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 Somewhere we meet, somewhere we drunk, somewhere we like. [Zadig&Riley]

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MessageSujet: Somewhere we meet, somewhere we drunk, somewhere we like. [Zadig&Riley]   Mar 18 Juin - 2:36

♫ " L'injustice est que pour vivre comme la justice elle doit être dans l'illusion du bonheur. "



« TA GUEULE ! »


Le cri agacé et colérique s'enfuit d'entre mes lèvres suivit d'un crash de l'appareil qui sonnait depuis presque cinq minutes maintenant. Mon réveil. Je n'étais définitivement pas matinal. Abîmant mon mur, m'obligeant aussi à racheter – encore une fois – un réveil, mon souffle ralentissait alors que j'enfonçais ma tête dans mon oreiller. Une pulsion irritée par la sonnerie et l'extirpation de mon sommeil révélant un état psychique des plus instables. Il m'arrivait souvent d'avoir ces violences, de plus en plus souvent. Je n'étais pas inquiété tant que ça se limitait aux réveils, à vrai dire, ce n'était rien comparé à ce dont j'étais vraiment capable de toute manière. Je m'allongeais sur le dos, gardant mes mains dans ma tignasse qui se faisait de plus en plus longue. Je ne supportais pas ces levées si brutales, encore moins lorsque je n'avais aucun idée à quelle heure je m'étais endormi la veille. Je présumais la veille mais le Soleil se couchant lentement, cela devait faire seulement quelques heures que je dormais. Bordel. Mon dernier souvenir était ce cocktail explosif se répandant dans ma tête. Un ecstasy, deux rails de cocaïne et un joint pour que la montée soit ralentit. Tu parles d'une erreur, un trip de plusieurs heures, des vomissements violents, des rires et des pleurs nerveux malgré un état euphorique. Sensiblement touché par la musique, je dirais que je m'étais évanouis plus qu'endormis. Mais bon, ce n'était pas comme si je n'avais pas l'habitude, j'avais fais bien pire même.

Juste en caleçon, je balançais d'un mouvement de pied ma couette. Attrapant une clope et mon Ipod, je calais mon casque sur mes oreilles, allumant le tube nocif. Au moins, ça me calmera un minimum, espérons. Quelques minutes passaient, et je me levais enfin. Marchant par dessous mes vêtements, mes déchets, et tout ce qui traînaient par terre. Chez moi, seul ma musique, mes instruments et ma drogue étaient bien rangés. De toute manière pour le peu de change que je possédais et que je renouvelais, c'était pas si mal. D'une manière des plus nonchalantes je me forçais à choper mes plus belles fringues. Enfin, plus belles étaient un peu fort, je prenais juste une chemise noir et un jean sans trous. Le soir tombait et la nuit allait commencer, et c'était pour moi l'heure de bosser. Je n'avais jamais de métier fixe, j'étais musicien, je jouais dans la rue car c'était là où mon partage et ma liberté s'alliaient le mieux, parfois je faisais des petits boulots à droite à gauche. Barman, quelques concerts en bars, Dj en boîte, manutention, gestion des stocks, ces conneries du genre qui sont payés trois sous. Sans qualifications, sans pouvoir compter sur mon état, j'avais la chance d'être pas trop débile et de faire du bon boulot. Je connaissais aussi les bonnes personnes, parfois c'était suffisait, parfois non. Bref, ce soir, je servais dans un bar quelconque pas très loin de chez moi. De toute manière, peu m'importait l'endroit, tant que je pouvais boire à l'oeil et gagner assez pour acheter ma dope de la semaine, ou du mois selon les heures. Je connaissais bien le patron qui m'avait souvent laissé l'endroit, une chance de réussit, ce con pensait vraiment qu'il y avait de l'espoir pour moi. J'étais déjà en train de vivre ma deuxième chance, rien ne serait pareil qu'avant et c'était déjà ça le pied. Dans la misère et la drogue mais libre au moins, c'était ce qui comptait le plus pour moi. Depuis longtemps maintenant j'avais décidé d'être celui que je voulais, et pour ça, il fallait que je garde ma liberté intacte.

Je terminais ma clope, la jetant par la fenêtre. Tout était toujours ouvert chez moi, après tout, il n'y avait rien à voler, et la chaleur tuait tout le monde. Parfois insoutenable, pour quelqu'un avec autant de problème de respiration et autre que moi, c'était multiplié par dix. Privé d'eau chaude, les douches froides avaient au moins le mérite d'être rafraîchissantes. Je me préparais en vitesse, après tout, je n'étais pas là pour un entretien ou pour ressembler à je ne sais quel beau gosse luxurieux et ténébreux. J'étais un paumé drogué et miséreux, mais ça me plaisait bien. Déjà en route pour le bar, ce soir en semaine il n'y aurait que les habitués, et quelques pauvres types priant pour une bière gratuite. Hank, mon patron d'un soir, m'avait dit que je faisais la fermeture, j'avais encore quelques heures devant moi, avant de prendre mon service. C'était un peu comme une pointeuse. Minuit à quand je voulais fermer, c'était plutôt libre, j'aimais ça. Préparant mon shoot quotidien d'héroïne, j'insérais la seringue pour planer un peu. J'avais déjà quelques joints pré roulés et quelques pilules diverses dans la poche, c'était toujours un attirail que je portais sur moi. Reprenant une clope, c'était le moment de m'échapper de cette misère. Empoignant ma guitare, je m'enfuyais du trou à rat qui me servait de toit pour me balader un peu, pour rêver. Défoncé, je déambulais, souriant, inquiétant, dans mon monde je rêvais de Terre promise, de liberté et de fraîcheur. Ces endroits musicaux qui emportaient votre âme, votre cœur, ces endroits solitaires qui laissaient le monde derrière vous, qui laissaient les comptes à rendre à l'entrée. Mes heures de bonheur, planant bien comme il faut, avec juste ma guitare et mes clopes. Ça, c'était ma vie.

