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 « La jalousie est l'amour-propre de la chair. » || Ewan VS Ruby

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MessageSujet: « La jalousie est l'amour-propre de la chair. » || Ewan VS Ruby   Dim 13 Jan - 14:54


The Paradisio ◈ Ruby L. Moriarty & Ewan C. Everdeen
Ewan C. Everdeen VS Ruby L. Moriarty
« L’amour sans jalousie est comme un Polonais sans moustache. »








© by lizzou

L
'amour était sans doute la sentiment le plus fort et le plus terrifiant que Ruby Moriarty avait pu ressentir dans sa vie. Et pourtant c'était tellement beau, les yeux posés sur son reflet dans le miroir de la coiffeuse dans son bureau au Paradisio, la sorcière était pensive. Elle avait retrouver la gloire, grâce à Rumplestilskin elle était de nouveau cette célèbre actrice connue de tous, une notoriété qui lui avait manquée, en effet la dernière fois que Ruby avait ressenti ce bonheur c'était lors de sa première existence.

La belle brune avait maintenant 82ans, malgré cet age certain elle restait resplendissante, gardant l’apparence qu'elle avait le jour de sa mort.
Une gloire donc retrouvée, une satisfaction personnelle présente et pourtant toujours ce manque terrible, cette part d'elle qui était resté inactive, blessée, sans vie.

Lilith avait connu l'amour dans chacune de ses vies. Son premier fut cet homme volage qui avait fait d'elle une femme trompée, soif de vengeance assouvie de ce côté puisque l'homme reposait six pieds sous terre, elle l'avait assassinée avant de se faire incarcérer et de se suicider.

Seconde existence, Ewan, dés le premier regard elle l'avait sentit, c'était lui, celui pour qui son cœur ne cesserait de battre. Très vite un lien se noua entre eux puisqu'elle fit de lui le métamorphe qu'il est afin de lui sauver la vie. Plus qu'un lien de créactrice a métamorphe, de l'amour, et une reconnaissance d'Ewan envers elle. Ils eurent une courte idylle, ais autrefois blessée et trahit Ruby n’eut de cesse de laisser s'exprimer sa jalousie, qui fut la raison même de leur rupture. Incapable de ne plus s'aimer ni même de ne plus se parler, ou se voir, les deux instaurèrent naturellement une guerre entre eux. Sous entendus et coups bas, c'était ce qui reliait Ewan et Ruby à présent.

Toujours ce regard dans le vague admirant son propre reflet la jeune femme soupira avant de revenir à ses esprits. Ruby était très fatiguée en ce moment, ce changement de "vie", le Paradisio à gérer, les conflits avec Ewan, sa relation difficile avec Connor, Vincenzo qui lui tournait autour alors qu'il était marié, et ses rêves qu'elle faisait sans cesse qui l’empêchaient de dormir, elle y voyait son aimé; c'était bien le seul moment où elle le voyait sans lui hurler des insanités. Elle ne comprenait pas ces songes qu'elle faisait a répétition, elle ne définissait pas non plus si il s'agissait de rêves prémonitoires ou de son subconscient qui lui rendait la vie difficile. Ces rêves qu'elle n'expliquait pas lui rendait donc les nuits longues et peu agréables, et tous ces chamboulements autour d'elle ne l'aidaient pas en journée non plus.

La sorcière se repoudra rapidement le nez, aujourd'hui elle avait décidé d'ouvrir le Paradisio en journée afin de savourer un peu plus sa célébrité passée qui reprenait place. Habillé à l'image du Cabaret, donc peu et en lingerie fine, la belle brune enfila ses escarpins de 16cm avant de rejoindre le bar. Il n'y avait pas grand monde encore. La demoiselle respirant la classe et le pouvoir fit un tour d'horizon très rapidement afin de saluer son personnel et le peu de clients présent. La maîtresse de maison pris ensuite la direction du bar, elle passa derrière le comptoir pour se servir une coupe de champagne; Ruby ne raffolait pas des bulles, mais quitte à boire en pleine après midi autant le faire avec prestige.

Il pleuvait encore sur New York, la journée s'annonçait longue, et Ruby se demandait bien si elle n'avait pas mieux à faire que de rester ici a regarder ses malfamés boire et baver devant les danseuses. Depuis peu la sorcière avait retrouvé ses attitudes passées, elle était de nouveau imbuvable et plein de machiavélisme, sans doute que ses troubles bipolaire étaient à la racine de ce changement brutal, où tout simplement que même après avoir chassé le naturel il s'était une fois de plus ramené au galop ! Le regard une fois de plus dans le vide Lilith était pensive, et à chaque fois elle retrouvait la même personne dans ses pensées, et c'était bien le seul moment où elle s'autorisait à ne pas lui faire preuve d'une haine considérable. Mais très vite la sorcière fut arrachée à ses pensées par le bruit de la porte du Paradisio qui venait de s'ouvrir, bien entendu il fallait que la journée soit aussi désastreuse qu'elle aurait pu être longue, un groupe de pochard de première classe venait de faire son entrée, déjà ivres les hommes saluèrent Ruby avant de s'installer devant les podiums. D'un signe de tête la belle brune fit comprendre a l'une des danseuses de s'occuper d'eux, il n'était même pas seize heure, bien trop tôt pour s'embêter avec des alcooliques notoires. Portant sa coupe a ses lèvres la sorcière retrouva ses pensés, et son aimé. Ce songe fut une fois de plus de courte durée, le bruit de la porte d'entrée se fit entendre à nouveau, mais cette fois ci la visite était certainement l'une des plus attendus... »


