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 Misery Business {Alexiane/Prudence}

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MessageSujet: Misery Business {Alexiane/Prudence}   Jeu 21 Fév - 13:31

Citation :
« I'm in the business of misery,
Let's take it from the top.
She's got a body like an hourglass,
It's ticking like a clock.
It's a matter of time before we all run out.
»

    Quoi de mieux qu’un moment privilégié au Scavo Pasta, endroit semblant parfois avoir gardé un semblant de convivialité dans cette ville rongée par la terreur ? Ce soir l’air est léger, les rires bruyants, comme si l’espace d’un instant toute forme d’inquiétude s’était envolée. Mais nier l’existence du chaos, même quelques instants, trouve vite punition. Le bâtiment s’effondre soudain, prenant au piège les pauvres humains qui n’avaient rien vu venir. Du sang, des corps enchevêtrés et parfois méconnaissables, de la poussière, des débris…et contre toute attente des miraculés qui vont devoir survivre jusqu’à l’arrivée d’hypothétiques secours, coincés à l'intérieur des décombres. Saurez-vous vous entraider en dépit de vos natures respectives ?
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MessageSujet: Re: Misery Business {Alexiane/Prudence}   Mar 26 Fév - 23:57





    "Qu'est ce que je vous sers ?"
    Je regarde l'homme qui vient de poser cette question, le dévisageant du regard, espérant sans doute voir une expression différente que ce faux sourire sur son visage. J'ai l'impression de me trouver face à un pantin animé par des ficelles qui seraient tirées par un membre haut placé du gouvernement. Il est pourtant qu'un simple serveur mais je n'arrive pas à croire qu'il continue de faire son métier comme si de rien n'était, comme si nous vivions dans un monde quelconque, un monde qui ne venait pas de subir l’apocalypse, comme si dehors tout n'était pas que chaos. Des mots sortent de ma bouche, des mots que je dis sans réellement leur trouver un sens tout d'un coup. Des noms gastronomiques qui me paraissent tellement insignifiant. Cette réponse doit lui convenir puisqu'il disparait aussi vite qu'il est arrivé. Je ne détache pas mon regard de lui, me demandant si je suis attristée ou admiratrice de ce qu'il représente. Mes yeux finissent par se détacher de lui pour finalement s'attarder sur mon camarade de table. Celui qui m'a amené ici. Levant les sourcils comme pour exprimer ma surprise, je le dévisage comme s'il venait de commettre un acte répréhensible. "Est ce que tu te sens bien ?! Qu'est ce qu'on fait ici Sam ?" Un grand sourire vient alors illuminer son visage. Cette fois, je doute réellement qu'il soit encore totalement sain d'esprit. Sam, mon meilleur ami. Cet humain résistant qui a fait de moi la personne que je suis aujourd'hui. Lorsqu'il m'a trouvé, je venais de passer des années prisonnière de l'aigle à l'intérieur de moi et grâce à lui, je trouve chaque jour la force de continuer à me battre contre cet animal. Je trouve la force de rester un peu plus humaine, essayant tant bien que mal, d'oublier tous les actes horribles et meurtriers que j'ai pu commettre. Sans Sam, je n'aurais sans doute pas survécu une nuit dans ce nouveau monde, pourtant pas tellement différent de celui que j'ai quitté. C'est encore la guerre même si cette fois les protagonistes ont légèrement changé. L'idée reste la même. Sam, il sait tout de moi et c'est bien le seul d'ailleurs. Il connaît chaque parties de mon passé et connait chacune de mes forces et mes faiblesses. Il me pardonne tout, même ce qui est impardonnable. Toujours là pour moi, il me permet de continuer à faire partie de la résistance même si je l'ai quitté car aucun d'eux n'a encore confiance en moi. Il me tient au courant et m'aide à continuer certains actes. Sam déteste pourtant le gouvernement, la capitale et la zone 1 où je vis et pourtant, je suis là avec lui et je dois dire que je ne comprends pas réellement pourquoi. Nous avons l'habitude de nous voir ailleurs, dans des endroits différents ou chez moi alors qu'est ce que nous faisons ici ? Un sourire sur les lèvres, il attend sagement que le serveur dépose nos plats sur la table avant de daigner me répondre. Plats qui me paraissent aussi fades que le nom qu'ils portent. Nous mangeons des repas de qualités dans un restaurant comme celui-ci alors que dehors, en zone 4, des gens meurent de faim et doivent lutter chaque jour pour pouvoir survivre. Je crois que je ne vais pas toucher à un seul de ces plats. Je crois d'ailleurs que Sam à l'intention de faire la même chose. Il pousse son assiette le plus loin possible de lui et finit par se pencher vers moi. "Tu vois la femme là bas ?" dit il me désignant une jeune femme, plutôt jolie, elle pourrait largement être mon type au passage, et poursuit ce qu'il a me dire. "Elle a fait saboter un de nos plans ! Un super plan crois moi. On allait faire exploser une salle de conférence, on avait trouvé un moyen mais à cause d'elle, aucun homme du gouvernement n'est venue à cette réunion. T'expliquer comme elle a fait serait beaucoup trop long, seulement nous ignorons qui elle est et nous devons à tout prix en savoir plus sur elle. On la suit depuis plusieurs jours. C'est pour ça que nous sommes ici !" Un nouveau sourire vient se dessiner sur ses lèvres, tel un gamin de dix ans fier de ce qu'il vient de raconter. Je souris amusé. Sam a toujours eu le don de me faire rire. J'ignore comment, même dans cette réalité, Sam a ce pouvoir absolue de me faire tout oublier. Il est ma dose de bonheur, de joie. Sans doute à cause de son jeune âge, je n'en sais rien mais une chose est sûre je ne pourrais me passer de lui. J'attrape un bout de pain sur la table afin de le manger tout en regardant notre nouvelle "cible". J'aime l'idée que Sam continue de me faire confiance et je sais qu'il aime particulièrement participer à des missions quand c'est avec moi. Cette jeune brune paraît être comme tout le monde vue d'ici, mais je fais confiance à Sam, s'il a des doutes sur elle, c'est qu'il doit y avoir une raison. Je la déteste déjà.


