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 L'ennui est la source d'idées imprévu. Pv. Maximilian

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MessageSujet: L'ennui est la source d'idées imprévu. Pv. Maximilian   Jeu 31 Jan - 16:17




Le musée, un endroit qu'elle avait apprécié, dès l'instant premier. Elle avait été séduite par le calme et l'art de tous les temps qui s'y accumulaient. Elle adorait aussi le côté luxueux et le fait que peu de personnes pauvres pouvaient se permettre de s'approprier les sculptures ou les tableaux, qui finissaient forcément dans sa maison. Comme preuve de sa supériorité. Tout autant, qu'elle adorait les contempler dans ses moments de solitude. L'art avait quelque chose d'intemporel, qui finalement était à l'image même de l'époque qui l'avait vu naître et de ses influences. C'était l'exact reflet de ce qui la bouleversait en secret.

Averyl était femme à ne pas se laisser dominer facilement, prête à tout pour être maître d'elle-même et pourtant, la sorcière se retrouvait mariée au premier homme venu, dans une soirée qui dénaturait le bonheur et le calme qu'apportait un musée. Attiré par cet époux, tout en étant l'ombre qu'elle s'était juré de ne jamais redevenir, elle constatait, avec un pincement au cœur, qu'elle avait reproduit ce qu'on lui avait appris. Pour obtenir du pouvoir, il fallait être la femme d'un homme puissant. Cette manière de penser, la réduisait en silence depuis son retour des jeux. Là-bas, au creux de ce monde violent, elle avait revécu en vainqueur, ces années à Darkness Falls et son plus profond secret avait reprit vie. Elle avait constaté que femme ne rimait pas avec absence de possibilité.

La femme, qui avait fait pendre un homme pour l'avoir violé, alors, que consentante elle avait voulu se l'approprié... S'était éveillée et en constatant la cage dans laquelle elle s'était enfermée, avait ressentit les prémices de sa folie. Mais, les barreaux n'étaient pas autant ceux de son statut d'épouse, que les sentiments contradictoires qui l'envahissait lorsqu'elle s'abandonnait dans les bras de cet homme. Avait-elle laissé passer l'occasion de se faire un nom par elle-même? Définitivement! Avait-elle laissé ses émotions s'attacher à son outil pour atteindre les hautes sphères... Malheureusement. Haineuse, elle ressassait ses humeurs, tout en affichant un sourire semblant plus que sincère, s'accrochant au bras de Vincenzo et papotant légèrement avec les invités.

Une soirée en l'honneur des derniers jeux avait lieu et la belle, en profitait pour observer discrètement les comportements à son égard. Récemment, elle avait retrouvé l'usage de son œil aveugle et ce petit atout, lui permettait d'anticiper bien des choses qu'auparavant elle ne pouvait que laisser filer. Mais, guérir ne lui avait pas permis de s'amuser plus. Elle trouvait toujours aussi ennuyeuse les soirées passées à discuter superficiellement, tout en jouant au couple heureux. Surtout, lorsqu'on envahissait un lieu qu'elle adorait autant pour la gloire d'un gouvernement trop lent. Ils auraient déjà dû répandre le chaos hors des arènes, c'était son avis et son but.

Prétextant un mal de tête, elle s’isola, prenant la direction des toilettes. Avant de tourner les talons et de se rendre dans ce second bâtiment où personne n’irait. C’était parfait pour oublier, l’espace d’un instant, la vie pathétique et le manque qui envahissait son corps peu à peu. Mordillant sa lèvre inférieure, Lilya tentait de passer ses émotions sous silence. Avançant rapidement, se fichant de se montrer impoli. Ils n’auraient qu’à mettre cette disparition sur le compte d’un traumatisme lors des jeux.
Arrivant à destination, elle poussa la porte, qui grinça légèrement. Dévoilant le néant qui envahissait la première pièce. Cherchant fébrilement l'interrupteur, son cœur s'accéléra. Elle entendait des pas qui la suivaient et les séquelles laisser par quelques siècles de torture, ne pouvait que la propulser dans une ambiance encore plus lugubre que l'exposition médiévale. Se voyant tremblante, elle maudit sa faiblesse et s'éloigna, à reculons, de la porte d'entrée. Se forçant à rester pour voir qui la suivait, qui la pourchassait.

