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 Lies Greed Misery {pv.}

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The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
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MessageSujet: Lies Greed Misery {pv.}   Jeu 4 Juil - 20:50


Lies Greed Misery
master of puppets
I don’t have the patience. Before you even say it I know. You let your pride and your ego. Talk slick to me no. That is not the way I get down. And look at how you lose your composure.. I wanna see you choke on your lies. Swallow up your greed. Suffer all alone in your misery. Choke on your lies. I am not the failure.  I would rather live and let be. But you can’t make the right kinda threat to. Push me to let you. Disrespect me so clearly. That is not the way it goes down. You did it to yourself and it’s over. Now let me show you exactly how the breaking point sound.© WILD HEART

Silencieux. Il avançait au milieu de la nature chaotique sans un bruit. Effleurant les rideaux de feuilles de saules pleureurs pour mieux se glisser en dessous. Disparaître des regards indiscrets. Eviter ceux des reptiles aux aguets dans les eaux saumâtres. Il avait abandonné la chaleur de la ville et son effervescence pour se perdre dans le désert moite et sauvage du sud. Il avait accueilli cette nouvelle solitude, un brin lugubre avec plaisir. Ravi de retrouver un calme aussi désertique que celui qu’il avait côtoyé pendant trois mois, au milieu des rues glacées de l’ancienne Capitale. Aussi silencieux qu’une ombre, il se frayait un chemin sans peine au milieu de la vase et de l’herbe folle. On l’avait envoyé ici en éclaireur. Il avait été le seul suicidaire à s’être porté volontaire pour se ruer dans la gueule des monstres de La Nouvelle-Orléans. Reptiles dangereux qui ne l’inquiétaient pas plus que cela. Animal sauvage dont il connaissait le fonctionnement, puisqu’il ressemblait au sien. Les laisser tranquilles, et les éviter le plus possible pour ne pas finir entre leurs puissantes mâchoires. Il se dégageait de lui une certaine assurance, une certitude faiblarde lui donnant l’air de se sentir à l’aise. Dans son élément. Il transpirait l’appréhension pourtant. Il la sentait, là sur sa peau. Se mêlant à la sueur froide glissant contre ses membres. Le moindre bruissement hérissait les poils sur ses bras, agitait son cœur qui martelait ses côtes un peu plus fortement. Il s’arrêta alors, la main contre le tronc râpeux d’un saule. Les sens en éveil, il scruta les alentours. Essayait de discerner quelque chose. Il cherchait un son anormal, une odeur. Celle commune à ces monstres. Cette odeur de mort insupportable et qui lui donnait la nausée. Le seul malade capable de se porter volontaire pour venir s’assurer qu’aucun zombie ne traînait dans le coin. Il secoua la tête tant il trouvait sa situation ridicule. Pathétique à en pleurer, il était prêt à tout pour s’éloigner du centre-ville. Et trouver là un moyen de fuir ses propres démons. C’était pour lui le seul moyen d’oublier ses sombres tourments. S’occuper des autres, même si leur présence l’indisposait au plus haut point. Eternel insatisfait, paradoxe à lui seul, il détestait ses semblables. Il les fuyait. Et pourtant il avait besoin d’eux. Leur présence lui était nécessaire autant que leur absence.

C’était ce qui se rependait comme une traînée de poudre depuis quelques jours. La rumeur selon laquelle des revenants avaient réussi à se frayer un chemin dans les marais pour se rapprocher du cœur de la ville. Il traînait là depuis un moment déjà. Il avait beau regarder sa montre, le temps semblait s’être figé. Comme s’il avait suspendu sa course au moment où il quitta son véhicule. Il se demandait maintenant s’il pouvait se permettre de rebrousser chemin. Dire aux autres qu’il n’y avait rien, ce que ce n’était que du vent alors qu’il n’avait couvert qu’une infime partie du terrain. Stain soupira, se passa la main sur le visage comme pour se réveiller et reprit sa route. Sans trop savoir où il voulait vraiment aller. Il hésitait à nouveau, partager entre son envie de faire demi-tour et de rentrer chez lui. Et celle de continuer encore un peu, pour se délier les jambes et avancer jusqu’à en tomber de fatigue. Il s’arrêta soudainement. Croyant avoir repéré une odeur, non loin de là où il se trouvait à présent. Une note invisible et muette annonçant la présence d’un autre être humain. Perdue au milieu de tous ces autres relents, et devant la faiblesse de ses capacités, il n’était pas certain de ce qu’il avançait. Prêt à jurer que tout ceci n’était rien de plus que le fruit de son esprit dérangé et fatigué.

