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 Stand and Fight {Event}

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MessageSujet: Stand and Fight {Event}   Sam 9 Mar - 15:28


A Call to Arms
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ce qu'il faut savoir



› Synopsis

Ils ont été les premiers à réagir. Ils ont aussi été les premiers à tenter de remettre de l’ordre dans tout ce joyeux bazar. Impassibles, froids et peu bavards, les Peacekeepers sont connus pour accomplir leur travail sans état d’âme. Vous n’avez fait que les voir de loin, vous y frotter sans vraiment tester la dureté de leur carapace. Vous aviez prévu de vous échapper, de vous mettre à l’abri une fois le carnage terminé. Vous auriez pu y parvenir mais voilà, dans la panique régnant sur l’île vous avez oublié de faire preuve de prudence, et surtout de surveiller vos arrières. Rebelle dans l’âme, vous fait d’armes ne sont pourtant pas très brillants voire inexistants. Vous détestez le Gouvernement et toux ceux qui le servent, il est à présent temps de le montrer. Retenus prisonniers par ces toutous obéissants, vous allez devoir faire preuve d’ingéniosité et vous associer à vos co-détendus pour avoir une chance de sortir de cette demeure devenue une prison. Pour avoir une chance de leur prouver que votre rébellion n’est pas là pour faire joli.




› Description du Manoir du Président

Petite île inhabitée sur laquelle la statue de la liberté a été érigée, faisant face à l’océan incandescent. Terre accessible par ferry. Elle appartient au gouvernement fédéral. Végétation riche et luxuriante laissant place à une symphonie de couleurs. Perdu au milieu des galets, du sable fin et des hautes herbes, un manoir se dresse, sous les yeux du monument historique. Demeure imposante et luxueuse dont les six étages dévoilent l’importance du propriétaire. Elle a été rénovée par l’un des plus grands architectes. Toutefois, certains recoins de la bâtisse témoignent des temps passés. Une atmosphère lumineuse y règne. Les murs sont recouverts d’une couleur blanche pastelle. Hauts plafonds à poutres apparentes, planchers, tapis moelleux couleur or. Meubles de bois sombre, et de cuir noir. Cheminées artificielles. Des rideaux royaux recouvrent les hautes fenêtres de ce manoir entouré de jardins et de buis centenaires.



› Ordre de Passage

◈ 1 - Angélique R. Nikos
◈ 2 - Luckaël A. Easton
◈ 3 - Faith A. Ziegler
◈ 4 - A. Bronwen O'Donnel



› Rôle des participants

◈ Angélique R. Nikos - Tu ne sais pas vraiment ce que tu faisais à cette soirée, à laquelle tu t'es rendue par pure curiosité sans y avoir été vraiment conviée. Mais désormais te voilà mise dans le même sac que les autres, particulièrement en danger. Seras-tu la rebelle d'un jour pour sauver ta peau ?
◈ A. Bronwen O'Donnel - Bien qu'invitée en tant que gagnante de la 1ère édition des Hunter's Seasons, tu étais supposée aider les autres résistants une fois ces derniers arrivés sur place. Mais dans la précipitation tu as été bousculée dans le tas une fois la fusillade enclenchée, juste avant la coupure générale d’électricité. La main agrippée à ton petit ami Luckäel, il te serait inconcevable de le perdre dans cette pagaille. Tu te retrouve donc prise au piège avec d'autres. Tu pourrais te transformer en louve, mais avec les balles d'argent de ces peacekeepers bien remontés, je ne donne pas cher de ta fourrure...
◈ Luckaël A. Easton - Convié à la fête en tant qu'ancien gagnant des Hunter's Seasons, il est peut temps de révéler au grand jour tes véritables opinions politiques, en t'opposant aux peacekeepers qui vous font face. Mais as-tu vraiment l’étoffe d'un résistant ?
◈ Faith A. Ziegler - Tu t'es rendue à cette soirée possédée par Aphrodite, avec en tête un seul objectif avec les autres dieux : renverser le Gouvernement. Sauf que des résistants ont eu la même idée, et que tu te retrouve désormais en danger, désorientée. La sulfureuse déesse a quitté pour l'instant ton enveloppe, ne reste que l'humaine en proie à la panique.



› Informations obligatoires

Vos messages doivent osciller entre 400 et 800 mots, ni plus ni moins. Merci de ne pas dépasser cette limite afin de privilégier l'action et la rapidité dans vos posts et dans ceux de vos partenaires la mesure du possible.
Essayez de privilégier l'intrigue à vos autres topics en cours, car celle-ci est cruciale pour le passage à la saison 2.
Si vous êtes débordés à un moment donné, pensez à passer votre tour en contactant le rpgiste suivant dans la liste afin d'éviter de ralentir tout le monde.
Des missions secrètes pourront vous être envoyées par mp, afin d'en pimenter le déroulement.
Votre personnage peut avoir été blessé dans la fusillade ou l'être par la suite, c'est à vous de voir.
Vous pouvez faire intervenir des PNJ dans vos topics, par exemple des peacekeepers, des résistants, des victimes, etc.

{ Au moindre doute, en cas de question, ou si besoin de précisions, n’hésitez pas à contacter un membre du staff. }



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MessageSujet: Re: Stand and Fight {Event}   Jeu 14 Mar - 19:30




La nuit, la vie. Sous forme de boule de poile, la jolie blonde se dandinait le long des toits de la capitale. Curieuse, malgré sa conscience. Souriant, de son visage d'animal, Ange dégageait quelque chose d'insouciant, un mélange étrange avec la peinture qui lui recouvrait les pattes et marquait son cou. On aurait dit une mignonne petite bestiole ayant eu des accidents avec des enfants. Pourtant, ce n'était qu'une artiste venue d'un autre temps, qui se rendait au discours du président, en se demandant pourquoi elle devait s'y rendre.
Mais, la curiosité étant une maladie, la pauvre s’était auto-convaincue de l’importance de ne pas manquer cet événement. Sans pour autant se décider à s’habiller à la hauteur de ce qui l’attendait. Ce qui, au vu de ce qui se passa, n’était pas une si mauvaise idée.

Traînant son sac, conçu pour que sa forme de panda roux, puisse l'emporter, l'ange crapahutait de son mieux, perdant l'équilibre et se rattrapant à l'aide de ses griffes. Bref, elle semblait tout aussi gaffeuse qu'elle l'était en réalité. Terminant, les quatre pattes en l’aire, la vieille jeune femme avait, tout de même, réussi à atteindre le lieu prévu. Fière de sa performance, elle se trouva un coin bien tranquille pour reprendre sa forme humaine et enfiler un pantalon délavé, suivi d’une chemise d’homme… Beaucoup trop grande pour son frêle corps enfantin.

À peine avait-elle boutonné ses trois premiers boutons, que des bruits inquiétants alarmèrent son corps, la crispant sur place. Paniquer et fidèle à sa nature sauvage, elle se retrouva rouler en boule dans un coin, se fichant de son torse dénudé et attendant patiemment que le danger s'éloigne. Elle aurait pu tenir des semaines, avec sa réserve d'écorce dans son sac et sa capacité à disparaître.

