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 Murder Your Sweet Memory [PV]

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MessageSujet: Murder Your Sweet Memory [PV]   Dim 8 Sep - 16:28

Thank you for making me. Feel like I'm guilty. Making it easy to murder your sweet memory. You were way out of line, Went and turned it all around on me again. How can I not smell your lie. But now I know. So you will not get away with it again. I'm distant in those hollow eyes. For I have reached my end. Before I go tell me. Were you ever who you claimed yourself to be? Either way i must say goodbye. You're dead to me. I'm severing the heart then I'm leaving your corpse behind. Not dead but soon to be, though. I won't be the one who killed you. I'll just leave that up to you. I'm not gonna be here to revive you. I'm gonna be the one to say I told you so. --------------------------------------
Making it easy
to murder your sweet memory

Le pouvoir restait la plus additive des drogues, celle qui flattait son ego et le consumait à petit feu. Pathologie incurable dénuée de vaccin ou d’antidote. Un éternel manque qu’il ne comblait jamais vraiment. A mesure que les rayons solaires frappaient son enveloppe, il se remémorait l’instant de jouissance qui avait précédé ses pas à l’extérieur. Il se délectait des cris étouffés de la jeune femme qu'il avait séduite la nuit passée, du cadavre décharné et repoussant qu’il venait d'abandonner entre des draps pâles. Se concentrant sur l’énergie salvatrice qu’il avait arrachée du gibier pour ne pas se laisser meurtrir par une culpabilité dévorante. Intruse le rongeant jusqu’à la moelle, distillant une douleur diffuse dans ses membres engourdis. Ses muscles se raidissaient malgré lui, pesant des tonnes alors qu’il imaginait sans mal ce que penserait son frère d’un minable pillard tel que lui. D’un meurtrier sans scrupules apparents, dissimulés derrière une couche d’assurance des plus infectes. Sans vraiment s’en rendre compte, il accéléra le pas. Soudain pressé de s’enfermer dans sa tour d’ivoire, dans la noirceur la plus totale. En pleine lumière, il avait l’affreuse sensation de perdre un peu plus pied. La moiteur imprégnant les lieux creusait son estomac de fourmillements désagréables. La chaleur s’invitait au creux de sa gorge pour mieux l’étouffer, l’oppresser. Il ne se faisait toujours pas à ce climat aride, habitué à être prisonnier du gel. Près de l'imposante bâtisse qui lui servait de refuge, au Garden District, un sifflement l’interpella. Un voisin affolé, prêt à reculer la queue entre les pattes pour un chien peureux. Tout ça à cause d’un voleur de pacotille, surement bien inoffensif. Il soupira, s’élança à la poursuite des ombres se faufilant entre les immeubles. Par pure curiosité, et pour soigner son image auprès du voisinage. Inutile d’en rajouter, quand la plupart espéraient secrètement voir un malfrat pareil déguerpir au plus vite.

Pour tomber nez à nez avec elle. Natascia. Oiseau de nuit pris dans les barbelés, elle recula instinctivement lorsque sa silhouette se découpa dans l’obscurité. Il l’avait aimée. Comme une sœur. Comme une alliée. Une poupée de porcelaine qu’il n’aurait pas supporté de voir se briser sur l’asphalte putride. Qu’il avait couvée comme la prunelle de ses yeux. Tendrement. Affectueusement. Sincèrement. Elle avait tout gâché. Tout saccagé. Courageuse, mais pas téméraire. Fausse. Fourbe. Lâche. Une vulgaire opportuniste, qui avait préféré fuir et sauver ses fesses au lieu de seulement tenter de leur venir à aide. A lui et à Sanjana, infiniment plus précieuse que ses habituelles conquêtes. Et il lui en voulait atrocement pour ça. Parce qu’il n’était pas du genre à accorder sa confiance si facilement, pas du genre à s’attacher à n’importe qui. Acérées comme des lames de rasoir, ses prunelles translucides se plantèrent dans les siennes sans une once de douceur. Distant, froid, pour ne pas dire glacial. Même si paradoxalement, son hémoglobine bouillonnait rageusement dans ses veines. Il avait envie d’exploser. De détruire tout sur son passage. De la détruire, elle. De frapper. Encore et encore. Peut être car s’il ne se l’avouait pas, elle lui manquait. Cela restait probablement ça le plus insoutenable, finalement. Il l’adorait toujours, quelque part au fond de lui, en dépit de son infâme traitrise. Alors pour épargner sa jolie figure d’ange, il serra les poings. A se faire mal, à trop tenter de se contenir. Toujours plus.

