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 Quand le chat n'est pas là... ft Moïra

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MessageSujet: Quand le chat n'est pas là... ft Moïra   Mer 23 Nov - 16:55




   
Symphony Of Destruction
You take a mortal man and put him in control, watch him become a god. Just like the Pied Piper led rats through the streets, we dance like marionettes, swaying to the Symphony of Destruction


Ses deux gorilles en charge de rappeler son existence à Moïra n'étaient pas revenus du Bones. La mission était pourtant d’une simplicité déconcertante, en plus d’être particulièrement jouissive : foutre le bordel sans restriction aucune, provoquer la gérante et se montrer à la hauteur de son rang, puis revenir vers le boss pour un délicieux compte rendu. Le chien de garde de la jolie rousse brillant par son absence, les ennuis n'auraient pas dû s'ajouter à la partie et pourtant. La nuit était déjà bien avancée et Isak attendait toujours ses hommes au rapport. Quelque chose avait semblablement mal tourné mais... quoi ? La faute à qui ? Qu'était-il arrivé à ses sbires ? La gérante avait-elle déjà fait remplacer ce pauvre vieux Grayson qui se trémoussait devant les caméras du peuple ? Un joint à la main qui se consumait sans qu'il n'y touche vraiment, les jambes croisées, plongé dans ses pensées, dans une intense réflexion, il balançait son pied avec nervosité, les prunelles dans le vague. Une de ses danseuses palpa sa tension et vint l'aguicher sans cérémonie de son corps ondoyant, de son oeillade indécente. « Tu sembles avoir besoin de te relaxer » constata t-elle de sa voix la plus ensorceleuse. Mais le dealer n’était pas d’humeur. La réponse fusa, brève et explicite, sans même qu’il ne se donne la peine de lui accorder le moindre regard. « Dégage ». Vexée, l’enjôleuse retourna se dandiner auprès de ceux qui se révélaient plus attentifs à ses charmes. Après tout elle était payée pour ce faire, par pour profiter de l'exclusivité de son employeur.

Isak restait concentré sur le problème présent, fâché par la tournure que prenait les événements, par les questions et l’incompréhension qui découlaient de ces deux disparitions soudaines. Ne releva la tête que pour parcourir la salle à la recherche de sa précieuse Solveig. Il savait pourtant qu’il ne la trouverait pas. Pas ce soir. Sa protégée était de « sortie ». Il lui faudrait régler ce petit imprévu sans l’aide de sa cadette, épaule sur laquelle il aimait un peu trop se reposer ces derniers temps. Il n’avait pas encore suffisamment confiance en Logan pour le laisser gérer ce genre d’affaires. Il n’avait de toutes façons véritablement confiance en personne, excepté en sa soeur, et encore. Dans un souffle résigné, il abandonna donc sa position de pacha prise dans le creux confortable de son fauteuil. Son coude accosta la table, les doigts dans son prolongement qui piégeaient sa denrée à peine consumée interpellèrent le baraqué derrière le comptoir. Lequel délaissa aussitôt la clientèle pour répondre à l'appel. Quand le patron ordonnait, les salariés se pressaient, personne n'avait intérêt à titiller son impatience légendaire. Le sorcier planta son regard d'un brun de mauvais augure dans celui de son vassal. « Il va y avoir du grabuge, rassemble un maximum d’hommes, on prend le large dans une heure ». Le subalterne s’en alla exécuter son bon vouloir. Hawk l’avait prévenu, s’il se pointait à nouveau au Bones, il ne se contenterait pas seulement de lui remettre les idées bien en place, il ferait en sorte que plus jamais une seule pensée ne puisse jaillir de cet esprit de grand salaud qu’il enverrait derechef côtoyer l’Enfer. Mais Hawk n’était plus là. Il ne se le serait peut-être plus jamais. Une aubaine pour le mafieux qui aurait tout le loisir de mettre à sac l'établissement sans craindre les représailles promises. Le gouvernement s'était chargé du « cas Grayson » à sa place, quel ravissement. Le drogué n'était pas particulièrement du genre à apprécier l'effort, il préférait plutôt jouir simplement du résultat.

