AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Ton regard sera ma perte. PV

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


Sink me in the river at dawn

Féminin
↳ Nombre de messages : 5904
↳ Points : 457
↳ Date d'inscription : 14/09/2012
↳ Age : 23
↳ Avatar : Natalie Dormer
↳ Age du Personnage : 176 ans
↳ Métier : Responsable du Blanchiment d'argent & petit plus, de la Menrva.
↳ Opinion Politique : *Insérer une bombe ici* Quel gouvernement?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3, 4 en transformations et mère de l'année et 1, faiblesse à l'argent.
↳ Playlist : Black Roses by Clare Bowen. Follow me down by The pretty reckless.
↳ Citation : « Nights avoiding things unholy, Your hand slips across my skin. I go down on you so slowly, Don't confess none of your sins. »
↳ Multicomptes : Sigrid K. Lenaïk
↳ Couleur RP : peachpuff



Feuille de perso
↳ Copyright: Yourdesigndiary
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Ton regard sera ma perte. PV   Ven 3 Mai - 19:52





Elle ne se sentait pas la bienvenue en ce lieu, consciente, toutefois, qu'elle ne pouvait se permettre de mettre les voiles. Son ancien comportement se retrouvait enfermer au plus profond de son être; évincé par la présence de l'enfant... La fillette qui l'avait trouvé et fait fondre. Réveillant la mère derrière ses problèmes. La ramenant à un lien saint. De ce fait, l'ange devrait s'habituer à vivre avec une autre personne et pas, des moindre. Faith. Cette femme à deux personnalités, qui semblaient exercer une attirance malsaine sur son corps. Chose qu’elle n’avouerait pour rien au monde.

En son fort intérieur, elle se trouvait dans le rôle d’un funambule qui perd son équilibre. Son précieux équilibre, si vitale à sa survie. Le problème, c’est que tomber d’un côté du fil ou de l’autre ne la conduirait pas vers la même évolution. Elle avait deux choix, qui ne lui plaisaient définitivement pas. Resserrant son étreinte contre le corps frêle de la petite, elle se réconforta de par sa présence.

Au moins, elle avait ce point d'encrage. Sans avoir à se guérir de ses blessures, elle était devenue mère et s'appropriait le rôle de façon exceptionnelle. Son instinct étant surdéveloppé dans ce domaine. Un sourire tendre aux lèvres, elle regardait son trésor dormir, et caressait le collier qu'elle lui avait offert. En lui faisant promettre de ne jamais l'enlever. Cette amulette qui l'avait empêché d'être prise au piège par quelques sorts mal placé et qui, maintenant, protégeait la douceur de sa vie. La respiration était régulière et le sommeil avait évidemment envahi la petite. Voilà pourquoi, elle se glissa hors du lit. Allant chercher la solitude dont, Angélique avait plus que besoin.

Fermant, doucement, la porte derrière elle, la douce s'étira avec un bien être évident. Elle avait besoin de bouger. Son regard perça la noirceur ambiante, jusqu'à se trouver seule, rassuré, l'animal s'avança jusqu'à une fenêtre qui donnait sur la ville. Elle aimait ses moments silencieux, qui lui étaient si intime, qu'elle en oubliait ses années de maltraitances et les horreurs qui envahissaient ce monde. Que ferait-elle aujourd'hui, si elle n'avait pas eu autant de chance?


_________________

Lose You
I woke up in tears, With you by my side. A breath of relief And I realized... No, we're not promised tomorrow.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Ton regard sera ma perte. PV   Lun 6 Mai - 21:55

