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 Eon - La mémoire du corps.

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MessageSujet: Eon - La mémoire du corps.    Lun 2 Sep - 21:12





Le vent caressait sa peau, nue, couverte de la sueur de son époux, la faisant frissonner. Ses nuits de plaisirs étaient loin derrière elle, remplacer par une séance de mensonge obligatoire pour l'ignorance de celui qui l'avait séquestré. Accoudé au balcon, son regard se fixait vers la ville l'implorant de fuir. D'aller vivre quelque peu sa vie et d'oublier une heure ou deux, qu'une laisse dirigeait le moindre de ses mouvements depuis peu. Ce désir grimpait à l’intérieur de son être à chaque fois que son regard croisait la lune. Moqueuse, elle lui rappelait qu’un homme gouvernait à sa place. Soudainement, elle fut décidée. Ce soir, elle ne subirait plus les assauts d’un égoïste.

S’étirant telle une chatte, retournant à l’intérieur, les battants ouverts, elle trouva son homme étendu sur le lit, l’attendant patiemment. Le sommeil loin d’être ce qu’il convoitait. À son regard, elle sourit et alla à sa rencontre. Se déhanchant juste assez pour qu’il suive ses mouvements, sans avoir l’envie de l’emprisonner entre ses bras. Elle contrôlait cet instant, elle devait atteindre le matelas sans encombre.
« Et si l'on jouait un peu? Tourne-toi sur le ventre mon amour... » Son accent s'était fait chaud, envoûtant. Elle effleura ce corps parfait de ses doigts, puis ouvrit le tiroir de sa commode. Rapidement, à travers des livres, elle trouva le flacon d'huile qu'elle avait fabriqué pour les cas d'urgences. Tout en sensualité, elle s'installa à califourchon, puis fit glisser le liquide rosé le long de la colonne de l'homme. Du bout des doigts elle dessina quelques symboles et de sa bouche, elle murmura des mots étranges, sonnant gutturaux. À la seconde suivante, il dormait à point fermer.

Il ne lui fallu pas plus, qu'elle se glissait dans des vêtements, oubliait ses souliers, puis sortait. On la croyait endormie, on la croyait occuper, il ne lui fallu qu'une petite illusion pour duper ses gardes de sécurités. Ce soir, elle ne voulait pas être l'objet de protection. Passant près de Maximilian, elle se demanda s'il n'était pas celui qui la divertirait en cette soirée, elle voulu presque l'attraper au vol, mais son instinct l'en empêcha. Intrigué par sa propre intuition, elle se rendit dans les rues de la ville, laissa le temps filer... S'égara jusqu'aux quartiers pauvres. Oui, c'est ici qu'elle s'amuserait.

À l'aise dans ces rues dépravé, y ayant vécu quelques mois, la sorcière ne ressentait aucune nervosité, ni même de peur face aux regards douteux des gens qui peuplaient l'endroit. Son esprit vagabondait, attendant de trouver qui que ce soit, qui puisse la divertir. Elle vagabonda encore et toujours, jusqu'à s'effondrer à côté d'une pierre tombale. Son regard fut attiré par cette représentation de la mort et elle se laissa allez à caresse la pierre. Avec affection. Qu'était-il arrivé à tous ceux qu'elle avait connus? Y avait-il seulement quelqu'un de vivant sur son ancien continent? Averyl avait préféré ne pas s'attarder à ces questions sans importance et pourtant, à cet instant précis elle ne pouvait s'empêcher d'y réfléchir.

L’évolution, depuis l’époque qui l’avait vu naître, avait été si incroyable. Cette magie que l’on nommait science lui semblait si irréaliste. Elle, la femme moyenâgeuse. Existait-il, seulement, un endroit où le corps de ses parents reposait? Et son premier époux, qu’était-il devenu? Mort dans ce monde si délicieusement chaotique? Risquait-elle de le croiser au détour d’une ruelle? Tant de questions, qui resteraient sans réponse. Combien de rôle avait-elle endossé depuis son retour sur cette terre de désolation? Elle allait bien, elle ne déprimait point. Pourtant, elle avait l’impression de manquer de repaire et puis… Sa tête la faisait souffrir. Comme, c’était souvent le cas depuis sa petite expérience dans le bureau de l’ancien président.