La descente était plus dure, même si la marijuana faisait effet de ralentissement pour le mal de crâne, je restais immobile, juste légèrement dans la souffrance une bonne heure. S'approchant de minuit, il était temps de gober un peu de MDMA pour être à fond quelques heures de boulot. Je traînais les pieds en attendant de recevoir le flux et les effets de la drogue, terminant clopes sur clopes, jouant de ma guitare pour moi, les gens se retournaient étonnés. Dans ces moments là je vivais pour moi, pour ma liberté, pour tout ce qui m'importait. Le partage était gratuit, qu'ils aiment ou pas mes accords, j'en avais rien à foutre, tant que leurs jugements ne m'empêchaient pas d'avancer. Vingt minutes avant que la pilule gobée fasse effet, enfin, devant le bar, j'entrais, heureux.


« Ezra, j'ai cru que t'arriverais jamais ! »



Je ne donnais pas mon premier prénom, je le donnais très peu à vrai dire, Ezra était plus significatif de ma deuxième chance, me détachant de mon injustice. Je souriais doucement, saluant le patron qui se préparait à partir. Je passais derrière le bar, regardant les quelques clients qui restaient. À minuit, en semaine, la salle était peu remplie. Je suivais les commandes que Hank avaient prises pour l'aider à terminer et j'attendais qu'il s'en aille, enfin. Minuit dix, la fête commençait. Ma montée de MD, je versais un peu de scotch dans un verre pour le boire cul sec. Rabaissant la tête, je tombais dans le regard d'une des rares personnes installées au bar. Une petite blonde, jeune, semblant boire gratuitement par les offrandes de divers mecs habitués d'ici. Être pauvre avait toujours été plus faciles pour les filles. Alors que mes yeux tombaient sur les siens, elle m'avait clairement vu boire ce verre, je souriais, plaçant un doigt sur mes lèvres évoquant un secret. Je regardais ce qu'elle buvait pour lui en servir un autre.

« Offert par la maison, surtout pas pour payer ton silence. »



Gardant un léger sourire plus provoqué par mon état qu'autre chose, elle semblait être la personne avec qui je pourrais parler le plus ce soir. En tant que barman occasionnel, il y en avait toujours une, toujours une personne qui était là et avec qui on pouvait parler et boire. Je me préparais une bière, que je laissais de côté pour le moment. M'allumant une clope, de toute manière j'étais le chef ce soir. Ne voulant pas gâcher mon état de drogué euphorique, j'avais toujours des mauvaises idées qui semblaient bonnes pour moi.

« Quelqu'un de partant pour un concours d'alcool ? »



Aucune réaction d'abord, un peu déçu, je savais comment renverser la vapeur d'un tel jeu. Ouais, c'était hyper simple pour des habitués comme eux.

« Le gagnant ne paie pas ses conso's ! »


Jackpot, cinq personnes en jeu m'excluant, la blonde participait, ça allait être sympa, vraiment.
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MessageSujet: Re: Somewhere we meet, somewhere we drunk, somewhere we like. [Zadig&Riley]   Mar 18 Juin - 15:52


Storyville -Minuit  ◈ Zadig & Riley
Somewhere we meet, somewhere we drunk, somewhere we like
 L'alcool tue lentement. On s'en fout. On n'est pas pressés. Georges Courteline


  




T
es paupières s’ouvrent doucement, mais vraiment très doucement. Le soleil traverse la fenêtre et vient t’éclairer avec force. Ton crâne te fais horriblement mal comme presque chaque matin, alors tu ne brusques pas ton réveille. Doucement tu te redresses. Tu constates alors que tu es nue. Non, tu ne t’es pas transformée la nuit dernière. Un homme dort à côté de toi. Tu regardes son visage mais tu ne te rappelles pas qui il est. Son nom ? Non, vraiment rien. Tu ne sais pas non plus où vous vous trouvez mais tu imagines que c’est dans son appartement étant donné que tu n’en as pas. Tout ce qui te revient en mémoire par rapport à la soirée d’hier c’est cette bouteille de téquila pleine que tu t’es enfilée. Après tu as dû tomber sur ce gars, il a dû te chauffer, tu as dû répondre à ses avances et vous êtes partis chez lui. Ca se passe toujours comme ça. Tu regardes son visage et constate avec un pincement au cœur qu’il n’est pas exceptionnel. Il paraîtrait moche même. Au fond de toi tu te dis qu’il n’avait pas mérité de t’avoir dans son lit, mais si tu résonnes de cette manière, personne ne mériterait de t’avoir dans son lit. Soit parce que tu te trouves plus belle qu’eux-c’est rare où tu penses de cette manière- soit qu’ils paraissent trop innocents alors que toi tu te dégoutes. Tu n’es qu’une salope au fond, une grosse salope qui drague juste pour vivre un soir de plus. Heureusement, le seul point pour lequel tu remercies le sorcier c’est parce que grâce à lui tu es stérile et ne risques pas de tomber enceinte du premier inconnu qui passe dans ton lit. Peut-être que tu as une MST, oui peut-être mais c’est pas bien grave. Il faut bien mourir de quelque chose non ?