Pas rassuré pour un sous, Stain se coula à nouveau derrière un rideau de végétation, contemplant le désert environnant juste à temps pour voir un énorme reptile frôler le sol à quelques pas de lui. L’odeur se fit plus forte cette fois, il fronça les sourcils et retient son souffle. Quelques secondes, avant de libérer ses poumons de leur prison. Et d’esquisser un infime sourire. Un ravissement certain brûlant dans ses sombres prunelles. Il était venu chercher des monstres décharnés, au lieu de cela, il allait croiser la route d’un être bien plus intéressant à ses yeux. Son obsession du moment. Son objet d’étude duquel il n’arrivait pas à se détacher tant il l’intriguait. L’infime bruissement de pied foulant le sol parvint enfin à se frayer un chemin jusqu’à ses oreilles. Ce n’était qu’une question de secondes avant qu’il ne soit repéré. Le temps suffisant pour lui de recouvrer son éternelle prétendue assurance. Se coller une expression plus neutre sur ses traits pour faire disparaître toute trace de ravissement ou de crainte. Reprendre son rôle, là où il l’avait abandonné la dernière fois que leurs routes se sont croisées.

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MessageSujet: Re: Lies Greed Misery {pv.}   Dim 7 Juil - 19:57


    L'appel de la nature devenait oppressant. C'est à l'aube, que le jeune homme décida d'y aller, objectif naturel en tête. Il fallait retrouver ses propres repères. Adaptation ultime, enfin il le croyait, après avoir connu plus d'univers que la plupart des êtres pouvaient un jour l’espérer. Il restait prudent, redoutable observateur, il cueillait de-ci de-là quelques feuilles ou bien encore quelques racines qu'il rangea dans le tronc d'un arbre bordant son abris, afin de se concocter plus tard divers remèdes miracles pour une éventuelle blessure ou maladie... Il savait que la prudence était la clef de la survie. Habité par cette réaction craintive depuis Darkness Falls, aujourd'hui il se sentait comme un poisson dans l'eau. Le bocal était immense et il se baladait là où le destin guidait ses pas, sans peur et sans reproche. Les milliers d'hommes peuplant cette planète couraient d’ordinaire; ils se croisaient, s'oubliaient, s'obsédaient du temps qui passe et malheureusement passaient, pour la plupart, à côté de la majestueuse et incandescente Vie.
    Pour l'ancien sorcier, sa vision faisait de lui un être à part, un de ceux en symbiose totale avec l'univers. Il ne s'inquiétait de rien, il laissait le présent lui faire une révérence qu'il lui rendait bien et ce, peu importait la situation. Adaptation aisée pour un être qui vécu plus longtemps qu'il ne l'aurai dû. Il se jugeait paradoxe et il en venait à penser que présentement, tout se plierait à son avantage.

