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 Path to freedom | Connor

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MessageSujet: Path to freedom | Connor   Sam 27 Juil - 10:37

Pensive, j'observais mon reflet dans la vitre sale d'un quelconque magasin. Cela faisait maintenant plus d'un an que je me promenais avec cette apparence mais j'avais toujours du mal à me dire que c'était bien moi. Par réflexe, je portai mes doigts à mon visage, caressant doucement ma joue. C'était un geste devenu automatique, une façon de me prouver à moi-même que je ne rêvais pas. C'était bien mon corps, il n'y avait aucun doute là dessus. Dans le doute, je me concentrais sur mes yeux. Ils avaient une teinte particulière, d'un brun tirant sur le jaune mordoré. C'était sans doute le seul point commun que je pouvais trouver avec mon corps félin. Pour le reste, et bien... Mes cheveux me tombaient sur les épaules, à mi-chemin entre brun et roux. Ils encadraient un visage juvénile, ce qui rendait l'estimation de mon âge assez difficile et comme je n'avais aucun chiffre à fournir... Comme pour tout le reste, j'étais dans un magnifique flou artistique, concernant ma première vie humaine. Ma sorcière préférée devait savoir, elle, mais je n'avais pas pris la peine de lui demander et j'espérais que nous n'en parlerions jamais. Il était trop facile pour elle de me mentir et de me faire croire ce qu'elle voulait. Mon regard descendit lentement, détaillant le reste de ma personne et j'esquissai un sourire désabusé. Une fois n'était pas coutume, je portais un T-shirt délavé et trop grand pour moi. Mon pantalon ne faisait guère mieux et je ne portais même pas de chaussure. Je ne me souvenais plus où j'avais pu récupérer cette tenue là, sans doute l'avais-je voler sur alors que leur légitime propriétaire les faisait sécher à l'extérieur.

J'étais officiellement en congé et comme à chaque fois que ça arrivait, je flânais. Je passais d'un coin agréable à un autre, m'offrant quelques siestes au soleil dans des endroits incongrus que vous auriez eu du mal à atteindre. J'évitais la foule, préférant les toits et les ruelles, mal à l'aise dès qu'il s'agissait de me fondre dans mes semblables. L'avantage, avec ma dégaine, c'était que je passais relativement inaperçue. Plus précisément, les gens ne voulaient pas me voir. J'avais tout de la miséreuse sans avenir, appelée à mourir dans l'indifférence générale dès le retour de l'hiver. Cruelle ironie, s'ils avaient su qu'un rapport de ma part et ils pouvaient se retrouver dans une salle sans fenêtre, potentiellement torturés afin de leur arracher leurs aveux.

Au hasard de mes errances, j'avais fini par atterrir devant un garage. J'étais désormais pleinement consciente de ce qu'était une voiture — même si son fonctionnement était particulièrement obscure à mes yeux — et j'avais même eu l'occasion de monter dans plusieurs d'entre elles, mais jamais d'en conduire une. Pour une raison que je ne m'expliquais pas, j'avais envie d'apprendre. Conduire semblait synonyme de liberté, d'indépendance ; je n'étais pas assez sotte pour imaginer qu'un volant pourrait m'offrir ces précieux sésames, mais j'avais tout de même envie d'essayer. Plus chatte qu'humaine, j'entrai simplement, sans me soucier de savoir si j'en avais le droit ou non. J'avais tendance, à l'époque, à oublier que les humains étaient du genre à apprécier qu'on respectât leur vie privée. J'évitai prudemment les flaques d'huiles et autres produits suspects étalés sur le sol et m'approchai d'une vieille voiture, surélevée et donc probablement en cours de réparation. Souplement, je me hissai sur le capot sans faire attention au grincement plein de protestations de la carrosserie. Faisant bien attention de ne pas glisser, je montai sur le toit et me mis à genoux, me penchant en avant pour tenter de regarder à l'intérieur par la fenêtre du conducteur. Instinctivement, je serrai le bord de la carrosserie et, après avoir poussé sur mes jambes, me mit en parfait équilibre, ne tenant plus que par la force des bras, mes pieds en l'air et ma tête en bas. Comprenez bien, je ne faisais ici montre d'aucune esbroufe, j'étais d'ailleurs persuadée d'être seule. C'était presque aussi naturel pour moi que de marcher pour vous. Mais ce n'était pas sans provoquer une scène assez étrange, surtout que, comme je l'ai déjà mentionné, mon T-shirt était bien trop grand pour moi. Autant dire qu'il n'était pas simplement resté sagement en place. Mon dos était donc offert à la vue de tous, de même que mon ventre selon l'endroit où l'on regardait la scène. Pour ce qui est de ma poitrine, je laisserai seulement votre imagination travailler, ça sera suffisant.

