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 Take a chance [Giacomo]

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MessageSujet: Take a chance [Giacomo]   Jeu 6 Juin - 17:32


Il y a des choses qui ne sont pas faites pour être comprises. Certains événements que nous vivons ne sont que des déclencheurs face à notre manque d'habileté à pouvoir contrôler notre vie.

À travers les années, Théodore avait apprit à ce familiarisé à la bête qui avait été son corps d'accueil pendant plus de sept cent ans. Il connaissait par cœur cette créature, et ne faisait maintenant plus qu'un avec lui. Le lycaon est certainement l'un des meilleurs chasseur du Sahara. C'était pour cette raison que le métamorphe était certain de pouvoir ce fier à son odorat. Il ne pensait pas pouvoir tomber sur quelque chose d'aussi intéressant dans cette partie ci de la Nouvelle Orléans. L'odeur avait frappé son imagination avant même qu'il ne réalise ce que cela signifiait. Il la suivit, sans ce soucier des détours que cela lui faisait prendre, le menant jusque devant le Casino Royal. Dans ce gigantesque endroit, un éventail d'odeur était perceptible, mais cette odeur régnait en maître sur les autres. Théodore ne s'attarda pas plus longtemps à cet endroit, rebroussant chemin, mains dans les poches, d'un pas tranquille, ayant malgré tout une petite penser pour ce lieu.

Ce fut un peu plus tard dans la soirée, s'assurant que Gypsy ne le suivrait pas, que ses pas le menèrent de nouveau devant l'énorme maison de jeux. Pour l'occasion, le métamorphe c'était paré d'une belle chemise d'un blanc crème, un veston d'un hypnotisant bleu royal par-dessus. Il entra dans le casino, scannant les lieux du regard. L'endroit était criant de luxe et de richesse. Les âmes qui s'y étaient perdues exposaient toutes ce qu'elles possédaient sur elles, brillants de mille feux sous l'or qui les habillaient. Pour Théodore cet endroit était un énorme paradoxe. C'était le monde à l'envers. À une autre époque ce lieu de jeu et de festivité aurait été un endroit lugubre et obscure. Il y avait de cela longtemps c,était les brigands, les marins et les saoulons qui venait perdre leurs dernières économies à des jeux d'argents. C'était étrange ce que le temps pouvait produire sur la vie et les perceptions du monde.

L'odeur qu'il cherchait ce fit plus insistante, plus forte, et le regard glacial du lycaon capta un mouvement sur sa gauche. La personne qu'il recherchait passait non loin de lui sans même apercevoir sa présence. Une étrange contraction ce fit sentir dans l'estomac du métamorphe qui ignora superbement ce signe d'inquiétude qui venait poindre en lui. Discrètement, il suivit les traces de sa proie, tenant entre eux une distance raisonnable pour ne pas être repérer. Sa proie, inconsciente que quelqu'un la poursuivait, disparut derrière une porte massive. En tendant l'oreille Théodore put comprendre que le patron organisait une partie de poker avec ses clients particuliers, dans une pièce isolé. Un petit sourire mauvais apparut sur les lèvres de Théo. La clef d'une chasse bien réussis était la patience. Après quelques temps, Théodore vit un homme un peu grassouillet demander où ce passerait la partie de poker intime. On lui répondit, puis cet homme ce dirigea vers les toilettes tout prêt d'une porte isolé, menant à la salle où ce déroulerait le jeu. La chance était trop belle pour la laisser passer. Théodore ce dirigea à son tour vers les toilettes, prenant bien le temps de s'assurer que la porte ce referma derrière lui. L'opération ce passa rapidement. Le métamorphe ce plaça derrière sa futur victime. Il lui agrippa les épaules et le retourna de force vers lui avant de lui flanquer un bon coup de poing en plein visage. Un craquement ce fit entendre et déjà quelques perles de sang ce faufilèrent hors de son nez. L'homme poussa un glapissement de surprise et amorça un geste pour ce libéré du lycaon qui lui administra un nouveau coup qui cette fois mit hors jeu le pauvre humain. Rapidement, Théodore déchira un bout de la chemise de l'homme et la lui mit autour de la bouche, pour l'empêcher de crier. Il s'occupa ensuite de lui attacher les bras dans le dos avant de l'enfermer dans l'une des cabines, de manière à ce qu'on ne le voit pas. Armée d'un calme herculéen, Théodore ce retourna face au miroir, arrangeant ses cheveux tiré élégamment vers l'arrière et s'assurant qu'aucune tâche de sang ne traînait sur lui avant de sortir de la toilette et d'aller d'un bon pas vers la porte qui menait à la salle privé de poker.

