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 Aimer être suivi, par une personne que l'on connait. PV.

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MessageSujet: Aimer être suivi, par une personne que l'on connait. PV.   Ven 3 Mai - 22:29






Le retour auprès de son époux n'avait pas été de tout repos. À peine avait-elle réussi à pénétrer son loft luxueux et surprotégé, qu'il avait figé. Ne sachant, s'il hallucinait ou non. Elle avait joué la femme ébranlée, elle avait pleuré et avait refusé de parler de ce qu'elle avait vécu durant les trois mois qui les avaient séparés. Il l'avait attrapé, l'avait dorloté et surtout, l'avait cajolé. Il avait manqué sa première réunion pour serrer Lilya entre ses bras et lui avait murmuré des mots de réconforts, jusqu'à ce qu'il finisse par l'embrasser et l'emmener dans une passion... Qu'un jour, elle avait aussi partagé. Mais, de retour après des mois de séparation, le simple fait qu'il profite de son corps l'énervait. Son époux était violent, il avait laissé des marques, ce qui ne lui déplaisait pas en temps normal, seulement... Une chose importante avait changé dans leur relation.

Cette chose, c’était l’incapacité à être inférieur de la sorcière. Avec l’abolition des jeux, elle avait perdu son titre d’animatrice et adopterait celui de femme de politicien. Simplement et sans aucune alternative. Elle l’avait vu dans ses yeux, il avait peur de la perdre et ne tolérerait pas ses écarts d’autrefois. Averyl avait choisi de revenir pour des questions de pouvoir, elle aurait très bien pu disparaître… Pourtant, elle bouillait de ne plus lui appartenir. Et ces paroles qu’il avait prononcées au creux de son oreille. Cette demande de fidélité qu’il n’avait jamais exigée. Mademoiselle Sandro paniquait.

Incapable de rester en place, elle avait quitté le loft à la première occasion. Prenant une longue marche et s'égarant dans cette ville inconnue. L'idée d'aller dans les bas fonds de la Nouvelle-Orléans lui passa par la tête. L'idée, qu'on découvre l'autre vie qu'elle s'était construite, lui fit changer de route et c'est dans le souvenir d'une rumeur qu'elle suivi la route la menant au lac St-Catherine. On parlait de meurtre et c'est en croyant y trouver une distraction, que la belle alla s'y étendre.

Sans le savoir, elle avait presque réussi à semer l'homme qu'on avait engagé pour la surveiller. Bien, qu'elle préférait ignorer le sentiment d'être suivi, elle sembla nerveuse lorsqu'elle entendit les bruits de pas, qui caractérisait l'approche d'un inconnu. L'envie de mettre un visage sur la personne qui avait abandonné les corps dans l'eau, l'envahit et Averyl recula légèrement vers le lac. Se laissant une distance avec le chemin qui menait, directement, à elle. Sa lèvre légèrement contusionné, elle prit l'expression d'une femme surprise lorsqu'une silhouette se dessina. Question de ne pas ressembler à une sadique terriblement agressive.


Dernière édition par Lilya A. Sandro le Jeu 23 Mai - 0:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Aimer être suivi, par une personne que l'on connait. PV.   Jeu 16 Mai - 13:41

Le vent du changement avait soufflé sur New York, une violente tempête c'était abattue sur un système dont les engrenages avaient été petit à petit enrayé. Multiples grains de sable qui se mua en cailloux, brisant la mécanique. Pourtant ceux qui l'avait mise en place la pensait solide, inébranlable même mais ce n'était pas leur vanité qui aurait suffit à la faire tenir. Maximilian s'était retrouvé spectateur du chaos, mis hors d'atteinte mais aussi dans l'incapacité de se rebeller si l'envie lui en prenait. Il avait été contraint à la neutralité avec cette épée de Damoclès planant au dessus de sa famille. Ils avaient été on peut plus clairs et malgré le tumulte, l'agent de sécurité savait pertinemment qu'il regretterait une potentielle rébellion. Pourtant il avait volontairement laisser libre quelques accès d'ordinaires inviolables, une maigre participation mais qui n'avait pas été inutile.
La vie du métamorphe avait simplement changé d'Etat, gagnant la Nouvelle-Orléans pour fuir le chaos New Yorkais. On lui offrit les mêmes fonctions, un peu plus de responsabilité et les récompenses y étant reliées. Le vent du changement avait soufflé, mais pas pour Maximilian qui avoir un microclimat conservateur lui étant réservé.