Tu te lèves doucement en essayant de ne surtout pas le réveiller et récupères tes affaires. Tu enfiles tes habits, les mêmes depuis deux jours. Il faudrait que tu trouves un peu d’argent pour la laverie quand même. Tu te dis qu’il doit en avoir un peu lui alors tu pars dans le salon. Tu cherches dans la poche d’une veste qui traine par terre et en sors son portefeuille. Tu prends quelques billets mais lui en laisse tout de même la moitié. Tu remercies mentalement le gars mais tu ne vas pas plus loin. Tu te diriges ensuite dans la cuisine et ouvres le frigo. Premier réflexe, comme d’habitude. Avec de grands yeux tu trouves une seringue. Tu devines à quoi elle a bien pu servir mais tu ne la prends pas. Même si tu peux te taper une MST tu n’as pas envie d’utiliser la seringue d’un autre. Non, tu as déjà la tienne, même si tu l’utilises assez rarement, les drogues dures te faisant assez flipper. Tu prends toutes les bouteilles d’alcool que tu peux et les fourres dans ton sac. Tu fermes ensuite le frigo et fouilles les placards à la recherche de n’importe quoi pour survivre. Tu prends un paquet de céréales qui traine par là, un bout de pain et une boîte de biscuits déjà entamée. Maigre récolte on pourrait croire mais pour toi c’est un vrai trésor.

Tu finis de ranger tes affaires et alors que tu t’apprêtes à sortir tu entends que ton pas est différent. Tu t’arrêtes et réitère ta marche mais non, tu as bien entendu. Tu connais ce bruit. Tu sais ce qu’il signifie. Tu te mets donc à genoux et retires le tapis pour découvrir un vieux plancher grinçant. Tu cherches un couteau et le passes dans une fente. Avec un effet levier tu la retires et là… tu as trouvé la caverne des Quarante Voleurs.  C’est limite si tes yeux ne sont pas pétillants de joie à ce moment. Drogue dure, drogue douce et paquet de cigarettes pour les préparer. Tu ne réfléchis pas et les embarques directement. Au fond de toi tu te dis que c’est pas bien de voler comme ça, mais ce n’est pas bien non plus de boire, de se droguer, de coucher avec n’importe qui ou encore de tuer sa sœur.

Une fois ton sac remplie et le trou vide, tu remets la latte et le tapis comme si de rien n’était et file à l’anglaise. Tu ne claques pas la porte car s’il se réveillait maintenant tu serais dans de sales draps. Tu descends les escaliers à pas de loup et une fois arrivée dans la rue tu marches le plus rapidement possible. Lorsque tu te sens en sécurité loin du gars tu te détends. Attaquée par la chaleur tu décides de retirer ta veste et te mettre en débardeur. Ton jean aussi commence à coller à ta peau et tu te dépêches de trouver une laverie pour le changer contre ton short. Enfin, tu en trouves une. Elle est vide de monde et ça t’arrange bien. Tu n’aimes pas la foule quand tu es clean. Tu fourres toutes tes affaires dans la machine, te retrouvant en débardeur et petite culotte dans la salle,  et t’assois dessus en attendant que ton linge soit propre. Même si tu es devenue une clocharde avec le temps tu ne peux pas supporter la puanteur du vomi, de la sueur et de la saleté toute la journée. Une fois le « Ting » retentit, tu sautes de ton perchoir et récupères tes affaires sèches. Tu les remballes toutes dans ton sac, retires rapidement ton débardeur pour en enfiler un autre plus propre et plus agréable à porter par une chaleur pareille, ainsi qu’un short en jean. Tu sors les lunettes de soleil que tu as piqué chez un homme un jour et pars de la boutique.

Le reste de la journée, tu le passes à fumer, des cigarettes la plupart du temps et deux joints car tu ne veux pas gâcher ce plaisir d’avoir ton nirvana en si grande quantité. Tu n’as pas plané beaucoup, mais ça t’a permis d’arriver au soir dans un bar de la ville. Tu t’y es installée, tu as posé tes affaires et as commandé un premier verre au barman. A peine tu l’as fini qu’un homme vient t’aborder, t’en offrant un nouveau. Tu acceptes son verre mais pas ses avances. Un deuxième. Un troisième. Puis minuit arrive. Tu n’es pas encore saoule et plus aucun homme ne vient. Tu te dis que peut-être tu aurais dû accepter le dernier mais non, son aire lubrique te dégoutait trop. Ton regard se pose sur le barman que tu vois boire un verre en cachette. Lorsqu’il baisse la tête son regard croise le tien. Il sourit et pose un doigt sur sa bouche. Tu souris à ton tour, amusée par ce geste. Il s’approche de toi et te sert un verre. « Offert par la maison, surtout pas pour payer ton silence. » Tu lui lances un regard dans le style : « Mais oui bien sûre » mais ne dis rien. Après tout, c’est toujours un verre de gagné. Un petit « Merci » sort de ta bouche alors que tu t’empresses de te rafraîchir la gorge avec l’alcool. Tu sens le liquide brûlant te consumer de l’intérieur et tu n’as qu’une envie c’est de ne plus t’arrêter jusqu’à ne plus pouvoir boire. « Quelqu'un de partant pour un concours d'alcool ? » Tu en as bien envie oui, mais … tu n’as pas d’argent pour te payer autant de verres alors ça ne servirait à rien. Tu continues de boire ton verre, dégustant chaque gorgée comme si c’était la dernière, sans accorder un seul regard au barman. « Le gagnant ne paie pas ses conso's ! »  Tu réagis tout de suite. Tu te places face au barman alors que quatre autres gars venaient vous rejoindre. Tu les jauges du regard. Trois sont les gars qui t’ont abordée pendant la soirée et l’autre semble être un jeunot dont les copains ont donné un gage. Autant dire que tu es confiante.