Je ne sais plus combien de temps je restai ainsi perchée. J'essayais de tout voir, de comprendre simplement avec les yeux comment ces engins pouvaient se mouvoir. Comment, grâce au volant, le conducteur pouvait changer de direction. Comment ces étranges pédales influençaient la vitesse de l'ensemble. Honnêtement, je ne trouvais pas beaucoup de réponses. Je ne me souviens plus ce qui me ramena à la réalité. Peut-être toussa-t-il, ou me cria-t-il quelque chose. Toujours est-il que je fus tellement surprise que je chutai misérablement. J'avais beau être chatte, je ne parvins pas à tomber sur mes pattes et la douleur irradia de ma cheville quand cette dernière tenta vainement d'assurer ses appuis. Aux abois, je levai les yeux et tentai de trouver mon « agresseur. » Je devais avoir l'air à moitié sauvage, ainsi à quatre pattes, me tenant ma jambe blessée et prête à fuir dès qu'il le faudrait.
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MessageSujet: Re: Path to freedom | Connor   Lun 28 Oct - 15:06

Depuis combien de temps était-il sur cette mustang ? Le garagiste n'en avait aucune idée, mais la réfection de cette merveille mécanique était une activité positive pour l'état de Connor. Les mains dans le cambouis, l'esprit concentré sur la tâche à accomplir, ça lui évitait de trop marronner comme il en avait l'habitude lorsqu'il manquait de travail. Avec cette vieille bagnole à retaper autant dire qu'il n'allait pas en manquer pendant quelques temps. C'était plus intéressant que de faire une vidange ou de changer des pneus, et l'idée de gonfler ce moteur déjà furieusement musclé éveillait le plaisir du blond. La voiture est un symbole de virilité comme un autre et savoir qu'il pourrait conduire ce bolide dans quelques temps le motivait énormément.
La moiteur ambiante de la Louisiane activait sa sudation, il était trempé et avait terriblement soif, une pause s'imposait et le jeune homme délaissait ses outils pour aller se rafraîchir dans le petit cabinet de toilette. Ses mains lavées rapidement, il se passait un peu d'eau sur le visage. Néanmoins sa déshydratation demeurait et il décida d'aller se chercher une bière dans le frigo de son bureau. La pièce était plus fraîche que le garage et il y restait quelques minutes, le temps de regarder son planning peu chargé en ce moment.

