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 On me dit animal mais quand je vois les hommes comme toi... j'aime en être un...

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MessageSujet: On me dit animal mais quand je vois les hommes comme toi... j'aime en être un...    Dim 8 Sep - 1:13


"ON ME DIT ANIMAL MAIS QUAND JE VOIS LES HOMMES COMME TOI.... J'AIME EN ETRE UN..."
- pv Aemon -

J'étais arrivé depuis peu ici.... Oui peu... Ils m'avaient emmerdé avec tout leur contrôle et leur quarantaine et je me demandais au final ce qui était pire, ici ou New York. Au moins là bas, personne ne m'emmerdez quand j'éclatais une tête. Pourtant dans ma tête, j'avais du mal à faire la différence. Pour moi le ménage était à faire et ici plus qu'ailleurs d'ailleurs. J'étais assis en équilibré sur une énorme tuyauterie désaffectée. Une usine, laissée à l'abandon pour une quelconque raison et si je ne trouvais à l'avenir nulle part où dormir, il se pourrait fort que je m'installe ici... C'était tranquille, pas trop dégueulasse, sans odeurs qui aurait pu me flinguer les sens, et personne qui gueule en pleine nuit parce qu'il n'arrive pas à s'envoyer sa femme comme il faut , comme le faisait si bien mon père.... J'attendais. Depuis deux heures. J'avais pris quelques minutes pour aiguiser un couteau , le plus gros que j'aie et qui ne me quitte jamais depuis que je l'ai trouvé sur un militaire mort... Treillis noir usé, ranger, tout un équipement léger digne d'un mercenaire, j'avais un peu tout bidouillé pour le rendre optimal au transport de matériel léger, mais sans pour autant que cela gêne mes mouvement...

Aucune arme n'était visible, et il m'avait ôté l'arme à feu en rentrant. Comme si je ressemblais à un type louche... Si? Mais non... Comme disait mon père c'est psychologique. Ils devaient être sacrément parano pour penser que je ferai du mal à leur petite population... Ils avaient peut être raison en fait. Si j'étais venu ici , c'était pour retrouvé la trace de pas mal de monde, et vu que c'était une immense ruche, j'étais certain de trouver mon bonheur... Et l'un d'eux allait se pointer sous peu. Celui là... il était plus vieux... le double de mon âge peut être mais la chose en avait été que plus excitante le jour où je lui ai mis une belle branlée... Erreur que j'ai commise, j'aurais du le tuer au lieu de le laisser au sol .... Il s'en était tiré et la fois d'après, il y été revenu et les avait remporté. La fois suivante, il en était devenu juge. Ce type était un cinglé notoire à mes yeux. On me disait masochiste et taré mais lequel de nous deux l'était le plus. Ces jeux m'avaient dégoûté de la plupart des bipèdes et ce mec était sur ma liste...

Comment j'avais réussi à le persuader de se rendre dans un lieu pareil? J'avais été vilain... oui trés vilain, wouh... une petite visite à chaque homme, chaque femme de son entourage, après l'avait observé pendant plusieurs jours... Une gentille menace à chacun que je mettrai à exécution pour certains qui s'étaient montrer présomptueux, mais un coup de genou dans les couilles , ou un couteau de couteau pour sanctionner les tendons d'un genou , ça changeait tellement la donne. Oui c'était mal... Jugez moi, faites mon procès. Avec tout ce que j'ai déjà commis depuis mon adolescence, je serai condamné à mort de toute façon, alors tant que je suis en vie , profitons! Donc un lieu, une heure approximative, quand le soleil serait au zenith sinon adieu monde cruel, je vous aimais bien mes petits lapins! Assis à plus de cinq mètres de haut , j'observais le paysage, gardant un œil sur ce qui m'entourait. J'étais dissimulé par d'autres tuyaux qui s'enfilait dans la même longueur. Je soupirai... Il était en retard. Même pas ponctuel pour sa mort c'était embêtant. Je m'allongeai sur le tube, commençant à chasser du bout du doigt les poussières sur le métal... regardant toujours un peu partout, la main sous mon menton. Un bruit. Je ne bougeai pas, mon regard ciblant un coup instant l'endroit du bruit mais je me redressai lentement et me mit en arrière dans l'ombre, laissant mes pupilles vaquer tout sauf à l'endroit du bruit. C'était un ancien combattant des jeux , et je l'avais aussi combattu et vu évoluer ... Ça ne remontait pas à plus de deux ans...Je l'avais maintes fois aperçu... La circonférence de son torse et la poigne qu'il tendait aux autres hommes étaient de taille... Il devait d'ailleurs faire une tête de plus. Il m'avait impressionné aux jeux mais j'avais eu le dessus, j'étais plus rapide, plus souple... plus instinctif...

