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 eat together {shona}

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MessageSujet: eat together {shona}   Mar 11 Sep - 10:29

Je suis perché sur un lampadaire, immobile. Invisible aux yeux de tous je me contente de l’observer. Pourquoi je suis là ? Pourquoi c’est cette jeune femme que je suis ? Pourquoi est-ce que je la suis ? C’est plus fort que moi simplement. Je me suis montré odieux lors de notre première rencontre et quand j’ai voulu revoir la jeune femme et lui faire oublier cette incartade j’ai appris qu’elle avait été virée par ma faute. Elle est plus que charmante, je pourrais lui proposer un poste dans mon casino, ou alors un bref passage sous mes draps, après tout peu nombreuses sont les femmes qui peuvent me résister. Ca aurait au moins le mérite de me racheter au près de la jeune femme. J’ai volé jusqu'à la zone 3 comme souvent pour simplement suivre Faith et observer le moindre de ses mouvements. J’ai bien une idée sur ce qui me pousse à faire ça, mais je préfère ne pas y penser, ce n’est pas le moment. D’après la fraicheur de la nuit il va être l’heure pour moi de repartir, j’ai plusieurs obligations qui m’attendent. Un dernier regard sur la brunette avant de m’envoler à tour d’aile pour allez me poser sur la fenêtre laissé ouverte de mes appartements aux casinos Royal.

Je reprends forme humaine et enfile alors un costume noir en soie, avec une chemise rouge et mes habituelles lunettes de soleil rouge. J’orne le tout d’une cravate rouge plus foncé que ma chemise toutefois et je descends dans mon casino. Une fois arrivé en bas le chef de la sécurité m’attends comme tous les jours, il me donne un rapport contenant les gains de la journée ainsi que les nouveaux codes de sécurités. J’y jette un rapide coup d’œil et je mémorise instantanément les mots de passes que je brûle sans attendre. Satisfait des gains de la journée qui prouve que je peux largement conserver mon style de vie. Les recettes ne font qu’augmenter de jour en jour.

Je descends ensuite dans la casino même afin de féliciter les flambeurs, qui ne le savent pas encore mais qui finiront bien par perdre à un moment ou un autre. Je me rends ensuite au bar du quel je commande un whisky pur malt que je bois d’un trait avant de remonter dans mes appartements. Je retire alors mon costume que je range soigneusement, puis une fois nue je me met sur le rebord de la fenêtre et me laisse tomber bras écarté comme si je faisais un saut de l’ange. Avant que personne n’ai pu voir quoi que ce soit je me métamorphose en corbeau et je me rends en zone 1, là où se situe la grande maison que je partage avec ma femme. La aussi je passe par la fenêtre et m’habille bien, mais tout de même de manière un peu plus décontracté. Je prends grand soin de me munir de mes armes à feu. Je ne sors jamais sans elles.

Je descends ensuite les marches en saluant mes employés qui s’occupent de la maison et je rejoins ma femme dans le salon. Elle m’attend patiemment. Je dépose un baiser sur ses douces lèvres sucrés et je lui offre un de mes plus beaux sourire. Ce soir nous avons prévu de sortir manger dans le plus grand restaurant de la zone, je l’invite donc à me suivre dans la limousine qui nous attend dores et déjà devant la maison.
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MessageSujet: Re: eat together {shona}   Mar 11 Sep - 19:53

    L a nuit, tous les chats sont gris. Cette loi vieille comme le monde ne s’adapte pas à ma personne. Mon pelage demeure d’un noir de jais, aussi noir que mes cheveux, aussi sombre que mon âme. Ô combien mon âme damnée est restée prisonnière de l’Enfer, Darkness Falls est le tombeau duquel je me suis échappé, une fois la malédiction des Mages Blancs brisé. Je savoure avec allégresse ma libération qui amènera chaos et dévastation. Un sourire de satisfaction se dessine sur mon visage, avant que je me replonge dans mon livre de psychologie. Freud, et ses fondements. Passionnant ! Un tel homme ait pu exister, il a révolutionné la psychologie en analysant les différentes pathologies existantes et difficilement identifiables à l’époque. ; Me plonger dans mes lectures nocturnes était chose courante lorsque je rentre à la maison. A bien y réfléchir, ma vie de couple n’a rien de sensationnelle, au contraire, la banalité menace mon couple en instaurant une routine étouffante . Une routine que je brûle de bouleverser, afin d’apporter un peu de péripétie à ce calme platonique. Je hausse les épaules avant de refermer mon livre que je pose sur la table basse. Un coup d’œil à la pendule ; William est en retard. C’est avec cynisme que je me met à rire doucement, la main devant ma bouche. C’est pathétique. Il doit sûrement m’accorder un temps infime entre deux coucheries avec ses conquêtes. Il me dégoûte littéralement. Le visage déformé par la rage, je balance ma coupe de champagne au sol ; d’innombrables morceaux de verres s’écrasent au sol, alors qu’une servante accourt les yeux écarquillés. Honteuse de mon comportement, je lui adresse un regard rembruni avant de me tourner vers la fenêtre pour observer la nuit d’encre qui s’étale devant. Quelle belle vue, il faut l’avouer.

    « Mademoiselle Shona … voudriez-vous que je prépare votre bain ? »

    « Pas ce soir Iliana. ; Ce soir, William m’emmène dîner. »

    « Bien Mademoiselle, si je peux me permettre de prendre congé. »

    Le remord revient au galop, et je me mords la lèvre inférieure avec frénésie. Empourprée, mon comportement colérique était vraiment insensé. Je me retourne à nouveau vers ma servante, en lui intimant faiblement :

    « Iliana … ? »

    « Oui Mademoiselle ? »

    « Désolé pour … le verre. »

    « Ce n’est rien Mademoiselle, nous avons tous nos colères.»

    Je lui adresse un sourire bienveillant tout en la suivant du regard alors qu’elle quitte le salon débarrassé des débris de verre, causé par ma colère noire. Je soupire avant de m’assoir sur le canapé, la tête enfouis dans mes mains en signe de lassitude. Je suis habillé pour l’occasion, bien que l’envie n’y est pas. J’aurai pris mes clés, mon sac à main pour partir dans un bar rejoindre Lukas. Mais je me devais de sauver mon couple qui part de plus en plus à la dérive. Vêtue dans ma robe en satin beige écrémée, j’attend patiemment William. Un bruit de pas attire mon attention, je tourne le regard vers les escaliers et mon fiancé descend vêtue d’un costume en soie noir. De la soie, forcément. Il se vautre dans un luxe qui m’horripile au plus haut point, mais jamais je ne pourrai le changer. Je soupire. Il m’embrasse, je le laisse faire avant de l’observer avec neutralité alors qu’il me sourit radieusement. A croire qu’il semble heureux de la soirée en perspective. J’intime quelques consignes aux domestiques, en leur indiquant de prendre congé pas trop tard. J’aime préserver le bien être de mes employés en leur assurant de bonnes conditions de travail. Une fois mes habitudes salutations respectueuses à mes employés, je rejoins William qui m’attend à l’arrière de sa limousine conduite par un chauffeur. J’insiste bien sur SA limousine, car encore une fois, ceci n’est qu’optionnel et pas nécessaire à ma vie. Mais, c’est William. Nous roulons pendant dix minutes, mains posée sur la banquette, j’observe le paysage nocturne défilé sous mes yeux. Puis mon regard se pose sur William, que j’observe silencieusement. Je lui caresse la joue avant de sortir de la limousine, une fois arrivé à destination. Le plus grand restaurant de la Zone 1, le plus huppé ; le plus écœurant de mon point de vue. Je laisse William s’occuper des formalités alors que mon regard se pose sur l’établissement. Huppé et luxueux. Juste pour manger, quel gâchis.

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MessageSujet: Re: eat together {shona}   Mer 12 Sep - 10:02

Une fois arrivé chez moi je choisis l’un de mes plus beaux costumes, toujours une veste et un pantalon noir et une chemise un peu plus coloré, encore une fois du rouge, c’est ma couleur de la journée. J’enfile ma montre et j’y jette un œil, je suis en retard, comme je m’en doutais je n’aurais pas du suivre Faith aussi longtemps, je savais que cela me mettrai en retard. Je prends mon manteau car la nuit est fraiche ainsi que une écharpe. Je descends et vois ma fiancée qui m’attends, je lui dépose un baiser qu’elle ne me rend cependant pas, mais sans me repousser. Je sais bien qu’elle ne se réjoui pas de notre soirée mais pourtant elle n’a aucune idée de ce qui l’attends. J’ai décidé de lui faire plaisir ce soir.

Le chauffeur vient m’ouvrir la porte de la limousine tandis que Shona distribue ses habituelles salutations à nos employés. Elle apporte beaucoup d’attention à leur bien être. Pour ma part je me contre fou de leur santé, c’est à eux d’apprendre à gérer leurs temps pour finir ce que je leur demande en temps et en heure et avoir le temps de se reposer. Il devrait s’estimer heureux d’avoir le privilège d’habiter en zone 1. Oui en effet j’ai derrière mon immense propriété une autre maison plus petite ou réside des employés. Ils sont nourrit, logé et payer grâce à Shona une somme astronomique. Elle me rejoint alors tandis que le chauffeur lui ouvre sa porte, nous sommes installés et nous n’échangeons pas un mot cependant.

Je sens bien que notre couple bats de l’aile, mais le fait qu’elle est accepté de m’accompagner prouve bien que elle veut le sauver. C’est tant mieux pour moi car ce soir j’ai décidé de la surprendre plus qu’elle ne l’imagine. Mais j’ai tout mis en place pour qu’elle ne se doute de rien, grand costume, grand restaurant, limousine. Nous arrivons à destination et Shona me caresse le visage avant de descendre. Je descends à mon tour de la limousine et je m’approche du chauffeur.

« Merci, nous n’aurons plus besoin de vous ce soir »

Il me salue alors et s’en va. Je reporte mon regard sur Shona qui semble surprise que je congédie le chauffeur. En effet ce n’est pas dans mes habitudes, mais en même temps ce n’est pas une soirée comme les autres. Je la prends pas la taille et dépose un baiser sur la joue, avant de lui susurrer :

« Je t’aime mon ange, je sais bien que tu n’as aucune envie d’être là, mais fais moi confiance, j’ai une surprise pour toi ce soir. »

Nous entrons alors dans la restaurant et il semble qu’il y est un nouveau à l’accueil. C’est un restaurant très quotté et il faut donc réserver plusieurs semaines à l’avance, chose que je ne fais jamais. Mon rangs social et ma richesse me permette de trouver une table n’importe où peu importe combien le restaurant est déjà bondé. De plus ce restaurant me permet de dîner à l’abri des regards et des autres gens, dans une salle à part, seulement cette fois encore ce serait différent. Je me racle la gorge devant le jeune homme qui me demande alors :

« Vous avez réservez ? »

Cela me fait sourire alors, et je réponds simplement :

« Non »
« Dans ce cas nous sommes désolé mais nous sommes complet »

Dit-il alors tandis que le patron du restaurant arrive en courant vers moi, dans le même instant le serveur lève les yeux sur moi et écarquille les yeux. En effet il a du avoir des instructions précises concernant leur meilleur client. Je mange là bas tous les midis, accompagné ou non.