« - Tiens, tiens, mais qui voilà. T’as pas perdu les bonnes vieilles habitudes, je te retrouve encore en train de fuir. »
Persifla t’il avant de la détailler de haut en bas sans la moindre pudeur. Une lueur faussement lubrique accrochée à ses pupilles, juste pour la provoquer. S’attardant exprès sur ses courbes généreuses, qui le laissaient pourtant de marbre. « - J’ignorais que le Gouvernement s’était mis à rationner le tissu maintenant. T’as rien trouvé de plus court pour sortir ? La drogue ne te rapporte plus assez, tu te sens obligée de faire le trottoir devant chez moi ? » Le mépris suintait de ses paroles comme de la bile, l’arnaqueur transpirait l’arrogance par tous ses pores alors qu’il se rapprochait sensiblement de sa détractrice. Pour l’obliger à reculer. A se heurter au mur de pierre, sans avoir à la toucher. En refoulant la part de lui, de plus en plus muette, qui s’inquiétait pour elle et ses fréquentations. Comme s’il s’agissait toujours de sa protégée. Cette part de lui qu’il aurait voulu presser comme un vulgaire citron, et écrabouiller à pieds joints. Tu me le paieras…

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MessageSujet: Re: Murder Your Sweet Memory [PV]   Lun 30 Sep - 18:51

Comme une terrible envie d'entreprendre ce qu'elle n'avait jamais osé faire. Un pêché arborant de dangereuses épines, au goût presque mortel, auquel elle ne pouvait pourtant pas échapper. Comme la fatalité de la vie qu'elle menait désormais, ce besoin qu'elle ressentait ne la laisserait en paix qu'une fois assouvi. Elle ne le laisserait pas filer. La sorcière revancharde se réveillait peu à peu, laissant bien loin derrière elle la jeune femme craintive qu'elle avait pu être. Comme un appel, hurlant de plus en plus fort au fond de ses tripes, criant d'envie et d'amertume. Les derniers bouleversements qu'elle avait subits l'avaient laissée perplexe. Elle, et ses affaires aussi. Par les temps qui courent, le couvre-feu, les créatures obscures, personne, ou presque, n'ose prendre de risque. Et la dealeuse ne pouvait rien faire contre cela. Elle avait beau avoir changé ses méthodes, ses habitudes, son chiffre d'affaire avait chuté. Ses contacts se faisaient de plus en plus rares. Elle parvenait encore à s'approvisionner de façon respectable, mais se demandait encore pour combien de temps. Cette décadence allait-elle vraiment durer ? Évidemment. Elle en était intimement persuadée. Et c'est bien pour cette raison qu'elle se démenait à arranger son business comme elle le pouvait. Mais c'était bien sûr sans compter sur l'aide d'un certain....

Kyran. Lui, ce tyran. Maléfique. Indiscernable dans la brume épaisse de ses petites et grandes escroqueries. Rancunier jusqu'à la moelle. Haineux au possible. Il la déteste. Elle le sait. De ce fait, ne peut s'empêcher de le trouver maintenant insupportable, exécrable, manipulateur et sombre. Comprenant tout à fait les raisons de ses sentiments meurtriers. Ne se sentant pas coupable pour autant. Un dialogue de sourds. Ou pas de dialogue du tout. Voilà comment peut se résumer la relation entretenue aujourd'hui avec cet homme au charme envoûtant, qui avait pourtant toujours laissé la sorcière indifférente. Elle le voyait très peu, pour ne pas dire pas du tout, depuis leurs mésaventures dans l'antre fumante de Darkness Fall. Ce qu'il avait perçu comme de la traîtrise, elle le voyait comme de la survie. Son instinct de sorcière blanche lui avait crié de s'enfuir. Elle n'avait pu se retourner pour les sauver, lui et sa belle Sanjana. Elle l'aurait fait, si elle avait pu, cela ne faisait aucun doute. Il préférait la détester, lui cracher à la figure. Alors qu'ils avaient été si proches. Une déception pour elle aussi qui ne pouvait pourtant pas lui en vouloir de s'en prendre à elle ainsi, puisqu'elle était alors désignée responsable de ce qu'il était devenu. Elle, qui ne réussissait toujours pas à éprouver de remords. Malgré tout.

