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 /!\ Kissed by fire {Pv.}

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The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
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MessageSujet: /! Kissed by fire {Pv.}   Ven 10 Mai - 22:50


kissed by Fire
then you know nothing
You feed this disease. Which you shelter underneath the scars. And dream of better things. Rendered helpless by those wicked charms. But please don't believe. When I say it's hard to breathe. You bleed on the sheets. Whisper softly how you love the stars Then plead on your knees. Pledge your promises to do no harm. But please just let me be. I still find it hard to breathe. Save me. Even as you break me. Every time you rape me. Leave me coming all undone. Praise me. Turn your back and hate me. Every time you waste me. Keep me underneath your thumb. Don't turn your back and break me. © WILD HEART

« - C’est vraiment pas beau à voir mais ça va s’arranger. » Il serra le poing, et contempla d’un regard éteint l’aiguille qui pénétra la peau fragilisée de son bras. Il fronça légèrement les sourcils quand le sang coula dans le tube translucide. Il vivait ce rituel depuis son retour à la civilisation. Ramené de force des plaines gelées de New York par ses collègues, anciens comme nouveaux. Il pensait avoir la paix là-bas, errant le plus souvent sous sa forme animale, ne redevenant homme que lorsque la fatigue menaçait de le submerger. Dans un élan de folie, il avait tenté d’arracher la puce logée dans sa nuque, déchirant sa propre chair avec ses ongles. Vaine tentative qui se solda par un lourd échec, il fut contraint de cesser le massacre avant de perdre connaissance. Il avait au moins réussi à l’abîmer suffisamment pour que le signal devienne faible, difficile à repérer. Il leur aura fallu trois mois pour le faire, pour débarquer dans l’ancienne Capitale et pour le ramener de force sous la chaleur de la Louisiane. Trois mois passés dans la neige, la chaleur moite et étouffante de cette nouvelle ville l’indisposait, lui donnait l’impression d’être revenu à Rome et l’assommait presque autant que les médicaments qu’il ingurgitait. L’aiguille sortit de sa chair, lui arracha une infime grimace de douleur, devenant plus forte quand les bandages serrèrent son bras. Dissimulant derrière une blancheur immaculée des vilaines traces de griffures écarlates et infectées. Saloperie de chat… Un comble pour un loup, se retrouver face à un félin enragé, avide de défendre les ruines de sa demeure. Leurs conversations se limitaient au strict nécessaire, c’était le plus souvent le médecin qui parlait à vrai dire. Stain lui, restait silencieux. Déçu d’être à nouveau emprisonné, de sentir le collier tirer sur son cou, la laisse dans les mains d’autres benêts se croyant au-dessus du reste du monde.

« - Ca passe toujours. » Il accompagna les mots d’une étreinte amicale sur son épaule. Stain esquissa un sourire, murmura un merci avant de quitter la salle sans rien ajouter. Ca passera évidemment, il le savait. Il avait juste laissé traîner la chose, lui offrant la possibilité de se loger confortablement dans son organisme. Trois mois dans un congélateur, ouvrez la porte et la glace fond. On lui avait offert, ou plutôt imposé un poste plus important. Simple soldat à présent à la tête d’une petite troupe, il avait accueilli cette promotion avec amertume, comprenant qu’il s’agissait là d’un moyen pour lui mettre le grappin dessus et le contrôler encore un peu plus. Un cadeau pour lui souhaiter la bienvenue chez les vivants peut être aussi. Il avait été déclaré mort, les recherches pour tenter de le retrouver n’ayant rien donné. C’était le but de la manœuvre, et d’une certaine manière il avait réussi à l’atteindre. Pendant quelques mois, le temps que la rumeur se répande comme une traînée de poudre. Et pourtant il était de nouveau là. Le héros d’un teen-movie désastreux et sanglant juste pour satisfaire les yeux curieux d’ados en manque d’action. Un héros bien pathétique, du moins à ses yeux. Rongé jusqu’à l’os, amaigrit à en crever, il était devenu l’ombre de lui-même. Encore plus qu’avant. Ca passera, tu te referas… Mon œil.

Ombres noires au milieu des ténèbres, le petit groupe de Shadowhunters s’était engouffré dans le club. Ambiance feutrée, relents d’alcool et de luxure, le lieu n’aspirait qu’à la débauche et à la lascivité. Ils devaient se charger de remettre de l’ordre, avaient terminé leur sombre besogne du sang sur les mains, et voilà que les autres louchaient déjà sur les courbes des créatures voluptueuses se déhanchant devant eux. Certaines vinrent se glisser à leur côté. Aucune n’était venue se glisser contre ses cuisses, certaines le regardant avec suspicion, celles qui avaient pu intimement le connaître semblaient profondément surprises de le voir. Enjôleuses peu enclines à venir se frotter contre l’aura, aussi sombre que ses vêtements, qu’il pouvait dégager. Le noir, une couleur qui lui allait à merveille ces derniers temps. En accord avec son humeur et son état. Il extirpa une cigarette de sa poche, la porta à ses lèvres. Sa main trembla quand la flamme jaillit du briquet. Quelques secondes de panique sourde, avant que la nicotine ne vienne calmer ses nerfs. Il ne resta pas en place bien longtemps, tirant sur sa cigarette avec un certain agacement. Il n’en pouvait plus de cette chaleur, aguicheuse effleurant sans cesse sa peau. Se mêlant à ses élans de fièvre pour le plonger dans un état comateux des plus détestables. Il quitta la salle, ses viles tentations et la compagnie irritante de ses recrues. La solitude et le froid lui manquaient affreusement.

« - Un problème l’ami ? » Une main se posa sur son épaule, l’obligeant à lâcher la fraicheur de l’eau s’écoulant du robinet. Il se redressa, toisa le type devant lui de toute sa hauteur et jeta un regard en coin sur celui qui lui broyait gentiment l’épaule. L’étreinte amicale se solda par un coup qui lui lacéra les entrailles, un second plus fort caressa son visage. Déjà de mauvais poil, cette charmante rencontre fit monter d’un cran sa mauvaise humeur. La réplique ne se fit pas attendre, ses phalanges se brisèrent contre le nez d’un des deux benêts, l’envoyant buter contre un lavabo. L’échange de poings et d’ecchymoses aurait pu durer encore un moment, la colère envahissant ses entrailles jusqu’à se fusionner à son hémoglobine infectée. Sa cigarette s’écrasa brutalement contre le dos de sa main, et l’obligea à faire volteface vers le second. Plus que la douleur, l’odeur de chair brûlée lui donna la nausée, réveilla de mauvais souvenirs qui le tétanisèrent, littéralement. La panique et l’angoisse se ruèrent dans ses veines, il se retrouva dans l’incapacité d’agir. De seulement réfléchir. Ses jambes flanchèrent, cédèrent sans qu’il n’ait le temps de chercher un appui. Il évita la collision avec le carrelage grâce à la brute pyromane. Suffisamment attentionnée pour l'empoigner par le bras, et le maintenir avec une poigne de fer. La brutalité du geste le fit hurler, les serpents agrippant son bras meurtri firent remonter jusqu’à son épaule des séries de frissons douloureux.

Il fut jeté à terre sans la moindre douceur. Une pauvre chaussette condamnée à admirer de plus près la beauté médiocre d’un tapis usé. La rage le faisait trembler, il serra dents et poings pour tenter de recouvrer un semblant de contenance. De chasser les restants de peur grouillant sous sa peau. Et d’oublier l’opprobre qui venait de s’écraser sur ses épaules. Perfides, ramenant dans les méandres de sa raison un traumatisme qu’il commençait seulement à dompter. Il regarda la trace de brûlure sur sa peau, des frissons de répulsion et d’angoisse effleurant la moiteur de sa carcasse. Son cœur battait à tout rompre contre sa poitrine, distillant dans son hémoglobine souillée les lames d’une frayeur qui continuait de tétaniser ses membres. Il se laissa rouler sur le flanc, et s’abima dans la contemplation du plafond, effaçant d’un revers de main rageur le sang sur sa lèvre avant de laisser le cuir dissimulant sa main enserrer son bras malade. Il ferma les yeux, se concentra sur le rythme hasardeux de sa respiration lorsque des bruits de pas brisèrent le silence. T’en as une sacrée paire mon vieux pour abîmer un chien du Gouvernement quand le reste de la meute se trouve juste à côté.

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↳ Citation : « L'enfer c'est moi. Ce sang qui inonde mes veines, cette chair qui harnache mon squelette, cette cervelle qui s'embrouille. Ces pulsions, désirs impérieux, douloureux, qui commandent mes actes. »
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MessageSujet: Re: /!\ Kissed by fire {Pv.}   Sam 11 Mai - 22:14

Les mains posées sur la rambarde, elle observait ses danseuses se mêler à la clientèle du haut de son perchoir. Les hommes cherchant à s’évader de leur morne quotidien auprès de demoiselles au corps de rêve. Stoïque, en apparence indifférente alors que l’indignation n’était jamais bien loin. Sulfureuses créatures n’ayant de cesse que d’aguicher des dépravés et des alcooliques notoires. De vulgaires objets de convoitise, permettant à ce commerce frivole de prospérer. Elle avait eu du mal à s’y faire les premiers temps, agacée de devoir participer à une telle mascarade. Irritée de constater combien la gente masculine pouvait tomber bas, entrainant ses employées dans leur chute perverse. Ridicules insectes s’entredévorant à coup de manœuvres lascives et de billets doux. Puis la sorcière s’y était habituée. S’amusant de l’attrait du pouvoir, de la fascination éprouvée par certains en apprenant qu’elle était celle qui tirait les ficelles. De l'aura sensuelle qui se dégageait ensuite d'elle. Quand l’irritant propriétaire ne venait pas se mêler des affaires de son club du moins, une des dernières choses qu’elle trouvait détestable dans ce nouveau travail. Toujours plus gratifiant que de jouer à la potiche sur une estrade, en envoyant de pauvres victimes du sort à une mort certaine. Images macabres qu’elle ne parvenait toujours pas à oublier, ancrées à ses rétines jusque dans son sommeil. Hantant ses insomnies. Au même titre que celles embrumant ses pupilles lorsqu’elle songeait que son ainée errait dans les rues glaciales et désertiques de l’ancienne capitale, avec pour seule compagnie des êtres disloqués avides de chair fraiche. Elle tentait vainement de ronger son frein, s’efforçant de ne pas céder à l’envie de La rejoindre pour s’assurer de Sa survie. Persuadée malgré son angoisse qu’Elle n’avait aucunement besoin de son aide, et s’en sortirait infiniment mieux sans un fardeau à se trainer.

Perdue dans la contemplation des lieux de débauche, elle faillit ne pas prêter attention au petit groupe venant de s’installer dans les sofas de velours rouge. Habillés de funestes uniformes suffisants à eux seuls pour en faire fuir certains. Déjà effrayés par les lugubres promesses qu’ils amenaient. Les pires rumeurs couraient sur leurs méthodes, et pour s’être déjà frottée à leurs ancêtres inquisiteurs, elle n’avait aucun mal à les croire. Un frisson de répulsion lacéra son échine, la poussant à se redresser sensiblement. Les azurs perçants détaillèrent avec attention les nouveaux arrivants, sans parvenir à effacer la grimace dédaigneuse se formant naturellement sur ses traits. Jusqu’à ce que ses prunelles acérées tombent sur Sa silhouette. Même amaigrie, même à une grande distance d’elle, elle l’aurait reconnue entre milles. Ses phalanges s’agrippèrent à la rampe avec force, jusqu’à faire blanchir les jointures de ses phalanges. Il était là. Vautré. Comme un coq en pâte. A se délecter du spectacle. Comme si de rien n’était. Un soulagement intense vrilla ses tempes, se répandant délicieusement dans tout son organisme pour muer ses membres en coton. Soudainement livide, elle ne parvenait plus à détacher son regard de l’attroupement. Comme si elle avait vu un fantôme. Et c’en était bien un. Après L’avoir cru mort durant des mois. La nouvelle n’avait cessé de la heurter, main de fer étouffante qui l’aurait faite s’effondrer si elle n’avait pas endossé le rôle de l’autruche. Si elle ne s’était pas persuadée qu’il ne s’agissait que de mensonges, et qu’Il les enterrerait tous. Elle avait préféré ignorer son chagrin, le transformant en aigreur plus corrosive que d’ordinaire. L’ombre d’elle-même, autoritaire et acariâtre comme jamais. Optant pour un comportement mesquin plutôt que de redevenir une loque comme à la mort de Chiara, ou une victime comme à Darkness Falls. Une montée acide englua sa gorge, le reste du venin tapissant le lit de ses entrailles. Le forcené tapi dans sa poitrine n’en finissait plus de massacrer sa cage thoracique, tambourinant sa cage écarlate avec une ardeur démesurée. Tiraillée de part en part par des pulsions extrêmes et opposées. Elle s’était rongée les sangs pour Lui, et elle Le retrouvait plus ou moins dans l’état dans lequel elle l’avait quitté. En train de se rincer l’œil, en toute inconscience.

La flute de champagne tenue par sa main droite fut réduite en fragments éparses, les bouts de verre s’infiltrant sous sa peau avec perfidie. Elle remua les doigts avec vigueur, laissant chuter par mégarde quelques gouttes vermeilles sur sa robe dorée. La jalousie sinuant dans ses veines rendit toutefois quasiment ses blessures indolores, elle ne sentait plus rien si ce n’est cette soif d’en découdre définitivement. Les marches la séparant du rez-de –chaussée furent rapidement franchies. La possibilité de faire un esclandre traversa son esprit détraqué, avant qu’elle ne se décide à rester un minimum raisonnable. A dompter son agitation. Incendiaire, elle préféra faire appel à deux des gorilles servant à maintenir l’ordre. Armoires à glace qui ne rechigneraient pas à se montrer suicidaires en s’attaquant à l’un des toutous du Gouvernement si elle le leur ordonnait.

« - Vous voyez le sombre crétin qui vient de se lever de la table des guignols déguisés en prêtres ? Débarrassez m’en… Envoyez-le-moi pourrir la ruelle avec les autres ivrognes. Je ne veux pas de lui ici.
- Un Shadowhunter vous êtes sûre ?
»
L’œillade assassine décochée à l’insolent fut suffisante pour qu’il ne discute pas, et se mette en marche avec son acolyte. Juste avant qu’elle ne se rétracte et modifie légèrement la mission : « - Ah et puis non tiens, jetez-le dans mon bureau, je vais m’occuper de le bannir en personne. »

L’attente ne fut pas longue, quelques minutes seulement avant qu’ils ne reviennent et lui indiquent qu’ils avaient terminé. Elle s’engouffra avec empressement dans le couloir menant à son bureau, s’arrêtant devant son cousin allongé. L’incendie au creux de son estomac était bien différent de celui qui l’avait harcelée quelques minutes auparavant, affreuses brûlures nouant ses tripes avec cruauté. Son courroux s’estompa en constatant qu’ils L’avaient démesurément amoché, une pointe de culpabilité mutilant son palpitant à chaque inspiration. La déglutition écorcha sa trachée, et elle eut plus de mal que prévu à reprendre contenance. Masque d’assurance se fissurant, craquelant la glace qui lui servait désormais d’armure pour se faire respecter.