Une douleur à la cuisse et au genou l'envahi soudainement, lui rappelant qu'elle n'aurait pas dû mettre des talons aussi hauts en cette soirée. Sa blessure, causée par un jeu avec son époux, n'ayant pas réellement guéri. Glissant sa main sous sa robe, elle sentit l'enflure qui avait prit possession de sa jambe peu à peu et grimaça. « Stupide époux! Il aurait, au moins, pu me faire moins mal avant une soirée... »
La porte grinça de nouveau et ses yeux fixèrent de nouveau la porte, le coeur au bord des lèvres. Aucun cri franchi, toutefois, sa bouche. L'idée que la silhouette menaçante, puisse être le garde de corps que son époux avait sûrement engagé lui effleura l'esprit, mais elle resta distante. Question d'avoir au moins cet avantage.


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MessageSujet: Re: L'ennui est la source d'idées imprévu. Pv. Maximilian   Sam 2 Fév - 15:23

Les missions se multipliaient, j'étais de plus en plus souvent sollicité par mes employeurs qui m'offraient toujours plus de responsabilités. Je montais doucement en grade, mon professionnalisme payant petit à petit. Ce boulot n'était pas forcément un choix totalement volontaire de ma part mais j'arrivais à m'y épanouir, après tout avais-je vraiment une autre alternative ? Non.
Ce soir j'avais comme instructions d'assurer la protection d'un couple important. Un sponsor des jeux et sa femme. Des personnes influentes que j'avais déjà eu en charge de protéger et avec eux je savais que le maître mot était la discrétion. Ces gens riches sont plein d'orgueil, ils craignent que l'on en veuille à leur vie mais ne veulent surtout rien montrer. Me fondre dans la masse des invités n'étaient pas compliqué pour moi, je présentais plutôt bien avec mon costume trois pièces qui n'avait rien à envier à ceux des invités et pour cause il était de la même gamme. En revanche là où j'avais plus de difficulté c'était pour feindre un réel intérêt pour ce genre de soirée, ce monde n'était pas le mien. Pourtant je jouais le jeu, profitant du buffet ainsi que du champagne hors de prix qu'ils servaient dans ce genre de mondanités. L’œil toujours à l'affût de la moindre vague potentielle, c'était loin d'être de tout repos malgré les apparences.
Mon rôle n'était pas de jouer les bergers mais j'étais bien obligé de remplir ma fonction. C'est pour cela qu'en voyant Mme Sandro s'éloigner discrètement je fis le choix de la suivre. Son mari ne courrait pas de réels risques présentement et les agents de sécurité responsable du bon déroulement de la soirée géraient bien les choses. Cependant l'animatrice télé en s'éloignant ainsi de l'ambiance générale de la fête s'exposait au danger de manière bien plus importante. Il serait facile pour quelqu'un souhaitant lui nuire de profiter de sa disparition volontaire. Discret, un peu comme une ombre je la suivis jusqu'à ce second bâtiment n'accueillant personne ce soir. Ce musée était l'expression toute puissante du luxe, de la culture. Tout ici était écrasant de grandeur, dédié à un monde bien différent du commun des mortels. Je ne prêtais guère d'attention à tout cela, j'avais été propulsé ici malgré moi et finalement je m'acclimatais tout en sachant que je ne m'intégrerais jamais réellement pour la simple raison que ça n'était pas dans mes projets.

Perdant la cliente de vue, j'accélérais légèrement le pas réduisant considérablement ma discrétion. Elle était entrée dans une salle, prudemment je m'avançais vers la porte, l'ouvrant dans un léger grincement. J'avançais dans la pénombre qui était bien moins dérangeante pour moi depuis que j'avais cette double nature animale qui sommeillait en moi. Je trouvais l'interrupteur facilement, laissant la lumière éclairer les lieux et remarquant aussitôt la jeune femme dans un coin, sur ses gardes. « Veuillez m'excuser si je vous ai fait peur Miss Sandro. » déclarais-je calmement avant d'avancer de quelques pas dans sa direction « Tout va bien ? » demandais-je poliment cherchant à en savoir un peu plus sur cette « fuite » de la part de cette personnalité si importante dont l'absence n'allait pas passer inaperçue longtemps. « Je suppose que vous cherchiez du calme en venant ici. Si c'est le cas, je tâcherais de rester discret pour que vous puissiez profiter de votre tranquillité. Vous comprenez cependant que je ne puisse vous laisser seule ici. » mon discours était clair, dit sur un ton calme qui cependant ne laissait pas place aux négociations. Mon boulot était d'assurer sa sécurité et c'était donc tout ce qui m'importait.
Mon regard restait fixé sur la jeune femme, élégante à l'allure autoritaire bien qu'elle paraisse effacée à côté de son époux. Ce couple m'avait déjà intrigué auparavant, je voyais en eux la plus basique représentation de ce qu'était un politicien et sa femme, présence enjôleuse et arme de communication puissante au service de la réussite de son mari. Lilya Sandro avait bien tiré son épingle du jeu en obtenant sa place d'animatrice télé, elle restait accrochée aux sphères hautes de la société New Yorkaise profitant aisément de tout ce que cela impliquait. Mais quelque chose me laissait penser qu'elle n'était pas qu'une potiche.
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MessageSujet: Re: L'ennui est la source d'idées imprévu. Pv. Maximilian   Lun 11 Fév - 22:17