Camouflée dans l'ombre de sa plus grande crainte, elle se terrait, hésitant à s'avancer dans la lumière. Laissant ses plus sombres pensées s'emparer d'elle. Les yeux rivés vers celui qui la laissait de marbre autant qu'il pouvait glacer son sang. Obnubilée par son regard affirmé, rempli de cette assurance qui le caractérisait tellement. Cette allure de gentleman cambrioleur qu'il était lui allait à la perfection. Un personnage dans lequel il s'était peu à peu enfermé, se laissant habiter par ses propres démons. La sorcière se sentit soudain envahie par un sentiment qu'elle avait peu connu. Quelque chose d'indescriptible à ses yeux, qui lui donnait des ailes. Une sorte de courage éphémère auquel elle ne pouvait rien refuser. Son corps fébrile s'avança alors dans la lumière, laissant sa silhouette blafarde absorber ses rayons ardents. Un enthousiasme auquel elle n'eut pas le temps de prendre goût. Bien vite refroidie par le regard assassin que son détracteur lui jetait. Machinalement, elle recula, prise au piège dans son propre filet. Sa volonté anéantie par  toute la rage qui émanait du corps et de l'esprit de Kyran.

« J'ai donc au moins le mérite d'avoir pu te laisser ce souvenir impérissable en tête », rétorqua-t-elle, consciente de ce qu'elle pouvait engendrer chez l'arnaqueur.  Se laissant dévisager de la sorte, elle ancra sur son propre visage une expression désabusée, lointaine. Comme si ce qu'elle vivait ne pouvait pas être réel. Un effet renforcé par l'état amer et sensible dans lequel elle se trouvait alors. Elle se laissait emmener, comme une danse, reculant un peu plus à chaque seconde, jusqu'à ce que son dos marqué par une vie de déchéance vienne heurter le mur de pierre froid et brut. Les yeux de son cavalier la fusillant toujours un peu plus, à la mesure de la haine qu'il lui portait. « Fais toi plaisir. Crache moi ton venin à la figure autant que tu veux. Si ça peut t'aider à oublier... ». Indifférente à tout ce qu'il pouvait trouver à lui reprocher. Touchée cependant par l'homme qu'il avait été et qu'il n'est plus. Celui qui l'avait protégée. Qu'elle avait aimé comme un frère. Et qui n'était plus rien. « ...Mais ne t'avises plus de marcher sur mes plates bandes ». Un air de menace, proféré à la volée. Sans vraiment y prêter attention. La sorcière jouait avec le feu, elle qui l'avait tant côtoyé.
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MessageSujet: Re: Murder Your Sweet Memory [PV]   Sam 5 Oct - 18:15

