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 J'étais mort avant d'être touché. [Aurora|Lorenzo]

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MessageSujet: J'étais mort avant d'être touché. [Aurora|Lorenzo]   Mer 15 Mai - 19:45


J'étais mort avant d'être touché

Piétinant les dalles du sol froid et humide de la nuit, ennuyé de garder le nord sans écarts à cette vie devenue mélancolique. Se rapprochant à chaque pas de son paradis, celui qui porte le nom d’Aurora.
Las de ce travail qui ne finit jamais, car tant qu’il y aura des vies, il sera possible de tuer. Une justification vaine à ses besognes inhumaines. Il est le pantin du diable, une faucheuse moderne. Rien de plus qu’un vulgaire sbire de la mort. Ne tuant ni par vengeance ni par dessein, mais simplement pour de l’argent. Il trouve une valeur à chaque vie ou plutôt une somme dans les poches de son commanditaire. Maintenant devenu employé de l’Etat il balaye sous le tapis les gens créant des nuages de poussière suspect. Les seuls qui sont à l’abri sont ceux rampant au sol, ou travaillant pour ce système. Lorenzo n’en pense rien, il en subit assez. L’impression d’avoir abattu des forets alors que nous suffoquons il rentre vers elle, cherchant l’absolution alors qu’il est coupable.
Même auprès d’Aurora. Si elle savait, elle le tuerait surement. Lui qui a tué 2 de ses sœurs, il repense à sa reprise de conscience. La seule de toute son existence. Il s’y est noyé dans les yeux de la survivante, y voyant son âme. Ses actes face à la vie, ressentant pour la première fois cette sensation de faute. Ne faisant qu’un avec sa vie d’assassin. Ne pouvant dissocier les deux. Et depuis il vit avec ce fardeau même devant elle. Cauchemardant nuit après nuit d’un autre visage sans nom. Trempant de sueur et ne cherchant que ses cheveux noirs du regard. La seule chose rendant son pouls normal. Evitant ainsi la transformation inévitable en charognard. Et ainsi l’obligation de fuir les regards.
Il baisse le regard sur sa montre et au lieu d’accélérer le pas se met à courir. Il est 21h17. Lui qui l’invite a d’ores et déjà 17 minutes de retards, 17 raisons pour elle de lui en vouloir. Il hésite un moment à se transformer mais ça signifierait sacrifier sa tenue et devenir la bête qu’il déteste.
Après un temps à ne penser qu’à l’heure il arrive au Masquerade, de dehors les lumières promettent une ambiance discrète et intime. Un regard vers son poignet lui indique 21h25. Une grimace d’anticipation à la crise qui se présage achève de lui gâcher la soirée. Il sait qu’il va devoir se racheter et cette idée ne lui déplairait pas s’il ne savait pas Aurora forte tête.
Déboutonnant un peu plus sa chemise et retirant sa veste, il rentre dans le bar. Et immédiatement la voit. Elle aussi car elle lève le regard en sa direction. Un sourire penaud et heureux à la fois il s’approche d’elle et s’assied. Il la toise, elle est belle, elle n’est pas de ces femmes simplement sexy, elle est belle. Quand bien même son charme lui serait enlevé il lui resterait sa beauté naturelle.
Elle est servie, et son verre bien entamé n’est pas le seul à siéger face à elle. Il y a aussi Lorenzo le visage penaud et la tête enfin vide toute pensée négative. Ne remarquant même pas l’air différent qu’arbore Aurora derrière son sourire trop parfait.
« Je suis désolé, je ne pensais pas que ça finirait si tard. J’ai couru, mais pas assez vite. Alors pardonne moi Aurora, je te promets de tout te faire oublier avec cette soirée, et peut être cette nuit. Mais seulement si tu le veux bien chérie. »
Tendant la main vers elle il attend sans savoir encore que ceci est le début de sa seconde fin.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: J'étais mort avant d'être touché. [Aurora|Lorenzo]   Jeu 16 Mai - 0:51

My virgin dreams are gone I try to find someone Who tells me What's love Why there is no wonderland Why lovers try to pretend To love you Tell me what is love What is love when love means crying What is love when dreams are dying What is love when lovers never say I love you. Your kisses taste so dead. Where are the dreams we had. Just silence Between us.

