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 Lithium {PV}

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MessageSujet: Lithium {PV}    Sam 7 Sep - 23:42


Stain & Azzura
Lithium.
« I'm so happy 'cause today. I've found my friends. They're in my head. I'm so ugly. But that's okay 'cause so are you.. We broke our mirrors. And I'm not scared. Light my candles. Cause I've found God. I'm so lonely, but that's okay. I can't wait to meet you there. I'm not gonna crack. »

Lorsque ses paupières lourdes se fermaient enfin, des cauchemars venaient troubler son sommeil. Elle revivait chaque seconde de cette scène mortifère. Pendant que Cora suffoquait, elle brandissait son arme en direction de la tête de Son agresseur. Sortie de cette terreur nocturne, elle se retrouvait assaillie par de violentes hallucinations auditives. La culpabilité rongeant violemment son âme, sa victime faisait irruption dans son esprit dérangé. Quotidiennement à ses cotés, son martyr lui faisait oublier son authenticité. Ironiquement, c’était son statut de danseuse de cabaret qui lui permettait de garder un contact avec le monde extérieur et la réalité terrestre. A la tombée de la nuit, les yeux dans le vide, elle s’était hissée hors de sa péniche à la manière d’une poupée désarticulée. Ses pieds la menaient difficilement vers le Masquerade, sa volonté s’essoufflant à mesure que les propos machistes des clients écervelés résonnaient à ses oreilles. La faim lui tenaillait férocement le ventre. La fébrilité de ses membres la ralentissait dans sa course. Son teint semblait plus terne que d’ordinaire. Ses lèvres étaient gercées. Des cernes assombrissaient son visage angélique, la fatigue planant sur elle. Lorsqu’elle arpenta enfin les couloirs de son lieu de travail, elle fit face à de nouvelles hallucinations, sa victime tenant toujours le même discours : « Tes mains sont pleines de sang. Tu m’as tué. Es-tu plus avancée pour autant ? La haine et le mal continuent de brûler Ses veines. J’avais une petite fille de l’âge de Zaira. Je ne partirai pas tant que tu n’auras pas réparé ta faute. Tu sais à quoi je fais allusion… ». Tuer Stain dans le but de les préserver. En disparaissant, il sera semblable au lithium. Il emmènera mes pulsions assassines dans sa tombe. Et pour faire taire ma culpabilité, je m’en irai à mon tour. Ces revendications lui paraissaient sensées. La survenue de ce meurtre marquait un tournant évolutif dans sa maladie. Les prémisses d’une démence absolue. La partie saine de son esprit était prisonnière de cette déraison, tentant de lutter en vain contre ses tendances destructrices.

Absorbée par ses voix intérieures, elle ne perçut pas la silhouette qui se profilait à l’horizon. Celle de son supérieur. Elle le heurta maladroitement. Le paquet qu’elle tenait fut projeté au sol. Il était soigneusement emballé, pensa t-elle, un sourire malicieux accroché à ses lèvres. Le serpent en profita pour cracher son venin, comme habituellement, prenant soin de lui mettre une tape sur les fesses au passage. Sourcils froncés, elle serra les dents. L’envie d’écraser son poing contre sa mâchoire ne manquait pas. Pourtant, elle prit sur elle. « C’est un cadeau pour moi ? Pfiou, les maquilleuses vont avoir du boulot ! Cacher une laideur pareille…tu comptes séduire un monstre à trois têtes ? Malheureusement pour moi, il n’aurait pas d’argent en poche…». Lequel des deux devait-elle contraindre au silence ? La vermine qui se tenait devant elle, ou l’intrus qui endommageait ses cellules nerveuses, celui qui était issu de son imagination ? « La ferme », ordonna t-elle, d’une voix mécanique. « Sois belle et tais-toi ». Ne prêtant plus attention à ce partenaire de joutes verbales, elle se réfugia dans sa loge pour une séance de beauté, étouffant un juron. Elle en sortit vêtue d’un haut s’arrêtant en dessous de sa poitrine, d’un short court et d’une perruque taillée en carré plongeant, et tout cela d’une couleur rose bonbon. Des vêtements trop moulants, valant des milliers de dollars et lui donnant une allure de potiche. Se sentant agressée par les miroirs qui se tenaient devant elle, elle quitta la pièce, une mine défaite.

Elle se faufila dans la loge de Stain, à la recherche d’éléments qui pourraient l’aider dans sa quête, désireuse d’y aller crescendo avant de porter le coup final. Elle froissa les feuilles de papier qui trainaient sur son bureau. Elle y déposa son cadeau empoisonné –un paquet de croquettes-. Elle fouilla frénétiquement dans ses armoires, rageuse. Lorsque la porte claqua, elle se figea, incrédule face à cette apparition stupéfiante. Ses prunelles se perdirent sur sa tenue de scène, et elle ne put retenir un rougissement. Puis, comme si cela ne suffisait pas, elle prit appui sur la table, se mettant à son aise, les yeux pleins d’étonnement. Elle prit soin de ne rien laisser transparaître. Elle dissimula sa lassitude, ses appréhensions, des intentions macabres qui risquaient d’engendrer de nouvelles larmes de tristesse et une nouvelle crise de violence. « Tu es courageux…tu travailles tard ! J’ai bien réfléchi. Nous avons un lien de parenté. Nous travaillons tous les deux au Masquerade. Nous nous croiserons jusqu’à la fin de nos jours. Contrairement à ce que j’ai toujours dit, je pense que tu n’es pas tout à fait responsable de la mort de Chiara. J’imagine qu’une trêve s’impose. Je prends sur moi. Je fais le premier pas. Pour fêter nos réconciliations, je t’offre ce présent. Je te rassure, il ne s’agit pas d’une bombe… ». Pas encore. Déclara-t-elle d’un ton résolu, en reportant son attention sur le paquet qu’elle lui adressa. Elle avait encore du chemin à faire dans l'art de la comédie. Elle souhaitait que l’exaspération se dessine sur le visage de l’Inquisiteur, toujours soucieuse d’enfoncer le clou, un sourire ironique pendu à ses lèvres. Elle croisa ses bras, feignant l’assurance, avant de lui tendre une cigarette. « Ne fais pas la fine bouche, je t’en prie. Elles sont au poulet… ». Elle tenta en vain d’empêcher sa voix de trembler et de mettre son cerveau en veille. Celui-ci tournait à plein régime.

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MessageSujet: Re: Lithium {PV}    Dim 8 Sep - 19:59


Les notes s’enchaînèrent. Le battement des basses résonnait avec le propre martèlement de son cœur. Et rester là, sur cette scène devant une salle à moitié vide, ou à moitié pleine, peu importait, pour lui le résultat était le même. C’était là le seul moyen qu’il avait trouvé pour calmer la folie grouillant dans ses veines. Changer de peau le temps de quelques morceaux. Ranger dans un coin de sa tête le Shadowhunter et tout le reste, se défaire de cette tenue presque aussi sombre que ses pensées. Oublier le loup, redevenir l’homme et se péter la voix sur un bon rock qui lui explosait le cœur. A bout de souffle, les poumons en feu, il en redemandait. Prêt à continuer jusqu’à l’effondrement. Ils lui avaient foutu la paix, lui offrant sa journée pour qu’il en profite comme bon lui semblait. A un autre moment, il se serait jeté dans les bras du vice. Se vautrer dans la luxure et fumer jusqu’à ce que la tête lui tourne et que ses pensées volent en cendres. Et veiller tard. Du moment qu’il ne fermait pas les yeux, tout lui convenait. Avec une créature ensorcelante, un homme ou les deux en même temps, l’idée était alléchante, et il y serait déjà si une autre option n’avait pas sauté immédiatement dans son cerveau. Il avait toujours aimé la musique, très différente de celle que l’on joue aujourd’hui à l’époque de sa première existence certes, mais la passion restait la même. Les feux des projecteurs, il s’en foutait. Ce qu’il adorait, c’était cet assemblage de différentes personnes, différents instruments jouant ensemble pour ne former qu’un seul et même corps. Si on oublie les quelques fausses notes qui venaient de temps en temps se glisser au milieu des partitions. Il allait devoir céder sa place, abandonner le feu de la lumière pour retourner dans l’ombre. Laisser les demoiselles et leurs tenues aguicheuses faire leur boulot. Tandis que lui retournerait à ses idées noires. Il fermerait son cœur à double tour, calmerait la folie de ses battements pour le rendre plus silencieux qu’une pierre et se remettre au travail. Revêtir l’uniforme, redevenir la machine meurtrière qui exécute sans poser de questions. C’était la meilleure chose à faire, ne rien dire et ne rien penser. Il l’avait déjà compris quand les bourreaux se disaient pieux et justes.