« Veuillez nous excusez Monsieur Harlow, il est nouveau en ville il ne sait pas qui vous êtes, Mme Harlow. »

Tandis qu’il s’adresse à moi il fait une sorte de révérence, cela m’a toujours amusé de voir comment ils peuvent faire des efforts pour gardé un client. Il faut dire que ma présence les honore en quelques sortes. Tout le monde ne peut pas se vanter de recevoir l’homme le plus riche de la ville. Tandis qu’il s’adresse alors à ma femme qui s’incline à nouveau devant elle. J’observe sa réaction avec un regard en coin tandis que le gérant s’adresse à nouveau à moi :

« Vous voulez votre table habituel ? »

Et sans attendre ma réponse il m’invite à le suivre jusqu’à cette dernière seulement, ce soir nous mangerons comme tous le monde :

« Non cette fois nous nous mêlerons aux autres clients, tiens cette table là est parfaite, apportez nous votre meilleur champagne, merci. »

Sans attendre de réponse de sa part je le congédie d’une tape sur le dos et je m’approche alors de la table sur laquelle est écrit : « réservé ». Je m’approche de la table et tire alors la chaise à ma femme, tandis qu’un serveur accourt afin de retirer le mot réservez et qu’un second apporte alors le champagne que j’ai commandé. Une fois Shona assise je m’assois également et je goute alors leur champagne. Je m’allume alors une cigarette et j’en propose une à Shona, comme d’habitude. Puis on nous apporte alors les cartes. Je ne la regarde cependant pas immédiatement :

« Mon ange, je n’aime pas te voir faire la tête alors laisse moi te dire ce que j’avais en tête ce soir. Ce soir nous allons d’abord dinez, ensuite nous appellerons un taxi pour nous mener où tu voudras et nous ferons tout ce que tu voudras. Même si tu veux aller dans un bar de perdition dans la zone 4 je te suivrais. »

Je devine sans mal l’étonnement dont elle va faire preuve quand elle aura saisi tout le sens de mes paroles. En effet jamais encore je ne me suis aventuré avec elle en dehors de notre zone pour me divertir ou encore me rendre au casino. Je ne fréquente es autres zones que quand je m’amuse avec l’une de mes maîtresses à chasser les humains, ou a tuer pour le plaisir et pour garder la forme au cas où je serais contre mon gré à nouveau sélectionner pour les jeux. J’offre alors à ma femme un de mes plus beau sourire tandis qu’elle baisse doucement la carte qu’elle avait devant elle, dévoilant petit à petit son visage.
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MessageSujet: Re: eat together {shona}   Mer 12 Sep - 22:24

    J e souffre. Cette douleur est simplement réel, et bien trop présente pour que le temps puisse l’effacer. Et force m’est de constater que jamais William ne sera capable de panser mes blessures plus que visible. Combien de fois n’ais-je donc pas remarquer les regards insistants des passants, regard impertinent posé sur mes blessures. Oui, j’ai été brûlée vive, et les marques de mon calvaire me rappelle chaque jour que j’ai trépassé sur le bûcher. La polygamie m’horripile suite à mon passé traumatisant. Quinzième femme de mon premier mari, pour cela, j’ai failli y perdre la vie. Le feu me terrorise, et me plonge dans une effroyable crise d’angoisse qui demeurent toujours aussi fréquente, à mon plus grand damne. Mais tout me ramène à penser que William me fait vivre un de mes tourments, en me traitant comme sa femme légitime, passant selon son humeur avant ses innombrables maîtresses. En y pensant, mon visage se crispa à nouveau, alors que j’observais l’enseigne du restaurant devant lequel notre chauffeur nous déposa. Un sourire aimable envers notre fidèle employé, je l’appréciais beaucoup. Lorsque je devais me déplacer, j’apprécie le laps de temps pendant lequel je discute un peu avec le chauffeur. Ce dernier me salua avec sa casquette, et me tendit un châle blanc s’harmonisant parfaitement avec ma robe, afin de me protéger contre le froid. Je pensais que ce dernier allait s’adonner à une sieste bien mérité, mon mari me démontra le contraire en le congédiant. J’arque un sourcil interrogateur, alors que je suis du regard la limousine noire qui s’engouffre sur la route et s’enfonce dans la nuit. William m’attrape par la taille en me serrant contre lui avant de m’embrasser sur la joue. Je ne peux réprimer un sourire amusé alors qu’il me déclare son amour.

    « Je t’aime mon ange, je sais bien que tu n’as aucune envie d’être là, mais fais moi confiance, j’ai une surprise pour toi ce soir. »

    Ma mauvaise humeur était donc si tangible que ça ? Après tout, je ne cherchais pas vraiment à me cacher de quoi que ce soit devant William. Je n’étais pas contente de différentes choses au sein de notre couple, alors je n’allais pas sourire à tout va alors que la colère hante mon esprit. Je soupire avant de franchir le seuil du restaurant pour arriver à l’accueil, dans laquelle figure un réceptionniste derrière un comptoir. Je l’observe brièvement avant de poser mon regard sur l’architecture des lieux. Il fallait avouer que l’architecte avait un très bon boulot de conception des lieux, une vraie merveille. Une chose qu’elle ne pourra pas dénigrer dans ce restaurant. Alors que l’employé demande à mon mari s’il a réservé, un sourire se dessine discrètement sur mon visage. William, réserver ? A quoi bon, il est l’homme le plus riche de la ville, qui ne le connait pas ? Et moi, je suis sa femme. Une femme cocue, et humiliée intimement. Encore heureux que le voisinage ignore les adultères de son mari, il ne manquerait plus qu’elle passe pour une femme de businessman trompée, et déchue. Mon visage se décompose à nouveau avant de voir le gérant accourir pour se perdre en excuses devant notre couple.

    « Veuillez nous excusez Monsieur Harlow, il est nouveau en ville il ne sait pas qui vous êtes, Mme Harlow. »

    « Mademoiselle Ludwig. Ce n’est rien voyons ! Cessez donc de vous excuser. »

    Un petit rire s’échappa de mes lèvres, confuse de voir l’embarras de ce gérant. Je lui intime alors que je ne suis pas offensée le moins du monde. Je lui adresse un sourire bienveillant, alors que William m’observe. Je lui lance un bref regard avant de le détourner et m’attarder sur les tables remplies de monde. Je ferme les yeux en déglutissant ma gorge avec difficulté. Alors qu’il s’occupe de choisir notre table, je reprend discrètement ma respiration, minant d’observer la beauté des lieux. Le gérant nous conduit lui-même à une table, avant d’aller chercher un champagne que mon mari commande. Galant, ce dernier m’aida à m’assoir. Je lui adresse un petit sourire de gratitude, avant d’observer les serveurs qui se pressent d’enlever la mention « réservée » de notre table, et de nous apporter le champagne. William l’inaugure, avant que le serveur m’en serve une coupe dans laquelle je lape le breuvage. Mh, un bon brut, comme je les aime. Je ne suis pas adepte du demi-sec qui reste bien trop sucré, et me laisse un arrière goût au palais. Alors que William s’allume une cigarette, la vue du feu m’angoisse subitement. Il m’en propose une, mais je demeure figée, terrorisée. Je lui demande d’une voix faible de bien vouloir me l’allumer. Je tend la main pour récupérer mon dû avant de tirer sur la cigarette et recracher un volute de fumée.

    « Mon ange, je n’aime pas te voir faire la tête alors laisse moi te dire ce que j’avais en tête ce soir. Ce soir nous allons d’abord dinez, ensuite nous appellerons un taxi pour nous mener où tu voudras et nous ferons tout ce que tu voudras. Même si tu veux aller dans un bar de perdition dans la zone 4 je te suivrais. »

    Cachée derrière mon menu, fumant ma clope en lisant les recettes du restaurant, je suis blasée. Aller dans un bar, avec lui ? Je tire un bon coup, afin de me calmer, tachant de ne pas réagir à ses paroles qui se veulent tendre en cette soirée romantique qui devait se profiler. Je lève les yeux au ciel. L’exemple typique de tous les couples voulant sauver leur mariage : aller au restaurant. Comme si un repas pouvait effacer la souffrance émise au sein du couple ! Je ne supporte pas ses adultères, et même si je mourrai plutôt que de l’avouer, je suis extrêmement jalouse et possessive envers mon mari. Il m’agace. Me faire vivre autant de sentiments contradictoires ; je l’aime, mais il me dégoûte. Je ne supporte pas ses adultères, mais je ne le trompe pas en retour afin de me soulager de cette humiliation. Je déplore son hypocrisie, pourquoi m’avoir pris pour femme, alors que j’aurai pu être une maîtresse ? En étant pas sa femme, il m’aurait eu dans son lit, et tout aurait été parfait. Il a beau me dire qu’il m’aime, il recherche les bras d’une autre. Je ne pourrai jamais le changer, et ce n’est pas force d’avoir essayer. Oui, je suis verte de jalousie, car je l’aime. Qu’il aille au diable. Je baisse mon menu avant de poser ma cigarette sur le cendrier avant de lui lancer un regard lourd de sens.

    « Dînons donc, nous aurons le ventre apaisé. Sortons donc, nous aurons eu une rare activité ensemble. Mais n’espère pas pouvoir me sortir comme si j’étais un chien malheureux qui a besoin de mettre son museau dehors pour aller mieux. Que tu le fasses avec tes putains, à ta guise. Mais cesse donc de te la jouer devant moi, ça m’agace. Alors c’était qui ce soir ? Grace, Rachel ? Ah non, Deborah, je paris ! Je suis sûre que … »

    « Avez-vous fait votre choix Mademoiselle Ludwig ? ; Nous avons reçus des recommandations de plats susceptibles de vous plaire. »

    « Ah oui ? Très attentionné de votre part, jeune homme ! J’opterai pour un plateau d’onze fromages avec un petit plat de viande bovine cuite à point surplombé d’une tranche généreuse de Tartare. Je vous remercie. »

    « Et vous, que puis-je commander pour vous Monsieur ? Votre plat habituel ? »


    Interrompue dans mon élan de colère par le serveur, je reprend donc ma cigarette que je fume doucement, en m’adossant au dossier de ma chaise. Je ferme les yeux, et je savoure ma clope doucement.
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MessageSujet: Re: eat together {shona}   Jeu 13 Sep - 15:13

N
ous nous dirigeons donc vers une table qui visiblement ne nous ait absolument pas destiné. Il est jubilatoire de voir à quel point le patron de ce restaurant que je fréquente souvent serait prêt à n’importe quelle concession pour me satisfaire. En effet si je le laissais faire il ferait des galipettes rien que pour me divertir. La femme qui m’accompagne admire le décor qui se trouve autour de nous. Elle semble fascinée par l’architecture, mais en le regardant plus attentivement je me rends bien compte qu’elle feint l’intérêt. Je lui tire alors sa chaise, afin de lui permettre de s’asseoir et elle m’offre alors ce sourire timide que j’aime tant. Cela fait tellement longtemps que je n’ai plus eu le droit à un véritable sourire de sa part. Elle n’est pas heureuse avec moi et pourtant elle s’accroche à moi autant que je m’accroche à elle.
Le champagne que j’ai commandé arrive alors et l’on me sert afin que je goute ce dernier. Il est excellent, j’ai bien fait de demander le meilleur de la maison. Bien entendu il ne vaut pas celui que l’on sert dans mon casino mais ça reste très acceptable. Le rapport qualité prix n’est pas exagéré.