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MessageSujet: Re: Eon - La mémoire du corps.    Dim 8 Sep - 19:39


    Nouvelle pupilles ouvertes sur une nouvelle vie. Il découvrait, ou recommençait son apprentissage environnementale dans lequel il participait désormais au destin d'un nouveau dessein. Le décor de ce lieu inconnu lui paraissait bien morose. Quelques centaines de pierres entreposées au milieu d'une nature généreuse et un silence ininterrompu...
    Transposition du temps, il se souvenait  de la fierté encore fraîche des assassins affichant sur les milliers de piques entreposées, les têtes des cadavres encore frais. Parfois effrayants, parfois attrayants, d'autres encore le fascinaient de par leurs expressions encore intactes. Il traduisait souvent la dernière pensée de la victime quand celle ci n'était guère très abîmée. Oui, il avait écrit à plusieurs reprise quelques lignes sur l'idée qu'il se faisait de la mort. Sorte de chaîne inépuisable qui reliait chaque être foulant la Terre. Il la jugeait parfois seule déesse. Honorable passagère de la fin pour le jeune homme, pour certains d'un renouveau; ses écrits s'en trouvait désormais perdu.
    Pour l'heure, le barde oublié restait troublé. Les corps décomposés se cachaient du regard de la vie. Tout se passait en dessous ou bien tout disparaissait par le feu. Il ne restait rien, pas le moindre plaisir des yeux pour mieux connaître ou tout simplement mieux se préparer à l'arriver de celle qui nous reliait tous... Pourquoi ce changement soudain s'était il opéré? Pourquoi ne pas accepter l'évidence? Interloqué, il se fixa l'objectif de foulé cette tradition qui jugeait presque outrancière lorsque l'occasion lui permettra... Son imagination s'emballa. Il se voyait déjà exposé les parties diverses d'un corps dévêtu et ensanglanté. Des cheveux brossés sur un pallier pour mener l'homme ou la femme vers le cadeau d'une chasse au trésor mûrement réfléchit. Énigme du corps humain, les plans s’échafaudaient et il rêvait de ce jeu qu'il sublimait à lui seul en un martahon et une réflexion presque savante...

    Pour le moment, la nuit chantait, elle lui susurrait le calme d'un temps indomptable qui laissait le chaos dicter sa loi. Il n'y prenait pas encore part, il se voyait simple visiteur, parasite invisible se promenant là où le vent le portait; à son gré. Les animaux de l'astre de nuit chassaient tandis que leurs proies se camouflaient tant bien que mal. Le bal de l'horreur et du sang que l'on appelait le cycle de la vie s’enflammait sous son regard ébahit. Admiratif de l'apogée de cette soit disant «normalité» l'apparition d'une connaissance qui ne le laissait guère indifférent le subjugua tout entier. Une silhouette qu'il avait appris à reconnaître parmi milles qui se voulaient pourtant et parfois semblable à d'autres de ce genre. Raffinée, sourire enjôleur aux formes presque parfaite... Une brunette, délicieuse, cruelle, hypnotique et assez folle pour l'obsédé depuis longtemps maintenant. En son esprit, elle restait éternellement synonyme de la grande faucheuse qu'il admirait tant... Il lui arrivait souvent de les confondre, son cœur le trompait mais il persistait sur l'image qu'il s'était fixé de la majestueuse Lilya. Pour lui, elle n'était que la messagère de cette déesse pour ne pas dire qu'elle n'était que son image humaine. Douleur de festivité, d'un pas décidé il s'approcha, guidé par le bruit de ses pas sûrs.  