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MessageSujet: Re: « La jalousie est l'amour-propre de la chair. » || Ewan VS Ruby   Dim 13 Jan - 23:03

La jalousie est l'amour-propre de la chair.
L
’odeur de l’après rasage se mêle à la brume de la douche du matin et créer ce mélange particulier qui parait il fait mon parfum. Toujours grogis du sommeil et d’alcool d’hier soir à peine me suis-je levé que les pensées de Ruby s’impose à moi, comme si elle usait de ses tours pour me torturer. Me faisant rêver de son corps avec lequel je danse en me résignant à devenir docile. Mais ce n’est qu’en sommeil. Car éveillé je frissonne de sentiment de contradiction, effrayé dans un sens de me voir me rider et faiblir seul, elle voyage en mon esprit comme un conquérante que rien n’arrête. Une cigarette allumée et la fumée apaise ce trouble qui me colle à la peau. Je devrais décider d’un avenir commun mais mon amour passerait à ses yeux pour de la vanité et jamais je n’irais la contredire là-dessus. Un soupir et une bouffée de plus. Je suis sorti pour boire hier, seul comme d’habitude cependant j’ai passé la soirée bien accompagné. A nourrir mes blessures à l’égo créé par une pierre brute avec un galet quelconque.

Personne à la maison, Alexan n’est pas là. Il déserte beaucoup, plus que d’habitude, peut-être ferais-je preuve de négligence excessive ou de paresse à privilégier le désir d’oublier Ruby. Mon cher petit frère me fuit. Et moi au lieu de prendre le taureau par les cornes et d’affronter sa rage je fais pareil. Peut-être par peur de connaitre sa raison. Je suis las des guerres, le drapeau blanc ne sert plus à battre en retraite. Il n’est qu’une preuve de lâcheté aux yeux d’Alexan. Je n’ai plus le cœur à me battre…

Mon regard se pose sur la fenêtre de ma chambre. La rue nimbée de lumière permet d’y voir clair mais brule quelque peu mon regard encore ensommeillé. Je ne suis vraiment pas du matin… Enfin matin. Ce n’est pas comme s’il était plus de midi. Le temps de boire un café, de tourner en rond quelques heures à se nourrir de choses aussi froides qu’insipides, avec pour seule compagne le silence, l’ennui m’a déjà enseveli. Cette maison est si grande quand on y est seul. La maison que l’on m’a donnée pour avoir survécu aux Jeux… Je souris malgré moi, d’un rire jaune je me rappelle alors notre première venue. Quand j’ai vu le regard terni de mon frère, ce regard différent qui a marqué le début du tremblement dans mon cœur.

Le temps passe lentement tandis que je fixe l’horloge qu’elle passe pour que je me sente plus fort. A chaque seconde qui passe sans que je n’accours à sa vue je suis plus affranchi. Mais quoi que je tente elle me revient en tête fatalement. Plus aigri qu’à mon habitude, ça m’embête cette infime obsession qui me fait la voir partout tout autour. L’entendre même dans les silences. Sa voix me rend complètement fou. Comme en prise à des hallucinogènes après trop de temps enfermé je sors, vêtu d’un jean et un tee shirt rayé. Sans réfléchir à quoi que ce soit je marche, fumant à nouveau comme trop souvent depuis ses derniers jours et pressant le pas.

C’est vrai que j’ai choisi de l’aimer sans savoir si un jour elle regrettera de m’avoir aidé. D’être lassée de ces disputes pour vouloir effacer son geste… La douleur laisse place à la peur, un frisson froid me redresse les poils de l’échine. Cette peur que je ne m’avoue qu’à demi-mots, car après tout c’est possible. J’éternue bruyamment et sourit de mon idiotie, tellement perturbé par une femme j’en ai oublié la pluie. Et tandis que je me rends compte du climat je constate être devant le Paradisio. Voilà donc ou me mène mon inconscient, ce n’est pas vraiment étonnant. Après tout j’ai soif… Quelle excuse pitoyable je me sers à moi-même, le soleil est encore haut, personne de sensé ne boirait maintenant. Pourtant repartir serait signe de lâcheté, rien que pour ça je devrais entrer. Et m’abriter de la pluie aussi. Tant d’excuses qui sonnent fausses à mon esprit mais qui suffisent à nourrir mon courage pour entrer.

Jetant la cigarette mouillée je pousse la porte pour entrer et enveloppé de cette douce chaleur une autre bien différente me prend. Mon regard alors va se poser sur le bar et elle juste derrière. Comme oubliant le temps des malentendus je la fixe immobile. A-t-elle jamais été laide ? A-t-elle jamais eu l’air imparfaite ? Le bruit de pochtrons me ramène à la vie, je détourne le regard le premier et fixe ces gens saoul si tôt. Autant ne pas fuir pour m’assoir à l’écart. Inspirant profondément, je me dirige droit comme un i vers le bar, je me cacherais face à elle derrière un visage impassible. Dissimulé à l’observer, je prends place face à elle, rien qu’un mètre nous sépare. J’ouvre la bouche mais m’étouffe dans mon propre air. Humiliation éclatante… D’une voix rauque je prends alors commande à la patronne trop autoritaire. Les sourcils froncés son regard semble me descendre en flèche.
« Un café bien noir s’il te plait.»
Je l’observe alors vraiment pour la première fois depuis ma venue. Vêtue d’une robe tellement aguicheuse… Juchée sur des talons vertigineux qui ne font qu’allonger ses jambes encore, moi qui pensais ça impossible.

