AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 you've got the light to fight the shadows १ bronwen

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité






MessageSujet: you've got the light to fight the shadows १ bronwen   Dim 6 Jan - 0:01





« You've got the light to fight the shadows »

Le froid est intense. Il brûle chaque partie de mon corps comme aurait pu le faire des flammes. Je suis arrivé à ce stade où je ne sais même plus si j’ai chaud ou extrêmement froid. Mes membres son engourdies, mes jambes tremblent. Je lutte de toutes mes forces afin de ne pas me retrouver à terre. La vie ou la mort. Il n’y avait plus d’autres possibilités. La fatigue s’empare de mon corps. J’aimerais tellement fermer les yeux, m’allonger dans cette neige qui n’a plus l’air si froide à présent et dormir. Dormir jusqu’à ce que je reprenne des forces. Je n’en avais plus. Le sang. J’avais le goût de sang dans la bouche. Ce dernier était partout, je portais le fardeau du meurtrier. Le sang coulait littéralement le long de mes bras. Je ne faisais même plus attention à l’état de mes vêtements qui devaient à présent n’être plus que des haillons. Il semblerait que les stylistes se donnent du mal afin que nous soyons complètement souillés par la nature. J’avais de la boue dans les chaussures, cette dernière s’infiltrait partout. J’étais trempé à cause de la neige, je n’osais même pas imaginer mon état. Je n’en avais pas la force de toute façon.

Je tentais de faire le compte des personnes dont j’avais ôté la vie. 4. Quatre personnes ont perdu la vie par ma faute. Il y avait cet homme qui avait sûrement une famille, une épouse et des enfants. Je me suis permis de me prendre pour dieu afin de sauver ma peau. J’ai ruiné la vie de ces personnes qui l’aimait tant. Combien de vie ai-je ruiné ? Je ne valais pas mieux que les autres. Comment serais-je capable de me regarder à nouveau dans une glace ? Etais-ce ce qu’ils désiraient ? Que la population se hait à ce point. A ce moment même, je me détestais, j’étais devenu la personne que je déteste le plus. Après tout, j’étais mon propre ennemi. En un seul jeu, en quelques jours, je me suis permis de ruiner la vie d’une dizaine de personne. Et Bronwen ? Je lui faisais endurer cela. J’ai tenté de garder la face tout le long, mais maintenant que je suis seul là au milieu, je ne peux plus. Mon visage affiche la tristesse, le regret et le dégout. Je me dégoutais. C’était fini. Le jeu était terminé. J’entendais le présentateur m’annoncer comme le gagnant de la troisième édition des Hunter’s Season. Pourtant, je ne me reconnaissais pas dans cette appellation. Ce Luckaël n’était pas moi. Après tout, Luckaël n’a jamais été moi. Je me suis toujours prénommé Adrian. Alors oui, ce gagnant là, ce n’étais pas moi. Juste le type qui a brisé des vies.

J’avais au moins tenu une promesse, celle de revenir vivant. Celle que j’ai faite à Bronwen la nuit avant le lancement des jeux. C’était à cette promesse que je me suis accroché tout le long, c’était l’espoir de revoir ses yeux qui me donnait la force de tuer ces gens, de tenir bon jusqu’au bout. Je tentais de chercher cet espoir au fond de moi afin qu’il me donne de quoi bouger les jambes. J’étais frigorifié au final. Je n’arrivais plus à bouger. Je vis une porte s’ouvrir non loin de moi. Les premiers pas furent les plus difficiles. Mes muscles semblaient se déchirer à chaque pas à travers la neige jusqu’à ce que j’atteigne la porte. Mon cerveau semblait être complètement déconnecté de tout ce qui se passait autour de moi. On se hâtait à mes côtés, tous ces mouvements faisaient naitre en moi cette angoisse. J’avais l’impression d’être une proie. J’étais pris au piège. J’étais en train de céder à la panique lorsque des bras m’entourèrent. Je reconnaissais aussitôt l’odeur de ses cheveux et son corps chaud. Ma panique tombait aussitôt et la serrait contre moi. Je voulais parler, mais je n’avais toujours pas la force. J’ouvrais la bouche, les mots ne sortaient pas. Soudain, des lèvres chaudes rencontrèrent les miennes. Je resserrais un peu plus mon étreinte, croyant presque à un rêve, j’étais peut-être mort après tout. Mais c’était si réel. Je croisais son regard, ses yeux que j’aimais. Ce bleu dans lequel j’avais l’habitude de me perdre. Je parvins enfin à murmurer presque de façon inaudible le prénom de la personne qui ramenais mes forces peu à peu « Bronwen ».


(c) Spinelsuns
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: you've got the light to fight the shadows १ bronwen   Dim 6 Jan - 11:47

Luckaël & Bronwen
“ you've got the light to fight the shadows ”




La diffusion des images est la pire chose que j'ai pu voir depuis des années. J'ai pourtant vu d'autres jeux depuis que moi même je suis sortie. Mais celles ci, ces images là sont d'autant plus douloureuses qu'une personne importante se trouve dans l'arène. Ma plus grande crainte et bien sûr de le voir échouer. Je me rattache à ses dernières paroles. Il m'a promit de revenir. Mais ne peut-il pas revenir aussi bien mort que vivant ? Les corps sont ramenés à la famille lorsque c'est le cas.. Et dans un sens il me reviendrait... Ce qui serait insupportable de le voir allongé, pale, inerte.. Des blessures béantes encore ouvertes et profondes, celles qui seraient à l'origine de sa mort. Sa mort serait alors l'heure de la mienne. Pas au sens propre, non je ne peux pas mettre fin à mes jours, il m'a fait promettre de ne jamais faire cela, il a raison, ma famille a besoin de moi. Mon frère aura bientôt l'âge d'être tiré au sort.. et l'annonce sera encore plus rude s'il n'y échappe pas.

