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 Permis de tuer | Lorenzo

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MessageSujet: Permis de tuer | Lorenzo   Dim 28 Juil - 9:21

Avondale était une petite ville de Louisiane, située à moins de trente kilomètres de la Nouvelle-Orléans. Avant l'ouverture des Portes, elle abritait un peu plus de cinq milles âmes et était surtout célèbre pour son chantier naval, parmi les plus grands de l'état. Après le début de l'apocalypse, d'importants mouvements migratoires avaient concentré les population dans les grandes cités, laissant Avondale orpheline de ses habitants. Enfin, de presque tous ses habitants : une petite communauté, guidée par le pasteur Mitch Carold, avait décidé d'attendre le Jugement Dernier dans la ville de leurs aïeux. Carold avait soudé ses fidèles autour d'une doctrine exigeante, ne tolérant aucun écart de conduite, prêchant pour le salut de l'humanité par la démonstration de leur foi. Sous son autorité, la ville avait été fortifiée et toute autorité extérieure rejetée. Avec New York comme capitale, son « état dans l'état » passait presque inaperçu, mais après l'établissement d'un nouveau Gouvernement à la Nouvelle Orléans, les choses avaient changé. Les autorités s'étaient souvenus d'Avondale et avaient vu d'un mauvais œil ce pasteur défier leur suprématie. Bien entendu, après l'assassinat spectaculaire du dernier Président, les élites avaient voulu faire montre de leur bonne foi et, en apparence, avaient toléré ce voisin agité. Dans l'ombre, cependant, elles avaient préparé leurs attaques.

Typiquement, nombre des personnes que j'avais confondu ces derniers mois étaient reliés de près ou de loin à Avondale. Il y avait eu des sympathisants, des anciens habitants lassés par la discipline de fer du paster Carold ou des fidèles envoyés dans la capitale afin de garder un œil sur les mouvements policiers. Ce n'était pas mon problème, à l'époque je n'avais jamais entendu parler de ce brave Mitch et de sa ville-forteresse. J'ignorais totalement que deux cents hommes luttaient pour continuer à vivre selon leur idée de la liberté et même si j'en avais eu conscience, ça n'aurait rien changé à mes actions. Ça ne m'aurait pas empêché de rendre mes rapports. La preuve, je n'hésitai pas à libérer Lorenzo, pleinement consciente que cela signait probablement la fin de cette communauté.

Lorenzo était un métamorphe, tout comme moi. La comparaison s'arrêtait là. Il était un tueur, plutôt bon dans son domaine de ce que j'avais compris à l'époque, qui s'était mis de lui-même au service du Gouvernement. Je ne savais rien de ses motivations et je m'en moquais comme du T-shirt que je portais. La seule chose qui m'intéressait était que je devais l'aider à s'introduire dans la petite communauté d'Avondale pour qu'il pût tuer en toute impunité le brave Mitch Carold. Le bougre avait en effet pris l'habitude de rester cantonner dans son quartier général, l'ancienne mairie de la ville recyclée en véritable château fort post-apocalyptique. Il avait un temps été question de faire de moi l'exécutant, mais mes responsables n'avaient pas eu confiance en mes qualités en la matière. Ils avaient préféré faire appel à un professionnel, surtout que cet assassinat devait être spectaculaire, choquant, théâtral et tout le tintouin. De vous à moi, avoir été dispensée de pareille gageure me convenait parfaitement.