    Debout face à moi, Sam se penche et vient déposer un tendre baiser sur ma joue. Je souris tendrement devant cet élan de tendresse. Sam n'a pas eu une vie facile. Sa mère et sa soeur ont été tuées sous ses yeux, je crois qu'en moi, il a trouvé cette soeur qu'il a perdue. Je le regarde se diriger vers les toilettes et en attendant qu'il revienne, je continue de regarder la jeune femme se trouvant à quelques mètres de moi. Je me perds dans mes pensées ne comprenant pas comment des gens peuvent être pour ce gouvernement. Celui-ci passe son temps à commettre des horreurs, des crimes et pourtant certains donneraient leur vie pour le protéger. Une chose est sûre, je suis prête à mourir mais sûrement pas pour le sauver, pour le détruire c'est une autre question. En parlant de mourir, je dois avouer que je n'aurais pas penser que ça risquait d'arriver aussi vite. Soudain un bruit énorme se fait entendre, comme une explosion, seulement, je n'ai pas le temps de me demander d'où il peut provenir ou encore ce qu'il peut être que je suis déjà à terre, allongée sur le sol sous un énorme bout de bois qui semble être une poutre. Sans doute la poutre qui traversait le restaurant et qui lui donnait d'ailleurs tout son charme. Je voudrais regarder autour de moi mais je n'en ai même pas la force. Mes yeux sont en train de se fermer tout seul. Je sens du sang qui coule de mon corps sans même savoir de quelles blessures il provient tellement je ne sens plus la douleur. Elle doit sans doute être trop intense pour que je puisse me rendre compte d'où elle provient exactement. Je sens mes yeux se fermer et c'est alors, que je sens mon ouïe se développer d'avantage. Incapable de regarder autour de moi, j'entends soudain des cris, des pleurs, des bruits de débris sans être capable d'ouvrir les yeux, je prends conscience que l'aigle en moi se réveille. J'ai conscience que si je me transforme, je guérirais plus vite, seulement je ne veux pas. Je refuse. L'aigle qui sommeil en moi est un monstre, je sais pertinemment que si je me transforme, je ne pourrais pas me contrôler et je ferais alors encore plus de victimes qu'il doit déjà y en avoir dans ce restaurant. Je crois que c'est pour cette raison que je garde les yeux fermés. Je ne veux pas me transformer, je ne veux pas me rendre compte que je vois soudain mieux que d'habitude. Je ne veux pas le laisser prendre possession de mon corps. Je lutte de plus en plus, me fatiguant encore plus, ce qui ne fait sans doute pas de bien à mes blessures. Finalement, l'aigle s'épuise lui aussi. Je sens mes forces disparaître complètement. Cette fois tout devient silencieux. Est ce que je suis en train de mourir ? Sans doute, mais je crois que je préfère ça à l'idée de me transformer.