    Chemise ouverte en son entier, pantalon débrayé et bob protecteur du soleil, il s'avançait vers les marais. Une première dans ce coin sauvage où la présence humaine se faisait presque absente. Le silence envahissait l'espace, les branchages craquelaient sous sa démarche pourtant tranquille. La mousse ornait les arbres et il commençait à peiné pour avancer au loin. Les pieds s'enlisaient dans la boue, il en perdu ses chaussures qui ne mirent que quelques seconde à disparaître sous la surface. C'est donc pieds nus qu'il continua sa quête. Il voulait retrouver un semblant de contact avec le monde animal. Croiser la route de ceux qui restaient là depuis des siècles, foulant la Terre, s'adaptant au climat afin de se reproduire en masse ou malheureusement disparaître, créant un trou béant dans l'éternel cycle de la vie.
    Il resta inerte, admirant le spectacle d'une végétation flamboyante. Les alligators restaient discrets. Le danger guettait Eon à chaque seconde, un seul faux pas et il pouvait finir proie de ses futurs compagnons. Réduit au rang d'appât, il travailla la ruse. Bien sûr, il en avait l'habitude et il entreprit de se mêler enfin aux propriétaires des lieux. Les mains emplies de vase, il s'en décora le visage et le torse. Il s'allongea sur le sol humide et parvint à se faire accepter comme tel au milieu de ces reptiles. Leurs regards se croisèrent, il croyait en une complicité naissante. A côté de son corps costumé pour l'occasion, les grenouilles bruyantes croassaient. C'est alors qu'il eu l'idée d'en attraper quelques unes, véritable chasseur devenu soudainement crocodile, il les jetait dans leurs gueules grandes ouvertes. Immersion inespérée, une jouissance intérieure l'envahit pour enfin le transformer entièrement en une victime d'une naïveté aveuglante. Il se confondait avec l’environnement et il n'en fallait pas plus pour le contenter, le persuadant par la même occasion des retrouvailles d'une famille éteinte depuis des siècles maintenant...

    L'inquiétude évanouit, il fût tout à coup dérangé par une sensation étrange. Les odeurs se modifiaient. Un mal aise qui détournait la situation du moment si précieux qu'il partageait en véritables espoirs. Dérangé au milieu de son aventure solitaire, le lien fusionnel qu'il construisait doucement se brisa lorsqu'il s’aperçut qu'il n'était pas tout à fait seul. Il reconnu, de part ses sens sur-développés, la présence d'un être surnaturel. La testostérone se mêlait à ses autres pressentiments et il savait dorénavant que l'incruste du moment ne lui était pas inconnu.
    De ce nouveau venu se dégageait une aura bienfaisante, toujours en proie à l'amour, son cœur s'emballait comme un enfant. Une amitié presque inespérée avait trouvait son bonheur en la personne de Stain. Il jeta un vif coup d’œil en mettant un terme à son activité.
    Effectivement la présence de son ami n'était pas que subjective. Il était bien là, présent en ce lieu où il n’aurait pas cru le voir un jour... Ells s'en réjouit et s'avança, sûr de lui, près du corps de celui qu'il jugeait comme son allié. Une foi inébranlable en une amitié mise à mal par le voile de la manipulation. Il allait sûrement l'écorcher plus encore mais pour l'heure il lui donnait son âme sans se poser la moindre petite question.

    Offrande, don de sa personne fragile, il voulu, une fois encore, lui faire grâce de toute son affection démesurée. Il décida alors de partager son astuce avec lui.
    Le ténébreux commença à poser délicatement ses mains salies sur son visage délicat. Il lui infligea le masque que lui même s'était fabriqué plus tôt à l'aide de la poussière imbibée d'eau qu'il tenait dans le creux de ses mains. Marque de tendresse, il prenait son temps, lui sourit et décida enfin d'ouvrir sa bouche maquillée d'un épais marron verdâtre.


    N'oublie jamais de prendre soin de toi, tu seras plus en sécurité ainsi...

    Curiosité piquée en son centre, il continua...

    Que me vaut le plaisir de ta présence en ce lieu?

    Cela faisait plusieurs jours qu'ils ne s'étaient pas croisés, il posa son oreille sur sa poitrine, écoutant les battements de son cœur pendant quelques secondes, laissant le silence reprendre ses droits.
    Il lui vouait une admiration quasi malsaine mais pour le jeune homme, son entente avec Greyjoy n'avait jamais été plus sain qu'avec quiconque ayant croisé son chemin auparavant.