Je m’allume alors une cigarette et je perçois la frayeur dans les yeux de Shona, elle reste paralysé alors que je lui propose une cigarette. Quelle sot je fais j’avais oublié qu’elle était tétanisé quand elle se retrouve devant du feu. En même temps en repensant à sa condition de sorcière, il est plus qu’évident que ce qui est arrivé à ses congénères la trouble quelque peu. Cela me rappelle ce que m’a imposé la sorcière qui m’a affublé d’un lourd fardeau et d’un don très spécial. Tout ça pour soit disant me sauver la vie. En tout cas j’ai tiré une leçon de vie de ces évènements. Shona se débloque enfin et me demande de lui allumer sa cigarette. Ce que je fais alors en prenant bien soin de masquer le feu de ma main libre. Une fois mon zippo refermé je le range et je lui tends sa cigarette sur laquelle elle tire.

Je vois du coin de l’œil le regard des autres clients, tout comme le gérant du restaurant qui nous regarde. En effet il est interdit de fumer dans la salle principale. Mais il ne nous fera pas de remarque, il a trop peur que je boycotte son restaurant. Je ne me trompe pas car un serveur nous apporte immédiatement un cendrier. Les autres clients sont outré pour certains, les autres sont juste jaloux de ne pas bénéficier d’autant d’attention. Les cartes nous sont alors apportées et Shona se glisse derrière la sienne afin de trouver ce qui lui fera plaisir. Pour ma part je la connais par cœur donc je ne prends même pas la peine de l’ouvrir. Je sais exactement ce que je veux, et je sais tout aussi bien que le serveur sait lui aussi exactement ce que je compte prendre.

Je sais bien qu’entre la sorcière et moi, même si l’amour est présent, nous avons beaucoup différent et c’est pourquoi je lui propose de faire ce qu’elle voudra après, en espérant sans doute lui faire plaisir :

« Mon ange, je n’aime pas te voir faire la tête alors laisse-moi te dire ce que j’avais en tête ce soir. Ce soir nous allons d’abord dinez, ensuite nous appellerons un taxi pour nous mener où tu voudras et nous ferons tout ce que tu voudras. Même si tu veux aller dans un bar de perdition dans la zone 4 je te suivrais. »

Je lui offre alors un sourire sincère, mais évidemment un sourire qu’elle ne me rend pas, car elle démarre au quart de tour. Elle a le sang chaud la femme de ma vie, et elle ne se laisse pas dicter sa conduite. Cependant je pensais lui faire plaisir avec ma proposition, il semblerait que j’ai encore tapé à côté :

« Dînons donc, nous aurons le ventre apaisé. Sortons donc, nous aurons eu une rare activité ensemble. Mais n’espère pas pouvoir me sortir comme si j’étais un chien malheureux qui a besoin de mettre son museau dehors pour aller mieux. Que tu le fasses avec tes putains, à ta guise. Mais cesse donc de te la jouer devant moi, ça m’agace. Alors c’était qui ce soir ? Grace, Rachel ? Ah non, Deborah, je paris ! Je suis sûre que … »

Elle est alors interrompue par le serveur qui vient prendre notre commande. Il arrive vraiment au mauvais moment celui-là. Mais maintenant je sais qu’elle sait. Je me doutais bien que mes nombreuses aventures ne manquerait pas de lui venir aux oreilles, mais je ne pensais pas que ça arriverait aussi tôt. Et jamais je n’aurai cru que s’était cela la source de son malheur. N’a-t-elle pas tout mon amour. Même si je vais voir ailleurs c’est toujours uniquement physique, il n’y a ni amour ni complicité. Il va falloir que je fasse quelque chose pour ça. S’il y a bien une femme que je ne veux pas perdre c’est elle. Même si pour cela je dois arrêter de batifoler à tout va, je pense que je pourrais faire un effort pour la femme de ma vie. Ma sorcière bien aimée.

« Avez-vous fait votre choix Mademoiselle Ludwig ? Nous avons reçus des recommandations de plats susceptibles de vous plaire. »


« Ah oui ? Très attentionné de votre part, jeune homme ! J’opterai pour un plateau d’onze fromages avec un petit plat de viande bovine cuite à point surplombé d’une tranche généreuse de Tartare. Je vous remercie. »

« Et vous, que puis-je commander pour vous Monsieur ? Votre plat habituel ? »

J’observe alors ma femme qui fume durement sur sa cigarette, de la haine plein les yeux, à tel point que j’ignore prestement le serveur. Je l’oubli et de la tristesse peux se lire dans mes yeux. Il insiste alors :

« Monsieur… »

« Faites donc ! »

Lui dis-je afin de le congédier peut être un peu trop durement. Mais j’ai plus important à faire que de manger. Je regarde ma femme dans mes yeux et je soupire alors avant de commencer ma tirade. Elle n’aura aucun effet mais il faut bien commencer par quelque part, alors autant jouer la carte de la franchise ce soir, après tout j’ai plus à gagner qu’à perdre à cesser mes mensonges.

« Donc tu es au courant. Je savais que ça te viendrais aux oreilles, mais j’aurai préféré que cela vienne de moi. »

Je fume un peu de ma cigarette et bois un peu de champagne avant de reprendre :

« Oui il est vrai que je ne suis pas l’homme le plus fidèle de la terre. Mais si je me suis fiancé avec toi et pas avec une autre c’est parce que toi je t’aime. Tu ne me crois pas sincère, je le sais, pourtant c’est vrai il n’y a pourtant que toi que j’aime. »

Je soupire alors à nouveau. Je pense qu’il est temps pour moi de lui offrir ce qu’elle veut, une réponse. Donc je vais commencer par ça, ensuite je lui proposerai ma fidélité même si je me doute qu’elle n’y croira pas. Mais avant que je n’ai pu commencer voilà le serveur qui apporte déjà nos entrés. Je suis prêt à parier qu’ils nous ont fait passer en premier. Car même des gens qui étaient là bien avant nous ne sont pas encore servi. J’entends d’ailleurs grâce à mes sens affuté une femme râlé au près du serveur que les gens de la table du fond sont déjà servi, alors qu’ils viennent à peine d’arrivé.

« Tu veux savoir où j’étais ce soir ? Et bien je suivais Faith, une jeune femme avec qui je me suis montré un peu dure lorsqu’elle a renversé sur moi le plateau qu’elle devait apporter à une table. Elle a d’ailleurs perdu son travail par ma faute, c’est pourquoi je voulais allez la voir pour lui offrir un travail de serveuse au sein du casino, seulement je ne savais pas comment m’y prendre. La première impression que je lui ai laissée n’a pas fait une très bonne impression. Tu sais comme moi que je tire avant de parler. »

Oui le verbe tirer me correspond parfaitement, vu le nombre de gens que j’ai déjà refroidi avec mes armes de prédilections que je sens actuellement dans mon dos. Je ne sors plus de chez moi sous ma forme humaine sans mes desert eagles. Mes dons me permettent de viser parfaitement à des distances vertigineuses, et je suis plus rapide que la moyenne. On me qualifie pour ceux qui me connaissent en expert d’armes à feu. Je lui propose alors ceci :

« Pour toi je suis prêt à arrêter toute mes relations extra conjugales. Je t’aime Shona et il n’y a que toi qui compte réellement pour moi. Alors si tu me le demande je cesserai de voir toutes ces Pim bèches qui ne t’arrive même pas à la cheville, tu n’as qu’un mot à dire. »

Je la regarde alors dans les yeux, m’attendant à me faire houspiller, comme à son habitude elle parlera avant de réfléchir, pourvu qu’elle me dise ce qu’elle a sur le cœur. Je suis fin stratège et je devrais être en mesure de calmer les ardeurs de celle que j’aime. Et peut-être même finirai-je par la reconquérir complètement. Mais comme on dit Rome ne s’est pas faite en un jour.
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MessageSujet: Re: eat together {shona}   Jeu 13 Sep - 20:10

    T out les autres sont sots. Et ma défunte mère m’avait tant préservé de cette banalité dont les autres sont affligés, que j’avais acquis au cours des siècles une clairvoyance irréprochable. Je ne pouvais me laisser avoir par de belles paroles, qui pouvaient peut-être sincères aux yeux de William, mais difficile à croire selon moi. Après tout, comment croire l’homme de sa vie lorsque ce dernier quitte vos draps afin d’aller dans ceux d’une autre. Un coup de téléphone pour me dire qu’il doit faire des heures supplémentaires, ou encore clôturer un dossier capital pour son casino ? Je souris avec tristesse derrière mon téléphone. A défaut de vouloir pleurer, je décide dans ce genre de cas de manger seule devant la télévision, emmitouflé dans une grosse couette qu’Iliana s’évertue à m’apporter avant d’aller se coucher dans la maison derrière la notre. Il me trompe, et je l’ai toujours su. Bien que je ne comprenne pas ses convictions vis-à-vis de notre couple, je me suis sans cesse demander si la raison pour laquelle il me trompe vient de moi ? Fort heureusement pour moi, en étant psychologue de formation, je ne me hasardais pas à ressentir une quelconque once de remord.

    Je fume, je m’écume et je pullule d’idées noires. J’ai n’ai qu’une seule envie, c’est de crier. Mais je suis trop perdue pour cela. Je meurs, je prie, je saigne et je crie. Suis-je donc trop perdue ? Suis-je donc trop perdue pour être sauvée ? J’essaye de comprendre, mais j’ai besoin de bien plus pour le cerner, il me faut des réponses. Se souvient-il donc de l’acharnement qu’il a orchestré pour m’avoir pour femme ? Pourquoi tout gâcher … ; Je tombe, mais je ne suis pas brisée. Non, je n’ai plus droit à l’erreur. Épousée Maharadja, mon premier époux fut ma plus grosse erreur, qui failli m’apporter la mort et qui gâcha ma vie. J’ai peur, mais je demeure. La magie noire me protège, et abrège mes souffrances. Je me sens puissante, crainte de toute part, et j’aime cela. Plus jamais, on n’osera me bafouer. A commencer par William. Tout revient à lui, à croire, si ce n’est pas pour dire qu’il est involontairement le centre de mon monde. Mon Dieu, que je l’aime.