    Sam ?! Soudain je reprends conscience, alors que je suis encore en train de me vider de mon sang, je trouve en moi une dernière dose de force. Le visage de Sam vient de venir à mon esprit et il est hors de question que je décède avant que je sache qu'il va bien, qu'il est en sécurité. L'amour est peut être ma plus grande faiblesse mais parfois elle peut devenir une force. J'ouvre alors lentement les yeux, ce simple geste me demande un effort surhumain et je sens dans ma bouche ce gout de sang immonde que j'ai déjà senti lorsque j'étais un animal. La différence c'est que cette fois, il s'agit de mon sang. Je tousse, plusieurs fois et le sang qui coule de mon dos se propage encore un peu plus. Cette fois j'en suis sûre, je suis blessée dans le dos. Je sens soudain toute la douleur. Dans un dernier élan de force, je tente de pousser la poutre qui se trouve sur moi, ou du moins un bout de celle-ci mais en vain. Je suis allongée sur le dos, avec une poutre énorme sur mon ventre, je ne vois pas vraiment ce que je suis en mesure de faire, du moins tant que je suis humaine. Je vais mourir si je ne me transforme pas mais je ne peux pas prendre le risque, pas tant que Sam n'est pas à côté de moi pour m'aider à me contrôler, pour me ramener ensuite à la raison. Avant que la force m'abandonne totalement et que je referme de nouveaux les yeux, j'ai juste le temps de crier. "Sam ? Sam ?" C'est le seul mot qui peut sortir de ma bouche à présent et j'ai l'impression de l'avoir seulement murmurer alors que je désirais le crier le plus fortement possible.
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MessageSujet: Re: Misery Business {Alexiane/Prudence}   Sam 16 Mar - 15:42



Alexiane && Loreleï



Loreleï ne comprenait pas toujours pourquoi son patron ne pouvait pas se passer d’elle pour certain rendez-vous. Trouver de nouveau client ne relevait pourtant pas du défi. Ils étaient les seuls à pouvoir offrir tout ce que la peuple et surtout le gouvernement avait besoin en ces temps sombre. Mais elle n’allait pas s’en plaindre. Cela la faisait bien voir par le monde extérieur, la brune se faisait aussi des contacts ce qui n’était pas négligeable. Plus on veut se faire discret plus il faut se montrer. Et depuis le temps Prudence maitrisait totalement l’art de passer inaperçu. Pour aller au restaurant avec un client local, la demoiselle avait mis une jolie robe fourreau noire dévoilant ses épaules blanches et choisi des chaussures noires avec des talons vertigineux pour se grandir et affiné sa silhouette déjà parfaite. Elle avait aussi relevé ses cheveux dans un chignon négligé laissant tomber quelques mèches bouclées dans sa nuque. Pour le maquillage, elle s’était contentée d’un rouge à lèvre carmin et rien d’autre pour sublimer sa beauté naturelle. Cela faisait toujours son petit effet fasse à un client. Finalement, la sorcière n’avait pas à chercher bien loin pour savoir pourquoi son boss s’obstinait à la trainer à ce genre de rencontre. Elle lui servait en quelque sorte de trophée. Et quand on voyait la tête immonde de sa femme, il n’y avait pas à se poser douze mille fois la question. Et puis cela lui importait bien peu que l’on pense qu’elle couche pour réussir. Loly n’était pas contre ce fait et puis il n’y avait rien d’illégale là-dedans, chacun ses méthodes après tout. Cependant la question ne se posait pas, elle avait réussi sans cela, et la jeune femme préférait de loin utiliser sa magie pour cela. Le pouvoir enivrant de ses dons qui coulaient dans ses veines. Oui il n’y avait rien de plus galvanisant. Un sourire s’afficha sur ses lèvres avant qu’elle ne reprenne le fil de la conversation. Quand cela parlait travail, la demoiselle avait tendance à n’écouter que d’une oreille voir pas du tout. Elle savait qu’elle n’était pas là pour demander son avis de toute manière. Et puis apprendre les ficelles du métier ne l’intéressait pas non plus. Pour le coup, elle n’avait aucune ambition du genre.