Sirotant toujours sa bière il se dirigeait à nouveau vers le véhicule dont il s'occupait mais se stoppait net devant la scène qu'il avait sous les yeux. Une jeune femme, filiforme et visiblement acrobate se tenait en équilibre sur le véhicule... La tête en bas et Connor en était totalement effaré à tel point qu'il avalait de travers la gorgée de bière qu'il venait de prendre et toussait. Vraisemblablement effrayée par sa présence, l'étrange inconnue tombait de son perchoir improvisé et bien qu'elle tenta une réception en souplesse cela sembla échouer. « Hey ! Tu sais combien ça coûte ça ? Non sans doute pas, c'est bien pour ça que tu faisais le singe dessus. » criait le propriétaire des lieux en fronçant les sourcils « C'est pas une aire de jeux pour faire tes roulades. ».
Le garagiste lui trouvait un air étrangement bestiale, sauvage dans son attitude et à son mécontentement se mêlait de la perplexité. « Tu faisais quoi sur cette voiture, hein ? », d'un pas décidé il se rapprochait pour voir si elle n'avait pas fait de dégâts sur la voiture. Méfiant il la gardait dans son champ de vision et s'appliquait à ne pas lui tourner le dos « Qu'est-ce que tu fous là ? ». Connor n'appréciait pas particulièrement que l'on vienne fouiner dans son garage, de un parce qu'il tenait beaucoup à ses voitures et de deux parce qu'il serait fâcheux que quelqu'un tombe sur son armurerie clandestine. Certes celle-ci n'était pas aussi complète que celle qu'il avait eu à New-York mais il possédait quelques armes très intéressantes qui pouvaient susciter des convoitises.

La regardant de haut en bas, il levait les yeux et lâchait un soupire l'air blasé « Ça m'étonnerait que tu sois là pour programmer la vidange de ta voiture, donc si tu n'as rien que je puisse faire pour toi tu repars comme tu es venue ! » lui ordonnait-il avec autorité en lui montrant la sortie d'un geste de la main. Il tenait un garage pas un cirque cette étrange brunette n'avait donc à ses yeux rien à faire là, surtout pas si elle venait juste pour faire du repérage avant un cambriolage. C'était bien sa veine, pensa le jeune homme, il allait devoir être deux fois plus vigilant les nuits à venir...


Dernière édition par Connor J. BlackPearl le Jeu 16 Jan - 10:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Path to freedom | Connor   Mer 1 Jan - 1:34

La douleur et moi sommes comme deux amies en froid : on se connaît — trop — bien, on se dit bonjour quand on se croise, mais on s’évite dès qu’on peut. Ma cheville me chatouille, je la sens chauffer à mesure qu’elle enfle, mais je l’ignore le temps que ça passe. Si je me tiens tranquille, cette entorse ne sera plus qu’un souvenir avant que le soleil ne se couche. J’ai de la chance dans mon malheur, heureusement : armé de sa bière, l’humain n’a rien de menaçant. Il est bougon et il parle fort, mais pour le moment il dégage de l’agacement, pas de la violence. Alors au lieu de fuir et de passer une nuit infernale à me demander dans quelle position laisser ma jambe, je reste parfaitement immobile. Juste le temps de voir. Chaque fois qu’il a un mot plus haut que l’autre, je me tasse un peu, prête à bondir. On ne sait jamais, l’Homme n’est pas l’animal le plus prédictible qui soit.


Le silence retombe enfin et je surprends son regard rivé sur moi : il attend une réponse. De ma part. Il va être déçu, parce que je n’ai rien écouté. Ça peut paraître stupide, mais c’est oublié que j’apprends encore l’anglais et que j’ai énormément de mal à suivre les natifs. La faute à un accent trop prononcé et un débit de paroles débridé. Le silence s’installe entre nous, mais je comprends qu’il ne va pas s’en satisfaire.


« Sorry, » je commence sans trop savoir dans quoi je m’engage. J’hésite, tentée de simplement dire la vérité. Malheureusement, j’ai très vite remarqué que l’américain moyen n’aime pas qu’on ne parle pas sa langue. Je décide donc d’improviser. « I’ve never used a car. Want to try. »


Ces bolides me fascinent. Ils sont devenus rares, avec l’apocalypse, ceux qui roulent en tout cas. Mes supérieurs du Gouvernement m’ont expliqué pourquoi une fois, mais je n’ai pas vraiment compris. Certains mots ne faisaient tout simplement pas partie de mon vocabulaire. Néanmoins, les mécaniciens ne manquent pas de travail. Entre les pontes de l’exécutif qui prennent soin de leurs Cadillac et les nombreux véhicules utilitaires qui continuent à écumer les routes de La Nouvelle-Orléans, il est à l’abri du chômage pour les dix prochaines années au moins.