    Je jette un regard circulaire sur l’ensemble du restaurant, et je perçois les regards mécontents des autres clients. J’en avais presque oublié les véritables interdictions de l’établissement, mais dîner avec William abolit forcément toutes règles établis. ; Embarrassée, je toussote avant de finir ma cigarette et de l’écraser dans le cendrier qu’un serveur s’était empressé de ramener . Mh ? Un restaurant où il est habituellement interdit de fumer possède malgré tout un cendrier ? Décidément, William retourne donc toutes les lois où qu’il ira. Je venais de commander mon plat, ayant pour une fois, un appétit qu’il faudra combler. ; Patientant, je considère mon mari, m’attendant à ce qu’il commande son plat habituel. Mais au lieu de cela, il me toise avec tristesse alors que mes yeux ne lui livrent que de la rancune.

    « Monsieur… »

    « Faites donc ! »

    J’adresse un sourire chagriné au serveur qui retourne en cuisine tout penaud, le dos courbé d’avoir contrarié Monsieur Harlow, l’homme le plus riche de la ville. Je n’apprécie pas lorsqu’il reporte son exacerbation sur les autres.

    « Donc tu es au courant. Je savais que ça te viendrais aux oreilles, mais j’aurai préféré que cela vienne de moi. »

    Mon visage s’affaisse une expression de dégoût alors que je le dévisage avec écœurement. Envahie par la colère, je me lève d’un bon en hurlant avec lenteur mes propos emplient de chagrin.

    « Espèce d’ordure ! Comment oses-tu me dire ça ? A moi … à moi ? Espèce de … »

    « Mademoiselle ? Voici vos commandes. »

    Empourprée, je tourne mon regard ahuri en direction du serveur, qui conscient d’être arrivé à nouveau au moment le moins opportun baissa le visage. Je lui grommelle quelques excuses confuses avant de me rassoir, folle de rage. Je ne daigne pas regarder William et je m’attaque à ce plat de fromages qui n’attend que moi, sentant bien évidemment mon ventre gargouillé.

    « Oui il est vrai que je ne suis pas l’homme le plus fidèle de la terre. Mais si je me suis fiancé avec toi et pas avec une autre c’est parce que toi je t’aime. Tu ne me crois pas sincère, je le sais, pourtant c’est vrai il n’y a pourtant que toi que j’aime. »

    La bouche pleine, je ne peux m’empêcher de sourire avec cynisme. Il m’aime, il s’est fiancé avec moi, car il m’aime, mais pourtant il me trompe. Où est le piège ? Où se trouve l’erreur ? Je secoue la tête avec dédain, avant de l’entendre me raconter où il avait passé sa soirée. Suivre une autre femme car il lui a fait perdre son travail. Malgré les apparences, William est un homme bon, il a fait perdre le travail à cette Faith, alors il souhaite se racheter en lui offrant un meilleur emploi. Bien que j’apprécie le geste, cela ne suffit pas à excuser son comportement envers moi.

    « Pour toi je suis prêt à arrêter toute mes relations extra conjugales. Je t’aime Shona et il n’y a que toi qui compte réellement pour moi. Alors si tu me le demande je cesserai de voir toutes ces Pimbèches qui ne t’arrive même pas à la cheville, tu n’as qu’un mot à dire. »

    Alors que je me tartinais une portion de fromage sur un morceau de pain, je lève enfin mon regard vers William. Celui-ci emplie d’une tristesse infinie , mes yeux s’embuèrent de larmes qui vinrent s’écraser sur mes joues.

    « Tu es immonde. ; je ne veux pas passer après les autres, ou même avant ou peu importe. Nous sommes dans une société civilisée, et je devrais être la seule. Je ne passerai plus jamais après quatorze autres épouses, plus jamais je ne partagerai mon époux … »

    Dis-je alors que mon regard se perdait dans le vide. Il est vrai que William n’est pas au courant de ma vie antérieure, de mon premier époux, de mon supplice sur le bûcher et du pourquoi de ma phobie pour le feu. Je n’aime pas parler de mon passé, de plus, le connaissant, il serait parti dans une colère noire en pestant contre le monde entier pour avoir oser me traiter de la sorte. Je renifle discrètement avant d’essuyer mes larmes d’un bref revers de la main, je détourne le regard avant de déclarer avec grisaille.

    « J’apprécie ta bonne volonté, et je ne demande à voir que des progrès. Mais je te préviens avant toute chose. Le moindre dérapage, le moindre mensonge que je découvre sur tes innombrables maîtresses ; si j’ai le malheur de l’apprendre … Je te quitterai et ceux même si je t’aime. »

    Je plonge mon regard dans le sien afin de lui faire prendre conscience de l’importance de mes propos.



Dernière édition par Shona A. Ludwig le Ven 14 Sep - 18:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: eat together {shona}   Ven 14 Sep - 0:28

J’expédie un peu durement le serveur qui me sort de ma rêverie et je vois Shona qui lui accorde un sourire d’excuse. Elle prend toujours pour moi, quand je me comporte mal c’est elle qui apaise les choses. Je n’ai pas le droit de lui infliger ça il va falloir que je change. Je ne peux pas me dévêtir de mon orgueil mais je vais faire des efforts là-dessus. C’est décidé ce jeune serveur tellement stressé en servant notre table aura un pourboire tellement généreux qu’il pourra s’offrir un séjour en zone 1. De toute façon je suis persuadé qu’il passera dépenser tout ça au casino, c’est un habitué après tout, donc c’est un placement sûr.

C’est dans un soupire empli de tristesse que je révèle à Shona qu’elle ne se trompe pas sur mon compte et que je vais voir à gauche et à droite. Comme je m’y attendais une fois encore elle démarre au quart de tour, et heureusement pour moi le serveur apporte nos entré juste à ce moment-là, j’ai échappé de peu à une belle crise, mais à mon avis ce n’est que partie remise, à moins que je ne me montre convaincant. Je revois la scène une nouvelle fois :

« Donc tu es au courant. Je savais que ça te viendrais aux oreilles, mais j’aurai préféré que cela vienne de moi. »

Elle me toise alors avec un dégout non masqué puis elle se lève et dans un hurlement empli de haine mêlé à de la tristesse elle me dit lentement :

« Espèce d’ordure ! Comment oses-tu me dire ça ? A moi … à moi ? Espèce de … »

Et celui qui me sauve d’un moment de trouble et d’humiliation d’être laissé en plan par celle que j’aime :

« Mademoiselle ? Voici vos commandes. »

Elle s’excuse auprès de ce dernier qui est tellement gêné qu’il baisse la tête et s’en va sans demander son reste. Je sens tous les regards tourné vers nous et j’entends des bribes de conversation. Notamment une femme dire à son amie :

« Je n’y crois pas, elle a la chance de sortir avec l’homme le plus riche de la ville et des villes voisines, qui est beau comme un dieu, et elle se permet ce genre de crise, alors que moi je vendrais mon âme pour avoir sa chance. »

Je souris intérieurement sans rien laisser paraitre. Encore une qui n’a rien compris, je n’ai jamais été attiré sentimentalement par une femme qui est prête à tout pour moi. Non seulement Shona à ce petit quelque chose que je ne saurais décrire mais qui fait que je suis siens et ceux pour le reste de ma vie, mais elle a également le caractère suffisant pour me remettre à ma place. Dieu sait que j’ai eu du mal à séduire cette femme, je me suis tellement démené et j’ai réussi par me fiancer avec elle. C’est cela qui rend la sorcière si exceptionnelle, elle n’est pas sous mon emprise, et c’est pourquoi je vais devoir faire des concessions sur mon mode de vie pour la garder, c’est inévitable, c’est ainsi que la vie est faite. Mais pour elle je suis prêt à tout, même à cela.

Tandis qu’elle attaque son plat sans même me regarder je lui exprime alors les raisons qui font que c’est elle que j’ai épousé et pas une autre. Je lui exprime franchement l’amour que j’éprouve à son égard. Il n’y a qu’à elle que je dis je t’aime. Jamais je n’ai employé de terme auprès d’une de mes maîtresses. Elles en revanchent me l’ont dit plus d’une fois, et à chaque fois j’éludais une réponse.
Elle sourit malgré tout avec cynisme tout en gardant le silence. C’est alors que je lui explique ce que j’ai fait de ma soirée, et je lis sur son visage un certain étonnement qui ne change rien à ses sentiments du moment cela dit. Mais je pense qu’elle doit trouver bizarre qu’un homme aussi prétentieux et puissant socialement que moi m’inquiète du sort d’une simple serveuse. Je ne suis pas sans cœur. Bien que ce dernier soit souvent en veille cette jeune serveuse a réussi à le sortir je ne sais comment de son sommeil. Non ce n’est pas de l’amour mais de la compassion. C’est pourtant une émotion à laquelle je ne suis pas habitué, mais il y a un début à tout.

J’exprime alors à ma fiancée que je suis prêt à stopper toutes mes relations extra conjugales si elle me le demande, et une fois encore sans réfléchir avant elle me répond durement. Je comprends son comportement, mais si j’avais su que ça la blesserai autant jamais je ne me serais permis. Mais jusqu’à maintenant c’est la première à s’offusquer lorsqu’il s’agit de ma fidélité. Toutes mes autres conquête plus ou moins sérieuse n’avait que faire de mes écarts du moment que je revenais les voir régulièrement. Mais il est vrai que l’experte en magie noir n’est pas comme toutes les autres, et encore une fois c’est l’une des nombreuses choses qui m’attirent chez elle.

« Tu es immonde. Je ne veux pas passer après les autres, ou même avant ou peu importe. Nous sommes dans une société civilisée, et je devrais être la seule. Je ne passerai plus jamais après quatorze autres épouses, plus jamais je ne partagerai mon époux … »

Je ne comprends pourquoi elle emploi le mot quatorze, elle me prend vraiment pour celui que je ne suis pas. Jamais je n’ai eu plus d’une aventure avant de revenir vers elle. Elle a dû entendre des rumeurs amplifié il va falloir que je rectifie ça, encore que après tout si elle est prête à me pardonner ça je ne préfère pas changer ce qu’elle a entendu. Mais ce qui me choc réellement c’est qu’elle me dit qu’elle ne partagera jamais plus son époux. Je ne suis donc pas le premier à l’épouser ? Qui est donc est cette autre personne qui l’a épousé ? Et a bien y réfléchir elle ne parle pas de quatorze autres femmes mais de quatorze autres épouses. Elle ne fait donc pas allusion à moi mais à sa vie d’avant. Avant la malédiction qui les ont frappés elles et ses congénères, cette malédiction qui m’a obligé à passer plus d’un siècle sous la forme d’un corbeau et à me nourrir de vers que je trouvais dans la forêt. Bien il faudra qu’un jour elle daigne me raconter cet évènement qui doit également avoir un lien certain avec sa phobie du feu. Mais ce n’est peut-être pas le meilleur moment. Cela dit je lui lance malgré tout un regard interrogateur jetant à l’eau mon masque d’impassibilité. Je termine d’un coup de fourchette mon entré et c’est alors que je vide d’un trait ma coupe de champagne avant de me rallumer une cigarette en prenant soin une fois encore de masqué le feu et je m’éloigne quelque peu de la table afin de ne pas déranger mon épouse.

