AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Perfect Insanity {pv.}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Féminin
↳ Nombre de messages : 5155
↳ Points : 113
↳ Date d'inscription : 03/09/2013
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Whishaw
↳ Age du Personnage : 31 ans
↳ Métier : Médecin Légiste & Hacker
↳ Opinion Politique : Contre le Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 1
↳ Playlist :
SAEZ - A bout de souffle ♭ MCR - Famous last words ♭ ADELE - Skyfall ♭ THE KILLERS - Human ♭ ALEX HEPBURN - Reckless ♭ STONE SOUR - Tired ♭ SLIPKNOT - Dead Memories, Before I Forget, Snuff ♭ IMAGINE DRAGONS - Monster ♭

↳ Citation : « Je suis un trucage humain qui aspire à devenir un homme sans trucages. »
↳ Multicomptes : Stain E. Greyjoy & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #b68656



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Perfect Insanity {pv.}   Ven 6 Sep - 14:15


Perfect Insanity
the price of freedom
Come inside and be afraid, Of this impressive mess I've made. If you take a look now you will find. I have thrown away my vice. Done away with paradise. See what's going on inside my mind. Please let me. I can still feel them burning my mind. I do believe that you made your message clear. Deprivating, isolating all that I feel. Leaving me with images I know are not real. Are those words of condemnation that I hear. Do you think you can restore. The crucial pieces missing from my brain. I Don't know how much I can take. The secret thoughts inside me wake. I've lost what was within me. Try again to find. The thing that was my mind. © WILD HEART

Je te hais. Si tu savais à quel point je peux te haïr. Pauvre imbécile que tu es. Je déteste cet assemblage risible de chair et de sang, pourrit jusqu’à la moelle. Cette enveloppe qui ne m’appartient plus, tant je m’y sens mal à l’aise. Je suis en train d’étouffer dans mon propre corps. La sensation est affreuse, me donne envie de gratter la surface pour que tout s’écroule enfin. Mais je suis bien trop lâche pour ça. Profondément dégoûté par cette chose, je serais néanmoins incapable de la détruire. Cette pauvre vie à laquelle je tiens trop. Et pour la sauver, je n’ai pas hésité à fuir. Je suis fou je le sais. Mon cœur se débat constamment pour se sortir de cette folie dans laquelle je me suis engagé de mon plein gré. En quittant les barreaux d’une prison, je ne pensais pas un seul instant me retrouver à nouveau enfermé dans une autre cage comme un vulgaire hamster. Réduit à servir la volonté tyrannique d’un type que j’ai eu le malheur de séduire. A croire que j’aime me mettre en danger. Que je suis un aliéné suicidaire, incapable de faire la différence entre le bien et le mal. Je brade mon existence sur les marchés, me fais acheter pour mieux disparaître. Si seulement tout était aussi facile. Je n’ai eu que quelques jours de répit. Et déjà une part de moi tente d’y croire, à cette liberté retrouvée. Elle s’y accroche avec frénésie, craignant de la voir disparaître. Elle et toutes les promesses qu’elle a fait naître dans mon esprit le jour où je claquais la porte. Sans y jeter un dernier regard, le cerveau réduit en miettes par ce que je venais de voir. Mon sang hurlant contre mes tempes. Je l’avais enfin assouvit cette faim tenaillant mes entrailles. Jusqu’à en avoir la nausée. Je sens encore les battements de son cœur dans mes doigts. Comme si je la tenais toujours. Ce n’est plus qu’un murmure maintenant, un mauvais rêve qui revient sans cesse. Une bobine qui tourne en boucle sans relâche, les couleurs s’en estompent à chaque visionnage mais le résultat reste le même. A la fin du film, je tremble. Je me retrouve possédé par un mélange d’émotions qui me dérange et que je tente de refouler. Je m’en mords les doigts, à chaque réveil. De m’être ainsi laissé dominer par ces pulsions sauvages et inhumaines. J’ai failli la tuer. Sanjana. Dans un accès de rage insensée, j’ai failli le faire. Elle aussi je la déteste. Pour ce qu’elle a fait. Pour ce qu’elle est. Pour ce qu’elle possède. D’une haine viscérale, qui me ronge à chaque inspiration. Chaque fois que je la croise. Je sais ce qui se passerait si je laissais cette malveillance prendre le pas sur ma conscience. Si je la laissais parler, le sang coulerait sur mes mains. Je l’ai déjà fait. Tuer… Ceux qui levèrent la main sur moi, qui me touchèrent, ils ont tous finit de la même manière.

C’est peut-être pour ça que je suis partit. J’ai tout laissé en plan. Ses délires d’intrusion dans les systèmes du Gouvernement. Mon travail en cours. Je n’ai fait que récupérer mon portable et mes disques. Les autres machines sont restées allumées, et tournent dans le vent. Donnent l’illusion d’attendre les prochaines instructions ou de continuer leur boulot. Personne ne pourra s’en servir. Je suis le seul qui peut les remettre en route. Le seul… J’ai toujours eu horreur de cet égocentrisme. De cette manie qu’ont les gens de tout s’approprier et de se croire supérieurs aux autres sous prétexte qu’ils ont  compris comment se change une ampoule. Tout ça après s’être électrocutés un nombre incalculable de fois. Il reviendra me chercher. Si ce n’est pas pour me contraindre à faire disparaître les flocons de neige qui s’agitent sur les moniteurs désespérément noirs. Une belle tempête de neige, comme je les aimais. Ce sera pour me faire passer l’envie de recommencer. Rien que d’y penser, des frissonnements courent le long de mes bras. S’accentuent et sont rejoints par d’autres. Je frissonne, et je manque d’air. Je navigue entre un froid glacial et une chaleur étouffante. Je me brise contre les remparts de ma propre volonté, à résister comme je le fais depuis deux jours, je ne fais que retarder l’échéance. Augmenter la hauteur de la chute qui menace d’être mortelle à présent. A la sensation d’asphyxie s’est ajouté le néant provoqué par le manque.

C’est pour ça que je suis ici. Pour ça et pour l’oublier, elle et les foutues images qu’elle a ancré dans ma mémoire. Et pour oublier la menace qu’Il représente. Assis sur un lit branlant, minable et miteux comme le reste de cette pièce, je contemple la dose précieusement posée dans ma paume. Je me fais honte, à endosser le rôle du junkie trop dépendant qui préfère renouer avec ses démons plutôt que de se sevrer. Je suis même capable d’oublier mon angoisse des lieux restreints pour calmer le manque. Aucun souffle d’air, juste le bruit d’une ventilation au rabais. Et les soupirs des autres déjà perdus dans leurs propres délires. Ces dix années d’enfer m’ont détruit. Ils m’ont tués, tous à petit feu, chacun ajoutant sa pierre à l’édifice. Et je ne fais que continuer leur œuvre. Ma main ne tremble pas, plus maintenant. Un calme limpide s’empare de ma carcasse lorsque le précieux liquide se fraye un chemin dans mes veines. Rongées par l’acide, elles ne rechignent plus. Se laissent caresser et mènent l’arsenic directement dans mon cerveau. Le laisse envahir mon cœur pour rendre le monde moins difficile à supporter. Pendant quelques temps seulement. Je soupire et rejoins les autres. Allongé dans cet endroit insalubre, j’en oublie mes angoisses. Je m’abandonne sans lutter. J’ai fini par les apprécier. Ces drogues destructrices de l’esprit et de la raison. Je m’en fous, je n’ai plus rien à perdre.

_________________

Do I have to run and hide ?

I get the feeling just because. Everything I touch isn't dark enough. If this problem lies in me. I'm only a man with a chamber who's got me. I'm taking a stand to escape what's inside me. I'm turning to a monster. And it keeps getting stronger.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t885-aleksi-hold-your-

Féminin
↳ Nombre de messages : 8385
↳ Points : 337
↳ Date d'inscription : 31/08/2013
↳ Age : 25
↳ Avatar : Jonathan Rhys-Meyers
↳ Age du Personnage : 37 ans d'apparence, 177 ans en réalité
↳ Métier : Mafieux influent, fondateur de la Nemesis
↳ Opinion Politique : Anti-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
THE ROLLING STONES - satisfaction | PUSCIFER - the undertaker | 30 STM - the kill | PAPA ROACH - getting away with murder | DEPECHE MODE - wrong | LINKIN PARK - castle of glass | IMAGINE DRAGONS - shots | THE KILLERS - shot at the night | HURTS - somebody to die for | BLACK LAB - this night

↳ Citation : « Nous sommes tous frères sous la peau, et j'aimerais écorcher l'humanité pour le prouver. »
↳ Multicomptes : Nymeria C. Grimes & Rhys Steinsson
↳ Couleur RP : Navajowhite



Feuille de perso
↳ Copyright: Cyrine & Pathos & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Perfect Insanity {pv.}   Dim 8 Sep - 15:24

Tous des ratés, des incompétents, des incapables. Des imbéciles qui gaspillaient leur temps et lui faisaient perdre le sien. Aucun n’avait réussi à remettre en marche ces foutues machines. Aucun n’était parvenu à reprendre le contrôle de ferrailles désormais juste bonnes à être envoyées à la casse. Tout ça car son prisonnier avait voulu jouer une dernière fois au plus malin avant de s’évaporer. Une blague de mauvais goût qui ne faisait que renforcer ses envies meurtrières au fil des jours. Il s’était vu contraint de passer sa rage sur ses employés restants. Avait salement amoché la plupart de ceux qui avaient tenté de régler le problème, pour mieux échouer lamentablement. Une manière de calmer ses nerfs taillés au couteau bien vaine et éphémère, tant Il les avait réduits en bouillie en s’échappant. En abimant une nouvelle fois son indienne, la seule et l’unique dont il ne remettait jamais la loyauté ni l’affection en question. Un autre serait mort dans d’atroces souffrances dès la première tentative, pour qu’il n’ait plus jamais l’occasion de seulement songer à recommencer. Mais Lui, il n’avait pu que l’épargner. Pire, il avait fait entrer le loup dans la bergerie. L’avait contraint à une cohabitation forcée, sous le prétexte de garder un œil sur Lui. Des foutaises. Qu’il n’admettait pas lui-même. Ce qu’Il pouvait déclencher en lui était indescriptible. Indescriptible, inavouable, et impossible à mesurer tant cela pouvait le prendre aux tripes. La musique avait beau être morcelée, hachée, syncopée, elle n’en restait pas moins fascinante et entêtante. Pour ne pas dire enivrante. Il s’était contenté de le torturer, de le tabasser, pour se donner bonne conscience. Et ce petit ingrat n’avait pas compris la leçon. A nouveau, Il avait failli la tuer. Avant de disparaitre dans la nature, histoire de bien saper son autorité. Regarde-toi… Rongé par la mort aux rats. Regarde comme il t’a rendu faible. Et tous ceux qui te côtoient s'en aperçoivent. Pouffent comme des hyènes et se moquent de toi dès que tu t’éloignes. Un brin paranoïaque, la simple idée d’être percé à jour le rendait fou. Il avait l’affreuse sensation que son obsession, son addiction, se voyaient comme le nez au milieu de sa figure. Il entendait leurs messes basses, sans arrêt. Son esprit détraqué s’imaginait les pires scénarios, prenait les murmures du vent pour des ricanements. Dans un monde où l’apocalypse se trouvait au seuil de la porte, les fantasmes malsains de leur patron étaient pourtant certainement le cadet des soucis de ses sbires.

N’y tenant plus, il finit par envoyer valser le verre de scotch qui tournoyait dans sa main depuis de longues minutes sans qu’il n'ait encore porté à ses lèvres le liquide ambré. Ours mal léché, il se leva avec vigueur de sa chaise. Attrapa l’informaticien impuissant à réparer les bêtises de son prédécesseur par la peau du cou, avant d’envoyer son crâne d’œuf se fracasser contre les murs de la pièce noyée dans l’obscurité. Son souffle se glissa dans l’oreille du malheureux, tremblant et apeuré, alors qu’il le maintenait fermement contre le béton. « - Écoute-moi bien, j'ai horreur de me répéter. Je vais faire un petit tour. Quand je reviens, si t’as pas trouvé le moyen de réparer tout ce merdier, tu peux dire adieu à tes doigts. Vu le peu d’utilité que t’en retires, ça te manquera pas trop. Autant pas t’encombrer. » Méprisant, il le relâcha. L’observa s’affaler sur le plancher comme une pauvre loque. S’il possédait un semblant de bon sens, il prendrait la poudre d'escampette. Et prendrait soin de se terrer dans un trou de souris, dans une cabane au fond des bois, jusqu’à ce que le norvégien l’oublie. Jusqu’à ce que l’envie de l’écraser comme un vulgaire puceron lui passe. Les chances qu’il rentre dans de meilleures dispositions étant des plus infimes, sans Aleksi de retour dans les parages.

Il erra dans les rues putrides des bas-fonds de la Nouvelle-Orléans un long moment. Fit le tour des hôtels miteux, avant d’échouer dans l’endroit le plus évident pour un junkie. Le repaire de tous les drogués et les paumés du coin. Seven Deadly Sins. Une bâtisse misérable, ressemblant fortement à un asile désaffecté vue de l’extérieur. Il s’y rendait régulièrement, pour appâter des clients, récupérer des doses. Mais il s’y attardait rarement très longtemps, peu désireux de s’allonger dans les matelas miteux et de risquer de se faire égorger une fois dans les vapes. La démarche assurée, ses sphères acérées poignardaient à distance les âmes en peine errant à l’intérieur. Les détaillant tous brièvement, à la recherche de sa proie. Il ne tarda pas à s’aventurer dans la cave, qui empestait le moisi, le vomi et la transpiration. Plissant les narines pour supporter l’odeur nauséabonde qui se dégageait des lieux. Et il Le vit enfin. Sa frêle carcasse étendue sur une paillasse faisant office de lit, les rétines dilatées par les délices qui devaient s’y engouffrer. Il contempla un instant ses traits séduisants, presque tranquilles. Alors qu’Il sombrait dans une ivresse rédemptrice. Mais Il devait être au courant, le cauchemar finissait toujours par chasser le rêve. Lourd tribu à payer pour un voyage dans des eaux moins insalubres, la chute n’en était que plus vertigineuse. La descente des camés ressemblait à un gouffre, qui vous aspirait dans le néant après vous avoir fait léviter. Il en savait quelque chose, avait expérimenté ces chimères à l’arrière-goût affreusement amer. Et comme Lui, il continuait de goûter aux affres de l’Enfer pour accéder à ne serait-ce qu’une seconde d’oubli. Ils n’étaient pas si différents, quand on parvenait à lire entre les lignes. A déchiffrer la vérité, derrière les innombrables ratures, les frasques faussement désinvoltes. Sans s’émouvoir davantage, son pied heurta avec une violence mal contenue Son flanc. Pour qu’Il se ramasse sur le sol peu ragoutant. Comme si cela ne suffisait pas pour le faire émerger, il attrapa une bouteille de whisky abandonnée et en versa quelques gouttes sur le visage de l’inconscient. Avant de se pencher au dessus de lui, un rictus arrogant scotché sur la figure.

« - La Belle au bois dormant s’est suffisamment reposée ? »
Sans attendre la réponse, dont il se foutait d'ailleurs, il attrapa le bras du finlandais pour le remettre sur ses pieds. Quitte à manquer de lui déboiter l'épaule. Sans daigner le lâcher, tant il sentait Ses cannes fébriles après ce que Ses veines corrodées s’étaient enfilées. Plus semblables à des béquilles branlantes qu’à des jambes en cet instant. Troublé malgré sa colère par leur proximité, entre désir refoulé et aversion palpable.

« - J’ai beaucoup apprécié ton charmant cadeau de départ, au fait. Je sous-estimais tes talents de comique. A croire que tu avais envie que je n’ai d’autre choix que de te retrouver, pour te remercier. Comment on appelle ça déjà ? Un acte manqué je crois ? »
Susurra t’il, sa voix grave ondulant sur des notes doucereuses, et néanmoins aussi tranchantes et menaçantes que des lames de rasoir. Caresser avant de cogner. A croire que finalement, il avait retenu quelques enseignements de son alcoolique de père.