Il la scrutait du regard, dévorait le moindre de ses frissons pour mieux s’en repaitre. Il aurait voulu qu’elle se fasse encore plus petite, qu’elle se tasse, écrasée par la honte. Mais derrière la crainte apparente, il discernait un changement imperceptible. Comme si elle avait gagné en assurance depuis leur libération de Darkness Falls. Elle qu’il n’avait eu de cesse que de protéger comme un petit animal chétif lorsqu’ils étaient encore alliés. Elle avait désormais tout de la rose épineuse. Une beauté en apparence innocente, si fragile que l’instinct poussait à vouloir la préserver des aléas de la vie. Mais à trop s’aventurer à tendre la main vers elle sans prendre garde, elle avait fini par l’écorcher vif. Recouvert d’égratignures suffisamment profondes pour le lancer furieusement, sali son épiderme de multiples cicatrices.  Et à présent, c’était elle qu’il avait envie de blesser. En écho à ses propres stigmates. S’il comprenait qu’elle ait choisi de sauver sa misérable peau, il ne le lui pardonnait pas. D’un tempérament sauvage, le norvégien ne pouvait qu’aimer incroyablement mal ses proches. Il les blessait bien souvent, ne leur accordait que trop rarement un simulacre de tendresse. Retranché derrière son allure austère pour ne pas flancher. Il n’avait pas appris les bases, ignorait comment vraiment s’y prendre. En contrepartie, il se montrait incroyablement excessif et passionné. Capable de se sacrifier, de mourir pour eux sans une once d’hésitation. Damné au milieu de nulle part, d’une prison tapie de monstres tous plus effroyables les uns que les autres, il avait trouvé en Sanjana et Natascia une famille d’adoption. Elles l’apaisaient, comblaient en partie le vide déchirant laissé par son frère. Et il aurait fait n’importe quoi pour elles. Naïvement, il avait cru sa dévotion réciproque. Il ne s’était pas imaginé une seule seconde que l’une d’elles prendrait ses jambes à son cou à la première difficulté. A ses yeux, il avait gaspillé son temps et son énergie à prendre soin d’une petite ingrate, et ce simple constat lui était intolérable. Il souffrait atrocement depuis qu’elle avait disparu de son existence, mais la douleur s’avérait si intense qu’il préférait serrer les dents et s’efforcer de l’ignorer.

« - Aucun risque. Je n’oublie rien, tu es bien placée pour le savoir. » Lâcha t’il dans un souffle, un rictus amer et cruel accroché à ses lippes. Il prenait un malin plaisir à la faire reculer. A la piéger contre le mur putride, comme une pauvre souris dans un guet-appens. Cracher son venin et tenter de l’effrayer ne parvenait toutefois pas à le contenter. Loin de là. Il n’aspirait plus qu’à faire taire l’insolente. Lui faire regretter d’avoir osé le trahir jusqu’à ce qu’elle n’ait plus d’autre choix que de le supplier. Il ressassait ses mauvais souvenirs en boucle, au point d’altérer complètement son jugement. Et pourtant. Il avait été soulagé sur le moment qu’elle parte. Rassuré qu’elle se sauve, se mette à l’abri des créatures morbides aptes à la réduire en pièces. Les morsures des rôdeurs avaient ensuite déchiqueté en lambeaux ses élans d’altruisme, il n’en restait plus que d’insignifiantes bribes. Transformé en un être plus asservi que jamais par sa colère et ses pulsions vengeresses. Un ricanement s’échappa de ses lèvres lorsqu’elle se fit plus incisive, pas le moins du monde impressionné. Tu cherches le bâton pour te faire battre on dirait ma vieille…

« - Des menaces maintenant ? Sinon quoi ? Tu vas me jeter en pâture aux zombies ? Ah non pardon, c’est déjà fait. » Ironisa t’il avant d’esquisser un pas supplémentaire vers la silhouette de l’italienne. Il appuya sa main contre la façade décrépite, à proximité de son visage de poupée tandis que l’autre venait frôler sa joue. Le moinde de ses gestes empreint d'une douceur factice.

« - Tu crois m’impressionner avec tes grands airs ? C'est pour ça que t'es venue ? Sombre idiote, tout ça n’était qu’un vulgaire avant-goût de ce qui t’attend. Ton commerce je vais le réduire en fumée, et tu n’auras bientôt même plus de quoi pourrir tes propres veines. » Le murmure glissa contre son oreille avec langueur, les notes caressantes de sa voix jurant affreusement avec le danger sous-jacent.

