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 Paint It Black [PV]

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MessageSujet: Paint It Black [PV]   Lun 25 Mar - 23:00


paint it black
black as night, black as coal.
I see a red door and I want it painted black. No colors anymore I want them to turn black. I see the girls walk by dressed in their summer clothes. I have to turn my head until my darkness goes. I look inside myself and see my heart is black. I see my red door and must have it painted black. Maybe then I'll fade away and not have to face the facts. It's not easy facin' up when your whole world is black. No more will my green sea go turn a deeper blue. Black as night, black as coal. I wanna see the sun blotted out from the sky. I wanna see it painted, painted, painted, painted black. © WILD HEART

Des jours entiers qu’elle errait entre les quatre murs de sa cage comme une âme en peine. L’intérieur insalubre semblait à l’image des terres désolées servant de lugubre décor extérieur à la zone 4. Hostile, infertile, stérile. Dénué du moindre lambeau d’espoir et de chaleur. Des ruines s’entassant à perte de vue, souillées par l’infamie afin de bien leur rappeler quelle était leur place dans ce bas-monde. Et elle s’avérait complètement incapable de relativiser sa misérable condition. Elle n’avait jamais vraiment supporté de se retrouver à un rang inférieur, contrainte de patauger dans la crasse et la moisissure. Redescente en bas de l’échelle sociale qui ne l’avait pas épargnée. Marionnette aux jambes en papier mâché, prisonnière d’un abri en carton inondé par l’eau dégueulasse des caniveaux. Elle ne valait guère mieux dans son état. Pas avec la fatigue considérable accumulée depuis les jeux. Encore moins avec les marques violacées barrant sa silhouette diaphane, cicatrisant trop lentement à son goût. La sentence effroyable de l’Inquisition semblait la poursuivre jusque dans ce siècle, lui agrippant les chevilles où qu’elle aille, où qu’elle soit. La liberté n’était qu’une vulgaire utopie, piétinée jusqu’en devenir méconnaissable. Inatteignable. Toujours dépendante de quelqu’un, de quelque chose. Lourdes chaines n’ayant de cesse que de s’enrouler autour de son cou pour l’étrangler. L’air lui paraissait aussi irrespirable dans cette prison qu’à Darkness Falls, ce gigantesque bourbier dont l’on ne voyait jamais vraiment la fin.

Obnubilée par ses réflexions amères, assommée par une migraine démentielle, elle faillit ne pas entendre la voix rauque s’élever contre ses barreaux. A moitié masquée par les aboiements d’un chien. « - Di Mercurio, visite. » Elle en fronça les sourcils, ignorant la remarque avant qu’elle ne soit réitérée avec plus de force. Ce fut au prix d’un douloureux combat qu’elle parvint à se redresser légèrement sur ses coudes. Délaissant le matelas défoncé sur lequel elle s’était affalée des heures plus tôt pour ne plus en bouger. Négligée, elle qui était si souvent tirée à quatre épingles lorsqu’elle en avait l’occasion. La tête lui tourna immédiatement, comme réveillée par une violente gueule de bois. Puissants vertiges causés par l’épuisement et la famine. Et dire que quelques mois auparavant, c’est en sauveuse qu’elle s’était engouffrée à Rikers Island… En libératrice. Cette fois c’est elle qui se retrouvait en position d’asservissement. Et elle se doutait que son ainée ne viendrait pas lui porter secours. La conviction de ne pas mériter Son aide lui brisait les os, autant que la crainte effroyable de l’avoir trop profondément déçue pour qu’Elle daigne ne serait-ce que l’envisager. Ses prunelles claires daignèrent enfin se poser sur la ‘visite’ impromptue, s’écarquillant de stupeur en la reconnaissant. Elle resta figée un instant, sentant l’angoisse ramper en elle comme un odieux parasite. Si elle n’avait pas été si orgueilleuse, elle se serait probablement barricadée avec les piètres meubles à sa disposition pour l’empêcher d’entrer. Au lieu de ça, elle tenta de reprendre un semblant de calme. Poignardant la sorcière du regard avec une rage et un mécontentement patents alors qu’elle se levait et s’avançait de quelques pas en sa direction.

« - Quelle charmante surprise… Je suis honorée, tu prends le risque de choper une infection en venant trainer au milieu de la vermine. Tu ne devrais pas être plutôt en train d’ouvrir tes cuisses à je ne sais quel riche abruti ? »
Souffla t’elle, tentant de masquer son malaise avec un ton se voulant aussi sec qu’autoritaire. Alliée dans les ténèbres, complice de choix, Lilya s’était muée du jour au lendemain en l’inconnue d’une équation insolvable. Ses rétines la transpercèrent avec fureur, s’attardant sur ses formes enjôleuses. Elle ne distinguait plus que le vulgaire fantôme d’une femme qu’elle avait surtout chérie par terreur de la solitude. Les escarbilles d’un temps révolu, réduit en poussières sanglantes. Elle sentait déjà la haine gravir ses vertèbres, incendier ses veines avec une telle ardeur qu’elle se sentit brusquement revigorée. Prête à en découdre avec la harpie cachant bien son jeu qui lui faisait face. Elle aurait du le prédire, qu’elle viendrait fanfaronner. Victorieuse des tournois macabres quand elle s’était faite lamentablement écraser. L’occasion de la ridiculiser était manifestement trop belle pour qu’elle la laisse s’échapper.

« - Fous le camp Sandro avant que je t’arrache tes deux jolis yeux de mes propres mains. »
Elle s’employait à grogner pour la forme, mais elle restait cependant pleinement consciente que cela ne suffirait pas à faire serpenter vers la sortie une vipère si sournoise. Elle pouvait bien essayer d’arracher les mauvaises herbes jusqu’à s’en abimer l’épiderme… elles repousseraient inlassablement. Tenaces.

_________________

Between Iron And Silver
Twisting and turning, unable to sleep. Will the voices ever stop? My thoughts speak louder the more I resist. And they're driving me insane. Do they ever go? Inside. I'm a danger to myself. I'm a prisoner of my own hell.
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Paint It Black [PV]

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