_________________
I've got blood on my name
There's a reckoning a'comin. And it burns beyond the grave. With lead inside my belly. Cause my soul has lost its way.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t876-kyran-chaos-isn-t

Féminin
↳ Nombre de messages : 5155
↳ Points : 113
↳ Date d'inscription : 03/09/2013
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Whishaw
↳ Age du Personnage : 31 ans
↳ Métier : Médecin Légiste & Hacker
↳ Opinion Politique : Contre le Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 1
↳ Playlist :
SAEZ - A bout de souffle ♭ MCR - Famous last words ♭ ADELE - Skyfall ♭ THE KILLERS - Human ♭ ALEX HEPBURN - Reckless ♭ STONE SOUR - Tired ♭ SLIPKNOT - Dead Memories, Before I Forget, Snuff ♭ IMAGINE DRAGONS - Monster ♭

↳ Citation : « Je suis un trucage humain qui aspire à devenir un homme sans trucages. »
↳ Multicomptes : Stain E. Greyjoy & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #b68656



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Perfect Insanity {pv.}   Lun 9 Sep - 11:35


Tu me prends à la gorge et je ne fais rien pour t’arrêter. Assassine, perverse à en crever, je la sens se ruer sous ma peau. Elle bouillonne, se fraye un chemin dans la plus infime de mes cellules. Le froid a disparu, remplacé par une douce chaleur. Les tremblements aussi ont cessé, enfin. Enfin, je ne la sens plus. Cette horrible sensation qui me dévore le ventre, cette voix dans ma tête qui me pousse à en vouloir plus à chaque fois. Elle ressemble à la mienne, m’insurge d’agir avant qu’il ne soit trop tard. Si je ne me nourris pas, je meurs ? Malgré tout le dégoût que je peux m’inspirer, je préfère encore jouer au voleur plutôt que de devenir un véritable gouffre. Et me laisser envahir par ce vide atroce. Pour finir comme Elle ? Certainement pas. Mon cœur se pince, rate un battement et pousse mes doigts à venir agripper le tissu moite de ma chemise, pour en défaire les premiers boutons avec difficulté. J’ai fermé les yeux, pour voir quoi ? Sa vie, des passages de son existence. Toujours les mêmes, ceux qui me poursuivent depuis mon départ. L’obscurité ne me réussit pas  alors je me mets à fixer le plafond. Immonde, à vous donner la nausée. Comme le reste de cet endroit de malheur.  Je n’aurais dû faire que passer devant. Lever les yeux vers la devanture et continuer ma route. Retourner m’enfermer à double tours dans une chambre insipide d’un quelconque hôtel de la ville. Pour Lui échapper. Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire, une brève seconde en imaginant sa tête lorsqu’il découvrirait l’étendue des dégâts. Et celles des autres qui tenteront de réparer mes délires d'informaticien de bas étage. J’ai toujours été un gamin capricieux, mon séjour en prison m’aura juste appris à savoir quand utiliser cette carte. Et surtout, quand la garder au chaud dans ma manche. Peut-être qu’au fond, je voulais qu’Il me retrouve. Ce n’est pas un doute, c’est une certitude. Je me sens affreusement mal quand Il est proche. Plus encore quand Il ne l’est pas. Je m’entiche de mon bourreau, et du type qui l’a touché. Que c’est ridicule. Un froncement de sourcils, imperceptible, froisse mes traits, chassé bien rapidement par un calme qui me fait tant défaut depuis quelque temps. Mes délires sont redevenus mes seules échappatoires. Je les ai détestés, la première fois que ce feu dévora mes veines. Drogué de force peu de temps après mon arrivée sur le sol américain, un cadeau de bienvenue des plus détestables, ils avaient tout prévu. Ils savaient. Qu’après m’avoir injecté dans les veines une dose pareille je reviendrais les voir. Je serais capable de tout pour en avoir encore.

Ce ne fut qu’un vulgaire hoquet, qui mourut dès qu’il eut franchi le seuil de mes lèvres. La douleur me semble lointaine, comme si elle appartient à quelqu’un d’autre. Comme si cette carcasse qui se heurte contre le sol n’est pas la mienne. Le choc les chasse toutes d’un seul coup, ces images salvatrices. Réveil humide et salué par des mots qui ne font que voleter près de mes oreilles sans que je ne les entende, je me mis  à ciller. Plusieurs fois, chassant l’alcool qui me brûle les rétines. Le craquement, un clac sec, de mon épaule sans doute, résonne dans les brumes de mon cerveau. La liberté au bout du chemin, entre le marteau et l’enclume, je viens de me faire fracasser les doigts. Le premier coup d’une punition que j’ai cherché. J’ai semé les pierres pour que l’on me retrouve, et maintenant je tends la joue pour recevoir mon dû. Je soupire, me laisse faire par une force contre laquelle il vaut mieux ne pas s’opposer. Je me sens si insignifiant, là, à la merci de Ses doigts. Je l’ai senti, avant même qu’Il n’entre. Au-dessus de l’odeur fortement grossière régnant dans ce taudis, la Sienne me frappa les neurones. Même à moitié inconscient, je l’ai repéré. J’en suis devenu accro, je m’en suis soulé au point d’en avoir les tripes toutes retournées. Tout ça pour quoi ? Pour avoir la certitude de ne jamais L’oublier. J’étais loin de me douter, ce soir-là, que nos routes ne cesseraient alors de se croiser. De mauvais accident de voitures, desquels je sors indemne. Pour le moment.

Des frissons se glissent le long de mon échine, affolés par le son de Sa voix. Le retour à la réalité est bien plus ardu que d’ordinaire. Horriblement brutal. Je me sens affreusement mal. A mi-chemin entre la nausée comateuse de fin de soirée bien arrosée et l’énergie démente du type qui a trop forcé sur la boisson dynamisante. Je ne sens pas mes jambes, et pourtant quand je baisse la tête, elles sont toujours là. Je tâtonne, mes doigts finissent par agripper ce qui me semble être Son bras.

« - Je savais que ça te plairait. Vu la chaleur, je pensais qu’un peu de fraîcheur ne t’importunerait pas. » Pas un mot au sujet de Sanjana. Eviter le plus beau sujet de discorde pour garder rester indemne. Encore un peu du moins. Je me redresse, laborieusement et prend le risque de croiser Son regard. Je me suis déjà fait avoir une fois, mais il y a quelque chose d’extrêmement fascinant dans ces nuances de bleu. Cette lueur malsaine de parfait psychopathe associée à une froideur des plus perçantes. Et cette rage, difficilement contenue. Te mettre dans des états pareils à cause de moi, c’en est presque charmant. J’inspire profondément, grimace lorsqu’un élan de douleur me traverse le flanc. Des fourmillements me dévorent les jambes, je remue mes orteils pour tenter de les chasser tout en renforçant ma prise contre le tissu tout chiffonné. Poussé par un élan de stupidité suicidaire, je me rapproche, à peine. Suffisamment pour embrasser le coin de Ses lèvres. Tentation agitée devant mon nez avec tant d’insistance qu’y résister relève de l’exploit. Surtout ici, paumés au milieu d’autres paumés qui n’ont strictement rien à faire de ce qui se passe alentour. Avec un peu moins d’acide dans le sang, j’aurais peut-être réfléchi un peu plus avant d’agir. Mon cœur se cogne contre mes côtes, si fort que je perds le contrôle de ma respiration. Ma migraine est revenue, apportant avec elle des bourdonnements fortement gênants.

« - Je devais te manquer pour que tu viennes me chercher jusqu’ici. » Je le murmure contre Sa peau, et m’enivre de cette proximité avant de reculer. Mes doigts le lâchent, tremblant comme le reste de ma misérable carcasse. Le reste du décor est en train de tanguer dangereusement autour de moi lorsque je me défais de l’étau de fer de ses phalanges. Je cherche un appui, trouve de l’aide auprès d’une table bancale au possible tout en effaçant de mon autre main la sueur glaciale venue se coller contre mon front. La chute est beaucoup plus rude que d’ordinaire. J’ai été contraint de forcer la dose. Pour ressentir autre chose qu’un vulgaire picotement.

« - Le système du Gouvernement est toujours en place à ce que je vois. Un problème avec les machines ? » Sarcasme à peine balancé, et déjà je me mords la langue. Mes pensées s’affolent, et se pressent contre mon crâne. Je m’essouffle pour rien, empire un état déjà bien déplorable en jouant au téméraire. Stupide qui plus est. Pour prononcer ces misérables phrases je dus faire un effort considérable. Pour rassembler mes esprits et tenter de faire de cette charpie informe un ensemble relativement cohérent. Je baisse la tête, ferme les yeux et retiens mon souffle. Espérant avec ferveur que lorsque je recouvrerais la vue, la pièce aura cessé de tanguer.

_________________

Do I have to run and hide ?

I get the feeling just because. Everything I touch isn't dark enough. If this problem lies in me. I'm only a man with a chamber who's got me. I'm taking a stand to escape what's inside me. I'm turning to a monster. And it keeps getting stronger.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t885-aleksi-hold-your-

Féminin
↳ Nombre de messages : 8385
↳ Points : 337
↳ Date d'inscription : 31/08/2013
↳ Age : 25
↳ Avatar : Jonathan Rhys-Meyers
↳ Age du Personnage : 37 ans d'apparence, 177 ans en réalité
↳ Métier : Mafieux influent, fondateur de la Nemesis
↳ Opinion Politique : Anti-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
THE ROLLING STONES - satisfaction | PUSCIFER - the undertaker | 30 STM - the kill | PAPA ROACH - getting away with murder | DEPECHE MODE - wrong | LINKIN PARK - castle of glass | IMAGINE DRAGONS - shots | THE KILLERS - shot at the night | HURTS - somebody to die for | BLACK LAB - this night

↳ Citation : « Nous sommes tous frères sous la peau, et j'aimerais écorcher l'humanité pour le prouver. »
↳ Multicomptes : Nymeria C. Grimes & Rhys Steinsson
↳ Couleur RP : Navajowhite



Feuille de perso
↳ Copyright: Cyrine & Pathos & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Perfect Insanity {pv.}   Mer 11 Sep - 16:07

Il lui retournait les tripes. Là, devant lui, à tituber dans un état second. Le norvégien ne réussissait plus à se débarrasser de cette haine corrosive qui l'habitait. Qui le transperçait de part en part à la manière de couteaux aiguisés. Une immolation sans issue qui le consumait tout entier, chaque fois que ses prunelles claires s’attardaient sur Lui. Simultanément inconscient et suicidaire, d’avoir cherché à lui échapper. Tout en semant les indices pour se faire retrouver. Papillon masochiste se jetant de son plein gré sur les flammes. A moins qu’il ne s’agisse seulement d’une profonde stupidité ? A moins que Son existence n’ait si peu de valeurs pour Lui, pour si mal se cacher de son bourreau ? Il en doutait. Fortement. Au fond, Il devait y tenir, ne serait-ce qu’un peu, à cet assemblage de chairs et de pensées supposées former un ensemble cohérent.  Comme lui, il s’accrochait au dernier fil ténu le séparant du vide. Et idiot, Il était loin de l'être. Marionnette de chiffon entre ses mains rêches, il ne comprenait pas ce qui le poussait tant à Le retenir. A maintenir à sa hauteur Sa carcasse esseulée. Au lieu de l’envoyer s’éparpiller sur le plancher putride, encore et encore. Jusqu’à en avoir mal au cœur. Il cherchait constamment des prétextes, pour épargner ce qui était si simple à démolir, à pulvériser. Lâche comme jamais, puant de rancœur envers celui qui réveillait en lui des instincts dégueulasses et inavouables. Pour un type comme lui. S’il avait d’abord mis son égarement sur le compte de l’alcool, la substance mortifère avait à présent bon dos. Même sans être ébréché, parfaitement sobre, les tenailles continuaient de jouer avec ses organes vitaux. Un supplice si terrible qu’il en avait même du mal à respirer. A peine le contact physique établi, il regrettait déjà de s’être accroché à Son bras. Et Il ne faisait rien pour lui faciliter la tâche, à agripper le sien à son tour, comme on s’accrocherait à une bouée de sauvetage en pleine tempête. Juste avant d’heurter de plein fouet les récifs acérés.

« - C’est ça, continue donc de te foutre joyeusement de ma gueule, t’arrange vraiment ton cas. » Siffla-t-il, les dents serrées à s’en fracturer la mâchoire. Il ne savait pas ce qui le retenait, de cogner jusqu’à ce qu’Il ne soit plus qu’un enchevêtrement de membres désarticulés. De détruire Ses traits fins, pour qu’ils n’aient plus jamais l’occasion de le narguer avec une telle impudence. Ou plutôt, il ne le savait que trop bien. Qu’il avait affreusement besoin de s’en abreuver. Il cilla lorsque l’insolent se rapprocha, pour sceller Ses lèvres assassines au coin des siennes. Le corps plus lourd que du plomb, Son manège sensuel affola l’intrus tapi entre ses côtes. Paralysé, comme un hérisson aveuglé par les phares d’une voiture, il n’eut pas le réflexe de s’écarter. L’insinuation douteuse qui s’ensuivit le fit se raidir encore un peu plus, alors que Son souffle suave brûlait sa peau. Il en frissonna, ses paupières embrassant l’obscurité l’espace d’un instant. Aspirant autant à chasser la lueur lubrique envahissant ses rétines translucides, qu’à recouvrer ses esprits. Il n’apposa pas la moindre résistance lorsque le captif se recula, à la fois soulagé et frustré par la distance de sécurité apposée entre eux. Obligé de se racler la gorge pour récupérer le son de sa voix, plus déstabilisé par Sa fourberie qu’il ne voulait le laisser paraitre. Ses sphères glaciales ne perdaient pas une miette de Ses gestes, rendus tremblants et maladroits par l’arsenic incendiant Ses veines. Admettre qu’Il avait visé dans le mille ? Plutôt crever…

« - Refais-ça, et je te décape les lèvres à l’acide. » Cracha-t-il, évoquant le baiser volé. Du bluff, pour se donner un semblant de contenance. Pour se persuader vainement que les échanges de salive du premier soir ne tournaient pas en boucle dans son crâne dément, sans répit. « - Me manquer ? T’as passé trop de temps dans les douches en prison mon pauvre, c’est navrant d’être si sentimental. Je crois que je comprends de mieux en mieux pourquoi elle avait tant besoin d’aller voir ailleurs… Regarde-toi, une vraie loque. » Un rictus mesquin se glissa sur sa figure, alors qu’il détaillait Sa frêle silhouette avec un mépris suintant. Prenant un malin plaisir à renvoyer le boomerang en pleine face de l’adversaire, histoire de s’assurer qu’il ne s’en relève pas. Il aurait pu passer des heures à faire ça. A lui raconter en détail leurs ébats à l’arrière-goût d’adultère, pour faire rejaillir en Lui son impuissance à la maintenir fidèle. Il aurait pu broder, rajouter des détails sulfureux sur ses formes harmonieuses, l’arrondi de sa poitrine, le satin recouvrant son épiderme voluptueux. Les gémissements qu’il lui arrachait lorsque la tension était à son paroxysme, et qu’elle s’abandonnait pleinement à la fièvre de ses reins. Et asséner le coup de grâce, en Lui susurrant qu’il n’avait pas s’agit d’un vulgaire accident. Qu’elle avait réitéré ses avances, délicieusement lascive et insatiable. Mais il se contenta de le suggérer. Mettre le feu aux poudres, et attendre que l’incendie criminel daigne se déclencher. Un art dans lequel il commençait à exceller. Certain que Son imagination serait suffisamment fertile pour deviner tout ce qu’Il avait pu passer sous silence. Et que Son cerveau délirant exagèrerait une réalité finalement bien crue et plate, ponctuée d’étreintes sans âmes et purement animales.