N'allait pas croire, cependant, que j'eus un rôle facile. Pour faciliter au maximum le travail de mon partenaire exceptionnel — nous avions tous deux l'habitude de travailler seul, ce qui se ressentit d'ailleurs plusieurs fois — je devais me familiariser avec les lieux, en connaître les moindres recoins. Bien entendu, personne à la Nouvelle-Orléans ne possédait les plans d'architecture de la mairie, ces derniers étaient précieusement garder sur place, dans les archives. Histoire de maximiser nos chances, j'avais décidé de n'infiltrer sur place, de me faire passer pour une renégate, sympathisante de leur cause. Il y en avait de plus en plus. Pour montrer ma bonne foi, je leur avais indiqué quelques tuyaux bidonnés. Par exemple, mes supérieurs avaient fait organiser un transfert de prisonniers et je leur avais donné l'itinéraire. Je leur avais aussi donné quelques codes d'accès qui leur avaient permis de voler des ressources (nourritures, munitions, etc.) dans les entrepôts gouvernementaux. Si je n'avais pas commis l'erreur de vouloir cacher ma nature de métamorphe, je serai devenue ainsi l'une des leurs. J'avais pensé que cette information ne ferait que renforcer leur méfiance, mais je n'avais pas prévu que d'autres comme moi se battaient d'ores et déjà aux côtés de Carold et n'avaient eu aucun mal à me confondre. Pour me sortir de ce mauvais pas, j'avais dû improviser tout un discours sur l'humiliation qui était la mienne au quotidien, privée que j'étais de ma liberté par un Gouvernement despotique qui ne pensait qu'à m'exploiter jusqu'à la moelle. J'avais passé beaucoup de temps sur le mépris constant que les humains et les mages de tous bords éprouvaient à mon égard et j'avais menacé de disparaître et d'emporter avec moi les secrets que j'escomptais leur donner.

Allez savoir pourquoi, ils m'avaient cru. Je veux dire, je n'étais pas spécialement bonne actrice, j'avais parfois des problèmes pour m'exprimer dans un anglais fluide et cohérent et les chances d'être prise au sérieux étaient presque nulles, de mon point de vue. Avec le recul, je pense que c'est à cause de ce que j'ai dit, justement. Rien n'était réellement faux, j'étais en effet tyrannisée et méprisée par mes employeurs et plus encore par ma sorcière préférée, quoique je n'avais pas eu la « joie » de la croiser depuis fort longtemps. Je n'avais donc pas eu à mentir ou à me forcer. Pour un humain, ma situation appelait forcément une volonté de changement, une révolte et mon changement de bord étaient tout à fait logique. Pas pour moi, ni pour les autres métamorphes, d'ailleurs, qui furent ceux qui restèrent les plus méfiants. Même si ma vie ne me permettait pas de m'épanouir, d'être heureuse et d'envisager sereinement un avenir, je n'avais aucune volonté d'en changer. Tout simplement parce que je n'imaginais pas cela possible, pas tant qu'elle serait en vie.

Pendant mes trois semaines d'infiltration, je volai le fameux plan d'architecte de la mairie, visitai chacun recoin de la forteresse. Je testai même certains itinéraires, chronométrant le temps nécessaire pour rejoindre le dernier étage de la mairie en partant de son entrée. Comme ultime preuve de ma dévotion à leur cause, j'avais accepté de leur livrer un personnage important du Gouvernement, afin de leur permettre de négocier plus facilement. J'avais accepté, me demandant s'ils se rendaient compte que prendre un otage donnerait à la Nouvelle-Orléans la parfaite excuse pour les traiter comme des terroristes. Je leur avais donné Lorenzo, prétendu assassin d'élite des services secrets gouvernementaux. Une sacrée promotion pour ce mercenaire qui se vendait en réalité au plus offrant, je lui avais fait un cadeau.

Bien entendu, il n'avait pas été prévu que je laisse moisir mon partenaire plus de quelques heures, le temps de laisser aux fidèles de Mitch le loisir d'accueillir comme il se devait leur nouvel invité. Autant le dire clairement, il dégusta, ces bourreaux profitant d'évacuer la tension accumulée par la pression constante du Gouvernement sur leur petite communauté. Ils frappèrent plus qu'ils ne posèrent des questions pendant près de quatre heures, se livrant à une torture en bonne et due forme qui me fit craindre le pire pour la suite de notre mission. Aussi, dès que je l'avais pu, je m'étais faufilée dans sa cellule, faisant bonne usage d'une clef que j'avais subtilisée quelques jours plus tôt et dont la disparition n'avait pas encore été remarquée. Je laissai échapper un petit sifflement quand il leva les yeux vers moi. Son visage était couvert de sang, mais un rapide examen me permit de m'assurer que ses blessures étaient surtout superficielles. Je le délestai de ses menottes et l'aidai à se relever.