Le raisonnement, normal, d'un humain avait disparu. Prenant congé sous la peur et laissant place à l'instinct qui l'avait guidé, six siècles durant. De ce fait, lorsque le noir tomba, elle n'eut aucun mouvement. Tout en ne pouvant s'empêcher de hurler et de se débattre, lorsqu'un soldat du gouvernement l'entraîna parmi d'autres convives. C'était une furie, une vraie déchaîné, qui réussi à défigurer le pauvre peacekeeper. La douleur dû avoir raison de lui, car il l'envoya valser contre un mur et l'enferma. Maugréant contre cette ''salope''.

Dans sa tête, elle était seule, mais son odorat lui indiqua la présence de trois autres prisonniers. Se retournant, furieuse d'être prise au piège, ses yeux reflétèrent le peu de lumière de l'endroit, tandis qu'elle apercevait... Au comble de son malheur, un homme. Elle ne voyait plus que ce misérable, ainsi que deux silhouettes vagues de femmes. Dont, une, qu'elle aurait préféré ne pas avoir à croiser.

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MessageSujet: Re: Stand and Fight {Event}   Sam 16 Mar - 14:42



Stand and Fight

« Vous êtes cordialement invité au discours de l’année de votre bien aimé président » disait la carte. Foutaises ! Notre bien aimé président, oh il est vrai qu’il fait tellement de belles choses pour la population. Il apportait tellement d’espoir dans le cœur des habitants et il nous livrait si souvent des manières de se divertir en regardant des massacres à la télévision. Oh ! Quel dévoué président nous avons là. Le jour où je l’aimerais, c’est lorsqu’il sera six pieds sous terre dans un cercueil. A ce moment-là, il sera le bien aimé président qu’il prétend être. Mais pour le moment, il n’était qu’un cafard. Il était plutôt bien protégé pour un cafard à vrai dire, il faisait son petit effet auprès des Peacekeepers et aussi dans la population new-yorkaise. Eux, n’avaient rien à craindre, ils n’avaient pas cette peur de perdre leur famille ou de perdre la vie. Ils vivaient tranquillement comme si de rien n’était alors que dans les quatre zone, on nous rappelait sans cesse qu’on tenait nos vies entre les mains. Nous n’étions que des marionnettes, obéissant aux ordres en ayant bien trop peur de perdre la vie. Le pire était que notre travail revenait très souvent pour la capitale, pour le gouvernement. C’était une forme d’esclavagisme légalisé. Ce n’était rien d’autre. Et nous, les gagnants de leurs stupides jeux, nous n’étions que leurs petits pions. Ils tenaient nos noms, savaient très bien où nous vivions et pouvaient très bien détruire cela ou s’en prendre à nos proches si nous ne faisions pas ce qu’il nous demande.

C’est pour cette raison que Bronwen et moi étions contraints d’y aller. Faire semblant était devenu une habitude depuis que je suis sorti de cette fichue arène. A commencer lors de certaines interviews, heureusement pour moi, j’étais un bon menteur, mais je détestais laisser entendre que je n’avais rien contre le gouvernement. C’était tout le contraire, je détestais ce qu’ils faisaient et je détestais devoir me rendre à ce discours inutile. Cependant, Bronwen a réussis à me convaincre. Je voyais très bien que cela ne l’enchantais pas non plus, mais elle se forçait elle aussi. Cela ne m’empêchait pas de grommeler dans ma barbe, murmurant des mots inintelligible contre cette soirée. New York n’avait pas changé depuis mon départ. Plusieurs invités étaient dans le ferry avec nous, je ne connaissais pas la moitié de ces personnes, mais dès le premier regard, je les détestais. Toute la crème était invitée dont les partisans de ces jeux infâmes, je n’en revenais pas, comment pouvait-on passer cela ? Heureusement pour moi, j’étais accompagné, car je me serais très mal vu supporter tout cela tout seul. Pour me calmer, mon regard se portait sur les yeux bleu de Bronwen et je lui adressais un petit sourire et me penchait pour embrasser son front afin de ne pas abimer son maquillage.

Alors que les invités se plaçaient dans l’immense salle, je ne lâchais pas la main de ma petite amie, refusant de la perdre au milieu de ce beau monde. Puis, soudainement, un coup de feu se fit entendre. Ma première réaction fut de tirer Bronwen vers moi pour la protéger. Des hurlements, des cris, c’était la panique. Je l’attrapais par le bras et l’attirait pour s’en aller d’ici, me faufilant à travers toutes ces personnes apeurée. Un deuxième coup de feu. C’était grave, de qui provenait ces coups, d’où venaient-ils ? Et pour qui étaient-ils ? Je n’eus pas le temps de me retourner que nous fument tous plongés dans le noir. Je n’y voyais rien, je crois que je broyais la main de Bronwen a force de la serrer pour ne pas la perdre. Je me concentrais pour ne pas céder à la panique. Il fallait sortir et très vite. Nous étions tous prisonniers sur cette île. Une île. Oh non pas encore ! Je ne suis allé qu’une seule fois sur une île, j’ai été le seul à m’en sortir vivant, je n’aurais pas cette chance si je ne faisais rien. « Viens, vite ! » mes yeux s’adaptèrent au noir, je voyais des formes se dessiner, mon cœur battais à tout rompre à cause de la peur. Je crois que nous avions presque atteint la sortie de la salle lorsqu’une voix dans des hauts parleurs se fit entendre et les lumières se rallumèrent. De nouveaux cris stridents. Je me retournais très vite et compris aussitôt ce qu’il se passait « Il faut se barrer d’ici, maintenant ! » instinct de survie, qui sait ce qu’on ferait aux invités. Nous prenions dans un couloir, en courant, puis, je m’arrêtais net. Un peacekeeper se tenait au bout du couloir, nous fîmes aussitôt demi-tour, mais d’autres nous attendaient. Je cherchais partout une autre sortie, mais rien. Les hommes s’approchaient de nous, nous étions faits comme des rats. Mon premier instinct fut de forcer le passage à coups de points. Mais ils étaient trop nombreux, des bras s’emparaient des miens, m’empêchant de bouger « Bronwen ! » où était-elle ? Je ne la voyais plus. J’espérais qu’elle s’était enfuie. Je me débattais, en vain. Je fus projeté dans une salle et le clique du verrou m’alarma. Quelques minutes plus tard, je vis Bronwen envoyée ici, elle n’avait pas réussi non plus. J’avais envie de hurler de colère, ne comprenant pas ce qu’il se passait. Une autre femme fit son entrée et je n’avais pas remarqué la personne qui était là avant moi. Mon premier réflexe fut de regarder par la serrure, mais je n’y voyais rien. Je regardais les formes de mes compagnes de prisons dans le noir, sans rien savoir faire, sans même avoir un plan en tête. Nous étions fichus.

