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 Smile, talk, learn and hug me stronger than you can. [Ange&Zadig]

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MessageSujet: Smile, talk, learn and hug me stronger than you can. [Ange&Zadig]   Mar 18 Juin - 3:17

♫ " L'esprit injuste pense bien et vit mal."


Assis, le genou plié pour tenir mon bras, le regard vers le ciel et ses étoiles illuminant la ville au loin. Le sourire aux lèvres et pourtant j'étais presque clean. Fumant ma cigarette paisiblement, je laissais le vent caresser mon visage. La fraîcheur frappante, l'étouffement de la chaleur disparaissant peu à peu, c'était le meilleur moment pour être dehors. Laissant mon t-shirt frissonner à ma place, appréciant seulement la température ambiante. Mauvaise journée qui au bout du compte devenait bien meilleure en cette soirée. Calme, serein, apaisé, j'étais visiblement bien, et c'était des instants assez rares pour que je puisse en profiter autant. M'allongeant sur le dos, gardant mon genou plié, je laissas mes bras s'étaler contre le toit où je me trouvais. Alliant des allers-retours entre mes lèvres et la suspension en l'air, je pensais n'avoir jamais autant aimé une clope de toute ma vie. Même celle après le sexe, après la bouffe et la matinale ne rivalisaient pas avec cet instant précis. Relâchant la fumée c'était improbable que je sois aussi bien au vu de ma journée. Un réveil ardu et mit en difficulté par une gueule de bois et une défonce particulièrement mal dosée. Toute la journée j'avais joué du saxophone, arrachant les irritations qui parcouraient ma trachée, mes poumons et tout mon système opératoire pour finalement récolter à peine cinquante dollars. C'était le genre de journée où vivre de ma magie noire devenait un aperçu merveilleux. Il était évident que je ne plongerais pas la tête baissée dans cette erreur, je tenais trop ma liberté pour faire une telle connerie. Mais je disais, qu'avec autant de mauvaises choses s'amplifiant, ça n'améliorait pas mon état psychique. Des mois que ces journées merdiques s'empilaient, j'arrivais à destination de misère ville et ça devenait juste entre la bouffe, le loyer et la dope. Une grande galère que d'être jugé par des gueux ingrats.

J'avais pourtant changé de coin plusieurs fois dans le mois, les gens donnaient moins, ou donnaient pas. Certains restaient une demi heure pour finalement lâcher un dollar. C'était prix libre, je cherchais pas la richesse, mais je cherchais pas le foutage de gueule non plus. Je ne voulais aucune pitié, aucune compassion, et pourtant, ils ne comprenaient juste pas ma méthode. J'avais un peu d'argent de côté, je ne vivais pas que de ça. Entre mes jobs en intérim, mes boulots occasionnels dans certains bars, tout ça, tout ça c'était mes revenus, c'était des trucs que j'aimais pas mais que je devais faire. Je supportais le fait de les faire pour pouvoir vivre derrière, vivre de ma liberté, de mon partage. La musique c'était tout ce qui m'importait, si les gens aimaient ce que je faisais, j'attendais rien, juste un compliment, ou quelque chose comme ça. Mais tous, tous m'offrent de l'argent, certains lâchent des « pauvre gamin », des « bon courage » ou encore « tu t'en sortiras ». Ils me donnent rien pour arranger ça et s'attachent d'un jugement critique sur ma situation, pensant que leurs conseils me seraient bénéfiques. Les cons, les abrutis, les gueux, ils ne savent même pas de quoi ils parlent. Je partage ma musique, je choisis la rue pour m'allier à ma liberté, et eux, ils pensent que je demande l'aumône. Pitoyable. Je détestais cette position, faisant avec car je le devais bien. Si je me laissais aller, j'égorgerais le premier fourvoiement. Mais ça, c'était plus moi.

Ma folie m'avait quittée. Je ne rêvais plus de sang, de mort ou d'autres fantasmes glauques mettant en péril la vie des autres. Je ne voulais plus leurs vies, je voulais leur liberté. C'était un rêve, pouvoir être aussi libre que n'importe qui sur cette terre, mais encore une fois, impossible. L'injustice me frappant était belle et bien présente. Je choisissais d'être musicien de la rue, et je souffrais de mes récoltes peu fructueuses. Je voulais être libre, et plus je vivais, moins je l'étais. Je souhaitais écarter les malheurs de mon existence mais malgré mes efforts, ils revenaient plus forts et plus nombreux. Finalement, je n'étais heureux que défoncé, que dans mes rêves, mes hallucinations, que dans ces moments où rien d'autre ne compte que l'irrationnel. Les heures passaient et on s'enfonçait dans la nuit, je me relevais, enchaînant mes clopes pour finalement m'échapper de mon toit. C'était un endroit fréquent pour moi, d'ici, je pouvais avoir une belle vue, personne ne fréquentait le coin, j'étais en paix. Je descendais, doucement, traînait les pieds par flemme de rentrer, de briser ma tranquillité, je savais bien que je ne dormirais pas. Mon sommeil souffrait des cauchemars trop présents, ils semblaient tous si réels, tous si effrayants. Je vivais le présent, je rêvais d'un avenir meilleur et je dormais dans mon passé torturant. C'était génial d'être moi..