Aux yeux de tous, le fait que la grande animatrice soit aussi méfiante, venait du fait qu'elle avait vécu quelques traumatismes lors des derniers jeux. Seul son époux avait eu accès à la triste réalité qu'elle cachait sous une illusion perpétuelle. Il avait aperçu, il avait fait avec... Il avait désiré tout ce que plus de mille années en enfer, avait fait à cette femme ambitieuse. Elle avait été charmée par la faiblesse de sa chaire, surtout une fois qu'elle eu pu toucher les désastres de sa vie à lui aussi et pourtant... Femme aimé pour son côté sombre, femme combler sur tous les aspects, elle ne pouvait se contenter d'être l'épouse et la moitié d'un grand nom. Son esprit le lui refusait. Ce qu'elle avait enfoui au tréfonds de sa tête revenait au galop et voulait sa vengeance et pour cela, elle ne pouvait rester en compagnie de ses ignobles marionnettes. Comment jouer parfaitement son rôle, puisque, son âme était prête à sacrifier son seul amour pour obtenir plus...

Sur ses gardes, malgré elle, la belle observa la ''menace'' pénétrer son repaire improvisé. Se sentant d'humeur peu sociable et territorial, elle eu la désagréable surprise de découvrir l'agent engagé régulièrement par son époux. La lumière la força à plisser les yeux et elle recula d'un pas, lorsqu'il entra. « Veuillez m'excuser si je vous ai fait peur Miss Sandro. Tout va bien ? » Son cœur semblait battre de mécontentement. En cette terre individualiste, qui avait permis l'ascension d'imbécile au pouvoir, elle... Riche et célèbre était incapable de passer plus d'une minute de solitude. Mais, elle appréciait la discrétion de ce dernier et lui adressa son sourire de politesse. Qu'il devait connaître par cœur, depuis le temps qu'il veillait sur elle en silence.
« Oui, tout va bien. » dit-elle d'une voix distante, puis elle marcha, étonnement droit pour une femme au genou blessé et en talon haut, pour mieux aller s'asseoir sur une chaise qui traînait. Une autre qu'elle aurait grimacé, mais son visage resta d'agréables compagnies. Elle réussissait même à cacher son accent venu d'un autre temps, avec la douleur qui tenaillait sa jambe. « C'est vrai. Je voulais être seule. Enfin, je voulais m'éloigner de la compagnie hypocrite qui m'entourait. » C'était vrai. Mais, elle ne précisait pas qu'à côté d'elle, leur hypocrisie ressemblait à une douce caresse.

L'observant, sans un mot, elle se demanda pourquoi son époux, qui, à la base, ressemblait à un primate violent, avait pu se rendre aussi loin dans la vie. Il y avait quelques similitudes entre le garde du corps et son homme, mais en ce moment précis, elle ne tolérait que la présence de cet inconnu. « Je n'oserais pas contredire les ordres de mon tendre époux... Même si l'envie de vous chasser ne me manque point. » Son sourire devint amer, en même temps que son cerveau fonctionnait à mille à l'heure. Chaque personne rencontrait l'un de ses masques et celui qu'elle instaurait avait de grands dessins derrière une fragile apparence.

Croisant les jambes, sa robe remonta de quelques centimètres, dévoilant légèrement une couleur bleuté. Sans regarder sa peau, elle fixa son regard à celui qui était venu troubler sa réflexion et son ennui. Elle avait trop forcé sa blessure et maintenant qu'elle se reposait, elle en constatait l'étendue. « Par un hasard quelconque de la vie... Un Agent de sécurité, n'aurait-il pas de la glace dans un sac, pour les cas d'urgences? » Elle doutait que ce soit le cas, mais la sorcière espérait que ce soit le cas. Question de ne pas user de ses dons pour se soigner.