Je remarque cela dit des larmes sur son visage, et un regard de tristesse. Aime-t-elle encore cet homme ? Non ce n’est pas cela, c’est la pensé d’avoir été traité comme une … Oui voilà c’est ça. Elle était donc la quatorzième épouse d’un homme. Jamais moi je n’aurais osé faire ça. Non William cesse d’imaginer des choses, il faut que tu ais une réponse avant de t’énerver pour rien. Surtout qu’elle me dit alors ce que j’espérais entendre depuis que je lui ai annoncé que je ne suis pas l’homme fidèle dont elle rêve :

« J’apprécie ta bonne volonté, et je ne demande à voir que des progrès. Mais je te préviens avant toute chose. Le moindre dérapage, le moindre mensonge que je découvre sur tes innombrables maîtresses ; si j’ai le malheur de l’apprendre … Je te quitterai et ceux même si je t’aime. »

Voilà elle a dit les mots qu’il fallait, et je suis surpris de voir qu’il n’est pas aussi difficile que ça de les entendre. S’en est donc fini de l’infidélité en ce qui me concerne, je sens que je vais en décevoir plus d’une. Une personne ayant entendu la conversation dit d’ailleurs à son amie qu’il est prêt à parier que je ne tiendrais pas deux jours. Je vais prouver à cette mauvaise langue qu’il se trompe. Le serveur arrive d’ailleurs à ce moment là pour nous apporter une bouteille de vin, ainsi que les plats principaux. Je lui demande de venir vers moi et je lui glisse alors un gris billet dans la main et je lui dit à l’oreille suffisamment fort cependant pour que ma femme puisse l’entendre :

« Apporter une bonne bouteille au monsieur de la table derrière la mienne, et demander lui combien il est prêt à parier de ma part. Vous pouvez garder la monnaie mon ami, merci. »

J’offre alors un clin d’œil à ma chère et tendre. Elle n’ignore pas mes capacités de métamorphe et elle sait donc que mes sens aiguisé me permette de voir, d’entendre, de ressentir, tout différemment des humains ou des sorciers. Tandis que le serveur tout content s’éloigne et file chercher la bouteille de vin que je lui ai intimé d’apporter à ce cher parieur, je dis alors à Shona :

« Très bien, il en sera comme tu l’as décidé, plus jamais je ne te serais infidèle, et chaque soir je rentrerais à une heure raisonnable et te raconterai alors l’essentiel de ma journée. Cependant beaucoup de personnes seraient ravie de me causer du tort donc ne crois pas ce que le premier venu pourrait rependre comme rumeur. Je t’aime, maintenant il n’y aura plus que toi, je t’en fais le serment. »

Je fais une pause afin d’observer la réaction de l’homme derrière moi qui est très étonné de l’annonce du serveur. Je me retourne alors et lui fais un clin d’œil. Je le vois effrayé il paye rapidement le repas de son amie et le siens, il prend la bouteille et quitte le restaurant. Cela m’amuse toujours autant de voir le pouvoir que j’ai sur les gens. Je reporte alors mon attention sur la sorcière et je lui offre alors un sourire magnifique et sincère avant de refroidir ce dernier et de lui demander :

« Tu n’es pas obligé de répondre si tu ne le souhaites pas, mais quelle est cette histoire de quatorzième épouse ? »

J’attends avec un regard plein de compassion qu’elle me raconte son histoire si elle le souhaite.
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MessageSujet: Re: eat together {shona}   Ven 14 Sep - 22:51

    S es paroles résonnaient comme les échos de ma conscience dans ma tête. Comment pouvait-il être aussi inconscient ? Si ce n’est pas pour dire stupide. Il savait que pertinemment bien que ses inconstances finiraient par me parvenir aux oreilles, mais il continuait à me tromper malgré tout ? A croire qu’il recherchait ce que je ne pouvais pas lui offrir. Mais enfin, ce n’était pas comme si je refusais de passer du temps au lit avec lui ! Intérieurement, je déplore son manque d’honnêteté. Et cette contradiction dérangeante à mes yeux, me met hors de moi. Alors que j’allais tempêter contre l’homme de ma vie, telle une furie, le serveur arriva derrière afin de nous apporter nos repas. Littéralement embarrassée, je me rasseyais sur ma chaise, concentrée à manger mon plat de fromages après m’être excusée auprès du jeune serveur.

    « Je n’y crois pas, elle a la chance de sortir avec l’homme le plus riche de la ville et des villes voisines, qui est beau comme un dieu, et elle se permet ce genre de crise, alors que moi je vendrais mon âme pour avoir sa chance. »

    Je lève les yeux de mon plat avant de les poser sur cette petite garce à qui je ne me gêne pas de lancer un regard fielleux. De quoi se mêle-t-elle avec ses dents de cheval ? Je ne comprenais pas toutes ces femmes qui justement comme la demoiselle pensait ce genre de chose. Comment pouvait-elle n’être attiré que par l’argent de mon mari alors que malgré ses quelques défauts, il demeure un homme extraordinaire ? Son acharnement à me conquérir fut l’une des premiers atouts qui pencha en sa faveur. Je me suis fiancée avec lui par amour, et bien qu’il aurait pu être un artisan boulanger ou un cariste, je l’aurai épousée pour le meilleur et pour le pire. La jeune femme détourne le regard, embarrassé. Je reporte mon attention sur William, bien évidemment, je sais qu’il a entendu les propos de la jeune femme, et son orgueil démesuré fut extrêmement flatté. Je lui lance un regard blasée, avant de m’attaquer à nouveau à mon plat. J’en oubliais presque le succès que mon époux avait auprès de la gente féminine. Et je déteste l’avouer, mais cela me rend folle de rage et surtout de jalousie. Et malgré ses nombreuses tentatives pour me rassurer, et me promettre de cesser ses aventures, je n’en demeure pas moins inquiète et jalouse. Il n’est pas idiot, avec mes réactions plus qu’évocatrices, il a bien dû bien finir par comprendre mon attachement à lui.

    Des films, oh que oui que je m’en faisais chaque soirs, lorsqu’il appelait pour me dire que je ne devais pas l’attendre ce soir. Ses soirées avec ses maîtresses, à me laisser seule pour aller batifoler ailleurs. J’en riais presque d’agonie ; Elles devaient bien glousser, comme des petites dindes agrippés tel un singe au bras de mon mari, à lui susurrer des « je t’aime » vorace. Et lui, y répondait-il aussi par ces trois petits mots que je pensais exclusivement réservé pour moi ? Avec cette révélation sur ses agissements, je doutais de tout. Je perdais confiance en moi, m’acharnais à comprendre le problème, si je ne lui satisfaisais pas en tant que femme. C’en était presque vexant pour moi de penser ce genre de chose, et bien que mon cœur saigne à flot, j’essaye de chercher l’erreur que j’aurai pu commise. Alors que William me promet ce que je désire le plus, mon cœur s’emballe. L’espoir au visage, un petit sourire satisfait se dessine sur mon visage alors que je porte un morceau de fromage à la bouche. Je le savoure doucement, heureuse de l’issue que prend notre couple. Alors que le métamorphe s’entretient avec le serveur sur une question de bouteille à offrir à un autre client, je ne daigne pas m’occuper des enfantillages de mon mari.

    « Très bien, il en sera comme tu l’as décidé, plus jamais je ne te serais infidèle, et chaque soir je rentrerais à une heure raisonnable et te raconterai alors l’essentiel de ma journée. Cependant beaucoup de personnes seraient ravie de me causer du tort donc ne crois pas ce que le premier venu pourrait rependre comme rumeur. Je t’aime, maintenant il n’y aura plus que toi, je t’en fais le serment. »

    « Merci. »

    Pas totalement convaincue, ma crainte de ses aventures me laisse un arrière goût amer. Et malgré ma peur de souffrir à nouveau, je ne demande qu’à lui donner une chance, et c’est bien ce que j’escompte faire. Alors que je lui adresse un sourire, sa question assombri mon visage. Je ferme les yeux avant de respirer une grande bouffée d’air. Je sais pertinemment bien qu’il est temps que je lui raconte mon histoire, mais je n’ai jamais su comment lui avouer tout ça. Peut-être que j’ai toujours crains sa réaction.

    « Tu n’es pas obligé de répondre si tu ne le souhaites pas, mais quelle est cette histoire de quatorzième épouse ? »

    Je rouvre les yeux que je pose sur lui, comme prise d’un empressement inconnu, je lui déclare de manière monotone, mon passé redouté. Dans la nuit que commença notre histoire.

    « Je suis née à Chandapur, en Inde. Tu as toujours été fasciné par mes origines orientales, bien que cela me paraît plus que dérisoire. J’ai vécu avec mes parents et mon petit frère Anshu, qui veut dire rayon de soleil. Oh oui, il l’était à mes yeux. Une enfance normale, je suis devenue une jeune femme banale. Un jour, alors que j’allais au marché, des trompettes sonnèrent pour annoncer la venue du Maharadjah, un homme riche et capricieux. Une processions majestueuse, comme tu n’en as jamais vu. Et là, l’impossible se passa. Il fit tout arrêter car il croisa mon regard, il descendit de son éléphant et vint prendre ma main. Je fus surprise de me perdre dans son regard et être charmé par cet homme. Femme revendiquant mon indépendance, j’ai tout perdu lorsqu’il me prit pour épouse, ou dirais-je pour l’une de ses innombrables épouses. Quatorzième épouse pour être précise … »

    Je détourne le visage emplis de tristesse, me remémorant le visage de cet homme que je pensais avoir aimé, mais je m’étais trompé.

    « Il me tua à petit feu en m’enfermant dans son harem de femmes, résolus à passer qu’après les autres, selon son envie du moment. La passion qui anima mon mariage s’estompa bien rapidement, et il n’hésita pas à prendre une Quinzième épouse après moi, puisqu’il me délaissa pour sa nouvelle attraction. Et se fut là, la souffrance. Puis un jour ; Il fit une mauvaise chute, resta alité pendant des jours avant que le verdict ne tombe : il périrait avant la fin du mois. Il poussa son dernier souffle le lendemain, entraînant dans sa chute ses épouses, y compris moi. Nous fûmes toutes condamnées à mourir avec lui, excepté sa première épouse. »

    Pour la suite de mon histoire, il était impossible pour moi de lui narrer par oral. Je décide de me lever avec grâce afin de contourner la table et me poster devant lui. Un sourire mélancolique traversa mon visage avant de m'assoir sur ses jambes. Dans un geste de tendresse infinie, je lui dépose un baiser langoureux, tandis que mes larmes ruissellent contre ses joues. Je décolle délicatement mes lèvres des siennes, avec difficulté, et j’ai déjà envie de cueillir à nouveau ses lèvres pour ne plus les lâcher. Je dépose à nouveau un baiser sur les lèvres avant d’encadrer son visage de mes mains et de lui chuchoter à l’oreille.