Une dernière accolade avec ses musiciens et il abandonna la scène pour de bon. Passa devant un groupe de danseuses, l’une d’elle esquissant un pas vers lui. Amorce de geste tendre qu’il calma d’un mouvement de la main, lui adressant à peine un regard. Une brève œillade du genre ‘tu crois vraiment que je suis d'humeur pour ça ?’ avant de disparaître dans le couloir réservé au personnel. Il passa devant des portes closes, à peine entre-ouvertes d’où s’échappaient des rires et des claquements de talons sur le parquet abîmé. C’était tellement différent de l’ambiance qui régnait dans la maison des corbeaux. Pas un souffle, pas un mot n’étaient échangés. Ou en tout cas rien ne concernant pas le boulot, la mission pour laquelle ils avaient été réunis. Il soupira, et s’arrêta net. La porte mal refermée lui fit lever un sourcil, et esquisser un infime sourire. Il l’avait reconnu. Cette odeur si familière et pourtant affreusement étrangère. D’une certaine manière son parfum lui rappelait le Sien. Il avait failli faire demi-tour avant de venir ici, pour aller chez Elle. S’enivrer de Sa présence jusqu’à l’ivresse. A défaut de l’avoir vu Elle, je vais profiter de la délicieuse compagnie de Sa sœur. Il poussa la porte en silence et resta planté là, contre l’encadrement, à regarder la danseuse faire son petit manège. Qui cessa lorsqu’il claqua le panneau de bois. Il fronça les sourcils, croisant les bras sur sa poitrine tout en venant s’appuyer contre le mur. Stupide je veux bien, mais pas complètement con non plus. Glacials au possible, ses traits finirent par se détendre, retrouvant de la chaleur jusqu’à ce que toute trace d’animosité les délaisse.

« - Un lien de parenté ? Parce que maintenant, je fais partie de ta famille ? Tu m’en vois ravis. » Ravale ta langue et ton ironie mon vieux, si tu as l’intention de continuer à t’en servir. Il jeta un regard vers le fameux cadeau. Resta interdit le temps d’un battement de cils avant d’éclater de rire. « - Quelques heures plus tôt j’aurais accepté sans rechigner, manque de chance j’ai déjà mangé. Et je le préfère plus frais… Le poulet.» Lâcha-t-il sans se défaire de son sourire et de la lueur d’amusement certain qui brûlait dans la noirceur de ses prunelles. Il ne la quittait pas des yeux, dévorait le moindre de ses gestes, la moindre touche d’ombre qui pourrait venir se glisser sur sa peau. Leur dernière rencontre lui était restée en travers du gosier, il était hors de question qu’il refasse les mêmes erreurs. Qu’il perde à nouveau son calme face à elle. Pour lui donner de nouvelles raisons d’arranger mon portrait devant Elle ? Pauvre cousinette, tu perds ton temps.

« - Tu cherchais quelque chose peut être ? Je peux t’aider ? » Innocent à en crever, il désigna d’un signe de tête les feuilles froissées et le reste du décor, retourné comme si un ouragan était venu visiter les lieux pendant son absence. « - Merci, mais j’essaye d’arrêter. » C’est pas beau de mentir. Ca lui ferait pas de mal pourtant, de se passer de cette foutue nicotine et de tout ce qu’elle pouvait traîner derrière elle. Il y penserait, plus tard.

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MessageSujet: Re: Lithium {PV}    Dim 15 Sep - 14:32

Elle n’avait que faire du bruit strident et métallique qui faisait trembler les murs du Masquerade, absorbée par le vacarme qui régnait en son fort intérieur. Une sombre lueur apparaissait dans ses yeux, à mesure qu’elle le détaillait. Lui. Son cousin meurtrier. Celui qui agressait n’importe qui se trouvant à sa portée. Assaillie par des idées délirantes, elle n’était pas à même de déterminer si elle parviendrait à résister à la tentation qui la rongeait à cet instant. Celle de saisir le coupe-papier qui se trouvait à sa portée dans le but de le planter dans sa chair. Si elle en avait eu la possibilité, elle se serait saisie de Son scalpel. Avec Son arme, elle l’aurait entaillé, faisant gicler son sang. Elle aurait coupé une artère importante. D’un air satisfait, elle lui aurait tourné le dos après lui avoir arraché des cris de douleur effroyables. Elle aurait enfin vengé Chiara. Un sourire perfide étira ses lèvres asséchées. Il devrait en être ainsi. « Non maman… ». Elle secoua la tête, confrontée à une hallucination auditive plus nocive que les précédentes. Elle fixa les alentours d’un air alerte. Des gouttes de sueur perlèrent de son front. Aussitôt, elle envoya valser ces idées morbides, un sentiment d’horreur et une profonde tristesse emplissant son esprit. Non, il ne devrait pas en être ainsi. Que penserait Susanna, si elle parvenait à entrer dans ma tête ? Je ne la reverrais plus. Ecœurée, elle s’enfuirait. Quand à Zaira… Faible et désarmée, elle regretta immédiatement ses excès, ces contradictions laissant transparaître la bonté de son âme. Le violeur s’immisça à nouveau dans son monde intérieur, reprenant sa flagellation d’un ton sévère. « Tu ne seras pas libérée tant que tu n’auras pas payé ta dette. Blesse-le. Tue-le. Venge-la. Endosse enfin le rôle de l’aînée ». Son sang bouillerait dans ses veines. En meurtrissant son corps et en lui faisant souffrir le martyr, elle écarterait une menace. Par la même occasion, elle réparerait ses erreurs et reprendrait son souffle. Elle pourrait enfin La regarder avec un air de soulagement.

Perdue dans les méandres de ses tourments, elle en venait à penser que la mort d’Ezio la délivrerait et satisferait son besoin de rédemption. Sombrant dans une crise de démence, elle fut dans l’incapacité de réviser son jugement. Celui-ci était faussé. Si elle en venait à le faire disparaître, elle en crèverait, pliant sous le poids de la culpabilité. Le doute s’empara d’elle. La bouche légèrement entrouverte, son cœur battait à tout rompre. A la manière d’une mante religieuse, elle lança un dernier regard à l’objet tranchant. Son hésitation finirait-elle par aboutir à quelque chose ? « Je suppose qu’il est encore trop tôt pour passer aux embrassades. Approche…». Gemma semblait en conflit avec Azzura, l’attirant vers la direction opposée. La partie saine la poussait à renoncer à sa vocation de criminelle. Silencieusement, la bienveillante suppliait Stain de ne pas prendre en compte ses requêtes et de se distancier. Il était celui qui dégageait cette aura meurtrière. Les yeux pétillants de malice, elle alla directement à l’essentiel. Elle avait l’air si sûre d’elle alors qu’en vérité, elle était soucieuse de le mettre en garde. « Il serait malvenu de te demander si tu as quelque chose à cacher ? Je m’adresse à un homme d’honneur, qui connaît les règles de savoir vivre sur le bout des doigts. J’aurais besoin d’un élément qui me permettrait de te rayer de notre existence ». Il avait pourtant le don de réveiller son animosité, la souillant dans sa façon de l’observer. Elle détestait son petit sourire suffisant. Si elle avait su qu’elle le croiserait, elle aurait recouvert son corps d’un manteau. Ou pourquoi pas d’un drap blanc, afin de cacher cette tenue absurde. Morte de honte, elle s’ébroua la gorge.  Percevant l’expression narquoise qui traversait son visage, elle se braqua davantage, lançant une nouvelle offensive.

Un rire macabre retentit. Elle avait l’art de le prendre pour un imbécile, peut-être en espérant qu’il lancerait son attaque en premier. Ainsi, il soulagerait sa conscience. « Bien sûr que non. Quelle idée ! Ne me dis pas que tu as cru à ces balivernes. Je t’aidais à faire du tri. Il est temps de remettre un peu d’ordre dans tes dossiers. Et puis n’oublie pas qu’en tant que cousine, ce qui t’appartient m’appartient. D’ailleurs, si tu n’y vois pas d’inconvénient, je vais me mettre à mon aise…». Elle lui tourna momentanément le dos, extirpant une cigarette de son décolleté. En l’allumant, elle savoura sa première bouffée, reportant son attention sur Stain avec un air triomphant. Si elle avait eu la faculté de le transformer en mégot, elle l’aurait écrasé violemment dans un cendrier. Ou peut-être qu’elle l’aurait jeté par terre pour l’aplatir sans interruption. Elle rit de sa bêtise avant de grommeler des menaces implicites. « Pour information, elles ne sont pas empoisonnées. Dans la famille, on opte plutôt pour les nectars. Tu devrais le savoir. Et si je t’invitais à boire un verre pour fêter notre réconciliation ? ». Elle fut coupée dans son élan lorsqu’une silhouette familière se refléta dans le miroir qui lui faisait face. Un frisson lui parcourut l’échine. Ses mains tremblèrent sans relâche. Elle se figea de terreur, adressant un regard interrogateur à son interlocuteur. « Ne la vois-tu pas ? ».