La première tournée arrive alors. Tu bois cul sec. Les autres aussi. Deuxième. Tout le monde. Troisième. Le jeunot commence à faiblir alors que ton niveau d’alcool dans le sang n’est toujours pas assez important pour que tu t’affales sur le sol. Quatrième. Le jeunot a du mal à l’avaler. Cinquième, il dégueule. Tu sais très bien qu’il était arrivé déjà saoul et tu te dis que c’était son erreur de participer à un défi comme celui-là. Vous n’êtes plus que cinq. Le barman se défend bien, mais toi aussi tu tiens le rythme. Les verres ne se comptent plus. Tu bois tout ce qui te passe sous la main. Tu sens doucement les joies de l’alcool venir titiller ton cerveau pour le mettre lentement en veille. Vous n’êtes plus que trois quand tu te dis que tu pourrais arrêter maintenant, mais tu continues. Tu bois. Tu bois. Tu bois. Et il ne reste plus que le barman et toi. Tu regardes ton verre et pour la première fois depuis des années tu n’as pas envie de boire. Tu sens que ce verre serait le verre de trop et que si tu le buvais tu te retrouverais aux chiottes en moins de deux. Alors, tu soupires et tu laisses tomber. « Ok… t’as gagné… » Tu te sens humiliée et tu détestes ça. Tu détestes perdre. Mais surtout ce que tu te dis c’est que tu vas devoir payer tous tes verres et ça… ça ça va pas le faire.

Tu laisses l’alcool s’installer un peu dans ton esprit jusqu’à ce que tu lances un regard enjôleur au barman. Tu te penches un peu sur le comptoir pour qu’il puisse admire ton décolleté et tu dis d’une voix que tu crois sensuelle mais qui est assez pâteuse en réalité : « Dis… je vais pas payer toutes mes conso hein ? On peut trouver un… « arrangement » si tu vois ce que je veux dire ? » Tu lui fais un petit clin d’œil complice, arborant ton sourire le plus mignon pour essayer de duper cet homme. Tu sais le faire ça, duper les hommes, mais tu es une pro quand tu es clean. Malheureusement ce soir tu ne l’es plus mais si tu as de la chance lui non plus et il arrivera facilement à passer l’éponge sur ta dette.

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MessageSujet: Re: Somewhere we meet, somewhere we drunk, somewhere we like. [Zadig&Riley]   Mer 19 Juin - 0:57

♫ " L'injustice du comportement contraire à sa nature. Bientôt, la nature la rattrapera. "


Et c'était partit. Un jeu d'alcool que je devais gagner par simple action commerciale, même si personnellement je m'en badigeonnais allègrement les couilles avec le pinceau de l'indifférence, Hank le patron le verrait d'un autre œil. Enfin, de toute manière, à six participants, si je perdais, ça faisait déjà quatre personnes qui payeraient plus qu'elles n'auraient dut, par conséquent, ça fera une bonne soirée obligatoire. Moi qui comptait dans tous les cas ne pas payer mes consommations, je gagnais forcément. J'étais prêt pour une bonne soirée, bien entamé par la drogue déjà, j'augmentais un peu la musique pour ne pas faire retomber l'ambiance. Poursuivant ma cigarette, la tequila serait l'alcool en shooter désigné d'office. Un parce que c'était ce qui était le plus raisonnable en prix, et deux, parce que ce fut la première bouteille me tombant sous la main. Sans le faire remarquer, j'avais l'avantage, pour la plupart, tous étaient là depuis 16 heures de l'après midi, et ils étaient bourrés depuis leurs cinq ans. Trop défoncé pour connaître mes limites, moi, rien ne m'arrêtait, surtout si la fête était au bout du chemin. Vomir, ça ne m'avait jamais tellement dérangé, après tout, avec le nombre de bad trip et rejet que je faisais par mois, ce n'était pas une cuite aux shooters qui allait me faire peur. Je servais la première tournée tout en expliquant rapidement les quelques règles du jeu.

« Un crachat, un vomi, le shooter pas fini et c'est perdu. On le prend en même temps, cul sec obligatoire, si vous le sentez pas, vous abandonnez et réglez la note. À vos marques, prêts, santé ! »


Premier tour, très rapide, très agréable, ça mettait en condition. Deuxième tour, rien à signaler non plus, j'observais pas tellement les gens, je gérais le service des autres clients, et je remplissais les verres. Ce n'est qu'à la cinquième tournée que je vus un verre en moins. Il semblait déjà bien fragile pour un jeu comme celui-ci.