La capital nous force à regarder, nous sommes mentors dans un sens nous n'avons pas réellement le choix. Je sens mes jambes faiblirent à chaque fois qu'il prend un coup, chaque fois qu'une évènement contre lui se produit, je reste de marbre face au écran mais ma colère, mon anxiété pourrait me faire largement perdre pieds. Je pris pour qu'il puisse franchir à nouveau les murs des ses lieux.. En vainqueurs.. Sinon même vivants il sera arraché à moi pour vivre dans la zone 4.. même si je peux y aller à ma guise, je ne pourrais surement pas le voir autant et nous finirions pas nous lasser d'une telle distance.. C'est mon avis. De toute façon il est clair qu'il ne reviendra pas lui. Il aura changé.. je le sais pour l'avoir vécu, la fille joyeuse que j'étais à vécu l'enfer. Voilà aujourd'hui que je suis une personne totalement différente, à la limite parfois du fréquentable.

Le dernier jour a sonné. C'est aujourd'hui que tout va se jouer, je le vois recouvert de plan, tout est blanc, j'ai trop peur d'y voir du rouge, et qu'il perde aux derniers moments. Bon sang... Si un dieu existe.. faite qu'il me revienne, nous ne méritons pas d'être à nouveau séparés plus jamais. Je lui ai promit à mon tour que je ne l'abandonnerais pas. Jamais. Je me tiens debout, des habits choisis par les stylistes de notre zone. Une longue robe noir ouvert au milieu donnant un effet ténébreux lorsque je fais claquer mes talons au sol. Je déteste comment je suis habillée, je veux retrouver mes habits à moi. Je n'ai pas voulu qu'on touche à mes cheveux, j'ai noté qu'il préférait lorsqu'il n'était pas attaché. S'il revient je veux être comme il aime, pour lui.

Les heures sont interminables, j'ai l'impression que rien n'avance, quand est ce que la voix de Danny retentir pour annoncer les gagnants, qui a tué le plus dans l'arène, je suis sûre que la brune a un bon palmarès, pour être honnête ce n'est pas vraiment sur elle que j'avais les yeux rivés. Jusqu'à ce qu'il donne les scores. Je m’emballe sérieusement en criant légèrement de joie avec toutes notre équipe. Je frappe dans mes mains ravie, il va me revenir maintenant je le sais ! Je fonce au lieu où il va atterrir pour l'accueillir. Mon coeur bat à cent mille à l'heure. Dans quelques minutes il sera là dans mes bras et tout ira mieux. Je trépigne, je marche même involontairement sur ma robe. Je finis même par retirer mes talons pour pouvoir lui courir dans les bras.

Lorsque la porte s'ouvre mon coeur s'arrête. Je vois d'abord deux peacekeepers. Je me fige sur place.. Ou est-il ? Puis je vois une autre forme derrière se dessiner. Elle est chancelante.. Je sais qu'il doit avoir des soins.. être remis sur pied pour que l'on présente son grand vainqueur au public du pays. Je n'attends pas, je fonce, je pousse les deux armoires à glace qui s'écartent même avant que je les touche. Méfiance ? Ou respect ? Je n'en ai pas la moindre idée. Je trempe de partout et je me jette presque sur lui. Mes bras l'entourent, le serrent avec une telle force que je pourrais le casser. Je me contiens. Ma force n'est pas la même que la sienne à ce moment là. Je contrôle aussi les instincts féroces de la bête. Je le serre fort contre moi, je le sens perplexe, surement épuisé, il n'a pas dû comprendre sur le coup qu'il s'agissait bel et bien de moi. Je ne peux pas lui en vouloir lorsque mon frère m'a sauté dans les bras j'ai réagi de la même manière, nous sortons dans cette arène en zombie, nous ne sommes pourtant pas des pièces du gouvernement pas question ! Je le sens me serrer contre lui, comprendre ce qui se produit.. Je le regarde un moment, croisant le regard d'une personne exténué, j'ai mal pour lui.. Je m'en veux de ne rien pouvoir faire. Sans réfléchir je l'embrasse.. Ses lèvres sont gercées par le froid qu'il y a eut sur cette île mais c'est comme si les miennes pouvaient réparer cela. Je l'embrasse doucement mais avec une grande passion tout de même. Je le regarde à nouveau.. Va-t-il parler ou attend-t-il que moi je le fasse ? Je le vois se perdre dans mon regard, je souris, ms mains sur son visage abîmé. Il prononce alors mon prénom. Je ris, c'est nerveux, c'est un soulagement, tout cela est réel, je ne suis pas en train de rêver. Il est là, vraiment là de retour parmi nous.

- Oui ! C'est moi, je suis là, tout va bien se passer.. C'est fini, tu as gagné !


Je le serre à nouveau contre moi.. Je suis fière dans un sens qu'il est réussi à se surpasser de la sorte. Moi qui au début n'y croyait pas il m'a fait espérer à nouveau. Nous sommes réuni pour longtemps maintenant. Je ne peux m'empêcher d'embrasser tout son visage, ses paupières, son front, ses joues, son nez mais surtout ses lèvres sur lesquelles je m'attarde à la fin. Mes mains reste comme protectrices sur son visage, le tenant en coupe.

- On va te soigner, tu ne risques plus rien, je te le promet, personne ne peut te faire du mal maintenant.

Je tente de sourire, c'est plus dur que ce que j'imaginais, maintenant la réalité aussi risque d'être difficile, il faudra qu'il se remette de cette épreuve. Je me penche à son oreille pour continuer de parler.

- Je suis si fière de toi.. tu n'imagines même pas.. Tout va bien se passer ne t'inquiète pas.