Mes pas dirigeaient mon corps alors que mon esprit était perturbé par toutes mes pensées, mes doutes, mes peurs et toutes ces choses permanentes qui trottaient dans ma tête. Rapidement déconcentré par du bruit, c'était léger mais soudain, assez soudain pour que ce ne soit pas naturel. Je m'engageais vers le source, comme si elle m'attirait. De toute manière je n'avais pas vraiment mieux faire. Les mains dans la poche, je débarquais à la sortie d'une ruelle, plus j'avançais, plus la lumière de la lune se distinguait. Enfin la vue rétablit, je remarquais une petite blonde, finissant son œuvre d'art murale. Souriant, je voulus partir, puis le tiraillement d'une envie de faire chier le monde m'envahit.

« Tu devrais faire attention, tu as dessiné sur un autre tag, certaine personnes n'aiment pas ça. »


Taquin, je m'attardais sur son dessin qui était terriblement bien réussi. Reposant mes yeux sur la jeune fille, c'était plutôt surprenant, elle n'avait pas le style des gens du coin, pas le genre de fille qui dessinerait sur les murs. Pas le genre rebelle. J'avançais vers elle, il était évident que j'étais des plus inoffensifs à première vue, et pourtant. Mettant mes mains sur ma tête, je fis une moue réfléchit.

« Tu luttes contre quelque chose ? »


Souriant et serein, j'arrivais à sa hauteur face au mur où le tag était dessiné. Vraisemblablement bien fait, je me demandais qui était cette nana si éloignée et pourtant qui semblait si proche de moi.
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Sink me in the river at dawn

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MessageSujet: Re: Smile, talk, learn and hug me stronger than you can. [Ange&Zadig]   Sam 22 Juin - 23:41





Une nouvelle ville, une nouvelle vie. L'ange ne semblait pas apprécier ce changement. Hurlant intérieurement, elle restait sagement assise à regarder la nuit, filer et ses rêves devenir de lointain souvenir, tant le sommeil la fuyait pour mieux la torturer. Mère de substitution, colocataire, forcé à vivre socialement, il y avait eu trop de changement radical pour qu'elle puisse s'y habituer. Semblant perdu entre le rêve, lorsque les jolies yeux noir de sa fille la regardait et l'enfer lorsqu'elle se rendait compte qu'en 24 heures, elle n'avait pas eu une minute pour elle-même... L'ange n'en pouvait plus.

S'assurant que le sommeil lui avait enlevé sa jolie gamine, ainsi que sa, très attirante, colocataire, Nikos se glissa dans la nuit, fuyant le luxe qui ne lui appartenait point. Retrouver la vie d'une asociale, sauvage et hors des limites imposer par d'autres. Elle en avait assez d'être responsable. Elle avait besoin de ses quatre ou cinq heures de changement.

Avec ses armes préférées en main, son plaisir d'être libre sembla lui revenir peu à peu. Elle n'avait pas encore marqué les murs de sa présence, mais cette nuit serait son grand retour. À New-York on murmurait tous en regardant ses oeuvre, créer simplement pour s'amuser, elle voulait en revenir à cela. Recherchant le plaisir de croiser les regards des gens du peuple, lorsqu'il voyait une de ses peintures murales, se demandant qui était assez fou pour ainsi risquer sa peau.

Trouvant l'endroit idéal, elle se plongea dans l'illustration de la présentation du nouveau président. Démontrant les similitudes, les idioties, bref, caricaturant sans cesse les ''nobles'' de ce monde pathétique. Reprenant le goût à sa drogue, l'ange perdit contact avec le temps et ce qui l'entourait.
Elle était si plongée dans ce qu'elle accomplissait, qu'elle n'entendit pas l'intrus imprévu. Jusqu'à ce qu'il pénètre de force son monde, avec sa voix d'homme. « Tu devrais faire attention, tu as dessiné sur un autre tag, certaine personnes n'aiment pas ça. » Furieuse, sans vraiment comprendre pourquoi, le vieux panda roux à l'apparence humaine se retourna pour apercevoir la frêle silhouette d'un jeune homme lui étant entièrement étranger. Agacée, elle observait celui qui envahissait son espace. Il ne semblait pas être sur le point de l'attaquer ou de la trainer jusqu'au prochain poste où les peacekeeper se trouvait. Soudain, la haine du manque de solitude l'envahit de nouveau, tandis qu'elle le regardait s'approcher. Elle s'apprêtait à lui hurler de la laisser finir de cacher l'autre horreur qui recouvrait ses murs, lorsqu'il fit un geste que la blonde ne pu que trouver comique.

« Tu luttes contre quelque chose ? » L'espace d'un instant, elle fixa cet inconnu qui agissait comme si elle pointait un fusil en le menaçant... L'instant d'après, elle laissa un rire léger s'échapper d'entre ses lèvres. « heum... Non. » Abandonnant sa canette à même le sol, elle se retourna entièrement pour faire face à cette nouvelle distraction. « Je ne compte pas t'attaquer, tu sais... » Lui dit-elle en haussant un sourcil. « oh et... Jamais personne ne s'est plaint que j'ai réduit à néant les horreurs que je recouvre, enfin... À New-York en tout cas. »


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Lose You
I woke up in tears, With you by my side. A breath of relief And I realized... No, we're not promised tomorrow.
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