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 Vargtimmen

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MessageSujet: Vargtimmen    Mar 8 Nov - 20:25



Si l'on peut user de violence, il n'est nul besoin de procès.



Regan & Rachael
featuring

Le retour à ce qui correspondait désormais à une "vie normale" n'avait pas été chose aisée, loin de là. D'abord, la surprise de se revoir vivante. Elle y avait cru putain, elle avait vu ses derniers instants arriver avec des tonnes de béton qui, cette fois, ne l'auraient pas épargné aussi gentiment que la précédente.
Ça l'avait foutu dans une rage folle.
Elle s'était préparée à mourir, dans cette arène. Elle savait, elle avait déjà vu ce qui s'y passait à New York, et quand elle avait rouvert les yeux dans cette chambre aseptisée elle n'avait pas supporté l'humiliation cuisante du foutage de gueule. Elle s'en était pris à la première personne qui avait fait irruption dans sa bulle mais elle était trop faible, on l'avait tranquillisée, le reste elle ne s'en souvenait plus si bien. L'attende, le visionnage des survivants, l'attente, l'interview, l'attente... finalement, elle était sortie de là, elle ne savait pas combien de temps, heures, jours... L'accueil de sa maison, vide, ce silence, cette solitude soudainement effroyable, elle était  vivante putain oui mais pour faire quoi ? La colère avait explosé encore, mais cette fois il n'y avait eu aucun témoin, juste elle et elle seule. Un ouragan avait traversé les pièces de son domicile, cherchant le but de son existence qui, d'un coup, ne lui apparaissait plus si clair.
Ensuite, elle avait dormi. Longtemps, probablement, elle ne savait pas. La raison était revenue avec le réveil, le calme. Ses supérieurs s'étaient montrés indulgents : elle avait besoin de repos, de récupérer des blessures héritées de sa fausse mort.
Puis la routine du travail, presque rassurante, ce permis de frapper et savoir que ce n'était pas une tricherie, que tout était réel cette fois, sans fard.
La vie avait repris son cours, les mauvaises nouvelles avaient continué d'affluer et sa rage de gronder dans l'espoir vain d'écraser la tristesse toute nouvelle qu'elle ne voulait pas avoir à assumer.  

Puis il y avait eu ce fameux jour. La routine : un tuyau sur un groupement clandestin de résistants, une descente, le bordel, les cris et les coups. Dans les deux camps quelques armes avaient crachées, virulentes, un vœu de mort porté par l'odeur de la poudre.
Le canon de son pistolet fumait encore lorsqu'elle l'avait aperçu aux prises avec un uniforme noir.

La surprise s'était invitée dans son attitude, mais avait rapidement été chassée par un tout autre sentiment. Le soulagement ? La satisfaction ? Sans grand résultat, elle avait cherché à lui mettre la main dessus depuis leur sortie respective de l'arène après avoir su ce dont il était responsable. Mais qu'elle tombe sur lui maintenant ? Un rictus mauvais avait fleuri sur ses lèvres face à ce petit coup de pouce du hasard.
« Thomas ! » avait alors  claqué la voix autoritaire. « File un coup de main à Clay et Barnes. Laisse-moi celui-là, j'en fais mon affaire. Bouge. » Le ton inflexible n'avait pas laissé la moindre ouverture à la discussion, l'homme avait lâché sa cible, le rouquin s'était retrouvé libre... pour combien de temps ? Une fois le champ dégagé devant lui, le chien avait grogné et bondi, sa proie l'avait-il seulement reconnue ? Elle, elle avait imprimé ce faciès androgyne dans ses rétines et l'identité, cette fois, ne s'en détacherait pas d'aussitôt.

« Regan », souffle-t-elle après l'avoir bousculé sans ménagement, plaqué contre un mur avec un avant bras appuyé contre sa gorge. « Ça faisait longtemps, non ? » Ironie à la saveur amère : le souvenir de leur unique rencontre et de leur alliance, aussi éphémère fut-elle, est encore frais dans sa mémoire. Mais une chose est sûre, elle n'a pas l'air ravi de le croiser ici et c'est au delà du simple fait de trouver une connaissance dans les rangs ennemis. On pourrait la croire portée à la clémence pour ne pas l'avoir abattu alors que d'autres de ses collègues n'ont pas eu cette hésitation face à ceux du groupe ayant osé vouloir répliquer. Autour d'eux, le chaos fait rage, mais dans les iris bleus qui cherchent à fixer le regard de l'acculé, la colère ne porte qu'un nom.