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MessageSujet: Re: L'ennui est la source d'idées imprévu. Pv. Maximilian   Dim 3 Mar - 20:35

Cette femme demeurait un mystère pour moi, derrière ses sourires polis et ce masque d'épouse qui semblait dévouée à son mari, pour le moins insondable lui aussi. Un couple intrigant mais sur lequel on ne pose pas de questions, figures importantes de la haute société New Yorkaise ces gens là peuvent bien être qui ils veulent tant qu'ils jouent leur rôle en public. Je trempais un peu dans ce milieu, le frôlais et en apercevais quelques rouages de temps à autre. A vrai dire ça me suffisait bien et je n'étais pas envieux, toute ce paraître apparaissait à mes yeux comme la plus grosse supercherie jamais organisée. Cela ne m'empêchait pas d'être efficace, toujours impeccable dans chaque mission c'était là le prix de ma tranquillité et l'assurance que ma famille ne subirait pas de représailles.
D'une certaine façon, plus que de m'intriguer Lylia Sandro m'intimidait un peu... Je sentais quelque chose de puissant émanant d'elle, une force dissimulée qui contrastait fortement avec sa fragilité apparente. Je ne m'expliquais pas ce ressentis, sans doute que ma nature animale n'y était pas pour rien. Après tout je n'étais pas là pour la connaître ou me poser des questions à son sujet, mon seul rôle se cantonnait à assurer sa protection ce que je faisais. Elle subissait ma protection puisqu'elle n'en était pas à l'origine, ma présence lui semblait sans doute pesante et j'essayais d'être le plus discret possible. Je comprenais réellement se besoin de solitude, l'oppression de la foule et des bonnes manières je la ressentais aussi bien souvent et dans mes moments de repos j'appréciais particulièrement de me retrouver seul sans avoir à faire de faux semblants. Des hypocrites, elle avait raison, ils l'étaient tous même elle, l'agent de sécurité n'était pas dupe et le savait bien. Je me contentais d'un hochement de tête « Je comprends. ».

Restant à distance, à proximité de la porte j'agissais comme prévu en restant discret, ne parlant que si j'y étais invité par une question. Heureusement que la patience était une de mes qualités, j'avais d'ailleurs eu un gain considérable de cette vertu depuis que je partageais mon existence avec ma forme animale. Mais c'était encore là que je pouvais battre des records, quant tout juste à la surface, immobile j'arrivais à tenir des heures sans bouger en attendant une proie. Paradoxalement, ici je demeurais attentif pour protéger la potentielle proie d'un autre...
L'envie de me chasser ne manquait pas à l'animatrice télé, au moins elle était franche de me l'avouer mais discuter les ordres de son mari semblait être totalement exclu. Personnellement je sentais comme une menace émaner de cet homme, mais c'était sans doute le pouvoir dont il disposait qui me donnait cette impression. J'eus un haussement d'épaule, restant impassible face à cette remarque qui au fond n'était pas des plus agréable et ne pris pas la peine de répondre alors que j'avais pourtant une réplique parfaite pour la situation. Je ne devais pas jouer à ce jeu, pas avec elle...

Les minutes allaient être longue dans le silence de cette pièce si calme en comparaison de la salle de réception. Mains croisées dans le dos je faisais le pied de grue, droit et sérieux en attendant que Madame daigne retrouver l'envie de retourner parmi les autres convives. Je sentis son regard sur moi et la regardais à mon tour. Arquant un sourcil à sa requête je secouais la tête « Vous vous doutez bien qu'elle aurait fondue depuis le début de la soirée. » malgré moi je n'avais pu retenir cette petite remarque, mais reprenais bien vite mon sérieux « Je n'en ai présentement pas ici mais je peux en demander... Veuillez m'excuser un instant. ». A ces mots je sortis de la pièce et téléphona à un agent qui lui aurait plus facilement accès à de la glace, je lui demandais alors de m'en ramener sans laisser de place à de quelconques interrogations. J'entrais à nouveau dans la pièce, constatant que la jeune femme n'avait pas bougé de sa chaise « Vous aurez de la glace dans quelques minutes. ». Ces minutes ne furent pas bien longues avant que l'on frappe à la porte, je récupérais alors un sac congélation remplis de glaçons en remerciant mon collègue de travail. M'avançant vers la New Yorkaise je lui tendais le sac en observant d'un coup d’œil rapide sa cuisse salement bleuie « J'imagine qu'il serait déplacé de vous demander ce qu'il vous ai arrivé. » était-ce assez subtile je ne sais pas, mais au moins je ne prenais pas vraiment de risque. Sans y faire attention je restais alors à proximité.
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MessageSujet: Re: L'ennui est la source d'idées imprévu. Pv. Maximilian   Ven 8 Mar - 3:16