Codage fait par .Jenaa
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: you've got the light to fight the shadows १ bronwen   Dim 6 Jan - 18:05





« You've got the light to fight the shadows »

J’avais l’impression d’être un véritable légume. Comme si je venais de perdre la faculté de bouger mon corps. Ce dernier ne semblait plus obéir à mon cerveau. J’étais à présent une loque, il semblerait que ma force ce soit évanouie. Alors c’était pour cette raison que les gagnants ressemblaient à chaque fois à des zombies. Ils n’avaient plus de force, ils semblaient tous complètement déconnecté de la réalité. Je n’arrivais pas à réaliser que c’était terminé, tout était fini. Le cauchemar n’était plus. J’en avais finis avec cette arène, avec le sadisme des juges d’avoir transformé une île en son opposé. La neige c’était arrêté, il n’y avait plus de tempête. A présent, il n’y avait que du sang. Du sang partout. J’en étais la cause. Le rouge jurait avec la blancheur de la neige. Le blanc qui était censé être le symbole de l’innocence, de la pureté. Je n’étais plus rien de tout cela. En effet, le rouge montrait bel et bien que j’étais un meurtrier. L’un de ces types qui se prend pour dieu, celui qui a décidé de la vie ou de la mort d’innocents. Innocents qui voulaient eux aussi simplement sauver leur peau. Je n’étais que le jouet du gouvernement. Ils ont fait de moi ce qu’ils désiraient. J’avais participé à leur terreur, j’avais éliminé des citoyens qui n’ont rien demandé à personne, comme moi. Ces images allaient être rediffusé des dizaines de fois jusqu’à ce qu’ils trouvent un nouveau gagnant. Les meilleurs moments du gagnant de l’île, Luckaël tuant à main nu quelqu’un, Luckaël rassemblant ses forces pour lutter contre la fatigue. Je savais déjà que j’allais haïr ces images.

Je vis une porte s’ouvrir non loin de moi. Elle était là, la sortie, tout ce dont j’avais désiré depuis que j’étais coincé dans cette arène. Trouver la sortie, sauver ma peau, revoir Bronwen, retourner dans le trois, retrouver tout le monde, revoir Damon, mes collègues, voir les O’Donnel. C’était tout ce à quoi j’aspirais. Reprendre ma vie. J’avais bien conscience que tout serait différent, je n’étais pas le même Luckaël. Tout d’abord parce qu’à présent, j’avais des vies sur la conscience, j’avais des choses à me reprocher. Je rêvais de pouvoir enterrer tout cela, que tout ce qui s’est passé dans cette arène ne soit qu’un vulgaire cauchemar qu’on chassait de son esprit. Je n’arrivais pas à avancer, mes muscles étaient bloqués à cause du froid. Je rassemblais le peu d’énergie qu’il me restait afin d’avancer jusqu’à la sortie. Le simple fait de bouger la jambe me donnait l’impression de sentir ma chair se déchirer. Je ne serais pas surpris de voir du sang couler de cette dernière. Je grimaçais et avançait une autre. Ce sur une cinquantaine de mettre. Lorsque je passais la sortie, je menaçais presque de tomber à la renverse. On s’activait autour de moi, je restais là, le souffle coupé, prêt à céder à la panique. J’avais l’impression d’être une pauvre bête entourée de lions. Ces derniers rugissaient des paroles incompréhensibles. On me bousculait, m’entourais de plusieurs choses. Ils avaient beau essayer de m’aider, j’avais l’impression d’être attaqué. Ma respiration se faisait saccadée, mes mains tremblaient.

Soudain, un parfum et des bras m’entourèrent. Je mis quelque seconde afin de comprendre ce qu’il m’arrivait. Mes muscles se détendaient aussitôt au moment où je comprenais qui je tenais dans mes bras. Je la serrais de toute mes forces, or, ces dernières étaient bien faible ce qui fais que je la tenais faiblement. Je n’arrivais pas à réaliser qu’elle était réellement là, que tout était finis, que j’étais vivant, que nous ne serions pas séparés. Lorsque je posais mon regard dans le bleu de ses yeux, c’est comme si je ne l’avais pas vue depuis des millénaires. Ces traits m’avaient tellement manqué. Je sentais la chaleur que ses baisers m’apportaient, ces derniers réchauffaient mon corps au fur et à mesure. Je retrouvais enfin ses lèvres. J’oubliais complètement le rôle que nous avions joué au début, la comédie comme quoi nous n’étions pas un couple mais simplement le mentor et son élu. A présent, il n’y avait plus de mentor, je retrouvais simplement la personne que j’aimais après avoir joué avec la mort. Ces paroles étaient presque lointaines. Mes oreilles bourdonnaient subitement. Je n’avais plus d’énergie. J’avais simplement la force de murmurer son prénom. Elle m’embrassait à nouveau. Je restais contre elle, respirant son parfum, tentant de m’assurer que tout cela était réel. Elle me rassurait en me disant que tout cela était fini, que j’avais gagné. Je ne réalisais pas encore. Sa voix était douce, j’avais l’impression que je ne pouvais faire confiance qu’à elle. Je ne voulais pas des autres médecins, je la voulais elle. Je trouvais la force de lui sourire comme pour répondre à ses paroles. Elle me murmurait qu’elle était fière de moi. Ces paroles me réchauffaient le cœur. Je voyais les médecins s’approcher de moi. Je me remis à trembler, je levais les yeux vers Bronwen et murmurait « Reste avec moi ». Je serais sa main de toutes mes forces, embrassais ses doigts. Je ne sentis pas la piqûre dans mon cou et tout devint soudainement noir.

Lorsque j’ouvrais à nouveau les yeux, j’étais dans une chambre d’hôpital. Mon esprit était encore embrouillé, j’ai dû être drogué afin qu’on puisse soigner mes blessures. Mes membres me faisaient souffrir, cependant, je me sentais presque mieux. Je levais les yeux et remarquais des points de suture sur mes bras et mes jambes. Il manquait quelque chose. Je me mis soudainement à me débattre avec mes fils en hurlant « Bronwen ! Bronwen ! Bronwen ! » Je tournais la tête dans tous les sens et arrachait mes fils en sortant de la chambre « Bronwen ! » je cédais à la panique, je sentais une main se poser sur mon épaule. Aussitôt, par instinct comme je l’avais fait dans l’arène, j’attrapais le poignet de la personne dernière moi. Mais je le lâchais aussitôt en voyant que ce n’était que Bronwen. Je répétais son nom et la prenant vivement dans mes bras avec plus de force que lorsque je sortais de l’arène.