    Alors que l'énergumène passionnante avait partagée tant de souffrance à son égard lors du temps de Darkness Falls, il n'en restait pas insensible, bien au contraire, il l'avait idolâtré, il l'aimait toujours autant d'ailleurs. Il n’éprouvait pas le plaisir de chair mais il désirait tant le mélange de leur spiritualité respective, il n'existait aucun mot pour définir celle qu'il voyait comme une de ses âme sœurs...  
    Lors de son avancée, il transpirait à grosses gouttes, appréhension d'une nouvelle aventure avec celle qui l'avait si souvent dominé sans qu'il ne puisse rien y faire. Torture et miséricorde dictaient leurs pensées qui s'accompagnait évidemment des actes.
    Le présent se faisait plus protecteur pour Eon qui comme une marque d'amour et d'admiration lui rendra la pareille. Inversion, le yin et le yang s'entremêlait pour n'y laisser qu'un incroyable bordel où toutes les folies prenaient place attendant d'être englouties les unes après les autres sans le moindre remords. Le ténébreux s'en délectait et sa compagne ne s'en plaignait pas bien qu'une étrange impression lui labourait les entrailles. L'ancienne sadique avait changée mais pour l'heure, il aveugla son instinct et profitait de la gaieté d'un délire psychotique et entraînant. Transe véritable où le malin s'insurgeait pour ne laisser que ombre et tourments, sa langue caressait déjà ses lèvres humides, patient et incertains, la danse frénétique n'attendait que le début de l'enjôleuse musique.
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MessageSujet: Re: Eon - La mémoire du corps.    Mer 2 Oct - 18:00





Ses doigts caressaient encore la pierre froide et vieillie. Seul symbole d'un être ayant trépassé. Comme une douce mélodie qui lui rappelait que chaque vie avait une date de péremption, le silence d'un cimetière la maintenant dans un état de transe. La laissant aux prises du martellement qui s'acharnait à l'intérieur de son crâne. Suivant son propre rythme, elle dû s'étendre après s'être effondré. La main sur le front. Elle ferma les yeux pour mieux endurer cette cuisante douleur qui semblait irradier tout le long de son corps. Quelque chose n’allait pas depuis quelque temps. Elle était soudainement nostalgique, soudainement faible, soudainement malade. Même son époux s’en était rendu compte. Son jeu d’actrice l’empêchant de montrer ses faiblesses, tout en l’abandonnant une fois revenu entre les murs de sa prison. Inquiète, elle errait à la recherche d’une simple idée de ce qui pouvait bien affecter son corps.

La nausée la prise au dépourvu, mais rien ne s’échappa. Seulement ce sentiment oppressant. Son contact avec la mort fut rompu, lorsqu’elle dû se plier en deux, les deux mains contre son crâne pour endurer le nouvel assaut. Ses pupilles se dilatèrent et Lilya ne fut plus qu’Averyl. Revenu à des souvenirs pour mieux échapper à la réalité. Une autre dimension, une vilaine séance de torture qui avait poussé la sœur d’un amour passé à hurler et supplier. À ses images, sont corps se détendit et la douleur redevient supportable.

Les paupières close, elle préféra se plonger dans les sensations du passé. N'étant pas prête à affronter quoi que ce soit. Elle savait que si, elle se laissait allez... À prendre conscience du diagnostic si évident de ce qui l'affectait, elle s'effondrerait. Il en était hors de question. Pourtant, elle savait devoir affronter ses peurs sous peu. Elle l'avait su à l'instant même où arrêtant le cœur du président entre ses doigts, l'énergie libérée par son sort avait mis en évidence la faiblesse de son être. Bien qu'ayant vécu dans un monde parallèle, son corps était vieux. Plus qu'il n'y paraissait. La sorcière s'affaiblissait. Près de deux mille ans de carnage n'avait pas entretenu ce qu'elle était.