« Tu nettoieras ça, ou tes potes le feront. »


Encaissant les cinq shooters, je fournissais serpillière et seau pour que le vomi ne reste pas des heures au sol. Bref, le jeu se poursuivait, je continuais de fumer, l'alcool montait rapidement mais c'était vraiment agréable comme boulot, il n'y avait rien à dire, c'était le pied. Les tours s'enchaînaient et je ramassais les billets comme si je gagnais chaque manche au casino. Très vite il ne restait que moi et la jeune fille. Uniquement fille du jeu d'ailleurs, presque du bar j'avais envie de dire. Nous étions tout deux bien entamés, trop sûrement, elle s'arrêta avant moi et heureusement, je n'aurais pas continué tellement longtemps, atteignant ma limite. L'alcool était dans mon quotidien, mais elle se débrouillait très bien avec aussi. Elle semblait déçue d'avoir lâché, ça m'intriguait. À la fin du jeu, j'avais récolté plus d'argent que prévu encore, je m'allumais une autre clope, servant un verre d'eau à mon adversaire, je laissais une clope sortir du paquet, droit devant elle. Lui faisant un signe de tête pour qu'elle se décide à l'accepter, je reprenais la parole avant elle.

« Prends le verre d'eau aussi, ça te fera du bien. »


Souriant, mon élocution ne devait pas être si parfaite, mais après tout, nous étions tous trop bourrés pour nous en rendre compte. Contre toute attente, je la regardais s'avancer un peu, se penchant de plus en plus. La vue n'était pas gênante, je la voyais venir, c'était marrant. Comme son approche semblait le montrer, elle proposa un arrangement pour ne pas payer ses consommations. Je souriais, répondant ainsi à son petit sourire. Évidemment que ce genre d'arrangement ne convenait, elle était jolie, charmante et elle paraissait attachante. Cela dit, ça semblait trop facile.

« Tu as l'air d'être une nana qui obtient toujours ce qu'elle veut, hein ? »


Il était évident qu'elle était ce genre de fille me ressemblant, n'hésitant pas à user de n'importe quel moyen pour arriver à ses fins. J'avais les mêmes méthodes, il était plus difficile pour moi de jouer de mes charmes ainsi, mais dans un autre registre, on me disait rarement non. Inspirant pitié, compassion, charme, ou n'importe quoi, tant qu'on arrive à destination. Faire ce qu'on veut quand on veut, en emmerdant le monde et ses règles. Vivre libre, vivre soi, vivre bien. C'était tout ce que je voulais et elle semblait d'un coup tellement proche de mes idéaux. Hormis ça, je n'étais pas ce genre de type, je ne voulais pas la ramener chez moi, avoir du bon temps, et ne jamais la revoir, et tout ça juste pour lui esquiver de payer. Ce n'était pas moi, tout simplement, et j'étais bien trop tenté de la faire chier un petit peu de toute manière.

« Malheureusement ça va pas le faire. »


Prenant un air sérieux, un regard fixe et serein, je me concentrais. Trop entamé par la tequila et la drogue, je ne pus tenir quelques secondes, riant un petit coup, laissant ma tête tomber sur mon bras tendu contre le bar.

« Non j'déconne, pas besoin d'arrangement, c'est pour moi. »


C'était rare que je sois aussi gentil, mais bon, de toute manière, si j'avais bu les verres qu'elle avait bue avant de jouer, j'aurais perdu. La satisfaction de gagner était plus forte. Clope au bec, je rangeais la caisse, le jeu avait bien perduré quelques heures. Je me laissais une petite heure avant de fermer et de mettre tout le monde à la porte. Enfin, je verrais, pour le moment, étant bien saoul, bien défoncé, je voyais pas pourquoi j'arrêterais de faire le con. J'avais toujours aimé ça, la fête, les conneries, les rencontres, les gens, les rires, les situations gênantes, la drogue, l'alcool. Tout ça faisait partie d'un tout qui régulait ma vie, ma liberté. Toutes ces choses me rendaient plus humain, et ce n'était pas rien. Au vue de mes actes passés, de ma vision de moi même et de ma condition de mage noir, c'était tellement génial d'être vu par ses pairs simplement comme un mec normal. Enfin, un mec bizarre mais humain. L'un des leurs quoi. C'était agréable de se sentir dans ce cercle fermé d'être vivant qui aimait simplement vivre comme bon leur semblait. Rien ne valait plus que ça, même pas tout l'or du monde. J'avais choisis cette voie, et ces instants là me rappelaient que j'avais fais le bon choix. La misère, la galère, tout ça, c'était pas l'idéal mais c'était le prix à payer pour être heureux. Si je le voulais, je me livrerais au gouvernement, annonçant mes bonnes intentions, ma force et mes capacités ou autre et je serais mis sous leur contrôle. Je pourrais vendre ma liberté contre compte en banque par dizaine, hôtel de luxe et yacht sur la côte. Mais non, je voulais sentir le vent sur ma peau, je voulais être maître de mes actes, je ne voulais plus être soumis à quelque chose d'autre que ma conscience. Je ne l'avais que trop vécu, que trop subis, ça devait rester derrière moi.

Je servais les quelques verres qu'on me demandaient, gérant la caisse et le service au bar, je m'arrêtais quand ça se calmait pour me diriger de nouveau vers la jeune fille. Elle m'avait intrigué, elle semblait perdue et pourtant elle avait l'air bien plus équilibrée que moi.


