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 Darkest of Shadows | Cora

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MessageSujet: Darkest of Shadows | Cora   Sam 18 Mai - 11:46

remember it was plain as day although it happened in the dark of the night. I was strolling through the streets of New Orleans and it was cold it was starting to rain. And then I heard a piercing scream and I rushed to the scene of the crime what I found were the butchered remains of two girls layin' side by side There's some people coming down the street at last someone heard my call I can't understand why they're pointing at me I never done nothing at all.

Les projecteurs saignent ses prunelles. Ses yeux se ferment, seuls, rapidement. Il pose son front sur le comptoir. La serveuse le secoue, insolente. Il relève la tête. Devant lui, cinq verres vides. Elles l'observent, toutes. Leurs corps se déhanchent sur une musique répétitive et irritante. Non, c'est juste l'alcool qui provoque cet effet. Il leur lance un regard noir, rempli de mépris. Continuez votre travail, mêlez-vous de ce qui vous regarde. A-t-il envie de leur dire. Un habitué de son propre club, ironique. La tentation est rude, il consomme, jusqu'à en baver sans devoir dépenser un sou. Elle continue de le secouer. Il serre son poing, prêt à frapper. Il s'abstient et inspire lentement, traduisant son agacement. La fatigue s'empare de lui et sa tête tourne, tourne dans tous les sens. Assis sur un tabouret, il refuse de se lever. La honte le ronge. Et s'il venait à s'écrouler comme un pauvre vagabond devant les rétines de ses délicieuses muses ? Il la cherche, en vain. Il se lève, maladroit, appuyant ses mains sur le comptoir, essayant de tenir debout. Il avance, lentement. Sa main rencontre la surface de son ventre. Il s'arrête quelques instants. Les reflux gastriques se jouent de lui. Il est prêt à tout expulser. Les portes s'ouvrent, l'air frais vient bercer son esprit. Il se sent un peu mieux. Parcourant tous les coins du club, discernant quelques visages avec difficulté, il tente de la trouver. Sans succès. Cora a disparue.

La colère le submerge, hésitant entre se défouler sur quelqu'un ou prendre le temps d'une réfléxion saine. Se dirigeant vers le garde de sécurité, il le prit par le cou, lui crachant limite au visage. L'alcool n'aidant pas à avoir les idées claires. Il cria son nom, furieux. Sa tête secouait dans tous les sens. Il le lâcha, essuyant la sueur de son front. Fiévreux, il se massa la figure. Quel imbécile. Il savait où la chercher. Son état d'esprit s'embrouille, se focalisant sur les sentiments qui ont poussé l'ancienne hôtesse de jeux à le provoquer de la sorte. Il fulmine, essayant en vain de retrouver un minimum de contrôle de soi.

Il quitte les lieux. Allumant une énième cigarette, il force un taxi à s'arrêter. « La morgue. » Sa demande sonne comme un ordre. Le chauffeur s’exécute, gêné par l'odeur d'alcool infâme de son client. Sa gueule doit lui déplaire. Il accélère. Devinant la complexe personnalité de Wayne et préférant ne pas attirer ses foudres. Le sorcier, quant à lui, se détends. Ou du moins il essaye. Son dos endolori vient rencontrer le moelleux des sièges. La fenêtre légèrement ouverte laisse échapper une brise agréable. Sa douleur prend de l'ampleur, emmenant avec elle des souvenirs déplaisants. Il y repense. Souvent. Très souvent, même. Cette rencontre, au mauvais endroit, au mauvais moment. L'humiliation subie et les traits défigurés.

Il revoit ces visages dans ses pensées. Regrettant de ne pas avoir abattu chacun d'entre eux. Qu'importe. Tout cela est finit. Sa réputation s'est améliorée. Félicité par un travail accompli. Il n'en attendait pas plus. Cette image, il ne peut la chasser. Trahisons, hypocrisies et calomnies ont été rois cette nuit-là. Le protagoniste portant un prénom qui est devenu difficile à prononcer. Il ne s'en soucie pas. Elle ne lui a pas tourné le dos. Elle avait toutes les occasions du monde pour le faire. Elle ne l'a pas fait. La charité, la pitié, la peur. Les raisons n'ont aucune importance. Seules les attitudes révèlent la véritable volonté.

Il écrase son bout de nicotine contre le siège du conducteur. L'homme grogne, se plaint de l'odeur du brûlé et marmonne quelques insultes à l'égard du sorcier. Celui-ci se met à rire, outrecuidant. Un vrai enfoiré. La voiture freine, un crissement de pneus. Wayne se presse de s'y dégager, se retrouvant face aux grandes portes donnant accès à la morgue. Il oublie volontairement de régler sa facture et affiche un irrespectueux doigt d'honneur au vieillard. Un enfant, capricieux et alcoolisé. La totale. Il tremble, tentant de contrôler ses pulsions. Ne voulant pas que le pire se produise. Refusant d'abîmer la jolie gueule de sa poupée de porcelaine, ayant un autre plan en tête pour la punir de son impertinence.