(c) Spinelsuns
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: you've got the light to fight the shadows १ bronwen   Dim 13 Jan - 23:54

Luckaël & Bronwen
“ you've got the light to fight the shadows ”





L'attente. Qui aurait pu penser que l'attente est l'un des pire maux de l'homme. Non mais sérieusement, qui pensait qu'attendre une personne que l'on aime est une horrible chose ? Je n'aurais jamais crut que ses jeux seraient si douloureux pour moi. Voir Luckaël dans l'arène sans pouvoir rien faire, juste le regarder fut l'une des pires choses que l'on met affliger. Comment le gouvernement peut-il accepter cela ? Ne souffre-t-il pas lui aussi à voir d'autres personnes comme ça, dans cet état ? Je ne comprend pas où est le but de ce jeu, l'oppression ? Mais dans ce cas là il foute des forces armées dans les villes et deviennent intransigeant. je ne vois pas comment des jeux fonctionnent. Oh le pouvoir c'est toujours une question de pouvoir de toute façon, c'est ça ou l'argent et les deux rendent les hommes fous. Je ne veux vivre dans un monde où l'homme n'est plus lui même, on devrait pouvoir être libre et vivre tranquillement seulement tous les deux mois on a des jeux qui viennent nous rappeler que le monde a changé et que nous sommes tous dans une galère infernale, elle ne cessera donc jamais. N'est-ce pas infligeant de savoir que notre vie est condamnée à voir d'autres personnes sacrifié ? Car c'est ce que nous sommes, des sacrifices humains, c'est comme si on en prenait 10 au pif dans le pays et qu'on les mettait en rang d'oignons devant des caméras que tout le monde regardait et qu'on les fusillait. Mais non.. ce n'est pas possible, rien n'est possible. Cela ne semble pas suffire.

J'attends patiemment, nerveusement. Je ne sais plus comment faire pour me détendre, j'ai arrêter il y a déjà plusieurs semaines lorsqu'il est entré dans le jeu. L'angoisse est partout, omniprésente en moi, elle m'envahit, me donne la nausée, m'empêche de respirer, je me sens mal et impossible pour moi de manger. A vrai dire je n'ai pas dû manger beaucoup depuis qu'il joue le jeu de la mort, une espèce de Russian Roulette un peu plus développé, disons que ce n'est pas lui qui tient l'arme entre ses mains. Il peut s'en sortir mais avoir prit la bal. Puis l'attente est terminé, il est vainqueur, aucune bal n'est sortie lorsqu'il a appuyé sur la gâchette. Il revient, il me revient. Lorsque l'annonce tombe sur nos écrans, je fonce directement dans le hall pour le retrouver, je sais qu'il va être prit en charge par des médecins mais j'ai besoin de voir que je ne suis pas en train de rêver, j'ai besoin de voir qu'il est vraiment vivant et que la télé ne nous raconte pas de bobards.

Il arrive, j'entends qu'il arrive, on attend la foule, on attend tout. Je le vois enfin, tel un zombie sortant de sa tombe. Pourtant mon coeur loupe plusieurs battements, j'ai l'impression de défaillir, que je suis en train de asphyxier. Je tâche de respirer correctement avant de me jeter sans ses bras sans prêter attention au monde qui m'entoure, c'est mon petit ami, c'est l'homme que j'aime, et on a le droit d'être ensemble, cela aurait pu tomber sur n'importe qui que je connaisse, sauf que ça a été lui, nous avons eut de la chance, la prochaine je ne suis pas sûre que ce soit le cas, je tâche de profiter un maximum de l'instant présent. Je le retrouve à ce moment, lui son odeur, son corps, ses lèvres. Il semble si faible, je m'inquiète pour lui. Je vois les équipes médicales qui arrivent, elles ne feront rien sans mon accord, en tant que mentor je reste son tuteur, je décide pour lui, l'autre fille est morte, alors c'est moi qui me charge de lui, je m'occuperais toujours de lui. Je tente de le raisonner comme je peux de lui faire reprendre conscience, qu'il comprenne que tout va bien, je suis une des mieux placer pour savoir combien c'était difficile de sortir des arènes on perd la notion du temps, on perd la notion du réel. Dedans nous sommes les proies les plus vulnérables. Je le garde dans mes bras un moment, il est mal et il a rapidement besoin de soin, il manque surement de tout, eau, vitamines.. et j'en passe, je ne suis pas médecins, il a surement des blessures aussi, il a besoin d'être prit rapidement en charge, j'épuise ses dernières ressources. Je fais un signe à un homme en blouse, il sort d'une petite mallette noire une seringue et un produit, surement un calmant. Je déglutis, je serre fort Luck dans mes bras pour qu'il ne soit rien, il paniquerait et sentirait cela comme une agression après ce qu'il a vécu. Personne ne pourrait l'approcher. Juste avant que l'homme ne le pique dans la nuque il veut que je reste avec lui, je souris, je prend son visage dans mes mains, je répond à son baiser.

- Toujours.

L'homme le pique alors. Je détourne la tête, je ne me sens pas je le voir se faire endormir, j'ai peur et surtout je n'aime pas lui faire ça. Son corps devient tout mou, ses yeux roulent et je le rattrape de justesse aider par l'équipe médicale. Je sens mes larmes couler. Le stresse redescend maintenant tout va bien se passer, il est sorti d'affaire c'est tout ce que je dois me dire. On m'emmène sur un brancard en salle de soin. Encore une fois l'attente est atroce. Dans un couloir.. Assise, cette robe trop longue me tient chaud. Je mordille une mèche de mes cheveux nerveusement, pourquoi c'est si long ? Enervée par mon comportement je finis par les attacher en tresse comme d'habitude. Je les remettrais ballant lorsqu'on viendra me dire que tout va bien. Seulement j'attends. Les médecins sortent bien plus tard. Je les rejoins et nous entamons une discutions sur l'état de santé aussi bien physique que mentale de Luck. Il est faible physiquement, il a des perfusions mais il va s'en sortir rapidement, il ne devrait pas tarder à se réveiller. L'état mental les inquiète un peu plus, il semble marqué par les évènements et espèrent que la thérapies obligatoire après les jeux l'aideront à aller de l'avant. Nous sommes en pleine discutions sur cela lorsque des bruits retentissent. Ils proviennent de la chambre de Luck justement. Il semble réveiller et il semble paniquer. Je l'entend crier mon nom. Je me met à courir dans le couloir en sa direction commençant à paniquer moi aussi, mais il ne faut pas, je doit avoir un self contrôle la bête pour en profiter, s'est dans ce genre de moment que je ne la contrôle pas, j'ai tellement peur qu'elle prenne toute la place dans mon esprit. Je ne dois pas me transformer lorsque je suis à bout de nerf comme ça. J'arrive derrière lui, je pose ma main sur son épaule pour qu'il voit que je suis là, mais je n'avais pas prévu qu'il verrait mon geste comme une agression, je pense à l'arène, il en sort juste, c'est une réaction normale. Je grimace seulement lorsque mon poignet se tort, peu importe, je contrôle la bête qui elle aussi voit cela comme un agression, mon instinct aurait pu lui faire des dégâts. Il constate rapidement que je ne lui veux aucun mal, sa force est surprenante comparée à la dernière fois, il m'attrape pour me plaquer dans ses bras et ceux ci m'emprisonne comme un étaux de fer. Je le serre fort moi aussi en le consolant. Ma main caresse sa nuque et ses cheveux en signe de protection. Je vois les médecins m'entourer, l'un d'eux à la même seringue de calmant, je lui fais signe de la ranger. Il va bien, il faut juste lui remettre les perfusions, ses bras son en sang, il a dû les arracher. Je déglutis, il en met partout sur moi et je sens l'odeur, j'ai l'impression d'être un vampire a le désirer autant d'un seul coup. Je le repousse, j'en ai sur moi.. Je tâche de respirer par la bouche.