« Tu t’es habillé comme ça pour quelqu’un ? Ou tu prends plaisir à payer le maximum une robe pour le minimum de tissu ? Parce que si c’est le cas j’ai des vieux chiffons chez moi qui ferais l’affaire. Je te les offre même, je suis trop bon. »

… Comme habitué à lui jeter des pics mes paroles dépassent toute pensée cohérente pour la provoquer. Par moment je suis vraiment masochiste. Il n’empêche que cette robe est outrageusement provoquante. Poussant absolument tous les hommes dont le regard s’y pose à vouloir l’arracher. Toujours trempé comme un chien je coule de tout mon long et cette eau rafraichit les idées que fait naitre Ruby.
Et dire que je ne suis là que pour elle, mais que jamais elle le saura. Je souris, comme apaisé de toutes mes mauvaises pensées, elle a vraiment le don de m’amuser et de me calmer. Sa présence certes me pousse à la charrier mais c’est fou l’effet qu’elle me produit. Comme un poison mêlé de l’antidote.
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MessageSujet: Re: « La jalousie est l'amour-propre de la chair. » || Ewan VS Ruby   Ven 25 Jan - 14:42


The Paradisio ◈ Ruby L. Moriarty & Ewan C. Everdeen
Ewan C. Everdeen VS Ruby L. Moriarty
« L’amour sans jalousie est comme un Polonais sans moustache. »








© by lizzou

R
emarques désobligeantes... Rien étonnant en soit à vrai dire Ruby y était habituée, presque amusée parfois, du moins lorsqu'elle n'était pas blessée. La jeune femme derrière son bar observait ses danseuses plutôt que de prêter attention à Ewan qui venait d'entrer. Bien entendu elle ne pourrait pas l'ignorer longtemps, même si parfois elle aurait préféré, elle l'aimait ça c'était certain, mais elle n'aimait pas toujours tous ces pics qu'il lui lançait, ceci dit, elle les lui rendait bien. Préférant jouer la carte de l'ignorance elle lui servit son café sans un mot affichant un rictus moqueur qui lui était destiné.

Ruby et Ewan c'était toute une histoire, tout le personnel du Paradisio connaissait parfaitement la relation chaotique des deux êtres. La sorcière perdait souvent de sa crédibilité face a ses employés à cause de cette guerre permanente avec son ancien amant. Mais les temps avaient changé, aujourd'hui la belle brune était redevenue une icône du cinéma New Yorkais et redevenait par cette même occasion, célèbre et respectée, mais apparemment tout le monde n'arrivait pas a rentrer cette information dans son esprit.

Le jeune métamorphe lui ne semblait pas avoir imprégné la nouvelle, peu être qu'un petit rappel était nécessaire.
La sorcière ne releva pas de suite la remarque du jeune homme sur sa tenue, elle alluma les écrans qui diffusaient les informations concernant la ville en continue. Les images sans sons étaient affichée pendant que la musique du cabaret continuait de défiler.

Tentant de ne pas relever les dires d'Ewan, et de faire abstraction de ce groupe d'alcoolique bruyant la jeune femme termina sa coupe d'un trait avant de s'en resservir une autre. Portant son verre a sa bouche la jeune femme sourit, s’avançant jusqu'au jeune homme derrière son bar.

« Ma tenue n'est en aucun cas destinée à qui que ce soit. Je te remercie pour ton offre, il va de soit que je n'accepterais pas, quand je vois tes goûts en matière de vêtements, je préfère éviter d'imaginer l'allure de tes "vieux chiffons". Et pour finir, inutile de relever les détails de ma tenue, tu sais très bien que je suis habillée comme ça très souvent, vu le temps que tu passe ici... »


Un léger sourire victorieux Ruby retourna de son côté du bar. Ses beaux yeux rivés sur l'écran la jeune femme savourait sa nouvelle notoriété, son visage passait et repassait sur les écrans du Paradisio, la grande Ruby Lilith Moriarty avait enfin fait son grand retour sous les projecteurs. Un froncement de sourcil vint se dessiner sur ce doux visage, irritée par les fous rires, et les haussements de voix du groupe d'homme bien amoché Ruby détourna son regard vers Ewan.

« Tu pourrais demander a ton groupe d'amis, d'être moins bruyant s'il te plaît ? »

Elle savait pertinemment que ces gens n'étaient sans doute pas des proches d'Ewan, mais l'envie de l'assimilé a ces débauchés était tellement forte qu'elle ne pu s'en empêcher. Bien trop rongée par sa fierté, sa haine, son amour et ses remords, la sorcière en avait même oublié de réellement poser les yeux sur le jeune homme, préférant oublier son attirance afin de se sentir plus apte a la "guerre"...