Il emprunte les longs et sinistres couloirs du bâtiment. Se dirigeant vers le rez-de-chaussé. Poussant les portes sans aucune discrétion. Le froid vient lui provoquer quelques frissons. Il se frotte les avant bras et souffle dans ses mains pour y récupérer un peu de chaleur. Elle lui tourne le dos, comme pour prononcer son comportement indécent. Il avance vers elle, d'un pas décidé. Lui prend l'épaule et la retourne, la forçant à le regarder dans ses yeux. Perçants, comme s'il aurait voulu la transpercer rien qu'avec la noirceur de son regard. « Qu'est-ce que tu fous ici petite sotte ? » Il cri, l'insulte. Désemparé. Inspire et prend le temps de réfléchir, se relaxant. Il lâche la sorcière, baissant la tête et fermant légèrement les yeux. Son désespoir traduisant son impatience. « Bon. Pourquoi tu n'es pas dans ton lieu de travail ? Tâche de me prévenir la prochaine fois. » Un retournement de situation. Il ne faudra pas longtemps avant que Wayne change d'avis et recommence ce qu'il sait mieux faire. Le rôle principal du personnage abject lui revient de droit.

La froideur de la pièce le met mal à l'aise. Cora le sait. Il a une peur bleue de tout ce qui touche la magie noire. Elle est sa cobaye pour ce genre d'expériences. « T'es encore venue faire joujou avec l'au-delà. Qu'est-ce qui est arrivé ? On a frustré la pauvre petite princesse ? » Railleries incessantes. Il se surprit à rire de sa propre moquerie. Imaginant l'air scandalisé de Cora si un homme venait à lui faire des avances. Le Little Darlings... un cadeau forcé cachant une vraie gratitude. Sans oublier que le fait de voir l'ancienne hôtesse de jeux se faire accoster par tout ce qui bouge, n'est pas pour lui déplaire. Il adore cet air coincé qu'elle affiche lorsque les types dépassent les limites qu'elle a établie entre elle et le sexe masculin. Néanmoins, s'il préfère en rire, le sorcier n'en est pas moins possessif. Il s'est lui même créer des limites que les autres n'auraient aucun intérêt à franchir.

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MessageSujet: Re: Darkest of Shadows | Cora   Dim 19 Mai - 17:02

La main aux fesses de trop. Le commentaire déplacé qui avait fait déborder le vase. Le regard sulfureux, lascif, qui avait achevé ses nerfs. Les raisons de s’extirper de cet endroit de misère ne manquaient pas, plus nombreuses que celles la poussant à rester quand elle y réfléchissait. Wayne la pensait coincée. Elle était seulement élitiste. Sélective. Pour ne pas dire sectaire. Évitant de se mêler à la vermine. Le club était infesté de pervers en manque, trop rustres et fainéants pour partir à la chasse. Préférant que le gibier leur tombe dans le gosier tout cuit. Les voir au bord de l’orgasme à la simple vue d’une paire de cuisses lui donnait la nausée, et elle préférait largement terminer sa soirée en solitaire plutôt que de risquer d’attraper une maladie vénérienne. Depuis que tous ces cas sociaux étaient devenus son gagne-pain, elle s’évertuait cependant à rester aimable. Courtoise. Commerçante. A repousser leurs avances vulgaires sans leur crever les deux yeux ou cisailler leurs phalanges insistantes. Rêvant du jour où elle aurait l'honneur ultime de les découper à sa guise sur une table d’opération stérile. Une façon de penser qui semblait échapper au propriétaire des lieux, trop libertin pour se montrer véritablement sélectif au niveau de ses conquêtes. Tant qu’elles étaient aptes à écarter les jambes, et pas trop vilaines à regarder, il prenait.

Au fond elle n’attendait que ça. Un prétexte sur lequel se jeter pour ne plus y remettre les pieds. Même si elle était consciente qu’elle finirait par y revenir, de gré ou de force, elle s’étonnait parfois à faire preuve de naïveté. Défiant l’autorité comme une gamine qui s’imagine pouvoir faire le mur sans se faire attraper. Elle s’était réfugiée dans l’endroit qui réussissait à faire courir des frissons sur les bras des plus aventuriers, mais qui avait pourtant le don de l’apaiser. Vidant son esprit, où ne faisaient que s’enchevêtrer les idées noires. Concentrée sur son cadavre, la musique classique résonnant dans toute la pièce avec force, elle ne vit pas venir l’intrus. Elle aurait du se méfier, après l’attaque surprise de son cousin et de son collègue peacekeeper des mois de cela. Sans évoquer le fait qu’elle aurait du voir venir l’illusionniste de loin, avec sa lourde démarche d’ours mal léché. A croire que tu n’apprendras donc jamais de tes erreurs…

Un spasme assassin lui déchira l’abdomen lorsqu’il la fit se retourner avec violence, une douleur sourde vrillant son épaule au point de l’en faire grimacer. Elle manqua de faire tomber sa lame sur le carrelage immaculé, fermant son poing jusqu’à entailler sa peau satinée. Des perles écarlates vinrent tâcher le sol alors qu’une grimace d'affliction déformait ses traits. Elle écarquilla ses prunelles d’un bleu translucide, se laissant secouer avec véhémence. Barrières de nacre désireuses de se pulvériser l'une l'autre pour retenir le flot d’injures écorchant rudement sa trachée, engluant son palais. Une once d’effroi gelant ses veines dans leur propre cruor en se rappelant de quoi il était capable. De toutes les fois où il avait pu lui taper dessus comme un forcené. Elle se maudissait, elle et sa stupide lâcheté. Elle et son attrait pour un certain confort de vie, au détriment de sa liberté de choix. Elle avait eu une occasion en or de se venger, de se défaire de son emprise une fois pour toutes, et elle l’avait bêtement laissée filer. Pire, elle avait décidé de faire une croix dessus. Préférant ne pas dévier de la voix toute tracée plutôt que de prendre le risque de se rebeller, et de se retrouver avec des miettes. Il se calma aussi rapidement qu’il s’était emporté, mais elle pouvait sentir la colère palpiter sous ses muscles. Agiter la moindre fibre de sa misérable carcasse. Se répercutant jusque dans le ton de sa voix. Essoufflée, elle tenta de dompter les soubresauts de sa propre poitrine. Recroquevillé dans son coffre de chair, apeuré, son palpitant battait la chamade. Si vigoureusement qu’elle avait l’affreuse impression qu’il allait imploser. Quiétude salvatrice brisée en l’espace d’un claquement de doigts. Pulsations destructrices créant une cacophonie mortifère aussi pénible à entendre qu’à supporter.