L’espace de quelques semaines, Faith avait réellement cru que les choses pourraient s’améliorer. Le cataclysme politique auquel elle avait assisté contre son gré semblait alors lui offrir l’opportunité de changer encore une fois le cours de sa vie, d’effacer les choix passés et de recommencer à zéro. Et pour une fois, elle n’était pas seule. Pour la première fois de sa vie, quelqu’un dépendait d’elle. Rien à voir avec un lien froidement financier ou une dépendance malsaine, mais quelque chose de fragile et mutuel, une relation de confiance et d’entraide comme elle n’en avait jamais connu. Toute notion de famille s’étant écumé dans son esprit trouble au cours des années, elle ne pouvait absolument pas assimiler l’étrange regroupement qu’elle formait avec la métamorphe et sa petite protégée à ce genre de relation. Nouvelle ville, nouveau départ. Encore une fois, comme lors de son arrivée à New York. L’expérience aidant, Faith savait pourtant que partir ne résolvait rien, que personne ne peut jamais fuir ses souvenirs. Mais la raison semble parfois bien faible face à l’espoir, même le plus minime. Nouveaux choix pour une nouvelle vie. Contrairement à la dernière fois, elle avait immédiatement cherché à se mettre à l’abri du besoin. Peut être parce qu’inconsciemment elle se sentait responsable du destin de Sesta, et par son intermédiaire de la gamine qu’elle avait entraîné dans l’aventure malgré sa désapprobation. Avec du recul, toutes ces décisions n’avaient pourtant aucun sens. De la poudre aux yeux afin d’effacer ces scènes d’horreurs et ces chimères d’un autre monde qui défilaient derrière ses paupières closes, le soir. Des décisions que Sesta ne manquerait pas de lui renvoyer à la figure un jour venant. Parce que sous la carapace de la bonne volonté se cachait une indifférence hostile, des reliquats d’un égoïsme féroce s’attachant à sauver sa propre peau avant le reste. Une attitude qui remontait doucement à la surface à chaque nouvelle manifestation de cette folie qu’elle soupçonnait depuis longtemps.

Réveil en sursaut provoqué par un inconnu en blouse blanche qui lui secouait l’épaule. Avec une patience que seule confère l’habitude, le médecin lui répéta plusieurs fois son annonce avant que ses mots ne prennent un sens dans son esprit embrumé. Le mieux qu’elle puisse faire pour l’instant était de rentrer chez elle et de prendre du repos. Combien de fois ses proches avaient-ils entendu cette phrase les semaines suivant son accident ? Odeur stérile de détergents citronnés propre aux hôpitaux et qui lui donnait la nausée. Oui, fuir ces couloirs d’un blanc aveuglant, héler un taxi et rentrer chez elle. Chez elle, ce lieu splendidement impersonnel qui n’était certainement pas sa maison. Elle n’aimait déjà plus cette bâtisse cossue qui lui avait couté sa liberté, sans parler du job qui allait avec…

Elle prit soin de ne pas claquer la porte d’entrée pour ne pas réveiller la fureur de Maman Dragon, c’était à s’en demander qui était l’animal domestique dans l’histoire. Apercevant la frêle silhouette perchée sur le rebord de la fenêtre, elle appuya sur l’interrupteur avant de chuchoter un « Hola panda ! » peu enthousiaste. Pas certaine que ses mots n’atteignent leur destinataire de toute façon, elle prit le parti de reprendre ce faux enjouement :

« Un conseil d’ami, ne triture jamais les parties génitales d’un ours sans avoir vérifié minimum deux fois qu’il était correctement tranquillisé. Un des soigneurs s’est fait massacrer dans les règles de l’art aujourd’hui. »

Depuis qu’elle avait accepté ce poste de vétérinaire en chef dans la réserve animale personnelle d’un membre influent de la communauté, sa vie professionnelle se résumait à paperasse administrative et situations de crise avec conséquences dramatiques. Un poste relativement pratique lorsque l’on n’était pas certaine d’avoir envie de rentrer chez soi. Sans attendre de réponse, elle inspecta son reflet dans le miroir. Les trainées violacées soulignant son regard témoignaient de la dure journée passée, mais bien loin de prêter attention à cette marque fréquente de fatigue, la jeune femme semblait obnubilée par la tâche écarlate s’étalant sur une partie de son col de chemise. Du bout des doigts, elle froissa le tissu à plusieurs reprises avec un air absent avant de se retourner vers la métamorphe, avec un sourire qui se voulait chaleureux. Routinière comédie du bonheur qui la fatiguait. Elle aurait tout donné pour ne pas avoir à faire bonne figure, juste s'enfermer dans sa chambre et plonger sous ses draps...

Revenir en haut Aller en bas


Sink me in the river at dawn

Féminin
↳ Nombre de messages : 5904
↳ Points : 457
↳ Date d'inscription : 14/09/2012
↳ Age : 23
↳ Avatar : Natalie Dormer
↳ Age du Personnage : 176 ans
↳ Métier : Responsable du Blanchiment d'argent & petit plus, de la Menrva.
↳ Opinion Politique : *Insérer une bombe ici* Quel gouvernement?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3, 4 en transformations et mère de l'année et 1, faiblesse à l'argent.
↳ Playlist : Black Roses by Clare Bowen. Follow me down by The pretty reckless.
↳ Citation : « Nights avoiding things unholy, Your hand slips across my skin. I go down on you so slowly, Don't confess none of your sins. »
↳ Multicomptes : Sigrid K. Lenaïk
↳ Couleur RP : peachpuff