- Il faut te remettre tes perfusions, tu en as besoin, tu n'es pas totalement guéri ! Encore une jour ou deux et tout ira bien, tu pourras saluer le public et nous rentrerons ! Je te le promet ! Fais moi confiance !


Je souris chaleureusement attrapant son visage entre mes paumes. Je l'embrasse légèrement pas trop à cause de l'odeur du sang qui réveille un peu trop le loup qui sommeille en moi. Je n'arrive pas à tout contrôler chez moi, son impulsivité, sa férocité sont contagieuses. Je souris à nouveau.

- Tu dois suivre les médecins je reste dans le couloir, dès qu'ils ont fini j'entre dans la chambre avec toi.. Je ne te quitte plus. Je te le promet !

Je n'arrête de jurer. Une mauvaise chose mais une chose qui pourra l'apaiser, je tiens toujours mes promesses, jamais je ne le trahirais de toutes façons, il le sait, enfin j'espère qu'il le sait ou qu'il s'en souvient. Il ne sera plus le même avant longtemps. Je ne sais pas quand est-ce que je pourrais retrouver le Luckaël qui m'a sauvé, qui m'a aimé.. et m'a tout bonnement fait craquer.

- Je t'aime !

Mes mots ne sont qu'un souffle et c'est le but, qu'il soit le seul à entendre ! Il ne rêve pas. Tout est bien réel.

Codage fait par .Jenaa
[/q-uote]
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: you've got the light to fight the shadows १ bronwen   Mer 16 Jan - 11:53





« You've got the light to fight the shadows »

Je m’en voulais de ne pas avoir été capable de la reconnaître en sortant de l’arène. Il semblerait que mon cerveau et mon corps suivaient des rythmes différents comme s’il y avait une sorte de dérèglement dans mon esprit. Je ne me rendais pas tout de suite compte que j’avais gagné, que j’étais réellement vivant. Ma promesse de revenir a été tenue, mais par quel moyen ? En retirant des vies. Nous étions présentés à la foule comme des héros, comme les personnes qui ont survécus – il ne fallait pas pousser, nous n’étions pas Harry Potter face à Voldemort non plus. Je pense qu’ils devraient revoir leur notion de héros, un héros n’était pas un gagnant d’un Hunter’s Season, loin de là. Le héros, c’était cette personne au courage et à la force légendaire capable de faire passer la vie des autres avant la sienne. Je ne me suis pas montré ainsi, j’ai fait passer ma vie au détriment des autres. Pour ajouter à cela, nous étions couvert de richesse et nous avions la possibilité de vivre dans la Capitale afin d’éviter de revivre les enfers de l’arène. J’étais certain que s’ils faisaient cela, ce n’était rien de plus que pour nous surveiller de près, vérifier que nous n’avions aucune envie de rebellions. Car après avoir côtoyé Satan pendant plusieurs jours, on voulait simplement le détruire. Ma seule envie était de détruire tout cela, renverser ce semblant de gouvernement qui n’était autre qu’une dictature. Ma haine envers la nouvelle politique de New York était déjà forte avant d’entrer dans l’arène et celle-ci n’a fait que se décupler. Qu’ils aillent se faire voir avec leur argent et leurs propositions, je préfère vivre dans la misère plutôt que de pactiser avec l’ennemi. Il fallait à tout prix faire tomber ces têtes.

Je me rendais enfin compte que c’était Bronwen. Il semblerait que cela faisait des siècles que je ne l’avais pas serré dans mes bras, que je ne l’avais pas vue tout simplement. Cependant, je n’avais presque pas le temps de lui demander de rester avec moi et d’entendre sa réponse que tout devint noir. Le noir s’effaçait petit à petit pour laisser place à une forêt sombre. Elle ressemblait à celles qu’on pouvait voir dans le trois, celles où je travaillais. Cependant, il faisait nuit. Je n’avais aucune idée de la raison de ma venue ici. Je continuais d’avancer, lorsque soudainement, je fis craquer une branche. La forêt semblait alors s’agiter, je regrettais aussitôt de ne pas avoir fait attention où je marchais. Des bruits plus qu’étrange s’échappaient des buissons qui commençaient à bouger dans tous les sens. Je n’osais plus bouger, comme pris au piège. Alors, je vis sortir cette immense silhouette que je reconnu aussitôt, le mec que j’avais tué dans l’arène, il était vivant. En tournant la tête, j’étais encerclé de tous les participants qui s’avançaient dangereusement de moi, de la colère dans leurs yeux. Je remarquais qu’ils avaient un prisonnier, je me trouvais horrifié en reconnaissant Bronwen.