« - On ne t’a jamais conseillé de pas contrarier une femme avec un scalpel ? »
La remarque s’était extirpée non sans difficulté de sa mâchoire serrée, trahissant l’irritation gagnant jusqu’à la plus infime fibre de son être. Sobre, il parvenait de temps à autre à se montrer sympathique, voire particulièrement charmant. Avec de la liqueur dans les veines, il ne pouvait que se montrer irascible et infect. Elle lui avait laissé acquérir bien trop d’assurance, tant il paraissait désormais convaincu de pouvoir disposer d’elle selon son bon plaisir. A toute heure du jour et de la nuit. Jouet maintes fois cassé d’un enfant trop capricieux pour en prendre soin.

« - Mon lieu de travail ? Mais j’y suis justement, il faudrait peut être penser à faire corriger ta vue avec des lunettes. Je n’ai aucun compte à te rendre. »
Cracha t’elle, le fusillant à son tour de ses sphères bleutées. Tremblante, encore en proie à la stupeur et à la panique, ses doigts libres et parfaitement valides attrapèrent la télécommande sur sa table de travail. Coupant le son de la machine distillant ses notes puissantes dans toute la pièce, avant de se retourner vers son interlocuteur avec un air furibond accroché à son visage de porcelaine.

« - Franchement regarde-toi. T’empeste l’alcool bon marché, c’est à se demander comment t’arrive encore à poser un pied devant l’autre. Va décuver dans la ruelle d’à côté avec les autres ivrognes de ton acabit, tu seras mignon. Yen a qui bossent. »
Ses paroles et son expression suintaient un mépris flagrant. Laissant ainsi apparaitre sur le devant de la scène l'ombre d'un tempérament suicidaire. Elle ne s’était pas attendue à ce qu’il ne puisse pas se passer d’elle, au point de traverser tout le quartier pour aller la chercher. La sorcière ne songeait même pas qu’il s’en apercevrait, afféré à des distractions plus intéressantes. Prévoyante, elle contourna le meuble d'acier pour échapper à l'emprise du tueur en série. A distance pour parer à d'éventuels coups, mais encore trop proche pour réellement être à l'abri.

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Between Iron And Silver
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MessageSujet: Re: Darkest of Shadows | Cora   Jeu 20 Juin - 14:05

Un frisson se glissa dans son échine, secouant ses épaules. Son regard scrutait en profondeur les moindres recoins de la pièce. Il était mal à l'aise, coincé entre démontrer son autorité ou partir de ce lieu morbide qui le rendait nauséeux. L'endroit semblait hanté par ces âmes en détresse. Souillé par les victimes d'une mort douloureuse. Il se sentait observé par des yeux malicieux, le regardant sans scrupules. Il les revoyait contre son gré, essayant maladroitement de les approcher. Ils venaient le voir chaque nuit, lui infligeant leur peine. Il le ressentait ce supplice, affreux. Si intense qu'il venait à se tordre de douleur. Les menaces soufflaient dans l'air, comme des brises légères dont la fraîcheur provoquait l'effet inverse. Ses prunelles se baladaient dans le creux de ses yeux, traduisant l'affliction qu'il pouvait ressentir à cet instant. Essayant en vain de dissimuler sa frayeur, provoquant sa témérité alors qu'il n'en était rien. Il grimaça, se rendant compte de son haleine alcoolisée. Le goût de ces liquides néfastes l'enchantait moins après les nombreuses heures à déguster chacun de leurs nectars. Déguster... un grand mot lorsqu'on l'observait, avalant d'un trait le contenu de son énième verre, la tête appuyée entre ses mains, les coudes sur le comptoir, levant de temps à autre les sourcils lorsqu'un inopportun venait le déranger. Un couard, retrouvant la sérénité d'une nuit mélodieuse dans les degrés d'une boisson puissante. Éprouvant le besoin de combler un vide qui faisait de lui une personne malheureuse. L'alcool ouvrait les chemins pour toutes les possibilités qui s'offraient à lui. De nature malveillante, cette forme de drogue renforçait son agressivité, le rendant violent et imbuvable. Une mélodie funeste, croissante, le tirant de toutes ses forces vers la dérision.

