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 Nothing left to say [PV Rachael]

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MessageSujet: Nothing left to say [PV Rachael]   Dim 6 Nov - 3:12

Nothing left to say
○ Who knows how long I've been awake now ? The shadows on my wall don't sleep. They keep calling me, beckoning. Who knows what's right ? The lines keep getting thinner. My age has never made me wise but I keep pushing on and on and on and on. Below my soul I feel an engine. Collapsing as it sees the pain. If I could only shut it out, I've come too far to see the end now.


Le pas demeure terriblement empressé. L’animal à ses côtés en subit les conséquences, accélérant sa propre cadence, délaissant à contrecœur les bas-côtés qu’il se plait à renifler. Les yeux effleurent chaque détail, chaque visage. Les traits crispés, la démarche déterminée et la main droite consciemment libérée de toute entrave, prête à agripper le flingue qui ne la quitte plus désormais. Le rythme qu’elle s’impose naturellement, devient trop vite un supplice pour ses côtes encore endolories, pour sa gorge et sa poitrine meurtries. Les endroits où les balles ont percé. Des séquelles réelles pour une réalité fictive. L’air lui brûle le larynx désagréablement, l'oblige à se racler la gorge pour contrer le malaise. Les conséquences du massacre s’atténuent bien trop lentement à son goût. Ce n’est pas faute de se ménager pourtant. La milicienne resserre sa prise sur la laisse du husky. Sans son clébard, sans doute qu’elle ne sortirait même plus. Elle se refuse à prendre le moindre risque tant qu’on ne lui indique pas clairement la marche à suivre. Des ordres confus de la part de ses supérieurs, un répit momentané qui lui permet de traiter la somme d’informations reçues au cours des mois écoulés. De trainer sa fatigue d’une pièce à l’autre de son appartement sans réellement le déplorer. Les nuits sont courtes, les cauchemars s’accumulent. Jamais ils ne s’étaient tout à fait évanouis. Mais les terreurs nocturnes ont repris. Des silhouettes qu’elle croit apercevoir dans sa chambre, des cris qu’elle expulse sans le réaliser. Des scènes qui se rejouent à l’infini et la laissent plus démunie que jamais au réveil. Un état de panique constant qui la replonge plusieurs années auparavant. Quand la Nouvelle-Orléans l’a accueillie, quand il a fallu tout reconstruire à partir des cendres. D’une certaine façon, elle l’a perdue une seconde fois. De bien des manières, elle s’est perdue elle-même dans toutes ces terreurs que l’arène a révélé et exacerbé. Des frissons la parcourent. Elle ne sait pas ce qui la hante le plus au final. Les appels de Jill, la vision d’Isaac armé ou bien le regard de Declan quand elle succombait à ses plaies.

Ses pensées macabres la tiennent bien éloignée des dangers bien trop concrets. Elle a ralenti l’allure, a relâché la bride du chien alors qu’une étendue verte a suscité l’engouement de la bête. Appuyée contre un arbre, la brune laisse ses démons la rattraper une fois de plus. Une fois de trop. Le canon d’une arme s’immisce entre ses omoplates abruptement sans qu'elle ne l'ait anticipé. La sorcière se redresse immédiatement, l’onde de choc propulsant déjà l’adrénaline dans chacun de ses membres. Les doigts effleurent  la crosse de l'arme tandis que les premiers mots émergent derrière elle. La voix familière lui permet de tirer ses conclusions. Ce qu’elle craignait en s’aventurant à l’extérieur, que quelqu’un finisse par la choper. « A ta place, je remuerais pas trop. » Joan garde sa paume contre son pistolet et attend simplement le meilleur moment pour le dégainer. Son thorax malmené ne lui offre guère une liberté de mouvements aussi étendue que d’ordinaire mais elle devra compiler avec ça.