Le métamorphe entra sans hésitation dans la salle très peu éclairé, prenant place sur la seule chaise de libre, ce retrouvant directement face à face avec sa proie. La froideur de Théodore le quitta, ce rappelant ce qui l'avait motivé à venir ici et à faire cela. Il adressa un sourire à Giacomo, malgré tout fière de son coup. Une serveuse passa derrière lui, déposant une bière devant lui qu'il refusa d'un geste de la main « Pour moi ce sera votre meilleur whisky! » La dame lui fit un sourire enjoliveur en acquiesçant, quittant son espace personnel. Son regard ce porta de nouveau vers Giacomo, le sondant du regard. Il était certain que ce dernier bouillait de rage à cet instant précis, mais le lycaon était motivé par une envie de lui faire comprendre ce qui c'était réellement passé. Il revit les derniers instant qu'il avait passé avec le jeune métamorphe, la rage au cœur et une arme qu'il plantait sur la tempe de Théodore. Au fond de lui, le lycaon avait un peu honte de son comportement, d'avoir abandonner son protégé de cette façon, mais sur le coup il n'avait pas su comment le protéger de la folie du gouvernement et l'éloigner de lui avait été la seule solution à ses yeux.

La serveuse vint lui porté son verre et Théo le porta à ses lèvres, les humectant dans ce nectar alcoolisé. D'un mouvement unique, il croisa les jambes, ce calant au fond de son siège un petit sourire apparaissant sur son visage entrant complètement dans son rôle de riche en quête de sensation forte. C'était maintenant ou jamais. « La partie peu commencer? »
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MessageSujet: Re: Take a chance [Giacomo]   Dim 30 Juin - 1:46

Giacomo commençait à s'égarer. Il avait commencé la cigarette pour combler le vide d'une femme qui venait de refaire son apparition. Cette femme qui, en elle-même, remplaçait une duchesse qui hantait ses pensées et torturait son coeur. Cette royauté qu'il venait d'apercevoir sur une affiche immense dans les rues de sa précieuse ville et qui le pourchassait désormais en dehors de ses rêves. La fragilité du coeur de l'homme d'affaire était désormais en danger de se fracasser ou peut-être d'exploser. Son masqued'insensibilité et d'arrogance commençait à craquer et il luttait pour le faire tenir. Seul son petit bijou lui donnait le courage de garder le cap. Son casino. Son investissement. Son rêve. Son projet. C'était bien connu; pour empêcher son coeur de chavirer, il devait se tourner vers le travail. Il tenait bien trop à sa maison de jeux pour laisser ses sentiments engloutir son projet. Il devait le faire pour sa passion pour le jeu et pour son ancien associé, William, cet homme qui l’avait protégé du gouvernement lorsque Théodore n’avait plus autant de temps à lui consacrer. C’était lui qui lui avait donné une chance d’être quelqu’un à New York et d’être un homme à part entière à la Nouvelle-Orléans. Giacomo vivait dans la richesse et le luxe, en position de pouvoir sur cet énorme établissement qu’il chérissait et qu’il menait avec fermeté. Le professionnalisme de Bellomo était exemplaire. Aucune petites têtes ici, aucun clients, aucun employés ne pourraient se douter qu’il était un être torturé et fragile, une tempête de sentiments. Non. Il était ferme, droit, perfectionniste et juste.
Ce soir, le jeune homme était simplement vêtu, portant une chemise noire et un veston gris. Il faisait sa tournée habituelle, un verre de champagne à la main, toujours en célébration. S’assurant que chaque employé était à sa place, n’hésitant pas à rectifier chaque détails et de donner son attention aux bonnes personnes. Alors qu’il passait près d’une des tables les plus riches de Black Jack, il salua un client cher à son cœur, un métamorphe tout comme lui, dont il fut le croupier chanceux à ses débuts à New York. Sous l’insistance de son ‘‘ami’’, Giacomo passa de l’autre côté de la table, les manches de sa chemise retroussées. Il lui servit quelques cartes, lui faisant gagné une petit cagnotte qu’il allait bientôt perdre dans les heures suivantes. Par la suite, Giacomo s’excusa, étant attendu à une table privée, laissant derrière lui la joie éphémère de la victoire et la bonne humeur. Alors qu’un employé lui remis son veston sur ses épaules, le jeune homme marchait vers deux grandes portes somptueuses avant de disparaître derrière celles-ci, ignorant complètement l’ombre qui le suivait.
Une fois assis à la table de poker la plus luxueuse de son casino, après de chaleureuse salutations, Giacomo regardait le dernier fauteuil vide. C’est alors qu’un visage familier réchauffa le siège abandonné. Bellomo venait de recevoir une gifle en pleine figure. Théodore. Alors que la bière du véritable propriétaire de ce fameux fauteuil passa sous le nez du métamorphe, il la chassa pour renvoyer la serveuse lui servir autre chose. Giacomo le regarda de bas en haut comme tous les autres, simplement avec une haine supplémentaire qui l’étouffait. Cet homme qui fut jadis un tyran et un ami, c’était plutôt révélé être un menteur et un lâche. Alors que la pauvre grenouille incomprise avait demandé de l’aide et qui cherchait le réconfort du rebelle, il se heurtait à l’agent insensible qui voulait lui éviter la potence et qui le gardait sur le chemin que le gouvernement lui avait tracé. Était-ce réellement par lâcheté? Ou n’avait-il pas trouvé meilleur solution pour le protéger et protéger sa couverture? Giacomo n’avait simplement pas envie d’entendre excuses, explications ou autre sottises, il voulait qu’il l’abandonne, qu’il termine la trahison qu’il avait commencé.