    Comment te sens tu mon ami, tu m'a manqué pendant tout ce temps.
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MessageSujet: Re: Lies Greed Misery {pv.}   Mar 9 Juil - 19:50


Masquée derrière un calme supposé inébranlable, la surprise se fraya un chemin dans ses prunelles. Ils s’étaient déjà croisés, à maintes reprises. Dans des lieux différents à chaque fois. Jamais perdus au milieu de nulle part. Et en voyant l’état dans lequel se trouvait Eon, il eut du mal à garder son sérieux. Ravalant ses blagues idiotes venues se coller sur sa gueule, le loup se fit violence pour ne pas éclater de rire. Se laissa faire même, amusé par le comportement, certes étrange, de celui qui se tenait face à lui. Il aurait préféré le revoir ailleurs, dans un terrain qu’il maîtrisait et qui ne l’angoissait pas outre mesure. Le silence alentour, et les odeurs qui venaient lui chatouiller les narines, l’indisposaient plus qu’il ne voulait bien le laisser croire. Et dans ces conditions, il craignait de ne pas pouvoir jouer la partie correctement. Feindre un sentiment qu’il ne connaissait plus tant la liste de ses amis proches s’était réduite en peu de temps. D’avoir vu tous ceux qu’il considérait comme des êtres proches de lui disparaître les uns après les autres, ou tout bonnement retourner leur veste, l’avait vacciné. Lui avait appris à chérir la solitude, et à aimer encore plus la présence de ses ennemis. Une amitié qu’il jugeait comme factice, par crainte peut être de se prendre à nouveau le revers de la médaille en pleine figure. Et même s’il se jouait ouvertement d’Eon, il avait réalisé malgré tout qu’un certain attachement le liait à lui. L’intérêt, piqué au vif par la personnalité du jeune homme. La convoitise, détestable et enivrante pour ses traits et sa personne. Comme à chaque fois, il se retrouvait sur un fil, dangereusement tendu au-dessus d’un gouffre. Prêt à l’engloutir au moindre faux pas. Il n’en avait pas fini avec lui, n’en savait pas suffisamment pour pouvoir le laisser se jeter dans la gueule du loup.

La proximité soudaine le mit mal à l’aise. Figea son souffle dans sa poitrine, assécha sa gorge alors qu’il restait de marbre. Esquissant malgré tout un infime sourire, à mi-chemin entre le feu et la glace. Partagé entre deux sentiments totalement différents, il se trouvait là face à cet éternel dilemme qui l’empêchait de voir clairement les choses. Il le détestait pour ce qu’il était. Ces nouveaux sorciers à la magie encore plus détestable que celle des autres. Les restes de l’Inquisiteur qu’il avait pu être semblaient ne pas vouloir le lâcher de sitôt, et continuaient d’embrumer son esprit avec des préjugés tous plus sombres les uns que les autres. Il l’affectionnait pour la même raison. Pour ce qu’il pourrait lui apporter si jamais il parvenait à tordre suffisamment son esprit. Il avait déjà commencé, usant de ses capacités pour s’insinuer dans les méandres de la raison du jeune homme. Avec une finesse qui le surprenait à chaque fois, tant elle lui était étrangère. Subtile, elle ne laissait pas de traces. Et lui ouvrait les portes de cette confiance si précieuse. Manipulateur jusqu’au bout des doigts, il lui arrivait parfois de vouloir tout arrêter avant qu’il ne commette une erreur. Ce qu’il finirait par faire, il en avait pleinement conscience. Il lui restait cependant, suffisamment de cartes dans sa manche pour faire durer encore un peu plus la partie. Pour son plus grand plaisir.

« - Tu sais, si tu voulais te mettre dans cet état, je suis certain que tu aurais trouvé ton bonheur en ville. Les alligators font de piètres esthéticiennes. » Lâcha-t-il, moqueur comme à son habitude, pour briser le silence et faire taire sa gêne. S’il lui arrivait de passer des heures sans prononcer un mot, ici, ne rien dire lui tapait sur les nerfs tant le calme était oppressant. Pour lui du moins.