« - C’est bien toi. Alors, déjà revenu de ton charmant séjour à la neige ? J’espère que tu t’es amusé comme un petit fou à pisser dans les flocons avant de te rouler dedans, t’as du passer des vacances formidables. »


Elle esquissa quelques pas vers Lui, le jaugeant de toute sa hauteur avant de tendre le bras pour attraper le sien. Tirant avec énergie, quitte à manquer de lui déboiter l’épaule par brusquerie. Trébuchant légèrement dans son élan avant de trouver un équilibre précaire, accrochée à Lui. Ses lèvres se glissèrent près de son organe auditif, viles enjôleuses frôlant Son épiderme fiévreux sournoisement.

« - L’air de la Nouvelle-Orléans ne semble pas te réussir. En revanche le noir te va à ravir. Serais-tu en deuil ? »
Susurra t’elle avec un sourire amer. « - Moi je l’ai été… » Souffle diffus, la dernière affirmation fut pratiquement inaudible, et surtout moins tranchante que ses précédentes paroles. Trahissant la peine qui la martelait depuis l’horrible annonce de Sa disparation. Même si elle ne savait pas réellement si elle parlait entièrement de Lui, ou une fois de plus de sa jumelle. Certainement des deux, intimement et tragiquement liés. Elle se recula finalement, le toisant de ses sphères céruléennes.

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Between Iron And Silver
Twisting and turning, unable to sleep. Will the voices ever stop? My thoughts speak louder the more I resist. And they're driving me insane. Do they ever go? Inside. I'm a danger to myself. I'm a prisoner of my own hell.
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MessageSujet: Re: /!\ Kissed by fire {Pv.}   Lun 13 Mai - 18:21


L’odeur l’indisposait. Le sang, sur sa langue, sur sa peau. Celui des autres et le sien. Surtout le sien. Il s’était délecté de ses notes ferreuses et de ses variantes d’écarlate. Et maintenant, il l’exécrait. Ce liquide vermeil porteur de tant de maux. Synonymes de souffrance. Elle aussi, elle avait tant de fois réussi à le combler. A rassasier ses penchants immoraux. En cet instant, il n’aspirait qu’à la voir abandonner son corps. Que se calme la folie habitant son cœur. Chaque inspiration lui était douloureuse, perçait sa chair de millier de lames acérées. Il leur ferait payer leur élan de courage. Leur obéissance sans borne à un supérieur préférant voir les autres se salir les mains au lieu d’agir de son propre chef. Se cacher derrière la force brute, jouer la carte de la lâcheté, une profonde antipathie se glissa sur ses traits, plissant ses lèvres. Il regretta subitement la présence pourtant si irritante de ses camarades. Se maudissant de ne pas avoir été capable de tenir en place plus de cinq minutes. Il s’en voulait surtout de s’être laissé avoir aussi facilement. Ils l’avaient remis en service, jugeant qu’il était tout à fait capable de mener à bien une mission. Il l’avait prouvé, mais jamais en solitaire. On lui avait collé une petite armée, et il avait bien compris qu’au fond, ils le prenaient pour un incompétent. Trop faible pour impressionner et en imposer. Attendant qu’il reprenne du poil de la bête avant de l’envoyer souffrir dans des séances d’entraînement interminables. Il ne se ferait plus marcher sur les pattes de cette manière.

Les bruits de pas, une porte qui s’ouvre et les notes d’une senteur connue plus que par cœur qui se brise contre sa figure. Il arrêta de respirer l’espace d’une fraction de seconde, leva un sourcil suspicieux avant de faire un effort pour relever le nez et poser son regard sur le nouvel arrivant. La surprise prit rapidement le pas sur le plaisir de La revoir. Qu’est-ce que tu fous là toi ? Stupeur et jalousie. Perfide il avait cru s’en être débarrassé au milieu de la neige et des cadavres. En rejetant une fois de plus les restes d’une existence qui ne lui avait apporté pas grand-chose de bon. Sur ses traits figés dans la glace côtoyée pendant des mois se dessina un sourire dépourvu du moindre amusement. Il avait perdu sa bonne humeur et une grande partie de son autodérision. Ses sourires n’étaient plus que façade, un moyen comme un autre de gagner la confiance et de varier sa palette d’expressions désormais limitée au strict nécessaire.

« - On est gentiment venu me chercher, j’ai dû libérer la chambre en avance. Au frais surtout, les habitants des lieux ne les rendent pas très agréables à visiter. » Les mots pesaient sur sa langue. Les coups et la douleur sinuant sous sa peau le gênaient plus qu’il ne voulait bien le croire, l’essoufflaient comme s’il venait de courir pendant des heures. Il se méfiait mais resta néanmoins impassible quand Elle s’approcha. Il n’opposa qu’une brève résistance, préférant rester à terre avant de céder, il La laissa le remettre sur ses pieds, à grand renfort de soupirs et de grimace d’affliction. Son épaule craqua sous le choc, un claquement sourd qui résonna dans son crâne jusqu’à l’étourdir. Avant qu’il ne le réalise vraiment, il était déjà en train d’agripper Son bras, de chercher un appui, même précaire pour soulager ses jambes faites de coton. Une vulgaire poupée de chiffon. Rien de plus. Un assemblage de chair et d’os déglingués. Les frissons dévorant déjà sa peau se firent plus forts. Intenses, ils allèrent se nicher contre ses reins. Le même sourire, toujours sur ses lèvres, rendu plus marqué par Ses mots. L’amertume lui brûla la langue, resserra l’étau autour de sa gorge et de sa poitrine pour l’empêcher de respirer correctement.

« - Je n’ai jamais aimé la chaleur. » Une moitié de réponse, étouffée dans un faible murmure. Il avait volontairement éludé la suite. Il n’avait de compte à rendre à personne. Surtout pas à Elle. Elle ne comprendrait pas. Une fois de plus il avait été contraint de se plier à une volonté le dépassant. Pas de regrets cette fois, les remords l’avaient effleuré, un instant avant d’être réduit en cendres. Elle recula, mais cette fois nul vent glacé ne vint se fracasser contre sa chair. Toujours cette moiteur écœurante, cette foutue chaleur même une fois la nuit tombée. Il suffoquait. Aux prises avec ses propres démons, il recula d’un pas, puis d’un autre pour laisser sa main se poser sur le bureau. Qu’il contourna avant de s’installer dans Sa chaise en poussant un lourd soupir.

« - Tu sais, si tu voulais me parler, il suffisait de demander. Je vais finir par croire que ça te titille le nombril de me voir à genoux devant toi et de me refaire le portrait » Lâcha-t-il après avoir gardé le silence pendant un moment. Il s’était abimé dans la contemplation du décor, L’oubliant avant de reporter toute son attention sur Elle. Même s’il s’efforçait de conserver son nouveau visage, face à Elle cette comédie devenait difficile à jouer. Difficile de se montrer indifférent quand tout n’est qu’attraction. Au fond de ses prunelles sombres, glaciales jusqu’à présent, se devinait l’ombre d’un brasier. Il se pencha légèrement en avant, tapotant le bout de ses doigts contre le panneau de bois. Un piano invisible sur lequel se jouait une mélodie irritante. Il n’y avait pas prêté attention à Son entrée. Le remarquait juste maintenant. L’examen s’éternisa, son regard s’attardant sur Ses courbes, à peine masquées par Sa robe. Sulfureux et indécent.

« - Toi en revanche, ce nouveau climat te réussit. Tu es sublime. Et ce... nouveau boulot, on se lasse vite des types au sang-froid, hein ? » Le début de sa remarque était des plus sincères, dépourvu de la moindre ironie. Un compliment. Une liberté qu’il n’avait jamais vraiment prise, jouant la carte du profil bas pour éviter de se retrouver face à Son cynisme habituel. Il n’avait rien à perdre. Ces mois d’absence, à flirter avec la mort, lui avait fait comprendre qu’il avait commis trop d’erreurs avec Elle. Certaines étaient indélébiles malheureusement, les autres il allait tenter de les effacer de son mieux. De traverser le fossé les séparant pour, cette fois, ne plus se retrouver du mauvais côté. Ironie cinglante entrant en scène pour accompagner sa moquerie. C'était bien le dernier endroit où il pensait La trouver. Il L’avait toujours vu au-dessus de tout le reste. Des autres. De lui. Trop bien pour seulement se retrouver dans un endroit pareil. Les rumeurs courant sur la patronne du Little Darlings s’étaient bien vite glissées dans ses oreilles. Compliments et paroles indécentes proférés par ses collègues revenant de leur soirée de débauche. Maintenant qu’il avait mis un visage sur cette fameuse ensorceleuse, il crevait d’envie de leur arracher les yeux, de briser leurs misérables phalanges et de les voir s’étouffer avec leurs langues. Pour avoir eu l’audace de seulement imaginer La toucher. Pour avoir osé la salir avec leurs insinuations libidineuses.

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MessageSujet: Re: /!\ Kissed by fire {Pv.}   Sam 18 Mai - 13:59

Une stupeur évidente se lisait sur Ses traits de fer, rivalisant avec celle qui avait pu se dessiner sur les siens quelques instants auparavant. La confortant dans l’idée qu’Il ignorait tout de ses nouvelles activités avant de poser un pied dans l’antre de la Luxure. Il n’était pas venu pour la provoquer ouvertement, et dans un sens c’était probablement le pire. Derrière son ironie, se dissimulait des reproches difficilement contrôlés. L’indifférence avait beau lui coller à la peau, elle semblait y faire une réaction allergique. La jalousie la démangeait furieusement, plaques corrosives grattant son épiderme à vif. Elle avait bien essayé de se répéter qu’elle n’avait aucun droit de Lui en vouloir, presque parvenir à s’en persuader, un seul regard posé sur Sa carcasse abimée suffisait à relancer les hostilités. Se détestant elle-même d’avoir laissé plus que de raison Son absence polluer ses viscères, y accrocher des fragments de remords et de détresse. Sa présence dans ces lieux de débauche sonnait et résonnait comme une trahison dans les moindres recoins de son crâne. L’assourdissant au point d’avoir envie de se cogner la tête contre les murs pour que le vacarme cesse. Déjà enfant elle avait toujours eu du mal à partager ses jouets, capricieuse et égoïste. Même parfois avec sa jumelle. Sauf qu’à la différence de ces babioles insignifiantes aussitôt désirées aussitôt oubliées, Il n’avait rien d’une passade. La brûlure ne s’éteignait jamais, liquéfiant littéralement ses organes vitaux. Elle pourrissait de l’intérieur, dévorée par les frustrations qu’elle s’était elle-même imposées en annulant leur mariage.

« - Ah non ? On dirait que tu as mal choisi ton endroit dans ce cas… »
Un brasier constant réchauffait naturellement le repère des dépravés professionnels. Alimenté en permanence par l’échauffement des créatures de rêve et les merlans frits se pressant à leurs chevilles. Elle ne pouvait pas s’empêcher de persifler, dévoilant l’étendue son courroux. Agacée que ses insinuations aient été ignorées. Il se dérobait comme d’ordinaire, préférant s’en sortir avec d’habiles pirouettes plutôt que de faire preuve d’honnêteté envers elle. Cultivant le mystère. Elle en était après tout la première responsable, ayant tout fait pour ne pas être digne de Sa confiance. La piétinant sans vergogne lorsqu’elle aurait du s’évertuer à en prendre soin, à la préserver.

« - Je suis étonnée de te trouver ici d’ailleurs, moi qui pensais que tu ne mangeais pas de ce pain là… Tu crois que ça va rassurer tes collègues ? Comme tu n’as pas eu le temps de glisser des billets contre les cuisses des danseuses… » La demande fut énoncée d’un air faussement innocent, faisant référence à leurs dernières retrouvailles. Prêchant le faux pour avoir le vrai. Si elle avait du mal à Le croire désintéressé de la gente féminine, ou plutôt si elle s’y refusait, elle était forcée de considérer Ses propres aveux. Les faits. Il s’était toujours montré réservé en sa présence, en dépit de quelques rapprochements. Sans opposer de protestation, elle suivit Sa trajectoire de ses prunelles acérées. L’observant passer derrière son bureau comme s’Il avait été le maitre des lieux. S’installer confortablement dans le fauteuil au cuir étouffant. Chaleur écrasante propice aux orages. Ses barrières de nacre se serrèrent, déchiquetant les sarcasmes se glissant sur son palais avant qu’ils n’aient pu venir souiller l’air. Un frisson lui lacéra l’échine lorsque Son compliment frôla ses tympans, la poussant à froncer légèrement les sourcils. Comme une vulgaire débutante, elle perdit partiellement contenance. Il ne lui manquait plus que le rouge aux joues pour parfaire le ridicule.

« - J’admets que leurs manières sont quelque peu… cavalières mais que veux-tu… Je suis une grande timide, j’avais peur d'un rejet. En tout cas je te remercie de souligner mes efforts pour attirer la clientèle. »
Susurra-t-elle avant de briser à son tour la distance, contournant le meuble pour se retrouver contre Son dos. Ses doigts se perdirent sur Ses épaules, massant Ses muscles raidis avant de s’immobiliser sans la moindre douceur. « - Mais je n’ai pas encore abandonné les types au sang froid, ils ne sont pas très bavards et assez radins, mais ils ont l’avantage de ne pas avoir les mains trop baladeuses… » Serpents perfides s’introduisant sensuellement à l’intérieur de Sa chemise au moment où elle prononçait les ultimes mots, par pure provocation. Sans s’avouer qu’elle en avait cruellement besoin. De ce contact brûlant, de s’assurer qu’Il n’était pas un spectre imaginé de toutes pièces par son esprit blessé et malade. De vérifier qu’Il était réel, qu’Il n’était pas resté captif des monstres de glace hantant les ruelles nauséabondes de l’ancienne capitale. Manque viscéral qu’elle comblait comme elle le pouvait, le déguisant de manière puérile. Enivrée par la fureur bouillonnant dans ses veines. Les reins calcinés par l’attirance impérieuse grisant ses sens, lui faisant quasiment oublier le but de son sulfureux manège. La sorcière poussa le vice jusqu’à embrasser puis mordiller Son oreille. La titillant gentiment avant que ses dents ne se montrent féroces, entaillant sévèrement le morceau de chair.

« - Et puis eux au moins évitent de cogner comme des brutes sur la seule sœur qu’il me reste. »
Asséna t’elle sèchement avant de Le relâcher et de s’asseoir sur la texture de bois lui faisant face. Fusillant Ses sombres rétines de ses sphères azurées. Elle sentait le forcené tapi dans sa poitrine devenir terne, fade, à l’image de ces sentiments qu’Il ne lui avait probablement jamais porté pour la maltraiter à ce point. Elle ne cherchait plus à le masquer, c’est tout une palette d’émotions qu’elle Lui laissait deviner sur son visage. De la colère à la déception en passant par la plus âpre des souffrances. Appelant désespérément une réaction qui ne viendrait certainement pas, prisonniers de ce gouffre vaseux aux parois trop lisses pour qu’ils puissent s’en extirper. Il n’avait fait que donner des raisons à son ainée de le haïr, et de la mépriser elle-même par la même occasion pour s’être entichée d’un tel bourreau. Elle ne pouvait pas choisir, sacrifier sa dévotion pour l’un au profit de son amour inconditionnel pour l’autre. Se mutiler le cœur ou s’arracher les entrailles… Effrayée qu’Azzura tente un jour de l’y contraindre sous peine de la rayer de Son existence.

