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 Electric Funeral {Ambre & Casey}

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MessageSujet: Electric Funeral {Ambre & Casey}   Dim 27 Nov - 18:07

Electric Funeral
Ambre M. Del Nero & Casey C. Fitzgerald
by pandora


Il s’abandonne aux caresses médusées de l’astre de la nuit, essayant en vain de combattre la vague de terreur dans laquelle son univers est plongé. Il avance dans l’obscurité grandissante, une capuche noire rabattue sur la tête. Son regard s’attarde prudemment sur les portes massives des demeures ancestrales, sur ces immenses structures semblables à des forteresses. Les louisianais savent se surpasser, lorsqu’il est question d’architecture. La puissance de ces monuments le renvoie à une époque à présent révolue. La maison des Fitzgerald, à la décoration raffinée et luxueuse, surplombait le quartier résidentiel dans lequel elle était implantée. Les pleurs silencieux s’accumulent, des images fictives et mortifères inondent son esprit. Deux cadavres gisent dans une flaque de sang, et les hurlements des nombreux hommes d’affaire tentant de gravir des échelons au sein de cette entreprise mirobolante résonnent dans le vieux couloir lugubre. Cette scène tourne en boucle dans sa tête depuis plusieurs années. Le fruit d’une imagination fertile et pervertie. La vérité, c’est qu’il n’a pas pu assister à la mort de ses parents. Pas même aux funérailles. Abandonné dans un hôpital psychiatrique comme un vulgaire détritus. L’odeur pestilentielle qui émanait de cette taverne des enfers remonte encore jusqu’à ses narines, et la crainte d’y retourner à nouveau lui donne envie de vomir l’intégralité de ses organes. Le gloussement des malades qui se débattent sur leur lit résonnent encore à ses oreilles. Il a encore les marques des chaines serrant fortement ses poignées. Chaque nuit, des cauchemars viennent troubler son sommeil. Les infirmières lui injectent encore et toujours la même dose de venin, lui dérobent tout objet risquant de mettre en péril la sécurité de chacun, avant de s’occuper des fous alliés qui jouent avec leurs selles, enfermés dans leur chambre d’isolement.  

Happé par ces réminiscences douloureuses, il plante une cigarette dans son bec, croyant à tort que la nicotine arrangera ses affaires. Les meurtrissures sont bien trop profondes. Elles ne pourront pas être balayées d’un simple revers de main. Le seul moyen de soulager son cœur de ces évènements traumatisants est de laisser l’adrénaline courir dans ses veines, d’entrer dans une frénésie destructrice.  Au coin de la rue, il aperçoit un pseudo politicien, probablement convié à toutes les réceptions mondaines, vêtu d’un tailleur noir fait sur mesure. Sa coiffure est impeccable. Sa cravate est parfaitement ajustée et ses chaussures ont été cirées jusqu’au dernier millimètre. Il est accompagné par des gros malabars qui lui servent de gardes du corps. Une apparition qui déclenche une vague de rires et d’exclamations. Casey ne peut pas s’empêcher de l’ouvrir. « On escorte la petite princesse ? ». L’un d’entre eux prend le soin d’accrocher son arme à sa ceinture, toisant cet impertinent de toute sa hauteur, d’un air glacial et menaçant. Casey comprend qu’il n’a pas intérêt à broncher davantage. Il poursuit sa route,  les nerfs à vif, tentant en vain d’élaborer un plan qui occupera sa soirée. Il n’a pas l’habitude de prendre congés, de plier, de les laisser lui dicter sa conduite en craignant les réprimandes.

Le courroux refait surface. Il tremble de frustration et d’irritation. Il n’arrive pas à se concentrer. Il ressent le besoin d’apaiser les tensions internes. Il fait demi-tour, livré à des pensées revanchardes. C’est trop tard. Des volutes de fumées noires emplissent ses poumons. La bâtisse est enflammée. Quelqu’un l’a devancé. Ses yeux s’écarquillent de stupeur. Qui est à l’origine de cet incendie ? Il l’ignore. Le fautif a déjà pris ses jambes à son cou, et il ne pourra pas lui décerner la médaille du mérite. Il prend place sur un banc en pierre blanche, et observe les flammes qui dansent avec une fascination malsaine. Les sirènes de police le sortent de sa torpeur. Les pompiers ont presque fini d’éteindre le feu lorsque le toutou de service se pointe et marmonne quelque chose en lui lançant un coup d’œil accusateur. L’air de rien, il lui esquisse son plus beau sourire. « Ma douce, tu arrives à temps pour les festivités. Je m’inquiétais. J’ai cru que tu n’arriverais jamais à te frayer un chemin parmi la foule. J’espère que tu n’as pas oublié de ramener du pop-corn ». Toute sa vie, il a été entouré d’ironie. A présent, il excelle dans ce domaine. Il ajoute un clin d’œil très appuyé, affichant une expression figée dans la nonchalance. « Tu ne tiens pas en place. Et si tu posais tes jolies petites fesses ? ».

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Dernière édition par Casey C. Fitzgerald le Mer 28 Déc - 16:14, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Electric Funeral {Ambre & Casey}   Lun 28 Nov - 15:23


Electric Funeral
Let the fire burn the ice ••• Elle devait être de ceux qui avaient le mieux vécu le retour dans le monde réel. Il n'y avait pas réellement eu de contrecoups, si on retirait les blessures physiques qui l'empêchaient toujours de mouvoir son bras gauche comme elle le souhaitait. Et quelques nausées aussi, qui la prenaient lorsqu'elle s'y attendait le moins. D'ailleurs, ce sujet avait soulevé un vif débat avec Niklas. Il aurait voulu la maintenir en repos quelques jours de plus. Chose qu'Ambre avait refusé en bloc. Et elle était bien plus têtue qu'il n'y paraissait, notamment au sujet de son travail. Parce qu'elle avait besoin de s'occuper et le corps, et l'esprit pour ne pas sombrer dans ses souvenirs – et dans sa folie –. Des occupations bien courtes et éphémères. Qu'elle mêlait à ses activités de tueuse lorsque besoin était. C'était ce qui avait dû plaire à son... Protecteur, comme il s'appelait lui-même. Ca et son manque total d'émotions et d'empathie. Un vague sourire se dessina sur ses lèvres à cette pensée, alors que son regard se posait sur l'horloge ancienne à quelques mètres de là. Un putain d'avantage qui devenait rapidement négatif dès qu'elle entrait en contact avec la vie quotidienne. D'ailleurs, en parlant de ça, il serait peut-être temps qu'elle rentre. Son service touchait à sa fin et son interlocuteur n'aurait plus besoin d'elle. Parce que oui, aujourd'hui, elle avait eu le droit à un genre de missions de protection. Même s'il s'agissait surtout de faire en sorte que personne ne prenne de photos de la nouvelle maîtresse de l'homme. Qui était excessivement jeune. Plus que l'italienne, ce qui était peu dire.

Un geste, un remerciement à peine formulé et Ambre était libre. Juste à temps pour enclencher avec le meurtre de sa nuit. Et de passer se changer. Non pas que son uniforme la dérangeait mais elle préférait éviter de mêler son employeur à ses activités plutôt illégales. La jeune fille passa la porte d'entrée, richement décorée dans un style rennaissance italienne, et inspira l'air frais de la nuit. Décidément, elle n'était pas faite pour un boulot d'intérieur. Elle avait seulement besoin de vivre en plein air. Même si la ville était le seul endroit protégé maintenant. Enfin, vous avez compris l'idée. Un coup de vent l'obligea à retendre son chemisier noir sur ses bras, cachant par la même occasion les derniers bandages qu'elle avait. La jeune fille n'appréciait pas le froid. Ou juste le frais. Il fallait qu'il fasse chaud pour qu'elle se sente chez elle. Et c'était ce qui arrivait la plupart du temps à la Nouvelle-Orléans. Heureusement qu'elle avait suivi les vagues de migration.