Sa question, ironique au possible, lui fit toutefois aussitôt perdre son sourire carnassier. Sanguin, il envoya les quelques mètres les séparant aux oubliettes. Ses hanches se heurtèrent avec violence aux Siennes, alors que ses phalanges solides s’amarraient à Sa jugulaire. Serrant pour y exercer une pression des plus menaçantes, avant de tourner rudement Son visage sur le côté. Évitant ainsi volontairement de Se perdre dans les nuances bleutées de Ses pupilles. Entêtantes et captivantes au point de ne pas prendre le risque de laisser sa volonté flancher. Il ne se concentra que sur Sa fragrance grisante, à mi-chemin entre le prédateur féroce et le gibier poussé dans ses retranchements. Il ne s’en lassait pas, de ces notes singulières embrumant ses sens avec une facilité déconcertante. Plus puissantes que la pourriture ambiante, elles s’imprégnaient à sa propre chair. Le rendaient malade. L'ensorcelaient. Trahissant sa nervosité, vorace et grandissante en dépit de l’assurance greffée au moindre de ses mouvements. Factice, comme tout le reste. Un pitoyable humain feignant de n’être qu’un automate, méthodique et insensible. Son poing s’abattit brutalement dans Son estomac, désireux que Son corps plie sous la douleur et lui fasse ravaler Ses puérils sarcasmes.

« - Tu te crois malin, hein ? T'as une idée du temps que tu m’as fait perdre avec tes conneries ? T’as envie de la rejoindre six pieds sous terre, c’est ce que tu veux ? Car ça peut s’arranger. » Murmures tranchants dévalant le creux de Son oreille, sans une once de pitié, avant qu’Il ne le relâche et recule d’un pas. Encore proche, mais assez loin pour qu’Il ne puisse cette fois pas se raccrocher à lui.  « - D’ailleurs, qu’est-ce qui te dit que je n'ai pas l’intention de te ramener les pieds devant ? Après tout ce cirque ? Si tu ne peux plus m’être utile, tu ne le seras plus pour personne, je t’avais prévenu. » Intransigeant et possessif, il n’avait pas l’intention de permettre à son génie sur pattes de filer à la concurrence ou même de prendre sa retraite. Décidé à user le filon jusqu’à la moelle.

_________________
I've got blood on my name
There's a reckoning a'comin. And it burns beyond the grave. With lead inside my belly. Cause my soul has lost its way.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t876-kyran-chaos-isn-t

Féminin
↳ Nombre de messages : 5155
↳ Points : 113
↳ Date d'inscription : 03/09/2013
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Whishaw
↳ Age du Personnage : 31 ans
↳ Métier : Médecin Légiste & Hacker
↳ Opinion Politique : Contre le Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 1
↳ Playlist :
SAEZ - A bout de souffle ♭ MCR - Famous last words ♭ ADELE - Skyfall ♭ THE KILLERS - Human ♭ ALEX HEPBURN - Reckless ♭ STONE SOUR - Tired ♭ SLIPKNOT - Dead Memories, Before I Forget, Snuff ♭ IMAGINE DRAGONS - Monster ♭

↳ Citation : « Je suis un trucage humain qui aspire à devenir un homme sans trucages. »
↳ Multicomptes : Stain E. Greyjoy & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #b68656



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Perfect Insanity {pv.}   Jeu 12 Sep - 14:08


L’attaque me déchire le cœur. Prive mes poumons d’air jusqu’à ce qu’ils en soient atrophiés. Je suffoque à nouveau, agrippe le col de ma chemise tout en fermant les yeux encore un peu plus. Il aurait pu me tabasser, le résultat aurait été pareil. Mon sang ne fait qu’un tour, s’embrase et ravage mes entrailles. Elles se crispent, se nouent et se dénouent et je sens les doigts de la colère s’enrouler autour de ma gorge. Je recouvre la vue, pour une seconde seulement. La pièce s’est dissimulée derrière un profond brouillard, humide. Corrosives, mes larmes m’incendient les rétines. Je les refoule dans un battement de cils. Puis un autre, pour tenter de recouvrer mes esprits. Chasser de mon esprit les images nauséeuses venues s’y glisser. Ce ne sont que de mauvais souvenirs, et pourtant ils n’ont de cesse de me hanter. Ce n’est pas Son mépris qui me détruit, mais qu’Il ait visé si juste. Frappant là où c’est le plus douloureux. Mes sévices passés et ce qu’elle m’a fait. Je secoue la tête, lentement d’abord et avec plus d’entrain ensuite comme si cela pouvait changer quoi que ce soit. Je te déteste, si tu savais à quel point. J’ai beau me répéter tout ça, sans cesse. A chaque fois que Sa colère marque ma peau et m’abîme le cœur. A chaque fois que Ses mots me transpercent comme des lames de rasoirs dangereusement affutées. Je n’ai de cesse de me le répéter, et rien ne change. Je suis incapable de faire profil bas, de retenir ma langue quitte à la couper au passage à force de serrer les dents. Cette soirée me hante, elle et les promesses que j’ai laissé passer. Tout ça à cause d’une prétendue fidélité qui n’aura été valable que d’un seul côté. Je lui en veux, à elle aussi. Pour avoir fait miroiter tant de choses devant mes yeux lorsque j’étais toujours enfermé derrière de maudits barreaux. Pour tout ce qu’elle m’avait promis, et pour l’entrain avec lequel elle s’est amusée à me déchirer comme un vulgaire morceau de papier. Un mouchoir que l’on jette lorsqu’il a été trop utilisé. Derrière la colère, une profonde tristesse vient de m’envahir. Elle chasse l’allégresse de mon ivresse et me plonge dans une dangereuse mélancolie.

« - J’ai passé dix ans, à côtoyer des violents compulsifs dans ton genre. Si tu crois que tes menaces m’effraient, tu te trompes. » Lâchais-je en gardant mes dents serrées. Je ne lui jette qu’une œillade assassine, ravalant mon trouble et cet élan détestable de profonde faiblesse. Je mentais. Comme un arracheur de dents. Ce ne sont pas que des frissons de plaisir qu’Il peut faire courir sur ma peau. Si sa présence m’est bénéfique et indispensable, elle hante aussi mes journées d’une ombre des plus terrifiantes. Je me promets de ne plus trembler face à Lui, d’ignorer mes craintes. J’y parviens. En surface, le lac est d’un calme limpide, glacial. Sous les eaux sombres, c’est la débandade. Le raz-de-marée menace de tout engloutir à chaque fois. La violence de la collision me déchire le crâne. Et les reins. Je lâche un infime soupir de surprise et de douleur, mes doigts s’enroulent autour de Son poignet. Le serre avec hargne dans l’espoir de le voir lâcher prise. Ma tentative se solde par un lourd échec et le froid humide du mur contre ma joue. Mes dents grincent, mes traits se durcissent et mes sourcils se froncent. En cet instant, Il ne m’inspire qu’un profond dégoût. Une répulsion sauvage gronde sous ma peau et me pousse à retenir mon souffle. A garder la tête haute lorsqu’Il me fracasse l’estomac. Je retiens avec peine le sang qui vient caresser ma langue. Et lorsque Son souffle frôle ma peau, je me crispe et tente de m’éloigner, quitte à m’abîmer la joue contre la cloison dégoûtante. Je me brise les genoux sur le sol, m’écorche les mains pour amortir ma chute. Je ne cherche pas à me relever cette fois, pas tout de suite. Prostré, je laisse mon front se poser à terre. Malgré le gouffre qui règne en mon sein, je me surprends à sourire en l’entendant se plaindre. Et à rire. Un éclat de folie non contrôlée, entrecoupée par les ratés de ma respiration malmenée.

« - Le temps que tu as perdu ? Aucun. Sauf quand tu les as démolies… Parce que tu l’as fait n’est-ce pas ? » Ma question n’attend pas de réponse. Je le sais. J’ai perdu le signal de certaines machines. Impossibles à éteindre, elles ont dû souffrir de Sa patience légendaire. Frapper avant de parler. Frapper pour que les choses fonctionnent. Une brute comme les autres, impatiente à en crever et incapable de se comporter en être humain civilisé. « - Plus malin que toi déjà. Tu me prends vraiment pour un con ? Si je suis capable de me glisser dans les systèmes d’un gouvernement, je le suis aussi pour les miens. Le contrôle à distance, une petite merveille de modernité que tu sembles oublier. » Je relève la tête et le fusille du regard tout en cherchant une fois encore un appui pour me remettre lamentablement debout. Les nuées corrosives ont disparu. Son coup a au moins eu le mérite de me faire raccrocher. Je n’ai pas pu m’en empêcher, de jeter un œil aux engins abandonnés dans Sa cave étouffante. De continuer mon travail du lit miteux d’une chambre d’hôtel qui l’est toute autant. Il m’a fallu des mois pour griller le système des services secrets britanniques. Il m’en faudra beaucoup plus pour mettre celui-ci hors d’état de nuire. Alors perdre quelques jours, ce n’est rien au fond. Mais pas pour lui visiblement. Mes doigts frôlent la bouteille de whisky, éventée et certainement aussi alcoolisée qu’infestée de germes assassins. Ils la frôlent presque avec tendresse avant de s’y agripper. Mes articulations craquent, blanchissent. Le verre gémit sous la force de la prise et fend l’air pour voler en éclats à Ses pieds. J’aurais tant aimé que les débris entaillent Sa peau, le défigurent pour que tout chez lui deviennent repoussant. Indésirable, et aussi pourrit que Son cœur.

« - Menace-moi encore une fois, et c’est toi qui ne seras plus utile pour personne. » Passif jusqu’à présent, je m’étais juré de ne plus me laisser faire la dernière fois qu’Il me traîna dans la boue et le sang. Je ravale celui qui caresse encore ma langue, efface la ligne ténébreuse sur mon menton d’un revers de main rageur. La vue de cette substance affreusement sombre et visqueuse me retourne l’estomac. Me rappelle que je ne suis plus qu’un beau mensonge. Une contrefaçon de bas étage.

« - Et ça lui a réussi de croiser ta route. Se faire tuer à cause d’une écervelée jalouse à en crever. Tu détruis tout, Kyran. Pas étonnant qu’il t’évite…» Un seul souffle, mes doigts se serrent et je Le toise. Tant pis pour la fascination morbide que peut exercer Son regard sur moi. Tant pis pour le trouble qu’Il pourra y lire. Je ne flanche pas, et ce ne sera pas la seule chose qu’Il pourra croiser dans mes prunelles. Glaciales au possible, comme mes traits qui se crispent un peu plus. Mon cœur s’emballe, se raccroche à mes côtes pour éviter de sombrer. Je suis un égoïste, capricieux au possible. Il m’offre l’opportunité de me détruire les neurones à force de regarder un moniteur. De m’user les phalanges sur un clavier. La possibilité de satisfaire ma plus dangereuse dépendance. Il entretient mes névroses et attise mes angoisses les plus profondes. Ce ne sont que des cadeaux empoisonnés, ce n’est certainement pas un bel emballage qui m’attend au bout de la route.  

_________________

Do I have to run and hide ?

I get the feeling just because. Everything I touch isn't dark enough. If this problem lies in me. I'm only a man with a chamber who's got me. I'm taking a stand to escape what's inside me. I'm turning to a monster. And it keeps getting stronger.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t885-aleksi-hold-your-

Féminin
↳ Nombre de messages : 8385
↳ Points : 337
↳ Date d'inscription : 31/08/2013
↳ Age : 25
↳ Avatar : Jonathan Rhys-Meyers
↳ Age du Personnage : 37 ans d'apparence, 177 ans en réalité
↳ Métier : Mafieux influent, fondateur de la Nemesis
↳ Opinion Politique : Anti-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
THE ROLLING STONES - satisfaction | PUSCIFER - the undertaker | 30 STM - the kill | PAPA ROACH - getting away with murder | DEPECHE MODE - wrong | LINKIN PARK - castle of glass | IMAGINE DRAGONS - shots | THE KILLERS - shot at the night | HURTS - somebody to die for | BLACK LAB - this night

↳ Citation : « Nous sommes tous frères sous la peau, et j'aimerais écorcher l'humanité pour le prouver. »
↳ Multicomptes : Nymeria C. Grimes & Rhys Steinsson
↳ Couleur RP : Navajowhite



Feuille de perso
↳ Copyright: Cyrine & Pathos & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Perfect Insanity {pv.}   Dim 15 Sep - 19:27


Il ne la contrôlait pas. Cette fureur sourde, ardente, féroce, qui flétrissait ses veines plus violemment que le plus redoutable des poisons. Elle rampait, s’agrippait à ses nerfs, les déchirait sans une once d’hésitation. Elle palpitait au creux de ses entrailles, comme une mauvaise maladie. Forgée par ses impuissances et ses frustrations, elle avait fini par faire de lui un monstre. Un monstre d’égoïsme et de rancœur, incapable d’attendre, incapable de pardonner. Orageux et excessif. Les pupilles sans cesse bondées d’une rage qui dégoulinait de ses traits de fer. Prenant toujours soin d’avoir un coup d’avance, pour ne plus risquer de se retrouver dans la position si inconfortable de la victime servile. Il s’en voulait pourtant, sincèrement. De tirer impunément sur l’ambiance, de faire rejaillir en Lui tout ce dont il avait lui-même tant souffert. D'être devenu le reflet immonde de son géniteur. Il aurait pu naitre avec un couteau sous la gorge, que cela n’aurait pas fait la moindre différence. Il n’avait pas fait que côtoyer la peur, elle s’était fondue en lui et ne lui avait dès lors plus concédé aucun répit. Prisonnier d’une existence sordide relevant de l’accident. Il avait passé les premières années de sa vie à accumuler les émotions dans son for intérieur, à dresser ses angoisses comme des animaux domestiques à défaut de pouvoir les abandonner sur le bas-côté. Introverti, craintif, désireux de se fondre dans le décor. De devenir un fantôme plus pâle que les murs grisâtres entourant le taudis leur servant de logis. Trop faible et fragile pour riposter, littéralement tétanisé par l’ombre imposante d’un père brutal et alcoolique. A bien des égards, Aleksi ressemblait au gamin anxieux qu’il était autrefois. Sauf que contrairement à lui, le finlandais avait parfois le courage de se mesurer à son bourreau. De faire taire ses tremblements, pour essayer de le dompter. Et pour ces élans suicidaires, il L’admirait.

« - Tu mens. »
Ce ne fut qu’un sifflement, laconique, catégorique. Certain qu’en dépit de Son caractère téméraire, Il était rongé de terribles spasmes. Redoutait ses crises, affreusement simples à déclencher. Et il avait tout fait pour parvenir à ce résultat. Désireux de meurtrir et de pervertir Son palpitant jusqu’à ce qu’il n’en reste que des braises fumantes. Le tordre, avec acharnement. Un beau gâchis, perpétré par ses soins. Trop buté pour comprendre qu’il ne faisait que précipiter sa propre perte, en cherchant à éteindre la dernière lueur au milieu des ténèbres. Alors qu’il aurait pu cesser de lutter. Éliminer cette tension malsaine en laissant l'attirance impérieuse le consumer entièrement. S’en décharger en s’abandonnant. Si seulement sa volonté n’avait pas été ensevelie sous les gravats de son ego, masse branlante et imposante le détournant péniblement de la tentation.

« - Ou tu ne les as pas assez endurés, sinon tu m’aurais fait la peau quand tu en as eu l’occasion. »
Souffla t’il, alors que Sa frêle carcasse se tassait et se recroquevillait en boule de douleur. Une saveur âcre restait accrochée à sa langue, un arrière-goût de défaite dont il ne parvenait pas à se défaire. Une pointe de culpabilité perforait ses poumons à intervalles réguliers, annihilant peu à peu son souffle et le semblant de contrôle qui perdurait en son sein. Vite balayée par l’envie de Lui fracasser la mâchoire pour le faire taire, lorsque Son rire vrilla ses tympans. Après la désobéissance et les provocations lascives, voilà qu’Il se moquait ouvertement de lui. Stoïque, les rétines plus sombres et glaciales que deux icebergs, il se contenta de serrer imperceptiblement les poings. Se retenant de Lui faire ravaler son hilarité déplacée. Piqué au vif, il se contenta de Lui jeter un regard noir en guise de réponse, puisqu’il ne pouvait pas nier. Il avait effectivement fini par se défouler sur le matériel, à défaut d’avoir le coupable sous la main. S’il avait rapidement compris qu’il était dans son intérêt de se familiariser aux nouvelles technologies, ou en tout cas de ne pas les négliger en tant qu’instruments potentiels de sa réussite, elles l’horripilaient. Trop subtiles pour lui, le voleur qui s’était fait un nom dans les faubourgs crasseux de Barentsburg avec l’audace de ceux qui n’ont plus rien à perdre. Dans son siècle, les engins de ce genre n’existaient pas. Seules la ruse et la décadence menaient la danse.