« - Tu n’aurais pas du laisser de témoin. Ma panthère noire. Elle, elle ne mord pas la main qui l’a nourrie. Finalement je crois qu’on a beaucoup surestimé la loyauté de la race canine... Pas toi ? »
Dédaigneuse au possible, elle se mordit la langue en réfléchissant aux méchancetés qu’elle venait de proférer. Aurora avait été sauvée sur un coup de tête, par pitié. Sans vraiment croire que le rituel marcherait. Représentant la preuve vivante qu’elle était capable d’altruisme, alors que cette catin n’avait pas hésité à tout entreprendre pour la faire jeter à la rue. C’est ce qu’elle aspirait à faire avec Lui aussi, au plus profond de son être, avec des siècles d’écart. Le pardonner. Mais un parjure effacé en cachait inlassablement un autre, elle avait beau gratter la toile avidement, elle restait noire comme la suie. Maculée à l’encre de leurs méfaits, éclaboussée de rancune et de sang.

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MessageSujet: Re: /!\ Kissed by fire {Pv.}   Sam 18 Mai - 22:14


Tu te fourvoies. Tu n’as de cesse de courir après une ombre. D’aimer… Quoi au juste ? Une chimère, un doux souvenir qui s’estompe un peu plus à chaque nouveau battement de ton cœur. Il s’était fait tant de promesses, les marquant dans son esprit et parfois sur sa peau pour ne jamais les oublier. Qu’elles restent à jamais présentes, aussi puissantes qu’à leur naissance. Il s’était juré de ne jamais perdre de vue son humanité, celle dormant dans chaque être. De ne jamais s’abaisser à la barbarie gratuite dont il avait été témoin dans sa jeunesse, pour ne pas revivre ses propres tourments. De bien jolies paroles, effacées, rayées de sa mémoire. Tu es un monstre, tu te crois différent mais tu es pire. Pire que tous ceux réunis dans cette salle là-bas. L’entrevue improvisée tournait à la comédie glaciale. Quoi qu’il fasse, quoi qu’il se jure, leur rencontre avait toujours un goût de fer. Une amertume lassante et violente impossible à étouffer. La remplacer par quelque chose de plus suave, rien qu’une fois. Il s’enfermait dans de charmantes utopies, à croire encore à son âge qu’ils pourraient retrouver, ne serait qu’une heure, la complicité de leur tendre enfance. Elle était loin cette époque. Loin le gamin, mort comme tout le reste. Ensevelis sous la noirceur pulsant dans ses veines. Noyé par la force de ce nouveau personnage qu’il s’était forgé il y des mois, lui donnant plus de puissance à chaque renaissance.

« - Si j’avais pu choisir, je serais resté dans le froid. Sortit des carcasses sur pattes, le coin était assez tranquille » Sa colère l’avait fait frissonner. L’avait fait sourire aussi, à peine, juste pour lui. Le poussant alors à jouer la provocation. Ce qu’il savait faire de mieux. Rapprocher la paille des braises pour voir jusqu’où il pouvait aller avant qu’elle ne s’embrase. En se faisant jeter dans cette pièce comme un malpropre, il s’était braqué. Enfermé dans son enveloppe de glace pour ne pas laisser à son bourreau l’occasion de déceler chez lui la moindre faiblesse. Il n’était que cela, un tissu d’impuissances. Le feu, la chaleur irradiant cette main qu’il contemplait avec un dégoût certain. La gauche comme la droite, perverties toutes les deux par la langue malsaine des flammes. Et puis Elle. Sa plus belle faiblesse. Sa plus grande force aussi. Le paradoxe lui fit serrer les dents, embrumant ses traits alors qu’il baissait les yeux. Il les ferma, espérant trouver dans cette cécité la force d’oublier ce qu’il avait pu contempler. La raison d’une sincérité indécente. Les notes d’un rire nerveux agitèrent sa carcasse, glissèrent sur sa langue avant qu’il ne serre à nouveau les dents pour empêcher la suite de cette hilarité déplacée de souiller l’air. Déjà empli d’acide corrosif, s’échinant à les ronger jusqu’à l’os. L’allusion était fine, parfaite. Il releva la tête pour la gratifier d’un regard faussement mutin toujours glacial malgré tout, le sourcil légèrement arqué.

« - Je me fiche de ce qu’ils peuvent penser, ce que je fais de mon temps libre et avec qui je le passe ne regarde que moi. Sans tes nouveaux caniches, ce serait certainement déjà fait. Il y aura d’autres occasions pour ça. Je leur dirais que j’ai eu le droit à un show privé avec la gérante, ça fera bien plus que les rassurer. » Son esprit dérangé voulait croire que tout ceci n’était que jalousie. Une réplique pour lui faire démentir ce qu’il avait lancé sous le joug de l’adrénaline. Es-tu satisfaite de la réponse ? Il s’enferma dans le silence. Le revers de la médaille ne lui plaisait absolument pas. Il avait lancé les dés, lui tendant la main pour qu’Elle réplique sur le même ton que lui. Contre ses rétines venaient de se profiler l’illustration de Ses paroles. Son imagination démente poussant le vice jusqu’à La projeter face à tous ces clients amants de la luxure et du voyeurisme. L’objet de toutes leurs convoitises. L’objet de ses propres envies. La partager lui était insupportable. Ne pas pouvoir L’avoir à ses côtés l’était d’autant plus. Ses doigts cessèrent leur pianotage ridicule, se fermant alors avec exaspération jusqu’à faire gémir le cuir ornant sa main. Contre ses tempes, son sang battait à tout rompre. Vague de rage s’y heurtant violemment, ravageant ses entrailles pour éteindre le brasier caressant ses reins. Champ de ruine et de cendres, à peine ravivées par Son rapprochement. Ses frôlements. Il resta de marbre, se fit violence pour retenir le soupir de plaisir titillant sa langue. Pour s’empêcher de céder à cette tentation qu’Elle lui agitait si impunément sous le museau. Son flegme n’était qu’illusion, il le savait. Volant en éclat quand Elle poussa le vice et Ses doigts sur sa peau en feu. Des frissons firent frémir sa carcasse, et voilà qu’il se mordait la lèvre, serrant un peu plus le poing. Son absence rendait chacun de Ses contacts des plus intenses. Insupportables tant ils étaient délicieux. Tant ils le rendaient faible, dépendant de Sa présence et de Sa peau contre la sienne. Un besoin viscéral qu’il ne pouvait pas renier, même avec toute sa volonté. Il avait tenté de le faire, pervertit depuis près de huit siècles par une attirance incestueuse. Fléau profondément ancré dans sa chair, dans ses entrailles. Jusque dans les plus infimes fibres de son cœur.

Un hoquet de douleur teinté de stupéfaction brisa son silence. Il releva la tête, fusillant Ses prunelles abyssales. En apnée tout le temps de Son manège aguicheur, ses poumons se remplissaient à nouveau d’air. Devenus douloureux face à cet afflux soudain d’oxygène. Un profond dédain se glissa sur son visage, une rancœur silencieuse envers cette sœur qui pour lui n’était rien de plus qu’une tique qu’il fallait à tout prix tuer à coup d’éther. Tu parles d’une sœur… A croire que la notion de ‘famille’ a été redéfinie spécialement pour nous.

« - Les chats sont vraiment des saloperies ! J’aurais dû l’empailler… Le chien reste fidèle à son maître, seulement si ce maître ne lui tourne pas le dos. L’animal n’est pas le seul à blâmer pour son manque de loyauté » Lâcha-t-il les dents serrées, s’agitant sur ce siège devenant étrangement inconfortable. Etouffant sous cette chaleur assassine. Le début avait été un léger murmure, plus pour lui que pour Elle. Un reproche qu’il se faisait à lui-même. Au lieu de jouer les rebelles il aurait dû s’en tenir à ce pour quoi il était payé. Ma panthère… Il ne saurait dire ce qui était le plus gênant. Que le chaton ait joué les rapporteuses, ce qui, d’une certaine manière, ne l’étonnait même pas. Ou qu’elle soit, elle aussi, une de Ses créations. S’il lui en avait voulu pour ça, il avait aussi eu l’audace de croire qu’il était le seul. Il avait joué les égoïstes, s’offrant une place de choix et unique dans la liste de Ses méfaits. L’amertume envahit sa gorge, la déception tiraillant sa peau. Il détourna le regard, une expression sévère se dessinant peu à peu sur ses traits.

« - Quant à ta chère sœur, si elle apprenait à contrôler ses pulsions de sorcière véreuse et ne me prenait pas pour un cobaye, ça lui éviterait bien des ennuis » Toute son aversion se retrouva libérée en un seul soupir. Elle l’avait poussé à bout, s’était montrée des plus irritables. Allant jusqu’à l’emprisonner dans un étau de douleur tout droit sorti de son esprit fourbe. Lui qui ne portait déjà pas la magie dans son cœur, il n’en était devenu que plus méfiant. Craignant les mages quel que soit leur camp. Même Elle. Il reporta finalement son attention sur Elle. Prunelles ténébreuses qui perdirent de leur noirceur, un profond malaise s’y imprégnant, nuances de brun depuis longtemps disparues de ses pupilles. Il tendit la main, hésita un court instant, avant de la laisser frôler la Sienne avec timidité. Ne me regarde pas avec ces yeux là…

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MessageSujet: Re: /!\ Kissed by fire {Pv.}   Mar 21 Mai - 22:00

Il avait répliqué sur le même ton insolent, lui renvoyant une gifle mentale pour lui fermer le clapet. Leur passe-temps favori. Se provoquer mutuellement, pousser l’autre à bout pour avoir la joie de le voir exploser. Rester stoïque pour préserver sa fierté, tout en bouillonnant de l’intérieur. Des souvenirs et des rêves avortés, ils n'avaient désormais plus que ça à quoi se raccrocher. Les déclarations n’avaient jamais vraiment été leur fort, même la tendresse ployait devant leur haine passionnelle. Ils se contentaient de se chercher constamment, de trouver ainsi les réponses aux questions silencieuses qu’ils n’oseraient jamais se poser. Avec le temps, faire craquer l’autre semblait toutefois être devenu plus ardu. Les poussant à aller toujours plus loin dans la provocation gratuite. A corser les règles. A dépasser allègrement les limites qu’ils s’étaient fixés, à leurs risques et périls. D’autres occasions pour ça… L’offense lui fit voir rouge, injectant à ses rétines des visions à vouloir se les arracher. Se crever les yeux pour ne plus Le visualiser avec d’autres. Pour ne plus être attirée à l’extrême par la tentation qu’Il représentait. Mais avant ça, écarteler ces misérables, ses propres employées dont les charmes ardents jouaient contre elle. Ces danseuses qu’elle-même se plaisait à admirer. Les éviscérer, écorcher leur peau nacrée pour qu’il n’en reste plus que des crevasses et des boursouflures qui Le répugneraient profondément. Tremblante de rage, elle se contenta de secouer le crâne pour chasser les horreurs s’infiltrant dans son esprit détraqué comme du soufre. Acide corrosif brûlant douloureusement son hémoglobine avariée. Possessivité exacerbée qu’elle laissait seulement deviner, frustrée de devoir s’empêcher de protester ouvertement.

« - Parce que tu crois qu’ils goberont une ânerie pareille ? »
Susurra-t-elle avec un brin d’arrogance, jetant sur Lui une œillade mutine qui en disait long. Les rumeurs circulant sur son compte la décrivaient davantage comme une créature dédaigneuse, instaurant une distance certaine entre les clients et elle, que comme une adepte des gâteries en privé. Interrogation mesquine qui ne l’empêcha pas de se retrouver contre Son échine, attisant des escarbilles difficiles à muer en flammes dignes de ce nom. Fâcheuse manie de rester de marbre, y compris à ce qui ressemblait à des avances indécentes, réduisant le reste de ses nerfs en cendres. Enjôleuse de pacotille absorbant le moindre de Ses frémissements comme une délicieuse dose de drogue. Son cerveau lui intimait vivement de fuir, de mettre enfin un terme à cette attirance incestueuse ayant traversé les siècles. Mais son corps lui n’arrivait pas à abandonner. Entièrement enchainé et asservi par des pulsions qui la dépassaient, par des sentiments qui la lacéraient. Elle le voulait, plus proche encore. Ne demandant qu’à s’enivrer de Sa chair capiteuse, redevenant cette adolescente de quatorze ans impatiente et capricieuse. Elle l’était toujours quelque part, gangrénée par une rancœur tyrannique. Plaie béante si proche de l’os, qu’elle doutait qu’elle puisse un jour cicatriser. Désir refoulé au creux de son être revenant par vagues étouffantes. Ce n’était pourtant pas faute de ne pas avoir imaginé sa vie débarrassée de cette lueur trop vive pour passer inaperçu, même en pleine tempête.

Un sourire acerbe se glissa sur ses lèvres lorsqu’Il cracha sa bile, tenant plus de la grimace qu’autre chose. Il l’égratignait de reproches, retournant ses accusations contre elle sans scrupules. Se plaçant dans le rôle de la victime esseulée chaque fois qu’elle l’accusait d’être le grand méchant de l’histoire. Elle crut néanmoins percevoir déception et affliction tournoyer dans les ténèbres de Ses pupilles. Sans en être réellement certaine. Elle pencha légèrement la tête pour capter Ses sphères fuyantes, et mettre un nom sur ce qu’elle avait cru y voir. Étrangement, elle n’avait pas pensé qu’Il puisse se montrer jaloux d’une si terrible punition. Même s’Il avait fini par considérer son loup comme un véritable jumeau de fourrure, une moitié indispensable.

« - Pauvre bête… Si je décide d’en adopter un je penserai à lui mettre de l’argent autour de la fourrure, en prévention. Elle n’a pas tari d’éloges sur toi non plus. Tu as le don de faire forte impression. C'est mal parti pour les pique-nique tous ensemble dans la forêt on dirait. »
Ironisa t’elle, d’une voix sèche. Se souvenant des accusations de la panthère, indigestes. Elle en avait certes rajouté, arrangeant certains faits à son avantage pour mieux L’enfoncer. En amplifiant certains autres pour mieux Le rendre indifférent et inhumain. Mais elle savait qu’il n’y avait pas tant de couches que cela à gratter pour parvenir à l’insupportable vérité. Et Il ne faisait qu’aggraver Sa situation, en ne révélant ni remords ni culpabilité. Seulement le regret qu’une tierce personne ait pu aller rapporter Ses méfaits. Elle n’en blâmait pas moins sa sœur, trop furibonde et fielleuse envers Lui pour s’abstenir de trainer dans la poussière leur cousin. Mais elle était touchée que son ainée tente de la protéger. Une petite voix dans sa tête ne pouvait s’empêcher d’espérer, en dépit de ses efforts pour la faire taire. En manque de Son affection, habituée à ne croiser dans Ses iris que mépris et amertume. A sa manière, Azzura l’intimidait autant, si ce n’est plus, que leur père. Ils avaient réussi à la convaincre qu’elle ne pouvait qu’être indigne d’eux, quoi qu’elle entreprenne. La honte la poursuivait de ses filets poisseux. Ses azurs Le poignardèrent, passant au scanner les expressions de Son visage pour y déceler une raison de prendre Son parti plutôt que celui de son ainée. Il n’y en a pas et tu le sais, cesse de te faire des illusions…

Troublée, Cora baissa la tête vers le plancher. Les jointures de ses phalanges serrant le bois rude à les en faire blanchir. Son malaise pesait des tonnes, affaissant ses épaules. Étonnée qu’il avance craintivement Ses doigts vers les siens, les électrisant. Elle hésita à son tour avant d’attraper les timides serpents, et de caresser maladroitement Sa main. Décrivant des arcs de cercle pour dompter l’anxiété qui grimpait, comme lorsqu’ils étaient enfants. Si elle avait perdu cette habitude après la mort de Chiara, elle était autrefois de nature tactile, en particulier avec Lui. Aspirant en permanence à maintenir entre eux un contact physique, un lien tangible. Besoin viscéral qu’elle se devait s’assouvir, vieille manie revenant peu à peu. L’éclat de sa colère faiblissait légèrement, fané par la lassitude s’emparant de son être.