Perdue dans ses pensées, elle ne perçut pas de suite l'odeur de brûlé qui envahissait ses narines, ni la fumée qui obstruait progressivement son champ de vision, ni les ordres stridents lancés par les pompiers déjà sur les lieux. Il fallut qu'on vienne lui parler directement, alors qu'elle sortait à peine de la propriété de son "client", pour que la tueuse prenne conscience de ce qui se passe. Et qu'elle ordonne au pompier de retourner faire son boulot. Ce n'était pas le moment de venir discuter avec elle. Un mouvement sur sa gauche attira son attention et elle eut à peine le temps d'apercevoir ce qu'elle aurait considéré comme une silhouette humanoïde en temps normal. Néanmoins, ce soir-là, elle décida de ne pas la poursuivre dans les ténèbres. Parce qu'ils étaient en plein garden district, soit le quartier résidentiel le plus huppé de la ville, et que les élites commençaient à sortir de leurs villas de luxe. Et bordel Ambre détestait ce genre de situations. Puisqu'elle était la seule milicienne dans le coin, qu'elle le savait, et qu'elle allait devoir gérer cette merde, discuter en affichant un sourire de façade, du respect qu'elle ne ressentait absolument pas, de l'empathie dont elle se moquait. La jeune fille était ainsi, à respecter l'autorité mais sans être du genre à prendre des gants lorsqu'elle avait quelque chose à dire. Parce qu'elle était très directe. Même si elle parlait assez peu en y pensant.

Elle se fraya un chemin parmi les pompiers alors que l'incendie perdait en intensité. Sa langue claqua contre son palais alors que son regard fouillait les alentours. Et tomba sur une silhouette qui lui était connue. Il était un peu trop souvent présent lors d'incendies à son goût. Et Ambre n'avait jamais caché qu'elle le considérait comme l'investigateur de beaucoup d'entre eux. Oui, avec elle, la présomption d'innocence, elle n'existait pas trop. Ce qui pouvait la mener à quelques problèmes comme avec Vaas et Tristan. A cause de ça, elle restait très franchement sur ses gardes quant à ce qu'elle disait ou faisait maintenant. Même lorsque la personne face à elle se permettait des remarques qui l'agaçaient au plus haut point. Avec un sourire qui lui donnait juste envie de lever les yeux au ciel. S'il tentait de l'amadouer ainsi, il allait juste s'y casser les dents. Ses doigts effleurèrent inconsciemment la garde de son épée. Décapiter les gens était toujours plus agréable que de leur mettre une balle dans le crâne à ses yeux. Un peu plus sanglant aussi.

"Malheureusement non, je n'ai pas eu le temps de passer en acheter. Et puis, je ne m'attendais pas à te voir ici. J'ai tendance à oublier que tu es présent sur chacun des incendies que je couvre."


Bon, ça, c'était exagéré. Elle ne le voyait pas à chaque fois et surtout, elle enquêtait assez peu sur les incendies. Sauf quand ils concernaient le Gouvernement ou les affaires moins légales de Niklas ou de ses associés. Là elle s'y intéressait de plus près. Et son interlocuteur avait la fâcheuse tendance à être présent à ce moment-là. A observer les flammes avec une attention toute particulière. Si Ambre avait été une citoyenne comme une autre, elle aurait trouvé ça malsain, effrayant. Mais vu ses propres passe-temps... Ce serait se foutre de la gueule du monde. Et les flammes restaient belles, quoi qu'on en dise. Indomptables, libres. Destructrices.

"Je préfère rester debout. Au cas où il y ait un autre départ de feu. C'est plus facile pour réagir, ne penses-tu pas ?"


Elle planta son regard vairon dans celui de son interlocuteur, un vague sourire plaqué sur le visage. Copier les comportements qu'elle avait vus pour apparaître comme plus humaine. Une tactique comme une autre. Elle croisa les bras sur sa poitrine et lança, sur le ton de la conversation :

"Le feu n'a pas si bien pris que ça cette fois-ci. C'est un peu triste. L'incendiaire ne risquerait même pas sa peau s'il se faisait arrêter."


Il n'y avait que quelques dégâts matériels. Et encore, pour l'homme blindé qui y habitait, ce n'était pas grand-chose. Ce serait juste par principe qu'il s'énerverait.

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MessageSujet: Re: Electric Funeral {Ambre & Casey}   Mer 7 Déc - 18:34


Une lueur de fascination brille au fond de ses prunelles, alors qu’il observe toujours les flammes s’étirer lascivement et piétiner les jardins fleuris. Ses lèvres se plient en une moue songeuse. Il ne renoncera donc jamais à ses vieilles habitudes. Il retombe toujours dans ses vieux travers, avec une facilité déconcertante, s’enfermant dans les mêmes schémas répétitifs. Il se réveille dans ce qui semble être le fond d’un précipice. Dans le coin d’une cellule, recroquevillé sur lui-même, il doit faire face à cette voix autoritaire qui s’élève derrière la grande porte en acier. Ou bien allongé sur un lit d’hôpital, forcé d’enfiler une chemise à carreaux blancs et bleus. Les yeux gonflés et la mine décrépie. L’odeur familière de rouille lui chatouillant les narines. Il maudit cette faiblesse qui a le don de le mettre quotidiennement dans un pétrin monumental. Il ressent encore la peur et la fatigue, qui cèdent progressivement la place à l’impuissance. Les larmes lui montent aux yeux, lorsque les souvenirs des premières nuits passées en hôpital psychiatrique lui reviennent à l’esprit. Il aurait été plus simple de le ligoter sur une chaine, et de lui envoyer une horde de rôdeurs. De les inviter à consulter le menu du banquet, à savoir son cerveau dérangé. Il avait eu l’impression de devenir fou. Le silence dans la pièce était tellement pesant, étouffant. Sa respiration résonnait, et le froid mordant se répandait dans sa poitrine. Il poussait des plaintes nerveuses. Des halètements et des gémissements s’échappaient de ses lèvres, mais en vain. Il avait beau essayer d’attirer l’attention, personne ne lui prêtait main forte. Il avait compris la menace. Il était prisonnier, et un gouffre noir finirait par l’aspirer tout entier.

Les cris stridents et les sirènes d’alarme le tirent de sa léthargie, mais il a quand même l’impression de suffoquer. Il bouge, désespérément, essaye d’aspirer l’air de la liberté. Tout est devenu si sombre. Il cherche à mettre de l’ordre dans ses idées. Il frotte son crâne douloureux, attise le regard curieux des passants qui rient à gorge déployée. Inconscients du danger qui les entoure. Indifférents à la souffrance d’autrui, écrasant les êtres inférieurs, se tordant de dégout en croisant la route d’individus qui ne sont pas conformes à leurs valeurs étriquées. Ils ne sont bons qu’à souffler sur les tisons de la désinvolture. Paradoxalement, ils sont tellement dociles. Ils n’oseraient jamais se dresser contre l’autorité naturelle des membres du gouvernement. Il n’y a plus aucune chance, pour les citoyens et leur cervelle en déperdition. Il secoue la tête, agacé par ce lot d’absurdités. La panique étant à présent retombée, il n’a qu’une idée en tête. Trouver une autre échappatoire. Quitter les lieux, rentrer à la maison et contempler un verre d’alcool à moitié vide.  La chance sourit toujours aux audacieux. A croire qu’une confrontation verbale sera plus à même de lutter contre ses ruminations. Il est hors de question de s’incliner sous les sermons sévères d’une petite mégère. Il sent ses poils s’hérisser à la simple vue d’un représentant de l’autorité. La peur de retourner en prison resurgit au plus profond de ses entrailles.