« Qu'est-ce qui t'as amené dans un bar comme celui-ci ? »


Direct, sans même vraiment la connaître, je faisais la conversation. On était de toute manière bien assez dans notre monde pour trouver tout ça normal. On avait déjà partagé quelques mots et même une demande de sexe sans sentiments, alors bon, la normalité des rencontres, on en avait plus rien à foutre. Fumant ma clope, assis sur mon tabouret en face d'elle, je la regardais, souriant, sans savoir pourquoi, elle me paraissait juste cool.
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MessageSujet: Re: Somewhere we meet, somewhere we drunk, somewhere we like. [Zadig&Riley]   Mer 19 Juin - 14:36


Storyville -Minuit  ◈ Zadig & Riley
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 L'alcool tue lentement. On s'en fout. On n'est pas pressés. Georges Courteline


  




T
u restes là, ton décolleté face à lui et un sourire enjôleur aux lèvres. Enfin, tu fais de ton mieux pour paraître séduisante même si c’est bien difficile avec tous ces verres que tu t’es enfilée. Tu espères que ce gars va accepter car tu n’as nulle part où aller dormir ce soir et tu es fauchée –même si tu as volé ton dernier amant-. Pourtant, une part de toi, celle que tu préfères ne jamais faire ressortir car elle est bien trop sérieuse pour survivre comme tu le fais, voudrait qu’il refuse pour que tu n’ais pas à coucher avec un inconnu une fois de plus. Quelques fois tu te demandes ce que ça fait d’avoir une relation sexuelle avec des sentiments. Tu te demandes ce que ça fait d’aimer même si tu n’en as pas encore envie. Tu n’es pas prête à te lancer dans une relation sérieuse. Tu bouges trop. Tu as trop du mal à t’accepter toi-même pour que l’on t’accepte. Tu veux de la liberté mais en même temps tu as besoin d’être enfermée. C’est paradoxal, mais c’est tellement vrai. C’est peut-être l’alcool qui te fait délirer comme ça, mais dans tous les cas c’est la vérité. « Tu as l'air d'être une nana qui obtient toujours ce qu'elle veut, hein ? » Quand tu fais tes yeux doux comme ça, oui. Mais tu n’as jamais obtenu tout ce que tu voulais, car sinon tu ne serais pas là à faire des avances à ce barman. Ton regard reste posé sur lui dans l’espoir de voir ses lèvres s’arrondir en un « oui » mais il te répond plutôt : « Malheureusement ça va pas le faire. » D’un coup tu te rends compte que peut-être qu’il a déjà quelqu’un, que tu ne lui plais peut-être pas, ou tout simplement qu’il est gay. Alors tu te recules, un peu surprise et énervée car tu sens que tu vas devoir payer tes consos. Mais son rire te fait ouvrir de grands yeux. « Non j'déconne, pas besoin d'arrangement, c'est pour moi. » Un sourire vient illuminer ton visage et d’un coup tu trouves ce gars sympa. Quelqu’un de banal aurait sauté sur l’occasion de s’envoyer en l’air avec une fille comme toi, mais lui a préféré refuser et même t’offrir ton alcool et même des cigarettes.

Tu le vois s’éloigner et prends une cigarette dans le paquet qu’il t’a proposé. Tu en allumes une et sens la douce sensation de la nicotine qui s’empare de toi. Distraitement tu penses à la drogue que tu trimballes et à quel point tu aimerais bien t’enfiler un joint mais non. Ce trésor est bien trop précieux pour l’épuiser à tort et à travers. Rapidement, ta clope se finit. Tu écrases le mégot dans un cendrier et t’allonges sur le comptoir, un peu fatiguée par tout cet alcool. Tu croises tes bras sous ta tête et regarde ton verre d’eau. D’un doigt tu tapes dedans pour faire bouger la boisson mais tes pensées ne sont pas braquées sur les mouvements du liquide. Tu penses à ta mère. Tu penses à ta sœur. Tu as envie d’appeler la maison. Tu as envie d’entendre un « Allô ? » mais tu ne dois pas. Ca fait déjà quelques semaines que tu ne l’as pas fait alors tu ne le feras pas. Mais c’est si difficile de résister… Dans ton état tu serais capable de le faire, de même rester en conversation avec ta mère longtemps, mais tu sais que c’est mauvais alors d’habitude tu te drogues de sorte à ce que tu ne puisses même plus bouger jusqu’au lendemain. Tu soupires car tu n’as pas la force de sortir pour te préparer un joint. Tu veux rester ici, dans ce bar, en sécurité et profiter des derniers instants où tu as encore un toit au dessus de ta tête car tu te doutes bien que ce soir c’est à la belle étoile que tu vas t’endormir.