« - Tu joues tellement bien les chiens battus... Tu sors constamment les mêmes excuses prémâchées, un vrai disque rayé. »
Souffla t’elle avant de soupirer, les traits tirés. Ses ongles s’incrustèrent machinalement dans Sa paume, leur propriétaire retrouvant sa férocité alors que le venin de Ses paroles s’insinuait progressivement en elle. Elle se sentait affreusement blessée au fond. Pour ces mois de silence radio, d'absence. Pour avoir souffert à en crever de ces rumeurs funèbres, et finalement Le retrouver à se rincer l’œil avec désinvolture. Pour le peu d’estime qu’il avait d’elle, voire le peu d’attachement. Sa carapace se fissurait littéralement. « - La déloyauté du maitre… Ce qu'il ne faut pas entendre. Tu veux qu’on compte les points pour voir ? » Délaissant son siège de fortune, elle Le relâcha et se remit sur ses pieds, Le jaugeant avec sévérité. « - On se demande pourquoi je fais tant d’histoires après tout... Quelques tortures, quelques baffes, quoi de mieux pour recadrer les sorcières mal élevées !? Ce que tu fais de ton temps libre ne regarde que toi, n’est ce pas ? » Persifla t'elle, réutilisant Ses propres mots. Écoutant une impulsion des plus stupides et puériles, elle attrapa le seau à glace qui trônait sur son bureau. Retirant la bouteille de champagne qui y nichait pour déverser le reste de son contenu sur Lui : les glaçons et l’eau solidifiée qui avait eu le temps de fondre.

« - Tiens, pour panser les bleus de l’animal maltraité. Et puisqu’à choisir, tu serais ‘resté dans le froid’, la sensation devrait te satisfaire. Autre chose pour te contenter ? Histoire que j’arrête dès maintenant de te négliger…
» Elle se détestait, de se mettre dans un tel état pour quelque chose qui n’en valait pas la peine. D’être l’unique responsable de Son comportement outrancier, comme Il l’avait suggéré. Elle frissonnait sans pouvoir s’arrêter, tant tout se mélangeait dans sa carcasse mortifiée. Irritation, affliction et vexation. Des déchirures en travers des poumons et des hématomes sur le cœur. Ses talons se dirigèrent vers la porte entrouverte, songeant à la franchir. Se contentant de la refermer, de la verrouiller à clef et d’y appuyer son dos. Obstacle vivant désireux de Le dissuader de sortir. Elle s’y refusait, sans avoir pour autant le courage de quémander une trêve, ou de présenter des excuses la première. Trop orgueilleuse pour ça.

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MessageSujet: Re: /!\ Kissed by fire {Pv.}   Jeu 23 Mai - 21:34


L’hésitation rongeait ses veines, se mélangeant au reste de ses maux pour l’emprisonner dans un carcan léthargique. Depuis sa plus tendre enfance les contacts physiques le tétanisaient. Hormis les attentions de son père, personne ne pouvait se targuer de pouvoir l’approcher avec de nobles intentions sans qu’il se fige. Sauf Elle. Il n’y avait qu’avec qu’Elle qu’il s’abandonnait, oubliait ses craintes et ses plus intimes angoisses pour éprouver du réconfort. Une sécurité bienveillante qui vidait son esprit. Aujourd’hui encore, cette aversion le poursuivait. Jusque dans les entrailles de la Luxure, où la souffrance restait sa meilleure alliée. Il se faisait violence à chaque fois pour conserver un semblant de contrôle et se comporter comme quelqu’un de normal. Les frissons de plaisir ne tardaient pourtant jamais à se changer en frissons de répulsion, le poussant à imposer une certaine distance de sécurité. A faire machine arrière la plupart du temps.

« - Qui sait, si ça peut sauver les apparences » Souffla-t-il avant de se murer à nouveau dans le silence. Sur ses lèvres, se posa l’ombre fragile d’un sourire. Tendre et nostalgique, loin de celui dont il se parait depuis des semaines. Il suivit le manège de Ses phalanges du regard, prêt à jeter les armes, abandonner la lutte le premier quitte à en voir son orgueil malmené. Son pauvre orgueil, il l’avait vu se faire piétiner sans vergogne un nombre incalculable de fois. Trop petit pour mettre un nom sur ce sentiment, il avait fini par oublier ce qu’il représentait vraiment quand il fut en âge de se sentir blessé par les affronts. L’arrivée de Stain avait à nouveau insufflé cette notion dans son crâne. Fierté le rendant parfois imbuvable, juste exécrable. De quoi se protéger contre tout ce qui pourrait le heurter. Sa suffisance fondait comme neige au soleil, affaiblit par Ses caresses et Sa proximité. Il soupira, serra les dents quand Elle en vint à meurtrir sa peau. Il sut. Que cette armistice tant désirée ne viendrait pas. Pas aussi simplement. Ils ne s’étaient pas vu pendant des mois, avait laissé le temps se glisser entre eux pour mieux les détruire une fois qu’il serait sorti de sa tombe chimérique. Il en était parfois arrivé à regretter que ce ne soit qu’une rumeur. Une mauvaise blague ayant réussi à tenir aussi longtemps. Une solution de simplicité, détestable en tout point, pour fuir ses propres soucis. Ne plus entendre cette voix dans sa tête. Ignoble, ressassant sans cesse des choses qu’il refusait d’entendre. Qui le blessait jusqu’à l’en étouffer.

« - Si tu crois que l’argent suffira à lui éviter de bouffer de la paille… Méfies toi quand même, en plus d’être teigneux ils sont pouilleux et infestés de microbes. Ca doit être de famille ça aussi. Si elles servent de casse-croûtes pourquoi pas… Et encore » Une moquerie teintée d’une profonde amertume. Son bras le brûla, comme si ses propres mots s’étaient mués en griffes acérées revenues broyer sa chair. Un rappel douloureux qui lui fit serrer les dents. La prochaine fois que je les croise ces deux-là… Il inspira profondément, La laissa se lever sans La retenir. Son calme glissait entre ses doigts. Une eau saumâtre qu’il s’échinait à retenir dans le creux de ses mains pour éviter le pire. Il avait perdu cette faculté à laisser de côté ses peines et son impulsivité. Devenant alors le pantin d’émotions le surpassant tant elles pouvaient se montrer puissantes et destructrices. Une demi-mesure délaissant bien souvent son cœur pour le forcer à battre à un rythme effréné. Douloureusement sauvage.

« - Chacun son rôle, toi, tu excelles dans celui de la furie. Tu m’accuses constamment des mêmes choses, c’est difficile de faire plus original. » Il se redressa, détachant son dos du cuir étouffant, prêt à se lever avant de se retrouver littéralement cloué sur place. « - Arrête avec ça nom de Dieu ! »
Il La fusilla du regard, se mordit la joue pour empêcher les mots se pressant contre ses lèvres de venir se fracasser contre Ses oreilles. Les mêmes accusations, les mêmes torts. Datant d’il y a huit siècles ou d’il y a quelques mois qu’importe. Son geste lui coupa le souffle. Il se leva d’un seul bond, envoyant valser le maudit seau sur le sol. L’insulte claqua dans l’air alors qu’il reculait d’un pas. Lui qui avait voulu de la fraîcheur, Elle venait d’exhausser son souhait. Le froid glissa sur ses sombres vêtements, vint mordre sa peau avec insistance. Il frissonna. D’abord légers ils se changèrent en tremblements, aiguilles fines s’insinuant dans sa carcasse pour injecter leur obscur poison dans ses veines.

« - Un sèche-cheveux peut être, pour réparer tes dégâts ? Si tu les traites tous de cette manière, pas étonnant que tant de rumeurs circulent à ton sujet. » Il n’avait pas voulu y croire, n’imaginant même pas qu’Elle puisse être tombée aussi bas. Ce qu’il venait de lui lancer à la figure l’avait blessé plus qu’il ne le laissait paraître, malgré la désinvolture de son timbre. Qu’Elle les rejette tous et ne leur adresse que des œillades assassines, c’est qu’il aimerait qu’Elle fasse. Qu’il soit le seul à recevoir Ses regards, à capter Son attention. Assassine ou enjôleuse peu importe. Cette jalousie maladive devenait corrosive, plus intense depuis son séjour dans l’ancienne Capitale. Il avait parfois l’impression que ses sentiments étaient devenus plus intenses. De retour à la case départ, il avait perdu la maîtrise de son double et de tout ce qu’il pouvait signifier pour connaître à nouveau des tourments qu’il pensait à jamais derrière lui. Métamorphe novice courbant l’échine face à ses propres pulsions.

« - Qu’est-ce que tu veux ? Que je m’excuse ? Que je pleurniche en te disant à quel point j’ai honte ? Que les deux vipères ont raison? Qu’on m’a forcé ? Désolé de te décevoir mais c’est trop tard. J’ai laissé mes remords dans la neige. » A nouveau ses prunelles se fracassèrent contre les Siennes. S’il pouvait regretter certains de ses actes, ce qui s’était passé dans ce manoir n’appartenait pas à cette liste. Tout comme ce qui touchait de près ou de loin à Son aînée. Rancune sans cesse alimentée depuis leur plus tendre enfance, impossible à atténuer, même avec tout son acharnement. Il avait tenté de s’en défaire, abandonnant l’idée devant la dureté de la tâche. Même pour Elle, il ne serait pas capable de la considérer comme autre chose qu’une ennemie. Il esquissa un pas dans Sa direction, puis finit par briser la distance les séparant. De sa main gantée il agrippa Sa mâchoire, rapprocha son visage du Sien sans grande douceur. Parfait contraste avec la timidité de sa misérable tentative d’approche. Si proche que son souffle effleurait Sa peau. La proximité grisante fit flancher la dureté sur ses traits et dans son regard. Prunelles ténébreuses ancrées aux siennes, il la dévisagea un long moment, redécouvrant la finesse de Ses traits, les nuances d’acier de Ses pupilles singulières. Son cœur battait à tout rompre contre ses côtes, la force de ces frappes à répétition lui donnait la nausée et l’envie délirante de creuser sa peau pour le déloger, le piétiner, avant d’aller l’enterrer sous la tonne de glace qui fut sa demeure pendant trois longs mois.

« - On compte les points depuis trop longtemps pour pouvoir s’y retrouver. Et je suis certain que tu trouverais un moyen pour t’en enlever quelques-uns. » Mords-toi la langue et coupe la, tu arrêteras peut être de dire autant d’âneries. Il serra les dents, renforça sa prise contre Sa peau. Ses élans masochistes reprenaient le dessus, jouaient avec ses nerfs en le poussant à laisser ses hanches frôler les Siennes. Ses lèvres glissèrent sur Sa joue, répandant leur venin jusqu’à Son oreille.

« - Es-tu certaine que ce soit une bonne idée ? T’enfermer seule avec un chien déloyal à la morsure facile ? Tes gorilles ne pourront pas faire le sale boulot à ta place. » Susurra-t-il tout en plaquant sa main gauche contre la porte, près de Son visage. La brûlure était toujours là, indécente le provoquant ouvertement par sa résistance. Il finit par la lâcher, ses phalanges glissèrent le long de Sa gorge, s’y arrêtèrent pour L’écrouer à nouveau. La colère fusait encore sous sa peau, serrait sa mâchoire jusqu’à menacer ses dents de la cassure. Il avait fait l’erreur de se jeter dans la gueule du loup, de se rapprocher de ses plus beaux tourments et de les laisser étourdir son esprit dérangé. Sa raison le poussait à s’éloigner, L’obliger à ouvrir la porte pour qu’il puisse quitter cet endroit détestable. Sa déraison et son propre corps, le contraignaient à jouer encore un peu avec sa patience. Ego tant de fois malmené ayant déjà oublié ce qu’il venait de subir. Trop dépendant pour se passer de la raison de son obsession bien longtemps.

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MessageSujet: Re: /!\ Kissed by fire {Pv.}   Dim 26 Mai - 18:10

Il était plus facile d’être en colère, que de se laisser apprivoiser. Moins douloureux surtout. Craintive à l’idée de s’avancer en terrain inconnu, elle préférait rester sur ses gardes. Anxieuse d’essayer et de réaliser qu’ils n’étaient pas compatibles. Que Le pardonner pleinement n’y changerait rien, ne ferait que souiller la mémoire de sa jumelle en ne retirant de leur passé que des résidus putrides. S’échinant inconsciemment à envenimer chacune de leurs rencontres. Réduisant ainsi à néant tout espoir de réconciliation sous de faux prétextes. Il lui en donnait à revendre, accumulant les bavures avec ce qui ressemblait de loin à une froide indifférence. Persuadée que ne pas chercher à gratter sous Son uniforme d'inquisiteur lui éviterait de terribles désillusions, elle n’effaçait pas de sa mémoire Ses trahisons. Gravées dans sa chair, encore et encore, sans permettre un seul instant aux viles meurtrissures de cicatriser. Arrosées de sel à l’occasion, quand elle se sentait sur le point de craquer. Un arrière goût métallique engluant sa trachée, en songeant au sang tâchant Ses mains. Elle les rendait inaptes à colmater les failles, à rafistoler leurs blessures, et Il n’arrangeait rien. Nostalgique de cette époque bénie où Il n’attisait aucune flamme en elle, où ils n’étaient que deux gosses entretenant un amour pur, platonique, sans défaut. Il ne faisait office que de cousin, de meilleur ami, presque de frère. Leur relation n’était pas maculée de vicissitudes et d’immondes bassesses. A l’époque, elle n’aurait même pas cru possible de rester fâchée avec lui plusieurs jours d’affilée. Incapable de résister longtemps à cette moue mutine et adorable qui le caractérisait après l’avoir faite sortir de ses gonds. Ils avaient foi en l’avenir, quelque part trop naïfs pour envisager que leurs promesses se dénouent de façon si sordide. Et maintenant ? Deux étrangers qui se connaissaient par cœur, esseulés et abandonnés à leurs frustrations. Prisonniers d’un carcan désastreux laissant tourner en boucle les moments qu’ils avaient vécu, ceux qu’ils avaient manqué et ceux qu’ils ne connaitraient jamais. Simulacre de relation à la symphonie discordante, hachée. Quelques notes séduisantes et prometteuses réussissaient épisodiquement à l’embellir, mais la musique si ensorcelante autrefois s'apparentait désormais dans l’ensemble à du gâchis et à une vulgaire cacophonie.