Portant une nouvelle fois sa coupe a ses lèvres Ruby se sentait fière, fière d'elle même revoir son visage sur les tabloïds la rendait certes, légèrement plus prétentieuse que d'habitude, mais il était jouissif pour elle d'être a nouveau ce visage connue et reconnue pour autre chose que ces tenues légères au Paradisio. Savourant sa boisson, la sorcière sourit. Si elle recroisait Rumplestilskin, elle le remercierait c'était certain, même si dans cet excès de fierté la jeune femme en oubliait elle même une règle rudimentaire en magie: Le prix à payer. »


hj:
 

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MessageSujet: Re: « La jalousie est l'amour-propre de la chair. » || Ewan VS Ruby   Sam 26 Jan - 0:05

La jalousie est l'amour-propre de la chair.
L
e café n’y fait rien, son visage est toujours aussi parfait, toute la clarté de l’univers n’y trouverait aucune imperfection. Une irrépressible envie de fumer me prend, cette drogue m’a pris depuis la fin des jeux et encore plus depuis ma rupture avec Ruby. Me trouant les poumons et écourtant à chaque bouffée de nicotine le laps de mon temps ici-bas, pourtant je suis confiant. Comme heureux d’avoir du contrôle sur une chose dans ma vie, le pourrir, le réduire certes mais le contrôler.
Après tout j’ai une belle vie, une très belle vie, rien me poussant à me défenestrer. Si ce n’est l’ignorance et le dédain de la brune devant moi. La TV attire mon attention, pour enfin faire quitter mon regard de la torture constante que constitue Ruby. Mais c’est sans compter sur sa notoriété renouvelée. Depuis peu elle est redevenue une actrice à succès, la chose qui m’étonne c’est avec quelle vitesse le feu des projecteurs se sont braquée sur elle. Du jour au lendemain elle s’est changée et l’orgueil qu’elle dégage va de pair avec la fierté que son visage tournée vers le poste. Je l’ai rarement vu aussi heureuse, épanouie de son établissement il semblerait qu’elle n’ait vraiment plus besoin de moi. Quand elle était encore oubliée du public je pouvais avec égoïsme considérer ma notoriété comme une aide avec elle. Mais maintenant que la presse la pourchasse à son tour, il sera impossible de nous voir. Et ce n’est pas comme si elle le souhaitait…
Le monde voit enfin à travers leurs télévisions ce que j’ai toujours eu sous le nez, la garder va devenir complexe, tout en sachant que je n’ai aucun droit sur elle. Ma jovialité semble se désintégrer quand je pense à la perdre. Et avec ces abrutis qui ne cessent de gueuler je ne suis pas calmé. Qu’est-ce que Ruby attend pour envoyer quelqu’un. Le groupe arrivé avant moi, composé de quelques ivrognes continuant leur nuit de débauche ont élu domicile à une table gênant toute personne présente, de par leur présence, leur odeur fétide et leur manières dignes des hommes des cavernes qu’ils sont. Rien n’est fait pour me calmer ici, et Ruby ne semble rien remarquer car elle en rajoute en posant son regard sur moi pour la première fois. Mes poils se hérissent dans un frisson violent, il va être dur de me calmer. Et tandis que je respire bruyamment pour dissiper cette colère un cri accompagné d’acclamations provient du groupe de gauches bourrés. Comme une goutte d’eau faisant déborder le vase de ma contenance, l’animal en moi hurle à la bataille et mon esprit ne lutte plus.
Je me lève, laissant Ruby à ses plaintes et sa télévision et me dirige en direction du groupe d’idiots.
Arrivés à leur repère je plaque mes mains avec force sur leur table, dans le but de les contrôler ou du moins de les occuper. Je braque alors mon regard sur eux, ma bouche malgré elle se met en forme pour rugir, même si je sais que sous forme humaine je ne le peux pas. 4 hommes imbibés comme des babas au rhum me fixent, l’un d’eux semble avoir l’alcool en colère. Les autres rient et me fixent comme des adolescents amusés.
« Vous voulez pas la fermer ?! Parce qu’en plus d’être lourds vous braillez comme pas possible ! Dégagez pendant que vous avez encore un peu d’estime de vous ! »
Une provocation en bon et due forme. Mu uniquement par l’incompréhension et les remarques de Ruby. De qui je me moque ? C’est plus profond que ça. Je fais volte-face en reprenant contenance et m’adresse à Ruby en revenant près d’elle d’un sourire charmeur et plus faux que le sien.
« Il suffisait de le demander chérie, je sais que tu aimes les hommes obéissants. »
Pas le temps d’ajouter quoi que ce soit quand une main se pose sur mon épaule droite et me tire vers elle ou un coup de poing me jette au sol tandis qu’un cri féminin étouffé me parvient, Ruby.
Ma joue est comme anesthésiée durant quelques secondes et je jauge la situation, nous sommes dans un bar, pas seuls et à la vue de tous donc impossible de me transformer. Je vais devoir m’en sortir par la ruse car ils sont 4. Du moins je le devrais... Mais mon humeur est trop mauvaise et ils m’offrent le défouloir qu’il me fallait, je me moque de me prendre une dérouillée je vais m’amuser.
Je me relève alors et penche la tête avec un rictus d’anticipation. Ils sont saouls, l’un après l’autre je peux les avoir vu que seul l’un d’entre eux est levé, celui qui m’a frappé.
Les conseils odieux et inutiles de tous ces gens avant mon entrée dans l’arène me reviennent. Et j’en conclus rapidement que le point faible de ce type sera l’estomac, il doit être mis à mal vu son état. Un coup de poing dans les abdominaux, il se cambre et j’attrape sa tête que je frappe contre mon genou. Un de moins, il est sonné, mon genou me lance et je sens le gout métallique du sang dans ma bouche. Les 3 autres me fixent l’air incrédule. Je dois comprendre que c’est fini, qu’ils vont partir sans plus et que j’aurais la paix. J’aurais aimé qu’ils aient des couilles au moins, mais apparemment c’est que de la gueule pour ces saoulards.
Je les fixe du regard jusqu’à ce qu’ils soient sorti avec le type qui m’a frappé. Ce gars est un colosse il m’a explosé la mâchoire, mes dents sont en place mais ma gencive a trinqué. Et alors je me souviens de la présence de Ruby, elle doit être en colère, m’en vouloir d’avoir mis le souk dans son bar alors qu’elle s’évertuait de prouver sa réussite et la distance qui est désormais entre nous. Je me retourne tandis que le sang a rougi ma lèvre inférieure et coulé le long de mon menton et mon genou contracté tremble du choc de tout à l’heure.
Quelle va être sa réaction ? Je soupire, après tout j’ai encore merdé. Avec cette femme il semble que ça soit une habitude et que mon naturel apparait comme celui d’un ado boutonneux.
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MessageSujet: Re: « La jalousie est l'amour-propre de la chair. » || Ewan VS Ruby   Sam 26 Jan - 20:43