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MessageSujet: Re: Murder Your Sweet Memory [PV]   Dim 27 Oct - 22:10

Son sang se glaçait dans ses artères. La rigidifiant peu à peu. Incapable de bouger ne serait-ce que le petit doigt. Encore bien moins capable de s'enfuir, de prendre ses jambes à son cou, comme elle l'avait toujours fait. Le regard assassin qu'il lui jetait la rendait fébrile. Ses pulsions de courage éprouvées quelques minutes avant avaient disparues, déjà bien loin de l'esprit torturé de la sorcière. Elle semblait désormais avoir oublié qu'elle ne pouvait rien contre la rage folle de son ancien allié, malgré toute sa bonne volonté. Adossée là, contre le mur froid et humide, retenue contre son gré par les bras puissants de Kyran, elle se demandait ce qui avait bien pu la pousser à s'aventurer dans cette galère. Redevenue alors ce petit oiseau fragile qui pouvait se briser entre les doigts brutaux de son détracteur. Elle ne pouvait que rester là, contre le béton si peu confortable pour sa colonne vertébrale, et attendre la fin du discours du norvégien. Impuissante face à cet homme dont le souvenir ne parvenait pas à s'échapper de sa faible mémoire. Tout comme sa seconde vie à Darkness Falls. Une vie qui sans lui, se serait terminée bien vite. La sorcière en était tout à fait consciente. Et si elle avait changée depuis cette époque, lui aussi. La seule chose qui les différenciait tous les deux, c'est que sa nouvelle image à lui, lui collait parfaitement à la peau. La sorcière elle, jouait plutôt mal ce rôle de femme courageuse et avertie en tout points.

« Alors pourquoi ne suis-je pas déjà morte et enterrée ? », questionna la sorcière. Car si il lui en voulait autant qu'il semblait le penser, quelque chose cependant paraissait rester ancré en lui, quelque chose d'assez fort pour retenir sa main. Pour l'empêcher de la trouver et de la tuer, une bonne fois pour toute. Sa vengeance ainsi accomplie. Pour toujours. Les choses ne se passeraient donc pas de cette manière. Puisqu'il était incapable d'atteindre à sa vie, alors il la ferait souffrir par d'autres moyens. Et les meilleurs moyens qu'il possédait pour accomplir son vice était de la réduire à néant, d'anéantir son commerce, de la voir ramper à ses pieds pour le supplier d'arrêter ses manigances. Elle était sorcière, une ancienne sorcière et l'italienne ne comptait pas se laisser manipuler de la sorte. Peut être n'avait-elle pas le choix à ce moment précis que de faire croire le contraire, mais rien ne pourrait l'empêcher de récupérer ce qui lui appartient, ses précieux clients. Son business si lucratif jusqu'à présent. Elle tentait déjà de se convaincre par toutes les forces qu'elle pouvait posséder que tout rentrerait dans l'ordre. Vite.

« Je suis certaine qu'au fond de toi, tu as conscience que je n'avais pas le choix », répondit-elle. Son visage transformant alors son expression de sorcière affaiblie en de grands yeux convaincus. Les ricanements aigus qu'il pouvait lâcher l'atteignaient en plein cœur, chaque son devenant de plus en plus douloureux, de plus en plus difficile à supporter. Sa tête allait certainement exploser sous le joug de cet homme dont la voix était le mal et la rancune personnifiés. Rien ne pourrait l'arrêter à présent. La sorcière savait que maintenant qu'elle avait franchit la maigre limite de sa tolérance, elle ne pourrait plus échapper à ses multiples désirs. Elle ne pouvait plus fuir, quoi qu'elle fasse, quoi qu'elle dise, où qu'elle aille, il la trouverait, la détruirait, jusqu'à la voir pourrie et anéantie jusqu'à la moelle. Jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus se relever. Qu'elle hurle ses tripes, qu'elle réclame que cela cesse. Qu'elle le supplie d'arrêter son calvaire, qu'elle crie pour qu'on l'achève. Qu'elle veuille en finir. Et qu'elle finisse en un vulgaire tas de chair sur un trottoir décrépi. Certainement là où est sa véritable place selon lui.