« - Je n’y peux rien si tu refais constamment les mêmes erreurs. »
Trancha-t-elle d’une voix de velours, néanmoins coupante comme une lame de rasoir. Son corps ankylosé par un mélange de rage et d’amertume sourde annihilait la moindre sensation physique. Condamnée à ne ressentir que des millions de fourmis, insectes pugnaces mordant avidement ses membres pour la muer en poupée de chiffon. Elle ignorait si elle avait envie d’en pleurer ou d’en rire, de l’aimer ou de le haïr. Sans réfléchir, elle envoya valser le seau rempli de glace sur Sa carcasse amaigrie. Se rendant compte de l’absurdité de son geste lorsqu’elle se recula par réflexe. Si la scène prêtait à rire, l’élan d’hilarité qui menaçait au fond de sa gorge fut aussitôt réprimé tant Sa fureur était évidente. Voire sacrément inquiétante. Ses dents s’incrustèrent violemment dans sa lippe inférieure. Se retenant d’aggraver une situation suffisamment houleuse sans avoir à rajouter de l’huile sur le feu.

« - Non toi tu as droit à un traitement de faveur. »
S’entendit-elle riposter avec ironie avant de préciser : « - En fait d’habitude j’évite de salir le parquet, c’est d'une galère à nettoyer... » Ce qu’Il venait de lui jeter à la figure lui avait fait l’effet du crissement insupportable d’ongles sur un tableau noir, vrillant affreusement ses tympans. Qu’Il puisse prêter attention aux ragots, leur accorder du crédit, la lacérait plus qu’elle n’osait se l’avouer. Venant des autres, elle n’y accordait pas d’importance, s’amusant au contraire que certains puissent posséder une imagination si débordante. Meurtrière, nymphomane, diablesse… les qualificatifs ne manquaient pas pour la définir, noircissant la réalité à l’excès. Mais elle était persuadée que Lui au moins saurait discerner le faux du vrai, le vrai du faux. Il faut croire que je me leurrais… Elle leva les yeux au plafond lorsqu’Il lui demande ce qu’elle espérait, avant de revenir poignarder Ses lunes sombres.

« - Pourquoi pas ? Tu devrais essayer de temps en temps, rien que pour voir. Quoique non tu as raison ne prends pas ce risque, au cas où ça t’arracherait la langue. » Créature compliquée, elle aspirait à tout et à son parfait opposé. Elle voulait des excuses, de sérieuses remises en question. Des étreintes, du réconfort. Mais rien de tout ça si elle avait besoin de quémander pour les obtenir. Et elle ne niait pas que faire amende honorable ne réussirait pas à la combler. Aussi atteinte que lui à sa manière, elle s’était profondément entichée de la plupart des défauts de l'italien. De Sa répartie cinglante, de Son ego démesuré et de Son entêtement suicidaire. En dépit de la rancœur maladive qui la grignotait depuis des siècles, le seul obstacle réellement épineux et insurmontable restait son ainée, qu’elle souhaitait désespérément rendre fière. Quitte à s'en rendre malheureuse comme les pierres.

« - Je ne veux rien. Tu viens de le dire : il n’y a plus rien à attendre de toi. Si ce n’est le pire. T’es juste devenu un monstre d’égoïsme et de froideur, qui se croit le plus malin et le plus puissant avec son allure de sociopathe ténébreux. » Les mots avaient dévalé ses lèvres avant d’avoir pu les peser, ce n’est qu’une fois dans l’air corrodé qu’elle s’aperçut de la cruauté de ses propos. « - Mais tu vaux mieux que ça Ezio. Tu es mieux que ça malgré ce que peut en penser ma sœur. Ou ce dont tu t'es persuadé. » Son regard translucide s’était adouci, au même titre que ses intonations. Déviant des horreurs qu’elle avait pu Lui cracher afin d’exprimer une opinion contestant celle, pourtant si précieuse pour elle, d’Azzura. Elle était certaine qu’Il ne jugerait pas l’effort suffisant, et elle ne fut pas surprise lorsqu’Il fit mourir la distance entre eux pour agripper férocement ses pommettes. Spontanément, elle chercha à se dégager de Son emprise, et ne parvint qu’à accroître l’affliction suintant de sa mâchoire. Même sans être mauvaise joueuse, je crois que tu me battrais malheureusement à plate couture. Masochiste, l’attraction qu’il exerçait sur elle l’électrisa toutefois littéralement. Des frissons lascifs serpentèrent le long de son épiderme lorsque Son souffle suave en caressa les contours et que Ses hanches épousèrent furtivement les siennes. Chaleur brûlante et envoutante incendiant ses reins pour se propager dans ses veines. Attirance viscérale la prenant aux tripes alors qu’Il se montrait brutal et odieux, et qu’elle aurait du la réprimer. Ses pupilles d’une intensité glaciale Le fusillèrent avec hargne, tentant vainement d’éteindre la passion qui les embrasait. Contrainte de rester muette tant la pression exercée était forte. Otage de Ses bras, elle regrettait davantage d’avoir perdu le contrôle que leur douteuse contigüité en elle-même. Elle exécrait cette sensation de souffle coupé, son palpitant battant à tout rompre dans sa cage thoracique. Mutilant ses poumons à chaque folle embardée. Redoublant de vigueur lorsque Ses doigts descendirent lentement, écrouant sa gorge offerte. A fleur de peau, elle sursauta vivement lorsque Sa paume s’abattit contre la porte. Je vois d’ici les gros titres : ‘Fait-divers au Little Darlings, un client perd l'esprit et étouffe sa gérante.’ Tu auras l’air fine, à avoir bêtement tiré sur la corde raide…

« - Tu devrais apprendre à te détendre. Ce n’était que de l’eau… L’insolation te guettait. »
Susurra t’elle, effleurant à son tour Sa joue avec langueur. Se rassérénant de Son odeur grisante. Ses griffes se plantèrent dans Son épaule, maltraitant le tissu humide. Se faufilant ensuite à l’abri dans les mèches d’ébène, à mi-chemin entre tendresse et sauvagerie. « - Tu sais ce qu’on dit ? Chien qui aboie ne mord pas. Et honnêtement mouillé tu as plus un aspect de bichon frisé que de doberman enragé. » Elle mentait. Honteusement. La veine sur Son front qui palpitait, Ses dents qui se contractaient à intervalles réguliers… Sans aller jusqu’à être effrayée, Il l’impressionnait clairement. Peu rassurée entre Ses phalanges expertes, assassines.

« - Tu compte me faire regretter de ne pas avoir de muselière à portée, avant de te renvoyer dans ton chenil ? »
Bloquée par les serpents capturant son cou, elle se retrouvait dans l’incapacité de s’avancer. Ses phalanges se chargèrent de L’approcher d’elle, se montrant plus enjôleuses. Jusqu’à frôler le stigmate causé par Sa démence. Celui qui L’avait amené à tenter de se retirer par Ses propres moyens la puce implantée dans Sa nuque. Subitement raide, elle fronça les sourcils. Appuyant sur l’estampille à l’aveuglette, pour mieux se la représenter.

« - Qui t’as fait ça ? »
Gronda-t-elle, prête à en découdre avec le coupable. S’amarrant à Son avant-bras avec fermeté pour éviter qu’Il ne décide de s’écarter. Un comble après avoir sans succès tenté de se défaire de sa geôle de fortune quelques minutes auparavant.

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MessageSujet: Re: /!\ Kissed by fire {Pv.}   Mar 28 Mai - 14:31


Il grelottait. Tremblait. A mi-chemin entre le mal-être et la colère. Piégé entre la glace et le feu. Prisonnier d’une cage dans laquelle il s’était lui-même jeté. La main sur la porte, il a choisi. Même si l’hésitation continuait de nécroser ses veines, de les réduire en tas de bouillie sanglante, immonde et informe, il savait. Qu’il ne sortirait pas d’ici aussi vite. Pas sur des insultes et des reproches. Son indifférence n’était qu’une belle façade, quelque chose de machinal qu’il avait fini par faire sans même s’en rendre compte. Au fond de son cœur, il refusait de La laisser avec un goût amer sur sa langue. Il sentit ses jambes faiblirent, s’emplirent de coton pour le déséquilibrer pendant quelques secondes. Baisse infime de force qui crispa ses doigts contre Sa gorge, l’obligeant à se raccrocher à quelque chose pour ne pas flancher encore plus. Une fois la rage passée, il ne lui restait plus rien. Un élan de violence aussi dévastateur qu’un cyclone pour laisser derrière lui qu’un champ de ruines. Une coquille vide dans laquelle ne faisait que raisonner les murmures d’un vent de désolation. Ses dents se serrèrent à nouveau, la mécanique était bien rodée, faite pour le torturer. Et faire se fissurer la cire chancelante de son masque. Il plissa les lèvres, sa crispation y dessinant ce qui pouvait s’apparenter à une grimace d'arrogance. Il évita Son regard, et tout ce qu’il pouvait y lire. Sa salive s’était transformée en acide, si corrosif que déglutir lui arrachait la moitié de la trachée. Si tu refais constamment les mêmes erreurs… Un froncement de sourcils, et l’ombre de la douleur sur ses traits. Dans son regard fuyant qui perdait peu à peu de sa dureté. Il reprit son souffle, ses doigts contre la porte se relâchèrent.

« - Même en essayant je doute que ça marche. A ce compte-là, tu devrais peut-être tenter l’expérience toi aussi. Tu m’as montré la voie. Je ne fais qu’exaucer ce vœu que tu as formulé il y a quelques temps. » Acerbe, malgré toute sa volonté pour faire profil bas. Elle le narguait, le poussait à bout sans réaliser combien Elle pouvait être provocante. Dans tous les sens du terme. Quoi qu’Elle fasse, Elle n’était que provocation. Les rôles s’étaient inversés, petits, c’était lui qui mettait Ses nerfs à rude épreuve. Elle avait fini par le rattraper, jouer sur ses plates-bandes. Les surpasser parfois tant il était devenu facilement irritable. Les nerfs à fleur de peau, qu’importent l’endroit et le rôle qu’il avait choisi d’endosser avant de monter sur scène. Un piètre acteur, il avait perdu une partie de son talent en restant trop longtemps dans sa peau animale. Tout lui paraissait plus facile quand il était encore à Rome. Quand il savait user de ses sourires pour apaiser les tensions. Celles des autres. Et surtout les siennes. Ils lui paraissaient tellement dérisoires à présents. Futiles comme tout le reste, comme ses mots assassins qui n’avaient de sens que pour ceux qui les entendaient. Son ironie, devenue sa plus belle arme. Sa meilleure défense. Le dernier morceau d’un vase brisé en éclat le jour où tout bascula. De ces fameux sourires, il para ses lèvres. Proches de Sa peau, elles effleuraient Son oreille.

« - Je l’ai déjà entendu. Mais les petits roquets savent parfois se montrer bien plus dangereux qu’un limier monté sur échasses. Ne tente pas le bichon frisé cousinette » Lâcha-t-il dans un souffle. Légèreté de la réplique jurant affreusement avec la dureté de ce qu’il avait pu dire auparavant. Jurant avec cet élan de colère qu’il avait eu du mal à contrôler. A contenir. Il s’éloigna légèrement suffisamment du moins pour revenir se noyer dans les abîmes de Ses prunelles. Une erreur de débutant qui lui fit l’effet d’une claque. Ce n’était pas de la peur qu’il y lut, mais quelque chose s’en rapprochant. Qu’Elle le craigne, cette simple pensée lui broyait le cœur. Lire sur Ses traits ce qu’il avait pu voir sur ceux de tant d’autres. Ceux qu’il avait malmené il y a des siècles. Ou aujourd’hui. Le regard terrifié que lui avait lancé cette pauvre gamine avant de finir noyée dans la vase et la boue. Il le hantait, ne cessait de baigner ses nuits de sueur et de terreurs. Il était devenu insomniaque. Incapable de fermer l’œil sans se réveiller en sursaut quelques minutes après. Marqué au fer rouge par son errance dans le désert gelé de la Capitale.

« - Valoir mieux que ça ? Permet-moi d’en douter. C’est écrit, depuis le début. C’est dans mon sang, qui n’a jamais eu aucune valeur. Elle l’a compris tout de suite. Ils l’ont tous fait. » Il se renfrogna, figé par l’amertume de ce qu’il venait de dire. Crispé, blessé, agacé aussi de revoir son ancien lui revenir sur le tapis. Lascifs, entêtants, les frissons qui dégringolèrent sur sa peau lorsqu’Elle l’attira contre elle, le poussèrent à se mordre la lèvre. Manège de Ses phalanges sur sa nuque achevant d’effacer les tâches de sa rancœur et de son courroux. Malgré l’abandon qui le gagnait, il ne put s’empêcher de sentir ses muscles se tendre quand les explorateurs frôlèrent le stigmate dormant contre sa chair. Ce qui lui passa par la tête ce jour-là, il l’ignorait encore. Un élan de folie pure, et ses doigts qui agrippèrent un débris de verre pour commencer le travail. Entailler la fine épaisseur de chair avant que ses ongles prennent le relais. Perdue entre muscles et nerfs, il ne parvint qu’à frôler la puce, à tirer dessus avant de s’avouer vaincu tant la douleur fut fulgurante. Un éclair qui lui broya le crâne et le cœur, et le laissa aux portes de l’inconscience dans le froid désertique d’un appartement abandonné. Il n’y avait pas pensé, aux créatures errant dans la rue en contrebas. Au sang sur ses mains qui les attira comme de vulgaires insectes.

« - Un "monstre d’égoïsme et de froideur" qui espérait pouvoir échapper au collier tirant sur sa gorge. J’ai dû trouver de quoi me distraire. » Il n’en était pas fier, de s’être laissé enivrer par la promesse d’une liberté éphémère. Le calvaire enduré lui laissait un goût amer sur la langue tant il n’avait servi à rien. Frôler la mort en si peu de temps pour se retrouver à la case départ. Il desserra ses doigts, libérant Sa gorge de sa prison. Ses phalanges s’attardèrent sur la courbe de Son épaule. Ailes de feu laissant des traces brûlantes sur le satin de Sa peau. Il lâcha son appui, ses hanches revenant se glisser contre les Siennes, sans manifester la moindre envie de s’en éloigner cette fois. Tu es en train de commettre une erreur de plus. Je n’ai plus rien à perdre.

« - Tu me contrains à les refaire, ces même erreurs. Je ne te connais plus, et cette ignorance me pousse à m’accrocher à des restes. » Murmures fragiles, mourant contre Sa gorge alors qu’ils emprisonnaient Sa chevelure dans sa main droite. Leurs jumeaux tous aussi insolents, décrivirent des formes passagères sur Sa gorge, achevant leur lente exploration près de la courbe singulière de Sa poitrine. Décolleté indécent titillant ses sens, son regard qui s’y attarda un bref instant avant que Ses lèvres ne reviennent se heurter contre Son oreille. Sa joue puis la commissure des Siennes. Il ne fit que les frôler, avec une lenteur qui mit ses propres nerfs à rude épreuve. Mélange de souffles et de soupirs attisant le brasier menaçant ses reins. La chaleur glissait sur sa peau, étouffante. Et pourtant grisante, bien plus agréable que celle qui lui collait aux basques depuis son arrivée ici.

