient mon existence, elle avait ensuite choisi de de me couper du monde des vivants, de me priver de ses plaisirs sans m’emporter totalement. Un jeu cruel dont j’étais trop las.

J’avais pourtant essayé. De reconstruire ma vie, tant bien que mal. En saisissant la main tendue de Moïra. En creusant ma place au Bones. En renouant lentement de prudentes amitiés. En m’autorisant même, à l’occasion, quelques minutes d’insouciance. J’avais changé, j’en étais conscient, en témoignaient mes obsessions morbides… Mais je n’avais pas totalement abandonné. Et voilà que je suis de nouveau confronté aux mêmes épreuves, que je dois endurer les mêmes deuils, une seconde fois. À croire que je suis maudit, à croire que je sème la désolation sur mon passage, condamné à voir tomber tous ceux qui m’approchent. Je voudrais pouvoir sauver Moïra, de toute mon âme, mais la vérité c’est que je n’y crois pas. Elle est au cœur de mon anathème. Quoi que je fasse, quoi que je tente, je la perdrai, comme je viens de perdre les autres. La seule façon d’en finir, de ne pas emporter d’autres personnes dans ma chute, est d’obliger la Mort à me prendre.

Tandis que se déroule cet implacable raisonnement, je vois Esperanza se redresser, quitter le refuge de son arbre. Elle semble frêle et épuisée. Une opposante dont je pourrais facilement me débarrasser. Dans mon arrogance, j’en suis persuadé. Par habitude, j’analyse froidement la manière la plus efficace d’y parvenir. Mais je ne ramasse pas mon arbalète. Même lorsqu’elle s’élance. Même lorsque son bras jaillit soudain, brandissant un pic effilé dont l’existence avait été minutieusement dissimulée. Les pieds ancrés dans l’épais terreau tropical, j’abaisse légèrement mon centre de gravité, seule réaction à son attaque. Des puissances contradictoires entrent en collision sous ma peau. L’instinct de survie me pousse à l’action, au combat. L’espoir insensé de sauver Moïra talonne ces réflexes archaïques. Mais la raison, froide et impitoyable, écrase ces vaines expectatives. Tu ne survivrais que pour la voir disparaître ensuite, d’une manière ou d’une autre. Mieux vaut t’épargner ce tourment. Ma volonté est toute gonflée de cette certitude lorsque la jeune femme bondit sur moi, griffe au poing.

Je suis décidé à me laisser faire. Je vais même jusqu’à fermer les yeux. Mais au dernier moment, dans le souffle de son attaque, le corps et l’esprit se rebellent. Non. Je ne peux pas abandonner Moïra comme ça, même si je ne fais que retarder l’inévitable, même si je dois en souffrir. Je rouvre les paupières au moment où Esperanza me déséquilibre, lancée comme un boulet de canon. Une nouvelle fois, mon corps est projeté en arrière et atterrit lourdement sur le sol meuble. Sa main crispée sur son arme s’abat vivement, et je n’ai que le temps de tenter de dévier sa course. Mauvais calcul. Le poinçon dévie, ne érafle ma gorge, lacère ma joue, mais se loge finalement dans mon orbite, perforant l’œil jusqu’au cerveau. Tout cela, je ne m’en rends pas vraiment compte. Une explosion de douleur et ma conscience s’éteint, mortellement transpercée.
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