« Qu'est-ce qui t'as amené dans un bar comme celui-ci ? » Tu relèves la tête d’un coup, comme réveillée d’un rêve profond et constates que le barman te regarde. Tu passes ta main sur ton visage et fermes les yeux. Il t’a posé une question, tu dois y répondre, c’est comme ça que ça marche. Oui, mais le temps que tu comprennes chaque mot qu’il a prononcé c’est un peu long. Alors au bout de quelques secondes, tu lui fais face, un large sourire niais aux lèvres. Tu penches la tête sur le côté, les yeux se fermant légèrement à cause du poids de l’alcool et de la tristesse qui te conquiert. « L’ennuie je dirais. » Tu le regardes un moment sans bouger mais tu finis par lâcher. Sûrement l’alcool qui te fait craquer. Tu soupires, ton sourire effacé de ton visage. « Nan, je raconte des conneries. »Mais tu ne lui dis pas la vérité pour autant. Tu n’en as pas envie tout de suite. Tu sens les larmes monter à tes yeux alors que dans ta tête la liste des adjectifs te concernant se fait. Sans cœur. Salope. Voleuse. SDF. Pauvre. Merde. Conne. Indésirée. Infidèle. Traitresse. Tu détournes la tête et fais mine d’observer la salle pour qu’il ne voit pas tes yeux brillants. Tu constates avec un petit étonnement qu’il y a bien moins de monde que précédemment. Tu sens alors l’heure fatidique où tu te retrouveras seule dans la rue approcher mais tu ne veux pas. Tu refais face au barman mais tu ne le regardes pas. Tu as du mal à tenir son regard et l’alcool ne fait qu’amplifier tes émotions. Tu regardes ton verre d’eau alors que des mots sortent de ta bouche. « Dis…Je peux crécher chez toi ce soir ? » OULA ! Mais Riley tu nous fais quoi là ? Depuis quand tu demandes de l’aide direct à des inconnus ? D’habitude tu couches avec eux ou rien ! Peut-être que c’est son air sympa qui te met en confiance et te pousses à l’appeler à l’aide, mais ce n’est pas digne de toi ça ! Reprends-toi !




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MessageSujet: Re: Somewhere we meet, somewhere we drunk, somewhere we like. [Zadig&Riley]   Dim 23 Juin - 11:53

♫ " L'injustice apporte le bien pour recevoir le mal. Et si elle apporte le mal, elle ne fera qu'empirer ce qu'elle reçoit. "


Je tournoyais un peu à gauche, un peu à droite, me distrayant comme un gamin qui ne voulait plus être enfermé. C'était un peu cette évolution étrange qui faisait aujourd'hui de moi une nouvelle personne. Touché par tout pleins d'anomalies, mon corps autrefois bien fragile ne supportait pas réellement l'extérieur. L'air pur ne faisait qu'aggraver les irritations pulmonaires, un choc trop violent et c'était l'hémorragie interne, en plus de l'apragmatisme aujourd'hui disparut. Bref, gamin, je ne jouais pas dehors, je ne jouais pas. Je ne faisais qu'apprendre et encore. Même si les années avaient passées, et pas qu'un peu je devais l'avouer, tout avait changé. Darkness Falls déjà, j'étais bien heureux de ne plus subir ce monde apocalyptique. Et ma façon d'être, j'avais beau avoir presque 70 ans, mon corps de gamin de 22 ans suffisait à satisfaire mes envies de liberté. Depuis que je l'avais obtenu je m'efforçais d'être un chic type, comme si je cherchais une quelconque rédemption. J'avais beau faussé mes intentions dans des pensées si merveilleuses mais on ne changeait pas. Jamais disaient certains. Suis-je condamné à être une machine obéissante ? Vivre dans les règles et suivre mon instinct qui me disait d'arracher les trachées des gens qui s'approchait un peu trop de mon monde. J'espérais ne plus être cette personne, ce monstre de Darkness Falls capable de tout d'un rien, psychotique et instable. Je voulais croire en autre chose et je me poussais à dépasser mes limites.

Obéir, ce n'était pas ce que j'aimais le plus à vrai dire. J'aimais croire que j'étais l'homme le plus libre du monde. Mangeant un dîner à 9 heures, un petit-déjeuner à 22 heures, fumant comme je le souhaitais, me droguant si ça en valait la peine, m'envoyant en l'air si c'était ce que je voulais. Faire tout ce dont on avait envie, était-ce vraiment possible ? Surtout dans une vie faites de bohème, l'inaccessibilité de notre belle méritocratie du compte bancaire. Enfin bref, je m'éloignais dans mes pensées. M'attrapant un Coca, toujours en fumant ma clope, le bar se vidait gentiment. Je laissais mes yeux dériver un peu partout, surveillant le bar, regardant un coup la jeune blonde, posant le regard sur ma clope se consumant, bref, l'alcool était bien monté. La jeune femme affirma être là par l'ennui avant de retirer ses paroles. Je haussais un sourcil surpris car elle ne terminais pas ses mots. Enfin, après tout, ça la regardait. Mais c'était vrai qu'elle n'était pas réellement le genre de personne à traîner dans ce bar. La rue regorgeait de bars à ambiances où il m'arrivait de jouer de tant à autres. Univers jazz, danse et adolescents en rut, pour une si jolie fille fauchée, c'était parfait, elle avait bien moins de chance de se voir offrir ses verres ici. Enfin, si ça n'avait pas été moi en responsable.

D'un coup, elle reprit la parole. Et ce fut avec surprise que j'accueillais sa demande. Elle voulait dormir chez moi ? J'avais refusé ses avances, et je comprenais que vraisemblablement elle avait juste besoin d'un toit. Je riais doucement, enfin, peut être moins doucement que je ne le prévoyais. Sortant mes quelques para de MD sur le comptoir, j'en gobais deux pour les engloutir à l'aide de mon Coca. Retirant une bouffée de clope, je lui répondais.