Est-ce que je redoutais ce face à face? Absolument. Prétentieux de dire le contraire, mais j'avais développé un gout malsain pour la douleur, le besoin du danger, des blessures, des coups et de me sentir diablement vivant. plus de risque était égal à plus de plaisir et je sentais l'adrénaline commencer à monter ... Mes nerfs s'activaient doucement , mes pupilles devenaient réactives, mes muscles près à se tendre... Où était-il... Allait-il se contenter d'une entrée calme ou bien fourbe... ?

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MessageSujet: Re: On me dit animal mais quand je vois les hommes comme toi... j'aime en être un...    Dim 8 Sep - 10:02

Eamon avait rendez-vous avec un homme qu'il avait connu aux jeux. Pas le genre de type qu'il appréciait grandement bien évidemment. Ce gars se sentait étonnement plus puissant que les autres, croyant certainement que tuer le rendrait plus vivant. Pourtant, Eamon ne ressentait pas de peur en le voyant. Il ressentait un étrange sentiment de pitié mêlé à du dégout très profond. Il se croyait invincible et c'était là qu'il se trompait. L'homme aux blonds cheveux courts avait su trouver ses points faibles lorsqu'il l'avait combattu dans l'arène. Mais pour Eamon, même si tuer avait un jour fait parti de son plan de survie, jamais il ne s'était abaissé à continuer cette activité. Et voir que ce garçon, qui n'était encore qu'un minot face à l'expérience de l'homme, devenait un tuer affirmé montrait sa faiblesse. Il savait également quelles étaient ses craintes et Eamon aurait pu s'en servir avec tactique pour éliminer cet adversaire. Oui mais voilà, l'année des jeux où ils avaient été confrontés, le blond n'était pas en état physique de combattre. Il ne savait toujours pas comment il était encore en vie. Mais il l’était à sa sortie et avait pu combattre de nouveau les jeux suivants et cette fois-ci emporter la partie. Alors ce gamin n’avait pas de remarque à faire.
Qui plus est, Eamon n’avait jamais arrêté de s’entraîner. Encore et toujours. Il maintenait sa force et sa perception des choses. Toujours prêt à combattre s’il le fallait. Et, alors qu’à l’ordinaire l’homme blond se contentait de son physique pour attaquer, parer et souvent gagner, cette fois-ci il avait juger préférable d’apporter quelques armes que son statut de juge l’autorisait à porter peu importe les circonstances. Il avait même le permis de tuer s’il sentait sa vie en danger. Et, s’il avait voulu pousser le vice jusqu’au bout, il pouvait s’amener au rendez-vous avec quelques gardes du corps très bien entraînés et dont la précision et la rapidité de tir était exceptionnellement inhumaine. Toutefois Eamon préférait discuter avec sérénité et sans embarra. Il avait donc décidé de s’y rendre seul, arme à feu coincée dans la poche avant droite de son jean. L’homme n’avait pas pour habitude de porter ses costumes dans la rue. Il préférait les garder pour la scène, les rendez-vous, les interviews aussi. Ou tout simplement pour les séances de photos. Dans la rue, il s’habillait de façon classique, histoire de se fondre dans la masse quand il passait dans des quartiers pauvres, terriblement pauvres. Il n’aimait pas inspirer l’envie aux gens bien plus pauvres que lui. Mais, à ceux qui avaient simplement quelques sous de moins, il avait la manie de déployer toute la gloire et la richesse dont il jouissait, pour leur montrer que tout le monde était capable d’arriver au point où lui s’était arrêté.
L’homme tourna dans la rue sombre à sa gauche, et aperçut la silhouette de l’homme qu’il devait rencontrer. Le garçon l’attendait. L’avait-il vu ? Eamon boutonna le bouton de manchette, réajusta sa montre et marcha à sa rencontre. «  Bonsoir Zayne. » Pas de politesse, juste ce qu’il fallait.
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MessageSujet: Re: On me dit animal mais quand je vois les hommes comme toi... j'aime en être un...    Dim 8 Sep - 11:21