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MessageSujet: Re: Lithium {PV}    Mar 17 Sep - 18:30


La soirée avait tellement bien commencé. Et se retrouver là face à elle, venait de tout gâcher. Il n’était pas d’humeur, n’avait aucune envie de s’embarquer dans des discutions absurdes datant d’un autre temps. Leur rancœur aurait dû disparaître avec le temps. Elle était restée intacte, corrosive au possible. Le simple fait d’entendre son nom l’horripilait. Des efforts, il en faisait. Il en ferait, pour Elle. Et seulement pour Elle. Quitte à être contraint de ravaler son égo et tout le reste, passé pour le pire des monstres ou la plus misérables des serpillères, il s’en foutait. Ce qu’elle pouvait penser de lui avait cessé de lui importer. A quoi bon ? Elle ne changerait pas ses dispositions et ses jolies paroles le faisaient gentiment sourire. Ce même sourire qui s’était collé sur ses lèvres dès son entrée dans la pièce et qui refusait de s’en effacer. Rester de marbre pour éviter la collision, et perdre de nouveau le contrôle. Il en crevait d’envie pourtant, de lui faire ravaler sa suffisance à cette prétendue cousine. Lacérer sa peau d’albâtre pour la rendre méconnaissable et enterrer ses restes dans un coin putride où personne ne viendrait la pleurer. Sans Cora, il l’aurait déjà fait, c’était certain. Les embrassades, l’idée seule tira ses traits. Les figea un instant avant qu’ils ne retrouvent un semblant de chaleur. Et t’étouffer à grand renfort de câlins ? J’en crève d’envie si tu savais.

« - Je les connais. Tout comme toi, en grande sœur qui se respecte. On a tous quelque chose à cacher. » Ironique à souhait, flegmatique au possible, il accompagna ses mots d’un infime haussement d’épaules.  « - Et tu ne l’as pas trouvé j’imagine ? » Pour le rayer de leur existence… Les éléments ne manquaient pas. Elle ne cherchait pas au bon endroit. Se contentait juste de fouiller dans des affaires qui n’étaient pas que les siennes. Un ramassis de choses qu’il entassait là-dedans pour faire de cette pièce exigüe un endroit plus accueillant, ressemblant de très loin à son chez lui. Tu fouines dans la mauvaise tanière… Il l’agaçait. Comme le nez au milieu de la figure, il pouvait lire son irritation sur ses traits de porcelaine. Poupée habituée à faire bonne figure et continuait de le faire quand sous sa peau, l’orage grondait. Il adorait ça. Trouvait sa résistance des plus honorable, et totalement jouissive.

«  - Trop aimable. Tu devrais t’occuper de tes affaires et de tes dossiers plutôt que de fourrer ton nez dans ce qui ne te regarde pas. » Lâcha-t-il, les dents serrées à s’en faire péter la mâchoire. « - Je ne suis pas près de l’oublier. » Toujours là pour le lui rappeler. La notion de famille n’avait jamais été quelque chose de fort pour lui. Les liens du sang et tout le reste, lui importait peu. Ils ne lui avaient rien apporté de bon, et continuaient de le ronger même à une autre époque. Il ne fit que hocher imperceptiblement la tête. Il se voyait mal la jeter dehors et claquer la porte dans son dos. L’idée lui parut alléchante néanmoins, la traîner hors de la loge et pourquoi pas du club comme une malpropre. Se salir les mains une fois encore, et passer pour le cousin infâme et tyrannique. Il allait finit par s’y faire, à cette image. A l’apprécier à la longue.

« - Je te voyais moins subtile que ça. » Lâcha-t-il tout en lui adressant un sourire tout aussi sarcastique que sa réplique. « - Réconciliation ? Tu penses qu’en foutant le bordel dans mes affaires et en te la jouant comique suffit pour tout effacer ? » Il abandonna son mur, esquissa quelques pas en direction de l’armoire et du contenu rependu sur le sol avant de s’immobiliser. Il lui jeta un regard des plus intrigué, revenant sur ses pas en levant un sourcil. Il se pencha vers elle et ne vit dans le miroir, rien de plus que leur propre reflet. Il se mordit la langue pour éviter d’éclater une nouvelle fois de rire, d’imperceptibles frissons dégringolèrent le long de son échine.

« - Tu devrais arrêter de couper tes clopes avec tes fameux nectars cousinette, ça devient inquiétant là. » Un murmure infime qui mourut contre sa peau alors qu’il reculait à nouveau de quelques pas. Moqueur à en crever, dans son regard s’était glissé la flamme de la suspicion.  Il les craignait, les créatures de son espèce. Continuait de s’accrocher à d’anciennes croyances tant tout ce qu’il avait pu voir le hantait. Et tout ce qu’il continuait n’arrangeait rien à son aversion.

« - Enfile-ça, c’est désolant de te voir dans cette tenue. » Il lui tendit une chemise, qu’elle avait dû si gentiment jeter par terre en fouinant. Devant son manque de réaction, il la laissa tomber sur le bureau à côté de son fessier. A nouveau, il instaura une nouvelle distance de sécurité. Comme si rester trop près d’elle risquait de lui brûler la peau.

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MessageSujet: Re: Lithium {PV}    Dim 22 Sep - 19:44

Les coins de ses sourires s’élevaient à mesure que sa rage grandissait. Elle étouffa un nouveau juron, tentée de lui faire regretter ses sarcasmes. Dire que cet être abject possédait le même sang qu’elle et posait ses sales pattes sur Sa cadette. En tentant de contrôler le tremblement incessant de ses membres, elle serra frénétiquement le rebord du bureau. Elle chercha une alternative du regard. Il n’y avait pourtant aucune échappatoire possible. Aucun moyen d’absorber cette violence intérieure qui manquait de lui arracher des larmes de ressentiments. Elle était sur le point d’exploser de frustration. La façon dont l’Inquisiteur serrait les dents nourrissait sa folie. Lorsque ses traits retrouvèrent un peu de chaleur, elle sentit tous ses muscles se crisper, son visage se fermer, en contact avec cette fourberie détestable. Elle détestait qu’il lui dicte sa conduite de la sorte. Il ne serait jamais quelqu’un de respectable dont les actes étaient irréprochables. Elle avait envie de hurler et de détruire ce besoin qui l’étouffait. Celui de saisir la chaise vide et de la fracasser contre le crâne de son ennemi. Elle ne le fit pas, sachant pertinemment qu’en endossant le rôle de la tortionnaire, elle ne parviendrait pas à s’arrêter dans sa lancée. Elle s’enfermerait dans ses obsessions et entrerait dans une frénésie meurtrière. Incapable de s’en extirper, elle pourrait le blesser mortellement. Je serais envahie par les remords et la culpabilité. Je deviendrais comme Eux. Quand à lui, il reposerait en paix. Elle n’avait prôné aucune religion. Ainsi, elle n’était même pas certaine qu’après l’avoir achevé, il crèverait en enfer ou verrait approcher le jour du jugement dernier. Un sourire narquois suspendu à ses lèvres, elle lui injecta donc une nouvelle dose de venin, optant pour une agression verbale. « Je le voudrais bien, mais je n’ai plus d’affaires. Pour me sentir exister, je suis obligée de m’immiscer dans la vie des autres. Chacun fait ce qu’il peut. Dans toute bonne famille, il faut se serrer les coudes, partager et s’entraider. Prends note ». Une clarté étincelante consuma son regard. Elle ne désirait qu’augmenter le niveau d’irritation de son cousin, lui adressant un clin d’œil faussement complice. Elle tentait en vain de lui dissimuler qu’en vérité, elle était au bord de la crise de nerfs. Quelle belle marque d’hypocrisie. Quel talent d’actrice. Elle aurait pu facilement convaincre les toutous du gouvernement. Elle pouvait peut-être encore espérer décrocher un rôle dans le prochain film à l’eau de rose.