The Paradisio ◈ Ruby L. Moriarty & Ewan C. Everdeen
Ewan C. Everdeen VS Ruby L. Moriarty
« L’amour sans jalousie est comme un Polonais sans moustache. »








© by lizzou

L
a belle brune qui n'avait de cesse de se préoccuper d'elle même et de jubiler en admirant son image à l'écran fut arrachée à ses pensées lorsque Ewan se déplaça jusqu'à la table des alcooliques bruyant entrés précédemment. Ruby était forcée de le constater une fois de plus, il était divinement beau, elle avait appris à le détester mais au final n'avait eu de cesse de se sentir raccrocher a cet homme qui hantait son esprit. Il était pour elle comme une drogue, la sorcière était dans l'incapacité totale de se désintoxiquer, le poison nommé amour qui l'enivrait était bien trop fort et intense pour s'en débarrasser ainsi.

Amusée et agacée par le comportement du jeune homme Ruby observait la scène, elle le sentait et le voyait, Ewan n'était plus celui qu'elle connaissait, il semblait traîner derrière lui un chagrin, une haine, quelque chose de pesant.
Un léger pincement au cœur de la sorcière lorsque le bel âtre refit apparition avec un sourire des plus hypocrite affiché sur son visage. La jeune femme se sentait bien souvent impuissante dans cette bataille qu'ils menait l'un contre l'autre, mais ce qui la déstabilisait le plus c'était bien ce manque de franchise qui était instauré dans chacun des camps.
D'un regard amusé la demoiselle sourit à la remarque du métamorphe.

« Alors il semblerait que je t'ai bien éduqué ! »

Pas le temps ni pour l'un comme pour l'autre de s'étendre plus. Un des soûlards s'était avancé jusqu'au jeune homme. Ruby sentit son cœur s’arrêter dans un cri lorsqu'un premier coup fut porté sur Ewan. La suite de l'action fut tellement rapide que la jeune femme fut dans l'incapacité d'agir, ou même de tenter d'intervenir. Elle reconnu celui qu'elle avait créer, cette bête qui sommeillait en Ewan était présente. Sa création.

L'orage passé, le groupe d'alcooliques avait déserté le Paradisio et très vite les employés reprirent leur activité. Ruby remuée par les événements observait Ewan, le visage en sang, la jambe tremblante.
A ce moment même elle aurait pu courir vers lui pour prendre connaissance de son état, elle en mourrait d'envie, elle aurait pu soigner ses plaies, mais l'idée même de poser ses mains sur le visage du jeune homme la rendait faible dans cette bataille qu'elle préférait encore ne rien dire et ne rien faire. Submergée par l'émotion Ruby tourna le dos au jeune homme, serrant sa coupe entre ses doigts elle respira profondément avant de la finir d'un trait et faire face à nouveau à sa plus grande faiblesse : Ewan.


« Suis moi je vais te donner de quoi te soigner et te rincer le visage. »


La voix tremblante de la jeune femme la trahissait, elle ne supportait évidemment pas que l'on s'attaque à Ewan. La sorcière avait beau se montrer forte et arrogante face à lui et au reste du monde, elle n'en était pas moins humaine pour autant, et elle l'aimait comme jamais elle n'avait su aimer auparavant, et pourtant elle était incapable de lui montrer son amour sans être agressive ou faire preuve d'une jalousie excessive. Passant de l'autre côté du bar elle était à présent face à lui, le regard brillant et le cœur battant la chamade.