Une semaine s'était écoulée. Coupée du monde, révoltée par une trahison impardonnable. Son âme divaguait à travers les chemins sinueux de sa conscience. Son corps, lui, abandonné, ne bougeait plus. N'ayant le choix. Les bras et les jambes étendus le long de ce lit de larmes salées et de cris exprimant la rancœur d'une passion éteinte. Les yeux clos, l'imagination se jouait de son inconscient. Lui faisant voir le pire des spectacles. Une mise en scène chaotique, malsaine où elle retrouvait ses prunelles céruléennes. Malades, infectées, avides de sang, de malheur. Elle revoyait son regard, désespéré. Non, suppliant.

Ses paupières se refermant doucement. Les traits de son visage devenant grossiers, traduisant une frayeur inquiétante, à la limite de la folie. Deux silhouettes frêles, féminines, inertes dans un coin de la pièce. Oubliées. Personne ne viendrait pleurer leur perte. Même pas elle. Même pas leur propre sœur. Sentiments intenses, d'une indignation déconcertante, hystérique. Aurora devenait aliénée, emprisonnée par sa démence. Victime de ses actes égoïstes et mortifères. Ne s'alimentant plus. Avalant des médicaments dont elle ignorait la substance et surtout les effets. Parlant dans le vide. Espérant en vain que quelqu'un lui réponde. Ce quelqu'un n'est jamais venu.

Jusqu'au jour. Il lui donne rendez-vous. Euphorique, impatient, amoureux. Le masquerade. Un endroit bien trop distingué pour une jeune femme de son monde. Elle accepte. Rêvant de leur dernière rencontre, où leurs lèvres insolentes s'étaient entremêlaient, provoquant des étincelles. Cette fois-ci, la flamme sera particulièrement ardue à éteindre. Une flamme dévorante, effaçant toutes les possibilités d'un désir grotesque. Elle se précipite. Trouve le courage d'enfiler une de ses nombreuses robes dérobées à une sublime créature de la haute société.

Sa tenue vestimentaire la rend mélancolique. Une veuve à qui on a enlevé son époux. Injustice injustifiée. Elle en est devenue une. Oui, une veuve. Cet homme, n'est plus que la pâle copie de celui qu'elle a pu aimer un jour. C'est une ombre, une fausse représentation, un mirage nuisible. Le pire, c'est qu'elle en est convaincue. Se perdant de plus en plus dans les abysses de son amertume.

Le tissu noir la rend discrète et élégante. Elle s'installe, désirant un verre de scotch, bien corsé ajoute-t-elle. Il arrive. L'amour sublimant ses traits. Mais qui est-il ? Aurora ne le connaît pas. Son visage lui rappelle vaguement un homme qu'elle a connu autrefois. Elle reprend ses esprits. Ne voulant pas lui avouer tout de suite. Elle prétend trinquer à leur bonheur, affichant son plus beau sourire. Il est en retard. Quelle importance... elle peut tout lui pardonner. Tout, sauf l'irréparable. Il affiche une mine enjouée. Espèce d'enfoiré. Pense-t-elle. Elle le pense, mais ne dit rien. Elle le détruit du regard. Voulant secrètement l'anéantir. Milles choses lui passent par la tête, mais elle se contente simplement de jouer les sarcastiques. Essayant de retrouver un peu de quiétude, jusqu'à ce que la bombe à retardement finisse par éclater.