« - Une obligation, et un brin de curiosité aussi peut être. » Il posa sa main sur l’épaule d’Eon, la prise se fit plus pressante alors qu’il le repoussait légèrement. Suffisamment pour pouvoir reculer d’un nouveau pas, et entreprendre de se débarrasser de son masque de beauté du revers de son autre main.

« - On m’a dit que de drôles de bestioles vagabondaient dans le coin, je venais m’assurer que ce n’était que des ragots. Les choses habituelles. » Il ne put s’empêcher de jeter un bref regard par-dessus son épaule, attiré par le son étouffé d’un frôlement sur le sol. Il maudissait ses sens, et leur faculté à lui faire entendre tout et n’importe quoi. Tout ce qu’un homme normal ne pouvait percevoir.

« - Ca t’arrives souvent de traîner par ici ? » La curiosité le titillait, le poussa à reposer son regard sur le nouvel arrivant, un sourcil légèrement haussé. Ce qui pouvait attirer un homme sain d’esprit dans ce genre de coin le dépassait. S’il affectionnait les grands espaces, l’absence complète de la race humaine et la présence d’autres créatures sous sa forme animale, sous sa forme humaine, il avait remarqué qu’il avait malgré tout besoin des traces de la civilisation. Son errance dans les glaces de New York le lui avait fait comprendre. Trop attaché à ses habitudes, à ses lieux de débauche et à sa tanière. Il s’était porté volontaire seulement pour qu’on le laisse tranquille. Qu’on l’oublie ne serait-ce qu’une heure.

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MessageSujet: Re: Lies Greed Misery {pv.}   Dim 21 Juil - 20:07


    Accusant le coup, Eon se fît discret. Il n'avait suffit que d'un seul geste. Le fait que Stain, son ami, son favoris imaginé vienne à le repousser avec une force pour le coup très masculine  eu la conséquence de la fragiliser un peu plus encore. Il n'insista pas, restant toute fois stoïque, il laissa le temps au temps. Il écouta, il observa son interlocuteur avec attention bien que ses propres sentiments commençaient à le rendre victime d'une paranoïa omniprésente et qui plus est amplifiée.

    C'est lorsque l'indifférent retira le masque qu'il avait prit tant de soin à déposer sur son visage en guise de protection que l'ex-sorcier commença à douter de leur amitié qu'il jugeait presque fusionnelle. Une non réciprocité qui le touchait bien plus qu'il l'aurait souhaité. Petit cœur tourmenté commençait le manège des percussions oppressantes. Un boom boom incessant qui traduisait son anxiété face à ce monde cruel où chaque humains, où chaque créature montraient les signes de la perditions du lien au sens général. Abondance de la méfiance, l'amour s'en trouvait bafoué. Une valeur pourtant si profonde dans cet être millénaire qui s'obligeait à retrouver l’émotion du Monde en guise de quête sacrée.
    Une foi certaine mais incontrôlable qui le rendit mal à l'aise. Les gouttes d'eau commençaient à déferler sur ses joues souillées. Les fins ruisseaux dessinés là sur ses pommettes exprimaient son désarrois. Il se retourna sèchement, histoire de cacher son soudain mal aise. Cache-cache de la vérité, en rapport avec la réaction de l'autre homme, qu'il jugeait pour le moment trop indigne ou bien trop pressante...