La présence d'une autre personne de son espèce la surprise à moitié. Elle avait entendu les pas. Elle avait reconnu leur lourdeur, leur manie. Étrangement, elle le reconnaissait toujours. Bien qu'elle n'ait pas encore conscience de leur retrouvaille en cette ville. Lui, son tendre torturé. Souriant pour détourner l'expression tourmentée de son visage, elle se détourna de la pierre tombale pour l'observer. Lui, debout devant elle. En héros, en dominateur. Elle, à genoux. Soumise, sans l'avouer. Cette relation était identique à autre fois. Bien que les rôles étaient inversés. Lui adressant un regard emplit d'une certainement tendresse. Elle se demande si Eon n'était pas un moyen de se distraire.
« Tes traits mon manqué. »
La sorcière parlait de son visage. Le seul visage qui l’avait toujours accepté même après avoir reconnu sa véritable nature.
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MessageSujet: Re: Eon - La mémoire du corps.    Dim 6 Oct - 17:28

    La vie lui offrait milles merveilles auxquelles il n'était pas du tout près...

    On aurait pu croire que la sagesse s'affirmerait avec l'âge mais hélas qu'est ce que ce terme pouvait-il signifier? Une idée préconçue qui rassurait le survivant tant il vieillissait, tant il dépérissait d'avantage. Certes, il croyait en ce mot si prometteur mais chacun vivait sa propre sagesse selon ses règles et selon son parcours. La sienne demeurait obscure et pourtant si sincère au fond. Le noir oppressait toutes ses relations, il ne s'en rendait pas compte mais il était l'originaire de la cruauté qu'il dégageait avec soin, usant de tout l'amour du monde. Une traduction du sentiment le plus emblématique qui contrastait ses faits et gestes pour l'inconnu. La logique crevait à travers ses ébats et pourtant il suivait sa propre ligne directrice, ses désirs qui révélaient la vision de son existence agitée, tourmentée qui décorait dorénavant son sage passage...

    Une merveille, oui, une beauté avec laquelle il avait partagé bien plus que quiconque autrefois. Une de celle qui se font si rare. La brunette restait telle qu'elle l'avait toujours été. Redoutable séductrice, ravagée par la peine accompagné d'une folie certaine presque palpable. Là s'en trouvait son charme. Un magnétisme enjôleur et si douloureux qu'il avait pénétré si souvent en son entier pour en avoir été sa victime. Désormais, il tenait les reines, le pouvoir en guise de récompense sur cette déesse du mal à l'état pur. La vérité était telle; seulement Eon, toujours prisonnier de sa bulle, de sa réalité à lui, traduisait leur ultime relation comme un cadeau à rendre à l'élue du moment. Il l'a remerciait tendrement alors que ses attitudes renvoyaient la violence qu'il avait subie avant comme une forme de tendresse inégalable. Renvoyer la pareille afin de montrer toute sa gratitude... Mais il n'en faisait jamais assez, il se devait de relever le défi chaque fois d'avantage.

    La menthe religieuse battait de l'aile, sa rencontre en ces lieux nouveaux ne présageait rien de bon pour celle qui était l'incarnation de la puissance. Il se devait de la relever. Bien que le silence était le seul maître mots sur leurs sentiments respectifs, il savait, il sentait, son instinct lui murmurait toutes ses bonnes grâces sanglantes qu'il lui devait afin de l'aider à reprendre pied. Il lui adressa un seul et large sourire à sa réponse avant de la prendre sur son épaule. Il l'emporta au loin, au cœur de ce cimetière ou au préalable il y avait laisser le cœur encore frais d'un nourrisson décédé dès la naissance. Il lui banda les yeux, l'a fit s’asseoir confortablement, saisie la petite boule sanglante aux creux de sa main.


    Ouvre tes yeux maintenant.