Feuille de perso
↳ Copyright: Yourdesigndiary
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Ton regard sera ma perte. PV   Dim 19 Mai - 21:55





Ainsi silencieuse, fixant la nouvelle ville qui les abritait, l'ange se demandait ce qui lui arrivait. Transformer en mère et colocataire, elle rêvait de prendre le large et d'emmener la petite avec elle. Malheureusement, lui imposer une vie difficile ne lui semblait pas être la chose à faire. Son besoin de solitude, son besoin de la protéger, tout ce compliquait à l'intérieur de sa tête. Son esprit vagabondait sur ses siècles de liberté à vivre dans les montages recouverts d'arbres et d'autres animaux, plus facilement fréquentable, que les humains compliqués qui peuplait New-York et La nouvelle-Orléans.

Sans vraiment en avoir conscience, elle s'était fabriqué une cage qui l'empêchait de fuir au loin. La laissant haletante de panique, qu'Ange cherchait à contrôler. Trop de temps passé dans l'incompréhension des sentiments humains, trop de temps passé à fuir ne l'avait pas aidé à affronter sa nouvelle réalité. Comment savoir si elle arriverait à tout franchir, sans y laisser sa santé.
Son souffle sembla se bloquer dans sa gorge et un hurlement silencieux s'empara de ses traits. Tandis qu'elle tapait sur la fenêtre, à la recherche d'air ou de son ancienne vie peut-être. Bref, elle n'allait pas bien du tout. C'est à ce moment précis, qu'elle entendit des bruits, de vie humaine s'approcher de l'appartement. Elle essaya donc, de se calmer jusqu'à ce que sa respiration redevienne plus normale.

Elle y arriva, sans vraiment y arriver, mais prit une expression moins désespéré et attendit. Comptant les pas, comptant les secondes. Jusqu’à ce que la créature qui l’avait piégé involontairement pénètre le lieu. Faith. Cette femme qui accélérait son pouls et qu’elle avait fuit. Cette femme qui l’avait aidé à plusieurs reprises avant de finir emmêlé à sa vie. Seule personne semblant positive et presque familiale dans sa vie. Bien que cette tension qui envahissait son corps ne la quittait que lorsqu’elle passait la porte.
« Hola panda ! » Souriant intérieurement, elle trouva étrangement du réconfort dans cette voix maintenant devenu coutumière. « Un conseil d'ami, ne triture jamais les parties génitales d'un ours sans avoir vérifié minimum deux fois qu'il était correctement tranquillisé. Un des soigneurs s'est fait massacrer dans les règles de l'art aujourd'hui. » Sans savoir pourquoi, l'ange parti d'un rire hystérique. C'était exactement, ce dont elle avait besoin pour se détendre, bien que son visage ne soit pas tout à fait calme. Prenant sur sa personne, elle se retourna pour mieux adresser un sourire à la nouvelle venue.

« Hola Faith. » Sur ce, elle s'adossa à la vitre essayant de paraître enjouer de la voir. Bien qu'elle ne pu s'empêcher de contempler cette femme qui lui embrumait autant l'esprit. Depuis peu, elle en était venue à se demander, si Faith n'était une machine à hormone. Le genre de personne qui plaisait à tous et à chacun. Ce qui expliquerait l'étrange dynamique entre eu deux.
« Tu sembles pleine de vie pour quelqu'un qui a joué avec les parties génitales d'un ours... » Secouant la tête, la belle soupira « Ah désoler, j'étais un peu dans les vapes. C'est plutôt ton collège. Il a survécu? Ou le massacre a été définitif? » Voilà un exemple parfait de son manque de compréhension des sentiments humains. Mais, elle ne pouvait pas faire semblant plus qu'il ne fallait. Elle avait envie de pleurer, mais ne l'imposerait pas à celle qui l'avait accueilli à contre-coeur.