Son professionnalisme et son sérieux ne l'avait pas quitté mais dans l'esprit vif de l'agent de sécurité les pensées fusaient. Des envies de liberté, de mettre les siens à l'abri pour ne pu vivre sous la contrainte d'être un bon petit soldat. Mais l'heure n'était pas à l'agitation, il devait être discret et ne surtout pas laisser le moindre soupçon planer sur lui. Une nouvelle routine c'était installée et Max restait l'agent de sécurité zélé que l'on voulait qu'il soit. La sécurité de plusieurs personnalités importantes lui était confié, et si l'environnement n'avait pas changé il aurait tout à fait pu croire que tout ce qui s'était passé n'avait en fait été qu'une création de son imagination.
Mais certaines absences lui avait confirmé que tout cela avait bel et bien été réelle, des pertes qui pour la plupart ne l'affectaient pas plus que cela. Ce dont il se souciait le plus était sans aucun doute l'absence de Lilya, une certaine inquiétude y était liée sans qu'il ne comprenne vraiment pourquoi. Leur dernière entrevue ne devait pas y être étrangère et le tempérament mystérieux de la belle animatrice télé ne l'avait pas laissé de marbre. Une sensation étrange en avait résulté et après des mois à penser qu'elle avait peut-être finalement périe à New York, elle était réapparu. Comme ça un matin alors qu'il commençait sa journée, il l'avait trouvé dans le loft de son mari. Un mélange de surprise et de soulagement que le métamorphe masqua par son sérieux, ne laissant rien paraître.

Fin observateur, Max avait noté des changements dans l'attitude de la femme du politicien. Qu'avait-elle vécu pendant ces mois où elle demeurait absente ? Ils n'en avaient pas parlé, s'en tenant à des échanges purement professionnel comme à leur habitude, si l'on excluait ce moment d'échange au musée. Un moment qui avait été clos par une réaction imprévisible de l'élégante présentatrice télé, un acte laissant le garde du corps perplexe aujourd'hui encore.
La fuite discrète semblait être une spécialité de Lilya Sandro. Sans doute avait-elle pensé que personne ne remarquerait qu'elle prenait la poudre d'escampette, mais c'était sans compter sur l'attention particulière que Maximilian pouvait avoir à son égard. Il laissa la sécurité de Mr Sandro à la charge d'un de ses collègues et entreprit une filature improvisée de la belle fugueuse. C'était de sa faute si le mystère qui l'entourait fascinait quelque peu le métamorphe, si il voulait la connaître d'avantage, savoir ce qu'elle avait pu vivre et ce qu'elle cachait. Discret, attentif mais aussi intrigué par la direction empruntée il la suivit. Non sans difficulté, il faillit la perdre et du accéléré le pas pour réduire la distance entre eux. Elle s'était arrêtée à proximité du lac et Max approcha prudemment, conscient que le fait d'être suivi pouvait l'avoir rendu nerveuse. Il s'avança alors dans sa direction et arriva dans son champ de vision. L'instant était étrange, comme un déjà vu où seul le décor avait changé. Devant la mine surprise de la brune, il s'arrêta un une distance qu'il jugeait raisonnable, assez pour qu'elle puisse l'identifier « La fugue est une de vos spécialités, non ? » demanda-t-il « Et il semblerait que je sois destiné à vous suivre... ». Il fit quelques pas en avant observant les alentours « Vous savez que l'endroit n'est pas réputé pour sa sûreté ? A moins que ce soit cela qui vous attire ? » certaines personnes sont indéniablement attirées par le danger.
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MessageSujet: Re: Aimer être suivi, par une personne que l'on connait. PV.   Jeu 23 Mai - 0:34






Les secondes qui précédèrent l'arriver de l'homme qui la suivait, semblèrent s'éterniser. La laissant se demander comment on percevrait une femme fuyant la société, une lèvre malmené par la main d'une personne et ce, de manière évidente. Bien que, ce ne fut pas sans plaisir qu'elle fut blessée, Lilya se demanda si, elle jouerait l'innocente ou si, elle inventerait une raison quelconque pour cette blessure qui ne fonctionnait pas avec la femme parfaite qu'elle présentait au public. Ainsi, curieuse, de savoir la suite de cette situation, elle se demanda, aussi, si ce n'était pas celui qui agressait les femmes et qui lui permettrait de mettre fin à son envie de violence qui grandissait jour après jour. Elle avait besoin d'une distraction et par chance, un quelconque dieu lui envoya... Sous la forme d'une garde du corps, fort séduisant.

Le reconnaissant rapidement, un sourire surpris s'inscrivit sur ses traits. Elle se rappela leur dernière conversation, lorsqu'elle avait déposé délicatement ses lèvres contre les siennes, avant de rejoindre son époux, étant elle-même, légèrement obnubilé par ce baiser de remerciement, qu'elle avait à peine prévu. Il faut dire, que rare était les hommes qui arrivaient à vraiment lui plaire, mais Maximilian y était arrivé, remonter tout en haut de sa liste... De personne à utiliser.