« - Oh comme c’est touchant, tu t’es senti obligé de surveiller tes machines chéries à distance ? Excuse-moi de ne pas entrer en transe devant des tas de ferrailles et des câbles électriques, je te laisse ce privilège. Tu parles d’une intelligence rare, ça valait la peine de terminer derrière des barreaux… »
Cracha t’il, vexé comme un pou. Il Le toisa avec dédain, fronçant les sourcils lorsque Ses doigts caressèrent la bouteille de whisky. Pose ça, tu vas faire une bêtise… Il eut à peine le temps d’esquisser un mouvement de recul que déjà le cristal volait en éclats contre le sol putride. Une grimace d’affliction déforma ses lippes, lorsque des débris s’incrustèrent sous sa chair. L'épiderme entaillé de multiples coupures, il contempla un instant les perles pourpres et pâteuses. Tiraillé de frissons assassins.

« - Je t’ai déjà confié à quel point ta répartie m’impressionnait ? Me menacer pour que j’arrête de le faire, ça c’est de la force de dissuasion. Je t’en prie, continue la saignée, puisque cela semble tellement te démanger. »
Il ne faisait pas l'erreur de Le sous-estimer, il était conscient que l’eau en apparence si calme et limpide dissimulait un torrent meurtrier. Il le lui avait prouvé, la dernière fois qu’il avait allègrement franchi les limites. Mais il n’attendait que ça. Réveiller la brute tapie en Lui. Faire ressurgir le parasite qui devait Lui dévorer les tripes, prendre racine dans Son ventre en attendant de monter jusqu’au cerveau. Maintenir le contact, renforcer le lien, au diable les conséquences. Ses phalanges lésées ramassèrent un morceau de verre, le tendirent dans Sa direction pour souligner le défi. Voyant qu’Il ne s’exécutait pas, Il attrapa Sa paume de force pour y placer la lame de fortune et refermer Ses articulations dessus. Jusqu’à les entendre craquer. Symphonie grinçante des plus entêtantes, affutant ses sens de psychopathe en herbe. Se délectant de leur dangereuse proximité, quitte à s’y brûler. Avant que Son accusation ne tombe dans son oreille comme une bombe. Sonné, les serpents cruels défirent légèrement leur emprise, se glissèrent vers Son poignet. Il cilla, les azurs traversés d’un voile qu’il ne chercha pas à estomper. Avec l’horrible impression de passer dans une broyeuse, à la merci de Ses sarcasmes.

« - Ferme-la. Je t’interdis de l’insulter, je ne tolère plus que tu lui manque de respect. Elle n’a fait qu'utiliser ses dons, et vu ton état pitoyable, tu devrais apprendre à en faire autant. Je me moque de l’avoir détruite, ta potiche juste bonne à écarter les cuisses en te tournant en ridicule. »
Le visage endurci, seul le chagrin embrumant ses sphères translucides le trahissait. Elles se noyaient pourtant démesurément dans les Siennes, passant au crible les nuances singulières pour en arracher la vérité. « - Même toi tu sais que tu méritais mieux. » Murmures presque inaudibles, marmonnés dans sa barbe, les derniers mots lui avaient échappé. Dépassant la barrière de ses lèvres avant qu’il n’ait pu correctement les mastiquer. Trépignant sur place, il ajouta avec appréhension, sur la défensive : « - Comment tu le connais ? » Oscillant entre deux pulsions contradictoires, il ignorait ce qu’il devait faire. Baisser les armes, ou le rouer de coups pour avoir osé mentionner son frère. Avec un autre, il n’aurait pas hésité. Il aurait serré le cou gracile de l’impudent, serré, serré, jusqu’à en faire de la bouillie. Serré, serré, jusqu’à ce que ne résonne plus dans sa cage thoracique qu’un silence macabre. Par instinct de survie, il ne parvenait pas à s’y résigner. Le déni n’étant pas suffisamment puissant pour qu’il soit convaincu de ne pas souffrir de Son trépas à en crever ensuite. Une part de lui ne se leurrait déjà plus.

_________________
I've got blood on my name
There's a reckoning a'comin. And it burns beyond the grave. With lead inside my belly. Cause my soul has lost its way.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t876-kyran-chaos-isn-t

Féminin
↳ Nombre de messages : 5155
↳ Points : 113
↳ Date d'inscription : 03/09/2013
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Whishaw
↳ Age du Personnage : 31 ans
↳ Métier : Médecin Légiste & Hacker
↳ Opinion Politique : Contre le Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 1
↳ Playlist :
SAEZ - A bout de souffle ♭ MCR - Famous last words ♭ ADELE - Skyfall ♭ THE KILLERS - Human ♭ ALEX HEPBURN - Reckless ♭ STONE SOUR - Tired ♭ SLIPKNOT - Dead Memories, Before I Forget, Snuff ♭ IMAGINE DRAGONS - Monster ♭

↳ Citation : « Je suis un trucage humain qui aspire à devenir un homme sans trucages. »
↳ Multicomptes : Stain E. Greyjoy & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #b68656



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Perfect Insanity {pv.}   Mar 17 Sep - 21:35


La douleur est réelle seulement si on la laisse faire. Si elle a le temps de se frayer un chemin jusqu’au cerveau. Mais une fois que toutes les portes se ferment autour d’elle, elle n’est plus rien. J’ai appris à ignorer la douleur physique. Ou du moins j’ai tenté de le faire. De me sortir de ce corps juste bon à être brisé, salit au point que plus rien ne peut le délester de ses traces immondes. J’ai appris à le faire, et devant Lui, j’entrouvre les portes. Et laisse la douleur les fracasser pour se frayer un chemin à l’intérieur. Pas assez enduré… Mon existence toute entière n’est qu’un ramassis d’insultes, de coups et de blessures. Un assemblage effrayant que personne ne devrait connaître. Je me perds parfois dans mes délires, me persuade que tous mes cauchemars appartiennent à quelqu’un d’autre. Que ces souvenirs ne sont pas les miens. Quand la douleur n’est plus physique, comment doit-on s’y prendre pour la faire taire ? Je n’ai jamais réussi à trouver la solution. Enfermée dans mon esprit, elle me ronge. Me dévore bien plus encore que la force de Ses poings et de Ses foutus sarcasmes. Je serre le poing, me replie encore un peu plus sur moi-même, avec la ferme envie de disparaître. Devenir une boule de poussière insignifiante et être soufflé par le premier coup de vent. Plus de barreaux, de système, de ce besoin irascible de voler l’énergie de quelqu’un d’autre pour rester en vie. Plus rien.

« - Je préfère attendre avant de frapper. Tu devrais essayer. » Un souffle faiblard en guise de réponse. Ma voix tremble une seconde, trahissant à elle seule tout ce que j’ai vainement tenté de Lui cacher. Je mens. Il a deviné si facilement que je me fais honte. Piètre menteur que je suis. Mon retour dans le monde civilisé m’a fait oublier bien des choses. Apprises dans une cellule exigüe, où  la peur devient un réconfort, et la violence un quotidien des plus banals en fin de compte. Mes jambes tremblent, se dérobent sous mon poids lorsque je me relève. J’ai l’impression d’être fait de coton, une vulgaire poupée trop malmenée par son propriétaire. Je me surprends à sourire, amusé malgré moi par le ton qu’il utilise pour me balancer sa réplique.

« - Il faut s’en occuper, elles s’ennuient sinon. » Je hausse légèrement les épaules, lui adresse un infime coup d’œil avant de reporter mon attention sur les reflets d’ambre du liquide. Mon cœur s’affole, mes traits se décomposent une brève seconde, grignotés par l’acide des regrets. « -  On fait tous des erreurs… » Je le murmure dans un souffle et mon regard se perd dans le vague. J’ai visé trop haut. M’attaquant à bien plus fort sans me soucier des risques. J’étais persuadé qu’on ne me trouverait pas. A me cacher derrière des murs jugés infranchissables, ma chute aura été affreusement rude. L’effondrement de toute une existence. Et ses larmes, sa colère. Si c’était à refaire, je changerais certaines choses. Certains éléments infimes pour ne pas commettre les mêmes erreurs et perdre à nouveau ma sœur. La tristesse cède sa place à la colère et à nouveau j’agis sans réfléchir.

« - Non, j’en suis flatté. Tu m’obliges à me mettre à ton niveau, si ça peut t’éviter d’abîmer tes jolies mains pour rien. » Sarcastique au possible, je lui rends son regard. Y glisse toute l’aversion qu’il peut m’insuffler. Des doigts de glace frôlent ma peau lorsqu’Il se rapproche. Je tente de reculer, un geste imperceptible qui meurt à l’instant même où Ses doigts forcent les miens à se refermer contre le débris de verre. Pupilles assassines, je le toise à mon tour, le défi presque avant qu’Il ne relâche sa prise. Je grimace en entendant ses mots. Il n’a de cesse de la défendre. Cette furie dont la simple présence me pousse à bout. La savoir dans la pièce d’à côté, sentir son odeur dans les moindres recoins de cette maudite maison, me retourne les tripes. Me donne des envies de meurtres de plus en plus violentes. «  - Utiliser ses dons… Tu parles. Elle n’a fait que protéger son territoire. » Et j’en crève de jalousie. Elle suinte par tous mes pores, et je m’enlise à tenter de l’ignorer.

« - Tu es bien placé pour le savoir, j’aime fourrer mon nez dans les affaire des autres.  Je l’ai croisé. Tu me forces à vivre dans ton château de cartes, pas étonnant que j’aperçoive certaines de te visites. » Désinvolte en surface, la colère gronde en profondeur. Mes doigts se crispent sur le morceau de verre qui commence à se fendre. Même toi tu méritais mieux… Cette phrase tourne en boucle. Comme un mauvais disque rayé. Elle et celles qui la précédèrent. Je ferme les yeux, avale ma salive avec difficulté. J’ai la gorge en feu, et accrochée à mes rétines, la blancheur de sa peau. Ses reins qui s’abîment au rythme langoureux des Siens. Le murmure de ses soupirs contre mes oreilles est assourdissant. Le gouffre dans mon cœur s’agrandit encore un peu plus. Il envahit ma poitrine, se distille dans mes artères à une telle vitesse que le malaise ne tarde pas à venir. J’ai beau fermer les yeux plus fort encore, froncer les sourcils, rien n’y fait. Les images sordides refusent de s’effacer. Et j’assiste impuissant à cette mascarade qui me donne la nausée. Le morceau de verre me glisse des doigts, se fracasse par terre au milieu des autres et déjà mes phalanges s’agrippent à Son col. La rage gronde, m’aveugle et pousse mes hanches à se heurter contre les Siennes. Mon pied se glisse derrière sa jambe pour lui faire perdre l’équilibre et l’envoyer se briser les reins contre le sol. Et moi avec. Ma raison s’embrume, ravagée par mes sombres pensées et une profonde rancœur. Attisée par Ses mots, provoquée par la froideur de Son regard.

« - Arrête ! Tu ne sais rien. C’est de ta faute tout ça ! Ta faute si je suis comme ça !» Je serre un peu plus le tissu, le lâche pour L’obliger à tourner la tête. Et laisse Sa joue s’écraser violemment dans les morceaux de verre brisé. J’agrippe sa mâchoire jusqu’à en faire pleurer mes articulations, et me penche vers lui. Les visions continuent de m’assaillir, me crispent les entrailles et m’embrasent les reins. La chaleur ignoble glisse vers mes cuisses, que je resserre autour de Ses flancs. Je me mords la lèvre et inspire profondément avant de laisser courir ma langue le long de Sa joue meurtrie. Elle s’y écorche, s’abîme contre les éclats fichés dans Sa chair et fait se mélanger nos deux sangs. J’en frissonne et c’est suffisant pour me faire perdre le contrôle. « - Si tu ne m'avais pas forcé à devenir son colocataire, tu n'aurais jamais eu à tolérer tout ça. » Je le murmure contre Son oreille, la frôle et me perd le long de sa mâchoire. J’enroule mes phalanges autour de Sa gorge. Elles se crispent comme le reste de ma carcasse lorsque Sa vie se glisse entre mes doigts. Et avec elle de nouvelles images. D’autres pour remplacer celles qui me dévorent depuis des jours. Je m’en veux déjà, d’avoir cédé aussi facilement. Je m’en veux, mais ne fait rien pour arrêter. La sensation est grisante, absolument délicieuse. Je sens le vide se remplir, et l’impression d’être vivant revient se glisser dans mes veines. Une nouvelle drogue, bien meilleure que celle si stupidement gâchée par Son arrivée.

_________________

Do I have to run and hide ?

I get the feeling just because. Everything I touch isn't dark enough. If this problem lies in me. I'm only a man with a chamber who's got me. I'm taking a stand to escape what's inside me. I'm turning to a monster. And it keeps getting stronger.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t885-aleksi-hold-your-

Féminin
↳ Nombre de messages : 8385
↳ Points : 337
↳ Date d'inscription : 31/08/2013
↳ Age : 25
↳ Avatar : Jonathan Rhys-Meyers
↳ Age du Personnage : 37 ans d'apparence, 177 ans en réalité
↳ Métier : Mafieux influent, fondateur de la Nemesis
↳ Opinion Politique : Anti-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
THE ROLLING STONES - satisfaction | PUSCIFER - the undertaker | 30 STM - the kill | PAPA ROACH - getting away with murder | DEPECHE MODE - wrong | LINKIN PARK - castle of glass | IMAGINE DRAGONS - shots | THE KILLERS - shot at the night | HURTS - somebody to die for | BLACK LAB - this night

↳ Citation : « Nous sommes tous frères sous la peau, et j'aimerais écorcher l'humanité pour le prouver. »
↳ Multicomptes : Nymeria C. Grimes & Rhys Steinsson
↳ Couleur RP : Navajowhite



Feuille de perso
↳ Copyright: Cyrine & Pathos & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Perfect Insanity {pv.}   Dim 22 Sep - 20:52

Des erreurs. Il en avait fait à la pelle, jusqu’à creuser sa tombe. Il les avait accumulé comme des déchets sur son passage, des trainées dégradantes qui le suivaient où qu’il aille et quoi qu’il fasse. Ce n’était pourtant pas faute d’avoir été prévenu, mis en garde au moins un million de fois par un frère lassé de son comportement décadent. Il n’avait rien écouté, rien assimilé, s'était obstiné plutôt que de renoncer à la facilité. Tout ça pour se retrouver, enseveli sous la neige, noyé dans son sang. Désespérément seul. Si Sven était tout ce qui lui restait, il avait eu cette nuit-là l’affreuse certitude qu’il ne lui restait rien. Rien qu’une existence misérable, qui glissait hors de ses veines à la fois trop vite et trop lentement, sans qu’il puisse esquisser le moindre mouvement pour la retenir. Damné, il continuait de les enchainer, comme si sa mort ne lui avait absolument rien appris. La plus invraisemblable se trouvait juste devant ses yeux, en train de lui cracher à la figure ses quatre vérités. Et il ne comprenait toujours pas ce qui lui avait pris, le jour où il avait décidé de L’épargner. Alors qu’il aurait été tellement plus facile de Le laisser se faire dévorer, d’assister à la scène en spectateur passif. D’assouvir sa curiosité morbide, et de se débarrasser d’un accroc gênant sur son si glorieux tableau de chasse. Au lieu de s’interposer, bêtement. Si encore tu t’étais contenté de ça… Si tu n’en avais pas fait ton captif en prime. Probablement guidé par le désir inconscient de préserver quelque chose de différent, aussi écœurante et contre-nature cette disparité lui paraissait-elle. Quelques heures dans une soirée trop arrosée ne représentaient qu’un grain de sable. Mais un grain de sable apte à faire dérailler tout un engrenage de rouages parfaitement rodés et huilés. Quelques heures à peine, cela pouvait sembler ridicule et pourtant ça suffisait. Il le détestait pour ça, pour ces souvenirs lascifs qui le poussaient à serrer les dents et à fermer les yeux. Délicieux et indigestes. Pour cette empreinte intemporelle, laissée au beau milieu de son estomac. Comme un point de côté qui faisait dérailler son souffle, à chaque inspiration.