Une heure et demi plus tard, l’entrée du Bones se dessinait sous les yeux redoutables d'une clique bien fournie. Aux côtés d'Isak se dressait une dizaine d'hommes prêts à en découdre. Le goût de la malfaisance en bouche les complaisait dans leurs rôles de saccageurs. Et s'ils pouvaient y ajouter une touche de sang, ils n'en seraient que plus comblés. Le maître s'avança vers les portes qu'il ouvrit dans un fracas, pénétra les lieux de sa démarche souveraine, suivi de près par sa mauvaise bande. La silhouette de Moïra se dressait sous son regard exalté par son entreprise machiavélique. Un sourire étirait ses lippes, superbe et provocant, accompagné d'un haussement de sourcils qui n'avait rien à lui envier, le mage entrevoyait déjà le grand plaisir que cette confrontation allait lui offrir. Sans quitter le seuil du bâtiment, il s'empressa de saluer son hôte. « Moïra ». Trop douce, sa voix lui donnait l’apparence de l’ange, alors qu’elle renfermait le démon derrière son exquise façade. « Tu me manquais, je t’ai fait envoyer quelque mot doux mais j’ai eu la tristesse de constater un manque cruel de réciprocité ». Sur ces paroles, ses deux bras s’élevèrent, ses mains envoyèrent d'un geste ses sous-fifres à la conquête des lieux. « La fête est finie, virez moi tout ça ! ». Ses gars se déployèrent, lui s’avança jusqu’à la propriétaire. Il vint se positionner derrière elle, tel un requin, puis approcha ses lèvres souriantes au creux de son oreille pour lui murmurer quelque vilenie gratuite. Il était soudainement d'humeur généreuse. « Ton gros toutou est en train de laisser ses poils dans l’arène. Tu le regardes parfois, agiter ses vilaines papattes pour faire fuir la faucheuse ? Moi je le regarde, il m’amuse beaucoup ton animal de compagnie ».

Il se détacha de cette proximité malsaine qu’il avait installée, passa derrière le bar pour s’approprier une bouteille de vodka, puis sautilla avec aisance sur le comptoir où il s’installa nonchalamment pendant que les derniers vestiges de la clientèle étaient expulsés sans aucune tendresse par ses brutes. Le trafiquant déboucha sa trouvaille en admirant le spectacle et en avala une bonne lampée. « Alors dis moi Moïra, qu’as-tu fait de mon petit cadeau ? Où sont mes hommes ? ». Son regard balaya le décor, trop en état à son goût, bien qu’il y avait quelques traces de lutte par ci par là. Ses acolytes n’avaient à priori pas eu le temps d’achever leur tâche, les séquelles légères de leur passage n’étaient que des prémices. Son faciès n'affichait plus que de la contrariété lorsqu'il riva de nouveau son attention sur la rouquine. « Et vu que ton garde du corps est en train de crever sur les écrans télé... je suppose que tu ne t’es pas débarrassée seule de mes deux terreurs ? T’as déjà remplacé ton cabot par un autre ? Je te pensais plus sentimentale que ça ». Il leva sa bouteille, se drapa d’une attitude railleuse. « Trinquons à ce pauvre vieux Grayson, bon petit soldat qui sera fortement regretté ». Le but était on ne peut plus simple : faire mal, terriblement, écraser, humilier, ne laisser aucune chance à Moïra de se relever. Asseoir sa domination. Assouvir sa vengeance. Fier de sa bassesse, il conclut, le sadisme gravé sur sa face triomphante. « Que vas-tu faire maintenant qu'il n'est plus là ? Siffler ton nouveau sac à puces ? Appelle le Moïra, que je puisse lui expliquer ce qui arrive à ceux qui s'en prennent aux miens ». En réalité leurs sorts lui importaient peu, Isak n’avait de considération pour personne, même pas pour lui-même finalement. Mais s’attaquer à ses pions, c’était s’en prendre à son business et ça... Ce n’était pas tolérable. Remplacer des disciples aussi dociles et pratiques n’était pas toujours aisé, en plus de coûter du temps et de l’argent. C’était fichtrement emmerdant ! Sans compter l'affront qui lui avait été fait en prenant ses employés pour du bétail. Parce que s'ils n'étaient pas revenus à lui, ça signifiait qu'ils avaient été massacrés. Abattus comme du gibier.