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MessageSujet: Re: Stand and Fight {Event}   Sam 16 Mar - 23:45


Adossée à une colonne, Aphrodite se pencha pour arracher le bas de sa robe de soirée d’un mouvement brusque, les lèvres pincées. Evidemment, les autres dieux avaient quelque peu ironisé sur l’inadéquation de sa tenue alors que le moment n’était pas réellement aux mondanités. Elle avait abandonné toute tentative de justification auprès des siens depuis bien longtemps, préférant encore passer pour la superficielle et délicate créature qu’ils imaginaient. Ils pouvaient tous ricaner autant qu’ils voulaient, le simple fait qu’ils aient requis sa présence sur l’ile avec insistance témoignait de sa puissance. Après tout, ses deux chastes sœurs mises à part, ils avaient tous un jour ou l’autre été victimes de ses foudres. La facilité avec laquelle le tissu se déchira ne laissait pas de place, au doute, la robe avait été conçue pour cet instant précis. Elle était enfin libre de ses mouvements. Abandonnant sa lourde traîne devenue un bouillonnement de tissus vaporeux derrière la colonne où elle s’était abritée, la déesse s’élança d’un pas vif à contre-courant du reste des invités qui cherchaient vainement à atteindre les diverses sorties de la demeure. Un bref regard circulaire la renseigna sur la situation, les autres dieux avaient quitté leurs postes ce qui confirmait ses soupçons : la panique générale en cours ne relevait pas d’une partie du plan de bataille que les Autres lui auraient volontairement caché. Quelque chose d’autre s’était produit, un événement impliquant des intentions politiques humaines et non divines. Elle fronça les sourcils, indécise. Devait-elle tenter de comprendre ce qui se passait ou tenter de rallier ces congénères ? Faire l’étalage de ses pouvoirs au milieu des humains, alors même que des Peacekeepers commençaient à fendre la foule avec un air menaçant était juste hors de question. La moitié des anciens habitants de l’Olympe se coalisant unanimement contre un gouvernement, c’était une grande première, presque trop beau pour être vrai, la preuve, le plan venait de tomber à l’eau. Un homme en smoking la heurta à l’épaule violemment tandis qu’elle tentait vainement de repérer un allié dans la foule. Puis un second. Le mouvement de panique s’intensifiait, et malgré tous les efforts de la déesse pour avancer contre le sens de la masse, elle ne cessait de reculer. La colère menaçait de poindre et avec elle surement des excès qui desserviraient la cause.

La première chose qui vint frapper les oreilles de la jeune femme fut l’écho de sa propre respiration haletante. Sa vue était trouble et le sang battait à grand bouillon dans ses tempes. Son corps, balloté au gré de flots étrangers ne lui répondait plus. Son regard se posa avec effarement sur ses manches brodées de sequins tachées de sang. Etait ce le sien ? Deux Peacekeepers s’avancèrent en sa direction, quoi qu’il se soit passé, son air hébété et les marques écarlates parsemant sa tenue faisait d’elle une coupable désignée. Trop écrasée par la terreur que cette foule mouvante éveillait en elle, Faith n’esquissa aucune tentative d’échapper aux gardes, se laissant trainer dans leur sillage dans un dédale de couloirs dont elle n’avait aucun souvenir.
Se dérobant volontairement aux regards au profit de la pénombre régnant sur le fond de la cellule, la jeune femme accueillit les nouveaux venus avec un vague soulagement, elle en déduisit que le doute planait sur les auteurs du trouble qui semblait secouer cette demeure inconnue. L’entrée fracassante de Sesta ne suffit pas à ébranler l’étrange placidité dans laquelle Faith avait glissé depuis son arrivée ici. Elle ne se faisait aucune illusion sur les techniques d’interrogatoire employée par les autorités. Les circonstances de la disparition de la métamorphe étaient actuellement le dernier de ses soucis. Le réflexe du seul homme de la pièce lui arracha un petit rire caustique tandis qu’elle chuchotait amèrement : « Wahouh en voilà une idée lumineuse ! ». Le marasme qui planait depuis quelques minutes sur sa vie semblait l’avoir imprégnée d’un espèce de cynisme glacé pour mieux contenir la peur et le désespoir croissant.

« Est-ce que quelqu’un a une idée de ce qui s’est passé là-bas ? » Murmura t’elle un peu plus fort. Aussi dérisoire que cela puisse sembler, comprendre où elle se trouvait et ce qui se passait lui paraissait être essentiel à sa survie dans les heures qui venaient. Ne serait-ce que pour avoir quelque chose à laquelle se raccrocher. Bien entendu, personne ne devait comprendre jusqu’où s’étendait son ignorance des événements de la soirée. Après tout, qui étaient ces personnes ?
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MessageSujet: Re: Stand and Fight {Event}   Dim 17 Mar - 3:48


Sand and Fight
Ange - Luck - Faith - Bronwen.




Ce monde n'est qu'un artifice. Il faut être beau et célèbre pour exister au yeux des autres. Mais la reconnaissance ne fait pas de nous ce que nous sommes ? Simplement des hommes ? Si personne ne fait attention à nous, si nous ne sommes reconnus de personnes alors comment pouvons nous exister pour quelqu'un.. et comment alors exister ? Cette question souvent je me la pose parce que lorsqu'on est dans l'arène, on n'est pas vraiment nous. Nous sommes l'ombre de nous même et ce que les gens voient ne nous représente pas. Nous ne sommes pas nous ici, mais.. c'est notre seule façon d'exister. Nous sommes quelqu'un et c'est de cette façon que nous, nous agissons, dans l'ombre, comme toujours pendant que notre nous artificiel, notre nous fictif se joue d'eux. Nous sommes l'action. J'ai eu vent de ce qui se passerait ce soir, rebelle ou pas, mon père gère une des sections. Je ne vois pas comment je pourrais passer outre, seulement mon rôle n'existe pas, je dois être là, avoir un alibi, au moins je pourrais agir par la suite, je pourrais contrer les attaques, je serais innocente. Ce que je suis toujours d'ailleurs. Une robe. Il le faut, je n'ai jamais aimé ça, devenir la Bronwen de la Capitale, plus celle de la forêt, celle qui chasse, celle qui n'aime pas le luxe. Maintenant je dois devenir mon autre. Mais je reste fidèle à moi même lorsque je prend là main de Luck.