« - Et alors ? Tu veux que je sorte les violons ? » Egal à lui-même, infect, toute forme de compassion était sauvagement piétinée avant d’avoir pu éclore à la lumière du jour. Il n’avait pas la moindre envie de s’apitoyer sur Son sort. De se laisser gagner par une douceur aux antipodes de la réputation de tyran qu’il aspirait à conserver. Il prenait soin de mettre une frontière de barbelés entre eux, pour être bien certain que le premier des deux qui chercherait à la franchir terminerait en pièces. Un sourire sardonique se glissa sur ses traits lorsqu’une pointe de jalousie perça la surface pour venir vriller joyeusement ses tympans. Suffisamment éloquente pour réchauffer l’organe tapi entre ses côtes, même s’il refusait de mettre vraiment un nom sur la raison de Sa colère évidente.

« - Je ne peux pas le lui reprocher, j’aurais fait exactement la même chose à sa place. Elle commençait à devenir envahissante… » Elles étaient toutes de passage. De simples amantes réchauffant ses draps le temps d’une ou de plusieurs nuits, avant qu’il ne s’en lasse et s’en débarrasse. Les étreintes fiévreuses ne signifiaient rien, elles n’étaient que des pions sur son grand échiquier, qu’il envoyait valser sans le moindre état d’âme. L’unique femme dont la présence restait constante était son indienne, peut être car il n’avait pas besoin de l’affubler de fausses promesses.

« - Tu mériterais que je te tue, pour ce que tu as osé lui infliger avant de te terrer dans ce taudis. » Grogna-t-il entre ses rangées de nacre, avant de Le fusiller de son regard d’acier. Il allait finir par ne plus pouvoir Le couvrir, s’Il s’obstinait à s’en prendre à Sanjana. Menace voilée oscillant au dessus de Son crâne comme une épée de Damoclès, dangereusement. Il la rendait folle de rage, en épargnant ainsi l'informaticien. En leur imposant une cohabitation forcée, trop égoïste pour se séparer de l’un ou de l’autre. Ses talents de génie informatique représentaient une piètre couverture, pour dissimuler la dévotion vibrant sous sa peau. Il ne pouvait pas choisir, et à force d’être coincé entre deux feux, il allait finir par s’y brûler. Aleksi était comme un caillou se baladant à l’intérieur de sa chaussure, désagréable au possible, à meurtrir sans vergogne la plante de ses pieds. Mais affreusement masochiste, il ne pouvait plus s’en passer, de cette douleur continue suintant de ses plaies à vif.

« - Et bien sûr, il a fallu que tu ailles lui parler ? »
Il mourait d’envie de lui aboyer des ordres, de lui déconseiller fortement de s’approcher à nouveau de son frère. Ce qui le retenait ? La peur viscérale et désarmante de Le perdre, de creuser davantage le gouffre entre eux. Fébrile, il tremblait comme un gosse, à l’idée qu’Il lui retire tout, même les quelques miettes concédées religieusement. Préférant Son amertume flagrante au néant, à l’absence. Prêt à vendre son âme au diable pour un semblant d’affection, pour ne pas se heurter au silence glaçant. Ce silence qui avait le don de s’infiltrer sous ses pores, dans chaque nerf, dans chaque muscle. Ce silence qui le rongerait jusqu’à la moelle, jusqu’à ce que toutes les fondations s’effritent et le transforment en un vulgaire ramassis de poussière et de putréfaction. Derrière l’animosité le démangeant comme des plaques d’urticaire, il brûlait de poser des questions au finlandais. Vivre par procuration, côtoyer son cadet à travers Lui. Car il avait beau intimer à certains de ses employés de Le pister, pour récolter toutes les informations possibles et inimaginables sur Son compte…. il continuait d’ignorer l’essentiel.  

Il l’avait sentie gronder, cette bombe impossible à désamorcer, prête à lui éclater entre les doigts. Il ne put que reculer instinctivement, lorsque Ses hanches se fracassèrent contre les siennes. Marionnette désarticulée par Sa volonté de le faire plier, il chancela sous Son poids plume. Incapable de reprendre le dessus, d’empêcher ses forces de s’échapper de sa maudite carcasse. Il lâcha plusieurs jurons, chercha vainement à agripper Son cou pour L’éloigner de son visage. Ses phalanges semblaient enveloppées de coton, dépourvues de toute emprise. Un râle de souffrance s’extirpa de ses lippes lorsque sa joue se retrouva aplatie brutalement contre les débris de verre. Les morceaux cristallins s’incrustaient dans sa chair, enlaidissant ses traits de fer. Les frissons assassins se firent plus intenses lorsqu’Il lécha ses blessures, traçant un sillon pourpre en s’y écorchant au passage. Chiffon maltraité, éponge essorée au point d’être juste bonne à jeter. Son énergie s’évaporait, au même titre que sa chaleur, qu’il sentait remonter le long de Ses cuisses. La sueur le recouvrait comme un linceul. Les tempes tailladées par le raffut de son hémoglobine. Il fit une grimace, rejeta la tête en arrière pour contenir ses gémissements d’affliction. Avant de tenter le tout pour le tout, de se redresser pour se propulser contre Son torse avec difficulté. Il attrapa Ses lèvres en un mordillement, férocement. Jusqu'à sentir le goût métallique de leurs cruors respectifs envahir son palais. Ses griffes se plantèrent dans Sa nuque, tandis que sa paume libre s’abimait contre le sol délabré. Sa langue se mêla à la Sienne avec hargne. Tendresse cannibale. Entre le délice et le supplice, il se rendait lui-même malade. Il espérait détourner Son attention, Le faire s’abandonner mais il n’avait pas prévu de s’enliser de la sorte. De pousser sa propre déchéance à son paroxysme. Ses dents se muèrent soudainement en un étau, manquant de broyer leur partenaire de jeu. Serpent affaibli, sa main tâtonna à l’aveugle pour s’emparer d’un tesson de bouteille et le rompre dans la noirceur de Sa chevelure. Il profita du déséquilibre pour Le faire basculer, et reprendre une position dominante. Le bras placé en travers de Sa gorge, il hésita avant de s’écarter en rampant à moitié. D’un revers rageur, il essuya les traces écarlates sur sa bouche avant de Lui jeter une œillade sombre et haineuse comme jamais.

« - T’es qu’un pauvre taré… T’as raison, j’aurais mieux fait de te laisser crever comme un vulgaire rat, ça aurait été tellement plus romantique qu’elle te bouffe ta Fanny. Je t’ai sauvé, et t’es pas foutu d’avoir une once de reconnaissance. » Cracha t’il,  le corps tiraillé de soubresauts compulsifs. Inapte à se relever, honteux d’avoir cédé à une pulsion charnelle des plus abominables. Il se sentait comateux, comme après une collision directe dans un mur. Au lieu de freiner, il n’avait pas pu s’empêcher d’accélérer et de foncer droit vers la menace.

_________________
I've got blood on my name
There's a reckoning a'comin. And it burns beyond the grave. With lead inside my belly. Cause my soul has lost its way.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t876-kyran-chaos-isn-t

Féminin
↳ Nombre de messages : 5155
↳ Points : 113
↳ Date d'inscription : 03/09/2013
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Whishaw
↳ Age du Personnage : 31 ans
↳ Métier : Médecin Légiste & Hacker
↳ Opinion Politique : Contre le Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 1
↳ Playlist :
SAEZ - A bout de souffle ♭ MCR - Famous last words ♭ ADELE - Skyfall ♭ THE KILLERS - Human ♭ ALEX HEPBURN - Reckless ♭ STONE SOUR - Tired ♭ SLIPKNOT - Dead Memories, Before I Forget, Snuff ♭ IMAGINE DRAGONS - Monster ♭

↳ Citation : « Je suis un trucage humain qui aspire à devenir un homme sans trucages. »
↳ Multicomptes : Stain E. Greyjoy & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #b68656



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Perfect Insanity {pv.}   Jeu 26 Sep - 21:00


Rien de plus qu’un pion gênant que l’on jette de l’échiquier par crainte de perdre la main. Il s’entoure de multiples pions, les usent jusqu’à la corde pour mieux s’en défaire. Cette façon de procéder m’écœure, et me rebute. Le rend encore plus détestable à mes yeux. Je fuis Son regard, me mords la lèvre comme un débutant pour éviter de lui cracher à la figure tout le venin qui se colle contre mon palais. Tout lui balancer, quitte à ce que cela devienne mon testament. Profiter de ma fuite pour m’en détacher le plus possible et effacer cette influence néfaste qu’il peut avoir sur moi. Sur son entourage. Sur cette furie qui lui sert d’ours en peluche. Sur son frère. Il aurait pu n’être qu’une simple rencontre. A peine aperçu suite à une conversation houleuse avec son aîné. C’est de Sa faute si je me suis intéressé à lui. Si j’ai poussé le vice jusqu’à le considérer comme un pion. A mon tour, je fais avancer mes pièces sur le plateau. On ne se méfie pas des créatures insipides, trop sages pour seulement oser ouvrir la bouche. Celles qui encaissent sans rien dire. A la longue on finit par se persuader que jamais, elles ne répliqueront. Qu’elles ont été créés pour cet usage, se faire briser encore et encore sans jamais tomber en morceaux. Il doit pourtant être le seul qui ne commet pas cette erreur. Le seul capable de deviner ce qui se cache sous la surface, tant on se ressemble. Ca me révulse de penser cela et pourtant, au fond, ce n’est pas totalement faux.

« - Non, il est venu me voir. » Un mensonge à demi-vrai. Je suis allé le chercher ensuite. Tournant un malencontreux hasard en quelque chose de totalement programmé. J’aurais pu tomber sur quelqu’un d’autre, un autre urgentiste quelconque et franchement inintéressant. Il a fallu que ce soit lui. Mon infortune qui se change en aubaine, je commence à croire que ce genre de changement me poursuivra jusqu’à la fin de mes malheureux jours. « - Là aussi, tu vas m’interdire de l’approcher ? Me menacer de rester à l’écart ? » Le défi, à nouveau il fait vibrer ma voix. Il le fera, j’en suis presque certain. Et une fois encore, je m’en ficherais royalement. Renforcerait le lien pour qu’Il voie. Qu’il réalise que je possède quelque chose qu’Il n’a plus. Un avantage certain, avant que la situation ne s’inverse à nouveau.

Le jeu est vicié. Depuis le début les dés sont truqués. Et pour la première fois depuis longtemps, je perds le contrôle de la situation. Tout m’échappe. Mes élans suicidaires dominent mes envies. Et l’influence qu’Il peut avoir sur moi ne cesse de gagner en puissance. Il me hante. Un seul regard, un simple frôlement même annonciateur de la pire réprimande et mon cœur s’emballe. Et je m’enlise comme un pauvre débutant dans un entrelacs de sentiments tous plus détestables et contradictoires. Et plus je les rejette, plus ils me reviennent en pleine figure. Plus forts, plus violents. Le contrecoup est intolérable. Il m’insupporte. Dans tout ce qu’Il est, ce qu’Il représente à mes yeux. Je n’aspire qu’à m’en détacher quand mes gestes me poussent un peu plus contre Lui. Je suis une contradiction à moi tout seul. Mes pulsions m’écœurent et pourtant je suis incapable de m’arrêter. Malgré Sa résistance, Ses vaines tentatives pour me repousser. Je m’accroche. M’agrippe comme une vulgaire tique. Je ne suis qu’un parasite, qui existe au dépend des autres. La transe a quelque chose d’extrêmement jouissif. Elle m’emporte au fil des images qui défilent devant mes rétines. Je n’y comprends rien, n’en saisit que quelques fragments dont le sens m’échappe totalement. Je n’ai que la certitude qu’il s’agit de Son existence. De Ses souvenirs. Ils sont tellement brouillons, sales et morbides que je n’arrive pas à croire que tout ceci ait réellement existé. Un autre temps, une autre époque révolue depuis bien longtemps. J’ai ouvert un livre d’histoire dont les images me tourmentent autant qu’elles me fascinent. J’en redemande, renforce ma prise contre Sa gorge et Ses flancs. Mon avidité m’aveugle, me fait oublier tout le reste, et efface mon dégoût envers ce que je suis devenu. Et je réalise que c’est là, le seul moyen qu’il me reste pour être vivant. Mon cœur s’emballe, me heurte les côtes avec véhémence, jusqu’à m’essouffler. L’air me fait défaut, je suffoque, retient mon souffle pour tenter de lui redonner un rythme cohérent. Et la stupeur me prend à la gorge.

De toutes les réactions possibles, celle qui vient de se heurter contre ma bouche m’arrache un gémissement de surprise. Malgré moi, mes doigts relâchent leur prise, restent menaçants tout en se faisant plus tendres. Mes reins s’embrasent, charmés par cette proximité brutale. Et l’abandon devient total. Poupée de chair, je frissonne sous les assauts de Sa langue, agrippe Sa gorge, m’y raccroche pour ne pas sombrer dans les flots d’un désir qui se déchaîne, jusqu’à y laisser de profondes entailles. La diversion est parfaite. Trop irréelle et sublime pour que je fasse seulement attention. Je me fais cruellement honte, à me laisser berner par Ses beaux yeux et la sauvagerie de Ses lèvres. Tout est brutal avec lui. L’envolée chimérique tout comme le retour à la réalité. Ce n’est pas un soupir de plaisir qui se meurt contre Sa bouche cette fois mais bien un râle de profonde frustration et de souffrance. Et un éclair fulgurant me déchire le crâne. Les images s’arrêtent, la chaleur se dissipe et je me heurte contre le sol. Ecrasé par Sa masse, j’agrippe Son bras pour tenter de le repousser avant qu’Il ne me brise la glotte. Avant qu’Il ne me lâche. Une quinte de toux me déchire les poumons, et je me réfugie dans les ténèbres. Me recroqueville et tente de recouvrer mon calme. De faire taire mon cœur et souffler les flammes lascives qui me lèchent le ventre. Son ton rageur me fait tourner la tête vers Lui, juste à temps pour croiser toute la noirceur de son regard.

« - Un pauvre taré… tu t’es bien regardé ? Tu es quoi toi, la Sainte Vierge ?! » Ses reproches me tuent. M’horripilent et sont en train de me faire perdre patience. « - Une once de reconnaissance pour être devenu une bête de foire de ton espèce ? Tu te fous de moi ? » Je me redresse du mieux que je peux, malgré la douleur qui suinte de mon crâne et le fracas de mon sang en ébullition contre mes tempes. Il se rue dans mes veines, hurle avec une telle puissance que j’ai l’impression de devenir sourd. Et pourtant, je sais pertinemment que c’est tout l’inverse. Je le vois déjà, les aspérités infimes du mur deviennent plus nettes, les détails les plus dérisoires se dessinent avec insistance. Ces améliorations pourtant infimes de mes sens me fascinent à chaque fois.

« - Il faut l’être un peu de toute manière, pour être capable de rester à côté de toi sans avoir envie de se fracasser contre un mur. Vas-y au lieu de me menacer sans arrêt. T’en crève d’envie. Des informaticiens à exploiter, c’est pas ce qui manque. » Je Le provoque encore. Il me menace sans cesse et moi je réplique en le défiant à chaque fois. C’est devenu un jeu entre nous. La partie s’éternise, aucun des deux n’étant prêt à baisser les armes. A laisser l’autre gagner. Il fut un  temps où je me serais fait tout petit devant Lui. M’écraser jusqu’au sol pour qu’Il m’oublie et passe son chemin. Une autre période, un autre passage de mon existence que j’ai effacé à grand renfort de larmes et de sang.