_________________

Lose You
I woke up in tears, With you by my side. A breath of relief And I realized... No, we're not promised tomorrow.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Ton regard sera ma perte. PV   Sam 25 Mai - 21:13


Son regard s’égara en direction d’une porte close au bout du couloir. Derrière celle-ci, une petite fille certainement depuis longtemps emportée par le sommeil. Faith n’avait rien contre les enfants. Au contraire, ils possédaient tous les traits de caractère qui manquaient à son sens aux Hommes. Elle admirait la pureté de leurs sentiments, cette immunité face à la corruption des désirs malsains régnant sur la vie adulte. Ils étaient la perfection incarnée, bien meilleurs, plus honnêtes que les adultes. Puis ils grandissaient et devenaient des caricatures, pâles pantins manipulés par les valeurs absurdes que leurs inculquent leurs parents. Car au fond, c’était toujours les adultes qui corrompaient les enfants. Parents, tuteurs, professeurs, tous coupables de cet incroyable gâchis. Faith savait mieux que personne les tords que pouvaient causer la mauvaise éducation ou même une absence d’intérêt. La transformation d’une adorable poupée en monstre d’égoïsme. Voilà un titre qui conviendrait parfaitement pour illustrer son enfance. Elle tenait sa famille pour responsable de son égoïsme exacerbé et de sa vanité futile. En se pliant à chacun de ses caprices, en lui démontrant l’ascendant que ses traits déjà troublants de perfection pouvaient exercer sur leurs faibles esprits, il avait détruits son innocence. Sa famille. Cette simple notion n’avait aucun sens. Ils étaient comme tous les autres, créatures superficielles constatant avec horreur les ravages de leur servilité qu’une fois le masque des apparences envolés. Elle les avait haïs de faire de son allure son seul charme, d’autant plus lorsqu’elle s’était trouvée défigurée et que toute attraction l’avait quittée.

Au fin fond de ces geôles dont elle ne croyait pas sortir indemne, Faith avait verrouillé son cœur, déshumanisé cette fillette pour ne pas faiblir si le pire arrivait. Une espèce de peur primale s’était emparée de son âme là-bas, dans cette cellule glaciale, l’incitant à imaginer le pire et s’en protéger au plus vite. Plusieurs mois s’étaient écoulés mais son détachement n’avait pas disparu. Face aux instincts maternels sur développé de Sesta, elle avait même fini par abandonner l’idée de toute responsabilité morale quant à cette enfant. Sentiment qui l’arrangeait grandement dans la mesure où la garde de la fillette n’avait aucune valeur légale et relevait sûrement plus du kidnapping que de l’adoption. Irresponsable au point de cautionner par omission, elle acceptait cette drôle de cohabitation avec humour et résignation, par paresse, par indifférence. Parce qu’au fond, entre ce simulacre de vie familiale et la solitude, son choix était tout fait. Avec la présence de Sesta, le silence n’avait plus le même poids sur sa vie. Elle ne le subissait plus, elle le choisissait.

Tandis que ses lèvres s’étiraient en un simulacre d’expression chaleureuse à l’intention de sa colocataire, Faith se sentit frappée par une vague de désespoir. Et pour une fois ce malheur n’était pas le sien mais bien celui de sa compagne. Une once de douleur flottait sur l’ensemble de ses traits tandis qu’elle s’efforçait d’arborer le masque de la joie. A vrai dire, ses efforts auraient pu paraître plus que convaincante sans cette sorte de trémolo rendant son rire un brin trop aigu pour être sincère. Faith la contempla un instant en silence en maudissant son absence de spontanéité, cette zone trouble dans laquelle leur relation était plongée et qui l’empêchait de poser une main sur l’épaule de la jeune femme ou même de la serrer dans ses bras. Le manque de sensibilité de Sesta la fit toussoter bien qu’elle y soit maintenant habituée. Sa propre compassion était pourtant construite de toute pièce. Quelques mois plus tôt, elle aurait durement blâmé l’incompétence du jeune homme avant même de s’enquérir de sa santé. Mais les récents événements l’avait poussée à provoquer voire feindre cette sollicitude qui tardait parfois à se manifester. A croire que la culpabilité et le déni régnaient définitivement sur sa vie.

« Il a survécu. Du moins une partie de lui, il a perdu un avant-bras, je crois. »

Devant le laconisme de sa propre réponse, elle ne put s’empêcher de ricaner à son tour. Puis avec un haussement d’épaules, elle se dirigea vers la cuisine, jetant un bref regard par-dessus son épaule.