« - Te faire regretter ? Tu n’as pas idée… » Il esquissa un sourire, renforça sa prise sur Ses cheveux, abandonnant la chaleur de Son sein pour se réfugier contre celle de Ses reins. L’infime distance les séparant ne tenait plus qu’à un soupir. Un dernier frôlement provocant avant que sa bouche ne se scelle enfin à la Sienne. Hésitante, aguicheuse qui en devint sulfureuse lorsque sa langue caressa la Sienne. Indécence de sa conduite qui fit naître en lui une certaine gêne, un malaise infime distillé par les battements effrénés de son misérable cœur. Une liberté qu’il n’avait jamais réellement prise avec elle. Lui qui s’était toujours montré hésitant en Sa présence, équilibriste ne sachant pas sur quel pied danser, perdant son équilibre à chaque pas. La chute le guettait toujours, affolante tant elle serait rude s’il venait à essuyer un refus. Qu’Elle le repousse, cette menace pesait sur sa nuque. Entêtante à tel point qu’il fit marche arrière, délaissant la douceur de Ses lèvres sans vraiment s’en éloigner. Suffisamment pour reprendre son souffle et remplir à nouveau ses poumons d’un air devenu rare. Infime et pourtant immense, le vide menaçait ses entrailles. Les tordant en tous sens sous le joug de la crainte. Regarde-toi, tu trembles comme un gosse…

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MessageSujet: Re: /!\ Kissed by fire {Pv.}   Sam 1 Juin - 17:58

Je ne fais qu’exaucer ce vœu que tu as formulé il y a quelques temps. La réplique tambourina contre ses tempes, jusqu’à lui en donner mal au crâne. Ils en revenaient toujours à cette réponse pernicieuse, à cette affirmation absolue la fracassant comme un boomerang. S’Il était comme ça, c’est qu’elle l’avait voulu. S’Il était passé de l’agneau au loup, c’est parce qu’elle l’avait maudit en connaissance de cause. Et dans Son esprit détraqué, cela semblait Lui donner le droit de commettre les pires atrocités sans avoir à s’en justifier et encore moins à s’en excuser auprès d’elle. Coquille vide sans remords, sans limite, dont elle avait aspiré la bonté pour en façonner l’enveloppe à son image. Elle aurait probablement pu quémander Son pardon, si seulement elle n’avait pas été si orgueilleuse. Trop fière pour ne plus se focaliser sur Ses torts et faire mieux qu’entrapercevoir les siens.

« - Je t’en prie, rejette-moi donc la faute. Si ça peut t’aider à mieux dormir la nuit et à te regarder dans une glace. Je t’ai peut être offert des griffes et des crocs, mais tu as appris à mordre et à gratter le purin tout seul. » Tu le fais exprès ? Tu t’imagine vraiment que je ne t’ai damné que pour te rendre monstrueux ? Elle l’avait aussi fait pour garder un lien. Puissant, indéfectible. Elle n’avait pas trouvé de meilleur moyen, pour l’enchainer à elle sans pour autant salir Chiara ni décevoir leur ainée. Elle était devenue vile, acariâtre, rongée par l’amertume. Incapable d’opter pour une solution moins drastique, plus humaine. Mais elle avait beau avoir déguisé ses méfaits derrière une abjecte punition, le rituel n’avait pas été scellé qu’avec sa rancœur. Sa plaisanterie lui arracha un sourire, auquel elle préféra ne pas répliquer. Préférant se montrer raisonnable et ne pas insister, plutôt que de cisailler irrémédiablement Ses nerfs et de s'attirer Ses foudres. Qu’Il puisse se montrer particulièrement dangereux en dépit de sa frêle silhouette, elle n’en doutait pas. Elle L’avait vu. Tuer les concurrents les uns après les autres, en usant de rage et de mesquinerie. Cruel et impitoyable. Elle avait même essuyé les coups à son tour. Quand quelques heures auparavant, leurs deux corps esseulés s’étaient blottis l'un contre l'autre pour dompter l’horreur et le froid. Alors elle n’en doutait pas, Il pouvait la briser comme personne. La détruire après lui avoir fait miroiter l’ombre d’une réconciliation éphémère. Et pourtant. Même si les preuves accablantes de Sa culpabilité s’étalaient devant elle, Il n’était pas en mesure d'entièrement l’effrayer. Il parvenait tout juste à l’intimider, à la repousser dans ses retranchements.

« - Ne sois pas ridicule. Si le sang rendait respectable, ça se saurait. Pour avoir épousé un vrai noble, et accessoirement l’un des pires déchets que la terre ait porté, je sais de quoi je parle… » Soupira t’elle contre Ses tympans meurtris, renforçant l’étau autour de Son cuir chevelu. Et si ton hémoglobine avait une quelconque importance, j’éviterais de frôler l’inceste si souvent… L’italienne avait machinalement secoué la tête négativement lorsque Ses affirmations s’étaient immiscées dans son organe auditif. Elle s’efforçait de ne pas croire à l’hérédité, à la tendance à reproduire des comportements ignobles. Inscrits dès la naissance. Assimilant ce genre d’explication à des justifications en carton. Et à la foi aveugle en un dieu qui n’existait pas, en une religion qui la débectait. La fatalité n’est que la défense des faibles. Mais faible tu l’as été toute ta vie Cora… De telles remarques ne l’étonnaient toutefois pas de la part d’un ancien inquisiteur, s’adonnant à la chasse aux sorcières sous prétexte que la malveillance voguait dans leurs veines putrides.

« - Arrête de te cacher derrière tes gènes, ça ne te décharge de rien… Si tu étais si fourbe et malsain au fond de toi, tu te transformerais en rat, en vautour ou en serpent. Je ne t’ai pas imposé ton animal, c’est lui qui t’a choisi. » Ses murmures s’avéraient tranchants, décisifs et sans appel mais ses mouvements, eux, s’adoucissaient nettement. Délestant ses muscles de leur raideur spontanée pour se faire plus câline. Sans tout à fait réaliser qu’elle venait de révéler un secret bien conservé durant des années et des années. Elle avait appris à duper tout Rome, et Lui en particulier. Se parant sans cesse d’un sourire de façade, d’œillades faussement amoureuses et d’une gestuelle qui lui retournait l'estomac. Préférant feindre le bonheur conjugal parfait, plutôt que de passer pour la plus misérable des victimes. Pour celle qui se fait battre, insulter, tromper et qui se tait, se tasse. Son mari l’avait abimée jusqu’à faner et étioler le peu de joie de vivre qui survivait encore quelque part en elle. Il avait fait d’elle une froide meurtrière, capable d’insuffler du venin à un homme jour après jour en se réjouissant intérieurement de son interminable et douloureuse agonie. Dissimuler des faits si abjects la taraudait moins à présent qu’à l’époque, où elle en serait morte de honte.

Toucher l’hideuse cicatrice dormant sur Son cou lui fit le même effet qu’une aiguille plantée dans le doigt. Pantoise, son premier réflexe fut de s’éloigner de ce repoussoir, avant d’en délimiter les contours timidement. Fortement décontenancée lorsqu’Il reconnut s’être lui-même grièvement amoché. Ses sphères océaniques s’écarquillèrent, Le jaugeant sévèrement. Manquant de lui mettre une tape derrière la nuque pour Le réprimander comme un gamin de huit ans. Véritable courage ou tempérament suicidaire, elle n’arrivait pas à se décider et à coller un mot plutôt qu’un autre sur Sa conduite désastreuse. Elle Le comprenait néanmoins. Il n’avait fait que chercher une échappatoire. Son égoïsme et Son indifférence lui explosaient moins à la figure avec ces circonstances atténuantes. Elle ne pouvait pas rivaliser, incarnant tristement une prisonnière résignée et docile.

« - C’était bien essayé… Mais ne recommence jamais une telle ânerie. » Chuchota t’elle après un long silence, entre colère et instinct de protection. « - S'il te plait. » Rajouta t'elle dans un bruissement, même si cela l'écorchait. Si elle se plaisait à Le provoquer, à titiller voluptueusement Ses sens, Il n’avait rien à apprendre d’elle. Elle s’abandonnait à Lui, Lui délaissant les rennes au prix d’un âpre combat. Caresses sulfureuses s’attardant sur la courbe de sa poitrine à peine voilée, glissant contre ses hanches lascives. Effleurant ses boucles soyeuses avant de venir mourir près de ses lippes. Il prenait un malin plaisir à muer son exploration délicieuse en un véritable supplice. Exquise torture lésant sa peau. L’obligeant à flirter avec la douceur de Ses lèvres sans pouvoir s’y lier réellement. Manège frivole affolant démesurément le forcené dans sa poitrine. Misérable se cognant abruptement aux barreaux des limites qu’ils s’imposaient. Elle ne put retenir un râle de soulagement lorsque Sa bouche enjôleuse s’amarra enfin à la sienne. En éprouvant la texture suave avant que Sa langue ne vienne sensuellement se mêler à sa compagne de jeu. Une vague de chaleur se fracassa contre ses reins avec vigueur, enivrante et étouffante. Ses ongles s’enfoncèrent dans Sa chair avec une certaine sauvagerie, y apposant inconsciemment leur marque. Il restait le seul dont les baisers la faisaient bouillonner, souffrir, la rendant masochiste tant elle en redemandait. Elle reprit son souffle avec difficulté, frustrée qu’un infime espace revienne les séparer. Ses bras enlacèrent Sa taille, ses phalanges ne se gênant ensuite pas pour courir sous Sa sombre chemise puis pour la déboutonner. Meurtrissant gentiment Son échine, en se délectant des frissons qu’elle Lui dérobait. Ses prunelles d’acier s’ancrèrent à Ses pupilles ténébreuses, s’y noyant plus que de raison. Son bassin désinvolte frôlant le Sien dans un mouvement suggestif, au lieu de reposer sagement son dos contre le mur moite.

« - Tu pourrais ne plus te contenter de restes, si tu le voulais. » Susurra-t-elle dans le creux de son oreille, en mordillant le lobe. Ses lèvres fiévreuses descendirent légèrement, brûlant Son épiderme à de multiples reprises. Dévorante et insatiable. Aguicheuse à l’excès, elle ne pouvait pas faire plus clair. Ni dans l'intonation mielleuse de sa voix, ni dans l’indécence de ses insinuations. Pas plus que dans la ferveur animant le moindre de ses rapprochements langoureux. Courant ainsi le risque d’être salie par un vif rejet, ou de regretter amèrement d'avoir cédé par la suite. Passion viscérale incendiant ses entrailles, annihilant sa réserve habituelle. Grillant les restes de ses neurones.

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MessageSujet: Re: /!\ Kissed by fire {Pv.}   Lun 3 Juin - 20:58


Répéter la même chose dans l’espoir de s’en convaincre. D’accabler quelqu’un d’autre des maux qui lui tombaient sur les épaules. Il avait tenté de se convaincre d’un bon nombre de chose au court de sa courte existence. Du bienfondé de ce pour quoi il avait été enrôlé. De l’existence d’une divinité veillant sur ses soi-disant enfants. Qu’Elle l’avait détruit pour mieux le punir d’avoir assassiné Sa sœur. Comme si La voir au bras d’un autre n’avait pas été une torture suffisante. Il en mourrait, un peu plus à chaque fois qu’ils croisaient leur route. Pensait avoir connu le plus dur pour se rendre compte la fois suivante que Ses sourires lui devenaient insupportables tant ils étalaient Son bonheur devant lui. Et maintenant que Ses murmures venaient de se glisser contre sa peau, il sentait sa rancœur se faire plus fragile. Jalousie ayant traversé les ravages du temps pour se retrouver malmenée par ce qui n’était, en fin de compte, pas de véritables aveux. Il le détestait, cet homme, pour avoir eu l’audace de La détruite. Esprit aliéné se perdant dans des divagations douloureuses, secouant alors la tête pour les faire disparaître de ses rétines.

« - Il me faudrait bien plus que ça pour pouvoir retrouver le sommeil. Tu as abandonné ton animal de compagnie dans les terrains immondes de Rome, il a bien dû apprendre à survivre seul. Le renom et la folie semblent aller de pair.» Une réponse qui fit dévaler dans sa gorge un venin bien plus amer que les précédents. Même s’il avait cessé de pleinement Lui en vouloir, il continuait de maintenir à Son égard une certaine rancœur. La tristesse de L’avoir perdue pour de bon au son de ses os se brisant. C’est lui qui toi choisi… Il se crispa malgré lui. Les mots raisonnant dans sa tête comme un écho impossible à faire disparaître. Animal noble ayant pris possession de sa carcasse sans qu’Elle ne le lui ordonne. Le sombre bâtard trouvant là une occasion de redonner un peu de noblesse à une hémoglobine souillée par le parjure et le vice. Il ne put s’empêcher d’esquisser un sourire, une ombre frôlant ensuite la douceur de Ses lèvres. Rassuré au fond de savoir qu’il n’était pas qu’un simple déchet juste bon à être battu et ramper ensuite sous le regard indifférent de son bourreau. Le tableau d’une existence dissolue, sa peau étant devenue une toile sur laquelle ne cessait de s’apposer des stigmates écarlates. Les voir lui donnait la nausée, et que d’autres viennent allonger la liste l’indisposait au plus haut point. Certaines auraient largement pu être évité, et qu’Elle frôle la trace de son inconscience lui fit serrer les dents. Effaça l’espace d’un soupir le désir dévorant son cœur. Un rappel à l’ordre dont il se serait passé, lui qui s’était juré ne plus commettre de telle folie entouré par des cadavres ambulants. Monstres assoiffés de sang n’ayant pas hésité un seul instant pour le cueillir comme un pauvre imbécile, et s’inviter à une fête macabre à laquelle ils n’étaient absolument pas conviés. Gêneurs trop stupides pour avoir la décence de vous laisser crever en paix. Il les détesta encore plus ce jour-là, et prit par la suite un malin plaisir à aiguiser ses crocs contre leur peau putride. Collectionnant les membres décomposés pour s’en faire un tableau de chasse improvisé.