Il est vrai que mon comportement pouvait paraitre prétentieux, mais malheureusement pour moi ou pour les autres, mes capacités étaient réelles. Je n'étais bon qu'à ça et je me refusai de vivre comme si de rien n'était, comme si toutes ces morts avaient été inutiles, comme si tous ces gens méritaient de souffrir. Je me refusai d'accepter que des tueurs vivent dans le luxe , alors que des gens bien crevaient la gueule ouverte dans des rues que j'avais traversé en silence dans l'ombre... Chacun d'entre nous avait un objectif , un besoin, une raison de vivre, la mienne si je ne chassais pas, si je ne servais pas de désherbant, pour moi j'étais bon à mourir, et ça aussi je m'y refusais. Ce temps était chaotique , j'étais sûr d'y avoir une place. Je ne prétendais pas être sain d'esprit, ni équilibré, j'étais bourré de névroses et probablement impropre à la fréquentable mais ça m'importait peu , je n'aimais pas la compagnie des hommes. Il avait peu de choses que j'aimais en fait , c'était plus facile de faire une potentielle liste de ce que j'aimais , si tant que je trouve parce qu'en fait j'n'avais pas envie d'y réfléchir. Tout ce qui comptait là pour moi c'était cet homme que je vis arriver. L'autre bruit devait être un chat. J'allais probablement finir dingue, parano , avec une balle dans le crâne , un jour peut être, mais pas aujourd'hui. Il avançait seul... Je me levai lentement et marchai en équilibre sur le tube de métal, comme un chat, sans en éprouver le moindre soucis d'équilibre. Mon regard ne devait pas exprimer grand chose comme d'habitude. Je me grattai l'oreille du petit doigt , replaçant le couteau dans son étui dans un renfoncement de son treillis. Je m'accroupis et l'observai. Rien autour, pas un bruit , personne sur les toits avec des viseurs, et il ne semblait pas stressé... Il n'avait pas changé à mes yeux... Toujours trop sûr de lui ... Il m'agaçait déjà... Je sautai au sol.

Mes crampons touchèrent en souplesse le sol poussiéreux, d'un saut assez haut mais j'y étais habitué, mes articulations ne chialaient plus depuis longtemps. Un léger vent. Quelques nuages. Une odeur de vieille raffinerie et métal brûlé. Je plissai les yeux en me redressant à une vingtaine de mètres de lui.
- Aemon. Toujours pas mort à ce que je vois. Félicitations pour la troisième Hunter...j'ai tout regardé...tu étais grandiose dis moi...

Il y avait un certain sarcasme dans ce compliment...Avec en arrière pensée... Comment as-tu pu te proposer une seconde fois , t'as digéré la branlée que j't'ai mise? J'étais arrogant je le savais mais je ne savais pas être autrement et ce type me dégouttait... Je passai ma main sur un tuyau et m'arrêtai.

- Ça va , elles ont pas pleurer trop fort tes petites fréquentations si pimpantes?L'une d'entre elles a eu très peur, elle s'est presque faite dessus la pauvre...

Je souris en tournant la tête ,vers lui , le visage souriant , malsain , les pupilles allumées d'une certaine notion de sadisme. Je murmurai en me mordant la lèvre : " C'était grisant de la voir trembler comme ça.." puis je  perdis mon sourire et le fixait avec noirceur. Ce changement de faciès montrait clairement que je n'étais pas stable d'humeur. Et ? J'aimais aussi ce critère. C'était tellement délectable de voir le doute s’immiscer en l'autre comme un virus ronge peu à peu les cellules d'un corps. Mais je savais qu elui serait bien moins sensible à ça. Je plissai les yeux.
- Dis moi, t'as ressenti quoi quand t'as tué la jolie petite blonde... Elle n'avait pas vingt ans ... ça crevait les yeux. Je l'observai , analysai les détails, penchant un courte instant la tête, pour m'attarder sur un bruit ailleurs et revenir à lui , avec l'envie de le deviner, de le lire, et d'en finir.



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MessageSujet: Re: On me dit animal mais quand je vois les hommes comme toi... j'aime en être un...    Dim 8 Sep - 16:30