« Je ne suis pas venue pour t'impressionner, seulement pour régler mes comptes », rétorqua-t-elle, le son de sa voix maladroitement insolent. « Tu m'en veux, je le sais pertinemment. Mais ne me sous-estime pas pour autant, je trouverais toujours un moyen de "pourrir mes veines" et celles des autres », continua l'italienne, un brin d'agacement dans la voix. Elle en avait assez de toujours se soumettre. Elle voulait se rebeller, s'enfuir. Sortir de ce guet-appens. Pourtant, lorsque la main de Kyran vint frôler sa joue pâle, elle se trouva soudain dans l'incapacité totale de faire ou dire quoi que ce soit de plus. Elle se sentit effrayée par sa personnalité de feu, et par tout ce qu'il représentait. Pour elle. Tout ce qu'il avait été, tout ce qu'elle l'avait vu faire pour survivre. Elle ne doutait pas de la part de violence qui l'habitait. Et pour ça, parce qu'elle le connaissait bien, elle ne pouvait prendre le risque de le provoquer. Ou du moins, pas plus que ce qu'elle n'avait déjà engendré chez lui. Elle le sentait déjà bien assez à bout de nerfs comme ça. Inutile d'en rajouter. Le danger ne faisait que s'approcher d'elle, un peu plus à chaque instant. Tant qu'il restait là à la toiser, elle ne serait pas en sécurité. Malgré ses pouvoirs, sa qualité de sorcière ne lui permettrait que de gagner du temps, de l'énerver encore un peu plus. Pas de survivre.

« Si tu avais été à ma place...», souffla alors l'italienne en baissant les yeux. « Si j'avais été seule face à ces monstre et que tu avais l'occasion de sauver ta vie et celle de Sanjana, ne me fais pas croire que tu ne l'aurais pas fait ». La sorcière planta  son regard sombre dans celui en qui elle avait eu tellement confiance autrefois, ne songeant qu'à ressortir en un seul morceau de cette entrevue. Peut être continuait-elle de provoquer encore un peu plus le daybreaker, ou peut être réussirait-elle à obtenir la réponse qu'elle attend depuis ce jour néfaste où elle dut les abandonner tous les deux. Qu'aurais-tu fais à ma place ?
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MessageSujet: Re: Murder Your Sweet Memory [PV]   Lun 11 Nov - 13:15







Calypso & Davy Jones



Natascia A. Abatucci & Kyran R. Hogan









Halloween bat son plein dans les rues de La Nouvelle Orléans. Les bonbons remplissent des sacs déjà plein à craquer et les rires des gamins se mêlent aux hurlements préenregistrés diffusés dans les haut-parleurs. Il est grand temps pour vous d’enfiler votre plus beau costume et de vous mêler aux monstres et fantômes errant déjà dans la ville. Vous avez oublié de réserver un costume ? N’ayez crainte cette année, le cimetière du coin de la rue et les anciens mythes s’invitent à la fête et vous réservent bien des surprises. Pour vous prouver à quel point ils meurent d’envie de s’amuser, ils vous offrent le temps d’une soirée, un aperçu de leur existence et de leurs pensées. Prêt à vous embarquer dans une partie de jeu de rôles grandeur nature ?

{ Sous la luxure de l'époque victorienne, ce sont deux amants infortunés qui se retrouvent. Venus de l'Océan, obligeant leurs hôtes à se plier à leurs envies cruelles. Davy Jones (Kyran), pirate à l'âme perdue face à la déesse des mers et fiancée bien aimée Calypso (Natascia). Un accord fut autrefois scellé entre ces deux chaotiques personnalités. Le pirate s'arracha le cœur et le mis dans un coffre caché dans l'île des quatre vents, en échange la déesse lui donna l'immortalité. Pour l'éternité, Jones fut condamné à mener les âmes de personnes décédées jusqu'au bout du monde. Tous les dix ans, il pouvait retrouver la terre pour profiter le temps d'une journée, quelques heures à peine, de sa chère et tendre. Celle-ci ne se montra pas. Si belle, mais si infidèle. Abattu, le pirate abandonna sa mission. Cet acte ne fut pas sans conséquences, l'homme subit une malédiction, prenant les traits d'une monstrueuse pieuvre. Défiguré, trahi et brisé, la vengeance glissa entre les papilles d'un homme trompé. En effet, le damné révéla à la confrérie des pirates comment emprisonner la déesse dans une enveloppe mortelle et l'obliger ainsi à ne plus provoquer de tempêtes. Une femme trop volage pour un homme trop amoureux. Cette nuit, le châtiment viendra s'abattre sur les deux anciens amants, chacun d'entre eux désireux de refaire saigner les cicatrices d'un passé censé être révolu. Voilà qui devrait jeter de l'huile sur le feu de la rancœur féroce que ressentaient déjà leurs hôtes. }

Cette soirée sera certainement inoubliable et vos hôtes feront tout leur possible pour se montrer à la hauteur de leur réputation.



