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 Rain Like Tears. Pv Judas

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MessageSujet: Rain Like Tears. Pv Judas   Lun 7 Jan - 20:54

Sometime during the night The black sky turned to dawn And we covered our eyes Dizzy from being up all night You grabbed my hand We ran outside To the city not quite awake And looked through autumn eyes We're running through alleys And kissing in doorways We're running through alleys And kissing in doorways I'm blinded by sunrise There's light in your eyes.

Soupirs lointains heurtant un mur de glace, le fissurant. Chaleur humaine se brisant contre les veines glacées d'un petit corps frêle. Tympans bouchés par deux doigts tremblants dont l'épiderme reflétait la source même d'une fontaine de jouvence. Innocence meurtrie, ravagée par une souffrance taraudante. Chimères édéniques dont le goût jouissif n'était plus que l'ombre de ce déchirement imprévisible. Naïveté dérobée par celle qui avait eu la prétention de lui donner la vie. Écachant toute perspective de bien-être. Imposant au fruit de ses entrailles, des ébats charnels où sa personne était réduite à une marchandise. Scélérats défilant devant ses prunelles, rictus déchirant leur lèvres sales, anatomie repoussante, future image devenant paysage sous les yeux de sa mère. Spectatrice ingénue, condamnée à photographier des souvenirs dont sa mémoire se passerait bien. Enfant démuni contraint à accepter sa mère, devenue fille de joie. Horizontale, belle-de-nuit, belle-de-jour, femme de mauvaise vie, femme de petite vertu, fille de joie, fille des rues, fille en carte. Poupée soumise dont les yeux azurées craquelés subissaient la vision des pires tableaux. Mensonges lui embrasant la langue, supplices insurmontables lui donnant envie de régurgiter ses tripes. Envies funestes de destruction avant l'évasion. Cœur laminé par un manque d'estime et de tendresse immodérément réguliers. Émancipation évidente où le souhait de découvrir l'amour de mère était trop imposant. Sentiment de désarroi la faisant absorber tous les petits mots aussi empathiques soient-ils de cette femme dont la dignité se voyait écorché par un désir et un instinct maternel qui lui était naturel. Sa génitrice n'était que le reflet de ce qu'elle deviendrait et regretterait dix années plus tard.

Vassalité totale dont elle avait du faire preuve. Se laissant salir la peau par des mains incestueuses, plus tard indécentes. Victime d'une folie paternelle lui coûtant sa candeur. Subissant les revirements de situation d'un géniteur portant dans la bouche, le goût amer de la trahison. Devenue à son tour une fille de mauvaise vie, quittant le lieu d'inceste pour un lieu de débauche. Maître d'elle-même, s'abandonnant à des pratiques qu'autrefois elle avait rejetées. Frustration oppressante la rendant proie de sa propre balourdise. Murmures à répétition incessante tel un crescendo la submergeant dans la déraison. Elle n'était plus qu'un souvenir, un fantôme du passé, l'ombre d'elle-même. Un corps inerte, sans vie, âme damnée. Condamnée à assouvir les nécessités vitales de ces brigands. Noyant leur élan de perversité pour mieux le ressortir et le décompresser sur celle qui encaissait les coups sans broncher. Pâle, indifférente, manquant de détermination et de volonté. Elle était leur idéal, pas excessivement coûteuse et répondant à leurs fantasmes. Se vautrant à leurs caprices, absurdité incontrôlable. Bombe à retardement qui finirait par l'user, la torturer. Concubine impertinente dont les courbes dansantes envoûtaient le plus profond des regards. Rivalité croissante entre l'indésirable et l'épouse officielle. Folie passagère emportant les consciences de celles que jadis étaient l'objet convoité. Femmes fidèles à la haine meurtrière. Se révélant ainsi comme de véritables hyènes, hystériques au goût âcre se voulant respectueuses. Ectoplasme se vautrant aux besoins d'autrui négligeant ses propres projets. Martyr d'une société où l'argent était la séparation entre la vie et la mort.

Fillette élevée dans la religion, apprenant les règles de bienséance. Destinée à servir cet être transcendant auquel elle avait cesser de croire. Écoutant attentivement les interdits, provocant sa curiosité et l'adrénaline qu'elle pourrait ressentir en les franchissant. Mémoire intacte gardant des photographies d'un passé vieux de sept siècles. Remords encombrants venant la hanter chaque nuit. Cauchemars à l'influence évidente la rendant instable, dérangée. Géhennes insupportables dont elle avait subit l'existence et continuait de les endurer. Souvenirs d'une mère protectrice, hélas ne remplissant pas son rôle à merveille. Se détestant pour avoir haït cette femme, égoïste, ne saisissant pas à l'époque l'unique but de ses coucheries. Honneur et dévotion qu'elle attribuait à l'image de cette femme dont les yeux entourés de quelques rides s'élargissaient sous une pluie de larmes. Songeuse, des paysages lointains venaient s'inviter à la valse la faisant s'écrouler sur des gestes qui étaient devenus des regrets. Emplacement serein faisant des étoiles les protagonistes d'une image haute en couleurs, hélas superficielle. Rétines émerveillées par toutes ces représentations qu'elles n'avaient pas encore pu enregistrer. Opposition flagrante aux lieux de débauche qui lui avaient été donnés de fréquenter. Se lassant de tous les personnages qu'elle avait pu mettre en scène. Se dévoilant uniquement devant celui qui avait su la respecter et creuser au plus profond de son âme. Mendiant devenant son pilier, plus tard, son tout.