J'enfile une robe qu'on m'offre. Je suis connue, j'ai toujours des prêts faits par les stylistes nombreux de la ville. Je suis plutôt flattée. Je la trouve sexy mais elle ira bien pour cette soirée. Je rassemble ma tignasse brune en arrière et je me maquille. Je me sens prête, je le suis, je rejoins alors Luck et alors nous parons. Pas de réellement parole sur le ferry puis nous suivons les autres dans le hall de la maison du président. J'ai presque envie de vomir tellement c'est luxueux. La soirée semble débuter comme eux l'aime. Mais elle vire rapidement au cauchemar. Un coup de feu. PAN. Pas réflexe les gens se baissent en criant. Je reste stoïque. Je sens un tas de chose avec l'animal, il veut prendre ma place.. La main de Luck me ramène à la réalité et rassure.. Il m'attire immédiatement contre lui un geste protecteur, je cherche la provenance, je ne trouve pas. Un second. PAN. Luck reste protecteur, je ne l'en empêche pas, c'est une attention qui ne me dérange pas. Il fait juste attention à moi. Alors que la bête tente de prendre le contrôle pour me protéger.. Mon gagnant de petit ami m'attire en suivant les autres convives. Les lumières s'éteignent. L'animal en moi voit la nuit, noctambule, qui voit la nuit, je vois clairement les trois hommes arriver vers nous mais je n'ai pas le temps de faire, ou dire quoique se soit. Je suis totalement prise de cour pas les évènements. Je vois alors Luck se débattre et sa main lâche la mienne, un homme pour moi, je souris, il pense vraiment pouvoir m'avoir seule, il n'a pas dû assez bien regarder de quoi j'étais capable. J'étais prête à me transformer, un grognement sourd c'est même élevé dans ma poitrine en guise d'encouragement à la transformation, mais j'ai vu les fusils rutilants. Mon instinct m'indique un danger, des balles d'argents.. J'en connais la douleur..une fois, deux fois mais pas trois, je sais qu'une infection du sang pourrait être possible si elle n'est pas retirée rapidement. Ma louve se calme immédiatement, elle est impulsive, cela ne serait que d'elle elle boufferait tous ces peacekeepers qui s'en prennent à Luck. LUCKAEL ! D'un coup je me rend compte qu'il n'est plus à coté de moi et qu'il ne reste qu'un homme tentant de me faire face.. Il a un sourire pervers, il voit dans le noir grâce à des lunettes faites pour.. Un nouveau grognement se fait entendre lorsqu'il s'approche.. pour l'écarter, mais sa diversion est bonne, deux autres hommes arrivent par derrière, trop occupée à me contrôler et à veiller sur le premier.. Je me fais avoir. J'en mords un mais l'autre Mais cela ne semble pas les décourager et je me retrouve propulser dans un espèce de cellule je ne sais pas où.. Ce qui me rassure c'est que je sens l'odeur de Luck et que je le vois. Nous ne sommes pas seuls. Une petite blonde et une femme brune. Je les guette et je sens une odeur animal sur la petite. Je la fixe intriguée, je ne connais pas l'animal mais ce que je sens ne m'inquiète pas, je ne reçois pas cette alarme, l'animal, je pourrais le "bouffer", telle une bête, je ne le ferais pas. Une des femmes prend à parole, je me tourne instantanément vers elle. " Des rebelles " Comme elle mes voit n'est qu'un songe. Je souris sachant qu'elle ne doit pas me voir, je dois être la seul possédant cette capacité. Je m'approche de Luck et j'attrape sa main.. Ma douleur et mon calme me surprenne. Je crois qu'on panique tous assez, j'évite l'angoisse supplémentaire. " Et maintenant on attend, ils vont bien se rendre compte que nous n'avons rien fait. c'est surement une mesure de protection " Je n'en pense pas un mot, si on est là c'est probablement parce qu'ils nous pensent coupable d'un crime.. lequel, je l'ignore. J'approche ma bouche de l'oreille de Luck " Il va falloir m'aider à contenir la louve.. elle est furieuse.. elle ne veut qu'une opportunité pour sortir.. et je pourrais être tuée.. ou vous faire du mal.. "

@destiny.
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MessageSujet: Re: Stand and Fight {Event}   Dim 17 Mar - 20:42




« Wahouh en voilà une idée lumineuse ! » Cette réplique eu le don de lui tirer un sourire, puisqu'elle avait pensé, environ, la même phrase... En apercevant la pire menace de la pièce agir de façon de diminuer le peu de respect qu'elle avait pour l'homme. Une boule de haine s'empara de sa gorge, lorsqu'elle se rendit compte qu'elle mourrait de peur devant un être d'une telle stupidité. Le pire, à ses yeux, c'était que quelques jours auparavant, elle n'avait pas autant régressé.

Cet inconnu violent et impitoyable, lui avait volé sa nouvelle liberté de mouvement, mais là n'était pas l'important. À cet instant précis, tous ses sens s'alarmaient. Une odeur animal, alertait celui qui l'habitait et la possédait, plus régulièrement que moins. S'habituant à la pénombre, elle pouvait distinguer plus de détails que la moyenne, mais son nez restait son sens le plus en alerte et ce qu'elle sentait la paniquait complètement.

« Est-ce que quelqu'un a une idée de ce qui s'est passé là-bas ? » Angélique observait le couple, retroussant légèrement les lèvres et cherchant à s'éloigner d'eux. Tout en devant se rendre à l'évidence qu'elle devrait se rapprocher de celle qui changeait de personnalité comme de chemise. Sacrifiant l'espace que l'ange appréciait, elle se retrouva assez proche de Faith et dû faire preuve d'un contrôle exceptionnel pour ne pas paniquer. Son corps tremblant à mesure que son cerveau analysait l'instant.

Toutefois, trop obnubilé par l’idée de se contrôler, la jeune (et vielle) blonde revient sur terre à l’instant où la créature mi-femme, mi-animal parlait de sa seconde nature. Elle avait manqué quelques minutes, se montrant aussi absente qu’habituellement. « J’apprécierai de ne pas me faire manger.. » Murmura-t-elle, les regardant avec un mélange de défis et de défiance.

Avant que la plupart l'entende, elle perçu le retour des peacekeepers et grogna son mécontentement. Il y avait des cris hystériques et stridents, que seul une gamine aurait pu produire. Grimaçant, à mesure qu'ils se rapprochaient, elle failli sauter sur celui qu'il ouvrit la porte, mais se figea dans son geste en apercevant la fillette, qui pleurait et se débattait entre ses bras. Vu sa robe et ses boucles d'oreilles, elle était la fille d'une personne influente, personne d'autre aurait pu se payer autant de luxe, mais neutre et maternelle, elle se fichait pas mal d'où elle venait.

Son comportement changea du tout au tout. Celle qui tremblait sous le poids de la situation, fut soudain calme et menaçante. Elle n’avait plus rien de la délicatesse d’un ange, mais toute la fureur d’une femme qui a l’habitude d’être responsable d’enfants. L’instant d’après, elle avait arraché la fillette des bras de son bourreau, avait mordu le responsable de ses pleurs et s’était fait jeter contre le mur. La douleur l’empêcha de voir quelques instants, mais lorsqu’elle reprit contenance, elle tenait fermement la gamine contre sa poitrine. Caressant la chevelure de sa nouvelle protégée, elle lui murmura des mots doux d'une voix sereine. « Chut beauté, on va sortir de là et je retrouverai ta maman. »

Ce qu’elle ignorait? Cette enfant était la cadette du président et un moyen infaillible d’obtenir certains résultats. Étrangement, les gens de la pièce constituaient la première menace et son instinct maternel risquait de créer quelques problèmes.

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MessageSujet: Re: Stand and Fight {Event}   Mar 19 Mar - 21:32



Stand and Fight
La foule céda à la panique dès le premier coup de feu. La pièce fut plongée dans le noir complet, je parvenais seulement à discerner des formes partant dans tous les sens. Ma première réaction fut de protéger Bronwen et ne pas la lâcher afin de ne pas la perdre au milieu de toute cette folie. Je n’avais qu’une idée en tête : partir d’ici et vite. J’avais comme un mauvais pressentiment et je savais très bien que je pourrais faire une de ces crises de paniques comme j’en avais l’habitude depuis l’arène. Je tentais de prendre sur moi, ne pas me laisser surprendre par quelque chose. Je me concentrais sur mon objectif. Or, alors que nous arrivions si près du but, des Peacekeepers nous emmenèrent avec eux. Mes efforts pour me débattre étaient vains, ils étaient bien trop nombreux. Je ne voyais plus Bronwen, je ne savais pas où elle était, mais je priais pour qu’elle au moins ai réussis à fuir. Je ne savais pas ce qu’il se passait par ici, je ne comprenais pas, c’était si inattendu. Malgré mes tentatives nombreuses de fuir, mes ravisseurs m’enfermèrent dans une pièce. Je n’y voyais rien. Qu’allaient-ils faire de nous ? J’avais plusieurs idées, mais je préférais ne penser à aucune d’elles. Tous ce que je savais, c’est qu’il fallait sortir de cette pièce puis de l’île ou j’allais y laisser la vie. Quelques instants, je vis Bronwen envoyée à son tour dans la même salle que moi, c’est à ce moment que je discernais la silhouette d’une autre personne qui devait être là depuis le début. Puis, une troisième femme fit son entrée et la porte se refermait soudainement avec le cliquetis d’un verrou. A part briser la porte, je n’avais pas d’autre idée. Prendre un des peacekeepers en otage ? Cela pourrait marcher, mais à quel prix ? Je ne regardais pas le trou de la serrure, guettant l’arrivée de l’un d’eux. Rien. Les murmures de la première femme me firent échapper un grognement « Eh bien si tu n’es pas satisfaite, fais plutôt quelque chose au lieu de rester dans ton coin les bras croisés » persifflais-je, blessé dans ma fierté.