Elle résistait tant bien que mal à céder a l'envie de poser ses mains sur lui, où même de l'embrasser, le visage sanglant ou non. Bien trop fière pour mettre toute sa rancœur de côté Lilith était stationnée à quelques centimètre du métamorphe et incapable de laisser parler son cœur. Elle s'en doutait, Ewan savait tout ce qu'elle ressentait pour lui, mais les démons antérieur de cette femme étaient bien trop présent pour pouvoir laisser parler ses sentiments. Elle restait stoïque, seul son regard exprimait tout l'amour qu'elle avait pour lui. »


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MessageSujet: Re: « La jalousie est l'amour-propre de la chair. » || Ewan VS Ruby   Sam 26 Jan - 23:10

La jalousie est l'amour-propre de la chair.
V
oilà je suis en sang, le gout acre se répond dans ma bouche tandis que je peine a rester debout. J’adorerais m’assoir mais paraitre encore plus faible que je ne suis face à elle ne m’est pas permis. Elle a atteint la perfection aux yeux de tous tandis que moi je demeure sur mes acquis. Et quel acquis des souvenirs de corps humains mutilés ^par mes soins dans cet état second qu’elle m’a accordé, petite sorcière entichée qui a perdu son poste pour moi. Pour me vouloir en entier au point de m’étouffer de faire de nôtre paradis un enfer. Que devais-je faire ? Rester et subir en remerciement au cadeau qu’elle m’a fait durant les jeux ? Mon orgueil ne l’a pas permis.

Et là je suis debout tremblant et l’air d’un pauvre type au visage, portant sur mes épaules carrées tout le poids du monde, de celui d’un frère incompris, de celui de cauchemars constants, de celui d’être loin d’elle… Bordel Ewan qu’est ce que tu fous ?! Te mettre dans un tel état pour une gonzesse. Pauvre type.
Je soupire et remarque son regard avant qu’elle ne se retourne. Celui empli plein de douleur, de retenu et de peur étouffées. Mon cœur se serre alors… Tout ce que j’ai pu faire et subir depuis des semaines c’était pour toi. Mais tu ne le sais pas et chacun souffre en silence. Incapable de dépasser ces égos et fiertés mal placées, de vrais gosses égoïstes. Et mon corps tout entier résiste à la prendre dans mes bras à la vue d’une on ce de souffrance dans son beau regard.

Elle vide alors son verre et je l’envie, j’aurais moi aussi besoin d’un alcool puissant, pas pour oublier la douleur de mon genou mais de celui de mon cœur. Qu’est ce qui m’est arrivé pour être réduit en esclavage par des sentiments incontrôlables. Tout ça c’est sa faute, si elle m’avait laissé combattre dans l’Arène j’aurais pu survivre par moi-même ! … De qui je me moque ? Ils étaient entrainés les gosses de riches, au mieux j’aurais mourus sans attache dans ce monde si ce n’est un frère qui au bout d’un moment m’aurait oublié vu son dédain pour moi.
Je n’aurais jamais pu aider Maycie et lui faire croiser la route d’Alexan, Battre Connor à plate couture quand il me cherche, et parfois perdre mais ça jamais je ne l’avouerais. Et surtout j’aurais été exempté de cette appartenance qui me lie à elle. Ses mots me remet alors sur Terre et m’indique de la suivre.

Et tandis que le regard vide j’acquiesce je me demande encore ce qui m’a poussé à me sentir ainsi. Comment faire pour aller mieux et enfin avancer de cette impasse impossible. Le balancement de son bassin rythme mes pensées me donnant un agréable mal de mer.
Arrivé dans une petite pièce avec un lavabo et un nécessaire de pharmacie je vois qu’elle ne m’aidera pas. Elle demeure stoïque près de la porte… C’en est assez, je lui prends la coude et l’entraine avec moi dans la pièce pour refermer et me poster entre elle et la seule sortie. Décidé à enfin tout déballer, mon esprit en désaccord avec mes paroles lâchent à nouveau une remarque acerbe d’une voix impatiente et le regard trop doux et douloureux.

« A quoi tu joues ?! Il y a pas de miroir ici alors pour mon visage tu vas devoir t’y coller princesse. A moins que la vue du sang te répugne ? »

Je la quitte alors des yeux avant de craquer pour aller fouiller dans la trousse rouge marquée d’une croix blanche, une pommade anti-inflammatoire pour mon genou, un bandage ne servirait à rien je vais appliquer ça et assumer mes conneries. Ca m’apprendra à chercher la bagarre à des pochtrons.
Mon jean est trop neuf pour être tiré au dessus du genou je vais etre obligé de le retirer. Je tourne le visage vers Ruby qui a du comprendre ce à quoi je pensais, faire preuve de pudeur avec elle serait idiot en plus ça m’est égal.

Je retire alors mon pantalon pour demeurer en tee shirt et caleçon, j’applique la pommade sur mon genou en m’asseillant sur un meuble de l’étroite pièce en attendant que Ruby daigne reprendre ses esprits et bouger. Mon sang a seché pour me déranger à chaque mouvement, de plus le saignement s’est arrêté et rien ne fait plus barrière, ni son visage à la TV ni des abrutis braillards, je suis impatient de voir ce qu’elle va faire avec l’homme qu’elle a sauvé et déteste déjà. Et les seules paroles non blessantes que je trouve à lui dire alors sortent malgré moi et montre une faiblesse qu'immédiatement je regrette.

« Je t'écoeure au point que tu refuses m'approcher princesse ? »
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MessageSujet: Re: « La jalousie est l'amour-propre de la chair. » || Ewan VS Ruby   Ven 1 Fév - 14:49


The Paradisio ◈ Ruby L. Moriarty & Ewan C. Everdeen
Ewan C. Everdeen VS Ruby L. Moriarty
« L’amour sans jalousie est comme un Polonais sans moustache. »








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E
lle aurait très bien pu envoyer quelqu'un à sa place pour soigner Ewan, mais non elle ne le fit pas. Ils étaient tous deux dans cette pièce minuscule dans laquelle Ruby se sentait oppressée, après qu'il l'est brutalement tirée jusqu'à lui par le coude, alors qu'elle restait stationnée devant l'entrée. Presque incapable de fuir le regard du jeune homme qui paraissait aussi mal à l'aise qu'elle il semblait que le temps d'un affrontement se présentait.

