AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 JULES&IANTO ☢ offer nothing from your heart

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité






MessageSujet: JULES&IANTO ☢ offer nothing from your heart   Jeu 17 Jan - 15:35

offer nothing from your heart

i watched you fake a laugh, it was hard for you. we let the time just pass, but it was hard for you. and every simple task, i noticed it was hard for you. i should have released my grasp, but it was hard for me too. De la daube. Voilà ce qu'il pensait de ces foutues soirées : c'était de la daube, ni plus, ni moins. Tous ces pauvres types en costards trop chers et ces dondons en robes trop serrées, y avait carrément de quoi se tirer une balle. Le pire, c'était que Ianto était bel et bien forcé de se vêtir de la même façon. Histoire de ne pas trop attirer l'œil. De se fondre dans la masse d'assortiments chemise-nœud papillon. En tant que garde du corps de la fille Roman, c'était ce qu'on lui demandait ; d'être fort et dangereux, grand et discret. Ah, s'ils savaient à quel point il le gardait ce corps frêle, tout près de lui, tout contre lui, serrant jusqu'à l'étouffer. Et ils sauraient. Le monde saurait, le jour où il aurait fini de la détruire, le jour où elle en serait réduite à l'état de poussière. Mais en attendant ce moment tant attendu, cet assouvissement d'un désir plus destructeur qu'une arme nucléaire, il était là, à faire le pingouin au milieu d'un océan infesté de requins. Il se sentait à l'étroit dans ce costume maudit, et n'avait qu'une seule et unique envie : sortir fumer.

La décoration dont le luxe était outrancier lui donnait sincèrement envie de partir en courant. Trop d'or, trop de diamants, trop de cristal. Trop de rires qui sonnent faux, trop de tintements de verres, trop de mensonges. Ces gens étaient tous corrompus au possible. La plupart se détestaient, et ils restaient tout de même là, à boire un alcool de fillette avec bien trop de bulles pour paraître crédible aux yeux de Ianto. Au beau milieu de tout ça, il se sentait similaire à un lion en cage, une bête sauvage prise au piège. Et il détestait ça au plus haut point, vraiment. Il savait qu'elle non plus n'aimait pas vraiment ça. Certes, elle était entraînée à être radieuse, rassasiant les gens de ses magnifiques sourires hypocrites et de sa délicieuse innocence apparente. Elle était même très douée à ce petit jeu là. Mais ce n'était pas pour autant que ça lui plaisait. Et Ianto le savait pertinemment.

A cette heure déjà quelque peu avancée de la soirée, ça faisait un moment que plus personne n'avait approché Jules, et son garde du corps pouvait aisément deviner qu'elle souhaitait, elle aussi, sortir un peu. Ou du moins, s'éloigner de ces abrutis. C'était évident. Il allait donc exaucer son vœu et l'emmener ailleurs. Certains pourraient confondre son geste pour une preuve d'attention et de tendresse, une envie de l'aider, de la sauver d'un ennui mortel. Peut-être qu'elle même croirait la même chose, qui sait ? Mais il n'en était rien, loin de là, même. Ianto n'était pas un bon samaritain, ne l'avait jamais été, et ne le serait jamais. Il était encrassé par la douleur, l'amertume et la haine. Aveuglé par son désir de vengeance qui régnait en maître absolu sur sa piètre existence, dirigeant désormais ses moindres paroles, ses moindres faits et gestes. Sa vie elle-même. Alors non, il n'était aucunement sur le point de faire un geste en faveur de la jeune femme. C'était un moyen comme un autre d'avoir une raison valable pour quitter l'air irrespirable de la pièce, écœurant de parfum, alcool trop cher, et soif de pouvoir.