    Vécu comme la profanation de sa tendresse, il réussit à se calmer, prenant soin de poser cette fois ci le loup invisible qui cachait ses yeux empli de tristesse. Stain continuait ses questions tandis qu' Eon se maîtrisait tant bien que mal. Ver luisant au fond de l'océan, il répondit à ses interrogations sans trop s'attarder à nouer une quelconque forme de rapprochement supplémentaire. Eviter la souffrance afin de ne pas succomber à ses vices. Un côté noir qui parfois mettait un terme à toute forme de vie... Non, il ne voulait pas atteindre cet état qui pourtant s’extasiait, incisif et révolutionnaire, bouleversant chaque parcelles de son corps. Un passager indésirable en sa personne qu'il enterrait avec toute son énergie. L'épuisement pouvait venir à bout de sa volonté où parfois même une pulsion poignardant sa cage thoracique généreuse mais pour l'heure, sa mauvaise conscience restait bien enfouie au fond de lui. Il commença à graviter autour des haute herbes réunies en un petit tas, intrusion parmi la boue, ses pas bruyant cachait presque le son de sa voix sous les clapotis agaçants.


    Tu le vois de tes propres yeux, non? Les animaux sont nos cousins et si tu ne prends pas le soins de respecter leur habitat il ne pourrons jamais te le pardonner... J'aimerai t'éduquer à mes certitudes, qu'importe la race ou la bête, certaine questions de la grande Vie trouverons leurs réponses en ton esprit; seulement s'il s'ouvre facilement à ce qui t’effraie mon cher.

    Un discours vide de sens, dans son délire, il commença à l’analyser. Ells décida même d'ignorer certaine de ces questions en signe d'une vengeance minime. Mélange d'une provocation chasseresse de l'angoisse et d'un esprit à l'imagination débordante, il le voyait sous un tout autre jour. Il se persuada que son comportement signifiait une pudeur certaine. L'instinct et les nombreux sens dont le Daybreaker était doté lui susurraient à l'oreille que ce fameux Stain qu'il idolâtrait un tant soit trop cachait toute une part de sa personnalité si bien affirmée.
    Une pointe de colère dans sa voix, une mesquinerie à demi transparente accompagnée d'une allure sûre n'était en réalité que le reflet d'une première impression faussée. A ses yeux, il restait lui aussi l'enfant de la miséricorde. Il devait survivre, comme tous, un point c'est tout. Il bombarda donc son homme dévoué, changeant sans le moindre mal ses expressions faciales tentant ainsi de le percer à jour, tant bien que mal.


    Qu'importe si je traîne ici ou non, ce qui est important là est que le jeu ne fait que commencer. Pourquoi craindre ce qui t'attire au fond.

    Il s'approcha petit à petit, esquissant un petit sourire enjôleur.

    Je peux le sentir, tu sais, la fougue en toi te caresse, l'animal en chacun de nous travail notre inconscient mais le tiens, il te titille, il t'excite, il te transperce et il prends parfois le dessus n'est ce pas?

    Provocation ultime, il caressa ses lèvres avant de les approcher des siennes à seulement deux centimètres les séparant par un souffle léger se libérant de sa mâchoire solide.

    L'alligator est discret mais il s’assume. Il te mordra avant que tu ne puisses dire «ouf». Et toi mon ami... me mordras tu?
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MessageSujet: Re: Lies Greed Misery {pv.}   Mer 24 Juil - 20:27


Le changement fut infime. Subtile, il abima les traits de l’homme face à lui. Il avait toujours pris soin de ne pas l’écorcher, de conserver une certaine maîtrise de ses gestes pour ne pas commettre d’erreur. Sans le vouloir il venait d’en faire une. Simple certes, mais suffisante pour tout faire flancher. Il se maudit intérieurement et afficha sur ses traits cet éternel masque de calme. Douceur factice au début, à présent teintée d’une minuscule part de réalisme. Le plus talentueux des acteurs fini toujours par se faire prendre à son propre jeu. A s’enticher de son rôle à tel point qu’il devenait incapable de s’en détacher. De sortir de sa peau. Ca finirait sûrement par lui arriver s’il n’obtenait pas ce qu’il désirait suffisamment rapidement. Les parties devenaient plus dangereuses, la tactique changeait à chaque fois. Pour se muer en un savant mélange de risque et de charme. Il y prenait goût, à ces échanges et à l’enjeu qu’ils représentaient.