    « Pardonne moi, mais c’est le seul moyen … »

    Un soubresaut d’agonie secoue le corps de mon mari alors que je l’emmène sur le lieu de ma sentence, deux siècles auparavant. Je vois qu’il est perdu, et qu’il me cherche. Ma voix résonne dans son esprit alors que je lui lance un regard chagriné de là où je suis, c'est-à-dire sur le bûcher encore éteint. Il me remarque enfin, et je vois bien les différentes expressions qui animent son visage que j’aime tant. Je lui intime du regard de ne rien faire, et de regarder seulement, au risque de perturber l’espace temps. Mon amour, observe donc mon trépas que je vais revivre pour toi, par pitié. ; La scène que William est sur le point de voir est l’exacte réplique de ce qu’il s’est passé, il y’a deux siècles, et je veux qu’il sache. Même si je dois revivre partiellement ce calvaire.

    « Shona Ann Ludwig, quatorzième femme du Maharadjah. Une dernière volonté avant de mourir comme vos congénères ? »

    En effet, si William regarde autour, il peut voir des corps carbonisés et méconnaissable. Comment deviner qu’elles étaient les femmes du Maharadjah, l’homme le plus riche de la ville ?

    « Je vous maudit ! JE VOUS MAUDIT ! »

    Mon regard emplit d’amertume se pose sur trois hommes qui me font face. L’homme de prière témoigna contre moi comme avoir été une des sorcières qui ont lancé un mauvais sort à mon premier époux. Le seigneur du village jugea mon procès et le religieux prononça ma sentence.

    « Très cher prieur, votre édifice sera en cendres. Seigneur Amar, votre descendance finira à la potence. Et vous mon père, homme religieux qui prononça les biens faits de mon mariage, vous monterez sur les plus hautes marches, avant votre chute final. »

    « NON SHONA, NON ! »

    Hurla ma mère, ma copie conforme. Mais il était trop tard, j’étais damnée en prononçant cette malédiction, et dans ma mort, je les entraînerai en Enfer avec moi. Alors que le bourreau alluma mon bûcher, la panique traversa mon visage alors que je rappelais à William de rester silencieux au risque de rester coincé dans cette dimension. Les flammes enflammèrent mon sari, et des larmes traversa mon visage. Puis lorsque le feu toucha ma peau, un hurlement d’agonie s’échappa de ma gorge alors qu’une fine colonne de flamme brûla le tas de paille m’entourant. Ma peau fut brulé à plusieurs endroits de manière très douloureuse. Je voyais le déchirement sur le visage de William, impuissant, mais je me devais de revivre à nouveau la douleur de ma calvaire pour qu’il puisse comprendre. Soudain, un tonnerre retentit dans le ciel. Un éclair traversa le ciel, et une pluie torrentielle s’abattit sur la place publique face au palais de mon défunt époux. Mon bûcher s’éteignit lentement alors que les flammes continuaient à me brûler. Surprise, et le public face à moi également, ils me virent profiter de l’humidité pour m’échapper de mes lianes et leur faire face. Dans un mouvement uniforme, ils s’inclinèrent tous face à moi. Affranchie, martyr, j’étais devenue une icône religieuse.

    La vision dimensionnelle s’arrêta et William revint à la surface, dans le restaurant alors que j’étais étendue sur lui, tremblotante. Je l’enlace doucement avant d’enfouir mon visage au creux de sa nuque que je baise. Je renifle doucement tout en lui caressant la joue avant de déposer un énième baiser sur ses lèvres et de plonger mon regard dans le siens.

    « Es-tu sûr de vouloir connaître la suite, mon amour ? »

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MessageSujet: Re: eat together {shona}   Sam 15 Sep - 2:03

Je promets fidélité à ma femme au risque de décevoir nombre de mes Maîtresses, mais le plus important dans mon monde est de pouvoir sauver mon couple, et si pour ça je dois me montrer fidèle et bien il en sera ainsi. Shona me remercie même si je suis bien conscient que elle n’est pas encore tout à fait convaincue, il faudra du temps pour qu’elle me fasse à nouveau entièrement confiance. C’est normal après avoir été trompé pendant des mois je peux comprendre ses réticences à me croire que je lui fais le serment de ne plus jamais la rendre cocue. Mais avec le temps elle verra ma sincérité et alors nous pourrons couler des jours heureux jusqu’à ce que l’un de nous deux ne meurt soit de mort naturelle soit pendant les jeux qu’ont mis en place ses immondices du gouvernement.

Je l’interroge alors sur cette histoire de quatorzième épouse qui m’intéresse énormément, car nous n’avons jamais parlé de son passé. Il y a donc tellement de chose que j’ignore dans sa vie que je suis prêt à affronter n’importe quoi pour elle. Pour la connaitre au plus profond, pour tout savoir sur celle avec qui je veux passer le restant de mes jours. Elle me répond alors en me regardant dans les yeux pour bien me faire comprendre toute l’ampleur de la situation :

« Je suis née à Chandapur, en Inde. Tu as toujours été fasciné par mes origines orientales, bien que cela me paraît plus que dérisoire. J’ai vécu avec mes parents et mon petit frère Anshu, qui veut dire rayon de soleil. Oh oui, il l’était à mes yeux. Une enfance normale, je suis devenue une jeune femme banale. Un jour, alors que j’allais au marché, des trompettes sonnèrent pour annoncer la venue du Maharadjah, un homme riche et capricieux. Une procession majestueuse, comme tu n’en as jamais vu. Et là, l’impossible se passa. Il fit tout arrêter car il croisa mon regard, il descendit de son éléphant et vint prendre ma main. Je fus surprise de me perdre dans son regard et être charmé par cet homme. Femme revendiquant mon indépendance, j’ai tout perdu lorsqu’il me prit pour épouse, ou dirais-je pour l’une de ses innombrables épouses. Quatorzième épouse pour être précise … »

J’avais donc vu juste sur le fait qu’un homme s’était servi de me femme comme de l’une de ses épouses, s’il en avait autant il devait être simplement un collectionneur et traité ses épouses comme des objets. C’est intolérable, même moi qui était rongé par l’infidélité jamais je ne me serais permis tel traitement. Si je pouvais avoir ce salop devant moi je lui placerai mon chargeur entre les deux yeux et je le regarderai mourir sans le moindre remord. Tout compte fait je lui tirerai d’abord dans les deux jambes et je le regarderai avec sadisme ramper devant moi en me demandant de l’épargner, puis je lui tirerai dans les coudes, ainsi que dans les parties génitales pour avoir osé faire cela à Shona et je l’achèverai quand il sera au bord de la mort après avoir bien souffert d’une balle entre les deux yeux. Tandis que je dérivais dans mon imagination empli de sadisme Shona reprit :

« Il me tua à petit feu en m’enfermant dans son harem de femmes, résolus à passer qu’après les autres, selon son envie du moment. La passion qui anima mon mariage s’estompa bien rapidement, et il n’hésita pas à prendre une Quinzième épouse après moi, puisqu’il me délaissa pour sa nouvelle attraction. Et se fut là, la souffrance. Puis un jour ; Il fit une mauvaise chute, resta alité pendant des jours avant que le verdict ne tombe : il périrait avant la fin du mois. Il poussa son dernier souffle le lendemain, entraînant dans sa chute ses épouses, y compris moi. Nous fûmes toutes condamnées à mourir avec lui, excepté sa première épouse. »

Je suis consterné, devoir mourir parce que ce porc n’a pas su s’accrocher suffisamment à la vie ? Pourquoi devoir tuer toutes ses épouses ? Elles n’ont rien fait de mal. Je ne peux m’empêcher de ressentir de la haine contre ce type horrible et je pense que Shona doit le voir. Soudain elle se lève alors. Que compte-t-elle faire ? M’en veut-elle pour la haine que j’éprouve contre son premier époux ? Mais elle s’avance vers moi et s’assied sur mes genoux. Un acte amoureux qu’elle n’a plus fait depuis tellement longtemps, et elle m’embrasse alors avec passion. Je suis un peu décontenancé, puis elle se retire et en croisant mon regard m’offre un deuxième baiser auquel je réponds langoureusement. Elle prend ensuite mon visage entre ses mains et me chuchote à l’oreille :

« Pardonne moi, mais c’est le seul moyen … »

Je ne comprends pas ce qu’elle veut dire quand soudain une petite douleur me prend. Je me retrouve enfin dans un endroit complètement différent de là où j’étais auparavant, une sorte de place. Je ne vois pas Shona, je glisse mes mains dans mon dos afin de pouvoir dégainer le plus rapidement possible, c’est là que je vois Shona sur un buché. Elle n’est cependant pas habillé comme lorsque nous étions dans le restaurant quelques instants auparavant. Que se passe-t-il donc ? Je comprends enfin en voyant le monde autour du bucher, elle m’a ramené soit dans un souvenir soit dans le passé. Mais que fait-elle sur un bucher ? Je resserre ma prise sur mes deux desert eagle, il ne me faudra pas plus de vingt secondes pour liquider toute cette vermine et libérer ma femme. Seulement je crois son regard et elle m’intime de ne rien faire. Son regard insistant me pousse à sortir mes mains de derrière mon dos sans dégainer. Je m’exécute alors contre mon gré, elle doit être la seule personne sur cette terre capable de me faire renoncer à me battre et à tuer. Quelqu’un prend alors la parole :

« Shona Ann Ludwig, quatorzième femme du Maharadjah. Une dernière volonté avant de mourir comme vos congénères ? »

Comment, mais je ne peux pas laisser faire ça, je l’aime je ne permettrai pas qu’elle meurt devant mes yeux. Je suis complètement désorienté. Shona m’a demandé du regard de ne pas intervenir, mais comment resté là à la regarder mourir devant moi ? Rien qu’à voir tout ce qui se trouve autour de moi il est évident qu’il s’agit des autres femmes qui ont été brûlée. Non je ne peux pas ne rien faire, mais je dois faire confiance à la sorcière. Elle doit savoir ce qu’elle fait. Cela dit je serre quand le même point frustré de ne pouvoir intervenir. Je reporte à nouveau mon regard sur Shona tandis qu’elle hurle alors :

« Je vous maudit ! JE VOUS MAUDIT ! »

Jamais encore je ne l’avais entendu hurler avec tant de haine, même à mon égard. Mais je comprends maintenant d’où vient son caractère bien trempé. Elle reprend alors d’une voix empli d’un sadisme que je pensais être le seul à pratiquer :

« Très cher prieur, votre édifice sera en cendres. Seigneur Amar, votre descendance finira à la potence. Et vous mon père, homme religieux qui prononça les biens faits de mon mariage, vous monterez sur les plus hautes marches, avant votre chute final. »

Et c’est alors que j’entends une autre voix qui me semble familière mais que je ne saurais identifié, toujours est-il que mon don de skinchanger me permet d’identifié le timbre qui ressemble énormément à celui de ma femme, je tourne alors mon regard et je vois alors la copie conforme de Shona en plus âgée, en train de hurler :

« NON SHONA, NON ! »

Je devine alors qu’il s’agit de sa mère. Et je sais maintenant de qui elle tient sa beauté sans égale de nos jours. Soudain l’un des hommes allume le buché et je vois ma femme entrain de paniquer. Non cela m’est impossible je ne peux rester sans rien faire, je glisse à nouveau mes mains vers mes armes adorés afin de faire mon propre carnage et de mettre fin au calvaire de ma femme. Alors que mon arme apparait presque en sortant de ma veste de costume je croise à nouveau le regard de celle que j’aime et elle m’intime une fois de plus de rester la sans rien faire. Mais comment peut-elle me demander de ne pas bouger, de rester silencieux et immobile afin de la regarder flamber devant moi ? Cela m’est impossible, cependant je ne peux allez contre sa volonté je range alors mes deux revolver et laisse mes bras ballants, les deux poings serrés. Je suis fou de rage et de peur, pourquoi m’impose-t-elle de ne rien faire ? Tandis que je croise à nouveau son regard, mon visage déchiré par la peur et la tristesse, le tonnerre gronde alors et une pluie torrentielle s’abat sur nous. Une pluie qui éteint alors le feu du buché. Cependant je ne peux desserrer mes poings, mes phalanges sont tellement blanche suite à la pression que j’exécute dessus. Elle profite alors de l’humidité sur ses liens pour s’en libérer, et d’un seul mouvement alors il s’incline tous devant elle. En ce qui me concerne je ne peux me résoudre à bouger. Je suis terrorisé par ce que je viens de voir.