« Je comprends. » Une réponse courte et typiquement professionnelle. Peut-être que quelques minutes plus tôt, elle aurait apprécié qu'il se comporte ainsi, mais à l'instant précis, elle détesta qu'il soit aussi efficace. Un peu moins parfait, lui aurait fait plaisir. Sans qu'elle ne sache, réellement, pourquoi. Il avait souvent été présent, tout en étant discret, la sorcière l'avait même demandé à son époux, question de ne pas avoir un débutant collant dans ses pattes, mais c'était bien la première fois, qu'elle regretta cette froideur qu'il y avait entre ce presque inconnu et sa propre personne.
Elle poussa même jusqu'à l'insulter, en avouant ouvertement qu'elle aurait préféré qu'il ne soit pas là. Bien, que ce fût la vérité, il y avait un fond de mensonge dans ce qu'elle avait dit. Coincé entre son envie de solitude et son soudain besoin d'en découvrir plus sur cet homme qui l'avait côtoyé plus souvent que moins. Elle l'observait, comme jamais elle ne l'avait fait, une idée encore vague commençant à chatouiller son esprit.

Il répondit avec l'esprit d'un garde du corps, précis et manquant d'originalité. Mais, il était dans ses fonctions non? Ne devait-elle pas s'y attendre? Alors, pourquoi avait-elle cru y trouver une touche plus sarcastique? Piquer au vif, mais positivement, l'animatrice lui adressa un de ses rares sourires sincères. Elle aurait de quoi ce congeler le genou et au vu de la soirée à venir, elle en aurait besoin.
Il l'a laissé seule, puis revint, le silence ne marquant pas plus que ça la sorcière, qui aimait bien ses quelques secondes où elle n'avait pas à jouer avec sa voix pour envoûter ou menacer avec finesse. « J'imagine qu'il serait déplacé de vous demander ce qu'il vous ai arrivé. » Concentrer sur sa douleur, elle n'avait pas entendue l'autre homme venir lui donner la glace, mais remarqua la soudaine proximité, qu'elle ne souleva point.

Prenant la glace qu’on lui tendait, Averyl remonta légèrement sa jupe dévoilant l’hématome en forme de main qui lui recouvrait le genou. Il était évident qu’elle n’avait pas frappé un mur ou eu le plaisir de débouler les escaliers. De ses orteils, elle se libéra de ses talons hauts, les laissant tomber au sol dans un bruit moins percutant qu’elle n’aurait imaginé.
Observant sa blessure, elle y appliqua la glace en grimaçant sous la morsure du froid. C'était plaisant comme sensation. Puis, reportant son attention vers Maximilian, la jolie brune sourit, imitant à la perfection la gêne d'une personne qui ne sait quoi répondre. Mais, elle y glissa un léger plus, quelque chose qui ressemblait à une crainte. Son idée prenait forme, elle avait seulement besoin de se donner du temps pour jouer à nouveau. « Je crois, que si je prétexte une mauvaise chute, vous ne me croirez pas n'est-ce pas? »

Soudain, elle ravala ses émotions, passant nerveusement sa main dans ses cheveux. « Vous n'en avez pas assez d'être debout? Il me semble que vous ne faites que cela, soir après soir. » Oui, elle était douée pour jouer aux bonnes femmes, prête à changer de sujet de manière peu convaincante.



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MessageSujet: Re: L'ennui est la source d'idées imprévu. Pv. Maximilian   Ven 8 Mar - 21:40

Mon employeur me félicitait pour mon professionnalisme, la manière à la fois courtoise et distante avec laquelle je m'adressais aux clients était ce qu'il voulait. Je n'avais pas toujours été si docile, mais avais-je vraiment le choix ? Non. Au delà de ce devoir d'adopter une telle attitude, l'envie de me comporter autrement était inexistante. Tous ces gens n'étaient pas de mon monde, je me mêlais à la masse pour assurer leur sécurité, respectait leurs règles et leur code de normalité pour ne pas dénoter dans le paysage, c'est tout. Au fond de moi la seule chose à laquelle j'aspirais était de retrouver ma liberté, retourner vivre dans la même zone que ma famille mais avant cela je devais gagner en contrôle. Une arme de destruction massive, voilà ce que j'étais à leurs yeux... Un outil précieux, mais leur vigilance à mon égard n'était peut-être pas suffisante.
Lilya Sandro était on ne peut plus représentative de ce qu'est l'élite New-Yorkaise et sa participation aux Hunter's Season ne lui enlevait rien de ce statut. Il paraît que ça avait laissé des traces, qu'elle avait changé, qui ne le serait pas après avoir vécu cela ? Peu importe, mon rôle n'était pas de chercher à la connaître d'avantage malgré cet attirant mystère qu'elle représentait. Un esprit vif se cachait sûrement derrière cette façade d'épouse effacée d'un mari qui étale sa puissance au nez et au vue de tous. Personnage assez infecte en son genre, c'était sans doute sa façon d'écraser les gens qui l'avait mené si haut.