 


Dernière édition par Rachael Miller le Dim 13 Nov - 20:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vargtimmen    Dim 13 Nov - 20:14


Ravager un esprit déjà détruit, le briser et l’enfermer dans les limbes d’une perdition folle. Se noyer dans sa propre terreur, le cœur battant à tout rompre même dans l’abri d’une maison connue par cœur. Les griffes de Flop sur le parquet en échos affolants, réminiscences de l’arène, les chimères qui s’accrochent à la chair pour mieux la déchirer au moindre geste brusque. Il ne vivait déjà plus avant ça, il a cessé d’exister dès l’instant où il a été relâché de cet enfer virtuel. L’expérience enterrant les piteux restants de son cœur sous une couche de haine, le savant mélange d’un ressentiment sans limite qui se couple à l’inextinguible soif de destruction. Sa mort a laissé des séquelles dans son crâne morcelé, au même titre que la première, elle s’accroche à sa carcasse, tire l’ensemble vers le bas. La peur qui s’immisce dans son univers, dans les ombres étendant leurs doigts morts dans le moindre recoin de son chez-lui. Ses insomnies n’en sont devenues que plus ardentes, la démence poussant la lumière à irradier les pièces dans les heures sombres de la nuit comme dans les instants d’absence. Son phare au milieu de ses ténèbres, se brûler les rétines pour ne plus trembler au moindre bruissement. Regan se morcèle sous les éclats de ces antipodes qui s’arrachent les lambeaux de sa raison. Son anarchisme chronique face à la frayeur virulente. Le besoin de tout détruire qui se voit altérer par l’envie folle de rester enfermé derrière les portes de sa maison, s’enliser dans la démence, le vif de ses souvenirs et les laisser le dévorer sans sourciller.

Exister par procuration dans la destruction, s’offrir le luxe de sentir les heurts d’un cœur flétrit dans la poitrine dès l’instant où l’adrénaline fuse. Un unique sursaut, l’affolement des sens qui s’exécute dès le moment où tout bascule. L’arrivée incongrue de la milice dans le monde de la résistance, la créature monstrueuse les chassant de leur campement de fortune. Les choses avaient été prévus au cas où une telle situation viendrait à leur tomber dessus, fuir pour certains, rester pour d’autres. Dans le crachat de balles qui se perdent, la peur dans les entrailles, le rouquin fait partit de ceux qui doivent fuir, s’arracher du charnier jusqu’au nouveau point de rassemblement. Sauver sa peau pour offrir un nouveau souffle à la réplique. Perfection d’un plan bancal, ce noir tant détesté accrocher aux rétines lorsque les ombres vacillent devant les fuyards. L’absence de temps pour anticiper, les armes qui se lèvent et engagent les hostilités. Il n’est alors que le spectateur d’une horreur déjà connue, déjà vue. Fragilité du corps, le résistant devant lui vacille, crâne éclaté par l’impact, du sang en nouvelles taches au milieu de celles déjà existantes sur son visage. Le sang se fige dans les veines, tétanise le corps, les pupilles accrochées malgré elles à la vision du corps sans vie s’effondrant à ses pieds. Des bourdonnements affolants dans les oreilles, le souffle court, le résistant se démoli de l’intérieur, figé dans la stupeur de ses traits horrifiés. Mélange affolant du passé et du présent, les morts qui s’entremêlent, l’intense d’une douleur explosive dans sa poitrine. Nulle échappatoire pour quelqu’un qui se perd dans le dédale de sa propre mémoire, Regan n’est plus présent dans l’armure fatiguée de son corps. Ce même assemblage branlant soudain agrippé par la poigne d’un milicien prêt à l’exécuter sans autre forme de procès. Un infime sursaut dans sa raison le tire de sa léthargie, pousse les paupières à battre avec hargne pour arracher le voile et se poser sur la nouvelle venue. Voix distordue par les échos de sa peur, il ne lui faut que peu de temps pour apposer un nom sur la silhouette. Puiser dans les méandres de sa mémoire et se souvenir, qu’elle aussi a pris part à la mascarade.

Libéré d’une entrave pour être victime d’une autre, pauvre poupée écartelée restant malgré tout de marbre face à la pression exercée contre sa gorge, le mur poussiéreux raclant l’échine. Le vide dans ses pupilles braquées sur la blonde, la frayeur sur ses traits remplacée par un virulent dégoût, comme celui qu’il peut ressentir en présence de tous les représentants de cette milice pitoyable. « - Rachael, quel plaisir de te savoir en vie. Et déjà prompte à reprendre ton service. » Lâche-t-il, acerbe. Sa colère se lit dans ses yeux, le ressentiment trouvant écho dans les éclats verts du regard sombre du rouquin. Maintenant que les rôles sont clairement établis, il s’en veut presque d’avoir été son allié, l’éphémère d’un instant d’humanité avant que tout ne bascule à nouveau. « - Dois-je en déduire que notre alliance n’existe plus, maintenant que les rôles semblent avoir été redistribués ? » Cynisme en pâture sur la langue, l’ébauche d’un sourire mort sur les lippes. La créature se fait charogne et racle dans les fonds de leur mésaventure. Le flegme en apparat quand la tourmente le dévore encore, affolée par la présence d’un cadavre à leur pied. Et d’autres dans le charnier laissé par ces monstres noirs, cette couleur qu’il déteste pour tout ce qu’elle apporte.

_________________
❝ Naufragé dans la nuit

On s'achète on se vend. Au vent des hémisphères. On se jette, on se prend contre un peu d’éphémère. Sur l'étoile d'argent, le cerveau, la chair. Faudra choisir un camp. L'obscur ou la lumière.
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