La question fatidique, celle qui trônait dans nos esprits pris enfin forme dans la bouche de la dernière femme. Je fus complètement surpris que Bronwen connaisse la réponse. C’était alors l’action des rebelles. Un lourd silence s’installait dans la pièce tandis que ma petite amie tentait de nous rassurer. Je regardais sa forme dans la pénombre puis soupirais « Si c’est une action résistante, crois-moi, ce n’est pas une mesure de protection, c’est qu’on est soupçonné… » Je laissais ma phrase en suspens, nerveux, ne voulant pas avouer la triste vérité de notre mort imminente tandis que je serrais la main de Bronwen, je me mordais la lèvre et glissais ma main sur sa joue « Non, tu ne nous feras pas de mal, je vais d’abord t’aider à te détendre et la détendre d’accord ? » Il semblerait que la plus petite avait entendu. Je lui adressais un petit sourire qu’elle ne pouvait pas vraiment voir dans le noire « Ne t’en fais pas, il n’y aura pas d’incident ». Sur ce, je me retournais vers Bronwen, tous en glissant ma main sur sa joue, je rassemblais toute concentration nécessaire pour lui donner cette illusion de bien-être, qu’il n’y avait pas de danger, espérant que cela calmerait la louve. Je continuais pendant un moment, priant pour que cela marche, je lui envoyais ces images paisible en contraste avec le situation actuelle. Mais un cri perçant interrompait le processus. Soudain, des peacekeepers firent entrer une petite fille. Attendez… Ils étaient sérieux ? Une gosse ? Je ne comprenais plus rien. Je vis soudainement la petite blonde se cramponner à l’enfant. « On ne peut pas rester comme ça, il faut trouver le moyen de sortir de là ou on va tous y rester ». La petite fille semblait comprendre et se remit à pleurer, se cramponnant à sa protectrice. Je regardais cette dernière « Si on doit sortir, on n’aura pas le temps de retrouver sa mère » murmurais-je. C’était peut-être horrible à dire, mais la petite fille risquait d’être un frein à notre fuite et mon idée de prendre les peacekeepers en otage venait d’être réduite à néant à cause de cette arrivée. Je me retournais vers Bronwen et murmurait « Toi ça va, tu tiens le coup ? » je repris sa main, lui envoyant toute la sensation de bien-être dont j’étais capable et me tournais vers les deux autres « Bon, a part faire un massacre de peacekeepers, quelqu’un a une idée ? »

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MessageSujet: Re: Stand and Fight {Event}   Mer 20 Mar - 18:37

Les Hunger Games étaient à l’origine d’un drôle de paradoxe. Par le caractère obligatoire de chacun de leurs épisodes, ils forçaient une population toute entière à se confronter à la peur indirectement. Ce divertissement sordide les amenaient tous à côtoyer un danger presque quotidien. Mais tout n’était que fiction. De l’autre côté de leur télévision, les new-yorkais tremblaient pour les protagonistes de l’aventure tout en ayant parfaitement conscience d’être à l’abri. L’instinct de survie ne s’apprenait pas face à un écran plasma. A n’en pas douter, le gouvernement comptait sur cette réalité édulcorée par la distance physique pour émousser ce dernier, n’en faire plus qu’une résistance minable, un élan aveugle niant toute capacité de réflexion aux être humains. Faith refusait de se ruer dans tous les sens comme le ferait une bête blessée. Après l’agitation paralysante de la foule en panique, le silence pesant de la cellule était presque salutaire. Au fond de sa prison, le temps se comptait en respirations. Deux longues inspirations pour calmer le tremblement de ses jambes, trois expirations avant que son esprit ne reprenne le dessus. L’angoisse restait pourtant tapie dans un coin de son estomac, la lacérant de l’intérieur. Son esprit ne se tendait plus que vers un seul objectif : ne pas se laisser paralyser par la terreur comme dans la salle de réception à l’instant. Elle n’avait pas eu le temps de finir de faire le tour de la pièce à tâtons que des bruits de lutte et des cris avaient déchiré le silence. L’espace d’un instant la jeune femme s’était surprise à espérer qu’on venait la délivrer. La désillusion n’en fut que plus amère lorsqu’elle vit une silhouette masculine tituber à sur le pallier avant que l’unique porte n’émette de nouveau son sinistre grincement. Non personne ne viendrait pour elle. Elle n’avait personne. Elle n’était personne.

La jeune femme se glissa silencieusement vers le coin le plus sombre de la pièce. Son mutisme ne prit fin que pour expulser cette amertume grandissante et évidemment, sa provocation fit mouche. Bien qu’elle ait perçu l’amusement de Sesta non loin d’elle, Faith ne réplica pas. A la mention de ses bras croisés, ses yeux s’étaient instinctivement posés sur le tissu moulant recouvrant son avant-bras, là où le sang séché s’étalait en longues taches brunes. Une douleur vive que la peur semblait avoir annihilé jusque-là courait le long de son membre. Bien loin de se soumettre à la souffrance, son esprit tout entier se laissait peu à peu gagner par l’excitation. A l’extrémité du tissu gluant brillait la pâle lueur d’une pointe. Celle d’un poignard affuté qui avait mordu sa chair dans la confusion. Elle ne se souvenait pas avoir glissé une arme dans sa manche lorsque les gardes l’avaient agrippée. Pas plus que d’avoir enfilé ce vêtement ou d’avoir franchi le seuil de ce bâtiment. La déclaration de Sesta l’alarma au point d’oublier l’information capitale révélée par l’autre jeune femme. Ses yeux couraient de la jeune métamorphe, visiblement tendue, vers le couple qu’elle distinguait à peine. Mais l’écho des pas des Peacekeepers vint les interrompre de nouveau. Une horreur indicible la traversa lorsque Faith réalisa que le nouveau venu était en réalité une fillette. Son regard glissa avec appréhension sur le visage résolu de Sesta tandis qu’elle se cramponnait à la gamine sanglotante, s’attendant presque à voir deux canines briller sur ses lèvres retroussée. Elle connaissait trop bien cette expression et dans la situation présente, cela n’augurait rien de bon. Elle-même n’osait même pas abaisser son regard sur l’enfant de peur de voir sa carapace d’amertume et de froideur se briser sous le poids du désespoir. S’ils en étaient à balancer sans sommation des enfants en prison, cela signifiait que leurs propres vies ne pesaient pas bien lourd dans la balance.