A croire que sa rancune la poursuivrait jusque dans son cercueil. Affirmée dans ses choix, elle semblait aussi catégorique que Rafael, le froid se faisant sentir jusqu’au plus profond de ses veines. Des tendances sociopathes qui ne lui ressemblaient guère. Ezio les avait engendrées. Ce genre de constatations renforçait l’aversion qu’elle ressentait envers lui. Aveuglée par la souffrance, elle n’avait pas conscience de l’absurdité de son jugement. Leur absence lui brûlait les poumons. Stain était victime d’une injustice, la mort de Chiara ayant été causée accidentellement. Malheureusement, dans ses yeux se reflétaient les images mortifères d’un passé révolu. Elle avait gardé le goût du sang au fond de son palais. Qui sait, en se tournant vers le miroir, elle aurait peut-être l’opportunité d’examiner ses lèvres gonflées, l’hématome et les coupures qui meurtrissaient son corps depuis plusieurs siècles. Lorsqu’elle l’observait, elle le revoyait transpercer sa chair et ses os en se contentant d’hausser un sourcil. Elle n’avait fait qu’encaisser les coups. Ces drames restaient ancrés dans son esprit. Ces traumatismes l’empêchaient d’avancer. « Je t’en prie. Ne gâche pas tout. Ne te fâche pas. Je vais finir par croire que tu ne m’apprécies pas. Je commençais tout juste à me sentir proche de toi. Je suis vexée ». Des mots qu’elle ne pensait pas et qui lui arrachèrent une grimace de dégout. Il s’approcha suffisamment d’elle pour que ses yeux s’écarquillent d’horreur et qu’un soupir s’échappe de ses lèvres. Elle le toisa, guettant sa réaction avec une pointe d’inquiétude dissimulée. Elle rougit de colère et de honte, songeant qu’il ne pouvait prendre son pied qu’en la rabaissant. La simple idée que ses prunelles se soient perdues sur sa peau durant une moitié de seconde lui était insupportable. Si seulement il pouvait se mordre la langue pour s’auto punir. Le projet de le maltraiter jusqu’à ce que son corps soit recouvert de brûlures et de griffures lui tenait particulièrement à cœur. Elle tenta de chasser cette pensée de sa tête, imaginant son corps se mouvoir au rythme de la musique. Danser jusqu’à ce que ses talons se mettent à saigner. Oublier ses problèmes existentiels. « Tu n’en as pas fini avec lui ». Ses voix intérieures en décidèrent autrement. « Je suis impardonnable. J’ai heurté la sensibilité du jeune chaste. N’aie crainte, je ne comptais pas te faire un cours sur l’anatomie. Je ne te rendrai pas ce service ». Une force vengeresse l’habita, et elle tenta à son tour de lui infliger une cuisante humiliation.

Zaira apparut dans le miroir, l’obligeant à ressasser le souvenir funeste que constituait la scène de son assassinat. La fatigue retomba sur elle. Elle refusa de s’exposer ainsi devant Ezio, sentant des larmes monter à ses yeux. Elle resta figée un moment avant de l’abandonner durant un court laps de temps. Elle revint équipée d’une hache à incendie. Ses bras reprirent vie. A bout, elle brisa le miroir avec son arme, espérant que les hallucinations visuelles disparaitraient sous la violence du choc. Elle reporta son attention sur Ezio, prenant une moue moqueuse puis lourde de reproches. « Ne commence pas à hausser les sourcils. Encore une fois, je fais juste un peu de ménage ». Anesthésiée, elle fut lavée de toute culpabilité. Elle lança les hostilités en première, créant de nouvelles illusions chez son cousin, murmurant ses incantations haineuses. L’eau qui provenait des berges fut éjectée contre les murs et inonda la pièce. C’était celle qui avait tué Chiara. Des débris de verre s’enfoncèrent sous sa peau et l’éraflèrent au niveau du crâne. « Quand à toi, tu devrais arrêter de me fréquenter. Tu es pâle. En tant que grande cousine, je suis inquiète pour ton état de santé. Faut-il que j’appelle les secours ? ». Elle éclata d’un rire cruel, sombrant pleinement dans la démence. Ce qu’elle redoutait tant était en train de se produire.

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MessageSujet: Re: Lithium {PV}    Mar 24 Sep - 19:32


Il avait de plus en plus l’impression d’assister à une mauvaise pièce de théâtre. Absurde et trop complexe pour lui. Regarder sans comprendre, la sensation était affreusement désagréable. La seule chose qu’il comprenait réellement et qui le prenait de plus en plus à la gorge c’était rage sourde. Il la retenait depuis si longtemps, que continuer à la brider relevait de l’exploit. Elle le cherchait, sans cesse. Le poussait dans ses retranchements dans l’espoir de le voir enfin flancher. Prendre ce visage qu’elle avait collé sans la moindre pudeur sur ses traits. Il pourrait lui faire ce plaisir, arrêté de se ravager les entrailles pour conserver un semblant de calmer. Ce flegme hérité d’un père capable de se montrer de marbre dans la pire des situations. Il l’enviait pour une fois, pour cette capacité à conserver un tel pragmatisme même face à la plus agaçante des situations. Et agaçante, elle l’était. Tout chez elle, jusqu’à son parfum le révulsait. A la manière d’un furoncle que l’on crève d’envie d’éclater. On se retient seulement par crainte d’avoir une nouvelle cicatrice. Par peur de la douleur. Même ses sourires perdaient de leur éclat. Il se laissait grignoter par sa rancœur et son besoin quasi viscérale de lui arracher les yeux et lui casser les dents. Pour la rendre méconnaissable. Et faire disparaître toutes traces de ressemblance entre eux. Il n’avait aucun point commun avec Cora, mais avec elle. En cherchant bien, les similitudes physiques les plus frappantes, c’étaient bien avec elle qu’il les partageait. Membre d’une famille qu’il haïssait plus que tout au monde. Il aurait tout donné, tout fait à une époque pour effacer ces liens. Purifier son sang pour lui donner une autre couleur. Une autre origine. N’importe laquelle. Qu’il prenne la totalité des cellules nécrosées par le vice et la décadence de sa catin de mère.

« - T’as pas fini d’être vexé alors. Les réunions de familles c’est pas mon truc, va falloir que tu t’y fasses » Siffla-t-il entre ses deux. Plutôt crever que d’être proche de toi. Il croisa les bras pour mieux pouvoir serrer ses doigts contre sa propre chair. Faire taire la douleur en la remplaçant par une autre. Le stratagème marcha, quelques secondes seulement. Le temps d’un battement de cœur. D’un soupir, avant qu’elle ne reprenne la parole. Il jeta un bref regard vers la porte, se mordit la lèvre pour se retenir de s’y ruer et de la franchir. Elle le mettait dans un tel de frustration qu’il s’en étonnait à chaque fois. Rongé par des pulsions d’une violence corrosive. Dangereusement assassine, la dernière fois qu’il avait été victime de ses propres envies remontait aux jeux. Et son maudit séjour dans l’arène. Elle qui lui reprochait ses actes du temps de l’Inquisition. Il n’était rien à cette époque. Rien de plus qu’un pion exécutant la volonté de son géniteur pour éviter de finir comme tous ces malheureux qu’il avait si cruellement torturé. Il en frissonna, ces frissons se muant peu à peu en d’imperceptibles tremblements. Ses mots le firent sourire. Sombre et dénué du moindre amusement. Il avait perdu sa bonne humeur, s’était brûlé les doigts à tenter de la contenir pour finalement la laisser filer. «  -  Je demanderais à Cora de combler mes lacunes. Elle fera un bien meilleur professeur de toute manière. Les planches à pain m’ont jamais fasciné. » Il réalisa qu’il retenait son souffle lorsqu’elle quitta la pièce. Il inspira profondément, et la regarda revenir avec surprise. Il resta planté là, comme un parfait abrutit à contempler le miroir tomber en morceaux. Elle est devenue cinglée, bonne à enfermer ma parole. Toute son incompréhension se lisait sur ses traits. Il reporta son attention sur elle, cilla plusieurs fois avant de reprendre contenance.  « - Ta maniaquerie te perdra… » La moquerie incisive se perdit dans un soupir. Victime de sa sorcellerie, il sentit la panique se ruer dans sa carcasse au même titre que les torrents d’eau putride envahissants la pièce. La douleur lui déchira le crâne et il se brisa les genoux sur le sol. Il ravala ses soupirs, se mordait les lèvres jusqu’au sang pour ne pas lui faire se plaisir. Egoïste jusqu’au bout, elle ne méritait pas qu’il lui fasse un tel cadeau.