Figé par la surprise, ou se montrant figé par la surprise, la sorcière attendit qu'il se rapproche pour sembler reprendre sa respiration. Se montrant agité face à la découverte que ce n'était pas un fou furieux et étrangement, elle trouvait cela beaucoup plus intéressant. « La fugue est une de vos spécialités, non ? » Cette question lui fit hausser les épaules de manière décontractée. « Je ne fuis que lorsque ma santé mentale est en jeu... Shérif. » Oui, elle savait user d'un humour subtil. Mais, la suite des paroles du nouvel arrivant la força à ce mordillé les lèvres, avant de regarder ailleurs. « Et il semblerait que je sois destinée à vous suivre... » Elle aurait pu répondre plus de choses, qu'elle n'avait le droit de dire. Comme si, l'insinuation, qu'elle imaginait, la mettait mal à l'aise. Comme si, elle ne pouvait s'empêcher de se souvenir de la fin de leur dernier entretien. « Je suis désolé, si cela vous agace... Je ne souhaite pas que vous passiez votre vie à me suivre. Je m'éloigne simplement pour mieux respirer. Je ne trouve pas facile d'endurer la vie politique à chaque instant de la journée... » Sur ce, elle s'avança à son tour, réduisant considérablement la distance entre leurs corps. « Mais, je préfère que ce soit vous qui me suivez, plutôt qu'un de ses robot qui me ramènerait à mon mari, sur-le-champ... » Lui lançant un regard où régnait son envie de rire, elle ajouta : « Vous n'êtes tout de même pas venu pour mieux me jeter sur votre épaule et me ramener de force dans ma prison? N'est-ce pas? »

« Vous savez que l'endroit n'est pas réputé pour sa sûreté ? À moins que ce soit cela qui vous attire ? » La question lui tira un sourire dépressif, tandis qu'elle jouait avec sa lèvre blessée, grimaçant légèrement sous la douleur. « Je dois avouer... Que j'imaginais mal mon époux venir me chercher ici. Il me croit trop bien élevé pour venir me réfugier en un lieu aussi... Controversé. Je me suis imaginée avoir au moins une heure de paix, avant d'être obligé de m'inquiéter de ce dangereux fou qui pourrait m'enlever la vie. Mais, maintenant que vous êtes là, je ne vois aucune raison à ne pas rester plus longtemps... Si cela ne vous dérange pas d'être de nouveau seul en ma compagnie. Bien entendu... »
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MessageSujet: Re: Aimer être suivi, par une personne que l'on connait. PV.   Mer 19 Juin - 19:09

Le visage de la belle brune était marqué par la surprise, elle ne s'attendait sûrement pas à avoir été suivi souhaitant probablement être tranquille plus que tout autre chose. C'était encore raté pour cette fois, la dangerosité du lieu y était pour beaucoup. Un choix étrange mais qui ne surprenait pas plus que cela le garde du corps, cette femme était un mélange complexe d'apparente fragilité et d'une force incroyable qu'il percevait grâce à un instinct qu'il ne devait pas seulement à son professionnalisme mais plutôt à l'animal qu'il abritait. Difficile de la cerner même pour lui qui pourtant pouvait se flatter d'avoir une bonne intuition sur les gens, du moins il avait su la développer pour se protéger d'avantage.
Passant de l'agitation à la décontraction en une fraction de seconde alors qu'il la questionnait sur sa tendance à la fugue, la brune lui répondit avec cette répartie qu'il avait particulièrement apprécié durant ce moment qu'ils avaient passé lors de la soirée au musée à New York. Cette nouvelle rencontre avait des allures troublantes de déjà vu que le garde du corps souligna avec une remarque quelque peu ambiguë au regard de leur dernier contact. Il n'avait pas pu s'en empêcher et avait voulu se montrer subtil mais la réaction de son interlocutrice lui fit croire qu'elle avait bien perçu le léger sous-entendu. Elle s'excusa, expliquant son besoin de s'éloigner de la vie politique, un argument qu'il avait déjà eu l'occasion d'entendre il y a de ça quelques mois. Les choses n'avaient-elles donc pas changées ?

Immobile, solidement ancré avec son aplomb habituel, Max ne la quitta pas du regard alors qu'elle approchait. Bien évidemment il ne passa pas à côté de sa blessure à la lèvre, il se souvint alors de ce bleu qu'elle avait à leur précédente entrevue. Encore son mari violent ? Sans doute...
Un léger sourire étira ses lèvres « Ravi d'entendre que vous ne me considériez pas comme une machine. » le ton employé était emprunt d'un certain amusement, il ne comptait plus le nombre de fois où il avait cru être un de ces robots dont elle parlait. Sa seconde remarque le fit rire avec spontanéité et il secoua négativement la tête « Ce n'est pas mon intention, non. ». Il était chargé d'assurer sa sécurité, pas de jouer les nounous et si elle voulait venir ici libre à elle de le faire tant qu'il pouvait garder la situation sous contrôle. Maximilian ne manqua pas de souligner que le lieu avait sa réputation, à titre d'information bien sûr mais aussi pour mettre en avant qu'elle se montrait imprudente et que visiblement elle aimait ça. Loin de lui l'idée de la juger, non il faisait simplement un constat. A se balader dans les coins mal fréquenté de la ville c'était sûr qu'elle ne lui facilitait pas la tâche. Un hochement de tête compréhensif suivi les débuts des explications de l'ancienne présentatrice télé.
Sa présence rendait l'endroit plus sûr c'était un fait et elle tourna cela à son avantage, se donnant une raison valable de rester ici. Elle fit semblant de lui demander son avis mais le garde du corps n'était pas dupe, on ne lui demandait que rarement son avis. Il y avait plus désagréable que la compagnie de Lilya Sandro aux yeux de Max. Ce mystère qui l'entourait, ce côté insaisissable bien que d'apparence fragile... Un mélange qui intriguait l'agent de sécurité et cette envie de la connaître d'avantage. « J'avoue que j'ai moi aussi été surpris par votre choix de destination mais je comprends mieux à présent. » les explications qu'elle lui avait fourni étaient crédibles, même s'il notait dans son attitude un petit quelque chose qui le laissait perplexe. Peut-être qu'une fois encore elle cherchait à dissimuler le fait que son mari ai pu lever la main sur elle.