L’espèce d’énergie avec laquelle les lèvres du jeune homme ne cessaient de briser le silence suintait l’impuissance et le désespoir. Si bien que Faith ne parvenait pas à déterminer s’il lui inspirait de la compassion ou simplement de l’agacement. Elle brisa à son tour le silence ponctué de sanglots pour répondre à sa question, aussi rhétorique fut-elle.

« On parle de Peacekeepers là, je n’en côtoie pas tous les jours mais je n’ai jamais eu l’impression que ces types là respiraient l’intelligence non plus. Et si je ne me trompe pas… » Une brusque intuition venait de la saisir, quelque chose dans la voix du jeune homme éveillant son soupçon. Elle se dégagea de son coin et traversa la pièce à pas lents, avant de s’arrêter à quelque mètre du couple les détaillant avec insistance. « Vous êtes des gagnants des Hunger Games. Un certain prestige ne vient-il pas avec ce genre d’exploits ? » Le dernier mot se répercuta sur les murs glaciaux de la cellule avec une dérision non dissimulée. « Prétendre que vous êtes mandatés par le gouvernement pour une quelconque mission ne devrait pas être trop difficile. Par contre… » Elle se tourna vers la silhouette de Sesta avec un petit sourire amer, refusant une fois encore de s’attarder sur la silhouette recroquevillée de la fillette. « Je ne donne pas cher de nos peaux. A moins que tu n’ais une épingle à cheveux à nous prêter ». Le manche du poignard vint doucement percuter son coude, se rappelant à son bon souvenir. Elle n’était pas prête à dévoiler la présence de l’arme à ses compagnons d’infortune, rien en eux ne lui inspirait confiance. Pas même Sesta.
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MessageSujet: Re: Stand and Fight {Event}   Jeu 21 Mar - 15:15



Résistance. Apparemment on attaquait la maison du président. Des résistants, je ne peux m'empêcher de sourire lorsque j'entends cette information. Mon père est quelque part en train de tenter de sauver notre monde. Il existe encore un espoir. Seulement l'espoir est de courte duré pour nous. On nous attrape, pourquoi ? Qu'avons nous fait ? Rien de mal, nous sommes invités et nous voilà enfermé. J'ai tenter de me débattre, j'ai des notions de combats, on ne devient pas résistante par l'esprit tout puissant du st esprit. Non, je vous assure.. j'aurais e un arc des flèches.. Ou une simple dague.. je ne serais pas en train de lutter contre mon instinct animal à ce moment là. Le loup ne sommeil plus, l'extérieur lui semble tout à fait intéressant, un pire terrain de jeu. Il aime l'adrénaline, il me fait dépasser mes limites. Je suis à moitié sauvage, plus qu'à moitié en ce moment. Je sens des odeurs inconnues et la seule à me rappeler qu'une part d'humanité existe chez moi.. c'est celle de Luckaël. Je tente de ne pas trop respirer.. je ne suis pas la seule hybride, je sens un animal mais j'ignore ce que sait, pour ne l'avoir jamais senti avant. Beurk, il ne me donne pas envie. En pensant de cette façon j'ai l'impression d'être une dangereuse machine à tuer créer par la Capitale, le gouvernement. Ils m'ont peut-être fait venir ici pour que je les tues. J'imagine des cadavres.. gisant dans le sang, le plus marquant restant celui de mon petit ami. Je déglutis.. j'ai envie de mordre, d'attaquer, j'ai les nerfs. Il faut absolument que je retrouve ce calme qui m'habitait avant. Un murmure me vient d'un peu plus loin dans la cellule. Je fronce les sourcils en direction de la jeune femme que je ne distingue pas très bien. " Ton odeur est infecte, tu es quoi ? Un singe ? Désolée, ce n'est pas pour t'offenser, je suis curieuse.. et je ne m'attaque pas à mes congénères. J'ai bien plus de classe. " Je souris sans être fière ou quoique se soit, ma voix est posée et je ne la défis pas du tout contrairement à ce que j'ai pu ressentir dans sa voix. Si je m'énerve d'avantage, je ne pourrais plus être moi.. C'est à ce moment là que je distingue une petite forme. Mais la tranquillité des lieux.. l'écho de la pièce.. fut troublée par des cris d'enfants.. Mon coeur a bondit.. on aurait dit la voix de ma soeur.. Je me ressaisis, ma soeur est morte et elle ne peut pas être ici, pas moyen que ce soit elle. Se débattant elle finit tout de même à être avec nous. C'est la petite blonde qui la prend en sécurité. Contre elle.. J'ai aussi senti sa colère a elle.. elle était à deux doigts de s'énerver aussi.. Je lui souris légèrement. Je serre les lèvres ne parlant plus pendant un moment écoutant les autres, Luck avouer qu'on n'aura pas le temps de retrouver la mère de la jeune fille.. Il faut trouver une solution, je sens sa main me resserrer la mienne. Je ne vois qu'une chose à faire. Je sens que l'autre femme tient à ce que ce soit Luck et moi qui trouvions une idée. Et elle n'a pas tort.. les peacekeepers sont tellement formatés qu'on pourrait les confondre parfois avec des robots. " J'ai bien une idée.. la seule qui pourrait fonctionner. " Je lâche la main de Luck. " Il va falloir me faire confiance.. mais.. je vais prendre ma forme animal.. Luck ne dit rien, je le ferrais.. quoique tu dises. " Je me tourne vers les jeunes femmes et la fillette et j'avance vers celle ci en me mettant à accroupie. " Il va falloir que tu sois très courageuse, j'ai entendu que tu avais de la voix tout à l'heure lorsque tu t'es débattue.. tu crois que tu peux crier encore ? Comme si on t'attaquait ? " Elle me fait un signe que oui. Je souris et je remets une de ses boucles derrière son oreille. " Bien, alors lorsque le garçon te le dira tu pourrais hurler aussi fort que tu veux ! " Je souris et me refait oui de la tête. Je me redresse et je fais face à la femme qui semble vouloir la protéger. " Ne la lâche pas et fait moi confiance, je ne vous mordrais pas. " Je souris un peu malicieusement dans la pénombre. Je m'écarte. " Bien, je vais donc prendre ma forme de loup.. pas de panique.. les hurlements feront venir un peacekeeper et que je tuerais.. ma louve n'attend que ça. Ensuite j'ouvrirais la voie. Il faudra courir, peut-être que la petite devrait monter rapidement sur mon dos ou plutôt celui de Luckaël. pour ne pas qu'on perde de temps.. car une fois dehors on sera considéré comme de potentielles cibles. Alors ? " Je ne leur demande pas vraiment leur avis. Je défais ma robe et mes chaussures, j'aimerais juste récupérer la robe pour n'avoir pas à être nue après.. Je la donne à Luckaël, elle est longue il peut l'attacher autour de sa taille.. je ne sais pas. Je lui souris.. pas question d'être niais dans ce genre de moment. " Fais moi confiance ". C'est ce que je lui murmure avec de me laisser envahir par cette sensation sauvage.. Je suis un loup noir.