« - Et toi, t’es sûre de ce que tu fais ? Amuse-toi, élimine le cousin gênant. Fais-le et tu te retrouveras seule comme la vieille sorcière aigrie que tu es, c’est le meilleure moyen de La perdre pour de bon. » Cracha-t-il entre deux inspirations douloureuses, tout en la fusillant du regard. Le visage fermé, il n’était plus question de plaisanter. Plus maintenant. En lançant les hostilités aussi stupidement, elle venait de faire une grossière erreur de débutante. Anna va m’étriper… La douleur s’arrêta, les chimères s’estompaient peu à peu pour lui permettre de reprendre son souffle. D’effacer de ses rétines ces illusions grotesques et suffocantes. « - Tu me fais des reproches, mais ma pauvre, tu es loin d’être une sainte. J’aurais dû te laisser crever ce jour-là, tout aurait été tellement plus simple. » Si tuer du regard eut été possible, la pauvre danseuse ne serait plus qu’un tas de cendres encore fumantes. Il se remit sur ses pieds, lissant les plis de son jean avec nonchalance pour dissimuler les tremblements qui dévoraient ses doigts. Il venait juste de comprendre. De réaliser ce que tout ceci pouvait signifier. La chaleur qui envahissait ses reins, et cette douleur étouffante qui lui donnait l’envie de s’arracher la peau et les os. Cette envie devenait viscérale, un besoin frénétique qui le poussa à laisser ses ongles ravager la peau fragile de son avant-bras. Il s’était échine à refouler sa colère, à vouloir dominer. A tel point que sa rage en était devenue encore plus sauvage. Animale. Comme le loup qui collait son museau contre son ventre avec de plus en plus d’insistance. Il savait pourtant. Que s’il prenait le risque de le laisser parler, il ne contrôlerait plus rien. « - Tu m’as bien fait comprendre que j’étais un sale gosse, maintenant va voir ailleurs si j’y suis avant que ça ne dégénère. »

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MessageSujet: Re: Lithium {PV}    Dim 29 Sep - 23:38

Des éclairs lumineux déchiraient ses prunelles. Zaira ne parvenait pas à l’arracher des ténèbres qui l’avalaient. Incapable de se raisonner, elle l’observa longuement, étudiant toutes les possibilités de vengeance. L’idée de le garder enfermé et de le laisser pourrir dans un cachot lui traversa l’esprit. Après tout, il s’était probablement extasié en la voyant subir ce sort peu enviable. Un sourire se forma sur ses lèvres, alors qu’elle se réjouissait d’avance en imaginant la crasse s’incruster sous sa peau, ses ongles noircir, ses dents jaunir, la sueur perler à son cou. Si elle s’exécutait, il pourrait s’estimer heureux qu’elle ne pousse pas le vice jusqu’à utiliser des méthodes de torture datant de l’Inquisition, à la hauteur de l’hostilité qu’il manifestait à son égard. Elle pourrait séparer les couches de sa peau à partir de sa colonne vertébrale et l’éplucher. Elle réprima une grimace de dégoût à cette pensée. Un bruit sourd de battements de pluie mit fin à ses ruminations, sous ses yeux écarquillés de surprise. C’est impossible. Encore une hallucination auditive ? Il pleut seulement sur notre âme. Pensa t-elle. Elle aurait pourtant tout donné pour que l’air froid frappe sa peau humide. Elle aurait savouré ce changement de température, la respiration commençant également à lui manquer. L’écœurement monta en elle lorsqu’il prononça des mots qui la renvoyèrent à leurs similitudes. Comme Lui, il s’était précipité dans une quête identitaire. Comme elle, il avait fui le cocon familial. Son visage fut crispé par la douleur. Elle éprouva un pincement de nostalgie. Cependant, au lieu de lui témoigner sa compassion, elle haussa les épaules dans le but de feindre l’indifférence. Pour ne pas suffoquer en songeant à Son absence. Pour éviter de se noyer dans un torrent de larmes. Pour que tout cela finisse. « Je comprends. Voir débarquer une nouvelle mère tous les quatre matins… mais passons ! Je n’ai plus qu’à m’emparer d’un insecticide… ». Un sifflement de menace émana de sa gorge. Ses yeux s’embrasèrent d’un éclat sauvage effrayant lorsqu’il murmura Son prénom. Ses insinuations malsaines firent apparaître son aura protectrice.

« Mince. Je croyais que les chiens ne pouvaient pas se passer de leur sac d’os. Je te rassure, je ne fais pas dans la zoophilie. Les bêtes poilues à la bouille juvénile ne m’intéressent pas. Et puis avant d’élaborer des plans dignes d’un adolescent pubère, penses à La consulter ». Elle lui dédia un sourire torve, en lui apportant une réponse ironique qui ne la satisfaisait pas pleinement. Réduite à l’état de lionne, elle semblait aiguiser ses griffes avant de passer à l’attaque, revenue à l’époque de Darkness Falls. Elle ressentait le besoin de laisser libre cours à sa folie, désireuse de devenir insensible à ce qui se passait autour d’elle. « Qui a dit que j’allais te tuer ? Tu as oublié ma subtilité. Et puis tu as beau être enquiquinant, tu es le seul jouet susceptible de me distraire… ». Un mensonge qui était loin d’être convaincant. Elle était une bête affamée et amaigrie dotée de pulsions primitives. Sa patience avait atteint ses limites, à tel point qu’elle commençait à ôter son masque d’hypocrisie. Lorsqu’elle contempla son œuvre, une lueur perverse passa dans ses yeux et elle ne put retenir un petit cri de satisfaction. Du sang goutta sur le sol et son visage fut complètement dénué d’émotions, ce qui laissait supposer que Gemma s’était volatilisée.

« Je ne sais pas si je devrais être peinée ou flattée devant tant de haine. Brave bête…je devrais me méfier. Tu risquerais de m’infliger un châtiment à la hauteur de mes espérances. Si tu levais la patte dans ma péniche, cela ne serait pas pour marquer ton territoire. Eclaire ma lanterne. A quand remonte cette animosité ? ». Elle arqua un sourcil, s’amusant de la situation. Située en hauteur, elle abusa de sa supériorité écrasante, cachant la honte qui se serait étalée sur le visage de Gemma dans d’autres circonstances et son complexe d’infériorité. Lorsqu’il évoqua ses péchés, elle empêcha ses pensées d’aller plus loin dans les auto-flagellations, sentant la colère la gagner et lui brûler l’estomac. A bout de nerfs, ses mâchoires se crispèrent en réponse à ses tremblements, la tension entre eux semblant à son comble. Inspirant profondément, elle refusa d’affronter une désolation quelconque, lui faisant porter la responsabilité de tous ces crimes. Elle refusait de reconnaître qu’il était devenu l’incarnation de ses cauchemars –le mauvais objet sur lequel elle se déchargeait-. Un être diabolique qui entrait frénétiquement dans une fureur noire et élaborait des scénarios macabres. Quotidiennement, il arrachait des glapissements d'horreur à ses victimes. Les pires facettes de leur personnalité ressortaient lorsqu’ils se trouvaient à quelques mètres l’un de l’autre. Lorsque ses yeux brillants de rage se posèrent sur elle et qu’il se montra catégorique, elle leva le voile sur un nouveau mystère. Horrifiée, elle plaqua une main sur sa bouche avant d’esquisser une moue songeuse. Elle ne visait pas seulement l’Inquisiteur lorsqu’elle le brutalisait et lui adressait des regards lourds de reproche. Elle condamnait également le Bourreau, ayant été dans l’incapacité de punir Rafael pour ces actes de cruauté. Elle brisa l’introspection dans laquelle elle venait de se plonger, refusant de le mettre dans la confidence. Il était hors de question de lui fournir de nouvelles armes, de déclencher une nouvelle crise de cynisme ou un pouffement de rire. Elle examina Ezio d’un œil critique, un sourire hautain prenant possession de sa bouche, fière de son effet. Il allait jusqu’à maltraiter sa propre chair.

« Je suis impressionnée par cette froideur et ce côté catégorique. Tu pourrais me tuer avec un simple regard. Tu vas finir par chopper des rides. Il ne manquerait plus que l’uniforme et les menottes et tu réaliserais mon fantasme. Il ne faudrait pas que cette rencontre nous donne un goût d’inachevé par la suite. Tu ne comptais pas me coffrer ? Ou plutôt nous…à toi de t’attaquer à la bonne personne ». Dernière remarque provocatrice accompagnée d’une nouvelle incantation. Il avait voulu fuir la bataille, alors elle le transporta au paradis. Elle lui donna l’illusion d’être confronté à plusieurs dizaines d’Azzura, créant ses propres clones.