« - Tes copains les congelés m’ont convaincu de ne pas recommencer une telle bêtise. Mais je suis touché que tu me le demandes… » Murmure amusé empli malgré tout d’une véritable sincérité venu mourir contre Ses lèvres. Se détruire sous le feu de baisers indécents, il en frissonna tant l’idée lui parut délicieuse. Tant ce qu’il venait de faire l’avait grisé. Prendre les devants pour faire tomber les barrières dressés entre eux. Lâcher la retenue qu’elle se perdre dans un coin et l’oublie l’espace d’une nuit. Un instant de plaisir effaçant ceux les ayant tant de fois déchiré. Oublier leur rancœur et sceller sur leur peau la promesse d’une trêve. Il avait lancé les dés, entrant dans un jeu qui finirait certainement par le dépasser tant les règles pouvaient lui être étrangères. S’attendant plus à un refus, qu’Elle entre dans son jeu lui arracha un soupir de soulagement. Il perdit pied lorsque Ses doigts frôlèrent sa peau, Ses hanches contre les siennes l’obligeant alors à se mordre la lèvre tant ce qui vint se briser contre ses reins fut intense. Violence de la chose détruisant ses entrailles, distillant dans le creux de son ventre une chaleur étouffante, grisante qui le laissa pantois quelques secondes. Trouble naissant attisé par la force de Son regard, l’indécence de Ses mots et Ses gestes. Si tu le pouvais… Tu vas te brûler les doigts encore une fois, tu devrais arrêter avant de ne plus pouvoir faire machine arrière. Les alertes résonnaient dans son crâne, frappant avec hargne contre ses côtes, son cœur, lui, l’incitait à continuer. Il espérait au fond, qu’avec Elle ce serait différent. Qu’Elle serait capable d’effacer ses angoisses et ses blessures pour lui éviter de céder à ses frayeurs. Il se l’était juré, qu’il ne connaîtrait les plaisir de la chair qu’avec Elle. Elle et personne d’autre. Il avait tant de fois joué avec le feu, s’enfonçant encore un peu plus dans la débauche sans jamais faillir à cette promesse faite à un gamin de quinze ans.

« - Tu es sûre que ce serait une sage décision ? » La question n’attendait pas de véritable réponse, ses lèvres brûlant déjà Sa gorge, la parsemant de baisers ardents. Une simple question, contenant à elle seule tout ce qui avait pu les séparer jusqu’à présent. La crainte de faire une erreur qu’ils regretteraient amèrement après. Mieux s’unir pour mieux se détruire. Il espérait pourtant que cela ne se passerait pas comme ça. Que la destruction abandonnerait la partie, au moins pendant quelques temps. Un répit ardemment souhaité, et tant mérité. Il continua sa lente exploration, s’aventurait inexorablement vers la peau offerte de Son sein. Il lâcha les boucles brunes, sa main glissant dans son dos pour rejoindre sa jumelle et agripper Ses hanches. Mains de fer attirant leurs prisonnières plus près encore des siennes, L’éloignant de son appui de fortune pour mieux prendre le contrôle. Pour mieux L’emprisonner entre le brasier de sa chair et la froideur du mur contre lequel il vint La plaquer. Il continua son manège encore un moment, provocateur cherchant à titiller Ses nerfs et jouer avec Sa patience. Effleurer Ses lèvres sans s’y lier, encore et encore. Caresser Son épaule jusqu’à faire glisser la bretelle d’or sur Sa peau satinée. Sa main gauche se fit plus aguicheuse encore, frôla sa jambe jusqu’à s’y poser pour mieux se dissimuler sous le tissu doré. Et l’entraîner avec elle à mesure qu’elle remontait jusqu’à se glisser entre Ses cuisses. Il La sentit frissonner sous ses phalanges, un soupir venant mourir sur ses lèvres. Un sourire s’y posa avant qu’il ne vienne mordiller Sa lèvre inférieure, les vils explorateurs continuant leur dangereux manège. Frôlements lascifs attisant la flamme au creux de ses reins, et de Siens. La faisant se cambrer sous ses caresses. Provoquer les sens pour mieux faire monter l’excitation. Attiser le désir jusqu’au point de non-retour et voir l’exaltation courir sur leur peau. Les contenter, hommes ou femmes sans avoir à se lier à eux, ses chaudes nuits de débauches avaient fini par le lui apprendre. Un moyen de combler l’autre, et de satisfaire ses propres envies. Le tout en laissant de côté ses hontes et ses problèmes. Et voilà qu’il était en train de reproduire ce sulfureux manège avec Elle. Caressant à souhait, s’enivrant de la douceur de Sa peau et de l’arôme de Ses lèvres, tentation à laquelle il venait à nouveau céder avec une certaine brusquerie. Tendresse sauvage s’infiltrant dans le moindre de ses gestes pour le consumer tout entier. Et le faire soupirer de plaisir contre Sa langue.

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MessageSujet: Re: /!\ Kissed by fire {Pv.}   Sam 8 Juin - 21:06

Les plaies n’avaient pas réussi à se refermer. Grossièrement recousues, maladroitement cicatrisées, des perles écarlates continuaient de s’en échapper au moindre heurt. Ils avaient léché leurs blessures, les avaient rafistolées avec les moyens du bord, en essayant de se convaincre que cela suffirait à effacer la rancœur. Mais elle restait bien présente, d’un côté comme de l’autre. Parce qu’il y aurait toujours ces atrocités entre eux, qu’ils se pardonneraient peut être mais dont l’empreinte resterait intemporelle. Le fantôme de leur enfance dansait entre eux, mirage grisâtre impossible à capturer, les narguant de sa splendeur funeste. Elle l’avait trahie, cette gamine décidée à ne rien laisser les diviser. Cette adolescente suffisamment éprise pour Lui offrir l’un des plus précieux souvenirs conservés de sa mère, l’anneau d’argent. Elle avait eu six siècles pour essayer de L’oublier, mais il lui en aurait au moins fallu six de plus pour espérer cesser de L’aimer. Loin de se douter que sa mort l’avait rendu prisonnier de Son enveloppe animale, elle avait passé le premier à imaginer ce à quoi devait ressembler Son quotidien. Sans savoir réellement comment Il allait, ce qu’Il faisait, et avec qui, et si elle lui manquait parfois, ne serait-ce qu’un peu. Sans doute des années supplémentaires à torturer de pauvres innocents sous le prétexte de la religion, accusés de sorcellerie à tort ou à raison. Le croiser au détour d’une des rues putrides de Rome avait beau la mettre au supplice, ne plus Le voir du tout lui avait donné envie de s’arracher les tripes pour ne plus rien ressentir. Sauf qu’elle ne pouvait pas mourir, déjà immolée sur la place publique. Possessive jusque dans les limbes de l’Enfer. Toutes les hypothèses, des plus loufoques aux plus vraisemblables, étaient passées par son esprit détraqué. Elle s’était toutefois échinée à conserver Son image intacte le plus longtemps possible, masochiste à en crever. Elle s’était désespérément accrochée à chaque parcelle de mémoire, d’humanité. Se démenant pour sauvegarder un espace temps qui n’existait plus, plutôt que ce monde hostile et étranger. Mais les traits séduisants de Son visage avaient fini par s’estomper, en dépit de tous ses efforts. Carcasse vide hantée par des ombres, traversée d’émotions indéchiffrables dans ce climat de tension permanente. Jusqu’à sa libération, et le retour de la débâcle des sentiments. Amour et haine ancrés en elle comme une moule s’accroche à son rocher.

« - Qu’est ce que tu aurais voulu ? Une place de choix sur mon tapis ou au pied de mon lit ? Un bol de croquettes fraiches par jour et un joli collier avec ton nom et mon adresse ? Que je m’excuse piteusement d’avoir raté ton éducation ? »
Persifla t’elle, s’attendant à ce qu’Il lui renvoie une énième fois la balle. Leur distraction préférée. Se jeter des insanités à la figure jusqu’à ce que l’un se lasse et se taise. Elle s’en voulut pourtant cette fois-ci, ayant la sensation d’entendre la voix acerbe de son ainée résonner dans la pièce. En contradiction avec l’acidité de ses paroles, ses gestes se firent plus tendres. Elle aurait préféré que les choses se déroulent autrement, s’en voulait de Lui avoir infligé tant de misères lorsque l’eau âpre du fleuve lui avait arraché sa jumelle. Habituée à subir les humeurs aléatoires d’Azzura depuis sa dénonciation, elle réalisait combien la sanction avait été cruelle. De là à rectifier le tir et à Lui prouver qu’elle pouvait changer… La route vers l’absolution lui semblait effroyablement longue. Et la lucidité, uniquement passagère. Légitime, ses craintes furent noyées sous la luxure. Manège sulfureux qu’elle laissa s’épanouir, relançant les dés au lieu de les confisquer comme à son habitude. Poussant le vice jusqu’à Le provoquer ouvertement afin de faire s’effondrer les dernières barrières. Elle le désirait ardemment, même si les sirènes d’alarme dans son crâne l’agressaient avec brusquerie. Ivre de Ses baisers, un éclat de rire furtif s’échappa de sa gorge lorsque Sa question la frôla. Sage ? Fou, dément, insensé, irresponsable, déraisonnable… les adjectifs ne manquaient pas, mais aucun ne correspondait aussi mal que ‘sage’.

« - Je m’en fiche… »
Un simple soupir, dévalant ses lèvres alors que les Siennes incendiaient délicieusement son épiderme. Une flamme nouvelle dansait dans ses azurs. Peut être pour la première fois de toute sa misérable existence, elle se moquait éperdument des conséquences. Faire machine arrière lui paraissait impensable. Les remords lui semblaient moins frustrants et dérangeants que des regrets à ajouter au tas fumant lui servant de morale. Elle était pourtant consciente qu’ils allaient se détruire. Eternels adversaires, lorsque l’un se dévoilait, l’autre décidait d’ordinaire de se cacher. Elle se leurrait, essayait de museler ses craintes viscérales, mais au fond d’elle, elle était consciente que la chute serait vertigineuse et briserait tous ses os. Sur le point de vendre son âme au diable pour une étreinte fugace. Le forcené niché dans sa cage thoracique chavirait, entrant dans une valse frénétique. Battant lourdement et vigoureusement contre sa poitrine alors qu’Il en retraçait la courbe généreuse. Ses paupières retrouvèrent l'obscurité, savourant l'instant.

« - Et puis depuis quand cela importe à un dépravé tel que toi de toute manière ? » Susurra-t-elle à Son attention, avec une certaine perfidie. Pas assez naïve pour croire qu’elle ne serait pas qu’un nom de plus apposé à Sa liste affolante de conquêtes. Que l’emprise qu’elle exerçait encore sur Lui ne risquait pas de partir en fumée s’ils consommaient enfin leur attirance animale. Refusant d’espérer davantage qu’une trêve de quelques heures. Metteurs en scène de leur propre déchéance, elle ne savait que trop combien ils étaient voués à l’échec. La main glissant du creux de ses reins vers l’intérieur de ses cuisses fit redoubler d’intensité ses frissons, muant ses cannes en coton. Loin des effleurements d’autrefois, qui leur semblaient assez audacieux. Elle tenta vainement d’étouffer un gémissement, alors qu’un chaos venait de se déchaîner en elle. Nouant ses entrailles, brûlant violemment chaque infime parcelle de son corps fébrile. Attisant démesurément ses sens alors que Ses lippes tentatrices revenaient meurtrir leurs compagnes. S’en abreuvant avec délectation tandis que les corruptrices en brisaient la chair fragile. Violence affamée contrastant avec les caresses prodiguées à sa peau de porcelaine. Elle lui rendit Sa fougue, sa langue se mêlant et s’entremêlant à sa partenaire sulfureuse alors que ses ongles s’incrustaient avec une douce brutalité dans Son échine. La passion la mordait avec force. Douloureusement, avidement, hargneusement. Au bord de l’implosion, ses doigts entreprirent de finir de Le dévêtir lorsqu’Il termina sa basse besogne. Le délestant de Sa sombre chemise avant d’envoyer chuter le morceau de tissu contre le plancher. Provocatrice baissant l’autre bretelle de sa robe, pour faire tomber l’étoffe dorée masquant à peine ses formes à son tour. Quasiment entièrement nue, elle ne pouvait plus se dérober devant Ses prunelles ténébreuses. Les serpents lascifs se réfugièrent dans la chaleur de Sa nuque, son souffle effleurant les contours de Sa bouche sans s’y lier. Ses hanches lascives se plaquèrent à Son bassin enjôleur, ses phalanges descendant doucement vers Ses épaules, échouant le long de Ses bras. Ce ne fut qu’en se heurtant à la texture lisse de Son pansement qu’elle remarqua sa présence. L’italienne fronça les sourcils, le détaillant d’un air perplexe. Une vague de froid percuta sa frêle carcasse, atténuant le brasier embrasant ses reins. L'amenant à grelotter.

« - Attends. »
Se décida-t-elle à intimer avec un semblant d’inquiétude, apposant ses paumes à plat contre Son torse pour instaurer une distance de fortune entre eux. Le scrutant avec appréhension, retenant sa respiration. « - Tu… Mes ‘copains les congelés’… ils… Enfin tu sais… ils ne t’ont pas mordu ? Ou griffé ? Tu avais de la fièvre dès ton arrivée… » Ses sphères d'acier s’amarrèrent aux pupilles d’ébène, s’y attardant avec insistance tandis qu’elle penchait légèrement la tête. Les rumeurs circulant sur les rôdeurs n’avaient pas épargné ses oreilles, pas plus que la terrible agonie pouvant mener à une monstrueuse renaissance. Et c’est la première chose qui l’avait frappée en entrant dans la pièce : Son teint blafard, malade. La chaleur impressionnante qui se dégageait de Lui, avant même que l’indécence ne les consume.

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MessageSujet: Re: /!\ Kissed by fire {Pv.}   Mer 12 Juin - 21:35


Si les flammes de l’Enfer brûlent de la sorte, alors que je sois damné sur le champ… Il l’était déjà, voué aux affres des géhennes. Condamné à brûler sous une torture surpassant toutes les autres. En cet instant il s’en fichait. Prêt à vendre les restants de son âme au diable pour que le temps s’arrête. Que la chaleur de Son sein continue de le consumer tout entier. Plaisir indécent se pressant contre ses reins, sa gorge et ses doigts. Victime de son propre manège il découvrait des tourments qui lui étaient inconnus jusqu’à présent. Jouissance par procuration bien plus forte que toutes celles qui avaient pu dévorer son ventre. Ses entrailles se retrouvaient réduites en cendres, un tas fumant soufflé par la force de Ses baisers. Eternels ennemis jetant les armes dans un coin de la pièce, en conservant quelques-unes par crainte de réellement se retrouver sans défense. Ils avaient passé leur existence à survivre, lutter pour rester digne. Garder la tête haute quitte à blesser l’autre. Système d’auto-défense relativement gênant, trouvant sa source dans une enfance malheureuse. Il se détestait pour être devenu cet être irascible et mauvais. Pour avoir tout perdu à cause d’une simple erreur de jeunesse. Il n’en avait pas vraiment conscience à l’époque, que Sa mort avait signé la sienne. Celle de cette part de lumière si faible à présent. Ils n’étaient rien l’un pour l’autre, partageaient une infime parcelle d’une même hémoglobine. Pour lui, Elle était bien plus. Il l’avait envié, ce lien qui L’unissait à Sa jumelle. Il avait tenté d’imaginer ce que cela pouvait faire, de posséder un seul cœur répartit entre deux enveloppes. Comprendre et ressentir l’autre dans sa propre chair. De connaître une telle proximité quand lui n’entretenait que des liens factices d’attachement avec ses sœurs. Les aînés l’ignoraient royalement, remarquaient sa présence que pour l’accabler de leur arrogance. La plus jeune était la seule dont la présence lui était agréable. Et  lorsqu’on ne cessait de lui rappeler qu’il ne méritait pas de faire partit de cette famille, il s’imaginait appartenir à la Sienne. Remplacer le cousin par le frère qu’il aurait tant voulu être. Un autre jumeau, capable de La connaître mieux que quiconque. Son plus grand regret, être né des mauvaises entrailles.