Incapable de retrouver l'envie de chercher cet être humain qui l'aiderait dans ses moments de triste solitude. Une vie chaotique dans laquelle il s'était baignait, se faisant emporter par le courant du pouvoir. Un sentiment de puissance extrême, brûlant le sang dans ses veines, comme les goûtes écarlates qui s'étaient glissées entre la main délicate de son interlocutrice. Traduisant le feu qui brûlait ses entrailles à l'idée d'enfoncer son arme blanche dans l'estomac de son bourreau dans l'intention de le faire taire. Wayne n'était pas sot. Il détectait avec amusement, voir avec malice, la haine qu'il pouvait faire ressentir aux individus qu'il fréquentait. Cette offre qu'il s'amusait à surnommer "cadeau" n'était que la traduction d'une flemme dévorante pour un homme trop occupé à régler ses affaires de ministre au sein du gouvernement. Il vouait une confiance presque aveugle à celle qui lui faisait face. L'admirant comme un enfant, s'esclaffant devant ses réactions de gamine se plaignant de la vie qui la gâtait trop. Au fond, il savait que la chirurgienne était aussi lâche que lui. Un point en commun qu'il n'avait jamais oser souligner. Elle se pliait à ses ordres en échange d'un confort luxueux, complotant derrière son dos et priant celui qui voulait bien l'entendre qu'elle rêvait de le voir six pieds sur terre. Elle n'était pas seule dans ce combat. Nombreux étaient ceux qui espérait une mort certaine pour le sorcier. Personne pleurerait sa disparition, il en était bien conscient. Cette conscience, bien qu'il veuille démontrer le contraire, le rendait mélancolique. Agissant autrefois comme un scélérat lorsque les deux seuls individus respiraient l’inquiétude en ne le voyant pas rentrer à l'heure prévue.

Il sourit, appuyant sa main droite sur la table où un cadavre servait de cobaye à Cora, l'experte de l'au-delà. Il retira aussitôt sa main, faisant une grimace, exprimant son dégoût. Ignorant le plaisir que pouvait ressentir sa partenaire en fouillant les profondeurs du corps humain. Il faillit glisser sur le côté, tenant à peine sur ses jambes. L'alcool continuant de faire son impitoyable effet. La honte le submergeait, comme si Cora n'aurait pas l'habitude de le voir dans cet état. Il n'aimait pas dévoiler ses faiblesses au grand jour et à cet instant, il était comme un livre ouvert, exprimant le pire côté de sa personne. Il haussa les sourcils, pouffant maladroitement. « Je ne suis pas inquiet, les perles rougeâtres de ta délicieuse main traduisent ton incapacité à t'en servir. » Il se mordit la langue, se doutant que l'ancienne hôtesse de jeux pourrait bien être prise d'un coup de folie et déchirer ses entrailles si l'envie lui prenait.

Surpris de sa réaction, comme si celle-ci aurait partagée la même peur de se voir abattre d'un seul mouvement malhabile. Il sursauta face au silence qui régnait désormais dans la pièce. Ses tympans s'étaient habitués à cette musique irritante qui rendait l'atmosphère trop lourde. Son mal de tête ajoutait un malaise supplémentaire à l'ambiance tendue entre les deux compagnons de fortune. Indigné, le sorcier soupira, cherchant en vain un appui sur lequel se tenir, évitant ainsi de se ridiculiser inutilement. Il était à la limite du burlesque, levant ses bras, ajoutant les gestes à ses paroles. « Je t'ai accordé toute ma confiance en t'offrant ce cadeau précieux, faisant de toi une des femmes les plus influentes de la Nouvelle-Orléans et tu oses ignorer ce geste qui traduit ma clémence ? » Il avait envie de rire. Elle n'était pas dupe. Cette offre était plus que forcée, cela lui éviterait de prendre en compte encore plus de responsabilités. Il n'aurait jamais eu le temps de se dévouer totalement au Little Darlings, il lui fallait une femme de caractère et il s'avérait que la sorcière était parfaite.

« Tant de haine, tu m'épates. Quoiqu'il en soit, je suis venu pour te remettre à ta place. Ne prends pas tes airs de grande savante. Utilise plutôt ton énergie pour tes jouets morbides. » Une grimace se glissa sur l'expression de son visage, ses yeux azurés tournant lentement vers la droite, observant avec répulsion le corps inerte sur la table. « Tu te trouves marrante ? Échappant à ma surveillance dès que l'occasion se présente ? Tu n'es pas payée pour tripoter les bijoux de famille de ce pauvre type ! » Un soupir rendit les traits du sorcier plus agressifs que la normale. « Sinon, t'as réussis à capter quelques informations de plus ? J'espère que tu n'es pas en train de déformer ce pauvre homme pour le plaisir. Tu peux être très effrayante. » dit-il en exagérant un frisson. « Et puis, arrête, je tiens très bien debout ! » s'exclama-t-il essayant de passer son bras sous sa jambe droite. Définitivement, l'ancien flic n'était pas dans son état normal.

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MessageSujet: Re: Darkest of Shadows | Cora   Mar 25 Juin - 20:31

Attentive sans en avoir l’air, Cora scrutait l’épave en laquelle s’était mué l’ancien concepteur d’illusions en chef. Elle se délectait de la rudesse de ses traits, marqués par bien plus inconvenant que la fatigue ou même l’ivresse. Ternis et endurcis par un mal qui ne disparaissait pas au terme d’une nuit réparatrice de sommeil. Si l’alcool n’aidait certainement pas, ses pupilles bleutées empruntaient surtout une teinte triste et terne. La face immergée de l’iceberg restait invisible, mais elle parvenait néanmoins à distinguer la faille lézardant au milieu de la masse impressionnante de glace. Manque affectif le forçant à consommer de manière compulsive, frénétique, pour mieux se détacher de ses proies une fois rassasié. Ils se ressemblaient par certains aspects, tous deux profondément meurtris par la perte d’êtres chers. Marqués au fer rouge par des épreuves abominables, dont la brûlure ne daignait pas s’apaiser des années après. Il avait appris à composer avec son mauvais caractère, et ses innombrables caprices. Avec sa nature irascible, sauvage et caustique. Son attrait prononcé pour le luxe, le pouvoir et l’autorité, frôlant presque la vénalité. Sa lâcheté également, l’amenant parfois à faire profil bas et à se dérober à la prise de certaines décisions. Mais il en connaissait moins sur elle, qu’elle n’en savait sur lui. Un travail de longue haleine qui l’avait amenée à éplucher les archives, à partir à la pêche aux informations. Obsessionnelle, elle avait fait de ses observations une priorité. Une vengeance qu’elle était bien décidée à déguster, quitte à la couver durant des années. Pour ces choses-là, l’italienne avait de la patience à revendre. Et qu’importe qu’elle ne soit pas la seule à comploter dans le dos de son bourreau.