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MessageSujet: Re: Lithium {PV}    Mar 1 Oct - 21:39


Les menaces, lui passait d’ordinaire au-dessus de la tête. Depuis gamin, elles lui collaient à la peau. L’étouffaient pour mieux le blesser ensuite. Il avait fini par ne plus les entendre. Ou du moins que d’une oreille. Il savait, qu’elles finiraient toujours par être mises à exécution, les braver et faire la forte tête ne servait à rien. Si ce n’est à retarder l’échéance et la violence de la punition qui suivrait. Les siennes le laissaient de marbre pourtant. Qu’elle attaque, qu’elle réplique, il s’en foutait. Qu’elle se cache comme la lâche qu’elle était derrière ses pouvoirs l’horripilait, mais aucun frisson ne venait courir le long de son épiderme. A part peut être des frissons d’un plaisir pervers. Il le sentait, se ruer dans ses veines à chaque battement de cœur. Le venin détestable de la haine et de la rancœur. Il lui en voulait, en plus de vouloir l’écraser comme un vulgaire mégot. Pour avoir réduit sa vie à un néant des plus total. C’était de sa faute, il s’en était persuadé, si Anna lui avait échappé. Le contrat avait été réduit en cendres en partie à cause d’elle. Leurs géniteurs respectifs avaient joué un rôle là-dedans c’était évident, mais il avait rejeté toute la faute sur cette sœur trop protectrice et aigrie jusqu’à la moelle. A cause d’elle, ils avaient tous les deux vécu un enfer. Elle plus que lui, c’était certain. Et l’autre peluche, tu l’as tondu avant de te coller à lui ?

« - Tu devrais lui dire, Il sera content de l’entendre. Moi je dirais plutôt que c’est de famille, ce penchant pour les fauves bouffeurs de croquettes. Il a le droit à un si beau cadeau lui aussi ? » Une belle moquerie qu’il accompagna d’un sourire tout aussi ironique. Haussant les épaules avec désinvolture. Il n’était pas si différent de son cher Rafael. A bien des égards ils se ressemblaient plus qu’ils ne voulaient bien l’admettre. Se retrouver à genoux devant elle lui brûla la langue tant l’acide qui frôla son palais fut violent. Blessé au plus profond de son orgueil, il n’eut d’autre choix que de serrer les dents, ravaler tout son ressentiment. Et se relever le plus vite possible malgré l’état fragile de ses jambes. Il allait perdre le contrôle, ce n’était qu’une question de temps. Il s’accrochait à ce calme glacial qui lui avait tant fait horreur il y a des siècles. Le plus bel héritage de son géniteur, qui lui permettait dans les pires situations de ne rien laisser transparaître. Faire le vide pour devenir une véritable coquille vide. Face à elle, et malgré tous ses efforts, c’était tout bonnement impossible, tant elle le poussait à bout.  

« - Oublié ? Je n’ai jamais eu la chance de voir ce côté-là de ta personne. J’en suis flatté. » Tu devrais apprendre à mentir un peu, t’es pas crédible ma pauvre si tu savais… Les insinuations canines commençaient à lui taper sur les nerfs. Il avait fini par accepter le fauve tapit dans son ventre, à l’aimer comme une véritable part de lui. Jusqu’à se sentir affreusement vide lorsqu’il le perdit. Il était pourtant le premier à se moquer, à s’affubler de remarques toutes plus ridicules les unes que les autres. Que d’autres prennent cette liberté, il le tolérait, mais une fois encore sa tolérance se trouvait malmené face à elle. Il avait beau chercher, quoi qu’elle dise ou fasse, le résultat était le même : elle restait à ses yeux la plus insupportable des créatures. S’il était une erreur, il se trouvait pourtant bien loin derrière elle. Des années d’expérience dans l’art de casser les noix peut être. « - Tu devrais, mais je préfèrerais éviter d’en arriver là.  Après tout, j’ai toujours été du genre à te décevoir, pourquoi commencer maintenant ? Ne joue pas les niaises écervelées avec moi. Tu le sais très bien. » Son sourire de sorcière égocentrique le poussa à se mordre la langue. Ses ongles grattèrent avec plus de force la peau malmenée de son avant-bras. Virant à l’écarlate, le sang ne tarda pas à glisser contre ses phalanges. Mécanique, le geste avait quelque chose de dérangeant, d’affreusement malsain.

« - Je m’y suis entraîné… Pas suffisamment on dirait, tu bouges encore trop à mon gout. » Il se figea, ses doigts arrêtant de le meurtrir lorsque les illusions se glissèrent devant ses rétines. Il poussa un profond soupir, s’enlisant dans une consternation qui lui grignotait le cœur et les entrailles. Pitié, déjà une c’est insupportable. Alors là… Depuis le début, elle se planquait derrière des remparts. Instaurait une distance entre eux pour se sentir protégée. Son manque de courage l’agaçait. Un défaut chez les sorciers qui lui donnait envie de mordre.

« - Ce serait du déjà vu, et on sait tous les deux que l’emprisonnement ne te réussis pas. S’il n’y a que ça, laisse-moi le temps de me changer… » Et une fois que ce sera fait, qu’est-ce que tu vas faire ? La taillader jusqu’à ce qu’elle ne ressemble plus qu’à un tas de chair informe. La briser pour mieux écarter ses côtes et jeter son cœur encore battant au sol. Pour mieux le piétiner. Des frissons de délices dégringolèrent le long de son échine rien qu’en y pensant. Les ongles reprirent leur manège, arrachant littéralement la peau fragilisée. Ne dit pas que je ne t’avais pas prévenu. Il tomba à genoux, laissa ses os se briser tout en ravalant ses râles de douleur. Elles étaient devenues affreusement douloureuses et celle-là n’échappait pas à la règle. Il retenait vainement son souffle, continuait de gratter la surface pour accélérer un tant soit peu le processus. Carcasse démantelée prenant des airs de charogne avant de se reconstruire sous une autre forme. Elle l’avait plongé dans un tel état de frustration que retrouver la fourrure et montrer les crocs était pour lui une véritable délivrance. Il se foutait pas mal de ce que cela apporterait. Des dégâts qu’il allait causer maintenant que le fauve était sorti de sa cage. Animal échaudé par les provocations, il ne perdit pas un instant pour se jeter sur le clone le plus proche. Ses crocs se refermèrent sur du vide, et pourtant la sensation était là. La chair qui se déchire, les os qui se brisent sous la force de sa mâchoire. Le goût du sang sur sa langue, tout ceci relevait uniquement de la démence assassine de ses neurones. Mais c'était bien réel à ses yeux. Il grogna de plaisir, voleta sur ses pattes pour se chercher une nouvelle victime, tournant dangereusement autour des chimères tout en accablant la sorcière de son regard mordoré.

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Dernière édition par Stain E. Greyjoy le Mer 11 Déc - 21:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lithium {PV}    Dim 6 Oct - 22:03

Ezio était celui qui lui avait enseigné le véritable sens du mot « haine ». Il l’avait menée vers un dédale de voies interminables tapissées de mots acerbes et de pulsions violentes. Alors qu’elle le détaillait, elle essayait de suivre le fil des pensées sinueuses qui l’envahissaient. Face à lui, elle avait toujours eu le réflexe de croiser ses bras autour de sa poitrine et de proférer des menaces de mort. Elle avait détesté ses manies. Celle de remettre tendrement une mèche de cheveux derrière Son oreille ou d’enfouir sa tête dans Ses épaules. Un brin protectrice, elle avait refusé que Cora devienne prisonnière de son aura maléfique, aspirée dans son antre avec ferveur. Esclave d’une dévotion qui l’aveuglait encore. Elle avait échoué lamentablement, appuyant fermement sur une série de plaies refermées mais douloureuses. Son estomac se tordait sous le poids de la culpabilité, alors qu’elle prenait conscience qu’elle avait généré ce schéma familial. Celui qu’Elle avait reproduit contre toute attente en tombant dans les griffes du fils d’un Inquisiteur. Experte dans l’art de gâcher des vies, elle avait été incapable d’aider son cousin à effacer son code génétique. Trop occupée à panser les plaies de Rafael et à réparer Ses erreurs, elle n’avait pas pris son rôle d’aînée assez au sérieux. Elle s’était volatilisée, Lui laissant l’opportunité de maintenir son emprise sur elle. Lorsqu’elle fixait Stain droit dans les yeux, cette haine de soi et cette insuffisance resurgissaient et accroissaient sa démence, à tel point qu’elle avait l’impression que son crâne allait exploser. Tu sais comment faire taire ces pensées automatiques. Elle pourrait lui empoigner le visage, prête à l’étrangler. Lui envoyer des gifles de toutes ses forces pour le plaisir de le voir vaciller sous le choc et tomber à terre à nouveau. Contempler ses traits crispés par la souffrance. Mauvaise idée, ils ne seraient pas sur un pied d’égalité et il s’extasierait en jouant le rôle d’un empereur machiste. Il était devenu l’exutoire d’une colère qui ne faiblissait pas.