    Il lui tendit son présent et lui jeta un regard profond empli de tendresse. Il voulait par ce geste lui faire comprendre qu'il se devait de partager sa vie encore une fois... Il se faisait plaisir par la simple mission de lui venir en aide, de la secouer, et lui faire part d'une autre dimension en cette vie, la sienne. Un mélange inversé.

    Ce soir nous passerons un cap ma douce amie, par cette offrande je me lie à toi, maintenant il ne reste plus qu'à te lier à moi et tu verras... Tout y ira pour le mieux.

    Il caressa sa joue tout en s'asseyant en tailleur devant celle qu'il chérissait comme son alter ego. Après s'être mutilé le doigt à l'aide une aiguille de rose, il déposa quelques gouttes de son propre sang sur le petit organe avant de lui en faire part sous forme de pendentif.

    Ultime défi, la soirée s'entamait, qu'allait elle lui rendre en retour? Elle le surpassait presque toujours idéalisant instantanément leur amitié en une liaison distincte et originale. Une de celle qui marque les esprits pour l'éternité. Un lien indéfectible qu'il voulait plus que tout renforcer.
    Un duo qui ne valait mieux pas croiser si l'on voulait espérer rester sein d'esprit. Une équation qui résistait à chaque assaut quand bien même Lylia en assumait gravement les conséquences à chaque lendemain tandis que le ténébreux s'en délectait à chaque reprise pensant à bien pour le meilleur ou pour le pire...
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MessageSujet: Re: Eon - La mémoire du corps.    Mer 18 Déc - 20:12





Regarder son visage affolait ses souvenirs, trifouillant dans les images marquantes d'un autre temps. Un temps de désespoir où elle concurrençait avec les monstres qui ne se contenait plus de vivre sous le matelas des enfants. Un temps, où elle marchait dans la noirceur aussi confortable que d'autre qui brillait sous les lumières. Les mains couvertes du liquide poisseux, mais vital, se fichant de ce que les gens pouvaient bien raconter. La politique n'avait aucun droit dans ce monde infernal. De revoir cet homme lui rappelait son désir d'obtenir à nouveau l'accès à ce paradis perdu.
Un élancement s'empara de son crâne, lui martelant l'envie de pleurer de douleur. Son corps lui était traitre. La délaissant, la vieillissant, subissant les ravages que son esprit ne pouvait accepter. La mort la guettait, comme un affamé qui a attendu trop longuement son assiette. Elle n'avait pas été assez productive pour combler les intentions de cette dame tout de noir vêtu. Aujourd'hui, elle pourrait prendre la place d'une de ses victimes habituelles. Aujourd'hui, les rôles pourraient se renverser. Autant sa compagne de toujours et cette âme sœur dévouée pourrait la prendre entre les griffes et en faire leur jouet. Elle était faible, mais heureuse que ce soit lui qui la trouve ainsi.

Soudain, le sol ne fut plus qu'un lointain soutient et la chaleur du corps d'Eon, la seule chaleur que cet homme pouvait offrir, remplaça cette force brute de la terre. Soulevé et porté, la sorcière se laissa entraîner sans protester. Persuadé qu'il avait tous les droits de faire de sa personne ce qu'il désirait tant.
Le silence remplaça sa respiration sifflante de la femme à l’orgueil écorché. Étrangement, cette situation lui semblait familière. La présence de son ancien élève en cette ville n’était pas une première. Instinctivement, elle le savait. Une certitude aussi présente que son absence de souvenirs le concernant.

Ses pensées furent troublé davantage, lorsque de son œil valide on lui bloqua la vue. Les ténèbres l’envahir et seul le battement incessant de son pouls sur ses tempes l’empêchèrent de hurler. Loin d’elle l’idée d’être si fragile, mais la grotte qui l’avait abrité quelques siècles l’avaient rendu fragile à l’absence de vu. On l’avait harceler, frôlé, mordu et même attaqué pour mieux lui arracher une partie de sa capacité à se défendre. On ne l’avait pas épargné. Mais, elle n’oubliait pas à quel point, sa capacité à survivre en avait été accru. Combien, elle leur avait rendu la pareille.
Confortablement installé de nouveau au sol, loin de la ville. En plein cœur du cimetière, elle pu de nouveau être libéré du morceau de tissu qui l'empêchait de contempler. « Ouvre tes yeux maintenant. » Obéissante, agissant comme la menthe religieuse blessée qu'elle était à ce stade de sa vie, Averyl ouvrit les yeux. Elle dû attendre plus d'une seconde pour que son œil valide perçoive plus que les brumes de la nuit.