Qui a dit que l’être humain avait besoin d’être cadré pour pouvoir se construire ? Ils prônent des belles valeurs de paix et d’amitié, après avoir déchiré la main de plusieurs condamnés, dans une gerbe de sang et d'os. Quelle belle marque d’hypocrisie. Il contemple son arme tranchante avec un mélange de provocation et d’écœurement. « Nos résidents ont eu le plaisir d'assister au spectacle du cirque Piccolino ! Une épée ! Tu me proposes un affrontement digne et courtois. Poupinette, c’est digne du Moyen Age ! Je ne m’attendais pas à tomber sur frère Tuck. J’aurais dû penser à enfiler ma coule… ». Il agit comme si ces accusations lui passaient au-dessus de la tête. Il réplique avec une assurance feinte. Au fond de lui, il sait qu’il risque gros. Il ne peut pas s’empêcher de se jeter dans la gueule du loup. Un sourire idiot collé sur le visage, il se plante devant elle, fait glisser une de ses mèches de cheveux entre ses doigts. « Tant de considérations. Je suis flatté. J’hésite, j’hésite. Je pourrais refuser la légion d’honneur, ou te laisser le plaisir de me menotter et d’imposer ta domination. Des années de frustration à extérioriser… ».

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MessageSujet: Re: Electric Funeral {Ambre & Casey}   Mar 13 Déc - 1:42


Electric Funeral
Let the fire burn the ice ••• Elle était dans son domaine, au milieu des flammes et de la destruction. Elle connaissait cela par cœur finalement, elle avait évolué avec. Néanmoins, il n'y avait jamais eu de fascination pour le feu en elle, contrairement à son vis-à-vis. Aucun réconfort dans cette vision, que la tueuse associait plus  aux enfers qu'à la vie de tous les jours. Les habitants commençaient à se réveiller, à sortir de leurs écrins pour observer la villa de leur voisin réduite en cendres. Des rires fusèrent, et Ambre ne put s'empêcher de rouler des yeux. Ils avaient toujours des réactions bizarres pour le commun des mortels. Et pourtant, la jeune fille faisait partie de leur monde. De celui des ultra-riches, des ultra-privilégiés. Et si elle en avait eu envie, elle ne serait pas en train de s'occuper de l'incendie en tant que shadowhunter, mais elle profiterait des soirées mondaines ou ce genre de conneries. Soirées faites d'hypocrisie, de faux-semblants, de manipulation. Et puis, il fallait l'avouer, l'italienne était bien plus douée en tant que tueuse ou stratège que dans les relations sociales. Finalement, sa position lui était largement suffisante. Bien qu'elle gardait sa fortune et les liens de cette époque révolue bien au chaud. On ne savait jamais, si un jour elle avait besoin de modifier sa vie, ou juste d'informations, ils lui seraient toujours utiles. Mais aujourd'hui, ils se contentaient de l'agacer avec leurs regards. Dire qu'elle possédait bien plus qu'ils n'auraient jamais, et qu'ils ne le savaient même pas.

Heureusement pour elle, son uniforme évitait que ces riches ne viennent discuter avec elle, soulignant à quel point elle était une incapable. Alors que ce n'était pas sa mission de protéger ces lieux, mais ceux des gardes du corps engagés par le Gouvernement plutôt. La jeune fille passait juste par là et cela lui tombait dessus. Et aussi, elle était déjà en discussion avec Casey, personne à qui ils n'oseraient même pas adresser la parole. Il fallait bien lui trouver une utilité. D'ailleurs, la conversation risquait de s'envenimer rapidement, mais c'était ce qu'elle venait chercher. C'était aussi un moyen pour elle de confronter le jeune homme à ce qu'il faisait réellement. Oui, encore une fois, la présomption d'innocence, la tueuse ne connaissait pas trop. Le Gouvernement non plus, ce qui était plutôt arrangeant. Qui se ressemble s'assemble. Et elle avait trouvé en les dirigeants de quoi satisfaire ses envies de sang. La seule chose qui lui permettait finalement de se sentir un peu vivante. Un peu moins vide. Un peu plus monstrueuse aussi.

Elle cligna des paupières à deux reprises suite aux mots de Casey. Il y avait de l'ironie dans ceux-ci. Ambre le percevait mais n'en comprenait pas toute la teneur. Certes, une épée, ce n'était pas l'outil le plus vu ces dernières années, notamment avec l'avènement des armes à feu. Cependant, la jeune fille avait toujours pris un certain plaisir à manier cette arme. Et, au fil des années, c'était devenu sa marque de fabrique. Lorsqu'aucune instruction n'était donnée quant à la façon dont devait mourir sa cible, la décapitation à l'épée était choisie. Digne du Moyen-Âge... Il n'avait pas tort. Mais d'un côté, l'impact sur les esprits n'en était que plus brutal. Tout calculer pour que ce soit remarquable. Glauque. On ne lui demandait pas d'arrêter des opposants, de les faire disparaître. Il fallait que ça marque les esprits, heurte la sensibilité. Jouer aussi sur la fascination de l'être humain pour le morbide. Des tas de données avec lesquelles elle jonglait en permanence. Avec lesquelles son cerveau exacerbé s'amusait. Certes, ses missions n'avaient rien d'officiel, et elle serait certainement éliminée par son propre camp si ce scandale éclatait au grand jour. Mais elle avait confiance en ses capacités pour ne pas se faire remarquer.

Ses yeux vairons ne lâchent pas la silhouette du jeune homme, d'autant plus qu'il amorce un geste pour se rapprocher d'elle. Ambre n'avait jamais apprécié ça. Les proximités physiques, qu'on entre dans son espace vital. Cependant, mieux valait ne pas montrer que cela la dérangeait. Un signe de faiblesse ne la mènerait qu'à sa perte. La jeune fille maintint alors son masque de marbre sur son visage. Et se tint droite. Et encore du sarcasme. A croire que certains en usaient et en abusaient. En tout cas, s'il espérait l'énerver ainsi, c'était peine perdue.

"Qu'importe que ce soit digne du Moyen-Âge ou non. Tout dépend la façon dont on s'en sert. Tu peux avoir la meilleure des armes à feu, si tu es incapable de réagir rapidement, une simple épée suffira pour te mettre hors d'état de nuire. On peut faire un test si ça t'amuse tant que ça..."

Un vague sourire se dessina sur son visage. Mais pas forcément le genre de sourire très sympathique... Et Ambre serait capable de lui offrir une arme juste pour le plaisir d'avoir une raison de l'éliminer. Parce que oui, l'arrestation, c'était surfait pour elle. C'est la vie ou la mort aujourd'hui, il n'y a plus d'entre-deux. Et non, la tueuse n'avait pas peur de risquer la mort. Sa confiance envers ses propres capacités était totale. Elle se savait à même d'anticiper le moindre geste de ce novice, pourquoi le craindre ? Son ego finirait par être sa perte un jour...

"Oh, c'est gentil de t'inquiéter pour moi. Mais ne t'en fais pas, je sais que j'aurai bientôt l'occasion d'asseoir mon autorité, sans que tu aies besoin de jouer un rôle."


Puisque c'était le but. Elle attendait le pas de travers, le mot de trop à son encontre. Il restait pour l'instant dans le "politiquement correct". Mais pour combien de temps encore ? Finalement, la jeune fille voulait juste qu'il lui offre l'occasion de jouer de son pouvoir pour qu'il se taise. Et qu'il s'écarte d'elle aussi. Un nouveau filet de fumée noire s'éleva dans le ciel, se glissa devant la lune déjà peu brillante. Les pompiers avaient l'air d'avoir du mal à stabiliser le centre du foyer flambloyant. Certainement que l'incendiaire avait ajouté un quelconque élément chimique réagissant à l'eau utilisée par les combattants du feu. Malheureusement, à vif, Ambre n'aurait pas été capable de donner un nom. Et surtout, elle ne connaissait pas toutes les réactions possibles et imaginables entre les atomes. Sa génitrice ne lui avait pas confié tous ses secrets. Bref. Une question lui brûla les lèvres.