Ianto n'était pas homme à aider les gens par pure générosité. Cependant, il ne crachait jamais lui-même sur une faveur qu'on semblait enclin à lui accorder, il faudrait être fou pour le faire. Ça lui rappelait d'ailleurs ce type étrange, rencontré quelques jours plus tôt. Il s'en souvenait très bien. Parfaitement, même. Avec sa profession, il devait bien évidemment entretenir son corps, bien qu'il le fasse déjà originellement – le combat de rue l'avait forgé et lui avait donné certaines habitudes. Alors comme habituellement, il était allé faire un simple footing non loin de la propriété Roman, où il était loti depuis qu'il s'occupait de la sécurité de la fille. Et un homme était sorti de nulle part. Le premier réflexe de Wildsons avait été de se mettre en position offensive, prêt à attaquer à tout moment, si le moindre signe de menace se présentait. Mais non, cet homme n'avait pas dans l'intention d'attaquer Ianto. Il était d'ailleurs très étrange – ne serait-ce que par son apparence hors du commun, avec son regard de hibou fallacieux et sa peau grisâtre qui semblait presque incrustée de diamants. Il avait d'ailleurs un nom à coucher dehors – Rumplestiltskin, si ses souvenirs ne lui faisaient pas défaut. Et il s'était dit capable de réaliser le vœu du choix de Ianto. Il ne saurait trop dire pourquoi ou comment, mais il l'avait cru sur-le-champ et sans hésitation aucune. Son choix avait rapidement été fait. Mais il attendait toujours le résultat, comme un enfant à qui on aurait promis un paquet de bonbons sans jamais daigner le lui donner. C'était bien ça, Ianto n'était présentement qu'un gosse qui attendait la Terre Promise tout en sachant que c'était impossible.

Chassant toutes ces pensées idiotes de son esprit, le garde du corps se mit finalement en marche vers la jeune femme assise dans son coin, comme si elle tentait de se faire toute petite et de disparaître sous terre. Se postant face à elle, il afficha un sourire en coin, un de ceux qu'il savait irrésistibles pour elle. « C'est juste moi ou cette soirée est d'un ennui particulièrement mortel ? Tu voudrais pas venir faire un tour ? » Il avait tout de même pris la peine de garder sa voix relativement basse, histoire d'éviter les scandales à cause d'oreilles un peu trop baladeuses. Et puis, si ce n'était que de lui, il l'aurait déjà tirée pour la faire se lever et la forcer à le suivre loin de là, il ne supportait véritablement plus cette atmosphère pesante et scintillante. Mais face à tant de monde, il ne pouvait se permettre une telle proximité, une telle familiarité avec elle, et devait jouer son rôle de vulgaire garde du corps. Ianto endossait tant de rôles différents, passant du garde du corps bien sous tous rapports à l'amant qui ne sait pas ce qu'il veut, qu'il allait probablement finir par tout mélanger. Mais pour l'instant, tout fonctionnait à merveille, et il n'était pas prêt de s'arrêter. Pas tant qu'il n'aurait pas étanché sa soif de vengeance.

CODE TOXIC GLAM

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: JULES&IANTO ☢ offer nothing from your heart   Dim 27 Jan - 22:41


ianto & jules

Le soleil, aux plateformes d'or, se revêtait d'une robe de bronze au fil des secondes qui s'échouaient sur les sables du temps. Il s'abandonnait dans l'infinité des cieux, perdant de son éclat à mesure qu'il ployait devant l'intensité croissante d'une lune aux mille faces. Elle était accompagnée d'une panoplie d'étincelles qui se présentaient en une forme étoilée dont les articulations suintaient de vigueur. Ce spectacle magnifique avait la particularité de se reproduire tel un refrain dont on ne pouvait stopper la mélodie. Il était dépourvu de valeur pour la plupart des gens, lui trouvant un rythme monotone. Cependant il reflétait de toute sa splendeur dans le regard éperdu de passion d'une âme qui ne demandait qu'à l'admirer. Elle était hypnotisée par la beauté de ce tableau qui la pénétrait avec l'énergie d'une bombe nucléaire. Ses lèvres entrouvertes semblaient chercher une brise sur laquelle se dessinait, hélas il n'y avait nul mot pour décrire ce qu'elle ressentait. Son coeur se soulevait en des frasques intrépides qui défiaient les lois de l'organisme, rendant sa torpeur particulièrement acide. Plongée dans la vision nocturne de ce spectre blanc qui éveillait tous ses sens, elle ne répondait plus à la réalité concrète que son existence formait; son corps omniprésent en cette pièce n'était plus qu'un pantin pour son esprit évadé, fuyant à vive allure pour mieux échapper à la contrainte. Il courait à travers les abysses de ces couleurs sans teinte qui dévalait dans l'ambivalence. Il courait tellement vite qu'il n'aurait pas été capable de s'arrêter même s'il en avait éprouvé le désir, il courait tel un fou à qui on offrait la raison, tel un demeuré à qui on offrait l'intelligence, tel un prisonnier à qui on offrait la liberté. Il portait en lui l'emblème de la vie

« Jules, qu'est-ce que tu attends ? Je ne veux pas être en retard ». Cette voix, elle parvenait à l'entendre. Comment ? « Est-ce que tu m'entends au moins ?» Malheureusement.