« Si tu penses pouvoir résister à l'envie de me sauter dessus, faut voir. »

Souriant avant de rire encore un peu. Je terminais mon Coca alors que les derniers clients s'enfuyaient doucement. Je lui fis un signe de tête sur les para, lui laissant le choix si elle voulait bien continuer de faire la fête, ou si elle allait rester dans un état végétatif. Bref, si elle les prenait pas, je les récupérerais, et ce sera tant pis pour elle.

« Viens, on bouge. »


Normalement j'aurais du nettoyer un peu, mais bon, le patron savait que ce n'était pas le genre de chose que je faisais vraiment. Il savait qu'il devrait le faire avant d'ouvrir demain matin, puis bon, ce n'était pas comme si je lui laissais le choix. Je récupérais ma guitare, grattant un peu dessus avant de reprendre la parole.

« Au fait, moi c'est Zadig. »


Souriant, j'attrapais une bouteille de whisky et de vodka avant de partir. Tant pis pour ce soir, le patron me paiera pas, j'irais le voir demain. Content de ne pas finir dans ma triste solitude, je sortais du bar, attendant que mon invité me suive jusqu'à chez moi, mon petit taudis plus proche d'une chambre d'hôtel minable qu'un endroit où vivre, mais au moins, il y avait des murs, un lit et une salle de bain. C'était ce qui comptait après tout, non ?

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Somewhere we meet, somewhere we drunk, somewhere we like. [Zadig&Riley]   Mer 26 Juin - 23:54


Storyville -Minuit  ◈ Zadig & Riley
Somewhere we meet, somewhere we drunk, somewhere we like
 L'alcool tue lentement. On s'en fout. On n'est pas pressés. Georges Courteline


  




T
u aimerais tellement partir loin, effacer ce que tu viens de dire, oublier ce que tu viens de dire, ne plus savoir à quel point tu es pitoyable. Car tu l’es, ça c’est sûre Riley. Tu es pitoyable. Si l’on te dit le contraire c’est parce que justement on a pitié de toi et on ne veut pas que tu te sentes mal. Alors tu es nulle Riley, tu sers à rien, tu ne devrais même plus exister, surtout après ce que tu as fait. Tu te dis que le gars ferait mieux de refuser, qu’il devrait se casser en courant loin de toi alors qu’une autre partie de toi espère qu’il acceptera pour avoir un toit sous lequel dormir sans avoir à coucher à droite à gauche avec des hommes à la santé douteuse. Tu entends un petit rire et tu redresses la tête. Tu le vois te sourire et tu ne peux pas t’empêcher de lui rendre la pareille. « Si tu penses pouvoir résister à l'envie de me sauter dessus, faut voir. » Ton sourire s’agrandit à la simple pensée qu’il t’accepte chez lui. Tu ricanes légèrement et avec une voix faussement vexée tu dis : « Dis tout de suite que je suis pas assez sexy pour toi ! » Mais tu termines ta phrase en ricanant. Tu remarques qu’il te fait un signe de tête. Tu tournes le regard et découvres des gélules posées sur le comptoir. De la drogue sans aucun doute. Dure, oui sûrement aussi. Ton cœur se serre dans ta poitrine. Tu aimerais beaucoup les prendre, ça te défoulerait bien. Mais tu as si peur, tu as peur des drogues dures et de tous leurs bad trip. Pourtant, tu les prends dans ta main et les avales sans réfléchir, les faisant passer avec le reste de ton verre d’eau.

« Viens, on bouge. » Tu le suis du regard. Il prend une guitare et y joue quelques accords avant de reprendre : « Au fait, moi c'est Zadig. » Là, tu te sens conne car tu n’as pas envie de donner ton nom. Tu as cette politique de rester toujours anonyme ou  bien de mentir, sauf quand tu es high. Mais à lui tu n’as pas envie de lui mentir, et tu n’as pas non plus envie de lui révéler ton identité. Alors d’une petite voix tu dis : « Amber. » Ce n’est pas TOTALEMENT un mensonge étant donné que c’est ton deuxième prénom. Pourtant tu te sens coupable, mais bon tu te dis que si tu t’attaches à lui pendant le reste de la soirée tu lui diras la vérité.

Il attrape ensuite deux bouteilles d’alcool et ressort. D’abord tu te demandes si c’est sain de laisser le bar comme ça, mais ton esprit est trop embrouillé pour penser à ça. Alors tu t’empresses de le suivre. Vous marchez silencieusement dans la rue, un sourire béat à vos lèvres, partageant la bouteille de whisky, laissant la vodka de côté car : le meilleur pour la fin. Puis, il s’arrête. Tu l’imites et le suis dans l’immeuble. Tu montes les escaliers, tu crois, tu n’es plus vraiment trop sûre de tes faits et gestes maintenant. Il ouvre une porte et tu découvres un appartement, certes rachitique, mais merveilleux pour toi, clocharde que tu es. Tu te places au milieu de l’appartement et commences à tournoyer sur toi-même. Quand tu commences que tu n’en peux plus tu t’arrêtes et le regardes avec de grands yeux ébahis. « Tu déconnes ? Tu vis ici ? » Tu sautes sur le lit derrière toi et t’y allonges. Tu lèves la tête pour regarder Zadig à l’envers. Tu souris. « T’es vachement plus sexy la tête en bas ! » Tu tournes pour te mettre sur le ventre, souriant toujours.




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Somewhere we meet, somewhere we drunk, somewhere we like. [Zadig&Riley]

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