"Et sinon, que fais-tu à Garden District ? Il ne s'agit pas du quartier de prédilection de la populace dans mes souvenirs..."


Une précision pour souligner que techniquement, il n'avait pas grand-chose à faire ici, malgré son allure collant avec les standards des lieux. Et cette fois-ci, c'était une véritable interrogation. S'il voulait jouer en lui répondant... Elle se contenterait de revenir inlassablement dessus. La milicienne était d'une patience totale. Quand l'envie lui en prenait ou que son cerveau ne décidait pas le contraire.

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MessageSujet: Re: Electric Funeral {Ambre & Casey}   Sam 17 Déc - 17:16

Il aimerait sortir de cette discussion houleuse, lassé de devoir continuellement batailler contre les représentants de la haute société louisianaise. Des entretiens importants, mais ô combien soporifiques, et atrocement longs. Ces menaces sont débitées sans vergogne. Le contenu proposé par cette oratrice de bas étage est d’une médiocrité évidente. Il se permet de bailler bruyamment, à s’en décrocher la mâchoire, avec un air de profond ennui sur le visage. Il étire longuement ses membres, un à un. « Toujours la même chanson », réplique-t-il, dans un mélange de cynisme et de sarcasme des plus polluants. Ces démonstrations d’autorité l’épuisent de plus en plus. C’est un cercle vicieux, étant donné que sa bêtise et son vice ont de quoi accroître l’irritation de ‘madame la supérieure sainte nitouche’. Elle n’a rien d’une héroïne. Elle est assez frêle, et dégage un océan d’innocence et de fébrilité. Il a du mal à réaliser que paradoxalement, elle porte en elle une malfaisance dérangeante. Ses traits angéliques induisent en erreur. Elle n’est pas à sa place, perdue au milieu de ce champ de bataille, balayant quotidiennement du regard des silhouettes qui crachent du sang et qui tombent à genoux. Il est prêt à parier que le bruit de la chair qui se déchire soulève constamment le cœur de cette soit disant justicière. Un jour, il la surprendra en train de fermer les yeux, de fuir devant cette réalité sinistre.

Il ne la prend pas vraiment au sérieux. Il ne serait pas surpris, s’il la croisait dans un espace essentiellement composé d’adolescents pré-pubères, en train de percer leurs boutons d’acné et de réagir à des poussées dentaires. Il éclaterait d’un rire moqueur, en la voyant courir jusqu’aux toilettes pour se rafraichir le visage et retoucher son maquillage, faisant avaler des images dégoulinantes de niaiserie à ses interlocutrices. A condition d’y foutre les pieds un jour. L’idée ne lui traversera jamais l’esprit, bien heureusement. Il a d’autres chats à fouetter. Il n’a que faire, des aboiements intempestifs et du devenir de cette petite mijaurée.  Il se serait déjà tiré, s’il avait été lavé de tout soupçon. La crainte de se retrouver derrière les barreaux lui volent des frissons de peur. Il sature, à l’entendre geindre. Il est forcé de rester là, immobile, et de laisser quelques idées d’échappatoire germer dans son esprit. « Tu perds une énergie folle, à proliférer des flots de menaces dans le vent. Qui est l’imbécile qui a eu l’idée de confier une arme à une pauvre gamine candide écervelée ? Tu as du en faire fuir plus d’un. Avec toi la course est longue et on est pressé de franchir la ligne d’arrivée… ». Il marque ses propos du même ton ironique.

Tous ses sens sont aiguisés et ses nerfs sont à vif. Il est impressionné, par cette belle preuve de self control. Il aimerait lui décrocher un coup de coude dans la mâchoire, prêt à exploser à tout moment. Les volutes de fumées qui rejoignent les nuages emplissent ses poumons.  Le climat devient plus sec et aride. L’air chaud l’envahit. Il a envie de marcher, mais c’est à peine s’il peut déplier un genou sans sentir son regard inquisiteur posé sur lui. Hélas, la colère ne suffit pas à faire office d’antidépresseur. Il a aussi envie de hurler, et de satisfaire les besoins qui l’étouffent depuis qu’il a franchi le seuil de sa porte. Celui de jouer le rôle qui lui est dévolu et de commettre l’irréparable. Il a le pouvoir de tout réduire en cendres. D’ôter la vie à des innocents. De faire la chasse aux criminels. Il est parvenu à trouver un point d’ancrage à son existence morose. Il n’aspire qu’à contempler des brasiers qui purifient son honneur, durant un laps de temps, avant que la culpabilité ne le rappelle à l’ordre.

Ambre, quant à elle, garde des convictions ridicules. Elle lui sert toujours des grands discours, sur sa supériorité. Il esquisse un faible sourire, en réalisant l’absurdité de ses paroles. De bien jolies promesses remplies d’idéalisme. La vérité, c’est qu’elle n’est visible qu'au microscope, dans ce monde. Tout comme lui. « Mouais. Les potiches telles que toi ont surtout un avenir bien tracé. Le métier de gogo-danseuse serait plus approprié, blondie. Laisse les grandes personnes porter le poids des responsabilités. Sois gentille et docile… ». Des soupirs plaintifs s’échappent de sa bouche, alors que les questions fusent. « Je me promène. Je suis un honnête citoyen qui avait besoin de se dégourdir les jambes. On peut arrêter l’interrogatoire ? ».

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MessageSujet: Re: Electric Funeral {Ambre & Casey}   Lun 19 Déc - 23:55


Electric Funeral
Let the fire burn the ice ••• Tout n'était qu'un simple jeu. Avec lui qui essayait seulement de la faire sortir de ses gongs et elle... Qui s'en moquait bien à vrai dire. Finalement, il allait s'y casser les dents tout seul. Puisqu'Ambre ne pouvait pas s'énerver. Enfin, pas comme on s'y attendrait d'un être humain lambda. Même si... Dans son esprit, ses propres réactions étaient tout à fait logiques. C'était le fait de se laisser submerger qui ne l'était pas. Et là était tout le problème. A force de voir le monde au travers de sa propre existence, son propre prisme, elle avait fini par détruire ce qui définissait réellement un Homme. La raison pour laquelle elle resterait jusqu'à sa mort une shadowhunter parmi tant d'autres, aussi remplaçable qu'un pion sur un échéquier. En tout cas, la situation amusait bien Casey. La jeune fille percevait son "irritation", son ennui, et aussi le sarcasme dans chacun des mots qui sortaient de ses lèvres. Et la tueuse le fixait sans la moindre émotion. Evidemment qu'elle répétait la même chanson. Elle n'allait pas se prendre la tête à créer de nouveaux discours pour lui. Il n'avait aucune importance dans sa vie. Il n'était que cette petite puce qui sautait sur sa peau, et il suffisait d'une claque bien placée pour l'éliminer. Sauf que ce ne serait pas très discret, laissant une trace sur elle. Donc, pour le moment, l'italienne se contentait de supporter, de le laisser déverser son sarcasme sans se départir de son masque de marbre. A voir qui en aurait marre en premier.

Elle joua avec la gourmette qui ornait son poignet, seul cadeau de ses grands-parents parternels. Elle les avait croisés une seule fois au cours de sa vie, juste avant de partir aux Etats-Unis. Ils n'étaient que des visages de plus dans son esprit, associés aux termes "papi" et "mamie". Tout simplement. Aucune affection n'en découlait. Déjà à l'époque elle avait du mal avec ces conneries. Pourtant, cet objet était l'un des rares qu'elle avait gardé au fil des années, l'ajustant à la taille de son poignet au fur et à mesure. Vraiment stupide comme attachement. Ses yeux finirent par se détacher du bijou en argent pour se reposer dans ceux du jeune homme lui faisant face. Qui... Continuait sur son discours. Se rendrait-il compte, un jour, qu'il perdait lui aussi de son énergie ? Parce que la considérer comme une gamine écervelée et candide... Certes, elle était loin d'avoir un physique effrayant. Cependant, elle n'avait pas trouvé sa place chez les shadowhunters en étant tout à fait mignonne et saine d'esprit. Enfin. Il ne fallait pas trop en demander à un humain. Dommage que l'intelligence n'était pas une base.