« - Me décaper les lèvres à l’acide ? Tu devrais faire de même avec les tiennes, en prévision, il semblerait que ce soit contagieux. » Je me surprends à hausser les épaules, à accompagner ma cinglante moquerie de l’ombre d’un sourire. « - Oh pitié, arrête avec tes regards de cocker teigneux… T’en fais pas, même balafré, elles continueront de se battre pour pouvoir se rouler à tes pieds. » Même balafré, il garderait ce charme indéniable et franchement dangereux. Même en Le détruisant pour le rendre repoussant, Il continuerait de m’échapper. L’évidence est tellement énorme qu’il est impossible de ne pas la voir. Je joue à l’autruche, m’enferme dans mes délires avec le fol espoir qu’un jour, Il finira par céder. Il venait de le faire d’une certaine manière, soufflant sur les braises pour me faire lâcher prise. Une grossière erreur qui va le poursuivre à présent. Le pousser à bout pour le voir franchir la barrière qu’il a dressé entre nous. Mon esprit dérangé a en été marqué au fer rouge.  

_________________

Do I have to run and hide ?

I get the feeling just because. Everything I touch isn't dark enough. If this problem lies in me. I'm only a man with a chamber who's got me. I'm taking a stand to escape what's inside me. I'm turning to a monster. And it keeps getting stronger.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t885-aleksi-hold-your-

Féminin
↳ Nombre de messages : 8385
↳ Points : 337
↳ Date d'inscription : 31/08/2013
↳ Age : 25
↳ Avatar : Jonathan Rhys-Meyers
↳ Age du Personnage : 37 ans d'apparence, 177 ans en réalité
↳ Métier : Mafieux influent, fondateur de la Nemesis
↳ Opinion Politique : Anti-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
THE ROLLING STONES - satisfaction | PUSCIFER - the undertaker | 30 STM - the kill | PAPA ROACH - getting away with murder | DEPECHE MODE - wrong | LINKIN PARK - castle of glass | IMAGINE DRAGONS - shots | THE KILLERS - shot at the night | HURTS - somebody to die for | BLACK LAB - this night

↳ Citation : « Nous sommes tous frères sous la peau, et j'aimerais écorcher l'humanité pour le prouver. »
↳ Multicomptes : Nymeria C. Grimes & Rhys Steinsson
↳ Couleur RP : Navajowhite



Feuille de perso
↳ Copyright: Cyrine & Pathos & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Perfect Insanity {pv.}   Lun 30 Sep - 21:12

Terrassé par la honte. Collante, pâteuse, poisseuse, elle recouvrait ses pores. Le démangeait furieusement. Il venait d’ajouter des images lascives à sa collection, sauf que celles-là ne rentraient pas dans le moule. Tellement différentes des autres qu’elles l’effrayaient, comme un gamin apeuré par le changement et l’inconnu. L’évidence lui sautait à la gueule, mais il s’entêtait à rester aveugle. Il se serait crevé les yeux lui-même, s’il avait eu l’assurance que ses troubles s’effaceraient. Il n’y avait pas que cette attirance implacable. Il n’y avait pas que son éducation sectaire, qui lui avait appris à ne s’intéresser qu’aux créatures du sexe opposé lorsqu’il s’adonnait aux plaisirs de la chair. Il n’y avait pas que ce dégoût viscéral qui le prenait aux tripes, il y avait aussi la peur de devenir faible. De s’accrocher à quelqu’un, et de ne plus pouvoir s’en décrocher sans qu’un morceau de soi parte, soit arraché avec. Les cannes brisées, la respiration saccadée, il se sentait comme une marionnette dont on aurait sectionné toutes les ficelles. Inutile et inapte à se mouvoir. Ses reins le brûlaient, lui donnaient l’affreuse sensation que le sang dans ses veines venait d’être remplacé par de la lave en fusion. Il tremblait. De désir, de haine. En colère après Lui, mais surtout après lui-même. Et malgré l’envie impérieuse de Lui faire avaler Ses dents et Son insolence, il s’obligea à rester à distance. A ne pas s’approcher, pour ne pas sombrer. Conscient qu’il n’attendait que ça. Se heurter à Ses lippes, encore et encore. Jusqu’à ce qu’elles tombent en lambeaux. Se brûler à Sa peau jusqu’à ce qu’elle s’enflamme et retourne à l’état de cendres fumantes. Il ne se faisait plus la moindre confiance, et dans ce domaine, son pire ennemi se trouvait juste en face de lui.

Sa réflexion, cynique à en crever, déclencha un incontrôlable élan d’hilarité. Impossible à réprimer, il sonna pourtant atrocement faux. Il n’avait jamais vraiment su rire, comme si les relents de la mort s’imprégnaient aussi à ses sourires pour les rendre carnassiers. Les côtes détruites par l’intrus qui s’y nichait, l’éclat se termina en une redoutable quinte de toux et en crachats d’hémoglobine. « - Je n’ai pas cette prétention. Trop de femmes pourraient me contredire. » Siffla t’il avec arrogance, fier comme un paon en apparence alors qu’à l’intérieur, il était mortifié. Il savait qu’Il avait du les voir défiler. Toutes ces tâches sombres maculant son existence dépravée, l’infamie dont il avait été victime durant tant d’années. Ces souvenirs poussiéreux et putrides qui le révulsaient rien que d’y penser. Il n’avait de cesse que de les enterrer, de les chasser à grand renfort de cruauté et d’abus d’autorité. Mais il avait beau essayer de se transformer, une part de lui restait à l’identique. Aussi défectueuse qu’auparavant. Et frigorifié par en dedans, comme par en dehors, il lui arrivait toujours d’hurler des incohérences dans son sommeil agité. Il les réduisait au silence, ces instants misérables où son esprit replongeait dans l’enfer de son enfance. Il avait pris perpétuité, en venant au monde sous le mauvais toit, en venant au monde tout court. Il n’avait jamais aspiré à l’éternité pour cette raison précise. Une existence sans fin lui paraissait intolérable, même s’il espérait qu’elle vienne le plus tard possible. Revivre en boucle ses défaillances et ses erreurs lui retournait l’estomac. Sa vie n’était qu’une vaste fumisterie. Une blague vaseuse à laquelle il n’avait jamais ri. Alors qu’Il ait pu y avoir accès, sans gène et sans permission, suffisait à alimenter ses pulsions meurtrières. Piétinant l’image de bourreau sadique qu’il avait façonné pour intimer la terreur et échapper à son désastreux passé.

« - T’étais déjà une bête de foire avant de me connaitre. T’as pas eu besoin de moi pour devenir une erreur de la nature, au moins maintenant tu devrais être content d’avoir une bonne excuse. » Ironisa t’il, avant de se relever péniblement. Il tituba comme un pauvre ivrogne, posa finalement son front fiévreux contre la fraicheur du mur pour faire taire le raffut dans son crâne. « - Et t’accrocher comme une sangsue t’adore ça au fond. Avoue que tu commences à y prendre goût... » Il n’était pas loin. De Le rendre comme lui, irascible et perverti. Mais à force de titiller l’animal féroce tapi en Lui pour qu’il sorte les griffes, il allait finir par ne plus rien contrôler. Par se faire lacérer de part en part, et admirer l’élève dépasser le maitre. Un ricanement traversa ses lippes, lorsque Sa provocation titilla ses nerfs à vif.

« - Tu parles. Pourquoi tu crois que je te garde ? Les inadaptés dans ton genre sont les premiers à y être passés quand l’apocalypse s’est déclenchée. Dégommer des monstres sur un écran factice c’est facile, mais les massacrer en vrai… c’est une autre histoire. » Susurra t’il, se décollant de la façade décrépite pour replonger directement dans l’océan tumultueux de Ses prunelles. Ce qu’il pouvait y lire le fascinait, tant chaque nuance d’acier était intense. Il dut se faire violence pour rester statique. L’étouffer de caresses jusqu’à ce que mort s’ensuive, Le marquer pour raturer les cicatrices faisant relief sur son propre épiderme… L’idée lui avait rarement paru si alléchante, le grignotait littéralement. Se libérer, en achevant la source de sa convoitise enfouie et de sa frustration. « - C’est ce qui s’appelle la sélection naturelle. »

Suicidaire, le fou jetait de l’huile sur le feu quitte à se faire lui-même éclabousser par les braises. Sa mâchoire se serra, mastiquant les insultes qui se ruaient à toute vitesse contre ses barrières de nacre. Tout en Lui, appelait à la luxure et au crime. Il voulait se convaincre qu’il n’avait s’agit que d’une vulgaire diversion, qu’il s’était rapproché de la tentation pour mieux s’en éloigner. Sauf qu’il aurait pu se contenter d’infiniment moins dangereux et sulfureux. Son piteux myocarde s’effritait à chaque pulsation, et sa tête débordait d’absurdités. Sa joue le faisait souffrir, entaillée de multiples morceaux de verres.

« - Tu t’es vu, à cracher ta bile ? T’empeste la jalousie à plein nez.  A ta place je m’écraserais, t’avance en terrain miné. Et je te conseille fortement de garder pour toi ce que t’as pu apercevoir, parce que la patience du ‘cocker teigneux’ a ses limites… » Fébrilement, il mordilla sa lèvre inférieure avant de jeter un coup d’œil nerveux à ce qui les entourait. Happé par ses névroses, il n’avait plus prêté attention au reste. Aux témoins. Si l’un semblait profondément enserré par les bras de Morphée, le second s’était légèrement redressé sur son matelas miteux pour observer leur manège puéril. Furieux, il se jeta sur l’imprudent. Malgré la douleur qui l’étourdissait, la fatigue qui martelait ses membres, il agrippa le cou du malheureux pour le relever avant de Lui fracasser le crâne contre le mur jusqu’à en faire de la bouillie. Les jointures de ses phalanges résonnaient, se brisaient presque à tant s’acharner. Il relâcha son cadavre, méconnaissable, lorsqu’il ne ressembla plus qu’à une éponge percée et s’attaqua au suivant. Plus miséricordieux qu’avec l’autre, les doigts trop amochés pour être efficaces, il se contenta de le hisser hors du lit et de le trainer vers la sortie. Dans un état second, le camé ne comprit pas vraiment ce qui lui arrivait et suivit le mouvement en protestant mollement. Lion en cage, les mains écarlates, il retourna rapidement près de Lui. Complètement seuls dans cette cave bercée d’odeurs morbides.

« - Te fais pas d’illusions. Je voulais vérifier, quel effet ça faisait sans l’ivresse. Compte pas sur moi pour recommencer, c’était dégueulasse. » Souffla t’il contre Son oreille, sans en penser un traitre mot. A son tour de mentir, de corrompre à l’excès la réalité vaseuse. Trop borné pour admettre combien le poison suintant de Sa bouche l’avait enivré. Il lui manquait la notice, le mode d’emploi. Pour colmater la faille, pour évacuer ces sentiments exécrables.

« - Qu’est ce que tu veux Aleksi ? Des doses pour te coucher par terre comme un pauvre clochard, et aggraver tes sombres délires ? Une vraie chambre ? Une augmentation ? Quoi ? » Demanda t’il brutalement, ses sphères métalliques rivées sur les Siennes. S’obligeant à soutenir Son regard de plomb. Il se moquait royalement de ce qu’Il pouvait souhaiter d’ordinaire, s’échinant à rendre Son quotidien le plus infect et insupportable possible. Préférant de loin frapper et menacer pour qu’on rampe à ses pieds plutôt que de faire preuve d’un semblant de diplomatie. Mais il avait la sensation désagréable d’être en train de perdre cette énième bataille de chiffonniers.

_________________
I've got blood on my name
There's a reckoning a'comin. And it burns beyond the grave. With lead inside my belly. Cause my soul has lost its way.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t876-kyran-chaos-isn-t

Féminin
↳ Nombre de messages : 5155
↳ Points : 113
↳ Date d'inscription : 03/09/2013
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Whishaw
↳ Age du Personnage : 31 ans
↳ Métier : Médecin Légiste & Hacker
↳ Opinion Politique : Contre le Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 1
↳ Playlist :
SAEZ - A bout de souffle ♭ MCR - Famous last words ♭ ADELE - Skyfall ♭ THE KILLERS - Human ♭ ALEX HEPBURN - Reckless ♭ STONE SOUR - Tired ♭ SLIPKNOT - Dead Memories, Before I Forget, Snuff ♭ IMAGINE DRAGONS - Monster ♭

↳ Citation : « Je suis un trucage humain qui aspire à devenir un homme sans trucages. »
↳ Multicomptes : Stain E. Greyjoy & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #b68656



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Perfect Insanity {pv.}   Ven 4 Oct - 21:23


Mon souffle se calme, malgré la douleur qui me cisaille les côtes à chaque inspiration. Je me laisse bercer par le grondement de mon sang contre mes tempes, l’entendre fuser sous ma peau à quelque chose de fortement plaisant. Et cette chaleur qui se distille dans mes veines quelque chose d’apaisant. La chose à quelque chose d’horrible. Devoir faire souffrir pour connaître la paix. Faire disparaître la sensation étouffante de faim en volant l’énergie. Je me renfrogne un peu plus à chacun de Ses mots. Les doigts de la honte s’enroulent autour de ma gorge et de la lave se glisse contre mes rétines. Je ferme les yeux, ravale mes larmes et me mords la lèvre au passage. Devoir admettre qu’Il a raison me dévore le cœur. Je m’échine à rejeter la faute sur quelqu’un. A trouver un fautif à accabler pour éviter de faire face à une vérité qui m’effraye et me retourne les tripes. Après tout il est tellement plus facile de se cacher derrière de faux semblants. Je Le suis du coin de l’œil, et sens les battements du misérable tapit entre mes côtes devenir plus violents. Je me répugne. A sentir les frissons sur ma peau, les braises sur mes reins se raviver au moindre de Ses gestes. L’attirance en devient cruellement viscérale. Se retrouver dépendant d’une autre présence. La signification est totalement différente avec Lui, mais me rappelle ce qui me liait à ma sœur. Ce besoin constant de l’avoir à côté de moi, dans mon champ de vision. Sa présence me rassurait, son absence me tuait. Un peu plus à chaque grain de sable tombant au fond du sablier. Je serre le poing tant cette situation est des plus grotesques. Totalement ridicule. Je deviens ridicule. A le provoquer dans l’espoir d’attirer Son attention. Compenser un manque, obtenir quelque chose de Lui, même si ce n’est que sa violence et son mépris. Je me fige lorsque les notes métalliques de Son rire résonnent dans la pièce. Il y a quelque chose d’affreusement dérangeant, qui me glace le sang tant cela est déplacé. Je brûle d’envie de disparaître, de me crever les tympans pour ne plus L’entendre. Lui et son rire fourbe.

« - Je n’ai pas besoin d’excuses pour me justifier. » Mes mensonges deviennent de plus en plus médiocres. Même moi, je n’y crois pas. Depuis mon arrivée dans Sa maison et tout ce qu’elle a de malsain, je me cache derrière des excuses. Trouve des moyens pour repousser les échéances. Pour Le rendre encore plus immonde à mes yeux. Je m’entoure de mensonge pour ne pas m’enliser dans le profond dégoût que je peux m’inspirer. Se détester, pour mieux se détruire. Un état second qui m’a déjà frôlé. De beaucoup trop près. « - Prendre goût à quoi ? A toutes les horreurs qui se planquent au fin fond des neurones ? A tuer pour continuer d’exister ? Je suis peut être une bête de foire, mais pas un assassin dépourvu de remords. » Je finis par me relever, péniblement. Aussi lamentablement que Lui, pour lui faire face. Tourner le dos à son ennemi est une grave erreur, que l’on apprend à ses dépens. Mes reins ont beau tomber en cendres, tout chez Lui m’attire et pourtant, il reste un ennemi. Une menace dont il faut se méfier sans hésiter. Et je me remets à esquisser un pas en arrière lorsqu’Il abandonne son appui de fortune. Les inadaptés… Le terme me blesse, plus que je ne veux bien l’admettre. Me donne l’impression d’être redevenu cet adolescent inutile et laissé sur le bas-côté tant il n’était pas à sa place au milieu des autres. De ces dégénérés à la comprenette difficile et limitée.

