AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Je t'aime moi non plus [Giacomo]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité






MessageSujet: Je t'aime moi non plus [Giacomo]   Sam 6 Juil - 19:44

« Madame Fuertes, quelqu’un demande à vous voir. »
« Je suis occupée. » Répondis-je d’un ton glacial au petit interphone posé sur mon bureau. Quelle cruche que cette hôtesse d’accueille ! Elle ne pouvait pas joindre à un mes assistants au lieu de me déranger directement ? Je ne passais pas mes journées à me tourner les pouces confortablement installée dans mon siège de directrice d’entreprise, je travaillais, moi ! « Si je suis désolée mais il insiste fortement. » « Et je m’en moque. Je ne reçois personne, point. » Je sentais dans sa voix qu’elle n’était pas totalement rassurée, et alors ? si la personne lui posait un vrai problème, elle n’avait qu’à faire appel à la sécurité ! J’avais mieux à faire qu’à gérer un quelconque débile qui venait pour essayer de décrocher un emploi. Ça ne pouvait être que ça. Mes contacts prenaient rendez-vous, ils avaient le sens de la politesse – et auquel cas ils savaient que je ne les recevrais pas – même les journalistes friands de ma grande réussite savaient faire preuve de tact !

Pour l’heure, je n’avais pas la tête à m’occuper de broutilles, j’étais en pleine réunion avec mes plus proches collaborateurs afin de discuter de la prochaine ligne de vêtements que nous devions lancer et pointilleuse comme je l’étais, je prenais énormément de temps sur chaque modèle. C’était ma réputation que était en jeu, mon image de marque, hors de question que j’associe mon nom à un vêtement bas de gamme !
Un vacarme derrière ma porte me fit relever la tête de foncer les sourcils. On aurait dit qu’on se battait ou je ne savais quoi et les regards se tournèrent vers moi. Tous silencieux, attendant de voir ma réaction puis la porte s’ouvrit brusquement laissant apparaître un beau blond dont je n’ignorais pas l’identité, suivit par deux hommes de la sécurité. Une lueur éclaira alors mon regard. Les deux gros bras saisissaient l’homme mais je les stoppais à la surprise de tous. « C’est bon, vous pouvez le laisser, je le connais. D’ailleurs laissez nous tout court. » « Mais Madame… » Tenta l’un des hommes de la sécurité, mais un simple regard e ma part le fit se raviser en lui rappelant qui commandait mais aussi que je ne prenais aucune décision à la légère et donc lorsque je disais de me laisser seul avec l’intrus, c’était que je savais ce que je faisais. Les deux hommes quittèrent la pièce sans demander leur reste, et mon équipe suivie sans un mot après un regard significatif de ma part. Si je voulais m’entretenir avec cette personne en tête à tête, ils n’avaient rien à y redire.

Je repris place dans mon imposant fauteuil, croisant les jambes dans une attitude de dominatrice et avisais d’un œil presque amusé l’air débraillé de ma veille connaissance. « Quel plaisir de te voir Giacomo, mais si tu désirais me rencontrer, tu aurai pu appeler, je ne t’aurai pas refusé un rendez-vous, et tu serais en bien meilleur état. » Un petit sourire aux lèvres j’enchaînais : « A moins que ton envie de me retrouver n’est été trop forte pour ta patience, ce qui explique que tu te sois donné autant de mal. » J’étais très fière de sa présence et de ce qu’il avait du faire pour arriver jusqu’à moi. Je n’avais jamais douté avoir toujours une certaine emprise sur lui, mais il me prouvait combien il était encore attaché à moi dans ce cas précis. J’en jubilais.