Elle était incapable de repartir, condamnée à être là, au milieu de cette frénétique ballade qui n'épargnait que le vagabond qui pouvait courir. Celui qui en avait la force. Elle ne la détenait guère. Pour le moment, elle percevait uniquement la tempête violente qui l'achevait à chaque palabre. Une tempête à l'allure d'une fille à la peau pâle, au regard vide, au maquillage effarant, à la tenue excentrique, à la beauté fictive, à la voix criarde, à l'aura irritante. Une tempête à l'allure d'un garçon au teint blafard, au regard creux, à l'odeur étouffante, au compliment faux, à l'intention équivoque, au courage morbide. C'était le bal de la comédie. Reine indétronée de ce titre, elle avait la particularité de mentir parfaitement. Elle devenait calculatrice, hautaine, vantarde, froide, cruelle, elle participait et animait cette mascarade sans éveiller le moindre soupçon. Il émanait de sa posture, un air fier, condescendant, dédaigneux.

Elle incarnait tout ce que le peuple aimait haïr, tout ce qu'il voudrait atteindre afin de le détruire. Le reflet de cette putréfaction lente qui achevait le monde pour mieux le posséder. Elle n'enviait rien à cette perfection, préférant de loin l'imperfection, la vulgaire trace de boue au milieu du front, la marque impure d'un écart, l'extravagance en un sens contradictoire. Affalée dans cette opinion contraire au courant de la fête, elle en avait marre. Marre de rire pour paraître conforme, de parler quand elle n'avait rien à dire, de lever la tête quand elle voulait l'enfoncer, d'être droite quand elle ruminait gauche, de prétendre être quelqu'un d'autre. C'était dur malgré tout. C'était un travail acharné, le fruit d'un labeur exténuant. Pourtant elle ne le montrait guère, elle affichait une mine indifférente qu'on attribuerait à de l'arrogance à l'état brute parce qu'on adorait l'imaginer abominable derrière cette face d'ange. Lui attribuer une tendance tortionnaire, une habitude barbare de négliger autrui, pour mieux dorer le portrait de Mr Roman, de la famille Roman. Il fallait un coupable, un bourreau, on avait trouvé le requin de l'océan.

« J'ai bien cru que tu ne me le demanderais jamais » répondit-elle, affichant un air effronté, à la limite de l'insolence. Le dragon était en éveil, il déployait ses ailes dans le but ultime de s'envoler pour un chemin sans retour. Instantanément on put l’apercevoir debout, exaltante de vie tel l'acheminement d'une léthargie. Toute la soirée elle avait attendu ce moment avec impatience, retenant le flux d'énergie qui débordait en évitant de se perdre dans le regard d'Ianto. Désormais elle pouvait jouir de ce souffle qu'il lui accordait en la sauvant d'un ennui mortel qui perpétrait sans jamais supposer une fin. Quittant le lieu commun aux invités, elle prit l'initiative de gagner le toit de l'hôtel. Dans l'ascenseur, la torture lancinante débuta avec brutalité. La caméra trônant au plafond rendait inconcevable quelconque échange fiévreux. Pourtant la proximité accentuait la chaleur dévastatrice qui se jetait sauvagement sur son corps tandis qu'elle ne pouvait détacher son regard du sien, imaginant dévorer sauvagement ses lèvres et goûter au plaisir d'une saveur réelle. Le silence pesant ne faisait qu'accentuer l'effervescence de ces quelques secondes insoutenables qui avançaient à la cadence d'un siècle. Elle avalait péniblement sa salive, sentant les frissons parcourir son échine jusqu'à en faire trembler sa colonne vertébrale et venir s'échouer dans le creux de sa nuque. Elle ne ressemblait absolument pas à l'image qu'on élaborait de sa rigidité; cette fille c'était une bombe à retardement et elle avait trouvé le bouton qui déclencherait le chrono.
Revenir en haut Aller en bas
 

JULES&IANTO ☢ offer nothing from your heart

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [résolu]aide désinfection
» Obtenir un mail automatique de notification de tous les messages postés
» (jules) i lose my rhythm, lose my soul
» Heart Breaker
» Site d'image "We heart it"

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-