Il se sentait tellement supérieur à lui, tellement hautain et sûr de lui. Parce qu’il croyait que ça l’atteignait ? Il croyait peut être qu’il ne s’était jamais posé ces questions, qu’il n’avait pas fait de cauchemars après tout ce qu’il avait vu et vécu ? Ce n’était pas un gamin qui allait le faire culpabiliser.
Tout le temps où le minot s’était approché de lui, Eamon n’avait pas bougé, pas même flanché. Il tenait tête, les yeux plantés dans ceux de son adversaire, les mains posées sur le tissus des poches de son jean. Il pouvait sentir l’arme contre sa peau. Le blond n’avait rien répondu. Il avait laissé le garçon approchait, tel le chasseur attend que sa proie se stabilise pour mieux bondir.
Quand il eut fini son dernier sarcasme, Eamon quitta enfin les yeux de ceux du garçon et regarda les alentours. On pouvait penser qu’il réfléchissait à ce qu’il allait répondre. Mais ses pensées étaient aussi vide que l’endroit auquel ils se trouvaient. Il contemplait simplement les lieux, comme il aimait à le faire. Il n’était pas pressé. Et puis, de toute façon, il n’avait pas peur d’une quelconque réaction de la part du minot. Il était suffisamment entraîné au combat pour se défendre, sans attaquer toutefois. Il ne souhaitait pas lui faire de mal. La peine qu’il ressentait en le voyant était bien trop grande pour avoir envie de lui faire de mal.
Eamon se tourna de nouveau vers son locuteur et haussa les épaules. « Seulement grisant ? A ta place, j’aurai employé le terme de jouissif. Mais ce n’est qu’un avis. » Puis, je fis un pas vers lui. Cette scène était haute en tension et Eamon comprit alors ce qui pouvait plaire à une jeune femme qui fréquentait le garçon. Un brin provocateur, un sourire pervers et une lueur incompréhensible dans les yeux. Toutefois, Eamon n’était pas intéressé. Il le regarda et, presque en susurrant, il lui répondit. « Et toi, qu’est-ce tu as ressenti quand tu as tué des innocents ? Quel plaisir cela peut-il bien te procurer ? Avais-tu seulement fait attention à ses blessures ? Hémorragie interne. Il ne lui restait pas plus de vingt-quatre heures. »
Je n’avais pas l’intention de lui en dire plus. Enora. Cette jeune fille avait dix-neuf ans. Croit-il que j’ai laissé ce meurtre sans avoir à me justifier ? En tout cas, ce n’était pas auprès de lui que j’étais allé en parler, mais avec ses parents, à qui j’ai fait passé une somme d’argent pour leur permettre de vivre. Ainsi qu’une lettre. Celle que Enora m’a donné lorsque nous avons pu cacher des caméras pour quelques instants. Vérifier son état, conclure d’un plan. Tout cela était programmé. Seul lui, dernière son petit écran ne pouvait croire que c’était par pur sadisme. Les habitants avaient certainement compris. Mais seul moi avait eu ce choix à faire. Je n’avais pas à m’en vouloir. Elle souffrait. Et aujourd’hui, ses blessures n’étaient qu’un souvenir meurtri.
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MessageSujet: Re: On me dit animal mais quand je vois les hommes comme toi... j'aime en être un...    Dim 8 Sep - 17:28



Je savais ce qu'il pensait... Je savais tous ce qu'ils pensaient. Ça finissait généralement mal parce qu'ils se fourvoyaient sur mon compte , et me sous-estimaient... C'est que j'étais jeune, et frigide, et ... en fait j'en savais rien, et j'm'en foutais royalement. Ils pouvaient bien penser ce qu'ils voulaient , ça ne changerait pas ma vie et puis c'était eux les responsables, ceux qui m'avaient poussé à devenir comme ça, ils n'avaient qu'à assumer. Et je fus déçu de voir qu'il tombait encore plus bas dans mon estime quand il renchérit sur ma phrase. Décevant de voir qu'un homme tel que lui aurait pu faire de grandes choses contre le gouvernement et qu'au final, il avait préféré choisir de leur lécher les bottes. Je m'avançai et restai à une distance correcte, quatre cinq mètres. Un moment silencieux s'installa après ses dires...

- Tu vas m'faire croire que t'es un bon samaritain? Bah voyons... Si c'est le cas, pourquoi tu fais pas partie de la résistance ? Si c'est le cas , pourquoi t'as pas fait en sorte d'épurer un peu tout ce bordel? Au lieu de ça... Tu t'es rangé à leur coté la saison suivante, comme un bon lèche-cul qui se respecte et tu les a laissé s’entre-tuer, puis t'as fui comme un couard ici , au lieu de tous nous aider nous les survivants à New YorK!!!! T'as une excuse pour ça ? La seule raison pour laquelle je me suis battu , c'est parce que mon père m'a éduqué comme ça. C'est tout. Ma famille était très pauvre... On était en train de mourir... Je devais la sauver. Et j'ai réussi... Pour que finalement des connards dans ton genre, ce foutu gouvernement fasse je sais pas quoi comme expérience et au final, ils sont tous morts!!! Alors me bassine pas avec des excuses à deux balles sous prétexte que je suis le jeune et que t'es expérimenté ... ça marche pas... pas avec moi...