« - Elle est peut être amochée, mais je peux encore te la coller en pleine figure si tu insistes. Tu veux une démonstration ? » Susurra t’elle d’une voix sucrée,  en contraste volontaire avec ses sarcasmes. Le pire était qu’il était capable de répondre par la positive, et d’apprécier. Le concernant, plus rien ne pouvait l’étonner.

« - Ah je t’en prie, épargne-moi au moins ta condescendance. On sait tous les deux pourquoi tu m’as fait ce soi-disant cadeau, bien empoisonné. Tu préfère siroter des cocktails en te rinçant l’œil que gérer toi-même ton bordel. » Affirma-t-elle avant de rajouter avec insolence : « - Avec toi aux commandes, l’établissement coulerait dans les deux mois. Et encore je suis gentille. Tu croulerais sous la paperasse et les ennuis. » Main de fer dans un gant de velours, elle se surprenait à mener naturellement sa barque, avec plus d’aisance qu’elle ne l’aurait crue à l’origine. Mais le pouvoir qu’elle en retirait n’était que factice. Même si elles n’étaient finalement pas si nombreuses à être capables de supporter Wayne sur le long terme, elle n’avait pas l’audace de se croire complètement irremplaçable. D’autres auraient fait l’affaire, et si du temps des jeux, elle aurait volontiers cédé sa place à la première potiche venue, c’était une autre histoire pour le Little Darlings. Elle avalerait difficilement que le club soit cédé à une autre, après ces mois d’efforts pour le faire fonctionner, pour y accoler une image qui ne soit pas totalement dégradante et vulgaire. Piégée par ses propres ambitions. La nécromancienne avait horreur de ça. De cette manie qu’il avait de lui donner des ordres, de lui dire ce qu’elle avait à faire avec un naturel confondant. Cela tenait désormais de l’automatisme, tant cela s’avérait fréquent. Il réveillait ses penchants d’adolescente en crise, qui ne supporte pas qu’on lui dicte sa conduite. Son instinct de contradiction lui hurlait de ne pas obéir, de lui faire avaler son scalpel pour qu’enfin il se taise et n’égratigne plus si horriblement ses tympans. Brûlant de se transformer en petite furie pour lui fermer le clapet.

« - D’ailleurs je peux savoir ce que j’ai soi-disant à me faire pardonner selon toi ? » Si l’un des deux avait des choses à se reprocher, il s’agissait certainement de lui. Il n’y allait pas dans la délicatesse lorsqu’il était question de la faire obéir. Les cauchemars qu’elle pouvait lui infliger n’étaient qu’un juste retour de flammes selon elle. Il avait déclaré la guerre le premier.

« - Mais si je suis payée, enfin franchement, tu me verrais vraiment faire du bénévolat ? » L’idée la fit sourire, tant elle était saugrenue. Elle avait beau apprécier la médecine légale, y trouver une forme de tranquillité, elle n’offrait que rarement ses services gratuitement. Elle n’était pas son ainée, prête à marchander jusqu’à sa vie pour préserver celle d’illustres inconnus. Tout avait un prix, elle y compris.

« - Si tu commences à être jaloux des cadavres, je crois que tu peux aussi bien aller te pendre. Histoire que je t’accorde enfin toute l’attention que tu crois mériter. » Un ricanement hautain s’échappa de ses lèvres alors qu’elle instaurait une distance de sécurité entre leurs deux corps. Il l’irritait, à se croire tout permis. Empiétant sur son propre territoire pour la ramener de force dans son club miteux. Envahissant son espace vital sans la moindre retenue. Il ne respectait rien et elle commençait déjà à s'énerver. Ses poumons se calcinaient avec une férocité effrayante alors qu’il s’échinait à faire le pitre avec une désinvolture désarmante. Équilibriste de pacotille trop imbibé de sa maudite liqueur pour ne pas chanceler. Ses rétines se noircirent lorsqu’il l’interrogea sur ses trouvailles, tant elle sentait venir ce qui allait suivre. Elle avait appris à apprécier ce passe-temps, mais pas lorsque l’illusionniste se trouvait dans les parages, la poussant à dépasser allègrement les bornes des limites. N’y tenant plus, elle retourna finalement près de lui comme une furie. Attrapant son poignet avec violence, le tournant jusqu’à ce que l’os résiste alors que ses sphères d’acier se fondaient dans le métal des siennes. Faisant preuve d’une brutalité qu’elle reléguait d’ordinaire au second plan, privilégiant les marques d’animosité plus subtiles.

« - Dégage de là et fous-moi un peu la paix. Va faire joujou avec quelqu’un d’autre. T’as pas compris que j’étais pas d’humeur à supporter tes jérémiades ce soir ? Je me fiche royalement de qui est responsable de ce merdier, et tu ferais mieux d’en faire autant. » Siffla t’elle, peu décidée à coopérer. Pas avec les nerfs si égratignés, écorchés à vif au point que la moindre contrariété lui donnait envie de le réduire en pièces. « - Qui que ce soit, tu ne fais pas le poids de toute manière, avec ta phobie grotesque de la magie noire. » Épouvanté par Darkness Falls, il se servait d’elle comme instrument depuis sa capture. La chargeant du sale boulot à sa place, en se contentant de maitriser la sorcellerie sous sa forme la plus noble. Si la malédiction semblait révolue, rien ne disait en effet que les mages sombres étaient désormais à l’abri de toute damnation.

