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 Another day, another way to fade and deteriorate |Elizabeth|

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MessageSujet: Another day, another way to fade and deteriorate |Elizabeth|   Sam 12 Nov - 1:04


Another day, another way to fade and deteriorate
I've been losing my mind. I've been falling way behind. I'm a lost surviver, walking through fire, but strength is giving away ••• Orfeo se laissa tomber dans son canapé défoncé. Bordel, ça avait une semaine des plus mouvementés… Certes, devoir gérer son quotidien entre une mafia et son métier de pompier n’était guère des plus faciles mais il ne s’attendait pas à autant d’actions en si peu de temps. Déjà, il avait dû aller faire un tour à New-York. Et rien que de se souvenir de cette virée le fit frissonner. Le temps neigeux et glacial ne lui avait jamais réussi et aussi se faire enfermer dans un cimetière n’était pas ce qu’il appréciait le plus. Notamment lorsque cela finissait en course-poursuite de morts-vivants et autres créatures tout à fait appréciables. Et après ça, alors qu’il voulait juste se retrouver en un lieu reculé pour réfléchir, il y avait eu quelques complications. Du genre… Explosion de mines et invasion de zombies. Le sorcier avait eu de la chance de s’en sortir qu’avec des blessures superficielles. Qu’il pouvait soigner. Pareil pour son compagnon d’infortune, Mikkel. Aucune morsure ou griffure n’avait été à déplorer, ce qui n’était pas mauvais vu que cela entraînait des mutations en daybreaker. Orfeo avait déjà suffisamment de mal à ne pas se mettre à dos le Gouvernement, autant ne pas lui offrir une raison de plus de le détruire.

Alors il était là, à fixer son plafond, terminant la cicatrisation de son bras. Il avait fallu quelques jours pour qu’il y parvienne, son manque d’entraînement était flagrant dans ces moments-là. Il allait très clairement falloir qu’il se trouve un mentor pour augmenter ses connaissances. Ou plutôt sa pratique. Parce que lorsqu’il avait commencé à entendre parler de magie, il n’était même pas capable de distinguer le bien du mal ou de se souvenir de ce qu’il faisait. Le retard mental dû à la consanguinité lui avait pourri la vie. Déjà, il l’avait empêché d’être aimé, reconnu, choyé. Il l’avait obligé à être considéré comme un animal par tous. Et si à l’époque cela lui semblait normal, avec du recul, non. Et seul son frère lui avait permis de s’en sortir. Ce putain de frère qui lui avait sauvé la vie et qui après ça l’avait condamné. De nombreux sentiments contradictoires lui comprimaient la poitrine. Ce besoin de retrouver ce frère perdu en était un. Celui de vivre indépendamment de lui en était un autre. Et enfin, il ne parvenait plus à se dire qu’il devait garder secrète toute une partie de lui aujourd’hui. Qui sait la réaction qu’aura Rafael lorsqu’il se rendra compte que son petit frère n’avait pas les mêmes croyances que lui par rapport à la politique.

Un léger rire quitta ses lèvres à cet instant. Bordel, au vu de leur dernière conversation… Il se ferait tué. C’était nerveux tout ça. De se souvenir de ses mots. « Ta vie m’appartient, seul moi peut décider de quand elle terminera. Pas toi. ». Un bref résumé que son esprit lui ressortait. Comme pour lui rappeler qu’il s’accrochait désormais à une chimère. A cette chimère que tout puisse redevenir comme avant. Que son frère puisse réavoir cette douceur à son encontre. Il soupira avant de se redresser et de quitter son canapé. Il avait pris un jour de repos de son boulot. Et, en temps normal, il aimait bien s’en servir pour se reposer, se promener dans les rares parcs de la ville. Ou trouver une librairie ou bibliothèque. Certes, le Gouvernement pratiquait la censure à une échelle assez importante mais il était toujours possible de trouver des réseaux à moitié caché qui, sous couvert d’une vente réglementée par les dirigeants, offraient en réalité de réelles mines d’or. Evidemment, les trouver était toujours complexe mais Orfeo faisant partie du milieu, il était toujours plus simple de trouver les entrées nécessaires.

Ce qui donc sur cette pensée qu’il enfila un tee-shirt et sortit dehors, dans le temps ensoleillé de la Nouvelle-Orléans. Heureusement qu’un été permanent planait sur la ville, le sorcier n’aurait certainement pas apprécié la neige et le temps glacial de New-York tous les jours. Après, cela aurait peut-être empêché à certaines maisons de prendre feu. Et à Orfeo de perdre certains humains dans les flammes. Car oui, malgré ses réactions de parfait connard, il restait quelqu’un de profondément gentil et altruiste. Voilà pourquoi il ne parvenait pas à haïr son frère, alors que tout le bon sens du monde lui hurlait le contraire. Ses pieds le menèrent jusqu’à une petite porte dans les quartiers est de la ville. Il pénétra dans la librairie, officielle pour celle-ci. Un sourire pour la gérante, un regard pour le magasin vide de clients et il se glissa dans l’arrière-boutique. L’odeur des livres par centaines le replongea dans ses souvenirs, une nouvelle fois. Quand il se retrouvait dans la bibliothèque de son grand-père. Bon, ce n’était pas grand-chose. Juste quelques images succinctes liées à cette odeur fugace. Bordel, il avait quand même gardé de nombreux éléments en mémoire après sept cents ans d’enfer…

Il finit par se laisser tomber dans un fauteuil, un livre à la main. Un livre historique, sur la Rome du treizième siècle. Oui, il avait besoin d’en savoir plus. De combler les connaissances que son cerveau malade n’avait pas été capable de retenir. Et aussi de comprendre. Il était parvenu à apprendre à lire, à force de persévérance de son frère et d’Azzura. Une nouvelle raison pour laquelle il s’accrochait à lui, encore et toujours. Malgré la trahison et la mort. Malgré chaque événement qui devrait le conduire à changer d’opinion. Après tout, pouvait-on réellement renier son sang ?