« Ça va aller ? »
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MessageSujet: Re: Permis de tuer | Lorenzo   Sam 3 Aoû - 16:44

❝ killing is an art ❞


Lorenzo n’aimait rien moins que de devoir travailler en équipe. Peut-être n’avait-il juste pas le caractère qu’il fallait, ou peut-être était-ce une question d’habitude plus que de tempérament. Après quelques sept cent ans passés à sauver sa peau plus que celle de qui que ce soit d’autre – en vérité, il tuait les autres – il n’avait une idée que très limitée de ce que signifiait travailler main dans la main avec un autre individu. Il était doué dans ce qu’il faisait, et jusqu’à présent – si l’on mettait de côté sa métamorphose, survenue bien longtemps auparavant – il s’en était bien sorti. La métamorphose elle-même, si on y réfléchissait bien, n’était pas tant un poids qu’on aurait pu l’imaginer : l’animal avec lequel il était amené à partager une enveloppe corporelle et surtout un même esprit avait un tempérament qui correspondait plutôt bien au sien, et il se considérait déjà comme un monstre avant que ne survienne cette punition qui n’avait été que très relativement efficace.

Quelques fois, le Gouvernement avait voulu lui coller un partenaire, pour telle mission un peu trop sensible, ou parce qu’il y avait trop de cibles à liquider. Chaque fois, les agents de liaison envoyés pour convaincre l’italien avaient essuyé son refus catégorique et étaient repartis avec la certitude absolue qu’un mot de plus de leur place les aurait rapprochés d’une mort lente et particulièrement douloureuse entre les mâchoires d’un tigre du Bengale particulièrement assoiffé de sang. Pourtant, une fois n’est pas coutume, il avait accepté – si tant est que l’on puisse considérer qu’un vague grognement et des sourcils froncés soient un acquiescement – cette mission qui lui avait été confiée quelques jours plus tôt. Les circonstances étaient exceptionnelles, et surtout, il devait bien reconnaitre que ça n’était pas le genre de mission auxquelles il était habitué.

Dernièrement, les choses n’avaient pas été faciles pour Lorenzo, et si sa vie privée était un vrai bordel, sa vie professionnelle n’était guère plus glorieuse. Après avoir refusé d’exécuter la vengeance d’un père en colère, il avait réussi à être surpris par une jeune droguée sans domicile fixe qui, pour une raison ou une autre, il avait prise sous son aile. Comme si ça n’était pas suffisant, une balle avait transpercé sa cuisse, et si la douleur comme la plaie avait depuis longtemps disparu, sa fierté, elle, restait tout de même un peu entachée par ce qu’il considérait comme des défaites. Il n’en était pas moins un excellent tueur, l’un des meilleurs de la ville. Parfois, il acceptait des contrats qui l’obligeaient à se dépasser, de la part de particuliers – dont les cibles se trouvaient, quand la chance lui souriait – être les mêmes que celles du Gouvernement, et pouvait ainsi mettre à profit son talent dans l’utilisation de poisons tous plus complexes les uns que les autres. Quand certains étaient quasi immédiats dans leur effet, d’autres rongeaient le corps de la victime des semaines, voire des mois durant, et la mort n’en était que plus impressionnante, laissant derrière elle des hommes et des femmes à la peau parcheminée et au corps flétri comme un vieux pruneau.

Quoi qu’il en soit, accepter cette mission était un défis qu’il se lançait, la volonté de se prouver que ses déboires avec Aurora n’avaient pas totalement sapé ses talents d’assassin ; il était loin de n’être qu’un mercenaire qui vendait ses talents au plus offrant – ou du moins, il avait cessé de l’être après avoir accepté un contrat, sept cent ans plus tôt, qui avait changé à tout jamais sa vie, et dont l’ombre menaçante avait pesé sur sa vie jusqu’à très récemment. On avait jeté une bombe nucléaire au milieu de son salon, et la déflagration continuait à faire trembler son petit monde. Bref, à sa plus grande surprise, l’agent de liaison envoyé pour fournir à Lorenzo la liste de ses prochaines cibles ne s’était pas fait envoyer balader, et était reparti avec la certitude qu’il était un homme de talent, promis à une longue carrière au sein de ce Gouvernement pour lequel le mérite était la clé de la réussite.