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MessageSujet: Re: Quand le chat n'est pas là... ft Moïra   Mar 29 Nov - 22:28



" Break me down. "

Isak & Moïra





Ca n'avait pas suffit. Ca n'avait définitivement pas suffit. La confrontation avec les hommes d'Isak, celle avec Mikkel, l'élimination que la jeune femme avait beaucoup trop apprécié regarder... Tout ça était passé en un éclair. Le temps avait glissé trop rapidement et la puis douleur sourde était revenue. L'absence, le manque... Moïra devait retourner devant l'écran de sa télévision. Aller confronter les images qu'elle avait fuit pendant quelques heures. Vérifier s'il était toujours vivant, s'il y avait encore une chance qu'il rentre chez eux... Mais d'abord elle allait faire un dernier tour au Bones, vérifier que toute trace de menace avait disparu et que quelqu'un avait pris la relève de Mikkel derrière le bar. Malgré tout elle ne pouvait pas laisser son affaire tomber en ruine, c'était peut-être la dernière chose qu'il lui restait.

Fatiguée, épuisée même, la propriétaire du Bones sorti du sous-sol pour rejoindre à nouveau l'entrée de son club. Elle avait trop utilisé ses pouvoirs dans l'état où elle était et qui demandait déjà bien trop d'efforts pour garder sa prestance habituelle. Heureusement, le club illégal avait repris ce qui ressemblait le plus à son calme habituel. Les cris, les rires jaillissaient de toute part, mais ils n'avaient rien d'alarmant, ils étaient presque tranquillisant à donner cette envie de se laisser engloutir par le bruit, de sombrer vers un autre monde où les âmes s'échappent dans un chaos sonore. Moïra était certainement folle de pouvoir se laisser bercer par une telle sauvagerie. Mais ça n'avait aucune sorte d'importance : la jeune femme aimait ce monde qu'elle avait créer et elle n'était visiblement pas la seule...
La Hellraiser allait avancer pour se fondre dans la foule quand quelque chose l'arrêta soudain. Ce ne fut pas tant le bruit de la porte négligemment balancée que le son de cette voix là qui la fit se figer puis se retourner, tout à coup habitée par une colère sombre et froide.

« Moïra ».

La jeune femme tressaillit imperceptiblement. Retenant ses poings de se serrer dans un excès de rage. Les yeux clairs de la belle rousse ne lâchaient plus le regard de l'homme, si elle avait pu le brûler sur place, elle l'aurait fait sans aucune hésitation.

« Tu me manquais, je t’ai fait envoyer quelque mot doux mais j’ai eu la tristesse de constater un manque cruel de réciprocité »

Isak. Débarquant royalement au plus mauvais moment, suivi de sa troupe de fanfarons camés jusqu'aux os. Inutile de demander ce qu'ils faisaient là et pourquoi il avait choisi ce moment précis. Moïra le savait et elle s'en voulait presque de ne pas avoir deviné que ces deux sbires qu'il lui avait envoyé en début de soirée n'étaient que la mise en bouche à un repas autrement plus indigeste.
Isak Erikson. Une personne avec qui Moïra avait, il y a encore peu de temps de ça, entretenu d'excellents rapports, notamment sur le plan professionnel. Il avait été son dealer d'acide acétylsalicylique pendant plusieurs mois avant que l'envoie de ses petits soldats et de leur poudre blanche au Bones ne forme une ambiance qui ne plaisait pas beaucoup à la propriétaire du Club, qui s'était alors empressée de foutre tout le monde à la porte. Il n'en avait pas fallut beaucoup plus pour que la guerre soit déclarée.