En entendant la jeune femme me demander si j'avais de la glace, j'avais eu l'impression d'être une sorte d'homme couteau suisse... Avec des multiples fonctions. Mais elle n'était pas la seule à me considéré comme tel et je ne comptais plus le nombre de tâches n'était pas la mienne que l'on m'avait demandé d'effectuer. Peut-être étais-je un peu sévère sur ce coup là en interprétant si rapidement la requête de la brune. Toujours est-il que cette glace je le la lui avais fourni et après tout, c'était bien normal que je me rende utile. Ma présence et son coût devait bien être justifiée par quelques actes aussi éloignés soient-ils de ma fonction première.
Le protocole aurait voulu que je m'éloigne à nouveau, mais je n'en fis rien et restais planté là debout à côté de celle dont je devais assurer la protection. Innocemment sur le même ton qu'à mon habitude je lui demandais alors d'une manière détourner ce qui c'était passé. Dubitatif en voyant la marque sur sa cuisse, au vu de sa forme il n'y avait pas trente six milles explications possibles. Elle ne répondit pas tout de suite, s'appliquant à soulager la douleur avant toute chose. Embarrassée par la question, elle n'usa pas d'une explication rocambolesque et je lui fuis reconnaissant de ne pas me prendre pour un total idiot. D'un haussement d'épaule je laissais le doute planer, mais un léger sourire s'invita sur mes lèvres lui faisant bien comprendre qu'effectivement je n'étais pas dupe. « Les escaliers sont traîtres parfois. » lâchais-je avec une conviction assez modérée, c'était une manière détournée de lui faire comprendre qu'elle n'avait pas à craindre que je parle de cela à qui que se soit.

Une invitation ? Il semblait bien... Et j'étais effectivement lasse de rester debout malgré l'habitude. A plus forte raison que j'avais enchaîné plusieurs soirées et que la fatigue je ne pouvais le nier arrivait bien plus vite à présent. « Il m'arrive de m'asseoir. » allant chercher une chaise plus loin dans la pièce je m'asseyais ensuite non loin de la jeune femme « La preuve. ». Mon positionnement était bien entendu stratégique, me permettant d'avoir un regard direct sur la porte. Je devais bien avouer que j'appréciais de pouvoir me reposer un peu, j'adressais un fin sourire à mon interlocutrice « Toute cette foule, ces mondanités... C'est plus fatiguant que ça n'y paraît. » la solitude semblait être un point que nous avions en commun. Le silence s'installa, mais il n'était pas pesant au contraire. Mais la sonnerie de mon téléphone brisa cette tranquillité, je soupirais en sortant l'appareil de la poche intérieur de ma veste et refusais l'appel avant de le ranger « Votre mari doit s'interroger de votre absence, non ? », non pas que ça ai eu un lien avec l'appel que je venais de recevoir mais cette question était le fruit d'une association d'idée.
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MessageSujet: Re: L'ennui est la source d'idées imprévu. Pv. Maximilian   Jeu 14 Mar - 20:18



« Les escaliers sont traîtres parfois. » Elle appréciait ce qu'elle découvrait et ce qu'elle associait à un humour discret. Quoi de mieux pour lui changer les idées, qu'un homme qui savait lui répondre d'aussi agréable façon? Elle n'était pas, non plus, l'idiote femme battue qui semblait tout faire pour pardonner son époux, mais cela, il n'avait pas besoin de le savoir pour l'instant. À mesure que ses idées s'éclaircissaient, Lilya sentait sa douleur lui servir à quelque chose. Avant que le discours du Président ait lieu, peut-être aurait-elle changé les paramètres de sa vie actuelle.

« Mon homme aussi est traîtres parfois. Mais, enfin... pas autant que les escaliers. Vous avez raison. » Le sarcasme de sa voix, avait quelque chose d'étonnant. Puisque jamais, au grand jamais, elle ne se montrait ainsi en public. Si les gens avaient su, ils auraient sûrement trouvé étonnant que l'épouse parfaite soit... Aussi vicieuse dans ses attaques. Il se laissa entraîner dans une distraction, pathétiquement prévisible, fidèle à son rôle. C’était une bonne chose, puisqu’elle ne se doutait pas que des oreilles indiscrètes pouvaient traîner dans les parages. Ou alors, un couple qui ne voulait pas être surpris à batifoler lors d’une soirée de gala. « Il m'arrive de m'asseoir. La preuve. »