Posant mes coudes sur mon bureau, joignant les doigts et y déposant mon menton, je battais des cils, belle et provocatrice. « Je t’ai tant manqué mon petit agneau ? Tu t’es ennuyé de moi ? Tu veux rattraper le temps perdu peut-être ? Je ne suis pas du genre à récompenser ceux qui m'interrompent en plein travail, mais je peux faire une exception pour toi mon chaton. » J’étais aussi tentante qu’intimidante. Attirante mais effrayante. J’aimais faire cet effet là.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Je t'aime moi non plus [Giacomo]   Jeu 11 Juil - 0:15




Le ciel venait de lui tomber dessus. Giacomo se sentait soudainement étouffé. Minuscule, comme une fourmi qui se faisait écrasé par une semelle. Une vieillesse faiblesse le rattrapait, impossible à ignorer. Une rage brûlante. Un désir dévorant. Une joie pesante. Et de toutes ses émotions qui l’engloutissaient, c’est cet espoir naïf, ce soulagement irritant qui amplifiait sa colère. Il se savait maudit. Attaché et ligoté à cette femme qui ornait désormais le gratte-ciel qui faisait face à son casino sur une affiche surdimensionnée. C’était comme si elle avait choisi ce siège de choix pour le narguer. Pour le conditionner. Pour le rendre fou. Pour le faire ramper à ses pieds. Cette femme qu’il croyait éteinte, qu’il avait laissé traîner dans une vieille boîte à débris dans sa tête, comme un souvenir égaré et oublié. Une vieille lettre impossible à brûler qu’il réussit à enfermer dans une bouteille pour la jeter à la mer. Plutôt que de le soulager, cet éloignement le scellait à un dessein désespéré de retrouver la maîtresse de ses pensées. Laissant glisser le briquet d’entre ses doigts en contemplant le visage de ce fantôme, Giacomo resta en place, les yeux rivés sur le panneau publicitaire sans un mot pendant un moment qui lui semblait éternel. Sa vie qui commençait tout juste à retrouver un sens venait de se bousculer à jamais. Son cœur s’excitait comme celui d’un gamin effrayé. Son pouls s’accélérait comme celui d’un adolescent victime de ses désirs. Entre la consolation, la peur et la fureur, la ligne était si mince. Il avait été trahit, manipulé, abusé. Et pourtant, l’ivresse de ses caresses le hantait toujours. Son obsession le dévorait, permettant à la sorcière de le toucher à fleur de peau, sans aucune parure. Mis à nu devant cette irrévocable évidence, Giacomo s’obligea de retrouver son corps et son esprit, de sentir ses doigts à nouveau au bout de ses mains pour reprendre son briquet. Glissant le petit objet métallique dans sa poche et réduisant la cigarette en cendre sous la chaleur et la dureté de sa peau, il retrouva sa voiture et sa demeure, absent sur la route, rêveur dans son lit, incapable de fermer l’œil. Impuissant face à sa fébrilité d’enfant et sa jouissance à l’idée de la revoir. Était-il si dupe? Était-il si faible pour en oublier son désir de vengeance?

Bellomo arriva finalement à sa première conclusion. Une conclusion qui ne pouvait être terminale car elle n’était pas exacte. Mais il tenta tout de même de se convaincre d’ignorer sa présence. Se heurtant chaque soir, à la fermeture de son empire du jeu, au visage de l'ange déchue. Soir après soir, Giacomo restait au Casino le plus longtemps possible pour éviter cette fatalité, ce regard de louve posé sur lui. Incapable d’empêcher son cœur de partir au galop, il se coinçait une cigarette entre ses dents et déviait le regard, simplement. Le travail lui gardait la tête occupée, il tenait trop à son entreprise pour la négliger. Du moins, pour l’instant. Ses relations avec les autres femmes manquaient de couleurs. Seule une étanchait sa soif, une femme mûre aux traits de sa maîtresse, ce qui au final, ne faisait qu'agrandir la présence du fantôme dans son esprit. Après plusieurs jours de torture oculaire, Bellomo émit sa deuxième conclusion partielle. Il décida d’effleurer la pomme sans la croquer en espérant que cela suffirait à satisfaire sa faim et à calmer sa folie. Une erreur nécessaire. Il transcrit à contre-cœur son nom sur le net, voyageant sur la page officielle de sa grande marque. Il lut ses biographies, des textes qui ne mentionnaient jamais son enfance, simplement sa vie à la Nouvelle-Orléans, comme si son passé n'avait jamais existé. Il trouva les articles de magazines et les photos sur son ex-mari, son ascension, son succès. Le stratège devrait lui être familier, mais plutôt que de prendre en compte l’avertissement, il ne pouvait s’empêcher de jalouser et de mépriser cet homme riche, comme s’il était le bourreau de l’histoire. Par mégarde, il tomba sur l’adresse du siège d’American Flag, New Orleans, Louisiana, U.S.A. Depuis ce jour, lorsqu’il conduisait sans réfléchir, il se retrouvait toujours devant la porte du diable. Comme si soudain, tous les chemins menaient à elle. Comment fuir? L’abstention devenu impensable, Bellomo conclut enfin. Il venait de trouver la fin idéale à son épique histoire, une fin sans alternative. L’insomnie lui avait tracé des cernes, sa discipline était brisé, sa patience épuisée. Il cédait, car il refusait de craquer.