« La fête est finie, virez moi tout ça ! »

Moïra ne bougeait pas, elle ne pouvait pas le faire. Elle était comme dans des sables mouvants où de plus elle se débattrait de plus elle se noierait rapidement. Avec un cas comme Isak, il fallait réfléchir plus que s'agiter inutilement. D'autant plus que dans son Club, lorsqu'il s'agissait de l'extérieur de l'arène de combats, la belle rousse préférait de loin les pertes matérielles aux humaines, alors l'évacuation n'était pas une si mauvaise chose...
Profitant de l'agitation momentanée, la Hellraiser jeta un regard à la foule qui se dirigeait vers la sortie. Kyran n'était visible nulle part. Et c'était bien dommage car la jeune femme n'aurait pas dit non à l'aide de son associé ce soir... Si tout du moins il daignait être de son côté contre Isak... Même ça elle n'en était plus vraiment sûr à ce moment là... De toute manière il n'était pas là. Aucun allié potentiel ne l'était et bientôt, elle serait définitivement seule dans cette large salle pourtant devenue trop petite pour la contenir elle, Isak et ses hommes. Il fallait donc garder la tête froide.

Le temps que ses sbires fassent tout le travail, le dealer s'était approché de la jolie rousse avec son air mauvais tordant ses lèvres en un rictus détestable. Alors que son souffle chaud caressa sa peau, Moïra resta aussi immobile que la statue de marbre qu'elle était devenue.

« Ton gros toutou est en train de laisser ses poils dans l’arène. Tu le regardes parfois, agiter ses vilaines papattes pour faire fuir la faucheuse ? Moi je le regarde, il m’amuse beaucoup ton animal de compagnie ».

Ses mots pourtant firent s'effondrer quelque chose à l'intérieur de la Hellraiser. Aussi clairement qu'elle pouvait voir Erikson lui tourner autour comme un prédateur autour de sa proie, elle senti quelque chose en elle se détacher et tomber pour finir par éclater quelque part en mille morceaux... Peut-être était-ce son cœur...
Pourtant la propriétaire du Bones ne cilla pas. Il y avait comme une barrière, un filtre noir, opaque, presque palpable, qui au passage de la tristesse créait la colère, avant de la stocker en masse au fond de son être pour ne faire sortir à la lumière du jour qu'une indifférence supérieure.

L'homme s'éloigna soudain pour aller se servir derrière son bar puis s'installer confortablement dessus. Qu'il aurait été facile à la Hellraiser de le tuer là, maintenant, de glacer son sang jusqu'à la mort. Quand bien même elle serait morte après, tuée par ses fidèles ou par l'épuisement... Pourtant elle ne pouvait pas, ce suicide serait trop vain si elle n'emportait qu'un seul des microbes de ce monde dans sa chute... Quand bien même fut-ce un microbe aussi imposant qu'Isak.

« Alors dis moi Moïra, qu’as-tu fait de mon petit cadeau ? Où sont mes hommes ? »

Un mélange de colère et de fatigue embrumaient son esprit mais son but restait limpide : protéger le Bones à tout prix.

-  Partis apparemment. On dirait que ma clientèle est loin d'être la tienne et que mes menaces sont plus convaincantes...

Ce n'était qu'une partie de la vérité, une vérité très tordue. Mais dire à Isak qu'elle avait crument tué ses deux marionnettes ne semblait de loin pas être la chose la plus judicieuse à faire sur le moment.

« Et vu que ton garde du corps est en train de crever sur les écrans télé... je suppose que tu ne t’es pas débarrassée seule de mes deux terreurs ? T’as déjà remplacé ton cabot par un autre ? Je te pensais plus sentimentale que ça  Trinquons à ce pauvre vieux Grayson, bon petit soldat qui sera fortement regretté »

Les doigts de la jeune femme tressaillirent. Le réflexe était de former un point, de blesser physiquement quand on heurtait moralement. Qu'elle aurait aimer le faire descendre de son piédestal pour aller lui crever les yeux de ses propres mains. Elle serait allée jusqu'à arracher ses globes oculaires et détruire lentement son cerveau avec un bout de verre en passant par les trous dans son crâne. Qu'est-ce qu'elle aurait adorer le voir perdre la raison, perdre le contrôle de ses membres et de sa vie. Faire quelque chose d'irréversible et de cruel à ce monstre qui osait lui parler ainsi de Grayson.
Et il pouvait crever avant qu'elle n'évoque le nom de Mikkel.