Il finit par jeter un coup d’œil à sa montre. La nuit devait tomber sur la Nouvelle-Orléans. Il était peut-être temps d’aller faire un tour à la Sakpata… Histoire de montrer que non, il n’était pas mort. Et qu’il ne s’était pas fait choper par la milice entre temps. Même si ça, ça n’arrivera jamais… Il reposa le livre et, perdu dans ses pensées, se promena dans les rayonnages. Il ne devait y avoir personne, comme toujours, que risquait-il alors ?


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MessageSujet: Re: Another day, another way to fade and deteriorate |Elizabeth|   Lun 14 Nov - 21:07

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You don't know the half of the abused. Damaged people are dangerous, they know they can survive.
La boutique est fermée, le panneau bien visible contre la porte indique qu’elle ne va pas rouvrir avant minimum deux semaines. Elle est parfaitement incapable de créer de nouvelles pièces à sa collection, c’est tout juste si elle est encore capable de préparer un onguent sans faire une erreur ratant alors la préparation. Pour cause, ses mains tremblent et elle sursaute à chaque craquement du plancher, à chaque bruit soudain qui trouble son calme. Il lui a bien fallu deux semaines et demi minimum pour qu’elle retrouve un semblant de paroles. Redevenue muette comme il y a des années, tétanisée par la peur. Elle se souvient avec horreur de cette période dans laquelle elle ne souhaite pas replongée. Il ne manquerait plus qu’on l’hospitalise de nouveau, surveillée par des médecins, par des psys. Elle a mis du temps à se relever, comme beaucoup d’autres mais elle chancelle encore actuellement et voilà que des ordures s’empressent d’enfoncer un clou dans les plaies béantes, empêchant toute cicatrisation totale. Les morsures, les déchirures aussi fausses soient-elles sont encore en écho itératif chaque fois que la blonde ferme les yeux croyant pouvoir profiter d’un peu de répit.  Il n’en est rien. Pour couronner le tout, il a fait sa réapparition, profitant de la situation bancale et donc potentiellement exploitable pointant le bout de son nez pour récupérer sa fille adoptive ce jour là, quand enfin on lui rendait sa liberté. Tout ça pour finir entre les bras d’un enfoiré qu’elle n’a pas revu depuis un moment et qui revient comme un cheveu sur la soupe. Il n’arrange rien à la situation comme toujours, il l’empire et Elizabeth songe fortement qu’il s’en délecte.

Elle a passé sa nuit dans l’arrière-boutique de son magasin, trop peu pressée de mettre les pieds chez elle. Pour peu qu’il y soit. Elle sait qu’il ne viendra pas ici la trouver, sauf s’il ne la voit plus pendant un bon bout de temps mais pour le moment, elle est tranquille ici. Elle a des nuits relativement courte alors elle passe son temps le nez plongé dans les papiers. Elle avance dans le côté administratif des choses mais elle creuse un trou dans ses finances parce qu’elle est bien incapable de tenir la caisse maintenant. Elle a la tête dans les nuages, égarée dans de sombres pensées. Elle se dit mélancoliquement qu’elle devrait se trouver une occupation parallèle à son travail. Un loisir qui lui permettrait de décrocher un peu mais elle n’est pas certaine de le pouvoir. Avant, elle dansait mais elle a arrêté et parfois elle regrette un peu mais à l’époque, c’était le tout début de la descente aux enfers. Aujourd’hui, par tous les moyens, Elizabeth compte occuper son esprit et comme la danse est loin derrière elle, elle décide de sortir de sa boutique. Il faut qu’elle se force à ne pas rester cloîtrée dans un lieu familier, réconfortant. Il lui arrive de se demander ce que sont devenus ses camarades d’infortunes, puisque tout n’était que mascarade. Malgré tout, elle se répète alors que revoir leurs visages pourraient lui remémorer les moments les plus délicats de leurs rencontres. Simplement, s’assurer qu’ils vont bien semble être important pour la demoiselle alors qu’elle n’en montre pas la trace. Elle soupire : saura-t-elle jamais qui ils sont vraiment ? Peut-être au final sont-ils des ennemis d’opinion radicalement opposés ? Ils lui ont pourtant paru relativement aimables, ou du moins pas la pire compagnie qu’on puisse avoir.

Lire occupera son esprit et c’est d’un pas calme qu’elle traverse la rue. Son corps en revanche dit tout autre chose. Les bras croisés sous la poitrine, le regard alerte, elle se méfie de chaque recoin de rue. C’en est parfaitement ridicule et le pire est qu’elle en est consciente mais c’est plus fort qu’elle. Ce n’est pas comme s’il allait lui arriver deux fois la même chose. Elle arrive finalement à destination dans une librairie qu’elle a déjà repéré depuis longtemps mais dans laquelle elle n’a jamais mis les pieds avant. On ne trouve pas toujours ce qu’on cherche dans ce genre de lieu de nos jours mais Elizabeth s’intéresse à suffisamment de choses pour trouver son bonheur dans la plus petite librairie qui puisse encore exister actuellement. Elle entre d’un pas mal assuré, salue celle qui tient les lieux par pure politesse et engage un tour dans les rayons. Elle ne sait pas vraiment ce qu’elle cherche mais déjà elle pense moins à ses angoisses. Les bouquins ça lui rappelle des tas de souvenirs : entre les histoires que lui a lu sa mère toute petite avant que son père ne décède et ces épais manuscrit qu’Anya se faisait un  plaisir de lui prêter. C’est elle qui lui avait appris à créer des onguents. Elle l’a regrettait d’autant plus qu’elle était l’une de ses meilleures amies. Nostalgique, Elizabeth se met à arpenter les collections pour trouver de quoi éveiller sa curiosité. Anya lui prêtait souvent des carnets d’ésotérisme, des livres sur la cartomancie… Elle cherche dans les rayons ce qui lui apportera, certes bien peu de connaissances concrètes mais de la curiosité et qui lui donnera l’impression que son amie est encore bien présente dans son esprit, qu’elle n’est pas bel et bien morte. Et pourtant… Eli commence à entasser nombre de futures lectures si bien qu’on se demande comment elle va pouvoir payer tout ça. Non le plus important, c’est comment elle va transporter tout ça car elle a disparu sous l’amas de livres qu’elle a l’intention d’acheter pour lui tenir compagnie pendant les semaines à venir. Il en faut pour tenir son esprit hors de toutes contraintes ! Sauf que c’est lourd, qu’elle a des bras fins et peu musclés et qu’elle ne voit absolument rien de ce qu’elle fait. Elle tourne à un coin d’étagères, ne se doute pas qu’il y a quelqu’un, persuadée que non puisqu’elle n’a pas entendu les bruits de pas, ni d’autres bruits avant. Elle y va franco et se heurte de plein fouet à un individu sur qui elle fait tomber une bonne partie de sa pile d’achats. Inquiète, elle pose tout parterre et s’enquiert de son état. Certains livres sont épais et puis le coin d’une couverture, ça peut faire mal ! « Je suis désolée, je vous avais pas vu ». Ben oui évidemment qu’elle ne l’a pas vu … cette idiote ! « Vous allez bien ? … J’espère que vous allez pas avoir une grosse bosse par ma faute ! »
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MessageSujet: Re: Another day, another way to fade and deteriorate |Elizabeth|   Mer 16 Nov - 1:03