Lentement, je me redresse. C’est amusant, j’agis comme si c’est lui la bête sauvage et que je cherche à ne pas l’effrayer. Dire qu’il y a quelques secondes, un geste trop brusque de sa part et c’est moi qui filais sans demander mon reste. Je veux seulement éviter de l’énerver. Il n’a pas l’air méchant, après tout. Juste un peu… bourru. « I’m Kathie, Kathie Kane. » J’ai hésité à donner mon nom de famille. Depuis le décès de monsieur Kane, je n’arrive pas à me décider : est-ce que j’ai encore le droit de porter son patronyme ? Je n’ai rien essayé pour le sauver, je l’ai à peine regardé mourir. Mais en même temps, je ne peux pas simplement tourner cette page de ma vie. « But it’s Kat, for everybody. »


Mon regard se perd sur la voiture que j’escaladais avant qu’il n’arrive. « You know how to drive it ? » je demande l’air de rien. J’ai envie qu’il me dise oui, me propose de monter et m’emmène pour un tour. Mais en même temps, je sais qu’il n’a aucune raison de le faire, alors j’essaye de calmer mes espoirs.



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MessageSujet: Re: Path to freedom | Connor   Jeu 16 Jan - 12:24

L'étrange jeune femme à l'allure débraillée le regardait avec une réelle méfiance, elle semblait l'analyser, en quête d'indice sur ses intentions. Connor sentait que le moindre geste un peu trop brusque pourrait soit la faire détaler comme un petit animal en fuite... Soit la rendre agressive. Il n'avait pas particulièrement envie qu'une furie lui saute à la gorge, ayant lui même été aussi stable qu'une chaise à trois pieds à une époque il savait parfaitement qu'il valait mieux ne pas tenter le diable. Ces habitudes de flic il ne les avait pas perdu et il revêtit son attitude de négociateur avec un forcené, subtil mélange de fermeté et de prudence.
Silencieuse alors qu'il ne comptait pas la regarder dans le blanc des yeux pendant cent sept ans, Connor arquait un sourcil en la regardant plus fixement encore pour l'encourager à parler. Une muette ? Ça serait bien ça vaine ! Théorie mise à la flotte quand mal assuré l'étrange demoiselle s'excusa, un bon début en soi. Elle parlait un anglais approximatif, mais le garagiste compris sans trop d'effort ce qu'elle venait de lui dire. Surpris par la requête il se mit à rire « Tu veux conduire ? » demandait-il alors qu'il avait bien saisi que c'était exactement ce qu'elle venait de lui dire « Mais je suis pas prof de conduite. » il désignait la voiture dont elle s'était servie comme d'un perchoir avant qu'il ne la surprenne « Et ça c'est trop nerveux pour toi. » trop de chevaux sous le capot qui s'emballeraient bien trop vite sans qu'elle ne puis rien y faire. L'ex-junkie avait fait l'effort d'articuler un peu plus et de parler un peu plus lentement, pas spécialement pour être arrangeant mais surtout parce qu'il n'avait pas franchement envie de répéter vingt fois là même chose.