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MessageSujet: Re: Darkest of Shadows | Cora   Ven 28 Juin - 19:47


Il se frottait dangereusement à sa patience d'ange, risquant de voir exploser les dernières bribes de sa fausse sérénité. Le liquide aux effets néfastes avait eu raison de lui dès les premiers instants où il avait osé pénétrer l'antre de son employée. Il ressentait cette sensation familière, celle de l'alcool qui doucement se glisse à travers les pores de sa peau. La goûtes de sueur descendant le long de son front avaient su exterminer les dernières répercussions de ces boissons orageuses. L'envie de prendre la situation à la légère s'était étonnement évanouie lorsque le sorcier réalisa que la chirurgienne n'était pas d'humour à plaisanter. Cela l'embêtait. Il refusait d'abattre son courroux sur la sorcière, mais il estimait que celle-ci avait franchie la limite du raisonnable.

Il détestait ce regard. Glacial et perçant. Criblant les moindres recoins de son physique. Si transperçant qu'il pouvait presque jurer qu'elle lisait à travers ses pensées. L'idée que ses sphères bleutées puissent le mitrailler de par leur mépris, le rendait irascible. Il cessa les distractions, se remettant droit, croisant les bras sur sa poitrine, se voulant imposant. L'ancienne hôtesse de jeux était gracieuse, mais seulement jusqu'à un certain point. Elle pouvait devenir très vite, exécrable. Souillant sa frêle silhouette lorsque sa langue tranchante osait s'aventurer dans les chemins les plus tortueux. Crachant sa salive empoisonnée avec tant d'aisance. Que croyait-elle ? Pouvoir continuer ce petit jeu provocateur et en sortir indemne ? L'impertinence et le dédain salissaient sa persévérance. La lassitude étirait les traits durs de l'ancien flic. « Tu devrais plutôt mettre tes menaces en exécution lorsque ces cerbères s'amusent à te tripoter. » Répond-t-il agressivement. « Tu le sais bien que ton geste aura ses séquelles. » Finit-il d'une voix préventive. Épuisé d'utiliser les bonnes manières. Si la demoiselle se montrait agressive, elle n'aurait que la réponse qu'elle méritait.

Son index accusateur vint viser le visage de l'arrogante.  « Surveilles bien tes paroles Di Mercurio. Si tu me chatouilles trop les neurones, crois-moi que la gérance du bordel comme tu le dis si bien, pourrait te filer entre les doigts. » L'alerta-t-il, un sourire carnassier déchirant ses lèvres, traduisant le plaisir qu'il prenait à la menacer. « Je ne t'ai pas obligé que je sache. Tu aurais pu refuser, mais tu es tellement froussarde et incapable que tu dois compter sur mes "cadeaux empoisonnés" pour vivre. » S'esclaffa-t-il, avant d'ajouter « Nombreuses sont celles qui voudraient être à ta place. Ne te pense pas invencible et surtout précieuse. » Cracha-t-il, se regardant les ongles, comme si la conversation l'intéressait peu. En réalité, le sorcier se mordait les doigts. Ressentant en avance la peur de la voir s'éclipser pour de bon. Tout ce qu'elle avait dit était vrai, mais son orgueil l'avait empêché de confirmer ses paroles. Il serait bien dans une belle merde si la sorcière décidait de démissionner. Il retrouverait peut-être une autre, mais pas assez maligne pour s'adapter à l'environnement qui l'attendait. Une potiche écervelée comme il y en a par milliers. Comme Cora, il n'y en avait pas deux et il était bien conscient de cela.

Assoiffée par cette vie de luxe à laquelle elle se croyait destinée. La couardise lui léchant les babines lorsqu'on lui proposait un travail en échange d'un quotidien confortable. Il n'était pas dupe. Il le savait que sa co-partenaire appréciait ce sentiment de puissance, cette sensation de ne manquer de rien. Wayne avait joué là-dessus pour la convaincre, enfin... certes, il l'avait plutôt forcé, mais quoiqu'il en soit, jamais il ne lui avait mis un revolver sur la tempe. Après tout, de quoi se plaignait-elle ? Il lui accordait entièrement toute sa confiance, sinon il ne l'aurait jamais laissé s'occuper du côté administratif de son affaire. C'était un fait. « Imbécile... » soupira-t-il désespéré. « Le salaire à la fin du mois, t'en fais quoi ? Je ne te paye pas pour que tu te permettes des heures de pause supplémentaires. » Avec sa gérante, l’illusionniste avait la fâcheuse impression d'être le crétin dans l'histoire. Jusqu'à quelle ampleur lui avait-il accordé sa confiance pour qu'elle se permette de fuguer lorsqu'il avait le dos tourné ? Et encore... l'ancien flic était loin de connaître toute la vérité. Ignorant que derrière ses cauchemars de fortune, celle qui tiraient les fils de ses fantômes marionnettes, n'était autre que celle qu'il surnommait poupée de porcelaine.