C'est à ce moment qu'il réussi, quelque chose de rare et d'unique. Maximilian, l'homme fort qui était payé pour la surveiller, lui arracha un sourire spontané. Un de ses rares moments où elle souriait sans l'avoir prévu ou sans chercher à obtenir quelque chose. De ses expressions, c'était sûrement la plus belle, mais la plus rare. Sans s'en rendre compte, il offrait quelque chose de rafraîchissant à l'animatrice de télévision. « Heureuse de constater que ne vous êtes pas un robot incapable de vous asseoir. Je commençais à me demander si vous étiez humain. Pas une fois, je ne vous ai, aperçu, vous asseoir ou vous reposer. C'était presque louche. »

« Toute cette foule, ces mondanités... C'est plus fatiguant que ça n'y paraît. » Conservant la glace sur son genou, elle prenait plaisir à sentir le froid mordre sa peau, tout autant qu'elle se détendait tranquillement. Ressentant la fatigue de son corps et les tensions accumuler se faire plus discrètes, elle en profita pour réfléchir à ce qu'elle désirait vraiment. Elle laissa, tout de même, filer un petit rire, qui sonna étrangement complice. « Je ne vois pas pourquoi, vous dîtes cela. Après tout, quoi de mieux que d'entretenir les muscles de ses lèvres à force de sourire exagérément et sa langue à force de refaire les mêmes discussions... Soirée après soirée. Tout cela, en marchant avec des talons inconfortables et des robes fabriquées par des sadiques qui ont appris à user d'aiguille et de tissu. Non, vraiment... Rien de plus facile » Sa voix avait été hautaine, mais le coin de sa bouche trahissait ce qu'elle pensait réellement. C'était sa façon de rire, sans pour autant laisser libre court à ses pensées.

« Votre mari doit s'interroger de votre absence, non ? » La sonnerie de téléphone agressa ses tympans, dans le silence confortable qui régnait et l'ambiance de détente qui s'installait. Ce qui eu pour effet, de la raidir, surtout avec le rappel à l'ordre de son compagnon imprévu. La sorcière n'était pas mal à l'aise de le laisser seul, aussi longtemps, mais l'envie d'aller le rejoindre se peignit sur ses traits. Avant de disparaître. Comme si, elle était partagée entre deux choix complètement différent, un dilemme de femme, bien entendu. Dilemme qu'elle ne ressentait pas réellement.

« Ça m’étonnerait que ce soit lui, qui me cherche par votre intermédiaire non? Enfin, s’il… Voulait vraiment que je sois à ses côtés, il me sifflerait. Je crois, qu’au contraire, il aura remarqué ce nouveau visage féminin qui se trimballe une tignasse rousse et qu’il doit chercher à mieux la connaître. Voir quels… Avantages il pourrait en tirer. » Sur ce, elle s’étira, imitant parfaitement, la façade de femme modèle et parfaite, qu’elle avait toujours adopté en compagnie du jeune homme. « Un vrai politicien mon époux. Toujours à chercher l’avantage à une soirée comme celle-ci. » Oui, elle jouait à la femme tromper qui le sait parfaitement.

Mais, elle savait qu'après lui avoir montré un peu de son tempérament, il ne la verrait plus seulement en tant qu'ombre d'un homme puissant et c'était sur chemin que la femme voulait le mener. Délicatement, mais sûrement. Déposant la glace au sol, elle essaya de se relever, sans vraiment appuyer sur son genou. « Dites-moi, avez-vous déjà été autre chose que garde du corps? Il me semble que peu de petits garçons souhaitent dans leurs enfances devenir l'ombre d'autres personnes non? » Elle fixa son regard sur l'homme, intensément. Tout en ayant parlé d'un ton qui laissait sous-entendre qu'elle se demandait comment elle en était arrivée là.



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MessageSujet: Re: L'ennui est la source d'idées imprévu. Pv. Maximilian   Ven 29 Mar - 15:04

Le partage inattendu de ce moment de calme en compagnie de l'animatrice télé me laissait entrevoir un peu plus qui elle était. Pure représentante de la haute société à mes yeux, j'y voyais à présent une femme pas si effacée qu'elle ne le laissait entendre et dont l'esprit était sans aucun doute plein de vivacité. Loin des considérations et politesses superficielles que j'avais imaginé, une discussion discrète et pleine de finesse semblait se mettre en place. J'étais quelque peu dérouté, restant quelque peu sur la réserve et méfiant. Je fuyais les problèmes voulant être impeccable pour ne faire courir aucun risque à ma famille... Prisonnier d'un rôle que j'ajustais sur mesure, auquel je me conformais et qui finalement m'allait comme un gant, leur donnant raison de me garder sous le coude. J'ignorais sans doute la moitié de leurs intentions et veillais à faire en sorte de ne pas paraître en savoir trop. Cette femme était sans doute étrangère à tout cela mais sa position dans les hautes sphères New Yorkaise bien qu'elles furent par alliance, m'incitaient à la prudence.
Pourtant je me laissais aller un peu plus à chaque parole échangée laissant d'avantage de côté l'agent de sécurité zélé au profit de mon naturel plus sympathique. J'avais pleinement conscience de la façon dont j'étais vu et cette image d'homme sérieux me convenait parfaitement, elle était la couverture parfaite pour éviter tout ennui. Cela dit je ne serais pas payé moins si je prenais le temps de m'asseoir un instant, ce que je fis avec plaisir alors qu'habituellement je ne trouvais pas de réel intérêt à faire semblant d'avoir quelque chose à voir avec ces gens que je protégeais, à une ou deux exception près.