Finalement, Ambre devait se l'avouer, c'en était amusant de provoquer autant... D'ironie par sa simple présence. Et quelques mots aussi. En fait, elle avait du mal à la manier mais elle n'avait pas besoin de cela pour agacer quelqu'un. Seul son comportement était nécessaire. Niklas le lui avait dit. Ne pas apporter de réactions à certaines paroles mettrait les gens mal à l'aise. Alors, la plupart du temps, il fallait jouer le mimétisme pour ne pas créer de malaise. Sauf qu'aujourd'hui, la tueuse s'en moquait pas mal. De nouvelles paroles débordant de gentillesse... Donc, dans son registre, elle n'était qu'une potiche. Au moins, elle, elle savait se servir d'une arme. Aussi, plutôt une potiche entraînée. Et si tout avait été si simple, avec un chemin bien tracé, elle ne serait pas ici. Elle ne serait pas une shadowhunter, bien au contraire. Elle vivrait une vie de fastes et de richesse. Bien loin du sang et des morts. Cependant, beaucoup d'autres éléments rentraient en compte. Un honnête citoyen ? Ambre en doutait, et ne cherchait même pas à le cacher. Elle aurait pu offrir un léger rire sarcastique mais elle préféra simplement hausser un sourcil. Il ne manquait plus qu'une lueur un peu surprise dans le regard pour agrémenter le tout. Mais là, il ne fallait pas rêver non plus...

"Parce qu'en plus Monsieur désire une chanson adaptée à chaque rencontre ? Ce serait perdre encore plus d'énergie pour pas grand-chose."

La même froideur, le même je-m'en-foutisme. Ce marbre dans lequel elle avait été sculptée. Au moins, cela servait son entreprise. Qui, face au jeune homme, était de lui faire cracher la vérité. Ou plutôt ce qu'Ambre considérait comme la vérité. Qui ne l'était peut-être pas mais essayez de faire changer d'avis un mur, vous verrez, c'est compliqué.

"Je ne pensais pas que ce serait si flatteur d'être considérée comme une pauvre gamine candide écervelée. Je te remercie de m'avoir fait relativiser à ce sujet. Et aussi de m'avoir offert sur un plateau d'argent ton ignorance et ton manque d'intelligence."


Un grand sourire s'étira sur ses lèvres. Ce genre de sourire un peu niais, un peu trop "sincère". Celui qui s'intégrait à la perfection dans ses traits de poupée. Celui dont elle avait usé et abusé, qui lui avait permis de mener à bien plus d'un contrat. Celui qui, pourtant, contrastait horriblement avec le vide dans ses yeux et son corps parfaitement immobile. Aucun geste n'avait été fait en direction de ses pistolets, de ses poignards ou même de son épée. Il n'y avait aucune peur, aucun énervement en elle. Histoire de rajouter une couche à la possible irritabilité de Casey. Parce que oui, elle faisait beaucoup de suppositions par rapport à ce qu'il pourrait ressentir mais dans les faits... Elle n'en savait pas grand-chose. C'était aussi le souci avec le fait de ne pas avoir d'émotions, ou plutôt de ne pas les intégrer et de ne pas les comprendre. Elle s'appuyait sur des calculs, sur des connaissances théoriques. Sauf que chaque être humain avait une façon différente de réagir, de ressentir. Et l'italienne ne pouvait pas réellement le percevoir.

"C'est mignon de m'offrir tes précieux conseils. Cependant, ils arrivent un peu tard. J'ai déjà testé ce métier, mais je préfère quand même celui que je fais aujourd'hui. Et voyons, on doit avoir quoi, quatre ans d'écart grand maximum ? Tu te considères comme une de ces grandes personnes ?"

C'était une réelle question cette fois-ci. Cela se ressentait au ton encore plus neutre qu'elle y avait mis. Elle ne s'était pas embarrassée d'un quelconque sentiment, de diriger l'attention dans un certain sens. Elle était tout simplement curieuse de ce qu'il appelait "grandes personnes", puisque pour la jeune fille, c'était un concept qui n'avait pas lieu d'être. La maturité ne venait pas avec l'âge mais avec ce qu'une personne a vécu et les enseignements qu'elle en a tirés. C'était l'une des rares choses plus ou moins positives que son esprit avait gardées de son passé. Parce que le reste, ce n'était pas forcément la joie. Même si l'italienne ne le percevait pas comme tel.

"Non, on ne l'arrêtera pas. Je ne crois pas aux coïncidences et il faut bien l'avouer, je t'ai croisé plusieurs fois au... Mauvais endroit au mauvais moment pour que ça m'intrigue."


Ah, qu'elle aimait cette partie-là de son boulot. Trouver les failles. Faire chuter les gens. S'amuser à user de ses connaissances et de son intelligence dans cette optique-là. Faire basculer des vies pour qu'elles ressemblent à celle qu'elle avait vécue. La seule vraie vie.

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MessageSujet: Re: Electric Funeral {Ambre & Casey}   Mer 4 Jan - 20:43

Il ferme les yeux avec force. Il essaye tant bien que mal de ne pas laisser libre cours à son exaspération. Ce flot de paroles inutiles claque séchement dans l’air. Il en vient à penser que sa simple présence le révulse. Il aimerait tout simplement tourner les talons, partir avant de commettre un acte inconsidéré. Il ne possède pas beaucoup de points de vie. Il n’est pas non plus doté d’une grande force physique. Il aurait souhaité avoir la capacité de saisir le banc en pierre. Céder sous la pression. Le soulever du sol, faire en sorte qu’il heurte sa mâchoire avec une violence telle que toutes ses dents auraient été éjectées. Entendre des craquements. Des grognements rauques. Qu’elle extirpe, dans une douloureuse toux, une sorte de crachat rougeâtre. Il n’est qu’un être humain, avec ses faiblesses. Il passe une main flageolotante sur son visage crispé et laisse échapper un soupir sourd avant de faire craquer ses articulations machinalement. Ses poings se serrent. Ses joues virent au rose.

Son expression est de plus en plus mécontente. Il est forcé d’encaisser sans trop broncher, sans dépasser les limites, jusqu’à ce que cette petite guerre se termine. S’il a l’habitude d’attirer la haine et l’animosité, il est encore incapable d’éteindre totalement le brasier qui le consumme. « Le silence est parfois préférable. Arrête un peu avec tes jérémiades d’immature. La parole est un bien précieux. Tu n’as donc rien appris de tes supérieurs. Tu te contentes de suivre les ordres, aveuglement, comme une brave petite fille », siffle t-il entre ses dents. Elle incarnerait presque le petit soldat parfait. Entraînée à rejeter tout sentiment. Encaissant les coups portés par le grand patron et les souffrances sans réchigner, sans jamais hausser un sourcil. Il ne supportait pas ces potiches qui faisaient toujours preuve d’obéissance, et se contentaient de mener à bien chacune de leurs missions. Et il n’avait aucune envie de courir au fin fond de leur royaume dans le but de les libérer de leur cage. « Un mouton bien docile… ». Il ne peut pas s’empêcher de prendre un air de dégout.