Prue jeta un regard alentour pour voir les autres personnes présentes ce jour-là. Elle aimait bien regarder les gens, essayer de leur inventer une histoire, n’importe quoi pour se changer les idées et oublier la discussion ennuyeuse qui avait lieu à sa table. Il y avait un peu de tout dans cet endroit à la mode. Chaque fois que la brunette sortant elle ne pouvait s’empêcher la comparaison avec son époque. Il y avait deux cent ans. Elle avait encore du mal à se faire à la modernité par moment. Il n’y avait que les endroits très pauvres qui lui rappelaient sa terre natale. Un comble pour elle qui aimait le luxe relatif dans lequel elle vivait et évoluait. Son regard s’arrêta sur un couple installé un peu plus loin. Elle ne les connaissait pas le moins du monde, Lou avait une bonne mémoire et s’en serait souvenu pourtant, la belle ne pouvait pas se tromper, ils étaient en train de la dévisager. Pourquoi et dans quel but ? Ils ne semblaient pas avoir un rapport avec le gouvernement, et ils n’avaient aucun moyen de savoir qui elle était vraiment. Sauf si…Mathyas ? Non impossible, elle se faisait forcément des idées, mais pourquoi ces deux-là lui portaient-ils un regard si insistant ? Un frisson lui parcouru l’échine. Son sens du danger qui la mettait en garde. Qu’importe l’identité de ce couple, ils ne la portaient pas dans leur cœur et lui voulait du mal. Pas besoin d’une prémonition pour cela, la haine dans leurs yeux suffisait amplement. Lorelei pris son verre de vin et le porta à ses lèvres. Elle dégluti avec une certaine difficulté. Ce n’était pas son genre d’être une trouillarde mais là avec autant de monde, elle ne se voyait pas vraiment utiliser sa magie pour se défendre. Elle tenta donc de faire attention à ce qu’il se disait à sa table quand l’homme se leva pour aller aux toilettes, vraisemblablement.

La sorcière porta de nouveau son verre pour prendre une gorgée mais avant qu’elle ne puisse se rendre compte de quoi que ce soit Loly se retrouva sous une table. Sa vision était brouillée. La table sur laquelle elle mangeait un instant plutôt était maintenant sur elle, la nourriture partout dont sur sa robe et de la poussière volait dans tous les sens. Elle ne sentait plus son bras gauche et un liquide chaud coulait le long de sa tempe. Que s’était passé ? Une explosion ? Elle ne se souvenait pas d’un bruit de détonation ou autre. Elle avait dû perdre connaissance pendant au moins une minute si ce n’était plus. Elle pouvait sentir son cerveau battre dans sa boite crânienne et son cœur dans sa cage thoracique. Doucement elle se retourna pour se mettre sur le dos, toussant comme une tuberculeuse pour chasser la poussière dans ses poumons. Elle portant la main à sa tête pour découvrir qu’elle était blessée et que du sang coulait le long de son visage. Prudence cru une nouvelle fois qu’elle était morte et que cet enfer était Darkness Fall. La table ronde en bois sur laquelle elle diner un moment auparavant était penchée sur elle. Son patron ! Où était-il, vivait-il encore ? Prudence regarda frénétiquement autour d’elle pour l’apercevoir mais il ne semblait plus être à sa place à côté d’elle. Se pouvait-il qu’il soit le corps un peu plus loin là-bas ? Ou celui à côté ? il y avait beaucoup de gens visiblement inanimés mais des bruits laissait pensé qu’il y avait des survivants, du moins la brune l’espérait. Puis elle s’aperçu qu’un poids supplémentaire se trouvait sur ses jambes. Le client. Elle poussa un cri d’effroi. La jeune femme avait déjà vu des cadavres mais ce fut plus par surprise de se retrouver avec une moitié de cervelle entre les cuisses. Un bloc de béton avait fait basculé la table sous laquelle Loly avait roulé et leur investisseur potentiel aussi, mais lui n’avait pas eu la chance de se réveiller. La demoiselle n’était pas la seule à hurler, elle pouvait entendre des pleurs autour d’elle à mesure que le sifflement dans ses oreilles s’estompait. Des cris et des prénoms lancé à l a sauvette dans l’espoir d’voir une réponse. Mais que s’était passé ici ?!