J'installais ma chaise non loin de la sienne de manière à pouvoir avoir une discussion sans s'égosiller mais tout en respectant l'espace vital de chacun. Nos interactions restaient cordiales mais le sourire qui étira les lèvres de la jolie animatrice fût communicatif, provoquant sur mon propre visage une réaction en miroir. Je hochais la tête à sa remarque « Pourtant je suis bel et bien humain. » quoi que cela n'était pas l'entière vérité et que tous les soirs de pleine lune ne manquaient pas de me le rappeler.
Lilya Sandro maniait l'ironie avec aisance, pas surprenant d'ailleurs. J'eus un léger rire à cette remarque pleine d'amertume vis à vis de ce qui était son monde. Cette femme se dévoilait l'air de rien, peut-être était-ce calculé finement ? J'étais bien incapable de le dire. Et la sonnerie de mon téléphone me coupa dans ma réflexion en même temps qu'elle brisa l'ambiance paisible de la pièce. Rappel à l'ordre inconscient pour moi qui me fit reprendre d'avantage ma position initiale d'employé. Le mari de la jeune femme devait sans doute vaquer à ses occupations, mais j'avais pu remarquer qu'il aimait garder un œil sur elle comme il l'aurait eu sur un trophée. J'invalidais tout de suite son hypothèse en secouant la tête négativement, personne ne la cherchait cet appel me concernait uniquement. Ses mots captèrent mon attention, éveillant quelque chose que je ne saurais expliquer. Un mélange de ressenti dans l'interprétation de ses paroles. Jouait-elle ? A nouveau elle affichait cette attitude d'épouse potiche mais à présent il dénotait avec ce que j'avais pu voir en quelques minutes d'échanges plus informels. Un double je complexe pour une femme dont l'intrigante personnalité m'intéressait d'avantage désormais. J'affichais le sourire poli de celui qui a bien entendu ce qui a été dit mais ne se donne pas le droit de juger quoi que se soit. Je me refusais de rentrer dans ce petit jeu là bien que sur l'instant j'aurais voulu répondre qu'il avait tort de se détourner d'une femme comme elle. Cela aurait été déplacé mais pourtant je le pensais.

Elle se leva et je me sentis obligé de faire de même, m'apprêtant à l'aider si son genou venait à lui faire défaut. Sa question me pris au dépourvu, personne jusque là ne me l'avait posé. Certains connaissaient parfaitement la réponse mais ceux là étaient les responsables de ma présence ici. Pour les autres je restais secret, évasif n'assumant pas totalement tout les choix que j'avais fait. Je pensais sans doute que ne pas m'étaler sur le sujet me permettrais d'oublier mais c'était stupide. Alors qu'allais-je lui répondre ? Son regard me sondait avec intensité, et jusque là je n'avais jamais remarqué à quel point ces yeux pouvaient être envoûtants. Reprenant contenance après un bref instant étrange je décidais qu'une vérité incomplète me semblait être la meilleure des alternatives. « J'ai été ferronnier il y a très longtemps. Je travaillais avec mon père. Le temps passent, les événements font que les choses changent et puis je me suis retrouvé là. » je haussais les épaules « Ce n'était pas une vocation c'est vrai, mais il y a pire comme boulot. » j'eus un léger rire « Je peux profiter du champagne et des petits fours » dis-je avec détachement. Récupérant le sac de glace, cela me permis de rompre le contact visuel sans que ça ne paraisse pas naturel. « Voulez-vous retourner à la réception ou... » j'hésitais un instant avant de proposer ma deuxième idée « ...Prétexter un malaise ou autre chose qui vous exempterait de rester ? ». Peu importe ce qu'elle déciderait, en lui proposant ces deux alternatives je signifiais que je l'accompagnerais.
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L'ennui est la source d'idées imprévu. Pv. Maximilian

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