Toujours aussi perplexe face à ce drôle d'énergumène Connor était partagé sur ce qu'elle lui inspirait. Elle avait l'air relativement inoffensive du point de vue de ses affaires mais ce petit truc bestial qu'elle reflétait l'incitait à rester très vigilant. Plus bête sauvage que singe savant en apparence il avait appris avec le temps qu'il ne fallait jamais sous-estimé quiconque au risque de le regretter. Finalement elle se décidait à se redresser, ce qui lui donnait une allure plus conventionnelle, et rendrait une potentielle discussion plus facile. Accompagnant ce geste elle se présentait, le garagiste hochait la tête avant de répondre « Connor. » pas plus, pas moins il ne savait rien d'elle et donner son identité complète n'était peut-être pas judicieux.
Kat puisque c'était à priori comme ça que tout le monde l'appelait, lui demandait ensuite s'il savait conduire une voiture. Incrédule il la regardait un bref instant comme si elle venait de dire la plus grosse connerie possible puis haussait les épaules « Bien sûr ! » il secouait la tête en riant « Je les conduis et je les soignes, je les répares... » il terminait sa bière d'une traite avant d'envoyer la bouteille vide dans une poubelle un mètre plus loin dans un tintement de ferraille « Donc tu voudrais conduire c'est ça ? Après tu partirais ? » il fronçait les sourcils avec un air suspicieux « Qu'est-ce qui me dit que tu vas pas me jouer un tour de con, hein ? » rien... mais il n'avait pas spécialement un mauvais pré-sentiment la concernant.
Connor lâchait un soupir, il hésitait mais si elle voulait simplement faire un tour ça n'allait finalement pas lui coûter grand chose. Quoi qu'elle avait exprimer le fait de vouloir apprendre et là ce serait bien plus long... Il pouvait toujours tabler sur une incompréhension dans un premier temps. « Et j'y gagnerais quoi ? » il n'avait pas l'habitude de faire les choses pour la gloire, par le passé oui et finalement ça ne lui avait pas particulièrement rendu service. Si elle trouvait de quoi suscité son intérêt alors peut-être qu'il allait prendre un peu de son temps pour la familiariser avec la conduite d'une voiture.
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MessageSujet: Re: Path to freedom | Connor   Lun 3 Mar - 13:14

« Too nervous? » Je penche légèrement la tête sur le côté, essayant de deviner ce qu’il a voulu dire par là. Il me regarde comme s’il s’agissait d’une chose évidente. Pour moi, une voiture est une voiture, elles ont l’air de toutes se conduire de la même façon. Je peux facilement imaginer qu’un camion soit un peu plus difficile à guider que le reste, mais cette notion de nervosité me passe clairement au-dessus. Je n’insiste pas, pourtant. J’ai remarqué que les humains qui doivent expliquer leurs évidences ont tendance à perdre leur sang-froid.


Fort heureusement, il se détend rapidement dès l’instant où je lui demande s’il sait conduire. Là encore, je ne suis pas forcément surprise : un passionné aime souvent parler des heures et des heures de ses lubies. Je suis sûre qu’il me suffirait de quelques mots pour le lancer plusieurs heures. Discrètement, je bouge légèrement ma cheville. Elle est toujours douloureuse, mais c’est déjà plus supportable. La blessure n’est pas très grave à la base, je pourrai fuir maintenant. Seulement voilà, il me parle de potentielles leçons de conduite. C’est amusant, de se dire que de tout ce qu’a inventé l’Homme tout le temps que je suis restée coincée sous ma forme animale, c’est la voiture qui m’attire le plus. Ça aurait pu être l’informatique, les progrès de la médecine, l’aviation.


Seulement voilà, dans mon esprit parfois simpliste, le volant sonne la liberté.


« What could I do? » je demande sur la défensive. L’homme est cruel : à peine a-t-il entrouvert la porte qu’il menace de la fermer. « I’m just a girl. » À La Nouvelle-Orléans, le sexisme vit ses beaux jours. Peut-être est-ce la fin du monde qui ramène les humains à leurs travers. Dans tous les cas, ça vaut le coup d’essayer.


« I can… I can find you… things. » Lentement, je me redresse, ramenant mes cheveux en arrière d’une main. L’autre est légèrement tendue dans sa direction, comme s’il était la bête sauvage. Même moi, je me rends compte que c’est ridicule, mais je ne veux surtout pas le pousser à agir. « That my thing. Finding things. All sort of things. Just ask and I’ll see what I can do. »


C’est la première fois que je marchande pour quelque chose que je désire. Ma gorge est nouée et mon ventre se tord dans tous les sens. Il peut refuser — à sa place, c’est ce que je ferai —, mais je me surprends à espérer qu’il accepte.
« Everybody wants things. »


Et j’attends. Advienne que pourra, maintenant.

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