Tournant le dos pour la première fois à son bijoux, il laissa le Casino entre les mains de son gérant, passant un temps record à se préparer, mais termina par se mettre d’accord avec le reflet dans le miroir. Chemise, veston, mais pas de cravate. Alex n’avait pas un faible particulier pour cet ornement en soie, malgré que ce fût une laisse pratique. Giacomo profitait de cette poussée de confiance pour se rendre, pour une première fois, volontairement devant le bâtiment incontournable. Sa belle voiture garée, ses lunettes de soleil posées, il marcha avec assurance pour croiser les yeux de l’hôtesse. Bonjour Monsieur, comment puis-je vous aider? L’italien posa son coude sur le haut comptoir de l’accueil, un sourire meurtrier au visage qui prenait appui sur son poing. Je désirerais voir Miss Fuertes, nous avons rendez-vous. D’accord, puis-je avoir votre nom? Inutile, je ne figure par sur la liste, mais pour vous ce sera Giacomo. Elle semblait à la fois intimidée et angoissée. Le charme du jeune homme faisait son effet, malgré qu’elle tentait de garder le cap sur ses ordres. Elle lui expliqua que c’était malheureusement impossible, mais Bellomo insista avec patience et calme, toujours avec des compliments et des avances subtiles, juste assez pour émoustiller la libido de la jeune femme et brouiller son jugement. Sa classe et sa prestance pesait sur elle, alors elle termina par lui offrir ce qu’il désirait, au grand désarroi de la PDG. La voyant impuissante, Giacomo la remercia de son aide et lui demanda de lui situer les toilettes. La dame d’accueil précisa que pour accéder à cette pièce, il lui fallait un pass. Ses petites cartes à puces réservées aux employés qui vous permettaient de traverser du côté de la réussite et d’utiliser l’ascenseur. Mais le problème fut de courte durée, ses chaudes galanteries le fit traverser, alors il en profita pour se glisser dans un ascenseur déjà ouvert. Bien évidemment, se rendre à l’étage d’Alex n’était pas chose facile, très peu de gens avait accès à ce niveau alors le jeune homme utilisa les escaliers d’urgence, ce qui eut pour effet de lui coller des agents de sécurité aux fesses, sans pour autant perturber les étages supérieurs. Sa course ne fut pas sans embûches, l’étage de sa sorcière était une véritable jungle. Éclatant une pile de feuille et se renversant du café sur sa chemise blanche, Giacomo aux cheveux rebelles échappa aux griffes de la sécurité presque avec distinction. Il ouvrit la lourde porte de verre et croisa enfin son véritable regard. Ses yeux étaient nettement plus hypnotisants que sur l’immense photo. Sa silhouette encore plus parfaite que dans ses souvenirs. Sa charismatique fragilité s’enroulait autour de son cœur bien serré, l’enchaînant sur place. Giacomo ne dit pas un mot, il reprenait subtilement son souffle tout en restant droit. Son regard posé sur elle ne laissait pas percevoir sa fascination sur ses lèvres ou son acharnement sur ses courbes. Non. Son regard était dominant, cachant ses faiblesses. Sa sensibilité était badigeonnée d’orgueil, une force virile qui gardait ses couilles en place. Il jouait la face du contrôle, dissimulant sa tempête intérieure. Malgré sa position qui n’était pas des plus avantageuse, le jeune homme laissait croître son assurance lorsqu’elle demanda avec fermeté d’être laissé seule avec lui. Son jouet préféré. Le seul qu’elle n’aimait pas partager. Assise sur son trône, elle ouvrit le bal. Mais le jeune homme resta en silence face à ses premières provocations. Il sourit simplement, n’ayant rien à ajouter qui pouvait lui éviter d’enfoncer le couteau encore plus creux dans la plaie. Il retira alors son veston qu’il posa sur une chaise devant son bureau, puis prit une petite télécommande sur son bureau, une télécommande qu’il connaissait bien car il avait la même dans le sien. Il appuya sur un petit bouton et des rideaux s’imposèrent automatiquement entre eux et les employés de l'autre côté du mur de verre. Il mit par la suite ses mains sur les premiers boutons de sa chemise. Je peux? Avec ou sans affirmation il retira sans aucune timidité ce morceau de vêtement tâché. Il se sentait dans une meilleure posture lorsqu’il l’exposait à son corps et il avait besoin de cette confiance pour prendre la parole, il avait besoin de cet avantage physique pour rivaliser avec elle. Renchérissant son aisance de sa nudité, le jeune homme mit ses mains à plat sur son bureau pour être à sa hauteur et se rapprocher de sa douce. Tu ne connais rien de mes envies, de ma patience ou de mes motivations à te rendre cette soudaine visite alors tu peux désormais écarter ton sourire de satisfaction… Surtout que je n’ai eu aucun mal à venir jusqu’à toi, tu devrais réviser ton système de sécurité.
Elle se pencha alors à son tour, les coudes sur le meuble qui les séparaient, son visage désormais suffisamment proche pour qu’il sente son souffle. Sans même y mettre trop d’effort, Alex rendait la tâche difficile pour Giacomo. Agneau. Chaton. Que de vieux surnoms qui lui rappelaient de vieux souvenirs. Giacomo restait impassible, ou presque. Il ne lâchait pas son regard, sa détermination dégageait une telle intensité qu’elle ne pouvait que l’amuser et l’exciter. Ravalant sa salive abondante, le jeune homme lui répondit avec dureté. La seule récompense que je désire que tu pourrais m’offrir serait ton cadavre… Ma tigresse… Il laissait sa colère parler et ses paroles étaient tellement convaincantes qu’il arrivait à se persuader lui-même de ce qu’il disait. Il laissait la trahison prendre le dessus, l’abandon, la haine, ses larmes et sa douleur qui devenaient fureur. Mais combien de temps tiendrait-il devant un prédateur d’un tel calibre?
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Je t'aime moi non plus [Giacomo]   Jeu 11 Juil - 14:47