Another day, another way to fade and deteriorate
I've been losing my mind. I've been falling way behind. I'm a lost surviver, walking through fire, but strength is giving away ••• Les bibliothèques, les libraires, ces lieux chargés d'Histoire et d'histoires... Orfeo avait toujours apprécié s'y perdre, encore plus depuis son retour sur Terre. Ils étaient un moyen de trancher avec sa vie de tous les jours, de se plonger dans des univers parfois plus joyeux, souvent bien plus dystopiques. De nouvelles perceptions s'offraient alors à lui. Et aussi, il avait à ce moment-là l'opportunité d'apprendre cette nouvelle langue. Car il fallait l'avouer, bien qu'il ait pu apprendre quelques bases d'anglais au fil des siècles passés à Darkness Falls, il ne le parlait pas du tout couramment en sortant. Finalement, il avait eu de la chance de tomber sur Lucrezia, parlant l'italien de cette époque à la perfection. Il était plus facile pour lui de comprendre cette langue qu'une autre avec des racines différentes de la sienne. Cependant, aujourd'hui, à force d'entraînements et de lectures, il était parvenu à user de l'anglais parfaitement. Certes, son accent italien avait tendance à traîner sur les mots et sur certaines consonnances, mais cela donnait presque une intonation agréable selon certains. Pas forcément très compréhensible par moment mais il faisait de son mieux pour éviter cela.

Enfin, tout cela conduisait le jeune homme à ne plus faire attention à ce qui l'entourait. Et c'était le seul souci de son esprit, il avait tendance à se renfermer sur lui-même malgré la reconstruction de son intelligence. Et donc... Il ne vit pas la petite silhouette cachée sous un tas de livres qui lui fonçait dedans. En revanche, il la sentit bien, surtout quand il chuta à terre et que les ouvrages lui tombèrent dessus. Elle n'avait pas choisi les plus légers bordel. Il grimaça légèrement, se débarrassant de leur lourdeur sans trop de douceur et posa son regard sur la responsable de ce massacre. Pour tomber sur une petite blonde, toute fine, dans la vingtaine, qui avait l'air complètement perdu. Et Orfeo perdit toute envie de l'insulter dans sa langue maternelle. Il se redressa sur ses coudes, la fixant de ses yeux bleus, avant de soupirer et de secouer la tête. Ne pas s'énerver.... Parce que même si cela ne se voyait pas au premier abord, le sorcier avait une tendance très forte à l'impulsivité. Voilà pourquoi il resta au sol quelques secondes de plus. Et puis au moins, ainsi, il ne pouvait pas chuter plus bas...

Les excuses et les questions de la jeune fille terminèrent de calmer la colère qui avait failli l'emporter sur le coup. Il glissa sa main contre sa nuque et se la massa légèrement. Il n'avait pas blessé, aucune nausée n'était à remarquer. Bref, il pouvait dire qu'il allait bien. Même s'il ne bougeait pas son cul du sol pour le moment.

" Ne vous inquiétez pas, aucun livre ne m'est rentré dans la peau. Et pour tout vous avouer, j'étais moi-même perdu dans mes pensées, je ne vous ai pas vu non plus. "

Ce n'était pas entièrement la faute de la jeune fille s'ils s'étaient heurtés. Orfeo aurait pu être un peu plus attentif. Il aurait dû l'être. Il pesta doucement contre lui-même avant de se frotter les paupières et de s'ébourriffer les cheveux. Puis ses mains se mirent à ramasser les livres éparpillés autour de lui. Il laissa ses yeux glisser sur les couvertures, s'étonna du nom de certains ouvrages, feuilleta quelques pages. Des livres sur l'ésotérisme, la magie. Ce genre de choses qui était interdit à son époque mais qu'il avait quand même pratiqué à son insu. Des connaissances éparpillées qu'il essayait tant mieux que mal de retrouver. Parce qu'aujourd'hui, ses capacités lui seraient pratiques, notamment s'il doit s'opposer à son frère. Et lui montrer qu'il vivait bien sans lui. En tout cas mieux que la réalité. Puisqu'il se doutait que s'il s'était sorti de certaines épreuves, ce n'était pas grâce à lui-même, mais grâce à la surveillance de Rafael. Enfin, mieux valait qu'il ne pense pas à leur relation tendue s'il ne voulait pas apparaître comme violent à l'encontre de la petite blonde. Il finit par se relever, les ouvrages bien en main, et l'interroger :

" Vous vous intéressez en la magie et l'ésotérisme ? En tout cas, c'est un passe-temps intéressant que vous avez là. "


Un léger sourire s'était dessiné sur ses lèvres. Des plus calmes et sincères. Cependant, Orfeo se demandait si ce n'était qu'un besoin de recherche ou une simple curiosité, ou bien plus que cela. Bon, peut-être que ses années passées en enfer l'avaient rendu quelque parano mais il avait presque envie de désigner son interlocutrice comme sorcière. Partir de cette hypothèse, quitte à l'invalider par la suite. C'était mieux que le cheminement inverse et se faire manipuler. Sa naïveté, bien que présente, avait été remplacée par un certain réalisme. Les Hommes étaient par nature plus à même de manipuler leurs semblables pour arriver à leurs fins. D'autant plus en ces temps sombres. Même si la petite blonde lui semblait particulièrement innocente... Ou jouait son rôle à la perfection.