Parfois, il a l’impression d’être un jeune homme sans vie et brisé. Le citoyen modèle n’existe plus. Il est mort depuis très longtemps. Il s’adonne à des jeux vicieux, dangereux et son cerveau ne répond pas toujours présent. Pourtant, il ne peut pas nier qu’il se sacrifierait pour la paix, s’il le fallait. Il serait prêt à abandonner sa vie pour en sauver des milliers d’autres. En bon chevalier servant, il pourrait se lancer à la rescousse de pauvres âmes innocentes. Elle ne peut certainement pas en dire autant. Il n’y a aucun barrage, entre l’esprit d’Ambre et celui des gouverneurs. Elle abandonnerait un enfant à son propre sort. Elle fermerait les yeux et s’avachirait contre le dossier de son luxueux fauteuil. Il aimerait se sauver d’une situation dont il est las. Elle continue de tenir des propos qui prouvent une fois de plus son égoïsme et son apathie démesurés. Elle le jugerait et le condamnerait sans lui laisser la possibilité de se défendre. Ni même le bénéfice du doute. Les flammes des bûchers de Salem se reflètent dans ses yeux. Des massacres sont advenus dans l’Histoire. Ils ont été dénoncés.

Les années se sont succédées, et aujourd’hui, des convictions ô combien dépassées rejaillissent dans le cerveau de la majorité des citoyens. Tolérance zéro. Il ne supporte pas qu’elle le toise avec son air supérieur. Il n’a même pas la force d’essayer de briser la carapace de froideur derrière laquelle elle se retranche depuis des années durant. « Tu n’as aucune preuve pour m’accabler. Je suis présumé innocent. Maintenant, si tu le permets, j’aimerais bien déguerpir. J’ai laissé une casserole sur le feu. Un crime en perspective…». Ajoute t-il en agrémentant sa phrase d’un petit clin d’œil. Il lui renvoie un regard provocateur. Il se permet un contact physique. Une de ses mains part à la rencontre de sa nuque et maintient son visage à proximité du sien. « A moins que ces fausses accusations ne soient que des prétextes pour tisser un lien privilégié. Je croise souvent ta route. Joue franc jeu. Qu’est-ce que tu cherches ? Tu te sens seule ? ».

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MessageSujet: Re: Electric Funeral {Ambre & Casey}   Sam 14 Jan - 3:54


Electric Funeral
Let the fire burn the ice ••• Jouer, s’enfoncer sans se rendre compte de ce qu’elle faisait réellement. Elle était la parfaite petite soldate, obéissant aux ordres, qui mourrait si on le lui demandait. Un conditionnement de longue date, qu'elle n'était même plus capable de remarquer. Sauf qu'elle ne se plaignait pas, parce que sa situation aurait pu être bien pire. Et que finalement, sa vie avait été tout à fait banale quand elle y repensait. Elle n'avait pas à se plaindre, mais peu étaient capables de comprendre cela. En tout cas, la jeune fille continuait de se comporter comme elle en avait l'habitude. Avec cette froideur qui se confondait avec ses traits, ses mots qui étaient vrais, et n'avaient pas pour but, consciemment tout du moins, de plonger son interlocuteur dans un état d'énervement. Elle parlait, laissait les mots sortir de ses lèvres car cela lui semblait la meilleure des choses à faire, notamment parce que l'arrêter reviendrait à se faire mettre au ban par ses supérieurs. Les excès de zèle étaient tout aussi néfastes que d'aller à l'encontre des ordres. Même si elle n'en avait pas reçu pour le moment, certes. Malheureusement, le tuer ici serait un peu trop... Visible, alors, elle évita d'évoquer cette possibilité dans son esprit.

Le silence est d'or et la parole est d'argent. Elle en avait parfaitement conscience, et, normalement, elle faisait en sorte de ne pas trop l'ouvrir. Notamment pour éviter de mettre les gens mal à l'aise avec son ton et ses mots. Casey était privilégié, elle ne se sentait pas obligée de rentrer dans un quelconque moule. Mais ces hommes, ces citoyens, jamais foutus de voir la chance qu'ils avaient. Enfin, façon de parler. Attirer l'attention d'Ambre de cette manière était rarement une bonne chose. Puisque cela la poussait à être curieuse, à plonger dans les passés détruits, fractionnés, éparpillés par la Catastrophe. Elle remuait, remettait au grand jour les moments douloureux. Quand elle les trouvait à vrai dire. C'était là toute sa limite : certains éléments resteraient à jamais cachés, faute de personnes pour pouvoir l'aiguiller. Cette dépendance aux informateurs était désagréable, notamment pour l'homme face à elle. Puisqu'il n'y avait que du vide lorsqu'elle cherchait à en savoir plus. Et le vide, son cerveau n'acceptait pas, cherchait à le combler par tous les moyens. Il la définissait comme un mouton, elle se contenta de ne pas le lâcher du regard. S'il voulait. Il la sous-estimait juste, puisque tout cela n'était qu'une illusion. Certes, elle suivait les ordres, mais elle en restait bien plus dangereuse qu'un simple animal...

Aucune preuve. Il n'avait pas tort. Elle avait cherché, creusé pourtant. Mais rien. Rien d'autre que du vide une fois de plus. Il était toujours là, la jeune fille mettrait sa main à couper qu'il était en lien avec certains incendies, mais il n'y avait aucune preuve. Il était un mystère complet. Et Ambre n'aimait pas les mystères. Ils étaient le grain de sable dans ses plans et dans les petites boîtes de son cerveau, empêchant le tout de se dérouler correctement. Elle ne supportait pas les éléments perturbateurs. Et il y en avait déjà un dans sa vie, pas la peine d'en rajouter d'autres. Puis quelques mots, sous-entendant un autre crime. Il le faisait exprès de jouer ainsi. Et il s'étonnait qu'elle ait des soupçons après. Elle avait juste un cerveau après tout, il fallait bien qu'il serve à quelque chose. Puis le jeune homme eut un pas dans sa direction. Puis un geste. L'italienne s'obligea à rester de marbre mais son corps se tendit tout de même. Ses muscles tendus, la petite voix dans sa tête lui hurlant presque de décapiter son interlocuteur... Il avait de la chance qu'elle était capable d'avoir un contrôle quasi-parfait sur elle-même. Enfin, elle se disait ça à chaque personne qu'elle croisait, et pourtant, certaines parvenaient quand même à mourir. Rien n'était donc joué. Un murmure quitta ses lèvres :

"Je n'ai pas besoin de preuves pour m'occuper de toi... Un accident est si vite arrivé à la Nouvelle-Orléans. Il suffit seulement d'offrir un petit coup de pouce au destin parfois..."

Elle menaçait de mort oui. Parce qu'il avait raison sur le point qu'elle ne pouvait pas le tuer ou l'arrêter maintenant en tant que milicienne. Sauf que... Elle n'était pas que cela. Les bas-fonds, les tueurs, elle connaissait bien. Et une petite balle dans la nuque, un soir de nuit noire dans une ruelle sombre, c'était si vite arrivé... Un sourire se dessina sur ses lèvres, sans que ses yeux ne montrent la moindre émotion. Décalage étrange, désagréable. Elle passa sa langue sur ses lippes, reprit la parole.

"Je ne t'empêche pas de partir tu sais... C'est même toi qui as décidé de poser de nouvelles questions..."


Après, s'il partait, il deviendrait d'autant plus coupable aux yeux d'Ambre. A moins qu'il ne le soit déjà ? Bon, il fallait l'avouer, elle n'était pas des plus objectives sur le coup, parce qu'elle le suspectait d'être à l'origine de l'incendie d'un entrepôt de Niklas. Certes, sans preuve, mais s'en prendre au porte-parole du Gouvernement dans ses activités illégales revenait à impliquer l'italienne là-dedans. Personne ne fait attention à une gamine qui se promène et pose des questions. La curiosité macabre, c'était le lot quotidien de cette vile détruite et déchirée.

"J'avoue, tu m'as surtout intrigué. Cela faisait bien longtemps que je ne suis pas autant amusée à traquer quelqu'un. Il est toujours intéressant de se confronter à une boule de mystère telle que toi."