Tant bien que mal, la belle tenta de se dégager, de se libérer du corps et de la table. Ce ne fut pas aisé car la tête lui tournait. Elle avait envie de vomir et continuait de tousser à s’en étouffer. Elle ne voyait pas bien la scène autour d’elle et devinait la catastrophe plus qu’elle ne pouvait réellement s’en rendre compte. Le ciel ou bien était-ce le toit était totalement gris et épais des particulières de poussière, ciment et bois et tout ce qui faisait la structure du restaurant. Soudain deux bras puissants la tirèrent pour la mettre debout. Lorelei se retrouva bancal, il lui manquait un escarpin. Un homme avec la tenue de serveur lui demanda si elle allait bien tout en posant une serviette sale sur sa tempe dégoulinant toujours du liquide de vie. Cela infecterait surement encore plus la plaie que d’aider mais l’attention était charitable. Et puis pour le moment Prue ne pouvait s’embarrasser de ce type de détail. Que devait-elle faire ? Aider ou bien fuir tant que ses jambes la portaient encore. Est-ce qu’on viendrait les secourir ou non ? Avec le gouvernement actuel on était en droit de se poser la question, surtout s’il pensait que des rebelles étaient derrières tout cela ! Mais bien sur les rebelles ! Ce ne pouvait être qu’eux les responsables d’un tel merdier. Prudence n’ont plus n’appréciait pas la société actuelle mais elle ne pouvait pas vraiment se permettre de faire des vagues au risque de se faire démasquer. Si l’on soupçonnait quoi que ce soit sur ses pouvoirs elle risquait encore de passer par la case exécution en place publique. Et si d’autre personne, comme elle, suspectait un attentat on ne viendrait pas les aider. Juste pour que le gouvernement assoit encore plus sa tyrannie en disant qu’il n’accordait pas d’importance à ce genre d’acte terroriste. La brunette se savait pas quoi faire et resta prostrée un long moment à regarder la misère autour d’elle. Quelques personnes tentaient de se rendre utiles en dégageant ceux qui avaient l’air vivant de sous les décombres. Elle ne se voyait franchement pas aider. Ce n’était pas son genre et pourtant n’avait-elle pas un devoir envers les autres. Non, de simples humains soumis, les responsables de sa première mort.

Résolue à ne pas s’attarder sur les lieux, la jeune femme essaya de se souvenir de la disposition du restaurant. Il devait bien exister une sortie, dans un état médiocre mais elle devait pouvoir sortir. Oui forcément, il fallait qu’elle sorte de toute façon. La serviette toujours pressée contre sa tempe, Loly retira sa deuxième chaussure qu’importe si elle marchait sur un objet coupant, il fallait qu’elle prenne ses jambes à son cou pour déguerpir au plus vite. Pas question de se trouver encore là lorsque les autorités débarqueraient, si elles le faisaient jamais. Elle se mit donc à avancer au hasard, chancelante. La tête lui tournait toujours et elle sentait monter la nausée. La demoiselle avança au hasard au milieu de la terreur et de la panique ambiante, imaginant un chemin à l’aveugle sans se rendre compte de ce qu’il sa passait autour d’elle quand soudain elle senti une main se refermer sur sa cheville. La poigne était puissante et il lui fallut un moment et du courage pour baisser la tête afin de voir quoi ou qui l’empêchait de partir.


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