" Qu'est-ce qui vous attire le plus dans ces domaines ? Peut-être les pratiquez-vous ? "

Les questions s'enchaînaient, quitte à mettre mal à l'aise la personne lui faisant face. Cependant, elles prouvaient qu'il allait bien. Même s'il n'était pas forcément très poli, n'ayant même pas pensé à décliner son identité. Qu'importait, leur présence en ces lieux impliquait déjà qu'ils n'étaient pas très proches du Gouvernement... Personne de sensé n'irait dans une libraire-bibliothèque avec la censure qui court...


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MessageSujet: Re: Another day, another way to fade and deteriorate |Elizabeth|   Dim 20 Nov - 15:33

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Empoisonnée de pensées parasites, Elizabeth ne fait parfois plus attention aux détails qui peuplent la réalité, au point de ne pas remarquer la présence d’autres personnes dans les parages. C‘est sans doute pour cette raison qu’elle s’est hâtée sans mégarde vers la caisse pour régler ses achats. Il n’y avait aucune possibilité dans son esprit, que quelqu’un parcourt les rayons actuellement. Elle ne pense qu’à une chose à cet instant et c’est pouvoir ramener ses trouvailles chez elle pour pouvoir les feuilleter tranquillement. Plutôt dans sa boutique en réalité car elle n’a pas envie de mettre les pieds dans son appartement dernièrement. Une visite à l’improviste de la part de Drake lui rongerait le moral et c‘est exactement son but. Il ne manquerait plus qu’il tombe sur les fameuses lectures de la demoiselle pour céder à un accès de colère, peut-être même de là à lui balancer un des bouquins à la tête. Il y a fort à parier qu’il lui hurlerait que ce ne sont pas des lectures convenables et comme il fait partie du gouvernement, il est bien gentil de veiller sur elle mais elle devrait l’écouter un peu plus. Et encore, l’écouter, le mot est faible quand on considère qu’elle n’a jamais gagné une indépendance complète. Elle en frissonne presque de dégoût. Toujours est-il qu’elle préfère s’installer paisiblement dans sa boutique car il ne viendra pas y mettre les pieds, pas avant un bon bout de temps en tout cas. Il l’oubliera peut-être pendant un mois, elle sortira alors de sa tanière et il reviendra quelques temps plus tard quand la demoiselle aura repris du poil de la bête. Elle espère donc qu’il ne verra pas sa collection de livres, elle sait pertinemment qu’elle ne choisit pas ce qui existe de plus recommandé mais elle se dit qu’elle ne croisera pas grand-monde en sortant d’ici, que les gens ne s'attardent pas sur un détail précis quand ils croisent une autre personne et que nul ne viendra de toute façon faire un tour dans son arrière-boutique là où elle est déterminée à les ranger. C’est donc sans méfiance qu’elle fait son chemin et se heurte à cet homme. Elle a beau faire de son mieux pour retenir l’effondrement de la pile, la moitié est déjà tombée sur le pauvre malheureux. Elle aurait du mettre les plus lourds vers le bas de sa pile mais elle n’a pas envisagé un seul instant que la situation présente pourrait avoir lieu. Elle a déjà posé l’arme du crime sur le sol tandis qu’il repousse tout ce qui lui est tombé dessus avec des gestes un peu brusques. Elle aurait presque envie de se faire toute petite quand il pose ses yeux sur elle. Elle se mordit l’intérieur de la lèvre, tout à fait consciente d’être responsable de tout ça. Il se redresse un peu mais ne se relève pas pour autant. Est-ce qu’il est sonné ? Elle fronce les sourcils avec inquiétude, examinant les dégâts : il n’a pas l’air d’avoir une marque rouge qui puisse laisser croire à un choc brusque avec un des livres. Sans trop réfléchir, Elizabeth s’accroupit. Peut-être histoire de se mettre à sa taille, n’aimant pas parler aux gens de haut. Elle est vraiment soucieuse de son état, sur le moment. Elle l’est d’autant plus quand il se masse. Est-ce qu’il va la traiter d’idiote, lui dire de faire plus attention à ce qu’elle fait quand il aura repris ses esprits ? Apparemment non, constate-t-elle quand il finit par ouvrir la bouche. Elle est rassurée et se prend même à esquisser un fin sourire soulagé.

Effectivement, elle n’est pas seule responsable de cette collision car il aurait sans doute pu l’éviter s’il n’était pas ailleurs également. Elle acquiesce mais elle ne compte pas en rajouter une couche et puis ça ne la dédouane pas non plus entièrement. Elle se contente donc de répondre simplement à cela en haussant les épaules “Tant que je ne vous ai pas fait mal, c’est l’essentiel.” En tout cas pour elle. Faire du mal au autres, elle en est bien capable parce que son émotivité parle parfois plus vivement que sa raison mais pas dans ce genre de circonstances. Le reste du temps, à l’inverse, elle est plutôt soucieuse d’autrui. Elle se méfie souvent d’elle-même car elle sait qu’être ainsi pourrait la perdre. Elle oscille souvent entre méfiance et envie de se sentir utile. Elle aurait presque envie de lui tendre la main pour l’aider à se remettre debout mais elle réfrène ce genre de réaction, restant simplement à sa hauteur pendant qu’il se reprend tout seul. Il attrape les livres autour de lui alors qu’elle n’a même pas pensé à les récupérer, trop préoccupée par sa maladresse et la réaction de sa victime. Elle commença à un peu plus se faire du mouron quand il se mit à feuilleter ses ouvrages et s’empressa d’en récupérer une bonne partie qu’elle reposa sur sa pile. “Laissez, c’est de ma faute s’ils sont par terre.” mais déjà il les avait en main et se tenait désormais debout. Parfaitement remis de sa chute puisqu’il se mit à lui poser une question qui fit se figer un peu la blondinette. Un passe-temps intéressant ? C‘est vrai qu’elle ne s’en est pas inquiétée au tout début mais elle ne sait pas sur qui elle est tombée et cela pourrait générer des ennuis bien plus grands que cette simple collision. La magie et l’ésotérisme ne sont pas les sujets les plus abordables avec le grand public et elle ne sait pas vraiment si elle doit réellement répondre à cette question. Est-ce un piège ? Au fond, elle ne peut pas savoir… Elle ne sait pas non plus comment elle doit interpréter le sourire qui se forme sur ce visage fin. Elle n’y perçoit rien de mauvais, de calculé mais elle n’a rien d’une experte en la matière. Elle ne sait pas quoi faire, comment réagir et quoi dire. Elle n’a pas le temps de toute façon de dire un mot qu’il lui pose deux nouvelles questions et qu’elle reste totalement perdue. Peut-être les pratique-t-elle ? Elizabeth fait un pas en arrière et l’observe de haut en bas avec attention. A qui a-t-elle à faire ? De premier abord, il ne lui fait pas vraiment peur mais elle n’aime pas vraiment le tour que prend la conversation parce qu’elle a peur de faire un faux pas. Il a bien vite repris ses esprits soudainement.