La jolie rousse secoua la tête. Elle s'était un peu avancée vers Isak pour continuer à lui faire face. C'était ce qu'il voulait, elle le savait et réaliste comme elle l'était, la jeune femme savait aussi que le dealer ne repartirait pas sans ce qu'il était venu chercher.

-  Je n'ai besoin de personne pour sortir deux de tes pantins de chez moi. Et tu dois le savoir aussi puisque tu as ramené toute une armée avec toi pour venir me faire ta visite de courtoisie... Comme c'est courageux de ta part...

Qu'il s'en prenne donc à elle. Qu'il laisse le club tranquille.
La jeune femme n'affichait toujours aucune émotion, mais elle savait qu'Isak n'attendait que ça : une petite étincelle pour allumer la mèche. Finalement, réflexion faite, peut-être qu'elle allait brûler quand même ce soir... Et dans ce cas ils brûleraient tous avec elle.
La Hellraiser contourna son bar et l'ordure joliment posée dessus, puis se servi un verre d'alcool posément avant de le descendre d'une traite.

-  Alors dis-moi Isak, quelle est la vraie raison pour laquelle tu as ramené ton armée ici ? Pas que je n'en ai pas une petite idée, mais j'adorerais connaître ton plan et savoir ce que tu vas réellement en retirer, à part une immense satisfaction et une raison de flatter ton égo surdimensionné... Ce qui est certainement largement suffisant à ton bonheur n'est-ce pas ?

La jolie rousse se servit un deuxième verre. Si avant la jeune femme n'avait pas quitté le dealer du regard, elle avait maintenant ses yeux rivés sur son verre d'alcool, concentrée sur sa tâche. Puis elle prit une aussi grande indifférence à le vider à nouveau en une fois. De toute façon rien ne servait de surveiller Isak car de l'impression que Moïra en avait, il était déjà partout à la fois...


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You're gonna lose your soul, tonight.
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Dernière édition par Moïra J. Everett le Mar 6 Déc - 19:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand le chat n'est pas là... ft Moïra   Mer 30 Nov - 21:52



   
Symphony Of Destruction
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Le dealer s’installa plus confortablement sur le meuble, en suivant la frêle carrure de Moïra. Ses sourcils haussés et son rictus bourré d’espièglerie en disaient long sur le sentiment de toute-puissance qu’il ressentait à cet instant, et dont il se gavait avec une insatiable convoitise. Le patronne du Bones n’était pas crédule et connaissait l’énergumène, ce fut donc de marbre qu’elle demeura, certainement peu désireuse de lui offrir la satisfaction d’une crainte quelconque en réponse à ses menaces et provocations. Pourtant, Isak aurait parié cher que dans son coeur, l’émotion était en ébullition, et pas la plus plaisante à ressentir. Dommage, il se serait régalé de voir jaillir le flot tumultueux qui tourmentait son âme. Elle avait beau garder la face, lui non plus n’était pas dupe. Le mafieux était aussi conscient que, ce soir, il était seul à détenir les rênes du pouvoir entre ses doigts. Réjoui de cette pensée, il laissa descendre dans sa gorge le liquide cristallin qui lui déposa un peu de feu sur la langue, et qu’il déprécia dans un juron. « Putain, ils ont les langues coriaces ces pochtrons de russes, comment ils font pour apprécier ce truc ? ». Le junkie avait toujours préféré les alcools plus dilués et plus sucrés, aux parfums plus exotiques. Néanmoins, quand on buvait ce genre de boisson ce n’était pas pour l’apprécier, mais pour s’enivrer. Du moins, selon sa conception. Avec cette idée en tête, il amena la bouteille face à son visage perplexe et l’observa au bout de son bras tendu, avant de simplement la laisser s’échapper. Le contenant se brisa sur le sol, déversant le contenu.