Ce siège est réservé, Monsieur...? Penchant la tête vers l'inconnu, les dents serrées, Giacomo parla le premier pour mettre les mots sur les bouches hébétés de ses clients de prédilection. Il osa prétendre, sans aucune honte, ne pas connaître l'intrus qui s'imposait à leur table. Ce qui à la fois de protéger son image et envoyait un pique au veston royal qui lui avait menti sur sa personne et ses intérêts. Ce cher Hasting doit probablement avoir échappé une bouteille de trop en cette nuitée, être en retard ne fait pas partie de ses habitudes... S'exclama alors un grand blond dans la quarantaine, son accent contrastant avec son vocabulaire respectable. Giacomo posa des yeux accusateurs sur Théodore, lui demandant presque des explications du regard, l'ironie de la chose était trop belle. Ce vieux millionnaire ne s'absentait jamais et sa ponctualité était exemplaire. Cette discipline de la part de l'obèse surprenait toujours la table de gentlemen étant donné qu'il était un alcoolique renommé et un perdant régulier. Giacomo ne croyait jamais au hasard et il pointait du nez selon lui le responsable de cette anomalie, vu que le responsable en étant une en lui-même. Giacomo ne désirait pas la présence de l'agent sur ce siège, alors pour lui, tout était de sa faute. Seulement, il risquait d'être le seul à se méfier de ses belles allures. Giacomo se leva en reboutonnant son veston, sans même regarder son mentor. Je vais chercher la sécurité.
Ce ne sera pas nécessaire, Bellomo. Le jeune homme fut interrompu par un brun ténébreux de taille moyenne, aussi mystérieux qu'un mafieux. Pourquoi tant de drame? S'il a de quoi jouer, laissons-le se vider les poches! Le chapeau melon, tout en vieillesse, connu sous le nom de Monsieur le Maire venait de couper toutes discutions. L’effet Flynn venait de faire son effet, le Maire l'aimait bien avec sa classe et sa chevelure gélifiée. Il devait surement lui rappeler tout ce qu'il aurait voulu être à son âge. Beau, charismatique, fortuné. Ce petit chien venait de réussir à se clouer à cette chaise et Bellomo ne pouvait pas riposter devant son invité d'honneur, même s'il n'était pas le plus riche. La grenouille ravala sa salive, cessant de regarder vers ses agents de sécurités d'un air dégoûté pour retourner son regard vers ses favoris avec un sourire calme sur les lèvres. Après tout, remplacer un coq par un autre, qu'est-ce que ça change? Je vais tous vous plumer de toute façon! Il retrouva alors tout son charme en déboutonna son veston et en reprenant sagement son siège, sous les rires enthousiasmes des quatre hommes d'importance et peut-être le sourire de satisfaction du métamorphe, ou peut-être pas. Après tout, ce n'est pas comme si la grenouille le regardait. Non. Giacomo regardait ses cartes. Ses cartes et rien d’autre.
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