Je me réveillais en sursaut à bout de souffle après ce cauchemar qui semblait si réel. Je découvrais que j’étais dans une chambre d’hôpital. En regardant mes bras, je remarquais des perfusions partout sur mes bras ainsi que des fils de points de suture. Je me sentais pris au piège avec tous ces trucs dans ma peau, je cédais à la panique, arrachant toutes les perfusions, détestant avoir ces trucs-là dans mon corps. Je remarquais que Bronwen n’était pas là, je l’appelais. Aucune réponse. Mon cœur commençait à marteler de plus en plus fort contre ma poitrine tandis que je l’appelais à nouveau, toujours pas de réponse. Je sortais dans le couloir, trouvant ce dernier complètement vide. Soudain, une main sur mon épaule me fit sursauté, aussitôt, j’attrapais cette main et la tordait. Les instincts dans l’arène, prenant cela pour une agression. Cependant, lorsque je me retournais, je vis que ce n’était que Bronwen. J’avalais ma salive, lâchant aussitôt son poignet. Je la faisais déjà souffrir à cause de mon cerveau qui semblait partir complètement en vrille, je ne me reconnaissais pas. Je la serre contre moi en m’excusant. Je tente d’apaiser ma crise, seulement, seule elle y parvient. Je finis par me calmer, ma respiration retrouvant son rythme normal. Je remarquais que mes bras étaient en sang, sûrement parce que j’avais arraché mes perfusions. Elle était la seule personne que j’écoutais, en qui j’avais vraiment confiance. Je les voyais déjà venir, les autres avec leur seringue, je n’avais aucune confiance en eux. Cependant, je hochais la tête, lui rendant doucement son baiser. Je soufflais « D’accord ». Soudain, ses mots ne deviennent qu’un souffle, mais j’ai assez de force pour les entendre. Je lui rend un faible sourire, c’est tout ce dont j’étais capable et lui répondait, plongeant mon regard dans le sien « Je t’aime aussi ». Puis, je suivais les médecins, lui jetant un dernier coup d’œil avant d’entrer dans ma chambre. Ils lavèrent le sang de mes bras, je préférais demeurer silencieux tandis qu’ils me remettaient les perfusions. Je grimaçais, je détestais ces trucs. Tout le monde s’activait autour de moi comme si j’étais à l’article de la mort et puis, ils partaient.

Je pensais à mes parents qui ont sûrement vu leur fils dans l’arène. Ils n’ont même pas daigné venir me voir alors qu’ils savaient que j’étais à New York. J’étais déçu, il semblerait que nous étions vraiment séparés, que la richesse leur était préférable à leur unique enfant. Je soupirais et regardais l’écran battant les pulsions de mon cœur. « Jolie boîte à musique deary ». Je sursautais et me redressais pour voir un homme, si on pouvait appeler cela un homme, dans le fauteuil à côté de mon lit. Sa peau semblait aussi rugueuse que celle d’un crocodile et ses yeux étaient presque effrayants. Cependant, son visage se fendait d’un sourire amusé. « Vous êtes qui ? » je fronçais les sourcils, prêt à attaquer s’il y avait un problème. L’homme crocodile se redressait « Quel personne grossière je fais, je ne me suis pas présenté. Rumpelstillskin, pour vous servir mon cher » ce dernier fis une sorte de révérence, roulant les « r » de son prénom des plus étrange. « Vous vous êtes trompé de chambre je crois ». Un petit rire perçant traversa la pièce, je le regardais avec des yeux gros comme des soucoupes « Dans quel état vous êtes deary, vous devez bien avoir un souhait qui vous tiens à cœur, je suis certain que c’est le cas. Je peux vous aider ». Je ne comprenais tout simplement pas ce qu’il disait « Comment ? » un nouveau rire perça la pièce « Avec un peu de magie, vous connaissez ça deary. Mais vous devez savoir que toute magie vient avec un prix ». Pourquoi venir vers moi ? Je n’en savais rien « Je n’ai pas d’argent ». « Oh je ne suis pas intéressé par l’argent deary, mais par quelque chose de plus précieux ». Je fronçais les sourcils « J’aimerais avoir une chance de parler au moins une fois à mes parents. Quel est votre prix ? ». Il riait à nouveau, cependant, des pas se firent entendre du couloir « Nous en reparlerons plus tard deary ». Puis, il disparaissait. Je tournais la tête vers la porte qui s’ouvrant, laissant apparaitre Bronwen, je lui adressais un petit sourire.


(c) Spinelsuns
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: you've got the light to fight the shadows १ bronwen   Mar 29 Jan - 22:47

Luckaël & Bronwen
“ you've got the light to fight the shadows ”





Les gens ne semblent même plus choqués par les images qu'ils peuvent voir, par les sons qu'ils peuvent entendre.. les propos choquant. On ne fait plus attention et pourtant dès la fermeture des jeux le présentateur va être cru avec les personnes sortant de l'arène leur rappelant inlassablement leurs actes, ce qu'ils ont tous dû faire pour souffrir mais surtout pour gagner ce jeux, ce jeux qu'on l'on pourrait qualifier d'arène de la mort, c'est elle qui lève ou baisse son pouce en valeur d'un joueur ou non, finalement une fois à l'intérieur nous ne sommes plus que des pions, l'équivalent de gladiateurs devant de battre contre des tigres, des lions affamés qui ne voient qu'en nous un déjeuner alléchant. De la viande voilà à quoi on ressemble lorsqu'on est en train de nous battre. Un vulgaire morceau de viande, le récupérer ou pas, on ne fait pas la différence, on s'en fiche. Je déteste qu'on soit si pacifiste, cela ne serait que de moi, plusieurs personnes auraient la tête pendante au bout d'une épée. Je trouve lamentable que certaine personnes cautionne ce que fait le gouvernement, soit fasse le sacrifice d’innocent tout simplement pour garder un pouvoir fort et un taux de crainte élevé.