Le ton était pourtant resté calme, froid. Et Ambre n'avait pas menti. Il jouait avec son esprit, l'obligeait à trouver de nouvelles parades, de nouveaux angles de recherche. Il était bien plus intéressant que ceux qu'elle tuait d'habitude. Et c'était quelque chose qui résonnait en elle. Ce besoin de confronter son esprit à un autre de son acabit. Si on pouvait parler ainsi. Voilà ce qu'il était. Un jeu, un visage qui revenait sans cesse mais qui toutefois ne se dévoilait pas. La jeune fille se doutait qu'elle aurait du mal à obtenir la moindre information. Et c'était cela qui, d'un côté, la poussait à continuer à chercher plutôt que de le supprimer rapidement.

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MessageSujet: Re: Electric Funeral {Ambre & Casey}   Ven 20 Jan - 21:52

Il a l’air de mener l’existence insouciante et paisible d’un chat errant. Il est celui qui a réponse à tout, qu’on rêve de coincer sur ses connaissances. Lui et son fichu caractère qui poussent à l’irritation. Il est bien forcé de reconnaître que son semblant d’assurance et son empressement lui ont causé bien des ennuis. Peu importe, il répète les mêmes erreurs et les murs se rapprochent inexorablement, ou bien est-ce sa raison qui se fissure de plus en plus. Il ne fait que dissimuler ses craintes, derrière des sourires de façade. Des expressions universelles, qui sonnent faux. La vérité, c’est qu’il est toujours forcé de se diriger vers la porte de ses sentiments oubliés. Une damnation personnalisée. La vérité, c’est que l’air porte l’odeur de la méfiance. Ses mains s’agitent de spasmes hargneux. Ce contact peau à peau lui coupe le souffle. Sa bouche s’incurve dans un rictus de dégout. Il aimerait être doté de griffes, comme certains métamorphes. Déchirer les traits délicats et renfrognés d’Ambre dans une expression de colère sauvage. Lui arracher ce masque terne, d’indifférence, qu’elle s’est forgée avec le temps. Il aimerait partir. Accélérer le pas pour fuir un éventuel danger. La peur lui saisit le ventre. Ses intentions ne sont pas claires du tout. Il est vraiment à bout de nerf et la situation le dépasse complètement.

Le souvenir de son enfermement en hôpital psychiatrique est encore frais dans sa mémoire. La vie avait suspendu son cours sur cet endroit. Seuls la brutalité et le vide avaient eu leur place là-bas. Il a déjà repoussé ses limites, plus loin que la majorité des gens qui l’entourent. Toutefois, il est bien conscient qu’il aurait besoin de mener une existence bien plus longue pour réussir à appréhender l’intégralité des mystères de la vie, de l’univers, du psychisme.  Cela ne sera qu’un simple séjour. Un court séjour. Jusqu’à ce que tu te rétablisses. Nous reviendrons te chercher très prochainement. Je te le promets. Des fausses paroles prononcées par sa mère, qui tournent toujours en boucle dans sa tête. Des faux actes de noblesse. Des plans qu’ils n’ont pas pris la peine d’exécuter. Ils ne sont jamais revenus le chercher. Il se mord violemment la langue pour s’empêcher de vomir. Il retient encore les larmes qui lui étreignent la gorge. Il revoit encore leur regard rempli de honte et de remords. Il n’a jamais réussi à passer au travers des mensonges et des non-dits qui ont entouré sa vie.

Depuis, la méfiance et la paranoïa prennent le pas sur son enthousiasme. Même le chien le plus loyal finit toujours par allonger ses canines acérées et par transpercer la chair de son maître adoré, d’un geste instinctif. Les médecins, ces grands organisateurs des soirées de charité, s’en sont donnés à cœur joie, en l’emprisonnant comme une vulgaire chose. Combien de fois a-t-il été obligé de s’accoutumer à la moindre luminosité, au bord de l’asphyxie, se recroquevillant sur lui-même dans cette prison sombre. Face à Ambre, il est sans cesse sur ses gardes. Il relâche sa prise, décrypte le moindre de ses gestes. Affecté par ses propos un brin provocateurs, il la toise du regard avec haine. Il approche un nouveau mégot de ses lèvres. Des tas de questions se bousculent dans sa tête. Leur rencontre risque de connaître un grand tournant. Il ne porte pas les shadowhunter dans son cœur. Vraiment pas. Ils ont la réputation de fondre sur leur victime sans aucune pitié. « Non mais tu t’entends parler, mini pouce… ». Il semble prendre tout cela à la rigolade.

C’est un leurre. On dirait une machine à tuer sans états d’âme. «La méthode douce n’a pas marché. Je vous le laisse ». Le regard de Casey se perd sur la horde de représentants de l’autorité qui interpellent un honnête citoyen, à quelques pas d’ici. Décidément. Ambre se confond avec aisance avec le reste du décor. Il sait très bien qu’au fond, Ambre n’est pas naturellement encline à la patience. Elle est comme eux, ni plus ni moins. Et ses dernières paroles doucereuses n’aspireront pas sa hargne. Le cerveau emmagasine l’horreur brute et le restitue indéfiniment. « Oh merci. Je ne suis pas habitué à recevoir autant de compliments ni de gentillesse ».  Assez de paroles. Il passe à l’acte. Il écrase sa cigarette fumante sur l’épaule meurtrie de son adversaire, l’air désolé. « Pardon. Je suis tellement maladroit ». Puis il se fige dans une moue dubitative. Il s’agit d’une simple femme. Comment peut-il agir de façon aussi excessive. Il craint de ne plus pouvoir survivre à ses éclats de fureur. « Je…je vais déguerpir ». Il commence à sentir la panique l’envahir. Il est prêt à tracer sa route.

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MessageSujet: Re: Electric Funeral {Ambre & Casey}   Jeu 2 Fév - 21:30


Electric Funeral
Let the fire burn the ice ••• Deux personnalités à l'opposé l'une de l'autre. Jamais ils n'auraient pu s'entendre finalement, même s'ils s'étaient rencontrés dans d'autres circonstances et qu'Ambre n'avait pas eu ce doute quant à son implication dans cet incendie. En fait, tant mieux qu'elle ait cette excuse pour l'emmerder, parce que sinon, elle aurait dû assummer qu'il y avait des ressentiments derrière tout cela. Sans raison certaine, juste leurs deux caractères trop explosifs. En ce moment, elle ignorait son regard plein de haine. Elle ignorait le mépris qu'elle y lisait. Elle ignorait le fait même que son existence le rebutait. Peut-être rêvait-il de la voir morte. Si tel était le cas, il lui faudrait prendre un ticket et faire la queue. Il était loin d'être le premier à avoir une telle envie, et il serait loin d'être le dernier vu comment c'était parti... Elle ne prêta pas attention à la cigarette. Celle-ci lui rappelait bien trop Dante et ses vices, chose qui exaspérait Ambre. Peut-être parce qu'en présence de l'italien, elle serait tentée de lui retirer le mégôt, de l'écraser sous sa chaussure en lui faisant la morale, allant même jusqu'à sourire et utiliser l'humour pour détendre l'atmosphère. Sauf que Casey était loin d'être Dante. Et qu'il ne méritait que de se prendre une raclée monumentale.

La remarque la laissa de marbre. Extérieurement tout du moins. Parce qu'évoquer l'italien avait eu pour effet de légèrement libérer les émotions. De leur permettre de se frayer un chemin jusqu'à son cerveau, d'entrer dans le calcul de ses réactions et de ses plans. Elle n'allait plus seulement réagir en fonction d'évènements mais aussi de ressentis. Et ce serait nettement plus violent que ce qu'elle avait pu faire précédemment. Quant au "mini-pouce"... Bah, il n'avait pas bien tort. Elle était loin d'être grande. Et elle en avait parfaitement conscience. Sauf qu'elle savait aussi qu'elle n'avait pas besoin de plus de hauteur pour maîtriser un simple citoyen. C'était une idiotie de croire qu'il pouvait  lui faire face. A moins qu'il ne cachait un entraînement quelconque sous cette carcasse. Enfin, sur ses premiers aprioris, Ambre le considérait comme... Une larve. Loin d'être un danger pour elle. Sûre qu'elle était de pouvoir retourner la situation à son avantage.