Dans un souffle, pendant qu’il ramenait l’une de ses jambes contre lui sur le comptoir, son regard se posa sur la rouquine. Un rire fila d’entre ses lippes, franc et profondément railleur. « Une armée ? Ce ne sont que quelques pions d'une très grande collection ». En réalité son cheptel n’était pas si grand, mais elle n’avait pas besoin de le savoir. Finalement, personne ne savait jusqu’où sa clique s’étendait, ni combien d’hommes elle comptait réellement. C’était un atout de taille lorsqu’il fallait se confronter aux plus forts, le trafiquant n’avait jamais hésité à user du mystère pour soumettre des tiers à son autorité, ou à son chantage. « Des pions sacrifiables à priori, heureusement que la garnison se renouvelle facilement, et surtout très rapidement ». Ce n’était pas non plus tout à fait vrai, mais il n’allait pas avouer à son hôte que l’amputer de gars comme ceux qu’elle avait fait disparaître ce soir pouvait engendrer quelque faiblesse, même passagère. Par les temps qui courraient, renflouer les rangs était devenu un tantinet compliqué. Le peuple avait autant peur d’être pris en flagrant délit qu’envie de braver les interdits. Isak ne pouvait lui en vouloir, quand on savait qu’on pouvait encourir la peine capitale pour un peu de coke dénichée dans les poches, si on avait le malheur d’être en plus victime de sale gueule.

« Mais, dis moi... Tu insinues que je suis lâche, Moïra ? On m’a traité de pas mal de choses, mais on s’en est encore jamais pris à mes couilles. Si seulement pour toi c’était la raison de leurs présences ici...  Tu t'en doutes, ils ne sont pas là pour me servir de bouclier, je vaux mieux que ça, c'est pas très sympa de me prendre pour une fillette ». Sur ces paroles, il descendit de son perchoir et vint se tenir au plus près de la belle rousse. Le sorcier attrapa le réceptacle dans lequel elle s’était servie plus tôt et déversa un peu de sa liqueur dans le verre de celle-ci. « Tu en prendrais bien un petit troisième ? Mon petit doigt me dit que tu vas avoir besoin de boire pour oublier ce soir. Mais ne te saoules pas trop vite non plus, que tu puisses profiter du spectacle ». Il ne fallait pas qu’elle sombre dans le brouillard de son eau de vie avant le début des réjouissances, Isak comptait faire étalage de sa vengeance à un esprit lucide qui se souviendrait longtemps du revers de la médaille. A quoi bon faire tant d’efforts et l’honneur de sa présence si ce n’était pour que la victime de ces querelles se remémore les événements, se laisse dompter par la crainte de leur recommencement. Cette nuit, c’était une leçon qu’il s’apprêtait à donner, qu’il espérait ne pas avoir à répéter. Elle serait donc suffisamment grandiose et explicite, marquerait l’esprit déjà ébréché qu’il entendait briser.