« - Je préfère éviter de trop m’aventurer sur le territoire d’animaux sauvages réputés dangereux. Même pour apprendre à les connaître. Ils ne m’inspirent pas confiance. » Il se fit violence pour ne pas répondre avec agacement tant le raffut des pas de sa proie dans le sol détrempé lui tapait sur le système. Sans cesse mis à mal, ses nerfs supportaient de moins en moins ce genre de manifestations agaçantes. Il leva la main, prêt à lui demander d’arrêter là son numéro de fauve en cage mais avorta son geste en plein vol pour la laisser retomber  contre son flanc. Sa seconde réplique lui fit esquisser un sourire. Infime, teinté d’un amusement certain. Le jeu ne fait que commencer… Commencer, non, il avait débuté dès le premier instant où le regard du loup c’était posé sur Eon. Il ne faisait que continuer, encore et toujours. Tant que les deux joueurs resteraient debout, il durerait. Quitte à tricher. A se montrer fourbe. Il avait soigneusement évité cette option. Gardant ce genre de moyen dans un coin de sa poche, prêt à en user dès que les rênes lui échapperaient.

« - Craindre ce qui m’attire ? » Murmura-t-il, intrigué, croisant les bras sur son torse tout en levant légèrement un sourcil. Il ne le lâchait pas du regard, scrutant le moindre détail de sa physionomie de ses yeux sombres. Impassibles, il était difficile d’y lire quoi que ce soit. Il ne bougea pas cette fois, ne chercha même pas à bouger. A la repousser. Son sourire gagnant en force à mesure que les mots pleuvaient sur lui. Drôle d’endroit pour en arriver là.

« - Tu n’as aucune idée de ce que tu dis. Parfois comme tout le monde, mais la plupart du temps il reste tapit dans sa cage. Les animaux se contrôlent, se laissent dominer par la volonté de leur maître. »  Il sentit l’ombre de l’incertitude passer sur ses épaules. Le doute, pernicieux lui rongeait le cœur. Il savait que certaines créatures étaient capables de percer à jour les monstres de son espèce. Que savait-il ? Il sonda la noirceur de ses prunelles, à la recherche d’une quelconque réponse à sa question silencieuse. Mais il n’y vit rien. Rien de ce qu’il cherchait en tout cas. Le geste titilla ses nerfs. Caressa doucement ses reins pour les marquer de feu. Accroché à ses lèvres, le sourire enflamma son cœur. Intérieurement, il jubilait. Satisfait de le voir s’aventurer de lui-même sur ce terrain escarpé qu’il avait hésité à emprunter. Un brin déçu de devoir jouer cette carte aussi rapidement. Bien que la manche promettait d’être intéressante et de durer un moment encore. Il laissa ses doigts se glisser sur sa nuque. Caressants et d’une sensualité malsaine, ils glissèrent ensuite le long de sa gorge, frôlèrent sa mâchoire pour achever leur lente exploration sur son torse. Où il posa sa main à plat, laissant les vibrations chatouiller ses doigts. L’attirer dans leur symphonie rythmée à la perfection.

« - Il mord et ne lâche plus. Es-tu certain de vouloir prendre un tel risque ? » Dit-il enfin, le murmure de ses mots se posant sur sa bouche. Il poussa le vice jusqu’à se rapprocher encore un peu plus. Laisser ses hanches frôler les siennes. Ses lèvres se lièrent aux siennes. Caresse éphémère qui ne dura moins d’une seconde. A peine goûté et déjà oublié.

« - M’éduquer à tes certitudes, dis-tu ? Et comment tu comptes t’y prendre ? » Il se déroba de cette emprise, recula de quelques pas, avec douceur cette fois. Imposant une certaine distance entre eux plus pour rendre la partie plus intéressante. Au lieu de la voir s’achever trop rapidement à son goût. Il venait de s’engager sur un terrain miné, ne savait pas vraiment comment s’y prendre. Cette peur de l’inconnu le grisait, attisait sa convoitise et sa félonie.

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