Je cessai de parler. J'avais omis de répondre à la question à laquelle je n'avais pas envie de lui apporter un avis. Ce que ça m'avait fait quand j'ai tué Millea... C'était indescriptible... C'est ce jour que je me suis rendu compte de la pourriture qui gangrenait ces enfoirés d'organisateurs. A ce moment que j'ai commencé à les haïr. A ce moment que j'ai décidé de faire de ma vie un exutoire aux injustices... Un bac de sang pourri par la cupidité et l'orgie des grands de ce monde...
J'étais agacé , je commençai à tiquer du sourcil gauche. Je montai une main dessus, en fermant un coup instant les yeux, secouait la tête pour remonter un regard sombre de nature sur lui. Qui attaquerait ? La situation était carrément étrange... Il n'avait pas venu pour se battre, alors pour quoi ?
- T'es venu en touriste ou quoi? Tu te fous de moi?

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MessageSujet: Re: On me dit animal mais quand je vois les hommes comme toi... j'aime en être un...    Dim 8 Sep - 17:54

C'est qu'il commençait à changer de personnalité le gamin ! Eamon était amusé de la situation, mais ne montrait rien. Il avait appris à ne jamais dévoiler ses sentiments. Ce n'était pas maintenant qu'il allait commencer. Surtout pas pour lui. Eamon passa tranquillement la main sur sa montre, comme il le faisait si souvent. Un tic qui n'était jamais passé. Il vérifia également une énième fois que le bouton de sa manchette était bien fermé. Puis il sourit. Il n'avait pas pu s'en empêcher. Il avait même bien envie de rire. Mais ça, par contre, ne sortirait pas de son intérieur. " Tu te prends pour un justicier, Zayne ? Mais regarde toi. T'es même pas foutu de te comprendre toi même, alors viens pas me faire la morale. Crois-tu être le seul à souffrir par ici ? Alors ouvres les yeux, putain ! " Enervé ? Du tout. Il s'était simplement laissé emporté par ce qu'il pensait et ce qu'il ressentait. Mais il était plutôt très calme, contrairement à ce qu'il laissait paraître. Toute manière, quand il était énervé, c'était presque flippant ! Il se montrait d'un calme surprenant. Trop calme au gout des interlocuteurs.
Le garçon voulait se battre. Qu'il était marrant. Il n'avait donc que ça à faire. Se pourrir les os jusqu'à ce qu'il finisse par perdre ses réflexes et se fassent descendre ? Il n'avait vraiment rien compris. Il ne savait ce qu'était la vie.
" Et toi, tu te fous de qui ? " Eamon n'était plus d'humeur à plaisanter. Il paraissait grave et sérieux. Il avait fait un nouveau pas en avant, tenant toujours son poignet gauche de la main droite. Puis il changea. Il prit son poignet droit avec la main gauche. Une tactique de frappe qu'il adorait. Faire croire qu'il jouait avec son bouton de manchette et lâcher le poignet pour jeter une beigne. Pourtant, sur le coup, il n'avait pas l'intention de frapper. Il attendait de voir ce qui allait se passer. Il n'attaquerait pas le premier. Il avait bien trop de pitié pour ce garçon complètement paumé. Il n'avait absolument pas l'intention de devenir comme lui. Il ne voulait pas entrer dans son jeu, de toute façon.
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MessageSujet: Re: On me dit animal mais quand je vois les hommes comme toi... j'aime en être un...    Dim 8 Sep - 21:47

[désolé je passe à "il" en cours de route, ce sera plus agréable de rp à la même personne ^^. je repasserai sur les autres posts un peu plus tard ]


Tiens tiens , lui aussi perdait un peu son sang froid. Zayne pencha un peu la tête sur le coté, comme un genre de type et plissa les yeux , un léger sourire aux lèvres. C'était amusant de voir comme les plus agés ne changent pas. Ça lui rappelait le bon temps des jeux, ces saloperies faites pour s'entretuer. Il émit un plus large sourire à la tirade de Eamon, et se passa la langue sur les dents en ouvrant un peu la bouche pensive, gardant son calme, mais c'était pas l'envie de lui en coller une bien placé qui lui manquait. Il regarda autour et se passa la main sur la nuque pour expirer lentement avec indifférence:

- Pas un justicier, mais au moins, moi je me bouge le cul pour changer les choses un minimum. Toi tu fais quoi à part te prélasser en attente de nouveau massacre? Parce que je présume que Papy est encore Juge mm? C'est tellement facile et bien payé, pourquoi se mouiller. Et pour ceux qui souffre, je compte bien faire en sorte que ça change... que ça t'aille ou non. Et tu es sur mon chemin.

Il le vit s'approcher. Un instant de frisson intense lui anima la nuque. Il tiqua de l’œil, sa mâchoire se crispa, ses pupilles vibrèrent , les nerfs allumés net. Il ne bougeait plus. Il releva juste les yeux , sans bouger la tête ni les doigts , et murmura entre ses dents serrés.