Mais Max avait été élevé avec des valeurs et le respect étaient l'une des plus importante. Il resta un instant silencieux, observant simplement celle à qui il allait tenir compagnie le temps qu'elle se décide à rentrer à son domicile. Sa lèvre tuméfiée venait ternir la beauté de ses traits, cette blessure violacée n'avait rien à faire sur le visage d'une femme. « Décidément les escaliers vous en veulent... » déclara-t-il avec un air dubitatif, il faisait directement référence à cette excuse que Lilya avait utilisé pour justifier son bleu à la cuisse. « Ou alors vous êtes incroyablement maladroite. Mais j'ai comme un doute sur ce point. » il avait eu l'occasion de la voir dans différentes circonstances et même perchée sur de hauts talons, sa démarche était toujours bien assurée. Un sourire s'invita sur son visage, porteur d'un aveu « J'étais content que vous soyez de retour. Avec tout ce qui s'est passé à New York, votre absence laissait des questions en suspend. » le ton restait professionnel mais ce n'était pas seulement le garde du corps qui parlait, après tout il n'est pas un robot, elle l'a dit elle même. D'un geste de la main, il montra le lac « Dommage que le lieu ai mauvaise réputation, la vue est agréable, vous ne trouvez pas ? » changer de sujet était d'avantage indiqué, il préférait s'éloigner de sa remarque précédente.
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MessageSujet: Re: Aimer être suivi, par une personne que l'on connait. PV.   Mer 26 Juin - 16:43






Il était agréable de regarder cet homme s'avancer vers elle. Bien que la sorcière ne lui ait plus adressé la parole depuis quelques mois, depuis que leurs lèvres s'étaient trouvées, de par sa volonté, en un baisé rapide remplit de remerciement. Elle avait calculé cet événement dans sa longue liste de choses à faire, avant de pouvoir obtenir ce pour quoi, elle était prête à tout. Et le fait, qu’il vienne à elle, en ce moment solitaire, lui rendait la vie plus facile. De plus, elle n’aurait pas à feindre de ne pas le connaître, parce qu’il servait de garde du corps à son ‘’époux’’ devenu possessif. Lilya savait parfaitement jouer son rôle, usant de ses charmes et de son talent pour obtenir tout ce qu’elle voulait. Elle actait à la perfection, bien qu’avec Maximilian, une part d’elle se réjouissait de sa compagnie. Une part d’elle-même, dont elle n’avait même pas conscience.

« Ravi d'entendre que vous ne me considériez pas comme une machine. » Son sourire fut spontané. Non, il ne l'était pas, pas à ses yeux et voilà pourquoi elle l'avait choisi. Bien qu'il ait aussi le physique pour que ce calvaire, n'en soit pas réellement un. Il avait plus d'esprit que la plupart des robots, qu'elle avait côtoyés, ce qui la changeait. La sorcière ne prit pas la peine de répondre, se contentant de le regarder dans les yeux, avec bonne humeur. Sa lèvre la pinça légèrement, mais elle n'y fit point attention. Cette blessure servait sa cause après tout. « Ce n'est pas mon intention, non. »

Cette déclaration la fit rire très légèrement. « Par chance, je n'aurais pas voulu me débattre contre vous. » Elle avait parlé, en ajoutant une touche de sensualité. Simplement, comme si c'était tout à fait naturel. L'observant, tout en observant le lieu, elle se dit que la chance ne l'avait peut-être pas abandonné. Après tout, il aurait très bien pu mourir à New-York, avec l'arriver de ceux, qu'elle avait libéré. Et, dans sa quête pour la mort de son mari, Averyl aurait dû trouver une autre personne capable de lui être utile. Une tâche beaucoup moins amusante que de se plaire dans une conversation avec celui qu'elle avait déjà choisi.
« J'avoue que j'ai moi aussi été surpris par votre choix de destination mais je comprends mieux à présent. » Cette phrase indiquait, qu’elle avait bel et bien choisi son excuse pour venir en ce lieu malfamé. L’image d’une ruelle crasseuse et de ceux qui la fréquentait s’imposa à son esprit, la troublant l’espace d’un instant. Non, malfamé n’était pas le mot qui définissait cet endroit. Soupirant, elle en profita pour reprendre constance et reporta son attention sur la silhouette agréable de son vis-à-vis. « Vous voyez, il me suffit de me rendre là où jamais les souliers de luxe de mon mari ne fouleront le sol et j’aurai la paix quelques heures… Peut-être devrais-je en faire une habitude. Votre compagnie étant beaucoup moins désagréable. »