Le soigner ? Et puis quoi encore ? Ruby était sorcière pas infirmière, elle n'avait aucune envie de trifouiller le visage plein de sang d'Ewan, se comportement brutal qu'il avait l'offusquait, elle n'aimait pas ça, surtout elle ne comprenait pas pourquoi il la forçait à être là. Après tout si ils n'étaient plus ensemble c'était effectivement en partie à cause d'elle mais surtout parce que lui le voulait. Lilith l'aimait, mais apparemment pas au point de se plier à ses obligeances et mettre de côté toute la souffrance qu'elle avait et la haine qu'elle ressentait.

Oui, derrière ce visage de femme fatale et intouchable, Ruby hurlait de tristesse mêlé à la colère, une rage contre elle même et surtout contre Ewan. Il n'avait pas sut l'aimer entièrement, si bien que la sorcière en déduisait radicalement que la seule chose qui les unissaient réellement c'était la nature animal du jeune homme, dont elle était la responsable. Elle était sa créatrice, mais elle l'aimait au delà de ça, mais lui quand était il de ses sentiments ?

Trouble totale. Les mots d'Ewan ne sont que vulgaire bourdonnement dans l'esprit de Ruby qui n'a qu'une envie, partir. Tentant de ne pas paraître faible ou en détresse émotionnelle, elle reste.
Il n'y à en effet pas de miroir à disposition pour que le jeune homme nettoie son visage. Oui, elle pourrait s'en occuper elle même, mais à quoi bon ? La belle brune était bien loin d'avoir envie de se prendre une énième réflexion sur son incapacité où autre. Et pourtant, soumise a ses sentiments là voilà cette envie d'accepter qui se présente à son esprit.
Pas le temps de répondre quoi que ce soit que le métamorphe retire son pantalon pour appliquer de la pommade sur son genoux. Ruby avale sa salive, stressée, gênée. Tentant de ne plus poser les yeux sur lui, s'écartant autant que possible dans cette minuscule pièce.

Partagée entre l'amour, la haine et le désir Lilith se sens désemparée, perdue et incapable d'agir, ni même de penser convenablement. Et pourtant il va falloir agir, partir ou rester et s’exécuter à la tâche. Après tout il ne s'agit là que de nettoyer son visage, elle pourrait très bien le faire comme elle le ferait pour Connor ou quelqu'un d'autre. Une fois de plus le temps à la réflexion n'est pas propice d'autant plus qu'Ewan intervient une nouvelle fois dans une agressivité considérable. Cette fois ci, c'est bien la fois de trop. Oui c'est la guerre entre eux, oui il y a un passé, mais il y a bien des limites à ne pas dépasser. Saisissant quelques compresse qu'elle humidifie dans un premier temps pour nettoyer le sang elle saisit le visage du jeune homme brutalement, se doutant pertinemment qu'elle pouvait lui faire mal, un peu plus. Une voix tremblante, à mi chemin entre la colère et les pleures s’échappa de la bouche de la sorcière.

« Tu te donnes en vulgaire spectacle dans mon bar, tu passes ton temps a me rejeter, certes j'agis de même à ton égard, mais cette fois tu n'es pas en condition de faire le coq Ewan. Fais donc profil bas, et cesse de m'agresser a chaque fois que tu ouvre la bouche, ou alors ferme là ! »

Elle avait raison. Il était incapable de s'adresser à elle sans l'agresser. En temps normale c'était un jeu entre eux, mais là ce n'était plus le moment de jouer, elle était retournée par ce qu'elle venait de voir. Oui, elle était sensible, surtout lorsqu'on touchait à Ewan. Bien entendu le métamorphe n'était pas censé se douter de ça, il était simplement cohérent qu'après un tel bordel dans l'établissement, il était juste censé ne plus trop l'ouvrir.

Le sang était à présent ôté du visage du jeune homme. Pas de blessures apparente. Juste ces lèvres qui bien qu'un peu gonflées faisaient frisonner Ruby. La tentation d'y goûter de nouveau était forte, mais non, elle ne céderait pas. Détournant le regard du visage d'Ewan elle jeta les compresses dans une petite poubelle en acier posée au sol. En réalité elle espérait qu'il allait partir avant elle, mais apparemment non.

Elle ne voulait pas être seule, mais elle ne voulait pas craquer devant lui, et pourtant elle était bien sur le point de laisser échapper des larmes de ses yeux. Tentant tant bien que mal de garder son self-contrôle Ruby évitait de nouveau le regard du jeune homme. »


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MessageSujet: Re: « La jalousie est l'amour-propre de la chair. » || Ewan VS Ruby   Ven 1 Fév - 15:59

La jalousie est l'amour-propre de la chair.
C
omment être à la fois douce et brutale, violente et fébrile, séduisante et agaçante. En un mot être Ruby. Alors que ses longs doigts se saisissent de ma mâchoire je la regarde, elle semble avoir très mal pris ma dernière remarque. Et ses actes reflètent ses pensées, je retiens au mieux les plaintes étouffées de douleur que Ruby cause à ma lèvre tuméfiée. Le contact de ses doigts sur ma peau mal rasée est glacial, si je lui prenais les mains pour la réchauffer y verrait telle une énième tentative de l’énerver ou la vérité à savoir que je me soucie d’elle. Le bout de mes doigts me picote d’envie de la toucher, et toutes mes pensées semblent pointer vers ce désir. Je n’ai pas le temps de m’adoucir pour elle qu’elle lâche d’une voix altérée par je ne sais une bombe me culpabilisant autant qu’elle m’irrite.