Je n'aurais jamais pensé le revoir un jour. Je préférais m'attendre au pire, la mort de Luckaël dans l'arène. Notre vie heureuse ensemble aurait été de courte durée. Cependant non, il revient, il est là vaillant et je n'arrive toujours pas vraiment à y croire, je pensais que ma vie allait encore subir une perte, une de plus m'entraînant d'avantage vers la colère du gouvernement. Elle est déjà tellement haute, mon père est moi devons nous contenir, nous sommes adultes et notre impulsivité pourrait causer la perte de nombreux d'entre nous. Et puis nous devons attendre les ordres de la chef, la toute puissante Roxanne. Je lui fais entièrement confiance, elle sait pertinemment ce qu'il faut faire. Je ne me fais aucun soucis sur cela. Notre future rébellion est entre de bonnes mains et puis nous ne sommes pas seuls, j'ai apprit qu'il y avait un groupe dans la Capital même. Peu nombreux mais qui résisterons. Ils sont à même d'être les plus fort, on tue l'ennemi de l'intérieur. Je pourrais pourtant agir à mes guise, je connais la plus part des gens ici, je sais ou ce trouve les personnes importantes. Je suis au courant de pas mal de chose rien en parlant avec des relations professionnelles. Si les gens me soupçonnaient.. je n'aurais pas autant de contact, de personne à qui me lier pour de faux.

Lorsque Luckaël arrive je le rassure, je le protège. J'attends qu'il se calme pour qu'on l'endorme, pas question qu'il perde connaissance dans la panique, il a eut assez peur dans une vie entière, je ne veux plus qu'il ressente ce sentiment terriblement angoissant et frustrant à la fois puisqu'on se sent faibles et on perd carrément nos moyens. Des retrouvailles comme on pourrait en voir dans d'anciens films. Il m'a tellement manqué alors je le serre le plus que je peux, mais pas trop tout de même de peur de le briser, il semble si fragile là dans mes bras, j'ai l'impression de tenir un enfant presque. Pourtant je sais que c'est lui sinon mon coeur ne battrait pas aussi vite. Il faut qu'il se fasse soigner, je jouerais aux petite amie possessive et égoïste plus tard, il doit souffrir le martyr. Je fais un signe aux médecins pour qu'il soit endormi. Cette fois on va s'occuper de lui et physiquement je le retrouverais presque neuf.

Je patiente bien sagement dans les couloirs. Je discute de Luck avec les médecins qui tentent de me rassurer son cas, il va vraiment s'en sortir, il est hors de danger. Je souris plutôt rassurée. Je n'en doutais pas mais l'entendre me rassure, alors tout cela va bientôt être un vieux cauchemar, il n'y aura plus d'arène plus rien. Nous l'avons donc échappé belle. D'un seul coup dans le couloir on entend du bruit des cris, on m'appelle. Je fonce sachant de qui il s'agit. Luckaël s'est réveillé et je n'étais pas à coté. Je me place derrière lui mais il voit cela comme une agression. La bête en moi menace de sortir sur le coup de la surprise.. je la gère, elle reconnais Luckaël et se range. Ses bras son en sang mais il m'attrape et me serre beaucoup plus fort que tout à l'heure, je me retrouve plaquée contre contre. Je déglutis en le serrant. Il s'excuse de ce qu'il vient de faire, je caresse doucement sa peau pour ne pas qu'il s'inquiète. Tout va bien et maintenant tout ira bien pour toujours. Je l'embrasse doucement pour lui prouver que je ne ferais rien contre lui. Il semble se calmer. Les médecins le ramènent dans sa chambre pour reprendre les soins. Je n'ai bien sûr pas le droit de m'y rendre. Je m'installe sur une chaise pliante en bois à l'autre bout du couloir j'attends.. Je devrais pas tarder à pouvoir le rejoindre.

Lorsque les docteurs sortent de sa chambre je me lève aussitôt, j'attends un feu vert, un signe de tête d'une infirmière. Je l'ai. Doucement et nerveusement j'avance vers lui, j'ai peur qu'il fasse une nouvelle crise.. Je ne veux pas qu'il se sente à nouveau mal. Lorsque j'arrive derrière la porte je l'entends parler avec une personne.. Je fronce les sourcils et j'ouvre la porte doucement.. Je lui rend le sourire qu'il m'envoie, je scrute la chambre mais je ne vois personne. Je ne prend pas la peine de poser la question.. Je ne veux pas qu'il doute sur moi. Je vais parfaitement bien.

- Comment te sens-tu ? Les médecins ont fait des miracles..


Je lui souris faiblement en m'avançant vers lui. Je m'assois à demi sur son lit et je passe un bras autour de lui. Je pose ma tête au dessus de lui et je ferme les yeux, je ne sais pas à quoi je pense, à tout et à rien puis l'image de son baiser sous la pluie me vient et je pouffe légèrement.

- Je savais que je devais croire en nous.. J'avais raison. Tu te souviens lorsque tu voulais m'épargner cela, maintenant tout vas bien, on est tranquille pour un moment..

Je l'embrasse sur le front, j'entrelace les doigts d'une de mes mains aux siens.

- Tu m'as tellement manqué..


Codage fait par .Jenaa
[/q-uote][/quote]
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: you've got the light to fight the shadows १ bronwen   Jeu 31 Jan - 18:57





« You've got the light to fight the shadows »

Je me sentais des plus vulnérables ainsi. J’avais sans cesse cette impression que le jeu n’était pas terminé, malgré le fait que je sois réellement sorti de l’arène, que j’étais vivant, certes, mon état physique semblait des plus déplorables. Les médecins pensaient être discrets en murmurant entre eux, cependant, malgré l’état dans lequel me mettaient les médicaments, je savais toujours lire sur les lèvres. Je comprenais que j’avais une côte cassée et de nombreuses plaies qu’ils ont refermées et désinfectés et beaucoup de mots qui m’échappaient, leurs lèvres remuant à une telle vitesse que je n’arrivais pas à rassembler tous les mots. Cependant, ce n’était pas mon état physique qui les inquiétais, mais plutôt mon état mental. Comment ça mon état mental ? Avais-je perdu la raison ? Etais-je fou sans même m’en rendre compte. Pourtant, je n’ai eu aucun trauma dans cette arène, le seul fais d’avoir tué des gens fait partie de mon traumatisme, je savais que je le gardais à vie. Je me rendais compte que je n’ai été qu’un idiot avec Bronwen au départ. Je la haïssais, lui mettant toujours dans les dents qu’elle était une meurtrière alors qu’elle devait sûrement s’en mordre les doigts depuis sa sortie. J’ai été un monstre. A présent, je comprenais ce qu’elle pouvait ressentir. Surtout lorsqu’on avait quelque chose ou quelqu’un qui nous retenais en dehors de l’arène. Cependant, cela faisait aussi une force. Je me suis sans cesse accroché à l’espoir de la revoir au moins une fois, j’avais presque une voix intérieure qui était celle de Bronwen qui, dans les moments où j’aurais pu abandonner et me laisser mourir de faim ou de soif, m’ordonnait de continuer en me promettant que j’allais revenir dans le trois, que j’allais revoir ma minuscule maison, retrouver mon travail et surtout la revoir elle. Une partie de moi c’était battu pour elle avant de se battre pour ma propre survie, même si les deux allaient ensemble.