- C'est de la provocation? T'as une arme pour être si sûr de toi?

Il l’irritait ! Ce mec se pointait sous son museau sans aucune crainte, comme si Zayne n'était qu'un chiot vulnérable!? Mais ... mais... Il ne supportait pas ce manque de respect. Il perdit patience. Inutile de dire que dans cet état , perdre patience avec lui se résumait à quelques secondes qui dans sa têtes paraissaient être des milliers, et longues, tellement longues . Il ragea , grogna un grand couteau en sortant le long couteau militaire de son étui le long dans sa cuisse et en une seconde, rapide, précis, il envoya un coup en avant vers Eamon pour le faire reculer.

- NE M'APPROCHE PAS SI CE N'EST PAS POUR TE BATTRE!!!
Il gueula un bon gros "RAAAAAAAH " en se reculant se tenant la tête, en la secouant un petit coup, dents serrées , pris de tremblement dans la nuque et releva des yeux noirs vers Eamon, à demi courbés, couteau en avant , près au combat . Une main dans ses mèches.
- Tu ne sais rien de la misère. Tu ne sais pas ce que ça fait de rester des semaines attaché à un arbre sans rien parce que le paternel a décidé de t'endurcir à seulement douze ans... Tu ne sais pas ce que ça fait d'apprendre que ta mère est en fait une putain et aussi ta tante... et que ton frère prend exemple sur ton père pour s'enfiler ta petite sœur... tu n'as AUCUNE IDÉE de ce que c'est de te faire traquer par jeu chaque nuit par les mâles de ta famille... De pas manger à ta faim , de voir des gens crever la tête dans la boue , et d'autres de se faire pendre ou brûler par des connards de flics en noir qui veulent s'amuser ! Alors TA GUEULE ! j'veux pas t'entendre !!!

Et voilà... c'était prévisible, Zayne avait perdu le contrôle comme cela arrivait souvent mais c'était là qu'il était le plus dangereux, parce que das sa tête, il voyait uniquement son objectif et se refusait d'écouter, se refusait de se calmer, sauf un électrochoc. Mais comme il faut de tout pour faire un monde et aussi dire que la vie ne donne pas toujours ce qu'on veut quand on veut , il avait aussi oublier de noter que la petite route où ils étaient, était aussi un passage qui menaient aux terrains vagues derrière, terrain vague ou un autre huluberlu avait décidé de faire brouter ses chèvres et deux trois moutons. Mais quoi? Hein? Comment ça des chèvres ?! Woh c'est sérieux là, il était énervé, dangereux , près à tuer , et qui voilà pas avec ton gros bâton et un bonnet digne du plus lointain des paysou de l'état ... un vieux gars avec ses bêtes, qui n'est même pas choqué de voir un gamin complètement excité, qui crie et qui est près à faire une chose innommable, à un ancêtre présomptueux de la quarantaine. Zayne plissa les yeux en voyant le gars contourner Eamon, puis fit une tête crispé, complètement pris d'incompréhension.

- Mais tu fous quoi ici toi! Dégage du chemin , tu... TU VOIS PAS QU'ON EST OCCUPES!
- Du calme gamin , la vie est courte déstresse, dis le petit vieux en agitant son gros bâton , une main sur les reins, comme un vieux pingouin bancale. Tu vas te faire un lumbago avant l'âge , et crois moi ça fait mal...
- Q...quoi ? bégaya Zayne en total beug cérébral.
Mais vas y je vais te les saigner tes chèvres .... et pan , l'une d'entre elles qui lui donnent un coup dans la cuisse. Zayne grogna et lui balança un bon coup de pied dans le cul. On lui avait jamais fait ça ! Des chèvres!! Comme il allait faire pour être sérieux maintenant ! Il se redressa et se mit une main dans les cheveux en mugissant d'énervement. En voila une autre qui lui tourne autour et lui qui agite son couteau énorme, avec des dents tranchantes d'un coté;
- PUTAIN PAPY GROUILLE TOI OU J'FAIS UN MICHOUIS AVEC TA PAIRE DE CORNES!
- Voila... voilà... , dit doucement la tortue ridée en tournant vers l'arrière de l'usine en appelant la chèvre:
- Tagada !! Viens ma biquette ! Y'a que moi qui t'aime... viens ma belle .
Zayne plissa un oeil et pencha la tête , et secoua la tête en voyant la chèvre tordre du cul vers le vieux et fit une grimace à damner les dieux , puis inspira et se retourna contrarié, très contrarié , ne sachant quoi dire après cette interlude imprévu.
- Je disais quoi déjà... fais chier...