« Serais-tu en train de sous-entendre que tu partages ces penchants ? Tu n’as pas besoin de prendre des gants avec moi. Tu fais ce que tu veux de ton intimité. Donc, tu les aimes bien virils… ». Faussement surprise, elle haussa un sourcil avant d’arborer un sourire énigmatique, refusant d’abandonner ses allusions enfantines. Ce relent de légèreté aurait pu lui hérisser le poil, si ses dents n’avaient pas crissées dans sa mâchoire. Elle sentit son cerveau bouillir à l’intérieur de son crâne, l’irritation noyer ses veines, déstabilisée par des questions qui ravivaient ses doutes et sa curiosité. Il la replongeait dans les vestiges d’un monde chimérique à la fois réconfortant et déraisonnable. Il la confrontait à Son absence, elle qui avait voulu recouvrir d’un voile sombre les circonstances de Sa disparition soudaine. Ses pensées restaient toujours tournées vers Sa silhouette tapie dans l’ombre. Toutes les nuits, elle sentait Sa peau visqueuse frôler la sienne, Ses azurs la dévisager avec tendresse. Elle cherchait la vérité derrière l’invraisemblable, ses propos laissant supposer qu’il en était le détenteur. Rageuse, elle porta une main à sa joue brûlante avant d’enfoncer violemment son poing dans le mur le plus proche, ensanglantant ses chairs au passage.

« A quoi fais-tu allusion ? Parle ! Qu’est-ce que tu as fait ?! Dis le moi ! C’était toi, n’est-ce pas ?! Je n’en peux plus de vos mensonges ! ». Irradiant de fureur, sa voix monta de plusieurs crans dans les octaves. Glacée d’horreur, des larmes tendirent à apparaître derrière ses paupières contractées. Ces remarques avaient définitivement ravagé son esprit. Elle perdait la raison et s’engouffrait dans sa paranoïa, les yeux rivés sur l’Agresseur, comme prête à bondir. « Crois-moi, tu ne vas pas me retourner cet éloge. Mais avant, j’aimerais apprécier ta bonne foi. Cesse de trouver des excuses à ta lâcheté et à ton arrogance. Je ne suis pas la responsable de tous tes maux. Si tu l’avais vraiment voulu, tu l’aurais eue. Je sais de quoi je parle ». Que le sang s’infiltre dans sa bouche. Elle désirait lâcher toute sa puissance contre Ezio. Sentir le craquement de ses os sous ses doigts, à présent convaincue qu’il était responsable de ses excès de colère. Par sa faute, une vague d’images lancinantes affluèrent dans sa tête. Il la renvoya dans son cachot humide et puant. La première chose qui lui revint en mémoire, ce fut le plaisir sadique présent dans les prunelles sombres de son tortionnaire. Le stimulus qui la pousserait à commettre l’irréparable. D’un air détaché, elle chercha à accroître l’agacement de son ennemi, un sifflement s’échappant de ses lèvres.

« Je t’en prie, épargne-moi cette vision d’horreur. Il n’y aura pas de vêtements envoyés par parachute et je suis une âme sensible. Je t’ai montré mon ingéniosité, tu me montres tes talents d’innovation. J’ai toujours su que tu avais un sens artistique très développé. Enfin…tu l’auras cherché ». Un hoquet de stupeur jaillit de sa gorge au moment où elle vit Ezio se transformer. Elle réprima un léger frisson lorsqu’il dévoila ses canines pointues, d’une taille impressionnante, mais surtout lorsqu’il lui montra leur efficacité. « Très jolie fourrure. Dommage que tu sois obligé de te cacher derrière elle ». Les clones émirent un léger rire ironique. Cependant, leur visage s’assombrit en un rien de temps. Azzura baissa les yeux dans le but de masquer le trouble qui s’emparait d’elle. D’une voix tremblante et hésitante, elle le supplia.

« Aide-moi ». A croire que dans sa démence, elle le croyait capable de compassion. Qu’il l’aide à contenir ses pulsions agressives, ou qu’il mette définitivement un terme à son calvaire. Ses grognements la firent pourtant perdre pieds. Elle sombra dans les ténèbres et lui insuffla l’illusion de la douleur, pendant qu’elle s’empara de la hache à incendie. La lame en acier s’enfonça dans le ventre de l’animal. Elle la retira d’un coup sec, libérant le sang qui commençait à s’écouler sur le sol. Ses traits rudes et marqués ne laissèrent rien transparaître de sa culpabilité et de sa morosité.

« J’aurais bien pansé tes plaies pour me faire pardonner mais j’ai très envie d’aller danser… ». Elle soupira en se dirigeant vers la porte, luttant contre l’envie de faire une bonne action.

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MessageSujet: Re: Lithium {PV}    Mar 8 Oct - 21:00


Le sourire revint se coller sur ses lèvres, son amusement provoqué par ses allusions franchement puériles. Si pendant un temps il avait eu dans l’idée de ce comportement comme le voudrait la normale, comme son éducation sectaire et religieuse au possible le lui avait appris, il avait rapidement abandonné l’idée.  Incapable de vraiment se ranger dans une seule case, trop attiré par l’inconnu pour se dire qu’il brûlerait en Enfer pour trop s’être approché. Il s’en foutait, n’avait plus rien à perdre et n’allait certainement pas se poser ce genre de question. Surtout maintenant. A son tour de hausser légèrement un sourcil tout en la détaillant avec la plus d’attention. Elle voulait le mettre mal à l’aise, joué à l’aîné dérangeante. Il était entré dans son jeu dès le départ, et risquait fortement de gagner tant elle ressemblait à un pauvre caniche mouillé. Miteux au possible, et à peine capable de grogner quand le moment était venu de montrer les crocs et d’aboyer. Dans ce domaine, il avait largement plus d’expérience et savait se montrer plus convaincant. « - Je ne sous entends rien, c’est toi qui fantasme. » Lâcha-t-il avec désinvolture. L’ironie suintant du moindre de ses pores et de son regard sombre. Elle allait s’empresser de tout Lui raconter. De tourner les choses à son avantage pour le salir encore un peu plus. C’était évident. Il aurait peut-être dû s’atteler à brider ses mots. A réfléchir à deux fois avant d’ouvrir la bouche pour l’assommer de répliques aussi acerbes que les siennes. Tenté de le faire au début de la joute, il avait abandonné ses bonnes résolutions dans un coin poussiéreux de son cerveau pour répondre aux attaques et ne pas jouer à la poupée de chiffon. « - Tu sais aussi bien que moi, que ce n’était pas aussi simple. Même maintenant, tu trouves le moyen de te mêler de choses qui ne te regarde pas. Lâche- la un peu, Elle n’a plus huit ans et se débrouille très bien sans toi. » Les dernières paroles avant que l’animal ne prennent le relais. Avant que le silence ne règne entre ses deux oreilles, seulement troublé par le raffut de son sang contre ses tempes. Et les battements effrénés de son cœur. L’animal émit un faible grognement, une réponse aux paroles qui précédèrent sa transformation. S’il avait été capable de se contrôler, il aurait laissé la fourrure à sa place. Dans un coin. Se retrouver sans rien sur le dos, face à elle, ne l’enchantait guère. Défaut de fabrication qui continuait encore de la déranger malgré toutes ces années. La gêne ne dura que quelques instants. Disparue lorsqu’il se jeta sur un des clones et le fit disparaître dans un souffle. Il en attaqua un second, et fit subir le même sort à un troisième avant de changer de proie. Et enfin se décider à s’en prendre à la version d’origine. Sa supplique ne fit que le frôler. Il était tout bonnement hors de question qu’il fasse quoi que ce soit pour lui venir en aide. Plutôt crever. Elle ne méritait pas son soutien. Seulement son mépris et sa colère. Le loup avança d’un pas, pointant son museau vers la sorcière, babines retroussées sur ses crocs avant de s’arrêter. La douleur, encore une fois. Prévisible à en crever, il laissa malgré tout s’échapper un glapissement.