L’assassin fit craquer son cou. Seul dans la salle dans laquelle on l’avait jeté quelques heures plus tôt, un sac de toile de jute sur la tête, les bras attachés dans le dos, il était, dans tous les sens du terme, dans une position très inconfortable. A vrai dire, il était comme un lion – ou plus exactement un tigre – en cage, et son esprit comme la pièce dans laquelle on l’avait abandonné était une cage dont le tigre avait grand besoin de se libérer. Et c’était exactement l’inverse de ce dont Lorenzo avait besoin. Plus que jamais, il se devait le contrôler. Kat l’avait prévenu, sans grande surprise, qu’il serait probablement passé à tabac, et elle n’avait pas menti. Pendant un peu plus de deux heures, on avait cogné sur à peu près chaque partie de son corps, et tout particulièrement sur son visage, avec un plaisir non dissimulé.

Il se moquait de ce que l’on pensait du Gouvernement. Il se moquait que l’on soit d’accord ou non avec ses agissements ; la seule chose qui l’intéressait, c’était l’argent sonnant et trébuchant qui tombait chaque mois sur son compte, sans parler des primes d’efficacité qu’il touchait régulièrement pour avoir débarrassé la surface de la planète d’individus qui, bien souvent, avaient eu pour seul tort d’exister. On aurait pu dire qu’il était dépourvu de morale, qu’il était sans foi ni loi, et c’était assez proche de la vérité. Il savait bien trop ce qu’était la misère pour se prendre la tête à faire la fine bouche sur l’origine de l’argent qui lui permettait de vivre. Et puis, il avait un véritable talent. Autant en profiter.

Dans un grand fracas, la porte fut de nouveau ouverte, et pendant deux nouvelles heures, on le cogna généreusement, l’abreuvant d’insultes et quolibets qu’il retint tout particulièrement. Il n’avait pas de plaisir particulier à tuer, sinon celui du travail bien fait, mais il se promit que l’heure de ces hommes viendrait bien assez vite, et qu’il leur ferait payer chaque coût, chaque goutte de sang, chaque centimètre de peau éclatée, chaque hématome. Il les ferait souffrir, leur ferait regretter leur brutalité – somme toute assez inutile, car si Lorenzo avait été un homme normal, il aurait été assez proche de la mort et ces hommes n’auraient obtenu de lui aucune information – et surtout, s’assurerait que la mort elle-même tressaille devant leurs corps suppliciés. Mais il ne broncha pas, se contentant parfois de grogner pour faire bonne figure, ou de cracher au visage de l’un de ses agresseurs, au visage de rongeur particulièrement désagréable. Son nez semblait trembloter comme celui d’un rat, et ses dents étaient clairement démesurées. Dans son regard perçant de petit animal impuissant brillait la perversion, et il était clair qu’il prenait un plaisir particulièrement malsain à tabasser un homme qui n’avait aucun moyen de se défendre. Ses collègues durent le retenir après que Lorenzo lui eut craché au visage, et ensemble, ils sortirent de la pièce, oubliant de remettre sur son visage le sac de bure.

L’italien poussa un soupir de soulagement véritable lorsque Kat lui retira ses menottes. Il se massa les poignets un instant, tout en bougeant lentement ses membres, vérifiant qu’il n’y avait rien de cassé. Une de ses côtes avait pris particulièrement cher, et son épaule était démise, du moins jusqu’à ce qu’il la remette en place dans un craquement un peu trop sonore. Il se remit debout, tangua un peu, puis hocha la tête à la question de Kat. Ça irait, il le fallait bien. « Est-ce que tu as mon matériel ? J’ai besoin que tu me rappelles les détails, il se peut que quelques-uns m’aient échappé pendant qu’ils essayaient de faire de ma tête un presse papier ».