Sauf qu'à force de penser ainsi, à force de se mettre dans une position supérieure, elle se fit avoir. La cigarette s'écrasa sur son épaule, la brûlue se propagea alors que son corps lui signalait le geste. Son esprit accorda la réaction, ses yeux virèrent au noir. Il était parvenu à la faire changer d'état. Sauf qu'il ne risquait pas trop d'apprécier. D'ailleurs, il n'assummait pas ce qu'il avait fait. Quelle lâcheté... Un sourire se dessina sur ses lèvres. Bien plus sadique, annonciateur des évènements suivants.

"Déguerpir ? Je crains que tu te méprends. Il n'y a aucune raison que tu t'en ailles, on vient à peine de commencer..."

Elle passa sa langue sur ses lèvres, engloutit en deux pas la distance qu'il avait établie entre eux. Le jeu pourrait enfin commencer. Ses doigts effleurèrent la garde de son épée, avant de se rétracter. Il était trop tôt pour déjà le couper en deux ou juste le décapiter. En revanche, elle n'empêcha pas sa main de venir administrer une gifle magistrale à Casey. Et c'était dans ces moments-là qu'elle prouvait que son corps menu ne signifiait pas qu'elle n'avait pas de force. Bon, certes, sa force restait celle d'une humaine malgré tout, et la claque devait faire nettement moins mal que celle d'un métamorphe mais... Il ne fallait pas trop en demander. D'ailleurs, Ambre laissait pas mal d'ouvertures dans sa posture. Sans s'en rendre compte, légèrement aveuglée par sa colère. Et la douleur de la blessure.

"Tu es adorable de m'avoir offert une raison de t'arrêter."


S'en prendre à un shadowhunter dans l'exercice de ses fonctions était un motif convenable. Mais Ambre aimait bien manipuler les preuves. Et elle ferait en sorte que ce soit bien plus grave qu'une simple brûlure. Oui, elle serait capable de le provoquer encore plus pour être blessée de façon plus importante. Même si elle allait se prendre un savon de la part d'une certaine personne... Ses doigts se refermèrent sur le poignard qu'elle avait coincé dans sa ceinture au niveau de son dos. Aller, jouons un peu à présent...

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MessageSujet: Re: Electric Funeral {Ambre & Casey}   Sam 18 Fév - 23:15

Il aimerait fermer les yeux et s’endormir paisiblement sous l’effet d’un puissant sédatif que les infirmières lui auraient administré. Il est dans l’obligation de se concentrer sur le spectacle de désastre offert aux Louisianais. De trouver le calme et la rigueur nécessaire pour déserter les lieux sans plus de brusquerie. De marcher à grandes enjambées jusqu’à Treme, afin de rejoindre son appartement modeste. Il est pourtant convaincu que le fait d’arpenter le hall désert ne lui apportera aucun réconfort. Enjamber les bouteilles vides, lorgner les dernières seringues étalées n’importe comment sur la table basse. La solitude n’a jamais été un véritable refuge à ses yeux. Adolescent, il a dû quitter la maison de son enfance, dans laquelle des générations Fitzgerald ont vécu bien avant lui. Celle qui reflète encore une vague de mélancolie. Ces immeubles modernes louisianais, commercialisés ne renvoient qu’à la froideur et au cynisme. D’après les gouverneurs, ils symbolisent plutôt une supériorité morale, constamment en train de vanter les mérites des architectes du pays. Ils se mettent les doigts dans l’œil, tout comme Ambre mademoiselle sainte nitouche, offrant des sourires hypocrites, souhaitant offrir un joli petit décor, pour masquer leurs véritables intentions. Casey n’a pas le temps de s’adonner à ce genre de contemplation, trop occupé à faire le point sur sa vie fauchée, à chercher des solutions dans le but de changer le monde. Les résistants ont enchainé les victoires, mais cela ne lui suffit pas. Il méprise cette guerre, coule devant l’horreur apocalyptique qui se peint encore devant lui. Il entend encore les hurlements stridents, insoutenables, il revoit encore les ombres s’animer. Des râles de douleur, les lamentations d’une âme déchirée, des créatures échappées de l’enfer. Son visage se crispe à ces souvenirs. Ce temps est révolu. Les citoyens passent leur temps à balancer ce genre d’âneries. Combien d’années se sont-elles écoulées ? Trop peu.

C’est vraiment l’horreur, de vivre au quotidien avec des personnes naïves, aisément corruptibles. C’est vraiment affreux, de devoir baisser la tête devant des cinglés adeptes de sang. Pour autant, il n’a aucune envie de rentrer chez lui, loin de cette horde d’idiots sans cervelle. De laisser son regard se perdre sur des fauteuils vides. De revisiter ses chimères, au bord de la crise de nerfs. Encore une fois, il sera parfaitement incapable de se regarder dans le miroir, les traits crispés et teintés de culpabilité. Il passe son temps à enfreindre toutes les lois du monde. Il n’a jamais approuvé les violences sexistes. Il a toujours détesté l’idée d’être né dans un drôle d’univers où les hommes contrôlent à peu près tout, depuis la nuit des temps. Des cris de rage grondent dans son ventre. Il se sent comme un animal qui tourne autour d’elle comme un prédateur autour de sa proie. Il regrette le fait d’avoir exhibé ses faiblesses. La colère laisse place rapidement à une honte viscérale qui revient toujours le titiller. Il a été minable. Minable comme jamais. Lui qui était si fier d’appartenir à la célèbre et respectable famille Fitzgerald. Il ne mérite même pas de porter leur nom de famille. Cette mine abattue ainsi affichée l’aspire dans un tourbillon qui fait surgir une violente migraine et lui vrille le crâne. Il fouille nerveusement dans la poche intérieure de sa veste, à la recherche d’une boite d’aspirine mais en vain.

Tandis qu’il rumine ses sombres pensées, subit la pire torture qu’il puisse exister, Ambre a le culot d’esquisser un sourire malsain. « Tu me fous les jetons ! Non mais réagis, pauvre fille ! T’es complètement détraquée ! Et tu en redemandes. Mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ?! ». Il la fixe d’un air ahuri. Qu’est-ce qu’il lit dans son regard pour pâlir ainsi d’effroi ? Il sent sa froideur traverser et congeler ses membres un à un. Il entend sa voix robotique et dénuée d’émotions. Tout ce qu’elle devait être a basculé dans le néant. La claque tombe, laissant une trainée brûlante derrière elle. « Je crois que j’ai la réponse à ma question ». Il fait abstraction des picotements, qui ont eu le bienfait de chasser les pensées les plus déprimantes d’un simple revers de main, durant plusieurs secondes. « On se scrute, on se frappe, on se tourne autour comme dans une parade amoureuse ». Il laisse échapper un léger rire. Des souvenirs lui reviennent. Des discussions endiablées. « Monsieur. Vous allez nous suivre ». Le ton cassant et accusateur de l’officier qui se trouvait à proximité lui glace le sang et l’interrompt dans ses rêveries. Il est fichu. Il songe à sortir une excuse bidon. C’est inutile. Ces hommes la tirent sur les innocents sans aucune pitié. Ils ne font qu’une bouchée des personnes reconnues coupables. Casey reporte son attention sur Ambre. « A l’occasion, passe me voir en cellule ! Tu as obtenu ce que tu voulais ». Qu’est-ce qu’il aurait souhaité expulser un crachat sanguinolent dans sa direction, en guise de remerciement.

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