“C’est… c’est simplement en souvenir d’une amie que j’ai perdu et qui aimait beaucoup lire ce genre de livres… Question de nostalgie un peu. “ Ce qui n’a rien d’un mensonge car c’est Anya qui l’a plongée dans la magie et l’ésotérisme. Son amie lui a toujours manquée, elle a toujours souffert de l’avoir perdue. Après sa mort, elle a même baissé les bras un temps face à Drake. Anya lui manque toujours terriblement, comme si une partie de son coeur s’était morcelé. Elle l’aimait comme une soeur. Y repenser, évoquer le sujet même sans nommer l’absente lui fait un pincement au coeur. Elle ne se dit pas que le fait qu’il soit là dans cette librairie est signe qu’il n’est pas entièrement un ennemi. Le motif de la censure ne lui fait pas tilt, elle continue de le toiser en observant désormais chacun de ses faits et gestes. “ Je n’en sais rien, je ne devrais pas, mais ça a toujours éveillé ma curiosité. C’est tout.” Elle le fixe, attendant de voir s’il compte lâcher les livres qu’il tient encore entre ses mains. Pour le moment, elle préfère qu’il les garde, ça l’encombre suffisamment pour le rendre moins inquiétant. Elizabeth reste à distance. Quant à la question les pratiquez-vous ? La question est trop directe pour être éludée. Elle n’a aucune intention de dire qu’elle prépare des onguents mais c’est bel et bien la seule chose pour laquelle certains livres sur les vertus des plantes peuvent lui être utiles. Le reste n’est que de l’amusement, de la curiosité, des souvenirs du bon vieux temps. Rien de concret. “Non...je connais juste certains trucs de magiciens pour amuser les enfants.” Retrouver une carte dans un paquet de cartes, faire passer une pièce derrière l’oreille d’un innocent ou encore faire disparaître un objet entre ses doigts… tout ça elle pourrait le faire oui. Elle sait même faire des sculptures de ballons et tout ce qui est un minimum créatif, parce que ça l’intéresse, parce qu’elle est curieuse et imaginative. Déjà elle est plus manuelle que sportive alors, il fallait bien qu’elle puisse trouver des trucs qui lui correspondent comme activité. Elizabeth ne sais pas vraiment face à qui elle se trouve mais il lui bloque le passage vers la caisse et donc vers la sortie et elle ne compte pas faire un seul pas dans sa direction. Elle murmure plus qu’elle ne le dit à haute voix “ Je ne veux pas d’ennuis.”. Pas aujourd’hui, pas maintenant, elle n’est pas prête à devoir affronter de nouveau des choses qui la dépassent. Elle a déjà suffisamment eu à gérer à cause du Gouvernement récemment. Stop ! C’est pas le moment de lui reprocher de s’intéresser à des sujets particulièrement peu conseillés. Elle aurait tendance à laisser les émotions prendre le dessus à un moment où un autre et il ne faut pas. Toujours pas maintenant.
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↳ Opinion Politique : Le monde a besoin d'un Gouvernement. Mais pas de celui-là.
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Innocence ~ Tarja
Edge of the blade, Beyond the Matrix ~ Epica
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MessageSujet: Re: Another day, another way to fade and deteriorate |Elizabeth|   Dim 27 Nov - 18:34


Another day, another way to fade and deteriorate
I've been losing my mind. I've been falling way behind. I'm a lost surviver, walking through fire, but strength is giving away ••• Orfeo laissa ses yeux s’accrocher au visage de la jeune fille qui lui faisait face. Ou plutôt qui était légèrement au-dessus de lui puisqu’il ne s’était pas encore levé. Certes, aucune blessure n’était à déplorer malgré le poids des livres et surtout leurs angles. Le sourire soulagé rassura l’homme, même s’il ne le montra pas vraiment. En s’intéressant à son interlocutrice, il avait déjà remis en cause l’image de connard qu’il essayait pourtant d’adopter en toutes circonstances. Comme quoi, il ne pouvait pas résister à une personne un peu paumée. D’ailleurs, cela se voyait bien avec Callum. Malgré que la logique aurait voulu qu’il ne change pas de comportement en lui parlant, tout avait fini par évoluer en ce sens. Le voir sans attache, sans vie, était devenu impossible pour celui que le sorcier était réellement. Peut-être parce qu’il avait l’impression de se regarder dans un miroir. Quand il était sorti de Darkness Falls, qu’il était tombé dans cette nouvelle époque, sans personne pour lui expliquer ce qu’il voulait là. S’il n’y avait pas eu Lucrezia, il serait certainement détruit, meurtri aujourd’hui. Cependant, il avait eu de la chance d’avoir quelqu’un pour s’en sortir. Alors, souvent, il avait tendance à récupérer cette chance pour l’offrir à d’autres. Même à son frère, celui qu’il se plaisait à haïr autant qu’à aimer.