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MessageSujet: Re: On me dit animal mais quand je vois les hommes comme toi... j'aime en être un...    Lun 9 Sep - 9:42

Le minot était réellement persuadé que ses actes allaient dans le bon sens. Se rebeller contre le gouvernement, c’était certes bien joli mais pas grandement efficace. Et voilà qu’en plus le petit perdait son sang froid. Il lui en fallait vraiment peu pour péter un câble ! Toutefois Eamon n’avait pas peur. Il contrôlait sa peur désormais. Depuis les jeux et sa foutue expérience dans un magasin de jouets pour mômes, il était servi.
Quand Eamon s’approcha, toujours en se tenant le poignet comme s’il le massait à présent, il prit la parole en gardant un ton détaché de la situation, calme et sans arrogance. « Et tu crois que tout ceci va changer les choses ? Tes petits actes revendicateurs les ont-ils empêché de faire ce qu’ils avaient, de toute façon prévu de faire ? Hum, on est bien d’accord. Ils ont joué sur ta corde sensible. Ils ont fait de toi ce qu’ils voulaient. Tu n’es qu’un pantin entre leurs mains.  »
Eamon oublia volontairement une partie de son commentaire, concernant sa propre famille. Qu’il n’avait plus d’ailleurs. Il n’en avait jamais eu et il n’en aurait certainement jamais. Pas de femme, pas d’enfant, pas d’attache. Libre de ses actes, de se foutre en l’air avec la première qui voulait bien de lui. Et d’ailleurs, il n’avait aucun mal à en trouver. Elles étaient toutes attroupées devant sa porte. Et qu’est-ce qu’elles donneraient pour pouvoir se le faire … !
Le garçon n’avait pas l’air de bien comprendre pourquoi Eamon était aussi sûr de lui. Il avait bien deviné quand il annonça la question d’une arme. Mais l’homme aux blonds cheveux ne répondit pas. Et, quand le minot tira du pied pour le faire reculer, Eamon changea simplement de position en glissant vers la droite. Reculer ? Le minot l’avait fait lui-même. La situation aurait pu faire peur, être incompréhensible également. Pourtant, si Eamon éprouvait de l’incompréhension il n’en montrait rien. Il restait calme. Tellement calme que n’importe qui pourrait le prendre pour un robot sans cerveau. Une arme juste bonne à tirer.
Puis le garçon reprit la parole. Et là, Eamon eut un rire franc. Un rire provocateur. Un gamin pouvait-il comprendre l’injustice de la vie ? Comprendre les actes des gens ? Il était même pas foutu de comprendre ce qu’il lui arrivait, alors ce n’était pas à Eamon qu’il allait faire sa putain de morale. Eamon se redressa, gagnant par la même occasion deux bons centimètres. Puis il arrêta de se masser le poignet et planta ses yeux bleus dans ceux de son adversaire. « C’est à moi que tu viens faire la morale ? Tu penses tout connaître de la vie, tu n’en comprends pas même le sens. Les gens ? A trop compter sur eux on finit par se faire trouer le cul. Mais je suppose que t’aime ça ? Alors que quand t’as pas de famille, pas d’attache, tu comprends enfin ce qu’est la vie. Tu me parles de gens qui crèvent la gueule dans la boue ? Et toi, quand tu abats des innocents, ils finissent comment ? Par la faute de qui ? »
Après toute cela, il n’était même pas sûr que le gamin l’est entendu. Ou au moins la fin qu’il n’ait pas entendu. La faute au vieux berger à qui Eamon adressa un regard dénué de sentiment. Il ne ressentait plus rien pour les gens. Il les prenait, les utilisait et les jeter. Plus de sentiment. Il avait trop rampé dans la merde pour leur accorder encore une importance. Chacun ses problèmes après tout.
Toutefois, Eamon écouta avec attention le dialogue de sourd entre le berger et le gamin qui ne se rappelait même plus de ce qu’il disait. Eamon le regarda, tout en reprenant son activité d’auto-massage du poignet. Ses yeux ne montraient rien de sentimental, ni d’émotionnel.
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MessageSujet: Re: On me dit animal mais quand je vois les hommes comme toi... j'aime en être un...    Lun 9 Sep - 10:41


Zayne se massa la tempe, plissant un œil, perturbé de cette intervention plus que mal venue, et se rappela alors des paroles de Eamon, enfin une partie. Il releva des yeux sombres sur lui.