Consternation des plus pitoyables. Armure soignée ne laissant transparaître aucune once de faiblesses aussi nombreuses soient-elles. Rêveries loufoques se laissant porter par la brise fraîche de la nuit, apportant avec elle les ténèbres et laissant apercevoir une silhouette masculine. Ombre sournoise dont le visage décida enfin de se révéler. Dommage qu'il soit resté camouflé si longtemps. Judas, homme portant le prénom d'un des apôtres de Dieu. Deux personnalités dissimulées derrière un sourire charmeur. Deux facettes divergentes, dévoilant les meilleurs et pires côtés du jeune homme. Assise sur l'herbe humide de ce mois d'Octobre, Aurora ne réagit pas. Préférant prétendre de ne pas avoir songé à tourner la tête en sa direction. Craignant que l'homme en Judas, ce bord si particulier qui désirait à tout prix de la posséder, soit de sortie. Privilégiant d'avantage celui qui allait jusqu'à lui tenir la porte, à lui baiser la main tel un réel gentleman. Ne se souciant de ce qu'elle avait pu être dans un passé distant, aujourd'hui révolu. L'éviter ne ferait qu'accroître son envie de possession. Tournant son visage dans sa direction, sans dire mot et n'abordant aucune expression qui puisse trahir son mécontentement.

« Que me vaux ta compagnie ? N'as-tu donc pas trouvé courtisane à ton goût ? »

Souriant, elle poursuivit ses railleries. Dans l'espoir de voir en cet être, un bel homme en apparence mais aussi en camouflage. Soirées colorées où il avait su peindre les plus belles œuvres d'art. Sensation suffisant son égo lorsque Judas sortait le grand jeu.

« Pardonne-moi mon impolitesse. Comment vas-tu ? Viens, prend place à côté de moi, n'aie pas peur. Je ne vais pas te manger, pas encore... »

Provocatrice regrettant dans la seconde ses paroles osées. Se questionnant sur l'état de santé de son interlocuteur. Se méfiant de ses intentions. Il n'était qu'une ombre venue dans le but de l'importuner, devenant finalement une oreille tendre et à l'écoute.
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MessageSujet: Re: Rain Like Tears. Pv Judas   Sam 19 Jan - 16:16

Silent Night
Le parc s'étirait dans un crépuscule mourant le long de routes aussi bruyantes que le lieu était calme. Des lumières éclairaient de façon irrégulière chaque parcelle du parc, certaines ampoules crépitaient leur envie de s'éteindre. L'atmosphère était en totale inadéquation avec la vie qui se passait à l'extérieur de cet immense enclos, calme, sombre et serein. Le parfait endroit pour se vider la tête. Même les enfants courant dans les bras de leur mère pour rentrer dans le doux foyer, même les aboiements des canidés profitant de leur dernière sortie de la journée, s'étouffaient dans ce silence, ce petit bout de verdure dans un monde artificiel.
C'est dans cette atmosphère que tu aimes te promener, ces endroits dénués de bruit, parfois atypique. Cela te change de ton lieu de travail bruyant au point de t'en donner mal à la tête, comme un étau enserrant de plus en plus ta boite crânienne. Pourtant, ton métier te plait, mais le silence est une douceur dont tu aimes profiter avant de t'y rendre, comme un adieu éphémère, une séparation temporaire. Tu embauches d'ailleurs tard, s'en ait parfois fatiguant, tu aimerais parfois rester chez toi, mais certaines choses te poussent à y aller, je te pousse à y aller pour m'amuser. Alors, tu t'es forcé de te préparer, à organiser la nuit derrière plusieurs râles agacés pour finalement profiter de la nuit et tenter de charmer la belle Météore ou bien...

Tu t'arrêtes, tes pas s'arrêtant de faire grincer les gravillons éparpillés sur les allés. Ton regard est attiré par une jeune femme assise sur l'herbe. Elle est de dos, mais tu sais que tu la connais, non tu ne le sais pas, tu en es sûr car, moi-même je l'ai reconnu et te le fais inconsciemment savoir. Aurora.
Elle ne t'a pas vu, pas encore. Tu n'oses pas l'approcher, la dernière fois où tu lui as parlé c'était pour t'excuser à cause de mes paroles déplacées. Un moment toujours désagréable pour toi qui ne comprends d'ailleurs pas toujours, oubliant mes faits et gestes. Mais tu as fini par avoir l'habitude de demander pardon pour des choses que tu ne te souviens jamais avoir fait. Toujours est-il que tu hésites à l'aborder ; et finalement c'est elle qui finit par te remarquer et t'interpeller de sa douce voix. Par réflexe tu regardes autour de toi si son garde du corps n'est pas présent et finit par t'avancer vers elle, un sourire entre vrai et faux, pas vraiment assuré sur les lèvres. Tu te reprends, moi je reste à ma place, il est trop tôt pour s'amuser.
— Je vais bien.
Tu ignores la première remarque, elle te taquine et tu le sais et elle n'a pas l'air enclin à des disputes. Tu t'assois aussi dans l'herbe, ni en face, ni à côté d'elle.
— Et toi, que fais-tu ici immobile ? Tu vas attraper froid à rester comme ça.
Voilà que tu t'inquiètes pour elle, faut dire, elle qui avait d'habitude plein de mordant semblait perdu dans ses pensées. Une image d'elle que tu n'avais pas encore.