« - Il faut bien éliminer quelqu’un en premier. Les menaces invisibles effraient plus que les coups et les explosifs. » Le sifflement m’échappe. Lui et tout le venin qu’il contient. «  - Pourquoi ? Tu as peur qu’on te regarde autrement ? Qu’ils réalisent à quel point tu peux être faible, que tout est factice chez toi ? » Je suis tenté de fuir la glace de Son regard. De contempler autre chose pour ne pas perdre mes moyens. Me retrouver à céder et faire profil bas pour avoir l’occasion de me noyer encore un peu plus dans ces nuances assassines. Même avec toute la volonté du monde, je suis incapable de chercher autre chose à dévorer des yeux. Je ravale mes tourments, ne laisse à la surface que le ressentiment qu’Il m’inspire. Efface du mieux que je peux le trouble et tout le reste pour ne pas endosser le rôle du faible. Ce que j’ai vu, je ne saurais même pas mettre des mots dessus. Au milieu du désordre qui règne dans mon crâne ce n’est rien de plus qu’un ramassis de couleurs et de formes, impossibles à démêler. Je les avais oubliés, mes camarades de délires. Et lorsqu’Il se dirige vers l’un d’eux je me surprends à esquisser un pas dans sa direction. J’ouvre la bouche pour la refermer immédiatement, ravalant mon envie de Le retenir. L’empêcher d’agir et de détruire de pauvres innocents ayant eu le malheur de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment. J’assiste impuissant à ce spectacle morbide, m’en détourne pour ne pas flancher. Les relents de sang qui viennent me caresser les sens, titillent mes nerfs. Excite ma folie. Je croise les bras, enserre ma poitrine pour tenter d’ignorer l’appel fulgurant de ce liquide détestable. Mes nerfs se relâchent lorsque le second échappe de justesse à un sort déplorable. Malgré moi, je jette un regard vers les restes du premier malheureux, ravale un haut le cœur avant de me retrouver à nouveau à Le défier du regard.

« - Tu es pathétique. Et après c’est moi qui ait besoin d’excuses derrière lesquelles se planquer. » Je lâche ces mots en serrant les dents. La blessure a à peine eu le temps de se refermer que déjà elle saigne de nouveau. Faire preuve de dédain et de froideur devient une habitude. Un moyen pour cacher tout ce qui se brise en moi à chaque attaque. La suite de Ses mots me laisse sans voix. Me coupe littéralement le sifflet. Je reste hébété, interloqué par ce qui flotte encore contre mes oreilles. La surprise cède pourtant bien rapidement sa place à l’irritation. Elle déferle en vagues hurlantes contre mon cœur, le piétine et détruit mes pauvres entrailles.

« - Que tu me foutes la paix ! Et te rayer de mon existence au passage. » Je m’emporte, mon ton monte, se fait plus ferme et se teinte des notes d’un accent pourtant perdu depuis longtemps. Je ne demande que ça, L’oublier. J’en meurs d’envie mais je sais que cela causera ma perte. Dans tous les cas, je me retrouve sans cesse dans une impasse. La plus complexe des protections informatique n’a pas de secret pour moi, en défaire les mailles est un jeu d’enfant. Mais défaire les nœuds de ma propre existence est d’une difficulté telle que je songe à abandonner à chaque nouvel entrelacs. « - Je ne t’ai rien demandé, ce n’est pas la peine de t’inquiéter pour mon pauvre confort. De toute façon tu t’en fous. » Mon élan de colère fait peine à voir. Je tremble et sans réfléchir je Le repousse. La conviction de mon geste et la force que j’ai pu y glisser me surprennent. Je me dérobe, abandonne la glace de Son regard assassin pour mieux m’échapper. Et Le frôler au passage.  « - J’ai pas besoin de toi pour aggraver mes délires. Trouve-toi un autre larbin. » Sans appel, je laisse le silence s’installer dans cette cave lugubre. Les effets néfastes du confinement commencent à guider mes gestes. Ils me poussent vers la sortie avant que je ne m’effondre devant mes angoisses. Fuir, encore une fois, et Le laisser là. Planté dans le silence d’une cave aussi misérable que celle qui me servait de cage dans les profondeurs de Sa demeure. Des doigts de glace me frôlent le dos rien qu’en y repensant. Mon cœur s’emballe et l’angoisse me gagne. Je ne peux pas y retourner. J’aurais dû réfléchir avant de parler, prendre en considération Ses mots et exiger quelque chose de Lui. Dos au mur, je ne peux plus reculer. Et esquisse un pas de plus vers la porte, tout en me faisant violence pour ne pas flancher maintenant.

_________________

Do I have to run and hide ?

I get the feeling just because. Everything I touch isn't dark enough. If this problem lies in me. I'm only a man with a chamber who's got me. I'm taking a stand to escape what's inside me. I'm turning to a monster. And it keeps getting stronger.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t885-aleksi-hold-your-

Féminin
↳ Nombre de messages : 8385
↳ Points : 337
↳ Date d'inscription : 31/08/2013
↳ Age : 25
↳ Avatar : Jonathan Rhys-Meyers
↳ Age du Personnage : 37 ans d'apparence, 177 ans en réalité
↳ Métier : Mafieux influent, fondateur de la Nemesis
↳ Opinion Politique : Anti-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
THE ROLLING STONES - satisfaction | PUSCIFER - the undertaker | 30 STM - the kill | PAPA ROACH - getting away with murder | DEPECHE MODE - wrong | LINKIN PARK - castle of glass | IMAGINE DRAGONS - shots | THE KILLERS - shot at the night | HURTS - somebody to die for | BLACK LAB - this night

↳ Citation : « Nous sommes tous frères sous la peau, et j'aimerais écorcher l'humanité pour le prouver. »
↳ Multicomptes : Nymeria C. Grimes & Rhys Steinsson
↳ Couleur RP : Navajowhite



Feuille de perso
↳ Copyright: Cyrine & Pathos & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Perfect Insanity {pv.}   Lun 7 Oct - 22:01

Pas besoin d’excuses. Non bien sûr, toi tu vaux tellement mieux que tout le monde… Evidemment que tu y prends plaisir. Tu ne veux pas l’admettre, c’est la seule nuance. Tu peux te leurrer autant que tu veux, ce n’est pas au vieux rat qu’on apprend à couper la paille. Il ravala ses sarcasmes, les réduisit en miettes pour ne pas se lancer dans un interminable dialogue de sourds. Il n’était visiblement pas prêt. A mettre un nom sur la bête grattant férocement sous Sa peau pour se ruer à l’extérieur. Il préférait se leurrer, lui rejeter l’entière faute sur le dos. Cracher sur la jouissance malsaine qui Lui dévorait les veines. Un peu comme lui, qui refoulait en bloc son attirance infecte. Le finlandais avait parfois tendance à lui rappeler son frère, avec ses grands discours moralisateurs et ses airs de ne pas y toucher. Tellement agaçant tant Il pouvait avoir raison de lui répéter en boucle que sa décadence le mènerait à sa perte. Qu’à force d’arnaquer tous ceux qui avaient le malheur de croiser sa route, il finirait par trouver plus fort que lui. Ou simplement un ours encore plus mal léché, trop mauvais perdant pour tolérer une défaite. Il s’était mis des œillères, avait refusé d’écouter les mises en garde. Il avait joué à l’autruche jusqu’à ce que le sable s’incruste à ses rétines et les gorge de sang. La damnation avait pourtant arraché la plupart de ses remords. Ces remords si semblables à ceux qui s’accrochaient encore aux semelles de l'informaticien et qu’Il trainait partout comme la peste. Ou comme une malédiction. Bien trop sombre pour tous ceux qui avaient un jour foulé ses pas, il ne pouvait s’empêcher d’absorber la moindre lueur d’espoir. De faire le vide, réconforté par les ténèbres. Il se vautrait outrageusement dans sa propre décadence, et n’en attendait à présent pas moins de Lui. Quelque chose s’était décroché en lui depuis bien longtemps. Un morceau de sa cage thoracique, un bout de sa conscience ou peut être un simple fragment de lui. Il n’avait jamais vraiment su mettre un nom sur ce que ses parents avaient massacré à coups de hache des années durant, jusqu’à ce que cette part de lui crève. Et il le gardait en lui comme un poids mort, qui dégoulinait d’hémoglobine et d’amertume de partout. Contaminant le reste de sa piètre carcasse, gangrénée jusqu’à la moelle. Leur acharnement maladif à le rabaisser avait marqué sa chair de traces indélébiles, qui lui donnaient la nausée. Les images douloureuses s’étaient brouillées, les odeurs putrides s’étaient estompées, mais au travers des souvenirs entachés restait le regard terrifié de Sven. Son impuissance. Il se renfrogna lorsque Ses interrogations vrillèrent ses tympans, l’accusant d’une vérité si odieuse qu’il n’aspirait qu’à la renier en bloc.  

« - Tais-toi ! C’est derrière moi. Il n’existe plus ce gamin miteux, incapable de protéger le seul membre de sa famille qui en valait la peine. Je l’ai tué, qu’on puisse me rappeler qu’il a existé me débecte, c’est tout. Moins ils en savent, mieux ils se portent. Et toi aussi… » Tranchant, son ton n’appelait pas à la discussion. Personne n’a besoin d’apprendre quel minable j’étais… Il ignorait qui il cherchait à convaincre. Aleksi ou lui-même. Il n’avait plus rien à voir avec ce gosse peureux, délaissé et maltraité. Il le haïssait, tellement fort qu’il regrettait souvent qu’on ne l’ait pas étouffé dans l’œuf. Ou de ne pas pouvoir changer d’enveloppe, tant il se sentait sale. Il voulait autant exister que disparaitre. Si son cadet avait du mal à tolérer son comportement hargneux, cruel et impulsif, lui ne doutait pas un seul instant qu’il avait choisi la meilleure voie. Seuls les prédateurs survivaient dans cette jungle immonde, il l’avait compris à ses dépends. Pour ne pas se faire meurtrir, servir de punching-ball humain, il fallait être celui qui frappait le premier. Qui tuait sans scrupules, en tyrannisant les fous qui avaient l’audace de le défier. Son sadisme n’avait pas de limites. Ou plutôt, il n’en avait plus. Les nerfs en pelote, il évacua sa rage sur les deux misérables drogués ayant assisté à cette scène un brin surréaliste. Son cerveau détraqué lui dictait des actes d’une barbarie innommable, susurrant à son oreille un bien sombre requiem. Les notes de leur cruor enivraient ses sens, ravivaient les braises de ses reins. Des années d’entrainement, à marcher sur sa tombe. A piétiner ce qu’il restait de lui, pour qu’il n’en reste qu’une coquille vide et dépourvue d’âme.

S’il s’était attendu à ce qu’Il rejette sa proposition, il n’était pas préparé à ce qu’un tel déferlement de violence se déchaine au creux de ses propres entrailles. Les traits tirés, il écouta Son monologue sans l’interrompre. S'évertua vainement à calmer la fureur qui le prenait aux tripes, qui incendiait ses viscères. Il esquissa de force un pas en arrière lorsqu’Il s’aventura à le repousser, hésita à Le rattraper avant qu’Il ne s’échappe. Il l’avait retrouvé une fois, il pourrait bien le faire une deuxième de toute manière... Lui laisser un peu d’avance, avant de fondre à nouveau sur sa proie. Sauf que son ego n’y survivrait pas. Et l’idée qu’Il puisse s’éloigner définitivement lui coupait la respiration, comme si Son poing venait de se loger en plein dans son sternum. Un vent d’expectative souffla dans la pièce, avant qu’il ne fasse mourir la maigre distance qui pouvait les séparer. Il ne laissa pas l’occasion à son fantôme de danser entre eux, agrippa aussitôt Son épaule. La Lui déboita tant le choc fut brutal.

« - Tu crois vraiment pouvoir m’échapper si facilement ? Que je vais te laisser partir sagement, sans conséquences ? Tu devrais arrêter les drogues. Je ne te laisse pas le choix, tu vas rentrer. De ton plein gré ou pas. » La voix pailletée de glace, il ramena Son corps meurtri contre le sien. Colla sa bouche contre Son organe auditif, pour être absolument certain que les murmures se fraieraient un chemin dans Sa cervelle détraquée. Fielleux, il se focalisait sur son irritation pour ne pas se laisser happer par Son magnétisme animal. Il contractait ses muscles, saturait son esprit d’amertume pour éviter de céder à l’appel d’une proximité plus grisante.

« - Fallait réfléchir avant de m’accoster dans ce bar. T’as un travail à terminer, et une double dette à payer depuis que tu t’es attaqué à Sanjana. Je suis déjà trop généreux de te faire grâce du fait que tu m’as pris pour ton garde-manger. » Ses phalanges se glissèrent de part et d’autre de sa mâchoire. Il ancra Ses prunelles d’acier aux siennes, y insuffla une froide détermination alors qu’il resserrait son emprise de fer. Son bassin enjôleur en profitant pour effleurer perfidement le Sien. Et jeter de l’huile sur le feu. Ne m’oblige pas à briser une à une les articulations de tes doigts pour être certain que tu n'iras pas à la concurrence. Ou à te fracasser les jambes pour te contraindre à ramper à mes pieds…

« - Maintenant tu peux essayer de tirer profit de ta situation, ou t’embourber encore plus dans la crasse comme un parfait abruti. T’as les clefs en main. Décide. » Un rictus hypocrite se dessina sur ses lèvres, alors qu’il se reculait légèrement. La proposition tenait toujours, mais pour une fraction de secondes seulement. Sa patience légendaire s’effritait, il ne supportait pas qu'Il résiste. De ne pas de ne pas pouvoir se purger. De ne pas pouvoir extraire l’arsenic qui polluait ses artères et l’empêchait de Le libérer de ses chaines. Asservi malgré lui par une passion honteuse, mais ô combien impérieuse.

« - A moins que tu ne préfère rester à faire la taupe dans une cave de ce genre… »  Soudain frappé d’une idée vicieuse, il se concentra. Fit son possible pour Le priver de la vue par la force de la pensée. Pour plonger littéralement Ses rétines dans l’obscurité. Âpre et oppressante. Comme un vautour, l'assassin tournait désormais autour de Sa silhouette fébrile. Danse macabre et franchement douteuse uniquement rythmée par les battements de leurs cœurs à l’unisson et les martèlements de ses pas. Se délectant de Ses frissons compulsifs.