Elle s'empare de sa main, glissant ses doigts entre ses phalanges. Son regard azuré vient se poser sur son amant. « Je comprends. C'est vrai que ça ne doit pas être facile d'exercer le métier de tueur en série. » Elle soupire, haussant les épaules, faussement compréhensive. « Encore des mineurs ? » l'interroge-t-elle ironique, lâchant lentement sa main avant de reprendre une gorgée de ce scotch dont le nectar commence à lui brûler les cordes vocales. « Et la somme ? Conséquente ? Assez pour nous payer un mariage à Las Vegas ? » Elle pose son verre, allume une cigarette, crachant la fumée sur le visage de son interlocuteur. « Qui es-tu ? » Sa question sonne comme un coup de tonnerre, fixant une limite jadis inexistante entre les deux skinchangers.
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MessageSujet: Re: J'étais mort avant d'être touché. [Aurora|Lorenzo]   Jeu 16 Mai - 10:17


Enjoué, transi, il oublie tout pour ce visage, cette voix, cet être. La regardant transi et écoutant sa voix suave. Plus enivrante que n’importe quel alcool l’état second dans lequel sa vue le plonge est une euphorie d’humain. Et ce pour plus d’un millier d’années s’il ne restait que là sa main dans la sienne, cette présence pour l’éternité.
Mais sa joie file et se fige en suspend quand tout son corps se contracte à l’écoute plus attentive de ses paroles. N’entendant plus, il a désormais écouté le sens de sa phrase et tout lui devient plus sombre. Sa robe est plus sombre, son sourire aussi, et son regard plus perçant que jamais. Un froncement de sourcils traduit son incompréhension durant quelques secondes. Mais si peu car la culpabilité revient l’assaillir l’interdisant d’oublier, de ne pas se rappeler.

C’est alors qu’elle continue, comme bourreau de sa conscience, enfonçant encore plus le clou de sa culpabilité dans un cœur déjà froid. Retrouvant sa mobilité, mettant les coudes sur la table pour réunir ses mains, une prière muette envers un dieu qui ne lui doit que du mépris. Qu’elle ne sache pas, qu’elle ne sache jamais. Celle qui darde son regard à son visage, l’analysant presque, il sait qu’elle a toujours été curieuse mais son travail est une chose qu’il a clairement précisée. Autrefois deux être résidaient en lui, il pouvait faire la part des choses et ne rien ressentir. Mais désormais il se meurt un peu plus à chaque vie ôtée et se refuse à en parler, surtout avec celle qui le transporte loin de ces pleurs. Lui donnant l’illusion qu’il n’a rien fait de tout ça. Spectateur de sa propre vie.

Piochant dans un des verres pleins près d’elle pour lui donner du courage il évite son regard tachant d’effacer les visages de ses deux sœurs mortes de son visage. Oubliant sa panique, et sa réaction envers la troisième, ses piètres excuses qui mériteraient la mort rien que pour avoir été prononcées. Mais c’est alors qu’elle pose sa première question, et qu’il manque de s’étouffer. Il pose le verre trop rapidement éclaboussant la table et son pantalon du même coup, il tousse et la regarde interdit. Comment peut-elle demander ça… Elle sait pourtant, elle le connait mieux qu’il ne se connait. Légèrement en colère il répond :

« Non pas de mineurs. Pourquoi tu me demandes ça ? Tu sais pourtant que je déteste en parler. »

Il pose alors la question qui sonne son glas, réprimant un frisson quand il se rend compte qu’elle pourrait répondre "Parce que tu as tué mes sœurs ?!". Quel idiot… Il provoque des évènements qu’il fuit. Une conclusion pour sa belle qu’elle devrait ignorer. Lui qui fuit comme la peste ce genre de conversation, sachant qu’elle pense au monstre qui a pris la vie de ses sœurs. Mais trop couard pour dire qu’il est ce monstre.
C’est alors que sa seconde question achève de lui donner des doutes. Elle, la folle de liberté, parlant de mariage. Il penche la tête de côté cherchant dans son regard un indice, puis n’en peut plus et craque.