[HRP : Pardon pour le retard, il y a avait mes partiels mais aussi... j'ai eu beaucoup de mal à commencer car je n'avais aucune inspiration (c'est plus dur avec un predef' je trouve ><). D'ailleurs le post est petit à cause de ça, je me rattraperai... j'espère déjà que celui là est convenable xD.]
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MessageSujet: Re: Rain Like Tears. Pv Judas   Dim 27 Jan - 12:13

Légèreté improbable, l'enveloppant dans une brise suave provoquée par le rythme du vent. Submergée par l'envie de quitter les lieux, méfiance envahissante dont les soupirs trahissaient son désir de prendre la fuite. Rencontre dont elle ignorait encore l'évolution. Beauté virile qui avait su la charmer, vulgarité machiste qui l'éloignait petit à petit. Deux personnalités que tout opposait, faisant de lui un homme à la fois simple et complexe. Inconsciemment elle espérait être en présence de celui qui tentait de la séduire, rien que pour le plaisir de refuser ses avances. Ses yeux avaient été spectateurs de son comportement déplacé envers celles qu'il traitait comme des potiches écervelées. Sourire sincère déchirant ses lèvres avec grâce, partagée entre l'envie de lui répondre et l'envie de l'ignorer.

« Moi aussi je vais bien. Tes parents n'ont pas bien remplis leur boulot à ce que je vois. Ou alors c'est ma présence qui te déstabilise au point de te faire oublier les règles de politesse. »

Agressive gardant une pointe de délice. Provocations légitimes, inopportun capable de vendre père et mère pour que son épiderme se mêle au sien. Satisfaite de provoquer sa libido, de procurer autant de désir. Ne se souciant aucunement des intentions déplacées de son interlocuteur, confiance extrême en sa personne. Assurance imposante se dégageant de tous les pores de sa peau se mêlant au doux parfum abricot et miel effleurant ses narines. Savourant avec mesquinerie les essais de Judas pour la séduire. Inutiles et prévisibles, amusants et distrayants. Sourire dévoilant avec subtilité ses envies déconcertantes, la rendant joueuse et quelque peu nostalgique. Double masculin pouvant être son amant dans une autre vie. Observant ses manières, son charme qui ne la rendait pas indifférente. Il formait les souvenirs d'un passé lointain et douloureux. Plus vieux métier au monde qu'elle pratiquait avec joie, croyant le faire de manière positive. Honneur qu'elle rendait à sa génitrice. Croyant que de là où son âme se laissait emporter, ses yeux laissaient échapper une larme qui la rendait fière de sa fille. Candide hypnotisée par l'envie de plaire, de susciter un désir sexuelle affamé chez ceux qui partageaient ses nuits. Dominée par des mains monstrueuses appartenant à des scélérats sans complexes. Corps sans vie aux couleurs attrayantes, paradoxe insurmontable que leurs yeux ne pouvaient voir.

« Je prends l'air... J'en ai besoin en ce moment après la honte insurmontable que j'ai subie lors de ma défaite aux Hunter's Seasons. Je suppose que tu as entendu parler de cet épisode ? »

Judas était le miroir de ces visages grotesques qui hantaient ses nuits. Il était l'autre facette, le bon côté de ces hommes qui une fois partis se consacraient au bien être de leur femme. Oubliant la catin qui les avaient bercés pendant des heures. Aurora s'était vu plus comme psychologue que fille de joie, mêlant les deux métiers comme s'ils pouvaient en faire un seul. Après ces instants qu'elle croyait apprécier, ses amants se laissaient aller, se consolant auprès de celle qui se contentait d'écouter sans leur couper la parole, obéissante, soumise. Retrouvant un peu de réconfort, de sécurité dans les bras de ses bourreaux. Chimères infondées qui furent source de son malheur perpétuel. 9 d'entre eux l'ont marqué particulièrement à l'époque, pour une raison ou une autre. Naïve en pleine jeunesse qui ne distinguait toujours pas le bien et le mal, se laissant envahir de belles paroles. Hommage qu'elle leur rendait en tatouant son corps du même chiffre. Regrets insupportables dont elle fait preuve aujourd'hui, ne pouvant effacer les erreurs du passé, marquée à vie par ces neuf traîtres qui ont réveillé son amour pour l'éteindre le lendemain.

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