La suite lui coupa le souffle et le sifflet. Ce n’était plus une illusion, mais un véritable déferlement de souffrance qui déferla contre son flanc. Un incendie détestable qui lui ravageait les entrailles. L’animal se débattit, véritable furie, il mordit l’air, manqua de peu le bras de la danseuse avant qu’elle ne le libère de l’acier mordant sa chair. Masochiste au possible, cette séance d’abattage d’arbre lui restait en travers de la gorge. Les poils tâchés d’écarlate, sur son museau perlaient des gouttes de sang alors qu’il chancelait. Reculait au fond de la pièce pour se heurter contre l’armoire. Ivre de douleur, une violente fatigue l’envahit. Il retrouva forme humaine, accompagnant la mutation de craquements lugubres et d’une violente quinte de toux. Entrecoupée d’insultes, toutes plus ignobles les unes que les autres. Attrapant le premier morceau de tissu qui lui tombait sous la main, il s’en ceignit les hanches, ses doigts agrippant ensuite l’affreuse entaille barrant son flanc.

« - Tire-toi. Fous le camp ou je te fais avaler tes horribles cheveux synthétiques. » Rageur au possible, il la fusilla du regard. Lui balancer ces menaces à la figure fut plus ardu que ce qu’il pensait. Les poumons en feu, le cœur en déroute, se concentrer sur autre chose que la douleur suintant entre ses doigts crispés était difficile. « - Continues de te planquer derrière tes illusions à la noix. C’est ça ton problème, tu n’assumes rien. » Il se cachait peut être derrière la fourrure et les crocs, mais elle n’était pas mieux. A balancer sans arrêt des illusions mesquines dès que le contrôle de la situation était en train de lui échapper. Ils étaient tous pareils à ses yeux. Inaptes à se défendre sans user de magie et de sortilèges. Tout ça dans l’espoir de garder l’ennemi à distance et de s’en sortir sans trop essuyer de dégâts. Qu’elle s’en aille, il n’attendait que ça. Pour pouvoir se vautrer comme il l’entendait dans le désordre régnant dans sa loge. Et rester là, à jouer la carpette et attendre que la plaie se referme. La frustration le gagnait. Tiraillait ses nerfs, incisive elle se heurtait contre son crâne. Lui rappelant sans cesse qu’il n’avait rien pu faire. Qu’une fois encore, elle s’en sortait à bon compte.

« - L’Inquisition aura été une partie de plaisir à côté de ce qui t’attends si j’apprends que tu Lui as parlé. » Qu’Elle lui reproche son manque d’éducation et ses écarts de conduite, et la cousine envahissante risquait bien de disparaître. Elle venait de le signer, son arrêt de mort. Le sang qui réchauffait les doigts du Shadowhunter était sa signature. Ils avaient tous un grain dans cette foutue famille, mais alors elle… C'est toute la plage qu'elle a dans la tête ma parole. 

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MessageSujet: Re: Lithium {PV}    Dim 13 Oct - 22:43

Si Ses sourires restaient gravés dans son cœur, le temps s’empressait d’effacer Ses empreintes. Ses bronches se contractaient à l’extrême lorsque les clients frustrés examinaient son corps meurtri. Elle se sentait souillée, agenouillée dans la poussière et la crasse engendrées par leurs vices. Elle arborait alors une expression de dégout, frottant péniblement sa peau lunaire au contact de l’eau savonneuse. Ainsi, elle évacuait la sensation d’étouffement provoquée par les tentatives d’intrusion de la gente masculine. Si elle avait l’impression de s’élancer dans le vide en Son absence, le sentiment de Lui appartenir continuait de s’inscrire dans ses chairs. Elle ne réfrénait pas ses besoins physiques par conviction religieuse, portant symboliquement l’odeur du père de son enfant. Elle souhaitait que son cousin s’étrangle avec sa propre salive, convaincue qu’il ne traiterait pas Susanna avec ce respect. Il se cacherait derrière des masques d’hypocrisie, d’infidélité et de perversion, à la manière des ivrognes qui foulaient le sol du Masquerade d’un pas pressé. Il ne l’avait pas épargnée lors de leur confrontation aux Hunter’s Seasons. Des réminiscences qui l’amenaient à penser qu’elle ne pourrait pas contenir sa colère bien longtemps. Si elle avait fait honneur à Sa cadette, le poison aurait fait des ravages dans l’organisme de l’agresseur. A cette pensée, un tremblement courut le long de son échine, des frémissements de dégout venant se répandre dans tous ses membres. Elle trouvait encore le moyen de prendre sa défense. Dans le but d’empêcher sa cage thoracique de se refermer sur elle-même, elle tenta de garder le contrôle d’elle-même. Plaquant ses mains sur sa bouche, elle fit mine de retenir son rire.  

« Respire. Fais une pause. Tu as l’air d’un psychotique projetant ses vices à l’extérieur de lui. Je te laisse bien volontiers jouer le rôle de cette crapule immonde. Tu excelles dans ce domaine ». Avide de son sang mais poussée par une force intérieure, elle veilla à garder ses pieds fixés au sol, jusqu’à ce qu’il redevienne dépositaire de la barrière qui la séparait de Susanna. Elle aurait tout donné pour rejoindre Darkness Falls avec Elle et le confronter à cette atroce solitude qui la faisait suffoquer aujourd’hui. Ses réflexions maladives venaient d’allumer un souvenir nocif dans son crâne, lui donnant l’envie de se le fracasser contre un mur dans le but d’expulser ce sentiment d’abandon qui l’accablait.

« C’est ce que tu as fait avec Chiara, je suppose. Tu l’as abandonnée à son propre sort. Comment pourrait-on t’en vouloir ? Tu l’as fait pour son bien. Elle est devenue plus indépendante. Crève…». Ses poings et ses dents se serrèrent. Un sourire mesquin apparut sur son visage à l’annonce de la sentence qu’elle avait l’intention de lui infliger. Son sang bouillit de plus en plus dans ses veines, alors que le loup fut dévoré par sa soif de vengeance. Le fils de Satan reprenait du service, ayant pour seule volonté de la voir s’enfoncer dans le désespoir. Lorsqu’elle prit conscience de cette réalité terrifiante, la culpabilité qui broyait ses tripes s’estompa en un rien de temps. Elle fut plongée dans une transe proche de la folie, pensant à sauver sa propre peau et à exterminer ce prédateur. Ainsi, il ne serait plus jamais une menace et elle La préserverait. L’adrénaline se déversa dans son système sanguin. Toutefois, la tension morose qui se répandait dans l’air supplanta la hargne ayant pris possession de son corps. Elle maudit sa sensibilité, une lueur de compassion s’immisçant dans son regard. Celle-ci s’exprima au mauvais moment, l’obligeant à supporter les battements lascifs de son cœur et ses paroles acerbes. Il vivait toujours. La prochaine fois, je viserai juste. Une douleur vive la prit à la poitrine et elle grimaça d’effroi en contemplant son œuvre. Ses yeux froids furent rivés sur la porte. Elle fut dans l’incapacité de lui avouer qu’il avait raison. Les sentiments les plus contradictoires se mélangeaient dans son esprit, l’empêchant d’assumer pleinement ses actes. La honte céda place à la colère lorsqu’il lui jeta des paroles acerbes au visage. Il était celui qui avait commis les pires atrocités, et pourtant les regrets ne restaient pas au fond de sa gorge. Au contraire, il se permettait de lui faire son procès. Tu devrais plutôt me remercier de t’avoir épargné, espèce d’ingrat.

« Quel mauvais caractère. Ce n’est pas la peine de te montrer aussi grossier. Tu aurais tort d’en arriver là. Ma perruque pourrait te servir à cacher ta coupe de célibataire endurci…Mais enfin... Je pourrais te faire des centaines de reproches. Tu ne prends jamais le temps de t’excuser. Tu devrais songer à te racheter une conscience ». Un sourire malicieux sur le visage, elle passa ensuite sa langue sur ses lèvres asséchées, n’admettant aucune réplique. Ses yeux s’assombrirent lorsqu’il évoqua l’objet de leurs discordes, la jalousie et l’instinct de protection dégénérant en sarcasmes. Saisie de nausée, prise de vertiges, elle se tint la tête entre ses mains. Des images en lien avec l’inquisition lui revenaient en tête. Elle manqua de lui balancer un coup de pieds dans les côtes. Avec un détachement feint, elle accompagna ses railleries d’un rire franc, optant pour une tentative de maîtrise.

« Oups. Je pensais lui révéler les derniers potins croustillants lors de notre prochaine réunion au salon de thé. Pour avoir l’air du parfait dictateur, il ne te manque plus que la petite moustache. Comment te dire gentiment que tu peux aller te brosser ? Ton regard sadique ne suffira pas à me soumettre. Et avant que je m’en aille : pense à venir m’applaudir ». Ironisa t-elle avant de tourner les talons. En se réfugiant dans son art, elle avait pour souhait d’oublier cette entrevue et ce qu’elle avait engendrée chez elle.


Topic terminé.

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