_________________
I've got blood on my name
There's a reckoning a'comin. And it burns beyond the grave. With lead inside my belly. Cause my soul has lost its way.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t876-kyran-chaos-isn-t

Féminin
↳ Nombre de messages : 5155
↳ Points : 113
↳ Date d'inscription : 03/09/2013
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Whishaw
↳ Age du Personnage : 31 ans
↳ Métier : Médecin Légiste & Hacker
↳ Opinion Politique : Contre le Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 1
↳ Playlist :
SAEZ - A bout de souffle ♭ MCR - Famous last words ♭ ADELE - Skyfall ♭ THE KILLERS - Human ♭ ALEX HEPBURN - Reckless ♭ STONE SOUR - Tired ♭ SLIPKNOT - Dead Memories, Before I Forget, Snuff ♭ IMAGINE DRAGONS - Monster ♭

↳ Citation : « Je suis un trucage humain qui aspire à devenir un homme sans trucages. »
↳ Multicomptes : Stain E. Greyjoy & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #b68656



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Perfect Insanity {pv.}   Jeu 10 Oct - 20:41


S’éloigner pour mieux se rapprocher. La distance était minime pourtant,  quelques pas de plus, une volée d’escaliers et l’air libre du dehors. Qu’est-ce que ça représente ? Rien. Un soupir, deux peut être, et la liberté à nouveau au bout de mes doigts. Je ne suis pas stupide, je sais pertinemment que cela reviendrait à repousser l’échéance. Encore un peu. Avoir quelques jours de solitude avant qu’Il ne revienne Se glisser dans mon existence. Le choc me coupe le souffle, et la douleur qui serpenta le long de mon bras fait monter les larmes à mes yeux. Par réflexe, je serre le poing, et sens alors de nouvelles décharges me dévorer l’épaule. Une vulgaire brute… Bien sûr que non, tu ne me laisserais pas faire. Bouffé par ton orgueil, tu es incapable de laisser les choses te dépasser. Et perdre le contrôle, Il le détestait presque autant que moi. Je me demande comment Il est parvenu à tenir aussi longtemps avant de se ruer à la recherche de Son jouet disparu. La proximité n’a rien d’attirant cette fois. La douleur m’aveugle et m’obsède. Il n’y a quelle qui se fraye un chemin dans les méandres de mon esprit ravagé. J’ai beau réfléchir, tenter de remettre de l’ordre, la situation me dépasse. Je m’en veux, d’être resté planté là comme un imbécile, au lieu de franchir cette foutue porte.

« - Une grossière erreur de parcours, crois-moi si je pouvais revenir en arrière j’éviterai de t’approcher. Je ne lui dois rien du tout. Avoue, toi aussi tu y prends goût. » Glaciale au possible, ma voix tremble malgré tout. Enrayée par le mal qui me ronge, la rancœur et cette rage sourde grouillant sous ma peau. La félicité n’aura été que de courte durée. La sensation de vide revient toujours. Apaisée pendant quelques secondes pour revenir, encore plus envahissante et dérangeante. La force avec laquelle Il m’agrippe la mâchoire sonne comme une alarme. Mes doigts s’enroulent autour de Son poignet, fébriles au possible ils s’échinent à vouloir le repousser. Une fraction de seconde seulement avant d’abandonner la lutte. Détestable au possible, Son regard et Ses hanches qui frôlent les miennes me pousse à me mordre la joue jusqu’à sentir le sang caresser ma langue. Je me laisse avoir un instant par le magnétisme de Son regard, et je sens mon cœur s’affoler encore un peu plus contre mes côtes. « - Tu vois c’est ça ton problème. Demandé plus gentiment, on s’exécuterait peut être sans opposer de résistance. » Il s’éloigne et je sens la menace peser un peu plus lourd sur mes épaules. Il transpire l’hypocrisie et tout me pousse à me montrer méfiant. A ne pas croire un seul mot sortant de Sa bouche.

« - Qui me dit que tu tiendras parole ? Qu’une fois de nouveau enfermé, je ne retournerais pas pourrir dans tes sous-sols ? » Je le murmure contre Sa peau, le mépris crispe mes traits et mes doigts lâchent Son poignet. « - T’es pas foutu de tenir tes promesses. » Je fronde les sourcils, Son mutisme me glace le sang et l’attention qu’Il semble soudain porter à je ne sais quoi, ne m’inspire rien de bon. Le noir. Fourbe, il m’entoure. Et avant que je ne réalise, ma vue se brouille. Disparaît. Un hoquet de stupeur me frôle la langue et s’échappe de mes lèvres. Immobile, privé d’un sens, je me sens affreusement vulnérable. La situation prend un air de déjà vu et je sens mon cœur qui défaille. Chancèle sous le joug de l’angoisse. La peur est de loin la plus horrible des sensations. Elle s’insinue partout, fait courir le long de ma peau des doigts de glace qui me figent encore un peu plus. Je me replie sur moi-même, par pur réflexe mes bras s’interposent entre ma carcasse et la menace. Au bruit sourd de Ses pas se superposent le martèlement étouffé d’autres pieds. Je suffoque, et plus je lutte, plus je m’enlise dans ce délire. Les souvenirs se mêlent à la réalité pour la rendre encore plus horrible qu’elle ne peut déjà l’être. Ce qu’il vient de faire me dépasse. Et pourtant je ne suis pas en état de Le détester. La haine viendra après, une fois que la nuit cèdera sa place au jour. « - A… arrête. » Le murmure est déplorable, suppliant au possible. Et le son de ma propre voix, intensifié par ma cécité me donne la nausée. Moi aussi je suis incapable de tenir mes promesses. Même celles que je me suis fait en sortant de prison. Minable petite taupe insignifiante. Je me replie encore un peu plus, secoue la tête en me mordant la lèvre tout en reculant. Ma main tremble et cherche le mur à tâtons pour que je puisse m’y appuyer.  Et passer à travers, me fondre avec le crépis miteux pour disparaître. Ca ne marche jamais ce genre de chose, je le sais pourtant. Le ronronnement de la ventilation, les bruits du dessus, le goutte à goutte d’une fuite d’eau. C’en est trop, l’asphyxie se fait plus violente, et la sueur froide cède sa place à des doigts brûlants contre ma chair frigorifiée. Cannes de coton, mes jambes cèdent et je me laisse glisser à terre. Levant la main en signe d’abandon. De supplique honteuse. Je Le supplie, avec de simples murmures avant de me racler la gorge pour me faire entendre.

« - Tu as gagné, j’abandonne, mais je t’en supplie… arrête ça. » La gorge sèche, nouée au possible, mes muscles se tordent et se crispent avec une telle force que cela en devient douloureux. Aveugle, mes pupilles finissent par capter à nouveau quelque chose. Les formes floues d’une pièce mal éclairée et insalubre. Rien à voir avec les néons agressifs que l’on peut trouver en prison. Malgré moi, une vague de soulagement m’envahit. Je sais pourtant qu’il est impossible de revenir en arrière, de voir ces pires craintes devenir réalité. Il a réussi à le faire pourtant. Et cet affreux retour en arrière me glace le sang. Vide mes poumons de leur air pour me pousser à l’asphyxie. A bout de souffle, je me passe la main sur le visage pour me débarrasser de cette sueur glacée qui dévore ma peau. « - Une chambre, une nouvelle machine pour remplacer celles que tu as cassées… » Je réfléchis, ou plutôt tente de le faire tant mon cerveau est douloureux. Mon cœur résonne contre mes tempes et les restes d’angoisse qui s’accrochent à ma peau me paralysent encore. « - Et pouvoir aller et venir comme bon me semble. » Et qu’elle me foute la paix au passage. Que tu arrêtes de me considérer comme un pauvre jouet que l’on peut fracasser et jeter une fois que tu n’en as plus besoin. Le reste de mes requêtes reste coincé en travers de ma gorge. Etouffé par la crainte qu’Il peut m’inspirer en cet instant. Je fuis son regard, cille à tout va pour être certain que ma vue est bien en train de revenir. Faire une mise au point qui traîne à devenir nette et stable. Au fond, je ne sais pas ce que je veux réellement. Qu’il me foute la paix, comme je lui ai craché à la figure un peu plus tôt, ou laisser ma peau se consumer sous la force de Sa colère… Je me résigne un peu plus à chaque seconde qui passe. Efface les traces d’une dévotion honteuse et malsaine au possible. Sans grand succès. J’y parviens, pour mieux me prendre le revers de la médaille dans la figure.

_________________

Do I have to run and hide ?

I get the feeling just because. Everything I touch isn't dark enough. If this problem lies in me. I'm only a man with a chamber who's got me. I'm taking a stand to escape what's inside me. I'm turning to a monster. And it keeps getting stronger.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t885-aleksi-hold-your-

Féminin
↳ Nombre de messages : 8385
↳ Points : 337
↳ Date d'inscription : 31/08/2013
↳ Age : 25
↳ Avatar : Jonathan Rhys-Meyers
↳ Age du Personnage : 37 ans d'apparence, 177 ans en réalité
↳ Métier : Mafieux influent, fondateur de la Nemesis
↳ Opinion Politique : Anti-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
THE ROLLING STONES - satisfaction | PUSCIFER - the undertaker | 30 STM - the kill | PAPA ROACH - getting away with murder | DEPECHE MODE - wrong | LINKIN PARK - castle of glass | IMAGINE DRAGONS - shots | THE KILLERS - shot at the night | HURTS - somebody to die for | BLACK LAB - this night

↳ Citation : « Nous sommes tous frères sous la peau, et j'aimerais écorcher l'humanité pour le prouver. »
↳ Multicomptes : Nymeria C. Grimes & Rhys Steinsson
↳ Couleur RP : Navajowhite



Feuille de perso
↳ Copyright: Cyrine & Pathos & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Perfect Insanity {pv.}   Jeu 17 Oct - 14:08

Irrécupérable, il en venait à se demander comment ils en étaient arrivés là. Comment l’alcool avait pu le désinhiber à ce point, le pousser à accorder tant d’attentions à un grand gringalet pas franchement sûr de lui. Il se demandait comment il avait bien pu basculer, s’enivrer de Ses paroles et de Ses lèvres en laissant tomber toutes les barrières qu’il érigeait habituellement avec tant de minutie. Et il détestait ce qui en était ressorti. Cet affreux sentiment qui englobait tout le reste et qui appuyait exactement là où ça faisait mal. Il se donnait des airs, tentait de Le traiter comme n’importe quelle larve juste bonne à ramper à ses pieds et à cirer le parquet. Mais au fond, il avait l’impression qu’une main glaciale triturait ses tripes, les retournait dans tous les sens pour lui faire recracher le contenu de son estomac. Il se sentait patraque, en Le voyant si terrifié, si mortifié. Atterré par son propre comportement. Il se sentait perdu lorsqu’il songeait à cette attirance charnelle, malsaine, et plus encore lorsqu’il réalisait que l’envie de se rapprocher de Lui allait au-delà d’un simple désir brut. Enveloppé dans un âpre brouillard, il ignorait ce qu’il redoutait le plus. Qu’il se dissipe ou s’épaississe encore plus ? Sans doute un mélange des deux.

« - Ah vraiment, et c’est pour ça que tu persistes à me provoquer, avec tes insinuations scabreuses, tes regards de biais et tes rapprochements déplacés ? Je te trouve drôlement entreprenant, pour quelqu’un qui qualifie ça de grossière erreur de parcours. Va savoir, c’est contagieux la connerie à force de la côtoyer. » Il était blessé, qu’Il nie. Qu’Il évoque cette soirée comme une vulgaire rature sur une feuille vierge, qui fait si tâche qu’on voudrait froisser le papier et l’envoyer en boule dans la plus proche corbeille. Si c’était ce qu’il s’évertuait à faire depuis le début, cracher ouvertement sur cette rencontre singulière, qu’Il l’imite le dérangeait. Il n’était qu’une girouette, détraquée à force d’être heurtée par des rafales de vent, qui aspirait à une chose puis à son contraire en l’espace de quelques secondes. S’il prétendait être répugné par tout ce qu’Il pouvait représenter, il continuait de le rechercher. D’effleurer Ses hanches, d’embraser Ses prunelles, en frôlant de plus en plus près l’abandon salvateur. Ou meurtrier. Demander plus gentiment ? Non, il refusait farouchement de s’adoucir à Son contact.

« - Tu parles, il suffit de tendre la main pour se faire bouffer le bras. T’as toujours pas compris ça ? Je confirme : dix ans de prison, c’était vraiment pas assez, vu le peu de leçons que t’as l’air d’en avoir retiré… » Ironisa t’il, une pointe d’amertume en travers du palais. Se montrer gentil, soumis et avenant ne lui avait jamais rien apporté. Si ce n’est des coups et des parjures, des humiliations à répétition. Longtemps, il n’avait pas su se défendre contre. S’était persuadé qu’il valait mieux faire profil bas, et que ceux qui le rabaissaient finiraient par se lasser. Par l’apprécier à sa juste valeur. Sauf que rien de ce qu’il pouvait dire, faire ou ne pas faire n’était à la hauteur. Il n’était qu’un misérable insecte, juste bon à être écrasé, tant sa simple vue pouvait gêner. Il avait mis des années avant de l’accepter, avant de se rendre compte qu’il n’obtiendrait jamais rien de cette manière. Avant d’oser user de la force et taper du poing sur la table.

« - Rien du tout. Je ne peux pas te l'assurer, si tu persiste à adopter un comportement puéril et suicidaire. » Siffla t’il entre ses dents, peu décidé à marchander. « - Quelle promesse je n’ai pas tenu, tu peux me le dire hein ? Tu te trompes sur mon compte, tant que tu tiens les tiennes, je n’ai aucune raison de rompre les miennes. Donnant-donnant. » Et œil pour œil, dent pour dent. Il tournait autour de sa proie, et se donnait le vertige, à se montrer si ignoble. Les percussions n’en finissaient plus de marteler son crâne. En transe, il absorbait Sa détresse comme une vulgaire sangsue et s’étonnait que l’arrière-goût en travers de son palais se révèle si indigeste. Aleksi suppliait, piétinant Son orgueil sans grande hésitation, replié devant l’ombre lancinante de ses cauchemars. Et son bourreau en face ? Il jouait au con, se noyait dans son ignoble culpabilité, et déversait sa haine à défaut de savoir exprimer de l’amour. Rien que le mot lui semblait grossier, alors s’il avait du l’exposer, il n’aurait même pas su par quoi commencer. Ni capable d’aimer correctement, ni capable de ranger ses instincts de bas-étage aux oubliettes. Une caricature à lui tout seul, vaseuse et grotesque. Un sourire de fortune s’était glissé sur ses traits, ressemblant davantage à une grimace tant il était forcé. S’évertuant à poursuivre sa basse besogne, quand toutes les fibres de son corps lui intimaient de faire cesser les hostilités. Au bout de la seconde supplique, il stoppa finalement son manège. Prêt à accueillir Ses réclamations un brin forcées avec l’autosatisfaction propre aux tyrans de fortune. Il allait les Lui accorder, les plus raisonnables du moins. Rien que celles-là lui arrachaient néanmoins un effort considérable, à un point qu’Il ne pouvait pas imaginer. Qu’allaient penser ses employés s’ils apprenaient que le finlandais avait été récompensé par l’obtention d’une chambre digne de ce nom dans son manoir et par de nouveaux joujoux ? Sans parler de Sanjana, qui viendrait sans aucun doute lui tirer les oreilles. Heureusement pour Lui, elle n’avait pas encore compris à quel point Il lui était indispensable. Infiniment plus que cette amante éphémère qu’elle avait à tort pris pour une menace. Qu’Il soit dans les parages était devenu une nécessité absolue, Ses talents informatiques ne constituaient qu’un pauvre prétexte pour justifier Sa présence incongrue.

« -Tu vois quand tu veux… C’était pas si difficile, si ? Rassure-moi, ça ne t’a pas écorché la langue ? » Susurra t’il, esquissant un pas supplémentaire vers Sa carcasse exténuée. Son doigt glissa sous Sa mâchoire, la releva vers lui pour mieux se faire capturer par Ses sphères ensorcelantes. « - Mais ne commence pas à croire au Père Noël non plus, je suis au regret de t’annoncer qu’il n’existe pas. Ta liberté d’aller et venir, va falloir la mériter. Et après tout ce manège, tu peux toujours courir... » Ce ne fut qu’un souffle, avant qu’il ne se déplace vers la porte de sortie. Il s’y arrêta, attendant qu’Il se remette debout et le suive à l’extérieur. Pour venir découvrir Ses ‘nouveaux appartements’. Il lui tardait de s’échapper de cette cave putride, crasseuse à l’extrême. De s’en éloigner pour essayer vainement d’oublier le délicieux supplice de Ses lèvres, et combien les assassines scellaient sa damnation.


| TOPIC TERMINÉ.

_________________
I've got blood on my name
There's a reckoning a'comin. And it burns beyond the grave. With lead inside my belly. Cause my soul has lost its way.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t876-kyran-chaos-isn-t
 

Perfect Insanity {pv.}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Perfect Insanity {pv.}
» Perfect Town
» VARIO Perfect 1200 Platinum
» Plugin - perfect split : comme scission
» Foxit Reader et ASK

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-