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 Un étrange chemin [pv]

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MessageSujet: Un étrange chemin [pv]   Ven 6 Sep - 22:53

Une nuit comme d’habitude. La lune se lève et nous élève de sa lumière. Je la préfère a tous les artifices qui existent dans cette ville. Mais avons-nous le choix ? Condensés comme des bêtes nous évoluons comme nous le permet notre environnement. On se débrouillait assez bien au début. Avant les zombies et les avertissements médiatiques. J’ai l’impression de nager en plein cauchemar. Déjà le couvre feu. Minuit. Ca réduit considérablement les pourboires. Un bar qui ferme avant minuit est un bar qui ne pourra durer longtemps. Tout le monde répète que ce n'est que temporaire et l'armée fait son possible pour maintenir l'ordre dans les rues.

C'est pour ça qu'il me reste une demie heure pour rentrer chez moi. Normalement, le trajet est fait en dix minutes. Mais le Masquerade tient à la vie de ses employés et préfère fermer le bar bien avant le début du couvre-feu. C'est logique et responsable. Mais ça me tape sur le système. J'avais besoin de jouer ce soir, ce me perdre dans les notes, mourir dans les graves, renaitre dans les aigus. Au lieu de cela je n'entends que le tintamarre de mes talons sur le bitume. Les rues sont trop solitaires ce soir. Du moins le croyais-je avant de passer devant une ruelle où une silhouette à même le sol m’interpella.

Mon deuxième prénom n'a jamais été prudence. Toutefois, je regardais autours de moi avant de me décider à emprunter cette ruelle. Cherchais-je les ennuis ? Cela aurait pu être mon genre si je n'avais qu'une idée en tête : aider cette personne. Elle ne semblait pas bien massive dans l'obscurité des ombres. Je savais très bien que les ombres cachent des monstres, mais j'avais besoin de me changer l'esprit au lieu de commencer à ronger du noir. Mieux valait que le noir m'avale. Une philosophie de vie que peu de personnes partagent, j'en ai bien conscience.

Un lampadaire clignotait, ne me laissant percevoir que des flash de la personne qui était allongée par terre. Plus je m'approchai, plus j'avais la certitude que c'était une femme. Quand je fus assez proche, j'eus un mouvement de recul. Du sang recouvrait toute la jambe droite, ainsi que le flan. Il y avait tellement de sang que je n'étais pas sûre qu'elle soit encore vivante, ses paupières étant closes. Je m'agenouillai, n'écoutant que mon instinct afin de saisir son pouce. Un battement régulier se faisait sentir, mais avec la perte de tout ce sang, je n'avais pas idée de l'importance des blessures.

Encore un regard de droite et de gauche. Personne ne semblait se trouver là. Et mon appartement se trouvait à une rue d'ici. Je me penchai vers son visage et me mis à lui parler :

- Hey. Vous m'entendez ? Vous êtes toujours consciente ?

Contre toute attente un grognement se fit entendre tandis que ses paupières se levaient. Je percevais le trouble dans son regard et je n'avais pas envie de continuer à discuter par ici.

- Vous pouvez bouger ?

Dans le même temps je glissai un bras sous le sien afin de l'aider à se lever.

- Appuyez vous contre moi, je vais vous aider. Je peux appeler une ambulance, à moins que vous ne préféreriez qu'on aille chez moi.

Pas une décision des plus sécurisante, mais je n'avais pas peur d'un animal blessé. Il en allait de même pour les gens. Ainsi, nous nous mîmes à avancer d'une manière hésitante, tandis que j'attendais sa réponse.
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MessageSujet: Re: Un étrange chemin [pv]   Ven 13 Sep - 13:00

J'ai honte é_è Désolé pour le temps de réponse.