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MessageSujet: Re: Murder Your Sweet Memory [PV]   Jeu 21 Nov - 1:12

Pourquoi je ne t’achève pas directement ? Parce que ce serait trop facile. Les répliques fusaient, presque au tac au tac. Celle-ci resta pourtant accrochée à sa langue, l’égratigna sans parvenir à franchir la barrière de ses lèvres. En dépit de tous leurs griefs, il n’aspirait pas à voir son cadavre rejoindre ceux qui jonchaient déjà le cimetière de sa conscience. Sous le couvert d’une haine implacable, se dissimulait un attachement solidement ancré, un arsenic corrosif qui le retenait de porter le coup fatal. Il le reniait, ne l’admettait pas ouvertement, mais il suffisait d’avoir un peu d’intuition pour s’apercevoir qu’elle n’était malgré tout pas une moins que rien pour lui. Ou si elle l’était, elle ne l’était pas suffisamment pour qu’il tire un trait net et définitif sur leurs liens singuliers d'antan. En cherchant à dénouer les nœuds, il ne faisait que les resserrer davantage. Il étouffa un ricanement lorsqu’elle fit celle qui le connaissait, qui savait ce qui pouvait bien se tramer dans sa cervelle détraquée. Même lui avait tendance à en oublier délibérément une partie, alors il la jugeait affreusement mal placée pour l’analyser comme l’un de ces escrocs à la mode débitant de la psychologie de bazar. A son époque, cette catégorie de charlatans n'était pas si répandue. Il trouvait des plus risibles que certains puissent ressentir l’envie de vider leur sac à un parfait inconnu, juste pour se sentir un peu plus fiers de leurs tares.

« - En ce cas je te suggère de continuer à le chercher, ce prétendu moyen, car tu ne te retrouverais pas à pleurnicher devant ma porte si tu l’avais déjà trouvé. Vu ton courage légendaire, tes affaires doivent sacrément mal se porter pour que tu aies l’audace de te montrer par ici… » Susurra t’il, avec toute la condescendance qui pouvait le caractériser. Il se nourrissait de sa peur, de sa rancœur, autant qu’une part de lui regrettait de faire courir sur son épiderme satiné de tels tremblements. Encore trop habitué à être son fervent protecteur pour tolérer l’idée d’être devenu l’un de ses pires bourreaux. Il se perdit davantage dans les nuances d’émeraude des prunelles de la sorcière, s’y noya alors que l’écho de ses paroles amères résonnait contre ses tempes.

« - Tu te moques de moi ? Combien de fois j’ai risqué ma peau pour la tienne là-bas ? Je ne te garantis pas que tu serais passée avant elle, mais je ne t’aurais pas laissée te faire déchiqueter en pièces sans rien tenter. » Cracha t’il, plus sincère qu’il n’avait pu l’être depuis le début de leur confrontation. La faille avait peut être toujours été là, à lézarder les fondations pour finir par les démolir complètement. Ils piétinaient des ruines, parce que l’italienne avait toujours fait office de pièce rattachée à leur duo fusionnel. Il avait tenté de gommer l’écart, mais au premier faux pas, le champ de mines avait réduit en charpie ses efforts pour l’intégrer. Le norvégien s’apprêtait à rajouter de l’huile sur le feu, lorsqu’une douleur fulgurante, meurtrière, lui scia le crâne en deux. Forcé de lâcher prise, il recula de plusieurs pas. Appuya ses poignets contre son front, avec l’illusion qu'elle cesse de se propager, de se diffuser jusque dans les fibres de ses nerfs. Des coups de marteau fracassant à tout rompre sa maitrise de son propre corps, à mesure que le fil de ses pensées s’envolait en fumée. Réduit à n’être plus qu’une voix négligeable dans une carcasse qui lui devenait étrangère, envahie par la salve de souvenirs morbides d’un intrus. Les lambeaux se mélangeaient à une vitesse folle, et ses hurlements intérieurs se fracassaient contre les débris de son cerveau. Terrassé par une force brute, barbare. Le vent tournait, et quand il cessa de souffler, Kyran n’était plus que murmures. Des gémissements plaintifs presque inaudibles pour celui qui venait de prendre possession de son être. Et de légers picotements le long de ses membres, inaptes à se muer en véritables gestes.