Soudain tout s’efface devant moi et je me retrouve à nouveau dans le restaurant tout tremblant, des larmes coulent de mes yeux. Je suis encore sous le choc. Shona enfui son visage dans l’encolure de mon cou et commence à baiser celui-ci. Je ne réagis toujours pas mon corps secoué par des tremblements que je ne peux contrôler, alors que je suis totalement paralysé elle dépose un autre baisé sur mes lèvres qui se mélange avec mes larmes que je ne peux pas non plus contrôler. Nous restons un moment très long comme cela puis enfin je parviens à bouger et j’enlace d’une force non mesuré la femme que j’aime et je ne la lâche plus. Je suis incapable de parler cependant je lui fais passer le message de tout mon amour par la seule force physique de mon étreinte. C’est alors qu’elle reprend la parole et dit :

« Es-tu sûr de vouloir connaître la suite, mon amour ? »

Je ne suis toujours pas ne mesure de m’exprimer, mon regard toujours plongé dans la vide, et au bout d’un autre long moment je parviens finalement à acquiescer d’un simple hochement de tête.
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MessageSujet: Re: eat together {shona}   Sam 15 Sep - 13:53

    J e n’avais jamais imaginé de quelle manière allais-je mourir. De toute mon existence avant mon trépas, j’avais toujours pensé que je me serai mariée, que j’aurai eu des enfants avant de mourir de vieillesse avec mon époux. Mais malheureusement pour moi, il en fut tout autrement. La rencontre avec mon premier mari me prédestina à un avenir effroyable. Condamnée à mort, puis brûlée vive, j’ai échappé de peu à la mort. De peu, mais le feu a marqué mon corps de brûlures douloureuses et éternelles. Alors que j’avais interrompus mon flash back, William me fit face en état de choc. Je fermais les yeux avec culpabilité. Je le savais, il n’était pas prêt pour voir tout cela, mais il le fallait pourtant. Alors que je l’enlaçais tendrement, afin de le rassurer, je vis pour la première fois des larmes couler sur son visage. Affligée de faire souffrir l’homme que j’aime tant, je dépose un baiser sur ses lèvres alors qu’il me serre contre lui avec une force consternante. Comprenant son malaise, je resserre aussi mon étreinte afin de le laisser déverser ses émotions. A califourchon sur lui, j’ai à peine le temps de me souvenir que nous sommes dans un lieu publique, et que ce genre de position est pas très pudique, mais après tout je m’en fiche. Seul le bien être de mon mari m’importe. Je l’entoure de mes cuisses comme pour m’incorporer en lui, au plus profond de son être.

    Je ne veux pas le brusquer. Malgré le temps qui s’écoule, je veux qu’il se remette de ses bouleversements. Il reprend assez de force pour me répondre à l’affirmative, et c’est alors que nous reprenons notre voyage. Ma voix douce résonne à nouveau dans son esprit alors que je lui pose le cadre spatio-temporel.

    « Mon amour. Ici nous sommes dans mon passé, un an après l’épisode de mon procès. Affranchie, j’ai fuis l’Inde avec ma famille pour venir m’installer à New York où j’ai entamé des études de psychologie. »

    Cette fois-ci, j’étais aux côtés de William, main dans la main, alors que mon MOI du passé était penché sur une encyclopédie de Freud et révisait les pathologies des névroses répertoriées. Je lui caresse la joue, mon regard emplie de tristesse avant de me tourner vers la Shona qui dépérissait de jours en jours.

    « Je me suis passionnée pour la sorcellerie suite à l’événement qui sauva ma vie. Je m’y suis plongée jusqu'à la moelle, je ne dormais plus, ne mangeais quasiment plus. Bien trop occupée à découvrir, à profaner, j’étais avide de savoir. La magie, c’était pour moi la clé à tous mes tourments. Mais j’ai été attirée par la magie noire. Alors que j’avais la capacité de communiquer avec les morts, j’ai côtoyé de très près la damnation de l’âme. Et un jour, mon dernier souffle m’échappa avant de devenir immortelle. »

    Je pose mon regard sur William afin d’observer sa réaction. Je caresse sa main avec mon pouce avant de reprendre d’une voix calme.

    « Je suis morte sans encombre, sans même m'en rendre compte, avant de revenir à la vie, encore plus puissante que je ne l’étais auparavant. Mais je n'avais pas conscience que j'étais morte, je l'ai su bien après. Es-tu au courant de la grande guerre qui confronta les Mages Blancs aux Mages Noirs ? Ce fut à ce moment là, que j'ai su que j'étais morte ... »

    Quelque soit sa réponse, l’image de ma personne morte sur mon encyclopédie s’estompa avant que nous apparaissions sur un champ de bataille où jonchaient au sol d’innombrables corps inertes, vide de toute vie. Puis une jeune femme fit son apparition, un bâton magique à la main. Ce n’était autre que moi. Mes habits en lambeaux, un jeune homme me faisait face. Beau comme la Lune, ténébreux comme la nuit. Un regard haineux traversait ses yeux alors qu’un sourire narquois s’affaissait sur le visage de la Shona du passé. Toujours aux côtés de William, je lui intime d’observer la scène, celle de ma chute finale. Un sourire contrarié se dessinait sur le visage du Mage Blanc alors que ce dernier observait Shona avec un désir ardant dans les yeux. Bien qu’il fut mon bourreau, Raziel était littéralement épris de moi.

    « Sois maudit, Raziel ! »

    « Shona, pourquoi as-tu fait cela … ? »

    Un rire sadique s’échappa des lèvres de la Shona du passé, avant de poser un regard venimeux sur son ennemi juré. Dans le passé, j’avais participé au Fléau qui ravagea la Terre. Terreur, Sang, Violence était mon quotidien. Rien ne pouvait m’arrêter, et personne n’osait me défier. J’avais des pouvoirs immenses, et j’avais rameté les créatures des Enfers pour qu’elles puissent se délecter des humains. Mais, un Mage Blanc osa me défier, et il me brisa littéralement.

    « Pauvre âme égarée dans les profondeurs des ténèbres , tu fais le mal et méprise ton prochain , ton âme est à jamais souillée par le crime ... Veux-tu goûter à la mort ? »

    Le visage de mon MOI du passé se décomposa. Son regard s’assombrit avant de comprendre qu’elle avait été damnée par ce Mage Blanc, elle et ses compagnons Mages Noirs. Le sol se craquela avec fracas dans un grondement de tonnerre. Des flamme s’en échappèrent. Shona lança un regard noir à Raziel, et dans une dernière, elle le menaça :

    « Je te maudit Raziel, je te maudit ! Je serai rappelée de la Mort, et je viendrai m’en prendre à ta descendance. Je le jure , j’éradiquerai ton sang et ta chair de cette Terre. Je n’aurai aucun repos avant d’avoir vengée cet affront. RAZIEEEEEEEL ! »

    Une main ferme saisit le poignet de Shona, une autre s’enroula sur sa nuque, et une dernière tira sa chevelure afin de rejeter sa tête en arrière. Des hurlements d’agonie, Shona hurlait de toute ses forces alors que les mains l'entrainait en Enfer, et ceux pour l’éternité. Darkness Falls, fut le monde dans lequel Raziel l’enferma et brida ses pouvoirs.

    « Tu viens de voir ma descente aux Enfers. J’y ai séjourné pendant plus de deux siècles avant d’être libérée de ma malédiction. Alors que je n’aspirai qu’à me venger, tu es apparu dans ma vie. D’abord indifférente à toi, tu as su cependant gagner mon cœur. Je t’aime, allons nous en. Il est temps de rentrer à la maison. »

    Dans un nouveau soubresaut, nous revînmes à la surface, tous deux enlacés sur la chaise à William. Je ne bougeais pas, profitant de cette étreinte pour me reposer auprès de lui. Depuis quand n’avais-je pas sentis ses mains toucher mon corps frêle ? Ça me manque tellement.

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MessageSujet: Re: eat together {shona}   Sam 15 Sep - 18:05

Nous sommes revenus dans notre monde cette fois. Elle est assise à califourchon sur moi. Le serveur à très bien compris pour sa part que ce n’est pas le moment pour venir nous déranger. Quant aux autres clients ils ont bien trop peur de ce que je pourrais leur faire pour oser faire une remarque quelconque. Il se contente de nous ignorer et de manger leur repas avant de partir sans demander leur reste. Pour ma part je suis toujours paralyser par ce que je viens de voir. Horrifié par ce qu’a vécu mon épouse. Comment est-ce possible de survivre à une telle chose ?
Non ce n’est même pas le fait d’en survivre qui m’horrifie c’est d’être impuissant pour protéger ma femme. Une chose est sûre, plus jamais elle n’aura à vivre un tel calvaire dans le présent. Je tâcherai de la protéger pour toujours et ceux au péril de ma vie.

Tandis que nous nous étreignons mutuellement elle me demande alors si je suis sûr de vouloir voir la suite. Je n’en suis pas sûr, j’ai eu assez d’émotion comme ça pour la journée, mais l’occasion ne se représentera peut-être plus, et puis maintenant que j’ai vu le pire je pense que je n’aurais plus aussi dur à voir. Et puis je sais à quoi m’attendre. Je vais voir son trépas aux enfers. Ainsi que celui de tous les siens. Ceux qui m’a valu des rester en corbeau pendant près de deux siècles. Même si je suis réticent j’acquiesce d’un hochement de tête incertain.