La jeune fille avait raison néanmoins. Tant qu’il ne s’était pas fait de mal, qu’importait de qui c’était la faute. Il n’irait pas porter plainte ou la frapper. Déjà parce que ce n’était pas son genre et puis ce serait juste un moyen de se mettre une personne de plus à dos. Ou pire, que Rafael s’en mêle. Et le connaissant, la violence et le carnage seraient de mise. Une fraction de seconde durant, il imagina le petit corps déchiqueté et ses yeux se voilèrent. Non, définitivement, ce n’était pas une bonne idée de dire quoi que ce soit à un membre du Gouvernement. Sa dernière rencontre lui avait bien montré que le métamorphe était au courant de TOUT le concernant. Après, avec les pouvoirs qu’il possède au sein de celui-ci… C’en était presque normal qu’il s’en serve. Mais c’était agaçant pour Orfeo de savoir que ses faits et gestes étaient autant observés. Parce que sur ce coup, ça avait été mignon. Cependant, il travaillait aussi avec l’une des mafias les plus violentes de la Nouvelle-Orléans. Et si ça s’apprenait, il y aurait du sang. Le sien coulerait en premier lieu. Puis une traque se développerait pour ceux qui restaient. Il n’en avait jamais réellement parlé à Marie, même si elle devait s’en douter vu le peu qu’il avait avoué au sujet de la relation avec son frère.

Les livres quittèrent ses mains soudainement. Un sourcil s’arqua, son regard empli d’interrogations se posa sur l’inconnue. Certes, il était devenu dangereux aujourd’hui d’évoquer la magie, l’ésotérisme, bien qu’Orfeo ne comprenne pas forcément pourquoi, cependant, il ne s’attendait pas à ce que cela provoque une telle réaction. Notamment parce qu’il avait lui-même avancé le sujet. C’était elle qui était plus un danger à ses yeux. Possiblement une personne du Gouvernement, présente dans cette boutique seulement pour trouver des noms de résistants. Ou de curieux. Pourtant, le sorcier ne s’y était pas vraiment attardé. S’il restait profondément prudent, il n’en avait pas moins gardé une certaine naïveté. Ce qui ne manquerait pas de se retourner contre lui un jour mais mieux valait ne pas y penser. Il s’était redressé entre temps sans s’en rendre compte et son interlocutrice avait reculé d’un pas. Effroi ? Protection ? La dernière fois qu’il avait remarqué un tel comportement, c’était lorsqu’il était intervenu après qu’un homme ait battu sa femme. Les voisins avaient appelé la vaisselle et les couteaux s’étaient mis à voler en dehors de la maison. Et qu’ils craignaient que le mari, pyromane notable, ne tente de faire brûler la maison. Et l’humaine avec. Enfin, tout cela n’était qu’une coïncidence.

Après, vu les questions qu’il posait, c’était logique qu’elle s’inquiète. Il était inquisiteur, peut-être un peu trop direct. Mais les non-dits faisaient plus de mal que le reste. Et il s’était toujours demandé pourquoi l’hypocrisie avait pris une part aussi importante chez l’Homme, pour qu’autre chose effraie les humains. La réponse de l’inconnue le fit sourire. Cette peur était une chose qu’il avait fini par ne plus ressentir. Parce qu’il assumait être un sorcier certainement. Parce qu’il avait vécu à une époque où ce qu’il avait appris l’avait mené en Enfer. Donc étrangement, les lois actuelles lui faisaient moins peur. Certes, il était mal vu de pratiquer la magie, ou de s’y intéresser, mais on ne risquait rien du moment où on ne l’utilisait pas contre les dirigeants. Bien qu’il soit toujours incapable de définir clairement ce qu’ils considéraient comme allant à leur encontre. Cependant, il lui faudrait rassurer son interlocutrice rapidement. Pour éviter de voir la frayeur se glisser un peu plus dans ses veines.

Elle ne devrait pas… Orfeo se mit à rire ouvertement. C’était stupide de penser ça. Même si le Gouvernement a mis en place un nombre incalculable de lois pour entraver la liberté des citoyens. Quant aux trucs de magicien, c’était déjà mieux de rien. Parce que l’italien se demandait si elle n’était pas une sorcière. Malheureusement, le seul moyen de le savoir réellement serait de voir si elle était capable d’accomplir un rituel quelconque. Sauf qu’il se voyait mal le lui demander maintenant. C’était un coup à la voir s’enfuir. Ou à l’effrayer encore plus. Il soupira doucement. Décidément, les relations humaines lui étaient toujours compliquées. Déjà parce qu’on ne lui avait jamais réellement appris étant enfant et aujourd’hui… Faire confiance à un autre être était devenu impossible. Il y avait trop de trahisons, trop de violence pour que les gens y parviennent. Et c’était compréhensible. Jusqu’à ce qu’il entende la dernière remarque murmurée de la jeune fille. Calmement, il déposa les quelques livres qui lui restaient dans les bras sur une petite table à côté de lui et se recula d’un pas.

« Pourquoi en auriez-vous ? Si j’avais voulu vous en causer ou alors vous faire du mal, je n’aurais pas attendu de vous poser des questions. »


Il vivait à travers son propre prisme de référence. Donc oui, pour lui, c’était anormal de chercher à gagner la confiance de quelqu’un avant de le détruire. Surtout lorsqu’il avait déjà les preuves nécessaires pour l’arrêter. Sauf qu’il ne faisait pas partie du Gouvernement, donc tout ça l’intéressait peu. Au contraire, il serait plus du genre à aider son interlocutrice dans la mesure de ses moyens si cela était nécessaire. Que ce soit du point de vue de ses connaissances ou juste de sa survie. Vu à quel point elle était effrayée à l’idée d’avoir des soucis, et de surcroît avec le Gouvernement.