« - Une place près de toi m’aurait amplement suffit. C’est ton absence qui m’a changé en roquet teigneux » Parvint-il à murmure entre deux baisers. Resté prisonnier de sa peau de loup pour pouvoir rester à Ses côtés le plus longtemps possible. Que cette horrible punition devienne une véritable bénédiction. Il l’avait souhaité au début, lors de ses premières nuits de pleine lune où la douleur le déchirait de part en part. Rester un animal pour ne plus souffrir. Son souhait avait été exhaussé bien des années plus tard. Souvenirs et émotions l’avaient abandonné malgré tous ses efforts pour s’y raccrocher. Des brides lui revenaient parfois, Elle lui manquait cruellement, au départ étouffant et lourd de sens, cette absence devint un murmure, quelque chose lui torturant le cœur sous la fourrure sans qu’il ne soit capable de comprendre pourquoi. Ce que cela pouvait bien signifier.

« - Ma réputation me précède… » Il était allé bien trop loin cette fois pour seulement se permettre d’en éprouver des remords. Il regrettait presque de ne pas l’avoir fait plus tôt. Se libérer de cette affreuse hésitation et de cette foutue pudeur pour enfin frôler ce à quoi il aspirait depuis si longtemps. Phalanges enjôleuses continuant leur manège enivrant, leurs jumeaux quant à eux s’agrippaient à Sa chevelure. Son cœur battait à tout rompre sous sa peau. Incendiait ses veines jusqu’à en devenir étouffant. Il la sentit se crisper, esquissa un infime sourire tout en détachant légèrement ses lèvres des Siennes. Sa main délaissant Ses cuisses pour venir se glisser contre Sa hanche. Il ne put s’en empêcher. S’immobilisant quand la bretelle d’or glissa sur Sa peau. Redécouvrant la grâce d’un corps de femme, qu’il pensait connaître. Prunelles brûlantes caressant Ses formes sans la moindre gêne. Ses doigts accompagnant son exploration silencieuse, effleurant juste le satin de Son épiderme. Il se laissa faire, frustré de ne pouvoir revenir se heurter contre Ses lèvres. Contraint de se plier à Sa volonté quand il n’aspirait qu’à reprendre le contrôle de ce jeu dangereux. Il frissonna, ferma les yeux tout en se mordant la lèvre quand Ses hanches se heurtèrent aux siennes. Il se rapprocha, grisé par le contact de leurs deux peaux se touchant. Enfiévré plus que jamais. Prêt à se jeter éperdument dans les bras de la luxure pour la première fois. Malgré cela, au milieu du chaos ravageant ses entrailles, une ombre commençait à se profiler. Doigts de glace effleurant son ventre, soufflant les flammes de ses reins pour n’en laisser que des cendres fumantes. Il fronça les sourcils et se figea quand Elle le repoussa.

« - Je te l’ai dit je supporte mal ce nouveau climat » Un semi-mensonge à la légèreté douteuse. Il aurait aimé l’oublier, le voir disparaître sur le champ, ce maudit pansement pour que tout ne parte pas en fumée. Il soutint son regard, un tendre sourire effleurant ses lèvres. Il posa doucement sa main contre Sa joue. « - Tes copains congelés n’y sont pour rien, je me serais déjà achevé si tel était le cas. Un matou miteux m’a juste gentiment fait comprendre que je marchais sur ses terres. L’amour entre chien et chat, c’est bien connu. » Conscient des rumeurs, et pour les avoir vu de ses pauvres yeux, il comprenait Ses craintes. Lui qui avait trouvé son excuse du chat enragé ridicule, il avait tenté de trouver un autre mensonge, de tourner la chose pour la rendre un peu moins burlesque. Maintenant qu’il y repensait, c’était une option bien plus tolérable que celle de finir en zombie sans cervelle. Il avait déjà bien trop à faire avec son loup, en rajouter une couche avec une créature en décomposition serait totalement stupide. Et s’il vivait  relativement bien sa malédiction, il accueillerait la seconde d’une toute autre manière. Malgré le léger malaise que Son interrogatoire avait pu provoquer en lui, il prit à nouveau le risque de laisser Sa bouche frôler la Sienne. S’y lier avec langueur. Impudence toujours présente bien que moins sulfureuse. Laisser ses mains revenir se heurter contre Sa peau, la brûler de leur chaleur. Reprendre là où ils s’étaient arrêtés. Il avait beau se convaincre qu’il en était capable, quelque chose avait changé. S’était brisé en lui pour le replonger dans cet état de gêne douloureuse. Il se figea, cessa son manège langoureux,  et ses doigts se crispèrent contre le tissu sur Ses hanches, son regard fuyant le Sien. Il leva son autre main, ordre silencieux lui intimant de ne pas bouger. Un geste d’excuse aussi, qui frôla Sa peau alors qu’il se redressait légèrement.

« - Je… Je suis désolé… Je ne peux pas faire ça… » Lâché dans un soupir, cette phrase sonnait comme la pire des sentences. Un aveu douloureux qui avait eu du mal à s’extirper de sa bouche. Frustré, il La repoussa avec douceur, se fit violence pour contenir sa colère. Il recula, lui tourna carrément le dos tout en venant s’appuyer des deux mains contre le bureau. De légers tremblements dévoraient sa peau. Rattrapé par ses souvenirs, une fois de plus contraint de se plier à la volonté d’un corps refusant de lui obéir. Il se sentait affreusement stupide, s’en voulait d’avoir cru pouvoir changer quelque chose avec Elle. D’avoir lancé les dés sans avoir la certitude de pouvoir suivre la mise. Les martèlements de son cœur s’étaient apaisés, ce calme dans sa poitrine le rendait fou. Ce silence décevant qui ne cessait de s’accrocher à lui comme un mauvais rêve. La honte aussi, fusant dans ses veines pour l’accabler de tout son poids.

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MessageSujet: Re: /!\ Kissed by fire {Pv.}   Dim 16 Juin - 20:51

Elle se plia à Son examen minutieux sans broncher, sans se cacher. Lui permettant de s’abreuver réellement de ses courbes enjôleuses pour la première fois. De faire mieux que deviner les formes d’ordinaire dissimulées sous de fines couches de tissu. Elle se surprit à en ressentir une pointe d’anxiété, intruse qu’elle chassa avec dédain en se rapprochant plus avant. La pudeur ne faisait plus vraiment partie de son caractère depuis longtemps. Ne plus y accorder de véritable importance l’avait aidée lors de son mariage, lorsqu’elle avait eu l’affreuse sensation que son corps ne lui appartenait plus totalement. Voire plus du tout. Devoirs conjugaux lui imposant toutes sortes de contraintes qui la répugnaient tant elle avait fini par détester la brute derrière la façade de l’époux. Il valait mieux laisser son esprit s’envoler très loin, très haut lors de leurs ébats. S’en détacher pour trouver la force de continuer à se supporter. Ses charmes représentaient désormais presque une arme, dont elle usait et abusait au gré de ses caprices. Manque d’étoffe stimulant l’imagination des plus novices et des aguerris, lui permettant d’obtenir ce à quoi elle pouvait aspirer sans pour autant leur laisser le loisir d’y goûter. Elle jouait clairement de son physique, vénéneuse à l’excès. Même sans s’en apercevoir, automatisme douteux trop ancré en elle pour qu’elle puisse s’en débarrasser du jour au lendemain. Elle n’en voyait pas l’intérêt dans l’immédiat de toute manière.

Toutes les cellules de son corps semblaient la tirailler, appelant avec violence les Siennes. La moindre de Ses caresses irradiait le velours de sa peau fragile. La brûlaient au fer rouge pour y laisser des marques qui ne disparaitraient pas avant des heures. La cire dont elle était forgée n’avait de cesse que de fondre, prête à s’éparpiller en trainées éparses à Ses pieds. Et pourtant. La menace des rodeurs souffla un vent de froid sur le brasier de ses reins, suffisante pour qu’elle force l’italien à se reculer. Elle avait toujours eu une fâcheuse tendance à mettre les pieds dans le plat, et cette soirée ne faisait pas exception à la règle. S’il n’avait s’agi que d’un intermède charnel banal, avec un vulgaire amant, elle n’aurait peut être pas pris le risque. L’angoisse n’aurait pas été si virulente, elle aurait fait taire les sirènes d’alarme avec désinvolture. Avec Lui, tout semblait différent. Assourdissantes, elles meurtrissaient ses tympans. Si certains infectés s’en sortaient avec des capacités aussi étranges que malsaines, d’autres tombaient pour se relever en monstres sans cervelle. Des automates macabres avides de chair fraiche, sans autre but que celui de tuer. Redoutables, car dénués de l’instinct de survie. Des coquilles vides, ayant seulement conservé l’apparence déformée d’anciens êtres vivants. Imaginer son cousin disparaitre d’une manière si effroyable, devenir un dangereux légume, la détruisait par avance. Même si les apparences jouaient contre elle, elle n’appréciait que trop peu ces créatures décérébrées. A part dans les situations de fort danger, elle n’en façonnait que par inadvertance. Si les mystères de la nécromancie ne lui étaient pas absolus, il lui restait du chemin à faire avant de parvenir à ressusciter les morts de manière durable et sans qu’ils aient l’air tous droits sortis d’un mauvais film d’horreur. Rassurante, Son explication manqua toutefois de la faire éclater de rire. Elle dut mordre sévèrement l'intérieur de la joue pour s’en empêcher, par crainte de Le vexer. La perspective d’un tel duel était épique, loufoque au possible. Un sourire malicieux se glissa sur ses lippes sans qu’elle ne parvienne à l’effacer, plus affectueux et sincère que ceux si cyniques dont elle se parait d’ordinaire.

« - Décidément ces bestioles te poursuivent… Celle-là a l’air de ne pas t’avoir raté, j’espère qu’elle a fini en pâtée pour chien. Quoiqu’il ne valait peut être pas pour ton estomac… » Susurra t’elle, avant que ses lèvres ne reviennent accueillir la sensualité indécente des Siennes. Elle en frissonna, grisée par un contact dont elle avait la sensation de ne jamais pouvoir se rassasier. Délicieuse hérésie aussi intense qu’éphémère, vouée à dégénérer. Elle l’avait senti. Ce changement imperceptible dans l'air. Le tempo ralentissait, ils ne semblaient plus suivre le même rythme. Sa fougue venait de perdre de sa vigueur, l’abandonnant au bord du rivage putride. Elle tenta de Le retenir, ses phalanges se crispant douloureusement sur Sa nuque alors qu’Il était sur le point de s’écarter. Pantoise et esseulée, elle resta bête. Cherchant à se noyer dans le gouffre de Ses sombres prunelles sans y parvenir tant Il cherchait à fuir ses sphères d’acier. Visiblement mal à l’aise, peu décidé à se laisser davantage engloutir sous un flot de luxure. Son semblant d’excuse résonna longuement en elle, martelant son crâne de cette sentence à l’allure de couperet tranchant. Définitive, elle sonnait le glas de leur proximité lascive. Elle eut du mal à retrouver l’usage de la parole. La gorge sèche, ses poumons refusaient de coopérer. D’abord livide, un rouge désagréable ne tarda pas à empourprer ses pommettes de porcelaine. La chaleur accablante qui régnait dans la pièce l’étouffait, n’avait plus rien de plaisante.

« - Je… je te demande pardon ? » Souffla-t-elle dans sa langue maternelle, trop abasourdie pour songer à s’exprimer selon Ses désirs. Elle avait cherché à la réprimer, à faire preuve de compréhension, mais la colère grondait, enflait. Meurtrissait ses cordes vocales, ébréchait sa voix auparavant suave. Son air farouche cachait terriblement mal la honte qui s'emparait d'elle, s'insinuant délicatement en elle. Perfide et lancinante, le serpent se coulait dangereusement dans ses veines pour venir lui mordre la cage thoracique. Fière et orgueilleuse, elle n’avait pas l’habitude d’être repoussée. Surtout pas après s’être offerte de la sorte, alors qu’Il était conscient que cela n’avait rien de facile avec Lui. Pas après s’être jurée de ne plus jamais Lui céder lorsque Son stupide défi lui avait arraché sa jumelle. Serment belliqueux allègrement piétiné, chiffon froissé qu’elle était prête à jeter aux oubliettes. Pour du vent.

« - Tu ne peux pas ? Tu te moques de moi ? » Insista-t-elle, médusée, un ton légèrement au dessus. Il n’en démordit pas, s’obstinant à lui montrer Son échine au lieu d’avoir le courage de l’affronter. Le silence pesait des tonnes, et elle rêvait d’une explosion de bruit. Quelque chose qui éclaterait, qui ferait exploser les murs dans un vacarme rugissant. Tout sauf cette attente insupportable qui n’aurait pas du avoir lieu d’être. Voyant qu’Il ne réagissait pas outre-mesure, sa langue claqua avec agacement contre sa palais et elle se décida à bouger. A aller attraper l’étoffe dorée échouée contre le sol pour l’enfiler, recouvrir ses courbes dénudées. Elle soupira un grand coup, remettant de l’ordre dans sa tenue. Tentant de calmer ses nerfs égratignés. Elle ramassa Sa chemise, hésitant un instant à la Lui jeter au visage comme une gamine furibonde. Elle faillit le faire, se ravisa au dernier moment en constatant qu’Il n’en menait pas large. Se contentant d’appuyer l’habit contre Son torse, puis d’agripper avec douceur Sa mâchoire pour qu’Il pivote et se heurte à son regard de braise. Escarbilles exprimant son incompréhension. Océan âpre, ténébreux, dans lequel elle ne trouva que le néant. Jusqu’à ce que le souvenir moribond de leur dernière confrontation, de Ses penchants douteux, ne danse devant elle. Une grimace déforma l’argile de ses traits, tandis qu’elle Le relâchait pour reculer vers la sortie. S’Il n’avait pas eu l’air si penaud, elle aurait juré qu’Il lui avait donné de faux espoirs simplement pour la punir. Il te suffisait de me dire qu’il me manquait les attributs essentiels pour te plaire, au lieu de t’embourber dans cette mascarade… Ils n’avaient plus eu de discussion à cœur ouvert, pour autre chose que se mutiler mutuellement, depuis leur tendre enfance. Il n’était donc pas étonnant en l’espèce qu’Il ne se confie pas à elle sur l’étendue de Ses tourments.

« - Évite de me reprocher mes absences à l’avenir, ce serait malvenu. Ou évite-moi tout court, comme tu préfère. » L’assommer cruellement de pierres était vain. Elle ne se voyait pas non plus rester dans le même espace vital ne serait-ce qu’une seconde de plus. Amère, sévèrement blessée, elle déverrouilla fébrilement la porte du bureau et s’engouffra à l’extérieur sans regarder en arrière. Tentant de réimprimer un simulacre d’assurance à sa démarche, alors que tout en elle s’effritait. Tombait en miettes. L’intrus battant à tout rompre dans sa poitrine saignait atrocement, des gouttes écarlates s'en échappaient à chaque battement. Trainées invisibles augurant une agonie interminable.


| TOPIC TERMINÉ.

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Between Iron And Silver
Twisting and turning, unable to sleep. Will the voices ever stop? My thoughts speak louder the more I resist. And they're driving me insane. Do they ever go? Inside. I'm a danger to myself. I'm a prisoner of my own hell.
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