« Qu’est-ce qu’il y a ? Oui j’ai été suffisamment payé pour… ça. Mais je ne pensais pas vraiment à ce genre de demande. Enfin à ce que tu me lâches ça ici, tu devrais arrêter de boire. »

Joignant le geste à la parole il lui prend doucement son verre des mains. Elle tient bien l’alcool habituellement pourtant ce soir non. Peut-être est-elle ajin et a demandé pour l’argent à cause de ça. C’est possible mais tordu, cherchant toute explication rationnelle pour éviter de se demander la vraie question il repense brièvement aux moments où leur joie primait tellement qu’ils auraient pu mourir sur l’instant.
Puis il revit une scène de ces vieux films policiers, ou le flic fumant devant la suspect se rapproche pour mieux le cerner, lui jette de la fumée au visage et pose la question finale. Et là il ne peut plus se retenir d’y penser, elle sait, elle doit savoir. Ou du moins elle croit savoir quelque chose, cherchant toujours la possibilité que ses sœurs ne soit pas en cause il fuit la réalité de plus en plus évidente.
La mâchoire serré pour retenir toute émotion, les yeux droits sur elle il balaye la fumée d’une main. Il ne peut plus la jouer fine. Elle sait quelque chose, mais quoi. Il glisse sa main sur son visage guettant sa réaction, du dégout ? De l’interrogation ? De la crainte ? Rien, rien, rien… Il attrape la cigarette et tire dessus une longue inspiration. Soufflant de côté et laissant le temps bonifier cette attente. Espérant qu’elle craque. Mais en vain, elle a toujours été plus patiente que lui. Il réfléchit à quoi dire, la jouer sentimental, ou attaquer comme elle. Mais avec quelle carte ? Et surtout sans la perdre. Quête vaine, il se lance. Bipolaire à ses heures perdues, sa colère s’est muée en autre chose.

« Qui je suis ? Je suis celui qui partage ton lit, celui que tu viens, je crois, de demander en mariage.
Aurora, qu’est-ce que tu crois savoir ? Arrête ce petit jeu et sois claire. Tourner autour du pot ne te ressemble pas chérie.
»
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MessageSujet: Re: J'étais mort avant d'être touché. [Aurora|Lorenzo]   Sam 18 Mai - 0:30

Son unique présence écrasait son cœur déjà meurtri. Elle se sentait fiévreuse, apathique. Ne rêvant que d'une seule chose: chasser l'obscurité et lui dévoiler les raisons de son comportement bipolaire. Le bout de nicotine s'écrasait avec férocité entre ses doigts frêles. Elle continuait de polluer ses poumons avec acharnement, manquant de se brûler deux ou trois fois. Désormais, plus rien n'avait une quelconque importance. Rien n'était assez fascinant pour être vécu. Le monde se compressait. L'air lui manquait. Tout lui semblait étroit. Elle avait l'impression de devenir gigantesque. Toute l'accumulation de ses souffrances devenait un poids lourd à porter. Abattue. Lassée de se battre pour des causes perdues. Perdant patience face à ses traits exprimant son soudain état de colère. Quelle ironie. C'était elle qui devait cracher tout le venin qu'elle conservait sous sa langue.

La nostalgie envahissait ses entrailles avec intensité, décidée à rester éternellement. Mémoire intacte lui offrant des images hautes en couleur. Époque lointaine, insaisissable, inoubliable... son épiderme touchant le sien, provoquant des sensations exquises. Envie oppressante de tout recommencer, rien qu'une seule fois, rien qu'une seule nuit. Fierté trop envahissante pour lui permettre de faire des folies. Gardant à l'esprit le goût de la trahison, goût amer, goût de l'Enfer. Révélation insoutenable dont elle avait été obligée de comprendre. Refusant d'y croire, se rendant à l'évidence qu'un tel mensonge aurait pu avoir des répercussions sur la relation avec la cadette. S'éloignant de ce bien aimé pour qui elle avait tant souffert. Tout donné. Le voilà, face à elle. Indomptable, affichant une mine ravie. Ignorant que ses actes le mènerait à sa perte.