Laissant passer quelques secondes, elle lui adressa une expression taquine, avant de rajouter : « À moins que vous ne préfériez pas? Le fait que je recherche des endroits dangereux vous poses-t-il problème? Ou puis-je prendre pour acquis que le danger ne soit pas un problème pour vous? » Elle parlait bel et bien d'elle-même, d'une certaine façon, bien qu'elle préférait faire passer cela pour une simple question à celui qui était chargé de la suivre et d'assurer sa sécurité. S’approchant d’un pas ou deux, à nouveaux, elle souriait. Jusqu’à ce qu’il mentionne sa lèvre et qu’elle vienne caresser sa blessure de ses doigts. Ses yeux fuirent, cherchant à se raccrocher à autre chose que le visage du jeune homme. « Décidément les escaliers vous en veulent... » Se tournant pour mieux observer le lac, elle incarnait parfaitement la femme qui cachait un secret peu glorieux. « Ou alors vous êtes incroyablement maladroite. Mais j'ai comme un doute sur ce point. » Il avait raison sur ce point, elle avait quand même gagné les jeux, survivant là où des dizaines avaient fini par échouer. Y laissant leurs vies ou un quelconque membre. « J'étais content que vous soyez de retour. Avec tout ce qui s'est passé à New York, votre absence laissait des questions en suspend. » Cette phrase lui fit afficher un sourire à moitié sincère, à moitié calculateur. Avant qu’elle ne reprenne une expression moins fidèle à ce qu’elle était.

Se retournant pour mieux se voir confronter à sa tentative pour remettre une distance professionnelle, elle haussa légèrement un sourcil. « Si je puis me permettre, je dois vous avouer que ce n'est pas un escalier qui m'a blessé... Mais, bien une diabolique et vicieuse porte. » Elle n'était pas sérieuse, mais savait qu'il ne s'en vexerait pas. Franchissant la distance qu'il restait entre eux, elle tendit la main pour mieux caresser sa mâchoire. « J'étais heureuse de vous apercevoir, lorsque je suis revenue. Je me demandais si vous faisiez partie de ceux qui avaient péri en défendant la vie d'un autre... » C'était un fait assez connu, bien des gardes du corps avaient laissé leurs carcasses à New-York, défendant sans véritable raison une personne bien moins honnête qu'eux. Laissant sa paume de main s'attarder sur sa peau, elle fini néanmoins par rompre ce contact.
Lilya suivi son exemple, se retournant pour regarder le lac, s’installant juste à un centimètre de lui, laissant si peu d’espace, qu’elle sentait la chaleur de son corps sur son épaule. « C’est souvent les lieux ayant les pires histoires, qui se montre les plus fascinant, selon moi. » S’il avait été l’un des rares à connaître son véritable visage, s’il avait été comme Cora ou encore, comme cet homme qui l’avait épousé il y a plus de mille ans, il aurait pu comprendre que la sorcière parlait bel et bien de Darkness Falls et de son obsession pour de tels lieux.
Lui tendant soudainement la main, elle s'avança d'un pas. « Venez! Tant qu'à être là, allons voir de plus près, ce lac qui a mauvaise réputation. »

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MessageSujet: Re: Aimer être suivi, par une personne que l'on connait. PV.   Mer 3 Juil - 18:45

Maximilian n'avait aucune idée de ce qui pouvait se tramer dans l'esprit complexe et affûté de son interlocutrice, ses plans le concernant. Intrigué par la femme du politicien c'était un peu malgré lui, défiant quelques peu ses propres règles, qu'il laissait cette curiosité le guider. Il soupçonnait aisément qu'elle ai plusieurs facettes et que passer de l'une à l'autre était un jeu d'enfant pour la belle brune. Par le passé il avait été manipulé par une femme qui avait su l'amadouer, la méfiance restait désormais son maître mot, mais c'était sans compter sur le très haut niveau d'habileté de Lilya dans l'art d'obtenir ce qu'elle voulait. C'est en affichant son professionnalisme impeccable que le garde du corps se protégeait en gardant autant que possible le contrôle de la situation. Mais ces sourires qu'ils échangeaient, cette sorte de familiarité cordiale qui ponctuait leur dialogue repoussaient déjà la limite qu'il se fixait en temps normal.
Tout cela semblait s'opérer naturellement, parce que les mots, leurs attitudes les menaient indéniablement vers une complicité pour le moment timorée. Séductrice hors paire, l'ancienne présentatrice de télévision usait de son charme sans que cela ne puisse paraître calculé. Elle paraissait tellement spontanée que le métamorphe y croyait... Oh pas au plus profond de son être, ça non. L'homme en surface se laissait bien volontiers prendre au jeu sympathique qui pouvait tirer vers l'ambiguïté, mais l'animal et son instinct brut lui n'était pas berné. Cette part de sa personnalité demeurait dans un quasi sommeil, ne se manifestant que sous forme de la retenue dont Max faisait preuve.