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MessageSujet: Re: Stand and Fight {Event}   Ven 22 Mar - 0:30




Son cœur se débat contre sa poitrine, tandis qu'elle s'accroche de toutes ses petites forces contre cette inconnue encore sonné par le choc. La gamine n'est rien d'autre qu'une boule de panique, qui ne peut s'arrêter de gémir, fermant les yeux et attendrissant la jeune femme, vieille de quelques siècles. Se concentrant sur ses chuchotements, elle fredonna, même, quelques paroles réconfortantes, caressant les cheveux, bien entretenus, de la petite. Pour finir par ce bercer, ignorant les paroles des autres, tout en les entendant.

On pouvait remarquer l'expérience de la famille et de la tendresse dans son contact. Sans compter sur la douceur que seule une femme, ayant vécue la maternité savait accorder à un enfant. Pourtant, c'était chose quasiment impossible pour ceux qui savaient son âge d'apparence et son comportement envers les hommes. Sous les yeux, de trois personnes, presque, complètement inconnu, elle vivait un de ses moments rare qui dévoilait ce qu'elle avait été avant. Un instant emplit d'amour et de nostalgie, mal adapté à la situation.

Mais, le temps ne s'écoulait pas de la même manière, à l'extérieur de la bulle de complicité qu'elle venait de créer et... Deux phrases lui firent perdre le contrôle et apparaître ses dents d'animal, ses yeux luisant étrangement et ses ongles s'allongeant d'un centimètre. On avait parlé de ne pas retrouver la mère de la petite, ils étaient tous inconscients. Devant eux, se trouvait l'aînée qui avait élevé ses six petits frères. Jamais, elle n'abandonnerait. Elle devrait, toutefois, les suivre un temps et juger du meilleur moyen de réaliser ses projets. L'ange reprit donc, le contrôle de son être. « Parfait, je suivrai vos priorités pour l'instant. Jusqu'à ce qu'on ait la possibilité de survivre séparer. » Il y avait, bel et bien, un message caché derrière ses mots. Qu'un d'entre eux veulent prendre l'enfant, de façon permanente, et elle leur arracherait la tête. Elle ne savait, toujours pas qui était l'enfant et dans quel pétrin ils se mettraient, tous, en s'enfuyant avec elle...

Le regard de Faith lui tira un léger sourire, l'apaisant. Il y avait au moins, une femme, pour qui, Angélique pouvait ressentir un semblant de confiance. En autant que ce n'était pas son autre personnalité qui prenait les commandes. Dans ce cas, elle fuirait par la première fenêtre venue. Forcer à prendre part à l'équipe, elle allait avouer qu'une idée avait germé dans sa tête... Lorsqu'on contraria la belle et que d'un grognement elle retourna son attention vers l'autre bête qui empestait le manque de contrôle et la violence. Quoi de mieux pour qu'elle soupire en se rendant compte du manque d'harmonisation entre la femme et sa partie louve. C'était pathétique. Surtout, aux yeux d'une femme qui avait plus l'aspect de son autre soit, que de l'humain en elle.

« J’empeste peut-être, mais au moins ce n’est pas par manque d’expérience… » L’ange ne donnerait pas satisfaction au métamorphe et resserra son étreinte autour de l’enfant lorsqu’elle s’approcha. Tendant l’oreille à son idée. Puis, la louve fut sous ses yeux et elle dû de nouveau rassurer l’enfant. Prenant les choses en main, sentant que son contrôle ne dépendait que de la présence de la petite, ange attendit qu’elle soit plus calme avant de prendre la parole et de forcer la petite à se mettre sur ses deux pieds. Puis, s'accroupissant pour fixer son regard au sien. « Petite, appel moi Sesta... Tu aimes bien ce prénom, à ce que je vois! Bien. Tu as entendu la jolie dame poilu n'est-ce pas? Hurle de toutes tes forces! Hurle pour que tous puissent t'entendre. Hurle pour que même ta poupée préférée, puisse dire que c'est bel et bien toi qui crie. Tu en serais capable pour moi? » La voyant hésiter, crier, mais point assez, l'ange lui sourit. « Tu sais, elle m'a demandé ce que j'étais et je suis certaine que tu aimerais aussi le savoir. Si tu fais ça pour moi, je te promets que je prendrai une apparence bien plus amusante pour toi. Qu'est-ce que tu en dis? » La gamine grelottait, mais sembla curieuse. « Tu n'es pas un singe? » Dit-elle de façon dégouter. « Non, bien entendu, que non. Quelque chose de mieux qu'un chiot ou même qu'un chaton. Alors, tu peux hurler pour moi? » Sûrement, habitué d'obtenir ce qu'elle voulait, la petite se raccrocha à l'espoir qu'on venait de lui offrir et hurla de toutes ses forces. Rapidement, on entendit accourir et la porte gémir de protestation. Sans oublier les bruits d'impatience de la louve qui se camouflait, sous la voix puissante de la mini riche.

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MessageSujet: Re: Stand and Fight {Event}   Ven 22 Mar - 21:58



Stand and Fight
Du prestige disait-elle. Je ne voyais pas en quoi sortir vivant d’un tel jeu était une forme de prestige. Etais-ce un prestige d’apparaitre fou aux yeux des autres ? Je voyais très bien la façon dont on me regardait lors de certaines visites, surtout de la part des médecins. Je ne pouvais plus le supporter et voilà que la femme nous donnait l’argument du prestige quant à notre survie. Je tentais de ne pas relever, ne pas m’énerve. Après tout, si nous voulions tous nous en sortir indemne, il fallait travailler en équipe et pas seulement chacun pour soi. Il était certain que nous nous préparions à une mort imminente si nous agissions de la sorte. Alors je prenais sur moi, ne répliquant pas, économisant mes forces. Car en fin de compte, elle ne me connaissait pas et inversement, il était alors inutile de se juger. J’avais cette impression de me retrouver à nouveau dans cette arène, j’essayais de ne pas y penser afin de ne pas céder à la panique, mais c’était plus fort que moi. Il y avait cette même tension, l’incertitude et nous ne savions pas lorsque la mort allait nous tomber dessus. De plus, nous étions coincés. L’île et la salle, deux cloisons comme fortifiées, des remparts impossible à atteindre avec une multitude de garde. Des peacekeepers. Je commençais à me demander ce qu’il fallait faire pour vouloir entrer là-dedans. Sûrement suivaient-ils la doxa et le sens du vent afin de ne pas se faire tuer. Mais si l’action était bien un mouvement de résistance, je ne donnais pas cher à leur peau. Après tout, il y aurait des morts dans tous les cas.