- C'est marrant comme tu joues de ton âge... Tu es l'ainé et tu penses tout savoir. Tu n'es pas différent d'eux... Moi au moins je me bouge le cul.. Et tout ceux que j'abats sont coupables... Coupables de lécher les bottes à ces pourritures, ou coupable d'en être... Un seul grain de riz peut faire pencher une balance, et je peux aider à ôter les grains de riz pour faire en sorte qu'ils arrêtent de nous martyriser, peut être que je mourrais mais au moins je mourrais dans l'honneur d'avoir vengé ceux qui n'ont rien fait... Je me fous de ce que tu penses, de ton manque de culpabilité ou du lèche cul que tu es devenu... Je me fous de tout ça... Je veux juste en finir. J'aurais du venir égorger toute ta maisonnée dans son sommeil tiens, comme des porcelets bien frais et jeter vos dépouilles aux charognards qui traînent peut être dans les rues la nuit...

Zayne reprenait un peu de consistance. Il renifla, se frotta le nez, sa tempe le faisant encore un peu souffrir et se redressa totalement , le regard franc et froid. Il eut un rictus.

- Il est pas si fort que ça votre gouvernement à avoir laisser entrer ces saloperies mm? Et s'ils se servaient de vous ? Et si encore une fois, ils allaient faire sortir des saloperies ici? Pour partir ailleurs? Tu les suivrais comme un bon chien chien ou tu te battrais pour défendre tous ces pauvres gens ? Vas y réponds !!! Tu me fais bien marrer avec ta pseudo bonne conscience. La vérité c'est que tu ne ressens rien. Je te regarde depuis tout à l'heure avec ton toc de la manche et tes yeux livides... Tu ne ressens plus rien... Tu t'en fous. C'est pathétique.

Il s'avança lentement pour lui tourner autour sur un rayon de trois mètres autour. Par quoi commencerait-il après ça? Il découperait tout ce tas de muscles. Il vit alors un semblant de bosse et pencha la tête en s'arrêtant.

- C'est pas vrai... t'as vraiment amené un flingue ?
Il eut un léger rire.

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MessageSujet: Re: On me dit animal mais quand je vois les hommes comme toi... j'aime en être un...    Lun 9 Sep - 13:22

« Tu parles en terme d'âge sauf que je n'ai jamais sous-estimé quoi que ce soit venant de toi parce que tu es plus jeune. Mais de ce que je vois, tu as un complexe d'infériorité. C'est très touchant. » Il reprit son souffle, en haussant les épaules, regardant le ciel. Puis il baissa à nouveau le regard et planta ses yeux dans ceux du garçon, une lueur mauvaise y flamboyant. « Viens donc. Mais tu seras bien déçu. Je n'ai pas de famille. »
Eamon avait laissé son impulsivité prendre le dessus. Il n'avait pas réfléchi à ses paroles. Mais tant pis, il était tout de même content de sa réplique. Puis il écouta le garçon parler encore une fois. Il n'avait que ça à faire voyons ?! Perdre son temps à discuter contre un mur, une porte fermée. On ne s'engage pas à la légère et Eamon assumait entièrement être entré dans le sein du gouvernement. Après tout, il savait des choses que la population entière ignorait. Et bien sûr, il n'était pas assez sot pour en révéler une partie à cet imbécile.
« Tu ne sais rien. Tu ne comprends donc rien ?! La vérité, c'est que tu n'es même pas foutue de voir que c'est eux qui ont décidé que tu serais comme ça. Tu crois que je me suis fait avoir. Pourtant, c'est bien l'inverse qui s'est produit. Tu te crois libre, c'est bien là le contraire. » Eamon n'avait pas parlé de lui. Il n'avait pas dit ce qu'il ressentait face à tous ces gens. Zayne avait vu juste. Eamon s'en foutait. Maintenant, il a ce qu'il devait avoir. Il est riche, bien traité et aimablement servi pour tous ses petits caprices. Il est devenu un véritable égoïste. Après tout, quand on vit seul depuis si longtemps, on devait forcément égoïste. Alors oui il s'en fout, tant que son confort va pour le mieux. Mais, et si tous ces gens n'avaient que ce qu'ils méritaient ? On est tous un jour récompensé ou puni selon notre vie. Chacun a sa chance, qu'il sache ou non la saisir.
« Un flingue, comme tu dis. Mais vois-tu, il a ce petit truc spécial... » Eamon le sortit de sa poche, le regarda avec un sourire, et le remit dans sa poche. Puis il fit un grand sourire cruel au garçon face à lui. Pauvre fou ! Cette arme était bien plus puissante. Fournie par le gouvernement s'il vous plait ! Une pression, une empreinte ADN. Même si on la retournait contre lui, il ne se passerait rien. Seul lui pouvait tirer. Et il pouvait aussi appeler du renfort grâce à une simple touche de la gâchette. Pas même besoin de tirer. Pauvre fou ...
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