« Vous avez parfaitement le droit d’avoir de tels centres d’intérêt. Et je serais bien mal placé pour vous faire une quelconque remarque à ce sujet puisque je me renseignais sur des ouvrages supposément censurés par le Gouvernement. »

Quelques mots pour qu’elle arrête de s’en faire. Lui-même était venu pour en savoir plus sur son époque, les œuvres, le courant de pensée qui y était majoritaire. Bref, des recherches qu’il fallait mieux éviter si on tenait à sa liberté. Puisque les dirigeants ne voulaient pas que la population s’interroge sur ce qu’ils faisaient. Sur les lois qu’ils promulguaient. Et le meilleur moyen de s’en assurer était de l’empêcher d’accéder à une quelconque connaissance. Parce qu’ils répétaient des schémas déjà en vogue il y a des siècles, voire des millénaires. Et si la majorité s’en rendait compte, une rébellion pourrait avoir lieu, mettant fin aux privilèges que les dirigeants s’étaient octroyés en cette période bien sombre.

« Vous faites des représentations ? Et je comprends pour la nostalgie. C’est toujours un bon moyen de lire des ouvrages qu’une personne qui nous manque aimait. C’est une manière de la garder avec nous, pourquoi donc avoir peur de l’avouer ? Vous ne faites rien de mal. »


Comme il l’avait déjà pensé, il n’y avait aucune opinion politique à s’intéresser à la magie. Certes, ce n’était pas ce que le Gouvernement s’attendait de la majorité de la population mais il n’irait pas jusqu’à tuer quelqu’un sur ces simples lectures. Sinon, Orfeo lui-même serait très surveillé par les dirigeants. Ou alors la position de son frère lui permettait d’y échapper. Ce qui lui arracha une grimace. Et l’obligea à penser soudainement à autre chose. Il n’était pas sain de recentrer ses pensées sur la proportion de contrôle de son frère dans sa vie.

« Je ne pense pas m’être présenté, et c’est très impoli de ma part, mais je m’appelle Orfeo. »

Décliner une identité pour offrir une certaine confiance. Pour montrer qu’il n’était pas méchant. Qu’il ne s’en prendrait pas à elle ou ce qu’elle aimait, ce qu’elle était.

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MessageSujet: Re: Another day, another way to fade and deteriorate |Elizabeth|   Mar 29 Nov - 0:50

The way everyone are #Orfeli
You don't know the half of the abused. Damaged people are dangerous, they know they can survive.
C’est devenu une seconde nature de se méfier de tout le monde mais c’est surtout que les souvenirs brûlants d’un désert la hante encore quotidiennement. Elle en fait des cauchemars et le mot est faible. Il lui arrive de se réveiller le lit trempé de sueur, avec la sensation de sentir sa peau la brûler encore violemment et lui donner la migraine. Parfois c’est le cri d’un homme qui la réveille, celui qu’elle a entendu là-bas et pourtant elle sait bien que tout est revenu à la normale, que ce n’était pas entièrement réel mais rien n’y fait. L’auto-persuasion ne fonctionne pas pour elle, il lui est difficile de s’endormir autrement que par épuisement total ces derniers jours. Elle songe parfois à retourner consulter mais elle se rappelle le temps qu’il lui a fallu les premières fois pour se remettre à parler, pour avoir confiance en un corps médical qui se permet parfois des conclusions hâtives. Au point de pousser une patiente à prétendre qu’ils ont raison pour pouvoir leur assurer que vous faites du chemin dans votre guérison. Elle n’y retourne que ponctuellement à l’origine mais là, elle n’a pas envie de se confronter à la médecine pour savoir qu’elle garde un choc traumatique de cette expérience et surtout elle n’a pas envie d’évoquer ce sujet avec des gens dont elle n’a aucune idée de l’opinion politique qu’ils ont. Ça n’arrange absolument pas ce côté légèrement paranoïaque qui survient alors quand cet homme commence à ramasser les livres qui l’entoure en les feuilletant. Elle n’aime pas qu’on fasse intrusion dans ses affaires et qui apprécierait ? Certes, ce ne sont que des lectures et donc rien de très gênant à partager mais Elizabeth n’est pas certaine de vouloir tout de même. Elle a besoin de son jardin secret –si on peut dire- et n’a aucune envie d’y voir un mec écraser les jeunes pousses. Il faut lui laisser encore un minimum de répit pour fleurir. Elle s’emporte un peu en récupérant aussitôt les bouquins alors qu’il semble surpris de sa réaction. Elle n’imagine pas un seul instant pouvoir lui apparaître comme une quelconque menace, sans doute parce qu’elle ne songe à aucun moment qu’on puisse la voir comme une pro-gouvernementale. Quant à la menace physique, la bijoutière a tout du poids plume en plus d’avoir un teint de cachet d’aspirine et parfois l’air plus jeune que son âge. Comme on la considère rarement comme une personne potentiellement dangereuse, elle ne se dit pas qu’elle peut lui paraître suspecte. De son point de vue, c’est plutôt lui qui est intriguant et donc inquiétant. Avait-il au moins l’intention d’acheter un livre avant qu’elle le heurte ? Elle ne voit que les siens sur le sol et dans ses mains, pas de traces d’un bouquin ne lui appartenant pas.