Elle ne pu s'empêcher de rire. Un rire mauvais, envahissant la pièce d'une ambiance malsaine. Sa maladresse reflétait certainement la surprise quant aux tournures que la situation commençait à prendre. Il était désorienté. Elle le voyait dans ses yeux. « Cela ne t'empêche pas d'agir. » Répondit-elle sèchement. Lorenzo s'empara de son verre, le posant sur le comptoir. Mettant son attitude sur les effets de l'alcool. Elle poursuivit son jeu, continuant de rire, telle une hyène hystérique tombant sur une proie succulente. Elle le voyait comme une victime. Le dos au mur, sans aucune issue. Attaché à une roue qui tourne, soumis à ses envies. Il avait l'air pathétique, excité à l'idée qu'elle puisse lui demander une telle chose, ne comprenant apparemment pas le sarcasme dans ses propos. Elle l'observait, stoppant la course vers sa folie passagère. Réfléchissant. Elle reprit le verre, avalant le contenu d'un trait avant d'en demander un deuxième. Son étant d'esprit l’inquiétait. Jamais elle n'avait pensé de telles choses à son sujet. La haine montait, croissante, ardente, prête à exploser. L'avidité de l'assujettir à des injures mesquines devenait oppressante. Il n'était plus question de sentiments. Son geste n'avait rien effacé, mais sa confiance, il fallait la gagner.

« Vraiment ? Je ne te pensais pas si naïf. Oh et s'il te plaît, épargne moi tes leçons de morale tu veux ? » Le contact de son épiderme contre le sien lui vola un vilain frisson. Sa colère était trop immense pour permettre de dévoiler ses faiblesses. Il tira sur sa cigarette, adoptant un air faussement décontracté. Qu'il pouvait être agaçant. Elle fronça les sourcils, portant son verre à ses lèvres, et goûtant du bout de la langue le liquide de son deuxième verre. Adoptant la provocation, elle s'empara d'une autre cigarette et alluma celle-ci. Continuant à lui cracher la fumée au visage, un sourire sordide étirant ses fines lèvres. « Que ça ? » L'interrogea-t-elle indignée. Elle était sincèrement touchée par sa réponse. « Tu partages mon lit, c'est tout ? » Elle en avait plus qu'assez de tourner autour du pot, en effet. Elle ne savait pas quelle attitude adopter. Devait-elle se transformer et enfoncer ses canines dans son cou ou partir et ne plus donner de nouvelles ? Le choix était délicatement difficile.

Elle détestait se donner au spectacle, être remarquée, mais cette fois-ci elle voulait l'humilier avant de lui dévoiler la vérité. Elle avait besoin de temps. Besoin de réfléchir à la procédure de ce qu'elle s'apprêtait à lui dire. Quels mots utiliser et dans quel sens tourner ce sujet de conversation minutieux. La patience était un don qu'on lui avait donné, si elle avait été une autre, une balle se serait déjà posée entre ses deux yeux. Le dernier trait de fumée se glissa entre les extrémités de sa bouche. Elle fulminait. Partagée entre l'amour qu'elle lui portait et la haine qui lui avait permis de visualiser le caractère de cet homme sous un autre angle. Elle se mit debout. S'approchant doucement de lui. Entourant son cou avec ses bras, son front toucha le sien. Son regard perçant ne quittant pas ses prunelles. « Comment c'était ? Qu'as-tu ressenti en les tuant ? Qu'est-ce que tu en as tiré hein ? » De loin, ils ressemblaient à un couple banal, échangeant quelques baisers. De près, ce n'était plus que deux inconnus, se défiant, provoquant des étincelles brûlantes entre leurs échanges. Aurora suffoquait. Sa carapace démontrait une femme sûre d'elle, insensible à ses charmes et encore moins à ce qu'il avait fait, réagissant naturellement comme si elle parlait d'un de ces nombreux types qu'il était chargé de supprimer. En réalité, son cœur saignait, souffrant d'une réalité absurde qui n'avait pas lieu d'être. « C'était lui, n'est-ce pas ? Qu'est-ce qu'il t'a proposé en échange ce scélérat ? » Le dégoût, le mépris, la douleur se confondaient. Elle ne savait comment l'exprimer, cette animosité incontrôlable. Sa répulsion était si intense qu'elle ne laissait place à aucune émotion. Elle avait du mal à l'admettre, mais à cet instant même, son souhait était de l'assassiner. Prendre le relais, lui rendre la monnaie de la pièce et le renvoyer à sa place: l'Enfer.
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