C’est alors que Bronwen exposait son idée. Je m’interposais aussitôt, ce qu’elle planifiait était presque une mission suicide, j’essayais de rester objectif et viser seulement notre seul but, mais je ne pouvais pas rester là à me dire que ma petite amie risquerait à tout moment de se recevoir une balle en argent capable de l’éliminer « Pas question. Cela relève d’une mission suicide et je veux te ramener à la maison entière » lançais-je en fronçant les sourcils. Cependant, je savais très bien que mes mots ne servaient à rien, les deux autres femmes semblaient avoir déjà adoptés la solution. Je n’étais pas d’accord, il était hors de question qu’elle fasse cela et surtout qu’elle se transforme en louve. Ce n’était pas du tout un manque de confiance, au contraire. Mais qui sait si un geste était mal calculé ? Elle y laisserait sa vie, se faisant rattraper par des peacekeepers. Je ne pourrais pas supporter de la ramener avec moi. Je l’avais sauvée une fois de ces balles en argent, ce n’était pas certain que j’y arrive une seconde fois. Alors je ne voulais pas. Je regardais les femmes se hâter à la tâche, refusant toujours de faire une telle chose. Cependant, je me résignais lorsque Bronwen me tendait sa robe, je grognais, mécontent de la tournure des événements. Tandis qu’elle me murmurait de lui faire confiance, je soupirais et répondais « Sois prudente ». A ce moment même, elle prit cette forme de louve que je connaissais tant. Je tentais d’accrocher sa robe tant bien que mal et me tournais vers la petite fille, me baissant afin d’arriver à sa taille. J’attendais un signal et puis, lui disait qu’il était temps de hurler de toutes ses forces. Je la fis monter aussitôt sur mon dos, lui demandant de s’accrocher très fort et de ne pas tomber. Elle avait du coffre c’était certain. Les bruits de pas se rapprochaient de la porte. Mon cœur s’accélérait à cause de l’adrénaline, je m’empêchais de trembler. Ce n’était vraiment pas le moment d’être en proie à une crise nerveuse. Les pas s’arrêtèrent et le cliquetis du verrou se fit entendre. Je jetais un coup d’œil à la forme animale de ma petite amie, se tenant prête à bondir sur le peacekeepers. Moi, je restais non-loin, prêt à couvrir ses arrières si quelque chose tournais mal. « Reste accrochée, mais ferme les yeux, tu ne les ouvre pas tant que je ne t’ai pas dit de le faire, d’accord ? » murmurais-je à la petite.

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MessageSujet: Re: Stand and Fight {Event}   Sam 6 Avr - 23:44


Passée la surprise de reconnaître des visages ayant autrefois habité l’écran glacé d’un poste de télévision, une nouvelle forme de désillusion attendait la jeune femme. Les gagnants des jeux se voyaient octroyer un statut social sans égal au sein de la société et se voyait pourtant jeter sans égard pour leur rang dans la même cellule qu’elle, sans égard pour leur statut. Malgré leur proximité avec ce monde, le couple semblait aussi inapte qu’elle à se désempêtrer de cette situation. Une demi-minute. C’est le temps que dura le triomphe de la jeune femme. Tout à coup, son arrestation était devenue un malentendu, une grossière erreur qui pouvait encore s’arranger. Mais les grimaces accompagnant les réflexions sombres du jeune homme avait trahit son état d’esprit en l’espace de quelques secondes. L’hostilité de Sesta envers l’autre jeune femme, s’éclairait d’un un jour nouveau après l’avoir reconnu. Ce que l’instinct de la jeune métamorphe avait décelé quasiment à l’entrée de sa congénère, Faith ne le réalisait qu’en cet instant. Ses émotions l’avaient trahie. L’espoir avait cédé à l’amertume si vite, trop vite. Elle en avait en perdu son sang froid, oubliant que ceux qui se tenait du même côté de la porte celée qu’elle étaient autant à craindre, si ce n’est plus. La retenue de Sesta prenait tout son sens une fois ses premiers ressentis passés. Elle prenait petit à petit conscience de la véritable identité de la jeune femme au fur et à mesure que de rares souvenirs des jeux passés revenaient à la surface. Loup. Ses traits se durcirent un instant, le temps pour elle de digérer l’idée qu’on l’ait enfermée dans la même pièce qu’une créature aussi dangereuse et incontrôlable. Une fois au cours de sa carrière, la jeune femme avait été confrontée à ces canidés mais elle avait alors plusieurs fléchettes tranquillisantes à portée de main et un grillage derrière lequel s’abriter en cas de problème. Son expérience de la vie animale lui avait apprit une chose : rien n’était plus instable qu’un être sauvage mis en cage. Et malheureusement pour elle, Faith se trouvait du mauvais côté des barreaux ce soir.
Nul besoin de préciser que le plan proposé par la jeune femme ne l’enchanta guère au moment où il fut exposé. Ni même dans les minutes qui suivirent d’ailleurs. Tout son sens de la répartie venait d’être soufflé, balayé au loin par une immense stupéfaction. Jamais elle n’aurait pensé que sa mince tentative de provocation se retournerait contre elle, du moins pas dans de telles proportions. Tout en elle lui criait que c’était une mauvaise idée. Une très mauvaise idée. Pourtant les mots s’étranglaient dans sa gorge tandis qu’elle lançait un regard reconnaissant au jeune homme qui tentait de s’opposer à ce terrible plan. Une fois de plus, ses espérances furent pourtant durement réprimées en le voyant plier si vite et gentiment orchestrer les ordres de sa belle avec résignation. Mais Faith, quant à elle, n’était ni convaincue ni résignée. Au contraire, la capitulation de l’inconnu sembla libérer les protestations venues mourir sur ses lèvres quelques instants plus tôt. Tandis que la jeune femme retirais un à un ses vêtements dans la pénombre, Faith avança encore d’un pas, le cœur au bord des lèvres.

« Je suis vraiment la seule à trouver que c’est une mauvaise idée ? A ce que j’ai compris elle – son menton jallit en direction de la métamorphe – n’est pas certaine de se contrôler. Il n’y a donc que moi qui s’inquiète de se trouver enfermée là dedans avec un animal sauvage hors de contrôle ? Parce que je doute franchement que les gardes se soucient de notre bien-être dans la situation actuelle. A ce que j’ai compris, ils ont bien d’autres chats à fouetter sans vouloir offenser les métamorphes ou autres créatures présentes. Donc permettez-moi de douter qu’ils accourent à notre secours si l’un de nous se met à crier ‘au loup’ dans les minutes qui viennent. Sans compter sur la suite des événements, imaginons que le plan fonctionne, pour l’instant on peut prétendre à l’innocence mais une fois que vous aurez égorgé deux ou trois Peacekeepers sur votre passage, j’espère sincèrement que vous êtes de sacrés sprinters parce que je ne donne cher de nos peaux. Oh et en parlant de courir, la gamine a quoi, six, sept ans ? Qui vous dit que ses chances de survie ne sont pas plus élevées en restant enfermée ici plutôt qu’en se faisant tirer comme un lapin durant la petite expédition ? »

Sa diatribe la laissa le souffle court et les mains tremblantes. Ce n’était plus de l’amertume mais de la colère face à une initiative qu’elle désapprouvait complètement. Par sa simple présence, leur décision la condamnait malgré son opposition. Cette énième injustice l’écoeurait d’autant plus que sa vie n’était pas la seule en jeu. Elle pensait réellement que cette enfant qu’elle n’osait ni regarder ni toucher n’avait aucune chance même juché sur le dos de l’homme une fois que les gardes auront décidé d’ouvrir le feu. Mais bien entendu, elle n’avait pas voix au chapitre et bien vite la jeune femme sourde à ses imprécations laissa place à une forme vaguement canine ramassée dans l’anticipation d’un bond mortel. Son regard, impuissant, croisa une dernière fois celui de Sesta tandis que les hurlements de la fillette résonnaient autour d’eux et qu’un cliquetis sonores leur signifiait l’entrée prochaine d’un garde dans la cellule.

« Des l’instant où on passe cette porte, nos chemins se séparent. »

Faire cavalier seul serait indubitablement sa meilleure chance de survie.
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