Sa douce voix résonne alors à nouveau dans mon esprit tandis que les décors prennent forme autour de nous. Cette fois cependant je ne suis pas seul, Shona est à mes côtés et elle enserre ma main. Je ne sais pas si elle fait ça pour m’aider à affronter ce que nous allons voir ou alors simplement par geste amoureux, une preuve qu’elle veut partager son futur avec moi en se débarrassant de la sorte de son passé.

« Mon amour. Ici nous sommes dans mon passé, un an après l’épisode de mon procès. Affranchie, j’ai fuis l’Inde avec ma famille pour venir m’installer à New York où j’ai entamé des études de psychologie. »

Un choix judicieux selon moi. Mieux ne valait pas rester dans le pays de ceux qui ont attenté à sa vie. Des études de psychologie ? C’est donc pour ça qu’elle me comprend tellement bien. Elle est l’une des rares personnes à savoir analyser mes pensées en m’observant. Nous sommes actuellement devant une version plus jeune de Shona. Elle est en train d’étudier. La shona qui me tient la main caresse alors ma joue avant de se retourner vers son homologue passé. Je l’observe également elle semble tellement faible. Beaucoup moins en forme que celle que j’ai vu brûler.

« Je me suis passionnée pour la sorcellerie suite à l’événement qui sauva ma vie. Je m’y suis plongée jusqu'à la moelle, je ne dormais plus, ne mangeais quasiment plus. Bien trop occupée à découvrir, à profaner, j’étais avide de savoir. La magie, c’était pour moi la clé à tous mes tourments. Mais j’ai été attirée par la magie noire. Alors que j’avais la capacité de communiquer avec les morts, j’ai côtoyé de très près la damnation de l’âme. Et un jour, mon dernier souffle m’échappa avant de devenir immortelle. »

Je comprends mieux pourquoi elle semble en si mauvais état. Donc ma femme est devenue une sorcière suite à ce miracle qui la sauva le jour de son exécution ? Oui pourquoi pas après tout. Elle me dit avoir choisi la magie noire, cela ne m’étonne pas, ce n’est pas pour rien que nous sommes tellement identique. Personnellement je suis indifférent aux guerres qui régissent ce monde. Tout ce qui m’importe c’est mon bonheur et celui de mes proches. Bien ou mal pour moi ce ne sont que des détails. A mes yeux il n’y a que le pouvoir et ceux qui sont trop faible pour le convoiter. Il se cache alors derrières des principes stupides croyant ainsi attirer sur eux la faveur de dieu fictif. En revanche elle me dit avoir pu accéder à l’immortalité, mais pourquoi n’est-ce plus le cas à présent ? En effet maintenant elle est aussi mortelle que je le suis. Je sens son regard se poser sur moi tandis que son pouce caresse le dos de ma main. Je la regarde et lui offre un sourire l’encourageant à continuer. Je sais bien que le plus dur est à venir mais je tiendrais le coup.

« Je suis morte sans encombre, sans même m'en rendre compte, avant de revenir à la vie, encore plus puissante que je ne l’étais auparavant. Mais je n'avais pas conscience que j'étais morte, je l'ai su bien après. Es-tu au courant de la grande guerre qui confronta les Mages Blancs aux Mages Noirs ? Ce fut à ce moment-là, que j'ai su que j'étais morte ... »

Oui en effet je suis au courant de cette guerre sans intérêt. C’est d’ailleurs à cause de l’intervention de ces maudits mages blancs que le monde est telle qu’il est maintenant. Avoir offert le pouvoir aux humains, quelle idiotie. Donc ma sorcière de copine est morte avant de renaitre sans même s’en rendre compte. C’est tout de même particulier, cela dit je ne suis pas plus étonné que ça. Quand elle se concentre sur quelque chose elle fait abstraction de tout le reste donc ça ne m’étonne pas plus que ça qu’elle n’est pas vu la mort arriver.

J’assiste alors aux combats des mages noires et de leurs congénères protégeant la magie blanche. C’est alors avec réticence que j’assiste à la chute de mon amour. Seulement cette fois je suis préparé à ce spectacle ; en effet il était évident qu’elle allait être envoyée aux enfers comme elle avait fait partie des mages noires. Forte heureusement aujourd’hui elle est de retour et en ma compagnie qui plus est. Elle fait de moi le plus heureux des hommes.

« Tu viens de voir ma descente aux Enfers. J’y ai séjourné pendant plus de deux siècles avant d’être libérée de ma malédiction. Alors que je n’aspirai qu’à me venger, tu es apparu dans ma vie. D’abord indifférente à toi, tu as su cependant gagner mon cœur. Je t’aime, allons nous en. Il est temps de rentrer à la maison. »

C’est alors dans un nouveau soubresaut que nous nous retrouvons dans le restaurant. Il me faut cependant un remontant. Tandis que Shona reste à califourchon sur moi, dans une étreinte et une intimité que nous n’avons plus partagé depuis longtemps je lève alors le doit et aussi sec devant moi se retrouve deux verre à scotch et une très bonne bouteille. Sans desserré mon étreinte je nous serre un verre à chacun et d’une main je nous allume une cigarette à chacun prenant bien soin de ne pas montrer les flammes à Shona. Je lui tends alors une cigarette, puis son verre de scotch. Toutefois je ne la pose pas terre, car je n’ai aucune envie de la voir quitter mes bras. Je lui murmure alors à l’oreille :

« Merci de t’être confié à moi mon amour, je n’aurais jamais imaginé que tu avais subi pareil épreuve. Ceci dit ma proposition tiens toujours, cette soirée est tienne nous ferons tout ce que tu as décidé. Mais avant ça tu as bien mérité un dessert. Commande ce qui te fera plaisir cela te permettra de reprendre des forces. »

Je pose alors mes lèvres sur celle de ma compagne et nous nous lançon tous deux dans un baiser passionné, un baiser qui scelle notre union et ainsi ma fidélité à la seule femme qui aura su toucher mon cœur, et qui à présent sera la seule à pouvoir profiter de mes formes généreuses.
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MessageSujet: Re: eat together {shona}   Dim 16 Sep - 0:38

    B ien qu’à notre rencontre, je l’ai littéralement méprisé, car il représentait pour moi tout ce que je pouvais exécrer chez un homme, il a su cependant conquérir mon cœur. Et malgré son objectif atteint, je ne lui ais pas fait suffisamment confiance pour lui avouer la douleur de mon passé. Où même parler de mon enfance, ma vie antérieure à notre rencontre. C’était comme si je n’avais pas vécue, et soudainement mon essence s’était imprimé sur Terre à mes vingt trois ans. Il est toujours difficile pour moi de me remémorer tout cela, mais aujourd’hui, j’avais décidé d’ouvrir entièrement mon cœur à William pour qu’il puisse voir ce qu’il s’y reflète. Je suis foncièrement maléfique, et je ne pratique que la magie noire par soif de vengeance. Mais je ne peux agir aussi librement que je le souhaiterai. Je suis étroitement surveillé par le Gouvernement, au travers d’une puce qui me ronge de l’intérieur. Mais je n’ai pas peur, je suis puissante.

    Notre voyage temporel cessa une bonne fois pour toute, et je sentais mon époux retourné en raison des événements. Je ne sais que faire pour lui ôter ce malaise qui semble lui pourrir l’existence. Je l’enlace avec l’envie de l’embrasser, et le rassurer, mais je me contente de poser mes lèvres pulpeuses sur sa nuque et de la baiser. Il ne va pas bien ; il nous sert un verre de scotch avant d’allumer deux cigarettes. Je le remercie avec un sourire avant de boire une gorgée d’alcool puis de tirer sur mon tabac. Il dirige ses lèvres vers mon oreille pour m’y murmurer :

    « Merci de t’être confié à moi mon amour, je n’aurais jamais imaginé que tu avais subi pareil épreuve. Ceci dit ma proposition tiens toujours, cette soirée est tienne nous ferons tout ce que tu as décidé. Mais avant ça tu as bien mérité un dessert. Commande ce qui te fera plaisir cela te permettra de reprendre des forces. »

    Je ris de bon cœur à sa dernière phrase. Je lui caresse la joue avant de répondre à son baiser tendre dans un premier temps, mais qui devint plus langoureux à chaque seconde écoulée. Je pose ma cigarette sur le cendrier, sans interrompre notre baiser que je prolonge en l’enlaçant de mes deux bras. Mes mains descendent flirter avec l’embouchure de sa chemise, caressant délicatement son torse naissant en dessous de son menton. Alors que j’achevais ce baiser, mes mains vinrent encadrer son visage, et je dépose un baiser sur son front. Sourire aux lèvres, je décide de me lever et toujours avec grâce et élégance, je retourne m’assoir pour finir mon plateau de fromages. Dieu, que j’aime le fromage !

    « Peu importe, c’est du passé. ; Je ne veux pas de dessert. Rentrons à la maison, allongeons nous sur notre grand divan, devant la télévision. J’ai retrouvé des vidéos de nous, sur tout et n’importe quoi. C’est peut-être un peu nul … mais j’en ai envie avec toi. »

    Empourprée, je détourne légèrement le regard alors que j’exprimais le souhait vis-à-vis de notre poursuite de soirée. Mais j’en avais vraiment envie. Depuis quand ne nous étions pas allongé l’un contre l’autre à regarder un bon film sur notre grand écran plasma ? Et avec nos bonnes résolutions et surtout notre rapprochement sentimentale en raison de la révélation de mon passé, j’avais besoin d’un endroit calme, et vide avec rien que nous. Quoi de mieux que notre maison ? Où tout le confort de son chez soi nous attendait. Je reprend ma cigarette que je tire rapidement avant de finir d’une trait mon verre de scotch. Une petite grimace traversa mon visage, le cul sec me donna quelques frissons. Alors que je cherchais du regard le serveur, sourire aux lèvres, je remarque son regard un peu trop indiscret sur mon corps. Non pas qu’il me regardait de manière lubrique, mais il semblait intriguée par mes brûlures qui sont malheureusement visibles. Bien que je m’étais habituée à leur présence, j’oubliais parfois l’effet que cette vision pouvait engendrer sur les inconnus. Le côté droit de ma nuque, mon épaule gauche, mon flanc droit et mes bas jambes avait été brûlés et me laissait des marques de peau surélevés, témoignant d’une blessure indélébile.

    Embarrassée, je repose mon regard sur William, lui esquissant un sourire. J’espère qu’il n’a pas remarqué ce petit écart du serveur, je ne voudrais pas qu’il s’énerve sur le pauvre jeune homme. Il est vrai que malgré mes brûlures, je m’habille de robe montrant quelques endroits endommagés et la curiosité envahit les inconnus. Je ne peux pas leur en vouloir, je fais abstraction de tout cela. Je caresse la main de William avant de lui chuchoter d’une voix douce.

    « Rentrons à la maison, s’il te plaît ? ! »

    Il m'adressa un sourire avant de demander l'addition et la régler le plus vite possible. Bien entendu, William déposa un généreux pourboire pour le serveur, chose qui me rassura. Le pauvre, c'était la moindre des choses. Nous quittâmes le restaurant, prîmes un taxi pour rentrer à la maison, pour passer du temps ensemble.


FIN DU RP !
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