Je ne me rappelais même plus comment j'en étais arrivé à m'effondrer entre deux poubelles, dans une ruelle perdue de la Nouvelle Orléans. Je ne me souvenais plus de grand chose, d'ailleurs. Quand vous avez mal comme j'avais eu mal, il ne reste plus beaucoup de place dans votre esprit pour le reste. J'avais dépassé ce cap une heure plus tôt, cependant : mon corps était tellement engourdi que je ne sentais plus rien et mon esprit était abruti par la perte de sang si bien que j'étais à peine consciente. Une situation « pas très glorieuse » comme dirait l'autre et je n'avais pas les forces nécessaires pour me changer en chatte. C'était bien dommage, c'eut été bien utile, mon corps félin guérissait souvent bien plus vite que mon enveloppe humaine.
Il n'y avait qu'une partie de mon corps sur laquelle je gardais un parfait contrôle : ma main droite. Mes doigts serraient une petite fiole ; une drogue qui, selon la rumeur, permettait à un métamorphe de rester plusieurs jours d'affilée loin du monde des Hommes. Un composé extrêmement rare, assez pour demeurer un mythe dans l'imagination popylaire, mais j'avais fait mes devoirs et avait entendu parler d'un échantillon. La piste était ténue et j'avais eu toutes les peines du monde à la remonter mais j'avais tout de même réussi mon coup. À quel prix ! Voilà que je gisais, misérable et couverte de mon propre sang, avec un sac d'ordures comme seul coussin. J'avais bien hésité à avaler mon larcin mais n'avait pu m'y résoudre. J'allais m'en sortir — je m'en sortais toujours, si bien que la mort était depuis longtemps devenu un concept vague et qui ne s'appliquait qu'aux autres — et ensuite, ensuite seulement je pourrai jouir du fruit de mon travail.
J'avais les yeux clos depuis longtemps maintenant et j'entendais à peine les bruits des rues adjacentes. Je m'étais faite à l'idée de passer la nuit dehors, à attendre de reprendre assez de force pour changer de corps. Ma main gauche appuyait faiblement sur mon côté droit, comme pour mieux contenir la plaie et empêcher le sang de s'en échapper. Ma jambe gauche devait quant à elle se débrouiller toute seule et elle ne s'en sortait pas très bien.
C'est à ce moment là qu'elle s'approcha. Je tentai de feuler à son approche mais ma gorge, déjà peu pratique en temps normal pour pareil son, ne me fit pas le plaisir d'émettre le moindre bruit, sinon ma respiration un peu sifflante. Soit ! Elle allait sans doute penser que j'étais morte de toute façon. Sauf que voilà, pour s'en assurer, elle approcha son visage du mien et j'eus l'impression qu'elle me hurlait dans les oreilles. C'était complètement débile, d'ailleurs, parce que j'avais l'impression depuis une bonne demi-heure que mon audition s'était faite la malle sans moi. Comme quoi, corps à l'agonie possède ses raisons que la Raison ignore. Peut-être se rendait-il compte, lui, que ma situation était bien plus critique que je ne voulais bien me l'avouer.
Bref, je grognai, assez fort pour qu'elle l'entendît. L'instant d'après, j'étais hissée vers le haut alors qu'elle essayait de me remettre debout. Vous vous rappelez la partie où je vous disais que je ne sentais presque rien, tant j'avais l'impression d'être plongée dans du coton ? Eh bien c'était finie. Ce « simple » mouvement qu'elle m'imposa raviva la douleur et je hoquetai misérablement, à la recherche d'un air qui venait soudainement à me manquer. « Non ! Attends ! » gémis-je pitoyablement, de manière à peine audible. Elle ne sembla pas s'en émouvoir.
Je comprenais à peine ce qu'elle me disait. Une chose était certaine cependant : elle évoqua une ambulance. Qui disait ambulance — ne vous y trompez pas, on ne parle pas ici des véhicules derniers cris de l'avant Cataclysme mais bien de camionnettes de fortunes qui parcouraient les rues au petit bonheur la chance — disait hôpital et il n'y en avait plus trente six à la Nouvelle Orléans. Mes agresseurs du soir avaient pu voir qu'ils m'avaient sévèrement touchés et ils m'y attendraient, à coup sûr. Je voulus la repousser mais mes bras ne firent que s'agripper un peu plus à elle, la vile me faisant faire mon premier pas. Comprenant que j'étais plus ou moins à sa merci, j'articulais péniblement. « Chez. Toi. Très bien. »
Puis je déconnectai mon cerveau et laissait mon corps et ma mystérieuse sauveuse me traîner là où ils le voulaient bien.
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