Le niveau montait subrepticement, chaque remarque se faisait plus flatteuse à son égard. Sa compagnie lui était agréable, des mots qu'elle avait déjà pu lui glisser l'air de rien lors de leur précédente rencontre. Il voulait rester impassible mais déjà il éprouvait des difficultés à le faire. N'affichant rien de flagrant pour autant, il garda simplement une mine souriante alors qu'elle poursuivait en lui demandant faussement son avis. Oui faussement, car il savait pertinemment que Lilya Sandro n'était pas le genre de personne à prendre en compte un avis en allant jusqu'à se privé d'assouvir ses envies. Sa quête de tranquillité se ferait toujours au détriment de la simplicité de la tâche de devoir assurer sa sécurité. Mais dans ses questions autre chose se tramait en toile de fond et les sous-entendus, Maximilian les perçu sans difficulté « C'est un problème du moment où la situation n'est plus sous-contrôle. Comme pour beaucoup de chose, il est essentiellement question de nuance, d'équilibre. » répondit-il avec aplomb, le danger pouvait devenir un problème pour lui comme pour n'importe qui d'autre si elle dépassait le seuil de ce qu'il était en mesure d'affronter. Il haussa les épaules « Pour ce qui concerne vos petites balades en ces lieux pas vraiment fréquentables, ce n'est pas vraiment un problème. » et il faisait tout autant référence à la situation elle même qu'au fait qu'il doive la suivre, passer du temps avec elle, seuls.
Au vue de sa lèvre blessée, Max se demandait cependant si le vrai danger ne venait pas d'ailleurs. Mais contre cela il ne pouvait la protéger, du moins pas sans qu'elle ne le lui demande où en prenant le coupable en flagrant délit. Elle demeurait silencieuse et un instant le garde du corps craint de ne l'avoir mise mal à l'aise en remettant ce sujet en avant. Un doute qui fût vite dissipé par la répartie dont elle fit preuve, il apprécia le trait d'humour et ne s'en offusqua pas car il savait ce qui se dissimulait sous ce que d'autres auraient pu prendre comme un piètre mensonge à se mettre sous la dent.

Maximilian s'était laissé aller à lui faire part du soulagement qui avait accompagné son retour. Réduisant la distance entre eux, elle lui retourna la monnaie de sa pièce, se risquant à un geste qu'habituellement il aurait repoussé. Il la laisser faire glisser ses doigts le long de sa mâchoire et sentit la chaleur agréable de sa paume contre sa joue. En autorisant ce geste il venait encore de repousser d'avantage les règles imposées par sa fonction. Mais il n'avait pu la repousser, parce qu'il mentirait en disant que ce geste n'avait rien provoqué en lui. Un pas en arrière aurait suffit, une pression sur son poignet fin sauf qu'il n'avait pas esquissé le moindre geste. Lilya avait marqué un point, silencieusement sans que rien ne semble pourtant vraiment avoir changé elle s'était ouverte une nouvelle voie qu'elle ne manquerait sûrement pas d'emprunter.
Elle avait rompu ce contact mais il sentait encore la présence de sa main sur sa peau, un souvenir tactile un peu moins furtif que le geste lui même. Il hocha simplement la tête en se remémorant l'existence de ces lieux auxquels elle faisait référence, son histoire personnelle le ramenant directement à cette période où il s'adonnait à la pratique des combats clandestins. Il avait dans sa mémoire les images de salle de combat improvisée par les organisateurs toujours plus inventifs dès qu'il s'agissait de se faire de l'argent. Il vit sa main se tendre avec la volonté qu'il ne s'en saisisse mais le brun garda le silence, scrutant la surface de l'eau, ses sens en alertes. Quelques choses clochaient, ça n'était plus le garde du corps expérimenté qui observait l'environnement mais la bête en lui. Ses yeux changèrent de couleur, passant du bleu azur au jaune et sa pupille s'allongea tellement une meurtrière de forteresse. Il avait bien conscience de ce qui était en train de se tramer, il sentait ses sens exacerbés. Son ouïe s'était décuplée, sa vision transformé et il était subitement bien plus sensible aux vibrations. Attrapant alors la main que Lilya lui avait tendu un instant plus tôt il la tira en arrière jusqu'à ce qu'elle se retrouve dans son dos. Tournant la tête sur la gauche il vit au détour du bâtiment un homme haletant s’agripper au mur avec une telle force qu'il en détacha quelques débris. « Il ne faut pas rester là. » lâcha-t-il avec autorité, si son instinct bestiale avait soudainement pris le dessus c'est qu'ils étaient en présence d'un autre métamorphe en train de perdre le contrôle. Max sachant que trop bien ce qui pouvait en résulter se retourna vers celle qu'il devait protéger et l'attira à grande enjambée plus loin en espérant dissuader l'autre animal mais également qu'elle ne s'était rendue compte de rien le concernant.
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MessageSujet: Re: Aimer être suivi, par une personne que l'on connait. PV.   Mar 30 Juil - 17:08