Ses sphères d’acier, à la lueur inédite, dévalèrent le long de sa nouvelle enveloppe. Un mince sourire étira ses lippes, alors que le cauchemar des marins se délectait de l’absence d’écailles et de tentacules. Physiquement il n’avait plus rien d’un monstre, et s’il était peu expert en la matière concernant la gente masculine, il lui semblait que l’élu n’était pas des plus désagréables à regarder. Lorsque ses billes translucides se relevèrent enfin, le palpitant logé dans sa poitrine manqua de défaillir. Il avait oublié l’effet que cela faisait. D’avoir un cœur qui battait dans sa cage thoracique. Des siècles qu’il lui avait été arraché, enterré dans un coffre ou en train de pourrir au fin fond d’une île déserte… Pour ce qu’il en savait. Pour ce qu’il en retirait. La seule certitude de Davy Jones était que celle qui le lui avait fauché se trouvait là, juste en face. La reine de ses géhennes personnelles, plus maitresse que jamais de son empire ténébreux. Il fallait que son ombre le poursuivre, quoi qu’il fasse. Quoi qu'il décide. Comme si elle prenait un malin plaisir à lui rappeler qu’elle tenait toujours entre ses mains son organe rutilant, prêt à être broyé, mutilé, embroché. Et pourtant. Il n’y avait pas un seul endroit de cette maudite terre et de ses limbes qu’il n’avait pas retourné, dans l’espoir vain de la retrouver. Le pirate maudit ne trouvait rien de tel dans la mémoire de son hôte. Les créatures enivrantes défilaient, mais les griffures sur son palpitant cabossé restaient toujours superficielles. Contrairement aux siennes, qui coulaient à flots. Charmé mais vraisemblablement immunisé par le chant des sirènes, il ne décelait dans ces souvenirs putrides qu’un homme, un seul, pour faire vaciller le forcené au creux de son torse. Et encore, le démon des mers ne pouvait pas en être certain, tant le trafiquant s’efforçait de refouler cette passion honteuse avec un acharnement compulsif.

« - Etait-ce vraiment nécessaire ? La tentation était trop forte, il fallait que tu retourne me tourmenter même sous cette apparence, Calypso ? » Le son grave de sa voix le fit frissonner, alors qu’il en découvrait les intonations veloutées. Moins rocailleuses que celle que le marin détenait à l’origine. Ni vraiment vivant ni tout à fait mort. Ils se ressemblaient, à bien des égards. Autant qu’ils pouvaient s’opposer. Ainsi le pillard conférait davantage d’élégance à son enveloppe que son propriétaire. Doté des manières d’un ancien temps et d’une autorité peut être plus naturelle. Son pouvoir à lui n’était pas forcé, n’était pas la revanche sur la vie d’un gamin timide, battu et réprimé par ses géniteurs. Il ne ressentait pas le besoin viscéral de faire constamment ses preuves, malgré un tempérament bourru et agressif.

« - La carnation blafarde ne te sied guère diablesse, mais elle devrait suffire à faire des ravages. Tu n’as pas choisi la plus vilaine, mais je ne suis pas certain que quelques heures suffiront à te faire signer beaucoup de pactes cela dit… » Comme celui qu’il avait lui-même scellé, naïf et amoureux fou qu’il était. A l’image de Natascia, se superposait celle terriblement plus entêtante de la métisse qui l’avait emprisonné dans ses filets. Il visualisait parfaitement le spectre de ses courbes dorées, la profondeur de ses sombres pupilles et ses cheveux de jais. Son addiction suintait de tous ses pores, avait traversé les siècles, mais cette fois il se l’était juré. La pécheresse ne l’y reprendrait plus.

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