« Je vais me servir un verre, tu m’accompagne ? »

Revenir en haut Aller en bas


Sink me in the river at dawn

Féminin
↳ Nombre de messages : 5904
↳ Points : 457
↳ Date d'inscription : 14/09/2012
↳ Age : 23
↳ Avatar : Natalie Dormer
↳ Age du Personnage : 176 ans
↳ Métier : Responsable du Blanchiment d'argent & petit plus, de la Menrva.
↳ Opinion Politique : *Insérer une bombe ici* Quel gouvernement?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3, 4 en transformations et mère de l'année et 1, faiblesse à l'argent.
↳ Playlist : Black Roses by Clare Bowen. Follow me down by The pretty reckless.
↳ Citation : « Nights avoiding things unholy, Your hand slips across my skin. I go down on you so slowly, Don't confess none of your sins. »
↳ Multicomptes : Sigrid K. Lenaïk
↳ Couleur RP : peachpuff



Feuille de perso
↳ Copyright: Yourdesigndiary
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Ton regard sera ma perte. PV   Mer 26 Juin - 15:44






Elle ne pouvait s'empêcher de s'imaginer assistant à la scène brutale entre l'ours et l'idiot qui lui avait trituré les parties génitales. Elle ne pouvait s'empêcher de s'imaginer rire devant le spectacle logique, ressentant plus de pitié pour l'animal piéger que pour l'humain défiguré. Une part d'elle-même rêvait de pouvoir se relancer dans une vie de simple panda. Mangeant son bambou sans que personne ne la regarde de travers et ne devant pas faire face à des responsabilités désagréables. Ne pas être forcé de vivre avec une tentation constante, qui faisait tressauter ses nerfs et réveillait de mauvais souvenirs. Elle se voyait bien en animal de compagnie pour cette gamine qu'elle avait recueillie.

Les deux femmes se tenaient l'une devant l'autre, incapable de franchir le trouble qui caractérisait leur relation devenue un dilemme aux yeux de la blonde. Le monde se troublait, tout autant que l'attirance qui rendait la situation explosive. Rajouter à cela l'événement qui les avait menés à cohabiter et vous ne pouviez faire pire. Une enfant, une mère adoptive troublée, une colocataire particulière... La vie d'Ange n'était pas des plus faciles et ce, même si elle n'arrêtait point de se répéter qu'il y avait pire. Qu'elle avait vécu pire.

À cet instant précis, alors que toute deux se forçait à se montrer civilisé, le ridicule semblait hurler sa présence. Il aurait été plus intelligent, que chacune d’elle s’éloigne et se laisse tranquille, au lieu de quoi, elles se forçaient toutes deux à discuter. « Il a survécu. Du moins une partie de lui, il a perdu un avant-bras, je crois. » Ses lèvres s’étirèrent en un sourire amusé. Ange aimait la façon dont la vétérinaire avait parlé. « Il pensera peut-être à prendre sa retraite, maintenant non? » Oui, c’était bel et bien sa première pensée suite à une telle déclaration. De quoi faire plisser les yeux de plusieurs, mais Faith devait bien s’être habitué maintenant non?

« Je vais me servir un verre, tu m'accompagne ? » Un sifflement de soulagement s'échappa de sa gorge, alors, qu'elle partait dans la cuisine pour revenir avec deux verres et la première bouteille qu'elle avait trouvée, qu'il contenait un minimum d'alcool. Elle en avait bien besoin, voulant absolument se détendre. « Dis-moi, ça fait combien de temps qu'on a pas passé une seule journée sans se voir? » Cette question semblait si anodine, pourtant elle reflétait parfaitement ce qui n'allait plus dans sa vie. La tension qui grandissait en la présence de Faith semblait de moins en moins tolérable, tandis que le moindre frôlement la rendait nerveuse.

Allant s’asseoir sur le sofa, elle déposa les verres sur les petites tables et entreprit de les servir, s’efforçant de ne pas se dire que l’alcool ne l’aiderait pas à oublier que Faith réveillait ses instincts primaires. Reese se demandait si elle s’habituerait à vivre avec quelqu’un d’aussi troublant ou ne serait-ce que vivre avec quelqu’un était trop pour ses capacités?

_________________

Lose You
I woke up in tears, With you by my side. A breath of relief And I realized... No, we're not promised tomorrow.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Ton regard sera ma perte. PV   Mer 17 Juil - 18:19