« C'est un problème du moment où la situation n'est plus sous-contrôle. Comme pour beaucoup de chose, il est essentiellement question de nuance, d'équilibre. » Il avait des réponses, qu'elle aurait qualifié de robotique. Si, elle avait simplement comprit quelque chose en cette matière. « Pour ce qui concerne vos petites balades en ces lieux pas vraiment fréquentables, ce n'est pas vraiment un problème. » Lilya ne fit que sourire. Heureuse qu'il ne cherche pas à la ramener dans un lieu plus glorieux. Elle devait reconnaître, qu'au fond, loin derrière ses envies de comploter, elle le trouvait d'agréables compagnies. Bien entendu, même l'avouer dans son esprit, ne rendait pas ce fait clair pour la femme. Il y avait quelques siècles déjà, qu'elle se fichait de ceux qui croisaient son chemin et elle n'était pas prête à changer ses habitudes. Pas encore.

À ses côtés, se concentrant sur sa présence et non pas les lieux, Lilya sentait la chaleur de sa peau s’attarder sur sa main, qui déjà avait quitté sa mâchoire. Le picotement au bout de ses doigts, son envie qu’il ne soit pas aussi sur la défensive, face à ses approches, la surprise. Elle n’allait pas se montrer sentimental non? Depuis peu, elle n’avait pas une seule relation de vraie. Il n’en restait pas moins un personnage de son plan. Grimaçant intérieurement, la sorcière se reprit. Elle devait oublier sa partie… Humaine. Elle n’était qu’orgueil et ambition.
Une sensation étrange lui traversa l’échine. Lilya eu l’impression qu’on lui chatouillait le corps. Il y avait, soudainement, une énergie plus bestiale dans l’air et cette sensation l’obligea à camoufler un sourire. Elle aimait ce qu’elle présentait, sans vraiment mettre de mot sur ce qui pourrait arriver. En digne femme de ce temps, elle joua à celle qui  ne remarquait rien. Celle qui attendait seulement la suite. Bien que son regard, captait la moindre information qui pourrait lui servir. La frêle silhouette ne lui échappa guère. Elle n’eut, toutefois, nullement la possibilité d’en voir plus. Déjà, son charmant garde du corps, l’attrapait par cette main qu’elle lui tendait pour mieux la protéger de sa présence. Un geste qui aurait pu l’amuser, s’il ne l’empêchait pas de s’amuser avec ce skinchangers. Enfin… Chaque complot devait voir certains sacrifices. Elle afficha donc, le masque de la femme surprise.  

Se laissant entraîné, elle fini par retarder le mouvement. Tournant la tête pour apercevoir ce qu'il semblait vouloir fuir. « Heum... Vous croyez que c'est cet homme qui élimine ses femmes? Il me semble plus près de banale drogué en manque non? » La sorcière se montrait insouciante, elle le devait. Il y avait quelque chose de différent chez Maximilian. Elle devait voir jusqu'où cela pourrait la mener. Rien de mieux qu'une petite provocation de la part d'une troisième personne...

Apercevant une pierre, digne de lui casser la cheville, elle ne pu que s'aligner et regarder ailleurs. Aussitôt, la douleur fut flagrante. Son pied tordu, sa peau arracher et le sang s'échappa rapidement de sa blessure. Un petit cri de surprise suffit pour jouer à celle qui ne l'avait pas fait exprès. L'odeur du sang s'éleva dans les airs, elle pria pour que le nouveau venu ait l'instinct d'un chasseur et non pas d'une proie. Ce fut avec une satisfaction, parfaitement caché, qu'elle lâcha un nouveau cri. Lorsque son regard se porta sur celui qui perdait le contrôle. Son corps difforme, semblait de plus en plus proche de celui d'un animal... En moins de quelques secondes, elle assista à la transformation d'un homme en autre chose. Ce qui lui rappela sa tendre Kat. Son petit chat domestiqué, aux allures sauvages.

Un sourire, intérieurement camoufler, elle observa ce qui était désormais un loup. Seule, elle aurait murmuré que ce manque d’originalité l’énervait, mais en présence de son protecteur, elle ne pu que le regarder en ravalant sa réplique. « Oubliez ce que j’ai dit. Un drogué me semble de bonne compagnie. » Sa cheville lui brûlait, diffusant une douce douleur le long de sa jambe. Braquant son regard sur Max, elle le supplia mentalement de garder le contrôle. Apercevant une lueur jaune, dans son regard.
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MessageSujet: Re: Aimer être suivi, par une personne que l'on connait. PV.   Mer 14 Aoû - 0:25