Je me donnerais en spectacle ? Mais est tu aveugle princesse au point de ne pas voir que je ne fais que pour capter tes jolies yeux, pour les attacher à moi. Quand à nos joutes verbales, devine qui a commencé ? Oui c’est totalement infantile et immature mais il semble me souvenir que le premier qui a voulu contrôler la vie de l’autre fut toi ma chère... Des pensées trop crues pour être dit à Ruby, la blesser encore plus qu’elle semble l’air m’est impossible. Je soupire et fais la grimace suite à la nouvelle douleur que ce mouvement m’accorde.
Comment on en est arrivé là ? A se dire nos quatre vérités dans un cagibi assez spacieux pour contenir 3 personnes étouffantes. Ah oui les types bourrés, et aussi mon ennui, et tous les problèmes que je rencontre depuis que Ruby a décidé de nous pourrir et que j’ai aidé. Après tout pour faire un couple comme pour le détruire il faut être deux. Son regard me fuit, elle est belle mais vu de près ses traits sont tirés, le maquillage ne masque pas tout. Et si j’étais le responsable de sa gêne, de sa fatigue masquée, de tous ceci de tout cela... Après tout c’est vrai.
« Tu n’aurais pas dû me sauver durant les Jeux, ta vie aurait été plus simple, et la mienne aussi. »

Voilà la bombe est lâchée, mon cerveau aux abonnés absents m’a permis de penser tout haut. Bordel je viens de commettre une erreur irréparable. C’en est fini de nos disputes masquées, de nos défis visuels. Toutes ces habitudes qui ont permis que nous restions dans l’ère de l’autre viennent de sauter en éclats par ma faute. Elle va penser que je regrette qu’elle m’ait sauvé, moi qui ne fais que regretter son malheur... Bordel Ewan là tu fais fort très fort. Tiens ma conscience est revenue, ce n’est pas comme si j’avais eu besoin d’elle il y a 5 secondes. Quelle horreur que cette situation, elle me fuit et voilà une raison de me haïr en prime. Alors là bravo à moi. Oh et puis merde au point où j’en suis autant que je lui dise tout, comme ça ce soir elle foncera chez Connor pour une partie de jambes en l’air, je serais seul et je pourrais broyer tout le noir du monde comme un con solitaire. Sans famille, sans amour, qu’est ce qui me reste ? Autant que je me lance, et ma voix altéré comme une dernière supplique que je ne m’avoue pas commence alors :

« Tu crois que je t’agresse ? Mais ce n’est pas moi qui ai commencé cette guerre de gosses ! Moi je suis le crétin qui a continué et aggravé la situation. C’est TOI qui as commencé à vouloir maitriser toute ma vie, toutes mes relations, toutes mes pensées. Alors oui je me suis barrée, seulement tu ne m’as pas retenu à ce que je sache. Oui parce que les filles aussi ça peut retenir figure toi. Non mais princesse ! Moi aussi je n’avais pas besoin de te perdre ! J’avais tout ce que je voulais avant que tu deviennes hystérique et que je joue le fuillard. Alors poulette faudrait te regarder avant de m’accuser de tous les maux. On est aussi cons l’un que l’autre, et même si j’en ai ras le bol de cette situation. Je n’ai aucune raison de m’excuser. Si ce n’est de te faire du mal en ne m’excusant pas, pour ça je suis désolé. »

Je ne reconnais plus ma voix qui tellement altérée sur la fin ressemble à celle d’un condamné à mort, comme celle que j’avais avant d’entrer dans l’arène, durant les quelques secondes où j’étais encore sûr d’être en vie. Je me relève gauchement et tout en la frôlant dans cette petit pièce, remet mon pantalon. A quoi bon rester puisque d’une seconde à l’autre elle me hurlera de disparaitre de son rad et de sa vie. Sa nouvelle vie de célébrité au bras de métros sexuels. Bordel même là je reste jaloux, mais moi au moins c’est modéré, je garde ça pour moi et respecte son espace. Oh et puis merde ! La main sur la poignée prête à m’enfuir à nouveau je me retourne et lui dit :

« Si je pouvais la fermer Ruby, on en serait pas là. D’ailleurs si tu le pouvais aussi, seulement ça ne serait pas toi et je n’aurais pas ressenti tout ça. »

Un sourire tristement nostalgique face à cette force de la nature qui va bientôt exploser me strie le cœur. Je reste là quelques secondes à attendre en silence, je ne sais pas quoi mais j’attends. Comme si mes pieds n’obéissaient plus. Comme si toutes mes cartes de fuites étaient épuisées. La main sur la poignée, le buste tournée vers elle j’attends qu’elle se mette à hurler. Qu’elle rejette mon être et le fait de m’avoir sauvé. Qu’elle rejette absolument tout notre passée, pour qu’enfin elle puisse s’occuper de m’oublier et moi de l’aimer encore.
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« La jalousie est l'amour-propre de la chair. » || Ewan VS Ruby

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