Délicatement, presque tendrement, elle réussi à le découvrir. Cette offrande emplit d'un amour digne des grands romans. Une romance platonique qui conviendrait parfaitement aux deux amants nouveaux genre. Ses lèvres s'étirèrent en un sourire d'enfant devant ce membre humain qui avait appartenu à un être plus que petit. « Ce soir nous passerons un cap ma douce amie, par cette offrande je me lie à toi, maintenant il ne reste plus qu'à te lier à moi et tu verras... Tout y ira pour le mieux. » Son geste de tendresse la fit frissonner, mais la sorcière resta immobile. Le fixant qui souillait sa peau pour mieux lui offrir un pendentif ensanglanté et personnalisé. Ému devant la seule personne à connaître la femme derrière le masque et à être resté, l’ombre de la déesse du chaos sembla volter autour de ce duo incongru.

Se fichant que cette offrande ne souille ses vêtements, elle le porta fièrement. Tout en ravalant la douleur qui martelait maintenant sa nuque. Rien ne pouvait mal se passer. Se concentrant, elle chercha l'énergie que possédait son corps. D'une main assurée, elle s'empara de la dague qu'elle gardait en permanence, coller contre sa cuisse et trancha l'intérieur de ce même endroit. Ouvrant la tendresse de cette peau faussement immaculée. La lame tomba dans l'herbe et son visage afficha une grimace de plaisir. Elle aimait souffrir, lorsqu'elle en décidait ainsi. De ses doigts elle vient chercher le liquide précieux pour en barbouiller de nouveau l'offrande. Ses gestes étaient lents, mais le symbole aussi rouge que l'objet utilisé se définissait de plus en plus.

Usant de sa sorcellerie, ses paroles se voilèrent de termes qui avaient appartenu à l'époque qui l'avait vu naître. Un fil invisible, fait à partir de sa propre puissance, alla s'enfoncer dans le sol à la recherche de l'individu qu'elle désirait. Un mort, récent. Elle du tirer de toutes ses forces pour qu'il sorte finalement de sous terre et vienne dépérir à ses côtés. Elle aurait bien voulu user d'un autre sortilège, mais ses forces et ses ressources étaient limitées. Le souffle court, elle plongea sa main jusqu'à obtenir ce qu'elle voulait. Sous les yeux du psychopathe, elle réussie à déloger la cage thoracique, parmi la décomposition de ce corps putride.
Se servant de cette partie du mort, sous leur regard, son pendentif fut soudain brillant, son propre sang et celui d'Eon servant à la base pour ce rituel ancien et oublié. Lilya s'affaibli, mais tient bon. À la fin, il y avait le cœur d'un nourrisson aux prises d'une petite cage thoracique au creux de la main de la sorcière. Le tout dessécher. D'un sourire emplit de tendresse, elle l'offrit à son sauveur. « Quand tu seras en mauvaise posture, immerge-le... Dans le sang d'un ou d'une innocent. Il te servira de talisman protecteur. Il te donnera assez de temps pour te sortir de la misère. » Elle n'allait pas lui préciser comment. Les morts le surprendraient, mais le protéger de cette façon était une première pour elle.
Déjà malade et mourante, Lilya ne pu que s’effondrer sur les genoux de son ancien souffre douleur. Cherchant à respirer normalement, consciente qu’il pouvait faire ce qu’il voulait d’elle.
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