« Certainement pas. Tu es payée pour ne rien faire, alors travailler et ne pas être payée... ce n'est vraiment pas ton style. » Parfois il s'amusait à comparer Cora à une sangsue. Quand elle s'y mettait, elle ne le lâchait plus avec ses sarcasmes de bas-étage, perchée sur ses talons vertigineux, croyant dominer le monde et lui par la même occasion. Foutaises. Il se devait de la remettre vite à sa place, il était plus que fatigué d'entendre ses railleries candides. Au début, elle le faisait plutôt rire, mais sa constance n'était jamais de très longue durée. « Jaloux ? Je sais bien que tu es en quelques sortes ma propriété, celui qui oses prendre ma place se retrouvera en train de se faire déchiqueter par tes mains raffinées. » Sourit-il ironiquement, se grattant le menton, et la regardant de haut en bas appuyant sur chaque syllabe. Il adorait la provoquer, la voir sortir de sa quiétude si superficielle. Au fond, il ne pensait pas vraiment ce qu'il affirmait, mais rien que le fait de la voir fulminer en entendant ses mots, ça le rendait euphorique. Son interlocutrice s'éloigna. Il trouva cela étrange, mais ne fit pas de commentaires. Son organe vital battait la chamade, manquant d'expulser de sa cage thoracique. L'imprévisibilité de son geste fut si brusque que Wayne se trouva pris au piège. Le poignet encerclé par ses phalanges menaçantes, se voulant assassines. Elle aurait put lui briser les os si elle l'aurait voulut, elle ne le fit pas. Baignée dans le crainte de le voir riposter. Il ne répondrait pas à ses attaques, son coup pourrait lui être fatal. Pas que son égo soit si surdimensionné au point de se croire supérieur à la nécromancienne, seulement parce que celle-ci lui était essentielle et que malgré son potentiel, elle ne restait qu'une femme à la force surprenante ne put-il s'empêcher d'admettre. Les mots qui suivirent son acte eurent le seul effet d'accroître la violence qui s'emparait maintenant du mage blanc.

De son autre main, il l'a saisit par le bras, l'attirant vers elle, jusqu'à ce que leur deux souffles chauds se mélangent. Une ambiance tendue déjà morbide, s'était installée entre les deux compagnons de fortune. Leurs prunelles bleuâtres se défiant avec tout le dédain qu'elles dégageaient. « Je te l'ai déjà dit et je le répète, contrôle tes pulsions meurtrières. Je me fiche pas mal de ton humeur. Il a toujours été ainsi, ne changeons pas nos bonnes habitudes. Tu vas faire ce que je te dis. Je pourrais te faire vivre un calvaire pendant des heures et tu le sais mieux que personne. » susurra-t-il au creux de son oreille, faisant référence à ses illusions mortifères.  « Voilà, tu as tout compris. C'est pour ça que tu es là, pour faire le sale boulot à ma place, comme pour le club, comme toujours. » Lâcha-t-il en la poussant, la dégageant de son chemin. Il vint vers le cadavre, s'appuyant sur la table d'opération et lui lançant un regard rempli de sous-entendus. A l'intérieur, il s'indignait, déconcerté par sa dernière remarque.

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MessageSujet: Re: Darkest of Shadows | Cora   Ven 5 Juil - 8:49

Comme chien et chat. Il était évident qu’ils ne s’entendaient pas, répondant à une provocation par une autre provocation. Se contentant de se tolérer. Incapables de mener une conversation normale, tant leurs sales caractères respectifs faisaient des étincelles. Lui dans le rôle de l’ours bourru, qui enchaine les pitreries pour épater la galerie et enrage lorsque les choses ne vont pas dans son sens. Elle dans celui de la peste capricieuse, qui se complait dans son armure de reine des glaces, rabat-joie privilégiant les piques et les traitrises en douce. Deux gosses immatures se supportant tant bien que mal. Mais leurs affrontements de cour de récréation pouvaient s’avérer incroyablement périlleux, tant ils redoublaient de sadisme et de mauvaises intentions l’un envers l’autre. Une fine équipe de bras cassés, à l’alliance précaire et forcée. En lui lançant l’illusionniste dans les pattes, sa sœur n’avait sans doute pas la moindre idée des répercussions qui en découleraient. Elle se retrouvait confrontée à cette décision ignoble à chaque fois que les poings de Wayne s’abattaient sur son corps de porcelaine. Elle n’en voulait pourtant pas réellement à son ainée, estimant qu’elle méritait d’être reniée par Elle. L’italienne aurait accepté de se faire briser tous les os un par un, si seulement elle avait eu la certitude absolue d’accéder ensuite enfin à Son pardon.

« - Et faire partir ton chiffre d’affaires en fumée ? Je pensais que tu préférais que je sois aimable avec les clients. » Minauda t’elle, manquant de battre outrageusement des cils pour renforcer la fausse impression d’innocence se dégageant de son timbre. Se faire plus idiote qu’elle ne l’était vraiment était une habitude qu’elle avait prise pour noyer le poisson dans l’eau. Ne pas attiser la méfiance de l’ennemi pour mieux l’abattre, et grimper les marches du pouvoir. Beaucoup continuaient de voir en elle la potiche répétant des sentences de mort dans un micro, comme un automate dénué de conscience et de bon sens. Elle savait néanmoins que l’ancien flic n’était pas dupe, et se comportait de la sorte uniquement pour égratigner ses nerfs. « - Je te laisse jouer les gros bras tout seul, je sais combien ça flatte ton misérable ego. » Elle ignora volontairement sa menace, irritée par le maudis rapport de force qui était le leur. Tentant vainement de souder ses barrières de nacre pour ne pas faire déferler sur lui toute sa haine. Brûlure vive démangeant la commissure de ses lèvres, ornées d’un rictus contrit et hypocrite. Le visage crispé par sa fierté mal placée. Elle devait lui reconnaitre ce mérite : il savait appuyer exactement où il le fallait pour la faire grimacer.