Cette sensation Max ne la connaissait que trop bien. Ses sens étaient en alertes, et bien plus que ceux de l'homme c'était ceux de la bête qui prenaient le relais. Suivait en général des manifestations physique pré-transformation que le garde du corps savait identifier pour les avoir vécues à plusieurs reprises lors de la pleine lune mais également durant les entraînements que le Gouvernement lui avait fait suivre. Provoquant son instinct animal en le mettant dans des situations plus anxiogènes les unes que les autres, augmentant chaque fois la menace perçue pour voir jusqu'où il pouvait aller et analyser l'évolution de son degré de maîtrise. Mais la bête qu'il abritait, un puissant et redoutable prédateur ne se contenait pas aussi facilement que cela.
Une fois le danger identifier, s'éloigner semblait être pour Maximilian l'option la plus prudente. Il fallait que Lilya demeure en sécurité et pour ça il fallait : un qu'elle soit à bonne distance du métamorphe en crise, deux que l'agent de sécurité puisse garder le contrôle sur sa propre transformation. La proximité d'un de ses semblables en voie de transformation avait toujours eu cet effet sur lui, les uns représentant une menace et les autres une proie.
La brune s'étonna de la réaction de Max, lui demandant s'il pensait réellement que cet homme à la silhouette pas franchement imposante était l'auteur de ces meurtres qui avaient eu lieu dans le coin. C'est vrai qu'il pouvait passer aisément pour un drogué en manque et des similitudes dans le comportement étaient notables, mais malheureusement c'était plus complexe que cela.

Dans le rythme précipité qu'il lui avait imposé, Lilya trébucha et pire encore se blessa sérieusement à la cheville. Une plaie ouverte dont le craquement raisonnait encore aux oreilles de Maximilian. Il s'arrêta net, jetant un regard en direction de l'autre métamorphe pour juger de la distance entre eux mais aussi de l'avancée de sa transformation. C'était déjà trop tard, l'odeur du sang avait éveillé pleinement l'instinct prédateur de la bête, à savoir un loup, achevant le douloureux processus de sa transformation. Mais il n'était pas le seul à qui cette blessure rendait la maîtrise une tâche particulièrement ardue. « Je m'en...occupe. » articula-t-il avec bien moins de fluidité qu'en temps normal.
Voilà que les choses se compliquaient pour le garde du corps qui devait à présent gérer la blessure de Lilya, le métamorphe et son propre contrôle. Autant d'éléments qui mettaient celle qu'il devait protéger en péril. Elle avait son regard fixé sur lui et une drôle de sensation le traversa. Au milieu de la douleur qu'il commençait à sentir du fait du reptile qui se débattait en lui, il eu un sentiment presque familier le ramenant bien des années en arrière. Mais le mal de tête qui commençait à lui marteler les tempes sous l'effet des sens exacerbés du prédateur qu'il était, l'empêchait de faire une quelconque analyse de cette impression de déjà vu. L'odeur du liquide vermillon qui coulait le long de la peau abîmée de sa protégée lui montait à la tête, ça ne présageait rien de bon surtout lorsqu'il commença à sentir son propre épiderme se durcir progressivement. Maintenant plus que jamais il devait lutter, mais la combinaison du danger que représentait le loup et la volonté de protéger ce qui pouvait être une proie à savoir Lilya, ne faisaient que rendre les choses plus difficiles encore qu'à l'habituel.
Serrant les mâchoires il tenta d'étouffer ces pulsions violentes qui le tiraillaient. Ses iris à présent jaunes ne quittaient pas celle de la brune, comme si ce contact visuel maintenait sa partie humaine en position de force.

Trop attiré par le sang, le loup approcha en grognant en espérant ainsi éloigner Max de sa proie si facile à atteindre du fait de sa blessure. Mais l'agent de sécurité continuait de faire écran tout en gardant le contrôle autant qu'il le pouvait. Chaque mouvement de respiration était plus marqué, il tentait de faire redescendre cette tension si forte qu'il sentait. Et l'autre continuait d'approcher ne faisant qu'empirer les choses. Le garde du corps pu se saisir de l'arme qu'il avait à la ceinture malgré que sa main fût tremblante et pointa le canon vers le loup qui remonta plus haut ses babines pour dévoiler d'avantage ses crocs. Malgré son trouble Max tira sur l'animal visant sa cuisse qu'il toucha, blessé l'agresseur pris la fuite en boitant en laissant échapper quelques couinements de douleur.
L'agent de sécurité lâcha son arme, sa seule préoccupation désormais était de ne pas se transformer lui même, auquel cas il deviendrait une véritable menace pour celle qu'il avait le devoir de protéger. Un menace bien plus importante qu'un loup... Il prit sa tête entre ses mains et tomba à genoux sous l'effet de la douleur qui se faisait encore plus intense, plusieurs parties de son corps le faisaient atrocement souffrir à cet instant. Le processus avait été amorcé et il espérait être assez fort pour faire machine arrière, mais cela était rarement arrivé par le passé.
Replié sur lui, le front contre le bitume sa respiration se fit encore plus forte alors que ses mains se posaient sur le sol. Ses doigts se crispèrent contre le macadam, le blessant aux extrémités mais cette douleur là était bien minime en comparaison avec le reste pour qu'il la sente. Il aurait voulu dire à Lilya de partir, de le laisser là et d'aller aussi loin qu'elle le pouvait mais c'était impossible, premièrement parce qu'elle était blessée à la cheville et deuxièmement parce qu'il était incapable de dire quoi que ce soit tant sa mâchoire le faisait souffrir.
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Aimer être suivi, par une personne que l'on connait. PV.

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