L’homme cherche à lui saisir très vite le bras gauche, elle le repousse immédiatement. « Tu vas me suivre, Valentine. J’ai pas encore craché le morceau à la patronne. Mais je suis sûr que malgré sa convalescence, elle va bien vouloir me prêter l’oreille. J’ai vu plusieurs fois les rediffusions. Comme ça, tu bosses pour le gouvernement hein ? Je savais qu’il y avait un truc chez toi qui clochait. » Il crache à ses pieds. La trentenaire observe avec mépris la salive de son agresseur atterrir à quelques centimètres seulement de sa semelle. Elle sait très bien ce qu’elle doit faire. Elle sait très bien qu'on l'autorise naturellement à éliminer toute menace potentielle pour sa couverture. Elle sait que personne au gouvernement ne regrettera ce pauvre mafieux de bas étage. Le calcul est déjà fait. Ainsi, avant qu’il n’ait eu le temps d’ajouter quoique ce soit, elle se retourne brusquement, dévie immédiatement le tir qu'il tente avant de le désarmer d’un coup bien placé qui lui arrache plusieurs gémissements cependant.

Sans aucune hésitation, sans le moindre doute, son index s'abat  immédiatement sur la gâchette du revolver qu’elle vient de dérober. Le sang gicle, l’atteint à cause d’une proximité certaine avec sa victime et d'une balle qu'elle a fichée sous le menton. Dégoutée, elle analyse le spectacle, note l’absence de témoins à cette heure matinale avec satisfaction. D’un champ de bataille à un autre. Sa main tremble juste instant, détail qui révèle une instabilité nouvelle. Lassée et loin d’être rassurée, la meurtrière se penche pour tirer le cadavre, le camoufler grossièrement à la vue des passants en le planquant derrière un buisson, s’achetant du temps pour fuir le lieu du crime, les potentiels alliés que son opposant aurait pu mobiliser. Est-ce qu’il a prévenu d’autres membres ? Est-ce que la chef sait ? Techniquement non. Les questions s’emmêlent déjà dans son crâne tandis que l’urgence l’oblige à déserter en toute hâte. Elle rappelle la créature, s’échappe très rapidement du lieu avec elle, le textile entaché, les mains maculées par l’hémoglobine qu’elle a malencontreusement  rencontrée en bougeant le corps. Elle court jusqu’à ne plus avoir de souffle, jusqu’à ne plus supporter les souffrances qu’elle a réveillé.

Épuisée et relativement paniquée, l’américaine parvient à franchir le seuil de sa porte néanmoins. Le cœur bat encore frénétiquement dans les tempes alors qu’elle se met à injurier mentalement les causes. Ces maudits jeux à commencer et le responsable de sa situation. C’est à cause de lui si elle a rejoint la mafia en premier lieu. A cause de lui toujours, si sa couverture a été éventrée devant spectateurs. Et pourtant, c’est grâce à lui si elle a survécu aussi longtemps aux périls des marécages. Sa colère injuste s’évanouit immédiatement. La culpabilité la cloue au plancher. Elle a cherché ses propres emmerdes. Blâmer l’ignorant ne rime à rien, le sauveur et l’amant encore moins. La mine déconfite et la confusion grandissante, la fausse mafieuse rejoint l’évier de la cuisine, prête à nettoyer sa chair ensanglantée quand des coups se font entendre. Dans un élan d’optimisme relativement inattendu au vu des circonstances, elle croit que son coéquipier, Burton, se trouve derrière la paroi qu’on revient heurter très vite. La naïveté succombe déjà à sa rationalité. Le flingue au poing, elle délivre son antre à l’intruse, plus que consciente des dangers qui la guettent. Déjà prête à tirer quand ses prunelles accrochent la silhouette féminine. La surprise remplace la hargne abruptement. « Qu’est-ce que tu fous ici, Miller ? » s’entend-elle demander. Sa voix rendue graveleuse, moins puissante et râpée par le tir reçu dans l’arène, donne un relief presque tragique à sa remarque pourtant spontanée. L’incompréhension s’étend, paralyse toute réflexion. Elle en oublie même d’abaisser le canon de l’arme qu’elle pointe toujours en direction de son invitée.

_________________
You won't see me fall apart
I know that I can survive. I'll walk through fire to save my life. And I want it, I want my life so bad. I'm doing everything I can. Then another one bites the dust. I'm still fighting for peace. I've got thick skin and an elastic heart but your blade, it might be too sharp. I'm like a rubber band until you pull too hard. I may snap and I move fast.
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