Giacomo. Quelle belle surprise qui me donnait un sentiment de victoire. Il venait, rampant à mes pieds, ne pouvant se passer de moi. Je le savais, je l’avais toujours su. Rares étaient les hommes qui pouvaient m’oublier et j’avais tellement conditionné le bel Italien que je savais ma présence encrée en lui. Je ne pouvais pas non plus nier en moi-même que s’il n’avait pas fait la démarche le premier, j’aurai fini par forcer la chance en lui donnant un rendez-vous ou en nous obligeant de nous rencontrer après l’avoir suivi discrètement et joué la rencontre fortuite. Mais que se soit lui qui vienne à moi était bien plus jouissif et je ne m’en cachais pas en lançant les hostilités. Patient, il resta d’abord silencieux, et pris même ses aises en s’emparant de ma télécommande et en baissant les rideaux imposants pour nous donner bien plus d’intimité. Je le regardais faire, ne répondant pas lorsqu’il demanda s’il pouvait se défaire de sa chemise. Je savais pertinemment qu’il n’attendait pas de réponse. Il cherchait à s’exposer à moi, pour faire son petit effet car sa chemise était peut-être tâchée, mais rien ne l’empêchait de la garder sur le dos. Néanmoins, il réussi son pari et même si je gardais un visage impassible, la vu de son torse nu me ramena en mémoire nos étreintes passionnées et souvent brutales, ces moments où je lui laisser la possibilité d’effleurer mon cœur si bien gardé. Non ce n’était même pas ça, j’étais juste incapable d’éprouver de vrais sentiments amoureux, je ne me protégeais pas, j’étais juste inapte d’aimer de cette façon, mais lui, Giacomo, avait réussi à le toucher du bout du doigt. Peut-être parce que je l’avais vraiment façonné comme je le désirais, je ne pouvais pas imaginer que c’était lui, juste lui qui avait eu ce pouvoir.