L’innocence… Elizabeth est pleinement consciente que le monde n’est et ne sera jamais ce qu’il a été auparavant. Elle ne sait pas si elle doit regretter ou bien se dire que le monde évolue perpétuellement même si cela ne signifie pas forcément que ce sera en bien. Elle a beau être parfaitement au courant que des histoires se trament dans l’ombre, elle reste parfois en dehors de tout cela. Elle est rarement au courant de ce qu’il se passe avant la majorité, comme les rumeurs autour d’un certain lac. Si Moïra ne lui en avait pas touché un mot, l’aurait-elle jamais su ? Elle ne se mêle pas des choses, elle reste toujours en surface tant qu’on ne brise pas la fragile protection qui l’entoure. Elle ne se passionne évidemment pas pour les affaires retorses du Gouvernement et ne cherche pas à deviner leur prochain coup foireux non plus, tout comme elle ne fait que donner des fonds aux résistants sans pour autant se pencher sur leurs réels projets. Elle reste en dehors de tout. Les choses n’ont pas basculées, pourquoi se lancer dans le danger les yeux fermés ? Elle préfère rester soucieuse, prendre du recul devant cet inconnu. Les hommes lui paraissent toujours trop grands, enfin la plupart, surtout quand ils étaient affalés par terre et qu’ils se relèvent. La faute à qui… ? C’est un réflexe de se mettre en retrait, elle a pris l’habitude de le faire spontanément sans s’en rendre compte quand elle n’est pas sûre qu’un orage ne risque pas d’éclater ou qu’un danger puisse survenir. Elle le fait principalement en présence de Drake, histoire de mettre de la distance entre eux. Comme si cela peut changer quoi que ce soit. Elle sait pertinemment qu’elle cela ne la protège jamais bien longtemps. Allez savoir pourquoi elle se comporte de la même façon devant ce type ? Peut-être à cause du flot de questions qu’il lui assène soudainement, l’acculant sous ses paroles. Voir se détacher un sourire est certes rassurant mais pas assez pour qu’elle relâche la pression dans ses muscles. Elle ne s’attend absolument pas à le voir rire et elle doit bien l’observer désormais avec une incompréhension largement palpable. Qu’est-ce qui lui prend à ce type ? Elle reste là, surprise, à ne plus comprendre ce qui se déroule sous ses yeux mais déjà ses épaules se sont affaissées, elle a l’air moins tendue dans sa posture mais toujours suspicieuse. Les questions n’avaient pas l’air si anodines sur le coup alors ça l’a un peu déroutée mais elle le regarde attentivement poser les livres et faire un pas en arrière. Elle hésite à savoir s’il fait cela pour tromper sa vigilance ou pour montrer qu’il n’a rien d’une menace ? Malheureusement, elle a du mal à voir le verre à moitié plein mais ses paroles esquissent une sorte de pardon. Il a soudainement l’air moins rude que pendant cet interrogatoire assez impoli. Elle penche légèrement la tête sur le côté, à l’écoute. Elle grimace légèrement, pas entièrement d’accord. Elle ouvre la bouche et la referme… ne sachant pas si elle peut réellement s’exprimer plus librement. « … je ne sais pas. Ce n’est pas toujours évident de savoir pourquoi on peut en avoir. » Tout dépend de qui cherche à causer du tort à l’autre, d’ailleurs « je ne peux pas deviner que vous ne fonctionnez pas ainsi. » La phrase est franche mais n’a rien d’un reproche car elle se sentirait mal aisée qu’il le prenne mal. Quand bien même il n’a rien à voir avec le Gouvernement, elle ne sait pas s’il connaît Drake. Il la rassure sur ses centres d’intérêts, elle arque un sourcil à la suite de ces propos. Comment ça « mal placé » ? Des ouvrages censurés ? Elle écarquille les yeux. En réalité, c’est sa présence à côté de cet homme qui pourrait lui causer du tort… « C'est-à-dire ? » car il est bien vague sur le sujet et c’est facile de dire qu’on est dans le même bateau. Enfin non, lui pire puisque ce n’est même plus dans le tolérable mais bien dans l’interdit. Elle pourrait en devenir curieuse mais doit-elle le croire ? Elle s’appuie d’un pied à un autre, réfléchissant. Pour le moment, elle n’ajoute rien, se contentant de le détailler un peu plus. Histoire de tenter de comprendre le personnage.

Elle tique au mot représentation, ne comprenant pas à quoi il fait référence puis le déclic survient et elle laisse échapper une exclamation  soudainement, plus vraie et qui montre un peu qu’elle est moins inquiète. Il parle des tours de magie ! Oh non, elle n’en connaît pas tant. Elle se souvient surtout que son père lui en montrait souvent quand elle était gamine et elle l’admirait tellement. Elle a voulu en savoir plus rapidement pour avoir hérité quelque chose de feu son père. Elle se souvient difficilement de son visage. Le temps efface presque tout. « Non… je ne sais pas faire grand-chose, ce ne sont que des tours de passe-passe. C’est surtout un bon moyen de faire sourire quelqu’un ou de le divertir. Juste comme ça » Elle acquiesce au sujet de la nostalgie. Anya était une partie de sa famille de cœur et une de celle qui la comprenait le mieux. Aujourd’hui, Elizabeth se sent complètement seule et ça ne profite qu’à une personne. Toujours le même. Elle sait parfaitement pourquoi elle ne veut pas avouer qu’elle lit ça. Elle a peur d’un jugement négatif. Elle a l’habitude qu’on la gronde pour des sujets tout aussi futile et le fait qu’il ait posé ses questions a déclencher cette peur. C’est en rapport avec ce qu’elle vit… tout simplement mais ça elle n’a pas à en dire un seul mot. Seulement, c’est difficile quand on sent un nœud au creux de sa gorge. Elle attend un peu avant de répondre « … C’est le seul moyen que j’ai trouvé pour conserver mes souvenirs d’elle. Il paraît que ce n’est pas toujours très bon de vivre dans le passé mais bon, aujourd’hui… Je sais… ce n’est rien de grave … c’est juste que …c’est un peu étrange de poser des tas de questions comme ça soudainement pour des livres à une inconnue. Il n’y a pas grand monde qui fait ça ? » Poser des questions ça fait très interrogatoire et ça lui rappelle la milice ou même après l’horreur de l’arène alors rien de bien positif. Elle voit cet grimace sur le visage de cet homme et un instant, elle a ce réflexe stupide de lui toucher le bras et lui demander si « ça va ? », après tout, elle lui a peut-être vraiment fait mal et il a rien dit mais non ça semble être plus un réflexe lié à autre chose, de moral. Se rendant compte de son comportement, elle se recule de nouveau. Quelques livres dans une main, l’autre le poing serré, le bras le long du corps. Trop de spontanéité n’est pas une bonne chose parfois.  Elle sourit un peu quand il se présente. Orfeo… c’est un drôle de prénom, ça sonne comme un nom de gâteau et cette pensée la fait rire doucement. Il lui fait moins peur oui. « Orfeo… c’est peu courant. » Elle regroupe tous ses livres. « Moi c’est Elizabeth » Beaucoup plus commun. Un nom qui revenait souvent dans la famille. Classique indémodable comme disait sa mère. Les présentations sont faites…
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