Le mage claqua ses paumes l'une contre l'autre en se tournant vers ses sbires. La clientèle avait déserté, l'heure de la tragédie sonnait donc. « Allez mes braves, la gente dame s’impatiente ! ». Et les réjouissances promises débutèrent. Les membres de sa mafia s'appliquèrent à la destruction des lieux, s'en donnèrent à coeur joie. Les machines à sous furent couchées puis rouées de coups, les tables de jeux renversées et réduites en morceaux, les bouteilles et la vaisselle jetées sur le plancher. Le dealer ne prit pas part à l'action, mais la dévora d'un regard radieux, un très léger rictus aux recoins des lèvres. Le boucan de la sauvagerie déferlante était un son très agréable à ses oreilles. Il s’accouda sur le bar et plongea toute son attention dans cette dévastation, avant d’y mettre un terme d’un haussement de voix. Sans quitter les ruines des yeux, il s'adressa à la propriétaire d'un ton paisible, totalement indifférent à la détresse qu'elle devait inéluctablement accueillir. « La réponse à ta question, tu la connais forcément, j’avais juste besoin d’un peu de main d’oeuvre. Si tu jettes un coup d’oeil plus attentif à mes gars, tu constateras qu’ils ne sont même pas armés. Tout est resté au placard. Ca n’a rien à voir avec l’ego, c’est juste une question de bon sens. Grayson n’est plus là... Kyran a depuis longtemps délaissé le devant de la scène... Tu es seule. Et seule tu n'es rien. Quant à moi je suis un éternel flemmard et un grand opportuniste, je saisis simplement une belle occasion, pendant que toi tu décides de déraper au plus mauvais moment ». Se débarrasser de ses gaillards en ces temps de solitude avérée s’était révélé trop audacieux, ou complètement stupide. Quoi qu’il en était, l’un n’allait pas sans l’autre pendant que l’impuissance gagnait Moïra. Qu’elle en était réduite à devoir contempler l’anéantissement de son établissement sans aucun droit de protestation.

Le mafioso quitta sa position pour aller se planter au milieu du décor - un véritable carnage. De ses pas assurés résultèrent des bruits d’éclats de verre. Il cessa son avancée à quelques centimètres d’un mécanisme tellement détérioré qu’il n’aurait jamais parié sa remise en état. Pauvre Bones... Le suédois fit face à la jeune femme en levant les bras, désignant par ce seul geste les ravages bien entamés. « Tout ça, c’est juste une mise en bouche ». Ses membres s’affaissèrent contre ses côtes et son faciès prit un air autoritaire. « Je te propose un compromis ». Un bref silence fut installé, juste pour une petite touche de suspens. Puis les yeux clairs du sorcier s'assombrirent. « Si mes hommes ne sont pas rentrés, c’est qu’ils ne sont jamais sortis d’ici. Et je n’en ressortirai pas non plus tant que tu ne m’auras pas révélé le sort que tu leur as réservé ». Il se tut quelques instants, qu'elle puisse prendre le temps d’assimiler l'information, puis reprit sur le même ton, avec un parfait aplomb. « T’arrêtes de me prendre pour un con et je te laisserai, peut-être, quelques machines en état pour te refaire - ce serait dommage que tu doives vendre ton joli petit cul classieux pour continuer à l'entretenir. J’ai envie de me montrer généreux, en souvenir du bon vieux temps ». Du temps où le respect les liait encore, où chacun connaissait sa place et son rang. Du temps qui ne laissait rien présager des atrocités qui venaient de foudroyer le Bones et sa gérante. Comme elle devait regretter ce jour où elle avait octroyé un peu trop de liberté au trafiquant, ordure de haut vol qui s'était empressée de se faufiler dans la faille et de pourrir l'enceinte du club. « Il t'avait prévenue le toutou, dommage que tu ne l'aies pas écouté à temps ». Un amusement mêlé de sadisme étira soudain ses lèvres. « Heureusement qu'il n'est plus là pour voir ça, t'imagines ce qu'il aurait pensé de toi ? La faible femme qui a conduit sa maison à la ruine » Et pendant qu'elle se laissait certainement dériver vers l'amertume, le profiteur jubilait de sa douleur. Bordel, comme il était bon de se sentir tout-puissant, presque invincible. Comme il était bon de se sentir vivant ! Les effluves du pouvoir et des souffrances causées semblaient le mener chaque fois sur le chemin d'une sensation de vie perdue. L'obscurité le faisait vibrer, sentiment qu'il avait peu à peu oublié dans la géhenne de Darkness Falls et avec lequel il se réconciliait en provoquant l'enfer des autres. L'obscurité, il s'y laissait glisser toujours plus, perdant dans cet acheminement le peu d'humanité qu'il avait conservé au profit d'un monstre en devenir - monstre déjà bien façonné que personne ne semblait pouvoir stopper.

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