Il lui adressa un sourire crispé. Il n’avait rien contre elle, mais avait hâte que cette mission prenne fin. Et surtout, le fait qu’elle soit un chat éveillait son côté protecteur, ce dont il se serait bien passé. Bref, rien n’allait comme il l’aurait voulu, et il n’avait qu’une hâte : régler son compte  à Mitch Carold une bonne fois pour toutes. Et, comme on le lui avait demandé de mettre le paquet, il ne ferait pas les choses à moitié. Ni pour lui, ni pour ses hommes de main.
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MessageSujet: Re: Permis de tuer | Lorenzo   Sam 10 Aoû - 11:50

J'esquissai une grimace. Il avait mangé et pas qu'un peu. C'était à prévoir, malheureusement, passer par la case Torture ne pouvait pas être sans conséquences et à attendre son épaule craquer, je me doutai que la suite ne serait pas de tout repos. Déjà, mon regard accrochait les barreaux de sa cellule et il me semblait bien lointain. L'assassin semblait peiner à se tenir sur ses deux jambes, comme s'il eut dû compter sur le roulis d'un pont de navire pris dans une tempête. J'avais presque envie de le laisser là et de me tirer d'Avondale sans demander mon reste. Je savais cependant que ce n'était pas une option : combien de temps leur faudrait-il pour me remettre la main dessus, si je décidais de mettre les voiles ? Un mois ? Moins, peut-être. Elle était plein de ressources. Elle avait réussit à me retrouver alors que j'étais cachée à Harlem, elle recommencerait.
La voix de mon partenaire de fortune me ramena à la réalité et je lui décochai un regard mi-figue mi-raisin. Son sourire n'était pas pour me rassurer, il était bien éloigné de ces habituels rictus torves. Dans quoi m'étais-je laissée entraînée ? À quoi bon suivre les ordres, si ces derniers me faisaient tuer ? Je m’exhortai au calme, refaisant mentalement le chemin que je nous avais concocté avant de le lui résumer. J'avais fait ce qu'il fallait, j'avais bien travaillé. Mon itinéraire n'était peut-être pas parfait, mais il n'y en avait pas de meilleur. J'en avais assez bavé pour en être plus que certaine.
« Nous sommes au premier sous-sol. Mitch Carold, dernier étage. Le quatre. » Tout en parlant, je commençai déjà à m'approcher de la sortie. Un regard par dessus mon épaule m'apprit qu'il m'avait emboîté le pas. « Qu'un moyen, pour rejoindre l'Antre. C'est comme ça qu'ils appellent son bureau. L'Antre. Un... ascenseur. Qui démarre du sol et arrête qu'au dernier. Ils ont condamné le reste. Pour sortir, faut un code. Je l'ai. » Légère pause puis première bourde, alors que j'ajoutai sans y penser : « Je crois. »
J'accélérai le pas, nous guidant dans le sous-sol mal éclairé du quartier général d'Avondale. Avant, ça avait dû être une espèce de grande réserve, mais les gros bras du pasteur avait lentement mais sûrement construit un semblant de prisons. Il y avait au moins dix cellules, séparées soit par des barreaux, soit par des murs de bétons. Je savais qu'il y avait actuellement deux pensionnaires en plus de Lorenzo et j'avais longtemps caressé l'idée de les libérer aussi. Pas par grandeur d'âme, mais pour ajouter à la confusion. Il était cependant trop difficile de prévoir leurs réactions. Déjà que j'avais beaucoup de mal avec les habitants de la Nouvelle-Orléans... Et puis, ils croupissaient dans leur 9m² depuis assez longtemps pour qu'on pût douter raisonnablement de leur capacités physiques.
Finalement, nous arrivâmes à un escalier et je m'arrêtai, dardant mon regard mordoré sur l'assassin.
Là. Premier danger. Deux hommes, derrière la porte. Pas possible de les éviter. Tu es trop gros. » Sans offense, hein, je manquais juste de vocabulaire et ne voyais pas comment le dire autrement. Parole d'honneur ! « Faut faire vite. Ils donnent l'alarme, c'est fini. Après, on évite les gardes. »
J'avais bien fait attention à murmurer si doucement que sans ses sens de métamorphe, il n'aurait rien compris. D'un geste, je lui fis comprendre que je m'occupais de celui de droite. Je posai ma main sur la poignet et lui lançait un regard, guettant un signal de sa part. Dès qu'il le ferait, j'ouvrirai le plus rapidement et silencieusement possible avant de me jeter sur mon adversaire désigné. Ça n'allait cependant pas être une partie de plaisir, je n'étais pas vraiment ce que l'on pouvait appeler une combattante et il y avait fort à parier que Lorenzo en aurait fini avant moi... Je ne dirais pas non à un peu de son aide, si vous voyez ce que je veux dire.
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