Le regard de la jeune femme se fit vague tandis qu’elle observait sa compagne. Au fond, elle ne savait que peu de chose sur la vie de Sesta avant qu’elle ne se heurte brutalement à la sienne. Faith avait toujours soupçonné la curieuse créature avec qui elle partageait son logement de trainer derrière elle un passé tout aussi tortueux que le sien, si ce n’était plus. Rien que le souvenir de la réticence avec laquelle la jeune femme lui avait dévoilé son nom révélait une incapacité maladive à accorder sa confiance à son prochain. Un trait de caractère pas tout à fait étranger à la jeune vétérinaire d’ailleurs. Elle avait finit par accepter cette série de non dits et de demi mensonges en partant du principe que l’on ne connaissait jamais vraiment les personnes avec lesquelles on choisit de partager nos vies. Et dire qu’elle n’était même pas certaine que sa colocataire s’appelle réellement ainsi… Si Faith avait renoncé à interroger Sesta sur son passé directement face au mur de silence qu’on lui opposait. Elle n’en cessait pas pour autant de se questionner. Dans le contexte présent, elle se demandait ainsi jusqu’où allait l’influence de la part animale chez Sesta, non seulement dans sa vie quotidienne mais également dans sa conception du bien et du mal y compris lorsqu’un soigneur se faisait arracher un membre par un animal en captivité.

« Sa retraite ? » Elle resta pensive une seconde avant de poursuivre sur un ton laconique. « Je ne sais pas, mais une chose et sûre il ne risque pas de renouveler une telle incompétence dans mon zoo. » Elle réalisa l’âpreté de sa phrase au moment où la dernière syllabe franchissait ses lèvres. Les failles des autres lui semblaient toujours plus insupportables. Depuis quelques temps, elle exécrait la moindre erreur en provenance de ces subalternes. Dans une malheureuse tentative d’expliquer ses sempiternelles sautes d’humeur, elle avait finit par mettre son sentiment de supériorité sur le compte des responsabilités grandissantes que sa vie lui offrait. Une moue où amusement et amertume se mêlaient pour ne faire qu’une étirait maintenant son visage. Faith ne pouvait que constater le trouble qu’elle provoquait chez son amie à chaque fois que le hasard la mettait sur sa route. Cette nervosité chargeant d’électricité l’air de l’appartement new-yorkais de la jeune femme l’avait beaucoup amusée, à l’époque. Arrivée à la Nouvelle-Orléans, les choses avaient changé. Sesta avait été le témoin d’une toute autre facette de sa personnalité, d’actes que beaucoup auraient jugés impardonnables. Peu prompte à se dévoiler, la métamorphe n’avait jamais évoqué ces souvenirs, leurs souvenirs, alors à chaque fois que sa voix trahissait une vague fêlure ou que ses gestes se révélaient trop rapides, Faith finissait immédiatement par les mettre sur le compte de la peur voire du dégout, et non plus de l’attirance comme autrefois. Et le soulagement palpable de Sesta lorsqu’elle lui offrit l’occasion de quitter la pièce pour quelques secondes n’arrangeait en rien son sentiment présent.

Incapable pour autant d’exprimer à voix haute ses émotions, elle se contenta de se couler sur le sofa en attendant le retour de la jeune femme... La question de Sesta claqua soudainement dans l’air comme un coup de fouet, tant il faisait écho aux sombres pensées de Faith. Elle l’observa verser l’alcool dans deux verres dans un silence quasi-religieux, ruminant ses propres pensées plutôt que d’échanger de vaines banalités auxquelles sa colocataires ne répondraient pas, par désintérêt sûrement. D’un lent mouvement du poignet elle fit tournoyer plusieurs fois le liquide ambré à l’intérieur du verre avant d’en avaler une minuscule gorgée. Puis, une petite moue ironique accrochée aux lèvres elle rétorqua dans un murmure : « Une éternité ? » Il n’y avait aucun reproche dans cette réponse, c’était plutôt une constatation. Depuis son entrée dans l’âge adulte, jamais Faith n’avait été confrontée à une proximité aussi poussée et prolongée que celle vécue avec Sesta. Elle prit une nouvelle gorgée, puis renchérit sur un ton plus léger. « Serais-tu entrain d’insinuer que ma présence te pèse ? Et dire qu’à New-York tu te plaignais que je ne rentrais jamais le soir ! » Prendre le ton d’une chamaillerie de couple lui semblait le plus approprié. De toute façon, à y voir de plus près, leur mode de fonctionnement était ce qui se rapprochait le plus de la vie conjugale, d’une manière un peu détraquée qui leur convenait parfaitement. Elles avaient la maison, la gosse. Seul le chien et le devoir conjugal manquaient au tableau…

Revenir en haut Aller en bas
 

Ton regard sera ma perte. PV

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Perte de données
» Message d'ereur perte d'images[RESOLU]
» Perte des données sur XP. Possibilité de récupération ?
» Perte de satellite avec nuvi310t
» Perte reception satellite intempestive NUVI 255

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-