« - J’ai peut être quelques travers, mais on pourrait écrire des romans fleuves sur les tiens. Tellement ignare et pitoyable que tu n’arrive jamais à obtenir quoi que ce soit sans intimidation. Un homme réellement talentueux et puissant n’aurait pas besoin de ça pour se faire manger dans la main. » Susurra d’elle, sûre de ses affirmations. « - Mais toi, tu ne peux compter que sur tes muscles en plastique et tes pauvres chimères. » Elle méprisait les méthodes du ministre, usant trop rarement à son goût de finesse et de persuasion pour atteindre ses objectifs. Plus cérébrale dans sa façon de procéder, elle privilégiait toujours la fourberie et le charme à la barbarie. Une part de diable et un esprit pervers sous ses airs de femme fragile et fatale. Son enveloppe n’était pas taillée pour qu’elle puisse agir différemment. Si elle n’avait pas à rougir de sa force physique, elle ne lui permettait pas de soulever des montagnes. Ni même d’avoir le dessus sur quelqu'un de la carrure de Sudworth.

« - Si tu avais plus qualifiée en vue, on sait tous les deux que tu m’aurais déjà remplacée, alors tourne ta langue sept fois dans ta bouche avant de le regretter. » Elle tenait certes à son poste, à son train de vie luxueux, mais pas au point de se laisser piétiner comme un vulgaire puceron sans réagir. Les prunelles d’acier partagées entre la colère et le défi, l’envie de lui mettre son genou dans l’entrejambe la démangeait devant tant d’arrogance et de mauvaise foi. Ses sourcils se levèrent de manière éloquente lorsque de nouveaux sarcasmes vrillèrent ses tympans, avant que ses rétines ne se muent en revolvers. Si ses sphères métalliques avaient eu ce pouvoir, elles auraient déjà criblé de balles l’odieux libertin. Elles devaient pour l’heure se contenter de capter cette lueur animale au fond de son regard, cette fougue calculée qu'il maitrisait à la perfection. Qu’il s’agisse de soulever des foules ou de faire plier la volonté d’une seule proie de choix. Un frisson de fureur déchira son échine, la lacérant de tout son long lorsqu’il se vanta ensuite d’être son ‘propriétaire’. Comme il l’aurait fait pour mentionner un animal de compagnie. Ou un rutilant trophée. Être enchainée à un loup meurtrier depuis des siècles lui suffisait amplement, sans avoir à y adjoindre un sociopathe supplémentaire.

« - Ta propriété ? Non mais pour qui tu te prends ?! » Cracha t’elle aussitôt, en luttant pour ne pas lui sauter à la gorge. Farouche, elle enviait les mantes religieuses, qui n’hésitent pas à arracher la tête de leurs partenaires une fois leurs besoins primaires assouvis. Sans s’encombrer de scrupules ou de fioritures inutiles. Qu’il puisse se montrer jaloux des mâles lui tournant autour, jusqu’à sortir de ses gonds, avait toujours eu tendance à l’amuser. Préférant en rire que s’en offusquer. Mais jusqu’à une certaine limite seulement, qu’il venait de franchir allègrement. « - A ce compte-là, en sachant que tu ne me touche pas non plus, tu devrais peut être m’enfermer au couvent. Là au moins peut être que tu serais tranquille à ce niveau. » Ajouta t’elle, une pointe de moquerie dans la voix. Elle le trouvait ridicule, persuadé que toutes celles à son service ou partageant sa couche lui appartenaient. Dément s’octroyant des droits imaginaires. Qu’il puisse tenir des propos si révoltants à son sujet faisait presque naitre le désir de s’envoyer en l’air avec tous les clients qui pourraient croiser sa route. Goûter aux plaisirs de la chair avec chacun d’entre eux, quand lui n’aurait jamais l’honneur de connaitre la saveur de la sienne. Fortement échauffée par ses déclarations prétentieuses, elle s’empara de son poignet, le tordant avec férocité sans toutefois le briser. Insufflant à ce simple geste la froide détermination bouillonnant dans ses veines. Comme elle s’y attendait, il ne rendit pas les armes. L’attirant au contraire contre lui, instaurant une contigüité qui aurait pu être enivrante si elle n’avait pas été si dangereuse. Si l'aversion ne l'avait pas emportée. Son souffle chaud écorcha son oreille, alors qu’elle se muait en véritable statue de pierre. Les muscles rendus rigides par la méfiance tenaillant ses viscères.

« - T’es vraiment abonné à la connerie, c’est pas possible autrement… Si tu crois que je vais t’obéir, tu te fourres le doigt dans l’œil jusqu’au trognon. » Fulmina t’elle, dardant ses rétines d’un bleu électrique sur le tueur en série lorsqu'il daigna relâcher son emprise. Trop énervée et renfrognée pour faire preuve de retenue et de vigilance comme d’ordinaire. La nécromancienne s’avança vers la table d’opération, le bistouri entre ses phalanges ensanglantées. En apparence sur le point de coopérer contre son gré ou de reprendre sa dissection. Une fois devant le cadavre, elle écouta pourtant ses pulsions funestes. D’un mouvement vif, la lame se logea en plein dans la main du sorcier, la traversant même. S’incrustant directement dans le cartilage avec la violence qu’il lui avait justement ordonné de contenir. Impulsivité suicidaire lui permettant de jouir d’un instant de pure et d'intense satisfaction, avant de réaliser la bêtise innommable de son acte. Et de reculer instinctivement, effrayée par l’atroce tournure que risquaient de prendre les évènements.  

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