Il posa ses mains sur mon bureau – chose que peu de personne osait se permettre – et je le laissais faire sans un mot de plus, sentant son désir de parler. « Tu ne connais rien de mes envies, de ma patience ou de mes motivations à te rendre cette soudaine visite alors tu peux désormais écarter ton sourire de satisfaction… Surtout que je n’ai eu aucun mal à venir jusqu’à toi, tu devrais réviser ton système de sécurité. » Oui, bien sûr. Et c’était pour cette raison qu’elle était dans cet état. Tout débraillé, les cheveux en vrac et la chemise tâchée qui trônait désormais sur un siège de mon bureau. Il m’amusait. Après tout ce temps, il continuait à me divertir malgré lui et j’en profitais d’ailleurs pour le taquiner, le tenter, le pousser au vice. Je pouvais voir que ma proposition faisait son petit effet, je le connaissais suffisamment bien mais sa fierté mal placée l’empêcha de répondre favorablement à mes avances. « La seule récompense que je désire que tu pourrais m’offrir serait ton cadavre… Ma tigresse… » Un rire léger s’échappa de mes lèvres. Il était mignon quand il le voulait ! « Les années ont amplifié ta témérité, mais tu sais ce que je pense des courageux ? Ce ne sont que des fous suicidaires. » Menaces ? Réalité plutôt ! « Et si tu savais le nombre de personnes ou de choses qui ont voulu la même chose lors de mon séjour à Darkness Fall, mais tu peux constater par toi-même leur échec. En quoi te penses-tu assez supérieur à eux pour arriver à tes fins mon tendre Giacomo ? »

Je me levais finalement de mon siège, une moue triste remplaçant mon petit sourire narquois sur mon visage. Lentement, je me mis dans le dos de Giacomo, mon serrant contre lui et passant mes mains autour de sa taille pour pouvoir caresser sa peau dénudée. « Mais je suis si triste d’entendre ces choses sortir de ta bouche. Moi qui pensais t’avoir manqué, parce que nous sommes liés toi et moi, tu le sais… » J’enroulais brièvement une de mes jambes autour d’une des siennes avant de le faire se retourner vers moi. « Tu veux vraiment ma mort ? alors que tu me dois tellement… qu’aurai été ta vie sans moi ? Triste et pathétique et ta mort serait passée inaperçu. Aujourd’hui tu es à la tête d’un empire du jeu. Tu penses vraiment que le Giacomo que j’ai connu aurait été capable d’en arriver là ? » Je lui caressais la joue tendrement, puis reculais de quelques pas. « Je t’ai offert un don, ce qui m’a envoyé à Darkness Fall et c’est de cette manière que tu veux me récompenser ? En souhaitant ma mort ? » Je jouais l’insurgée pleine de tristesse avant d’ouvrir grand les bras. « Alors si c’est vraiment ce que tu veux, vas-y tue moi, je te laisse une chance mon doux agneau, amis j’ai une question à te poser avant si tu permets… Combien de temps as-tu passé à choisir tes vêtements, devant ton miroir à changer et rechanger de tenue, à te coiffer jusqu’à être complètement satisfait de l’image que tu allais me renvoyer ? » Croyait-il vraiment que j’allais le laisser m’enfoncer un couteau dans le cœur ? achever ma vie comme ça, sans rien dire ? Je pouvais lui laisser l’illusion en tout cas, mais si il tentait réellement quelque chose contre moi, je serais obligée de riposter.
Revenir en haut Aller en bas
 

Je t'aime moi non plus [Giacomo]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Je t'aime moi non plus [Giacomo]
» Bonne fin de semaine de Pâques à vous tous que j'aime et que j'apprécie :)
» ceux qui n'aime pas les bOunty ne sont pas mes amis... = D
» Sashimi n'aime pas les sushis
» On aime me fréquenter. Je suis passionante et passionné.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-