Je n’arrivais toujours pas à croire que les médecins pensaient que j’étais fou. Qu’on les mette dans une arène avec une dizaine de personne qui veut votre peau. Tiens, la meilleure idée serait de les mettre eux et leurs seules armes seraient leurs stupides seringues à la noix qui font un mal de chien et aussi leurs perfusions. Ce serait marrant, on verrait qui serait le malade mental après ça ! Malade mental quoi, problème au niveau de la santé mental. J’étais juste complètement déboussolé. De un, on m’endormait contre mon gré au moment où je m’y attendais le moins, on ne me parle même pas directement. A vrai dire, j’ai l’impression d’être un vulgaire objet, je n’ai pas le droit à des sourires. Ils se fichent complètement de moi. Je déteste les médecins. Je les regarde partir une fois qu’ils m’ont remis mes perfusions en place et ont nettoyé le sang. Je n’avais qu’une seule envie, les arracher de nouveau et partir d'ici, rentrer au trois. Quand aurais-je le droit de rentrer chez moi ? Je ne pouvais pas rester clouer sur mon lit d’hôpital. Je ne voulais pas bouger. Cependant, je ne pouvais pas, les médicaments étaient beaucoup trop fort de sorte à ce que je me mettais à regarder dans le vague. Je ne sais pas quelle sorte de médicaments ils m’ont donné, mais je me mis à entendre une voix. Lorsque je tournais la tête, je vis un homme – si c’était un homme, car ses yeux étrange et sa peau rugueuse me rappelait un crocodile, ce dernier semblait se complaire ici. J’étais persuadé que cela n’était qu’une hallucination due aux médicaments, je jouais donc son jeu. L’homme se présentait sous le nom de Rumplestillskin, cela me rappelait un vieux contes que j’avais lu en étant enfant, mais je ne me rappelais plus de quoi il parlait. En tout cas, il me proposait d’exaucer le moindre de mes vœux en échange d’autre chose. Je lui parlais de mon désir de parler au moins une fois à mes parents. Lorsque nous venions à parler du prix de ce souhait, des bruits se firent entendre dans le couloir. L’homme crocodile disparaissait aussitôt.

Ce fut Bronwen qui apparaissait à la porte, je lui adressais un sourire qu’elle me rendait aussitôt. Je me rendais enfin compte de sa tenue, ayant l’esprit un peu moins embrumé que lors de nos retrouvailles. Nous étions enfin tous les deux, il ne manquait plus qu’à rentrer à la maison et tout serait parfait. Je remarquais qu’elle s’était détaché les cheveux et portait une robe très classe, mais sobre. J’appréciais ce que je voyais le temps qu’elle s’avance vers moi. Je me décalais un peu afin de lui faire de la place. « J’ai les idées un peu embrouillé, je crois qu’ils cherchent à me droguer ou quelque chose comme ça ». Je me pinçais les lèvres, j’avais vraiment du mal à parler, comme si mon cerveau et mes lèvres n’avaient aucune connexion, je ne savais pas si mes paroles faisaient sens. Bronwen s’allongeait à moitié sur moi, je passais mon bras autour d’elle, veillant à ne pas arracher mes perfusions, je lui caressais tendrement les cheveux. Son contact me faisait presque croire à un rêve, j’en ai rêvé depuis le début de l’arène et je la retrouvais enfin. J’étais le plus heureux des hommes. Soudain, elle me confiait qu’elle savait qu’elle devait croire en nous. Elle me rappelait cette fois, bien avant que nous commencions réellement quelque chose, je lui avais expliqué que je ne voulais rien afin de ne pas infliger de souffrance si je venais à être appelé à l’arène et mourir. « Okay, t’avais peut-être raison pour cette fois, mais que ça ne devienne pas une habitude ou mon égo va en prendre un sacré coup. Et puis de toute façon, ça valait la peine d’essayer, il ne peut plus rien nous arriver pour un bon moment. Je… Je suis vivant… » J’essayais de réaliser, je n’étais pas mort « J’ai survécu ». Je commençais à comprendre que tout cela était réel, j’étais le gagnant de cette édition « J’ai… gagné ». J’avais encore du mal à parler, je fermais les yeux lorsqu’elle posait ses lèvres sur mon front, mes doigts se mêlant aux siens, je lui embrassais la main puis la regardais tendrement « Toi aussi, tu m’as manqué, j’ai cru que j’allais devenir dingue, mais j’ai tenu bon parce que je savais que tu m’attendais et je voulais tenir cette promesse ». Je frottais mon nez au sien « Je suis revenu pour toi ». Puis, je détachais le camé de Bronwen qui était toujours accroché à mon poignet et le lui attachais autour du cou « Merci pour ça, c’était comme si tu étais présente avec moi ». Puis, je me pinçais les lèvres « Dis, les médecins ont parlé de problème de santé mentale, est-ce que je suis devenu fou et que je ne m’en rends pas compte ? ».


(c) Spinelsuns
Revenir en haut Aller en bas
 

you've got the light to fight the shadows १ bronwen

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» you've got the light to fight the shadows १ bronwen
» Mini Fight
» [Phantasmagoria] Un tableau d'acceuil pour Halo Fight =)
» mario's castle fight: le jeu pour fins stratèges
» Light Up The World - Glee RPG

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-